École militaire interarmes du Mali : Les 41ème et 42ème promotions comptent 90 officiers
Bamako, 5 sept (AMAP) Nichée entre la colline mythique du « Nianan koulou », où a disparu le roi Sosso Soumaoro Kanté, en 1235, à la bataille de Kirina, et les berges du fleuve Niger, la place d’Armes du Centre d’instruction Boubacar Sada Sy de Koulikoro (CIBSSK), a 60 km de Bamako, affichait fière allure vendredi dernier. C’était, à la faveur de la cérémonie de baptême des 41è et 42è promotion de l’École militaire interarmes (EMIA). L’évènement était couplé avec la sortie de formation de 48 élèves répartis entre le cycle spécial et celui d’adaptation de l’EMIA. Ainsi, la 41è promotion baptisée feu Commandant Karim Niang compte 58 jeunes officiers dont 13 personnels féminins et 09 étrangers (01 ivoirien, 02 Togolais, 04 Gabonais, 01 Guinéen, et 01 Tchadien). Forte de 32 élèves officiers d’active (EOA) dont 06 personnels féminins et 15 étrangers venus de 07 pays respectivement (02 du Congo, Burkina-Faso, Côte d’Ivoire, Togo, Sénégal et 03 du Tchad). Elle porte désormais le lourd héritage du feu général de brigade Mady Macalou (ancien directeur central des services de santé des Armées 2000-2002). Commandeur de l’ordre national du Mali, il fut distingué de la médaille française de la Défense nationale avec échelon argent. Feu général Macalou a fait valoir ses droits à la retraite en décembre 2014 et est décédé, trois ans plus tard, le 06 août 2017 au Maroc. Pour avoir fait preuve d’excellence, nos compatriotes, les Sous-lieutenant Solange Zala et Sinaly Diané ont été classés respectivement major de la 41è et 42è promotions de la prestigieuse école militaire régionale. Au nombre de 49, les élèves du cycle spécial et celui d’adaptation sont des médecins généralistes et spécialistes. Ils sont aussi issus des pays partenaires du Mali. Ils suivent successivement un cycle académique d’un an et de trois mois d’adaptation. Placée sous la haute présidence du président du Comité national pour le salut du peuple (CNSP), le colonel Assimi Goita, Chef de l’État, Chef suprême des armées, la cérémonie a enregistré la présence de la hiérarchie militaire malienne. C’était en présence des autorités administratives, traditionnelles et coutumières de la Région. À l’issue de la cérémonie, en sa qualité de Chef de l’État, Chef suprême des armées, le colonel Assimi Goita a indiqué que ces jeunes officiers, en prêtant serment viennent d’entrer dans la grande famille des officiers et cela doit obligatoirement avoir un impact positif sur les théâtres des opérations. Selon le Chef suprême des armées, les sous-lieutenants constituent la cheville ouvrière des forces armées de défense et de sécurité. En ce sens qu’ils auront en leur charge la vie des hommes et des femmes qui seront placés sous leur commandement, a soutenu le chef de l’État. Pour qui, ils doivent être des officiers de caractères, durs, et engagés pour apporter la sécurité et le bonheur au peuple malien. « Actuellement, le moral de la troupe est au beau fixe. C’est vrai que la situation n’est pas facile, mais nous sentons une nette progression par rapport aux opérations en cours, notamment un certain nombre de succès qui ont été réalisés », a confié le président du CNSP. En outre, le colonel Assimi Goita a remercié et encouragé les FAMa qui sont actuellement déployées sur le terrain, jour et nuit, et qui sacrifient leur vie au profit de la population malienne. « Nous restons engagés à leur côté et ils bénéficieront toujours de nos soutiens », a assuré le premier responsable du comité. En réponse, les deux majors, les Sous-lieutenant Solange Zala et Sinaly Diané ont rassuré le chef suprême des armées de la disposition de leurs camarades à défendre la patrie partout où besoin sera. Ce, « jusqu’au sacrifice ultime s’il le faut », ont-ils promis. AT/MD (AMAP)
Concertation nationale sur la transition au Mali : Des incompréhensions au tout début des travaux
