Sikasso : Les forces de sécurité ont rétabli l’ordre
Sikasso, 08 mai (AMAP) Les services de sécurité ont rétabli l’ordre en libérant, jeudi, les sorties de la ville de Sikasso en direction de Bamako et de Koutiala bloquées par des manifestants depuis deux jours, a constaté l’AMAP. Plusieurs centaines de véhicules étaient bloqués de part et d’autres des entrées de la ville avec leurs corollaires de dégâts. Après la proclamation des résultats définitifs par la Cour constitutionnelle, des militants mécontents ont brûlé des pneus et dressé des barricades un peu partout dans la ville de Sikasso. Le week-end dernier, la route de Bamako a été bloquée. Les services de sécurité sont passés d’abord par des négociations, selon le directeur régional de la police mais ils ont reçu des jets de pierre. Le gouverneur de région avait également envoyé les notabilités, sensibiliser les manifestants. C’est après ces démarches que la tension a encore monté et la sortie en direction de Koutiala a été bloquée. Les denrées alimentaires contenus dans les camions estimées à des dizaines de millions ont pourris. Plusieurs usagers ont salué l’action des services de sécurité estimant que ce ne sont pas dans les rues ou en bloquant les passages qu’on réclame ses droits. Selon certains responsables des services de sécurité, c’est à coup de gaz lacrymogène et de grenade de maintien d’ordre que les manifestants ont été dispersés. Ils ont démenti l’usage de balles réelles. Les opérations auraient causé 5 blessés légers du côté des manifestants. Des interpellations et des saisies de véhicules et de motos ont également eu lieu. Pour l’instant le calme règne à Sikasso. FD/MD (AMAP)
Tombouctou : L’assassinat d’un opérateur économique entraine des manifestations dans la Cité
Tombouctou, 7 mai (AMAP) Un opérateur économique répondant au nom de Mohamed Ibrahim Ag aldjoumat dit Hamba a été tué mercredi à son domicile à Tombouctou, par des hommes armés non identifiés, a appris l’AMAP de source locale. Des hommes armés non identifiés ont tiré à bout portant vers 18 H sur l’opérateur à son domicile en le blessant et transporté à l’Hôpital, il succomba à ses blessures. Cette situation a provoqué une manifestation nocturne des jeunes qui ont érigé des barricades en différents endroits de la ville avant d’assommer un sergent de l’armée reconstituée et bruler sa moto, selon notre source qui précise que les jours du militaire ne sont pas en danger. Les manifestants ont repris de plus belle ce jeudi, en barricadant toutes les grandes artères de la ville, en brûlant des pneus et personne ne réside à la fumée qui envahit la cité et qui fait suffoquer, selon notre source qui précise que tous les services sont fermés et que la ville est paralysée. Notre source précise que les Forces armées, la police, la gendarmerie, la garde nationale et la police UN de la MINUSMA sont déployées partout dans la ville, au commerce, devant les bâtiments publics pour les sécuriser. MS/KM (AMAP)
Bandiagara : Un civil tué et plusieurs blessés dans une attaque perpétrée conte le poste de Mandoli
Bandiagara, 7 mai (AMAP) Un civil a été tué et plusieurs gendarmes blessés mardi, dans une attaque perpétrée par des hommes armés non identifiés contre le poste de Mandoli, localité située dans le Cercle de Bandiagara, sur la RN15, a appris l’AMAP de source locale. Des hommes armés non identifiés qui sont arrivés vers 20H30 sur plusieurs motos, ont ouvert le feu sur le poste de gendarmerie, tuant un civil, blessant cinq autres personnes dont 4 gendarmes. Les assaillants ont complètement incendié le poste, brulé un véhicule avant d’emporter 2 engins appartenant à la Gendarmerie, selon notre source qui précise que les forces loyalistes ont engagé une poursuite contre les terroristes. OG/KM (AMAP)
Ramadan à Diéma, sous une chaleur suffocante