Bamako, 5 sept (AMAP) Les travaux sur la validation des Termes de référence (TDR) des futures assises nationales sur la transition ont débuté, samedi, sur fond d’incompréhensions, samedi, au Centre international de conférences de Bamako (CICB). Après la cérémonie d’ouverture présidée par le 1er vice-président du Comité national pour le salut du peuple (CNSP), le colonel Malick Diaw, plusieurs incompréhensions ont émaillé le démarrage de la rencontre. Ces incompréhensions sont parties sur quelques plaintes de jeunes du Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) qui exigeaient d’être inscrits au niveau des 05 groupes de travaux. Sitôt les travaux débutés, après la présentation de la répartition des groupes de travail, ces jeunes du M5-RFP ont élevé des protestations. Ils se plaignaient du fait que le M5-RFP n’avait pas été cité parmi les groupements représentés dans tous les cinq groupes de travail. Pour eux, ce n’était pas normal que le CNSP et la Coordination des mouvements signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation (CMA) soient les seuls représentés dans tous les groupes. « C’est du mépris. Le CNSP a parachevé une œuvre. C’est une tentative de confiscation de la victoire du peuple. Comment comprendre que le CNSP et la CMA soient dans tous les groupes et pas le M5-RFP », a dénoncé l’imam Oumarou Diarra. Devant le tollé, les organisateurs ont dû expliquer que les participants pouvaient s’inscrire dans les groupes de leur choix. Il y a, notamment, des difficultés sur le choix du présidium dans les différents groupes de travail, le choix des présidents et des rapporteurs dans certaines salles. Au nombre des soucis observés ce matin, on peut noter la confusion sur l’ordre du jour chez certains participants. Des participants ont déjà commencé à faire des propositions sur la durée de la transition. D’autres se sont prononcés sur l’architecture du pouvoir transitoire. Ces débats de fond devraient attendre les assises prévues les 10, 11 et 12 septembre prochains. Après un moment de remue-ménage, le calme est revenu et les travaux ont repris leur cours normal. Le dialogue et la raison ont prévalu sur ces moments « d’impulsion » et de « coup de sang », laissant place à des concessions et la compréhension. Ainsi à l’heure de la pause café (13 heures locales), le calme a repris possession des lieux au Centre international de conférences de Bamako qui accueille cet événement national. L’atelier de validation des TDR de la concertation nationale, qui a débuté à Bamako et dans les capitales régionales, porte sur des échanges pour peaufiner le projet de TDR de la concertation nationale dont les travaux se tiendront les 10, 11 et 12 septembre prochains. A cette rencontre inaugurale, les partis politiques, syndicats, société civile, groupes armés signataires de l’accord pour paix et la réconciliation de 2015, sont conviés à se mettre d’accord sur les objectifs des consultations nationales. Dans les différentes régions, les échanges seront dirigés par les gouverneurs. Ces rencontres ont pour objectif d’obtenir un consensus sur la feuille de route, l’architecture, les organes et la charte de la transition. En procédant à l’ouverture des travaux, le colonel Malick Diaw, a indiqué que l’agenda du CNSP est clair et précis. Il s’agit de contribuer à la reconstruction du Mali. «Le temps presse, il faut aller vite mais sûrement, c’est dans cette démarche que le CNSP a pris l’initiative d’organiser cet atelier de validation des Termes de références», a ajouté le vice-président du CNSP. AT/TC/MD (AMAP)
Transition au Mali : Les concertations prendront 3 jours au lieu de 2
Bamako, 4 sept (AMAP) Les journées de concertations nationales sur la gestion de la transition, initialement prévues pour durer deux jours (ce week-end), vont s’étendre sur les 10, 11, et 12 septembre 2020, avec la participation des délégués régionaux, nationaux et ceux de la Diaspora, a appris l’AMAP de source officielle. Dans un point de presse, jeudi soir, à Kati, le porte parole du Comité national pour le salut du peuple (CNSP), le colonel major Ismaël Wagué, a expliqué que les concertations nationales débuteront les 5 et 6 septembre 2020 au Centre international de conférences de Bamako (CICB), à travers des ateliers de validation des Termes de référence (TDR) à Bamako et dans les capitales régionales. Ces ateliers ont pour objectif de disposer d’une feuille de route de la transition, de définir l’architecture et les organes de la transition et, enfin contribuer à l’élaboration de la charte de la transition. L’événement, placé sous la haute présidence du Colonel Assimi Goita, président du CNSP, verra la participation des partis politiques, organisations de la société civile, le Mouvement du 5 Juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5 RFP) et les groupes signataires de l’accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger. Les organisations syndicales et les associations et faitières de la presse sont, également, invitées. TC/MD (AMAP)
Hôtel de l’Amitié : Sit-in contre le licenciement de 76 employés
Bamako, 3 sept (AMAP) Une partie du personnel du Sofitel Hôtel de l’Amitié a tenu, mardi, un sit-in devant l’établissement hôtelier, pour protester contre le licenciement de 76 employés pour motif économique par la société tunisienne «Granada» gérante de la structure. Les employés ont, à cet effet, bloqué les différentes entrées et sorties de l’hôtel à l’aide de barricades et de leurs motos. Ils estiment n’avoir pas été avisés, et espéraient reprendre le service après des mois de chômage technique dus à la Covid-19. Contre toute attente, ils ont été invités à signer un acte de résiliation de contrat. A l’entrée, deux listes étaient soumises aux employés qui devraient signer. La première liste concernait les employés autorisés à prendre le travail et l’autre était destinée à ceux qui doivent être remerciés. «Au début, 76 employés de l’hôtel étaient sur la liste de licenciement. Nous constatons autre chose ce matin. Ils nous ont présenté deux listes : celle de ceux qui peuvent entrer pour travailler et la liste de licenciement que les intéressés doivent signer. Les agents n’ont pas été avisés», a déploré le secrétaire général adjoint du Comité syndical de l’hôtel de l’Amitié, Dr Aboubacar Diarra. Pour celui qui se présente comme membre du Bureau exécutif de l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM), certains travailleurs qui étaient sur l’ancienne fiche de congédiement ont été autorisés à reprendre le travail. D’autres n’y figuraient pas mais ont été surpris de constater qu’ils doivent être limogés. «Ces licenciements ne sont pas du tout fondés, parce que nous constatons que l’hôtel marche », explique le syndicaliste. L’administration de l’hôtel n’a souhaité répondre. Toutefois, un agent de police du Commissariat du 3è arrondissement faisait office d’intermédiaire entre le personnel et la direction générale. Le policier est ressorti avec une lettre de licenciement dument validée par la Direction régionale du travail du District de Bamako. Le tourisme fait partie des secteurs d’activités les plus touchés par la maladie à coronavirus, à cause notamment de la fermeture des frontières. Pour y faire, la direction générale de l’hôtel de l’Amitié a mis, au début du mois d’avril, 102 de ses employés en chômage technique. Pour montrer leur indignation face au non respect de la procédure utilisée en cette occasion, le Comité syndical de l’hôtel avait organisé un sit-in. En réponse à cette situation, la Direction régionale du travail du district de Bamako (DRT-DB) avait adressé une lettre au directeur général de l’hôtel de l’Amitié, en date du 30 mars 2020. La lettre précisait que cette décision de mise en chômage technique intervient en raison de l’annulation de l’ensemble de la réservation et de l’arrêt partiel du travail de l’hôtel de l’Amitié suite à la pandémie de Covid-19. Pour minimiser l’impact de la crise sanitaire sur les entreprises et éviter les licenciements massifs de travailleurs dans les secteurs affectés par cette crise, le gouvernement d’alors avait pris des mesures fiscales comme l’exonération de la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) sur les consommations sur les facteurs d’eau et d’électricité effectuées au cours des mois d’avril et mai 2020. Il y a eu aussi des remises d’impôts, au cas par cas, et secteur par secteur, entre autres, la renonciation à la perception du produit de la Contribution forfaitaire à la charge des employeurs (CFE) et de la Taxe-logement (TL) auprès des entreprises du secteur privé pour les mois d’avril 2020 à décembre 2020 inclus. BBC/MD (AMAP)
Marchés de Bamako : Quel calvaire en saison des pluies !