Par Ouka BA Diéma, 07 mai (AMAP) Le thermomètre affiche souvent 45°c. Le jour, il fait excessivement chaud. La fraîcheur commence à s’installer, à partir de minuit. Cette chaleur étouffante rend difficile les conditions du jeûne à Diéma, dans cette partie ouest de la bande sahélienne au Mali. Des sachants, qui nous disent que le jeûne, deuxième pilier de l’Islam, a des vertus expiatoires, ne croient pas si bien le dire au vue des énormes sacrifices que la pratique demande, surtout en cette période de canicule. A Diéma, dès que le mois de ramadan arrive, la vente de la glace s’intensifie. Ici tout le monde vend de la glace, hommes, femmes et jeunes, riches et pauvres, tous s’adonnent à cette activité lucrative. Depuis l’implantation d’Energie du Mali (EDM) dans la ville de Diéma, les populations ne sont plus obligées de faire venir de la glace de Nioro, un cercle voisin, distant de 105 km. Des congélateurs existent partout où il y a de l’électricité. Selon les estimations, on dénombre aujourd’hui plus de 1000 frigos dans la ville de Diéma. Une seule personne peut avoir à son compte jusqu’à dix réfrigérateurs, rien que pour la production de la glace. De petites unités de fabrication de glace existent, même si elles sont minoritaires. Durant cette période, un morceau de glace, c’est-t-à dire, l’équivalent du contenu d’un sachet d’un kilogramme, est vendu à 150 Fcfa. Chez les petits revendeurs, le prix est doublé voire triplé. Tous les jours, certains parcourent des kilomètres, à moto ou en voiture, pour ravitailler leurs clients. Bakary, conducteur de moto taxi, s’est entièrement consacré, comme plusieurs de ses compagnons, au transport de la glace. Tous les jours, il part livrer de la glace à Tinkaré. Interrogé sur son gain, l’homme a préféré garder le silence. Dépassé par le volume du travail, Sidy compte engager un manœuvre pour l’aider dans sa tâche. Il le faut, dit-il, avec insistance, « sinon tout l’argent passera sous mon nez ». Ibrahim est propriétaire d’une unité de fabrication de glace, au quartier Konté Counda. Il possède deux grandes caisses, raccordées chacune, à un climatiseur. « Avec les congélateurs, explique-t-il, la capacité de conservation de la glace est limitée. C’est pourquoi, j’ai installé ces caisses pour pouvoir satisfaire les commandes de mes clients, qui viennent en majorité de la périphérie ». Mais l’homme se plaint des coupures récurrentes d’électricité. « Hier soir, le courant a été coupé à trois reprises. La troisième fois, j’ai débranché tous mes appareils, pour aller me coucher », dit-il, en rangeant soigneusement, aidé par les enfants, une importante quantité de sachets d’eau. Souleymane a son unité de fabrication de glace située non loin de la mairie. Sur place, son gérant explique : « Chacune de nos caisses peut contenir jusqu’à 100 morceaux de glace. Si on les charge de glace le matin, à 14 heures, on enlève les premières briques pour les remplacer par des sachets d’eau ». « Ic,i un morceau de glace était vendu à 100 Fcfa, mais quand on a reçu des consignes, on a augmenté le prix à 150 Fcfa », ajoute-t-il. Mme Ramata Soucko, vendeuse de glace, ne se plaint pas en termes profit. Cette quadragénaire se rend, chaque matin, après avoir pris son repas de jeûne avant l’aube, dans une unité de fabrication de glace, pour être parmi les premières personnes à être servies. Cet homme fait le commerce de glace. Il vend un morceau de glace à 500 Fcfa, dans des villages reculés, en tenant compte de la distance. « C’est à prendre ou à laisser », disait-il à ses clients qui le trouvaient cher. Dans ces contrée, on le qualifie de « téfé » (vendeur qui exagère sa marge de bénéfice sur ses produits qu’il a eus à moindre). « Il a l’intention de prendre une nouvelle femme. Pour cela, il lui faut tout l’argent de la ville », lance un homme pour le charrier. Les coupures intempestives d’électricité entravent parfois la bonne marche de cette activité commerciale. L’électricité fournie par EDM ne couvre pas totalement la ville de Diéma. Seuls quelques quartiers en bénéficient. On ne serait pas étonné que la couverture complète en électricité de la cité soit l’une des premières requêtes des populations de Diéma. OB/MD (AMAP)