Par Yacouba TRAORE Bamako, 3 sept (AMAP) A Bamako, ville de plus de trois millions d’habitants, la saison des pluies tend à tourner au cauchemar pour les habitants. Dès que le temps menace, surtout tôt le matin, les ménagères accourent en direction des marchés, « pour, disent-elles, faire leurs courses avant la tombée de la pluie ». Sinon après, les marchés sont inondés. La boue drainée par les eaux de pluie occupe presque toutes les voies d’accès et les allées du marché. Un tour au marché de Sabalibougou (en Commune V) où Bintou Diarra est vendeuse de légumes frais. Chaque hivernage, elle côtoie des ordures drainées par les eaux de pluies. Contrairement à l’adage qui dit qu’«après la pluie, c’est le beau le temps», ici au marché, après les précipitations, « c’est plutôt le calvaire pour les marchands et les clients », lance la commerçante, l’air dépité. « Certains clients n’ont même pas envie de fréquenter le marché par peur de marcher dans la boue et les flaques d’eaux stagnantes », renchérit Awa Dao, marchande de poissons fumés. Cliente venue faire ses courses de la semaine, Mme Maïga Zeïnabou Dicko exprime, elle aussi, son courroux. «Les voies menant au marché sont impraticables après la pluie. Comme vous pouvez le constater, le marché est presqu’inondé aujourd’hui », dit-elle. « Après la pluie, ajoute-t-elle, il est très difficile de faire le marché à cause des eaux de pluies et de la boue ». Conséquences ? « Les activités tournent au ralenti », déplore Kadiatou Namogo, vendeuse de poissons frais. «Nous sommes là depuis 6 heures du matin. Personne n’a pu vendre à cause de la pluie matinale», précise la commerçante. « Car, certains clients ont peur de sortir sous la pluie par crainte d’attraper la grippe ou d’autres maladies », souligne-t-elle. Même constat au marché de Ouolofobougou, en commune IV. Des tas d’ordures jonchent le marché. Les caniveaux sont obstrués par les sachets plastiques et les ordures ménagères. « Marcher dans ce souk, en cette saison pluvieuse, sans se boucher les narines, relève de l’exploit », commente Bakary Bathily, propriétaire d’une mercerie. « Seuls des hommes et des femmes téméraires peuvent tenter l’aventure », rigole le commerçant, montrant du doigt les autorités municipales. Celles-ci peinent, selon lui, à curer les équipements de voirie provoquant des inondations en cas de fortes pluies. Pourtant, fait remarquer le négociant, les assujettis s’acquittent de leur devoir vis-à-vis de la mairie. «Je paie régulièrement mes taxes. Les vendeuses de condiments paient quotidiennement 50 Fcfa. Les services d’hygiène ou d’assainissement de la mairie ne fournissent aucun effort pour le ramassage des ordures qui inondent le marché», regrette Bathily. Pour lui, le marché a besoin de travaux urgents comme le dallage des voies, l’aménagement d’un dépôt de transit d’ordures, la construction de latrines modernes, d’un grand hangar pour les vendeuses de condiments, de nouveaux collecteurs d’eaux usées et la mise en place d’un mécanisme pérenne de curage régulier des caniveaux. Après la pluie, le marché se transforme en «marécage» par endroits, renchérit Bréhima Dembélé, boucher au marché de Lafiabougou Talico, en commune IV. La raison ? « Toutes les canalisations d’eaux pluviales sont obstruées par des sachets plastiques », explique Ousmane Tounkara, éboueur au compte d’un Groupement d’intérêt économique (GIE). En la matière, « le curage des caniveaux, la gestion des ordures et l’assainissement des marchés relèvent de la responsabilité de la mairie », confirme un ex-élu de la commune IV. « Il faudrait, pour ce faire, que les citoyens paient correctement et régulièrement leurs taxes et impôts qui sont les principales sources de revenus pour la municipalité », précise cet ancien conseiller. Il indique qu’en général, la plupart des centres d’état civil, surtout secondaires, ne disposent pas de dépôt de transit d’ordures ou de véhicules dédiés au ramassage des ordures. « Ils sont alors obligés de contracter avec des Groupements d’intérêt économique (GIE) pour faire ce travail », ajoute-t-il. D’où les difficultés, selon lui. YT/MD (AMAP)
Ecoles : La réouverture des classes n’est pas tout à fait effective

Mohamed D. DIAWARA Sidi Y. WAGUE Bamako, 3 sept (AMAP) La reprise des cours dans les différents ordres d’enseignement, annoncée pour mercredi par le ministère de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, a été victime de la paralysie des établissements publics, à cause de l’arrêt de travail qu’observent les syndicats de l’éducation depuis mi-août. Comme on pouvait s’y attendre, avec le boycott de toutes les activités pédagogiques décidé par les syndicats d’enseignants, les élèves, en tout cas ceux des établissements publics n’ont pas repris le chemin de l’école. Les syndicalistes avaient clairement laissé entrevoir, dans tous leurs messages, qu’ils ne reprendront qu’après l’application de l’article 39 de la loi 007 du 16 janvier 2018 portant statut du personnel enseignant des enseignements secondaire, fondamental et de l’éducation préscolaire et spéciale. Dans les établissements publics que nos reporters ont visités, rien n’indiquait la reprise des cours. Partout régnait un calme plat. Au niveau du groupe scolaire Mamadou Goundo Simaga à Badalabougou, a Bamako, les classes étaient fermées, les élèves absents. Le coordinateur de cette école, Dramane Dembélé, présent sur les lieux, accepte volontiers de s’entretenir avec nous. Il explique n’avoir aucune information officielle sur la réouverture des classes, mieux, le Centre d’animation pédagogique (CAP) n’a pas convoqué la traditionnelle réunion sur la reprise des cours. Au niveau de l’école fondamentale Moriba Traoré de Niamakoro, même constat ! Le mot d’ordre de boycott des activités pédagogiques était bien suivi. Tout comme au lycée Aminata Ba. Dans ces différents établissements, les enseignants n’ont pas répondu présents. Si le public n’a pas repris les cours, quelques établissements privés ont rouvert. Kalilou Cissé, directeur de l’école fondamentale Maire Mamadou Sidibé, au quartier Mali, et non moins coordinateur des écoles privées du même quartier, a confirmé la reprise des cours dans les écoles privées. On pouvait constater la présence des élèves dans son établissement. « Lors des réunions préparatoires à propos des écoles privées, il y a quelques temps, nous avons rencontré au niveau d’une coordination nationale des écoles privées, le CAP qui a nous rassurés qu’une solution sera trouvée à la revendication des syndicats de l’éducation et que les cours se poursuivront », a-t-il souligné. Selon lui, la reprise était annoncée par le gouvernement pour le 1er septembre et aucun communiqué officiel n’a été fait pour dire que ça été reportée. Il relève que son établissement compte achever le programme scolaire. Il rappelle que les élèves des classes d’examen avaient déjà repris les cours. La réouverture concerne donc les autres classes qui n’ont pas pu terminer les leçons de l’année du fait de la suspension des cours liée à la Covid-19. « Les écoles privées attendent que les CAP reprennent le service pour recevoir les instructions nécessaires », a expliqué le coordinateur des établissements privés du Quartier Mali, avant d’inviter les syndicats de l’éducation à faire des concessions, en acceptant les propositions du Comité national pour le salut du peuple (CNSP). Pour lui, il est important de comprendre que les anciens dignitaires ont mis le pays à genou au point qu’en insistant trop, on risque de compromettre l’avenir de nos enfants. PRIVE CONTRE PUBLIC – Au lycée privé Mamadou Goundo Simaga, quelques élèves étaient présents. Selon N’golo Diarra, censeur de cet établissement secondaire situé au Quartier Mali, seule la Terminale sciences sociales (TSS) suivait les cours. Le directeur des études a souhaité voir toutes les classes reprendre les cours, au plus tard, lundi prochain. « Je pensais que le communiqué pour la reprise allait être largement diffusé à la télévision nationale et sur les radios. Hélas ! Cela n’a pas été le cas », regrette le pédagogue. Il a aussi déploré l’absence de plusieurs enseignants. Pour N’golo Diarra, la reprise vise à sauver l’année. Il propose que le gouvernement fasse composer les élèves du privé qui ont déjà épuisé le programme. Mahamadou Diabaté, élève en TSS au lycée privée Mamadou Goundo Simaga, se réjouit de la reprise des cours. Il espère que les examens se feront à date échue. Le jeune apprenant invite ses camarades à se concentrer sur leur réussite cette année. A l’école Abdoul Karim Camara à Badalabougou, les élèves du premier cycle prenaient des cours. Le directeur