Koutiala : Des manifestants bravent le couvre -feu en saccageant un Commissariat de Police et blessant des agents
Koutiala, 7 mai (AMAP) Des manifestants sont sortis massivement dans la nuit du lundi au mardi à Koutiala, s’insurgeant contre le couvre –feu, en mettant à sac le Commissariat Central d’Hamdallaye, blessant 4 agents dont trois policiers et un garde, endommageant fortement 3 véhicules de la police avant d’enflammer des pneus sur toutes les artères de la Commune urbaine, a appris l’AMAP de source locale. Des manifestants, majoritairement des jeunes se sont retrouvés spontanément au stade municipal d’Hamdallaye pour organiser une descente sur les deux commissariats de police. Scandant « Non au couvre-feu » instaurés par un décret pris en conseil de ministres instaurant le couvre-feu sur l’ensemble du territoire national pour empêcher la propagation du Covid-19, les manifestants ont érigé des barricades en plusieurs endroits avant d’enflammer des pneus un peu partout dans la commune. Le commissaire principal de Koutiala, Yamadou Goumané a déclaré que ses agents et lui ont évité le pire grâce à des tirs de gaz lacrymogène, avant de préciser qu’il n’y a eu aucune bavure policière à Koutiala depuis l’instauration du couvre-feu à Koutiala. La police qui a ouvert des enquêtes pour connaître les circonstances exactes et les motivations de ce mouvement, a procédé à une dizaine d’interpellations. ID/KM (AMAP)
Sikasso : Des manifestants bloquent la Route nationale vers Bamako
Sikasso, 7 mai (AMAP) La Route nationale (RN7) reliant Sikasso à Bamako, la capitale est bouclée par des manifestants, à la suite de la proclamation des résultats définitifs des législatives par la Cour constitutionnelle, le 30 avril dernier. Le gouverneur de la Région de Sikasso, Boubacar Bagayoko, entouré de ses proches collaborateurs, a rencontré, mardi matin, les représentants des associations, les leaders religieux, la notabilité, les forces armées et de sécurité autour de cette situation de tension dans la capitale du Kénédougou. Rappelons que les résultats provisoires des élections législatives étaient favorables à la liste ADEMA/ASMA-CFP/ADP-MALIBA et CFD contre l’alliance RPM–CODEM–URD. Mais l’arbitrage de la Cour constitutionnelle a été favorable à la l’Alliance RPM/ CODEM/URD. Les militants de l’alliance ADEMA, en colère contre ces résultats, ont perturbé la circulation, en brûlant des pneus sur les chaussées, les carrefours importants de la ville. Certains citoyens se plaignent d’avoir été violentés par les manifestants. Les responsables de la police indiquent que les manifestants sont en train d’enfreindre la loi instituant le couvre-feu, l’état d’urgence et l’interdiction de rassemblement de plus de 50 personnes sur des lieux publics. La police a vainement essayé de faire entendre raison aux manifestants. Le gouverneur de la Région a invité la société civile à s’investir, à conjuguer les efforts pour amener l’accalmie dans la cité et, surtout, libérer la sortie de Sikasso en direction de Bamako. Une commission de notables a été mise en place à cet effet. A l’issue de la rencontre et, conformément, aux recommandations, le gouverneur et quelques responsables de la société civile rencontreront rapidement, les leaders de l’alliance ADEMA en vue de trouver une solution de sortie de crise. FD/MD (AMAP)
Rharous : Des hommes armés non identifiés enlèvent le préfet de Cercle