de l’établissement, Seydou Fémory Koné, explique être prêt à tout mettre en œuvre pour la reprise totale dans son établissement, au plus tard, lundi prochain. « On va faire peut être deux mois et demi, le temps de faire des propositions de passage en classe supérieure adressées à notre CAP », indique le directeur Koné. Quant au doyen des enseignants de cette même école, Mamadou Coulibaly, il regrette que les écoles publiques n’aient pas repris les cours en même temps que les établissements privés qui sont obligés de payer la location et les salaires de leurs enseignants mais, surtout, de trouver les moyens d’éponger au moins cinq mois d’arriérés de salaires. Elève de la 6è année à l’école Abdoul Karim Camara, Fatoumata Ballo, est contente de retrouver ses camarades de classe. L’adolescente de 10 ans, élégamment mise dans tenue scolaire de couleur marron, est pressée de voir la fin de la grève. Lundi dernier, le secrétaire général du ministère de l’Education nationale, de l’Enseignement et de la Recherche scientifique, Kinane Ag Gadéda, avait rencontré les responsables d’institutions d’enseignement supérieur (IES), les universités et directeurs des grandes écoles mais, aussi, des instituts de formation pour les instruire de prendre les dispositions pour une bonne reprise des activités d’enseignement supérieur et de recherche scientifique. Il leur a aussi expliqué qu’un accent particulier doit être mis aussi sur les mesures barrières contre la Covid-19. Les responsables universitaires se sont, en retour, engagés à relever le défi malgré les multiples difficultés. MDD/SYW/MD (AMAP)
Gao : Les fruits et légumes frais sont rares et chers suite à l’embargo de la CEDEAO
Abdourhamane TOURE AMAP-Gao Gao, 3 sept (AMAP) La fermeture de la frontière entre le Mali-Niger, suite à l’embargo de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) sur notre pays, après le coup d’Etat du 18 août 2020, a affecté la ville de Gao dans son approvisionnement en fruits et légumes frais. Ces produits sont devenus rares ou coûtent très chers dans la Cité des Askia. Mme Traoré Ami est vendeuse des fruit et légumes frais au marché Damien Boiteux de Gao. Selon elle, l’embargo porte préjudice aux vendeuses de condiments. « Avec la fermeture de la frontière du Niger, nous manquons de produits. C’est à partir du Niger que nous (vendeuses de condiments) ravitaillons la ville de Gao en fruits et en légumes (oranges, banane, pomme de terre, igname et oignons) et même les œufs », dit Mme Traoré. « L’acheminement des marchandises du Niger vers Gao prend une journée. Tandis que les marchandises qui viennent de Sikasso (dans le Sud du Mali) et de Bamako, la capitale, peuvent faire une semaine voire deux, à cause de l’état de la route. Même si nos bénéfices sur les produits du Niger sont peu, nous les préférons à ceux de chez nous parce que leur acheminement est rapide », analyse Ami. Mme Traoré Bintou Maiga est, aussi, vendeuse de fruits et légumes que nous avons retrouvée devant son étal sans produits. Elle précise que depuis l’annonce de l’embargo, les marchandises en provenance du Niger n’arrivent plus, ajoutant qu’elle est restée sans activité, au point d’entamer ses économies. La présidente de l’Association des femmes vendeuses de fruits et légumes au marché Damien Boiteux de Gao, Mme Maiga Aminatou Samba, témoigne : « le premier jour de l’embargo a coïncidé avec l’embarquement de nos marchandises composées de fruits et de légumes, au Niger, en direction de Gao. Les marchandises sont restées longtemps à la frontière nigérienne dans les camions avant d’être transférées par pinasses à la frontière malienne ». Tous les produits ont pourri à cause du temps d’attente des camions à la frontière du Niger. Résultats ? Les clients ne trouvent plus de fruits ou de légumes frais de leur choix. Selon notre interlocutrice, un premier embargo handicapait déjà Gao : l’état désastreux des routes de ravitaillement par la Région de Sikasso auquel vient s’ajouter l’embargo de la CEDEAO. « Ce deuxième embargo imposé au Mali ne fragilise pas que notre pays. Il touche aussi les autres pays de la sous région et même l’Occident, parce que des commerçants maliens font la navette entre notre pays et les autres continents », dit Mme Maiga. Le technicien en industrie et mines à la retraite, Mahamane Maiga, pense, pour sa part, que l’embargo de l’organisation sous régionale a enfoncé notre pays sur tous les plans, en particulier sur celui du développement. Issoufa Maiga est chef de la voirie à la municipalité de Gao. Il soutient que la Région de Gao sent l’embargo parce que, selon lui, le prix du carburant a connu une augmentation, en même que le prix des denrées alimentaires et, aussi, à travers la réduction de la circulation des personnes vers le Niger. Le chauffeur Alassane Touré estime que la CEDEAO veut punir la population malienne et non les meneurs du coup d’Etat. Mme Touré Alfadilatou Maiga, agent du gouvernorat de Gao, précise que la ville de Gao ne consomme que des produits en provenance du Niger. Il s’agit de la volaille, de la patate douce, des légumes et des fruits. « Hier, je suis partie au marché à la recherche de poulets de chair. A ma grande surprise, aucun produit en provenance du Niger ne se trouve sur le marché de Gao. Et même si on en trouve, c’est cher. Par exemple, la pomme de terre de Niamey que j’ai l’habitude d’acheter à 500 Fcfa le kilogramme, coûte 1.250 Fcfa et le kilogramme d’oignons, qui se vendait à 200 Fcfa, est cédé à 900 Fcfa pour la même quantité », se plaint Mme Touré. Pour l’agent d’assurance, Harouna, tous les problèmes de la ville de Gao ont pour cause la fermeture de la frontière du Mali avec l’Algérie et le manque de routes avec le Sud du pays. « Sinon, on s’en moque de l’embargo de la CEDEAO ! » lance-t-il, par dépit. Selon lui, la Région de Sikasso peut ravitailler Gao en céréales, fruits, légumes, en grande quantité. L’Algérie peut en faire autant. « Si l’Etat malien règle le problème de la fermeture de la frontière algérienne, les populations de Gao et du Mali auront tous les produits moins chers », pense notre interlocuteur. Le 2ème adjoint au maire de la Commune urbaine de Gao pense que « l’embargo va faire très mal à la population de Gao parce que la ville ne vit que des produits qui viennent de l’extérieur et du Sud de notre pays » « Il n’y a pas de routes qui relient la Région de Gao au Sud. Donc, nos seuls points de ravitaillement en produits de première nécessité restent le Niger et l’Algérie », soutient-il. Pour lui, le Mali ne peut pas échapper aux sanctions de la CEDEAO parce que le Mali fait partie de cette organisation sous régionale, tout comme il est membre de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) ou encore de l’Union africaine (UA) dont il a signé les Chartes qui condamnent les coups d’Etat. « Pour soulager les souffrances de nos populations, il faut écourter la transition’, tranche-t-il. AT/MD (AMAP)
Quatre morts et des blessés dans des violences entre populations à Diandioumé, près de Nioro du Sahel
Nioro, 2 sept (AMAP) Une foule armée de bâtons et de couteaux a tué quatre personnes et blessé plusieurs autres dont une femme âgée dans un état très grave, mardi, dans le village de Diandioumé situé sur la Route internationale (RI) entre le Mali et la Mauritanie, à une trentaine de km à l’est de Nioro (Ouest). La foule a, également saccagé, entièrement, les maisons des victimes (Mamadou Diarrisso, Youssouf Sissoko, Mamadou Sylla et Mamoudou Sissoko), les accusant d’être de connivence avec la justice pour reporter un procès d’expropriation de terrains cultivables. Ce différent oppose deux des victimes (Youssouf et Mamoudou Sissoko) considérés comme des esclaves du clan de Fadé Sylla et Mamadou Sylla, d’ailleurs en détention préventive à la Brigade de Gendarmerie de Nioro. A la demande procureur, le procès préalablement prévu pour mardi 1er septembre, a été reporté au 6 octobre prochain. Des populations du village, ont mal accueilli cette décision. Certaines, comme l’adjoint à l’imam du village, Youssouf Baradji, se seraient mis à insulter le procureur. Il a été aussitôt interpellé par la Gendarmerie pour insulte puis relâché après. Le report du procès puis l’interpellation de l’imam adjoint ont mis le village en ébullition. Pour les habitants du village, cette interpellation est orchestrée par Mamadou Sylla, en complicité avec le procureur du tribunal de Nioro. Informés, l’adjudant chef major Abou Dramane Dembélé et ses hommes se sont rendus sur les lieux pour les constatations, avant de procéder à des arrestations. Les analyses ont montré des traces de bâtons et de coups de couteaux sur les corps des personnes tuées. Pour l’instant, les corps sont remis aux parents pour inhumation et les enquêtes sont en cours pour mettre la main sur tous les coupables. Depuis plusieurs mois, des conflits liés au traitement de certaines couches sociales, comme esclaves, existent dans le village. Malgré des séances de sensibilisation par des ressortissants de la localité et des ONG et en dépit des interpellations, le phénomène continue. Cette situation, qui a affecté tous les rapports entre les habitants, a divisé les populations du village et des bourgades voisines. MD/MD (AMAP)
Gao : 160 jeunes déployés pour le curage des caniveaux
Gao, 2 sept (AMAP) Le gouvernement du Mali, en partenariat avec le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), a mis en place un projet dénommé « emploi et jeunes pour la paix », pour accompagner 160 jeunes des Régions de Mopti (Centre), Tombouctou, Gao et Kidal (Nord), après la période de la pandémie du Covid-19. Le projet touchera des manœuvres, chefs d’équipes et un superviseur. Munis des pelles, brouettes, gants, de pioches et de râteaux, ils vont curer les caniveaux et ramasser des débris à travers la ville de Gao moyennant 5000 Fcfa par jour et par personne. L’objectif du projet « emploi et jeunes pour la paix », dont la durée est de trois mois, est de lutter contre le chômage des jeunes du cercle de Gao, où la première phase du projet, le curage de caniveaux, a débuté en juillet. La deuxième phase a débuté au mois août et la dernière phase sera exécutée au mois de septembre. Le représentant du Conseil régional de la jeunesse de Gao, Halidou Malick, a indiqué qu’un nombre important des jeunes de Gao est déployé pour curer les caniveaux afin d’éviter d’éventuelles inondations. « C’est une initiative de l’Agence pour la promotion d’emploi (APEJ) avec le concours de ses partenaires. C’est un projet qui permet de lutter contre le chômage des jeunes mais aussi de protéger leur environnement », a-t-il relevé. Le coordinateur régional de l’APEJ à Gao, Douga Diallo, a expliqué que l’exécution du projet a été confiée à sa structure qui a l’expérience des programmes d’urgence comme les approches à Haute intensité des mains d’œuvres (HIMO). Il a ajouté que pour la bonne réussite du projet, le Comité de pilotage de l’APEJ a associé la mairie, le Conseil régional des jeunes, la Direction régionale de l’assainissement et la préfecture de Gao. AT/MD (AMAP)
De fortes pluies attendues du 31 août au 06 septembre (Météo)
Bamako, 2 sept (AMAP) Des quantités importantes de pluies sont attendues, localement, dans toutes les régions du Mali et ainsi que dans le le District de Bamako, la capitale, durant la semaine du 31 août au 06 septembre 2020, a annoncé la cellule communication du ministère des Transports et de la Mobilité urbaine/Agence Mali-Météo. La répartition des pluies au cours de la semaine se fera comme suite : lundi, il est prévu des pluies dans les Régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti, Gao, Ménaka, Kidal, Tombouctou, Taoudenit et le District de Bamako. Mardi : les Régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti, Tombouctou, Gao, Taoudenit, et le District de Bamako. Par contre, des pluies sont prévues mercredi, uniquement, dans les régions de Kayes, Sikasso et Kidal. Les Régions de Koulikoro, Gao, Ménaka, Kidal et le District de Bamako doivent s’attendre à des pluies le jeudi. Quant au vendredi, il est annoncé des pluies dans les Régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti, Gao, Ménaka, Kidal, Tombouctou, Taoudenit et le District de Bamako. Les Régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti, Gao, Tombouctou et le District de Bamako seront arrosées le samedi. Enfin, il doit pleuvoir, le dimanche, dans les Régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti, Tombouctou, Gao, Ménaka et le District de Bamako. Selon les mêmes prévisions, la période sera caractérisée par un ciel nuageux à couvert localement et un vent dominant de composante sud-ouest dans toutes les régions du pays. Les températures maximales seront comprises entre 24°c et 45°c avec les maximales dans la Région de Taoudenit. Les minimales seront situées entre 17°c et 34°c avec la plus forte moyenne dans les Régions de Kayes et de Koulikoro. OD/MD (AMAP)