Rharouss, 4 mai (AMAP) Des hommes armés non identifiés ont enlevé samedi le préfet de Cercle, Driss Sanogo, à Rhassous, localité située dans le Cercle de Tombouctou, au Nord du pays, a appris l’AMAP de source locale. Le véhicule transportant le Chef de l’exécutif local, une Toyota 4X4, appartenant à l’adjoint du maire, qui est parti de Tombouctou vers 14 heures, a été intercepté à seulement 20 km de sa circonscription par des hommes armés qui ont enlevé le préfet de Cercle avant de libérer les autres occupants. Des sources sans préciser les véritables mobiles de l’enlèvement du préfet déclarent que ce rapt est lié au 2è tour des élections législatives du mois d’avril dernier en précisant que Drissa Sanogo se déplaçait dans la zone sans être inquiété. Les ravisseurs n’ont posé aucune condition pour la libération de leur otage, selon notre source qui précise que les autorités régionales sont à pied d’œuvre pour le retrouver. MS/KM (AMAP)
Kayes : Des manifestants saccagent des postes de police et brûlent des pneus sur des artères de la ville
Kayes, 4 mai (AMAP) De jeunes manifestants ont bravé le couvre-feu à Kayes en saccageant samedi des feux tricolores, des postes de police de la Compagnie de la circulation routière (CCR) installés en plusieurs endroits de la ville, avant de brûler des pneus sur plusieurs artères de la cité, a appris l’AMAP de source locale. De jeunes manifestants sont sortis de façon spontanée pour brûler des pneus sur les principales artères de la ville, saccageant des feux tricolores, des postes de police (CCR) installés au niveau des principaux carrefours de la ville. La manifestation qui a débuté au centre-ville à 21 heures a atteint l’autre partie de la rive (Kayes N’Di) à 22 heures, selon notre source qui ignore la motivation des jeunes, précisant néanmoins que les autorités soutiennent l’idée d’un mouvement planifié. Un communiqué du gouvernorat note que tout parti « d’un post circulant sur les réseaux sociaux, faisant état de révolte de la jeunesse kayesienne contre toute application du couvre-feu dans la nuit du 01 au 02 mai 2020 ». « La pugnacité avec laquelle son auteur ou ses auteurs publient sur les réseaux, suggèrent que nous sommes en face d’un projet malveillant et qui vise à saboter les mesures barrières édictées par les plus hautes autorités du pays dans la lutte contre le COVID-19 », indique-t-on dans ce communiqué posté samedi sur le site du gouvernorat de Kayes. Il ressort de ce document, que le 01 mai 2020 aux environs de 23 heures, en violation des règles du couvre-feu, une automobiliste qui conduisait sans Permis de Conduire a été interpellé par l’équipe de patrouille de la Gendarmerie au niveau du rond-point Harlem. « Non contents, certains jeunes du voisinage se sont mis à huer les gendarmes. Ils ont allumé un feu sur la voie publique qui a été éteint par l’une des équipes de patrouille du 1 er arrondissement », poursuit le communiqué. Le gouverneur de région a précisé, au cours d’une rencontre avec la société civile, des responsables politiques et de la hiérarchie militaire que les incidents de samedi avaient été décrits par les réseaux sociaux avant leur déclenchement. « Kayes est en train de se mêler d’une autre bataille qui n’est pas la sienne (allusion aux mouvements qui avaient secoué certaines régions). Seule une raison politique peut amener un homme à s’engager dans ce sens. Nous avons proposé la mise en place d’une commission, regroupant les notabilités, la société civile, la presse qui va faire des propositions par rapport aux besoins des couches touchées par le couvre-feu. Le couvre-feu est une mesure qui concerne tout le pays et on doit le respecter », a déclaré le Chef de l’exécutif régional. Le gouverneur Sidibé a enfin invité la population Kayesienne à plus de vigilance, au respect strict du couvre-feu qui ne vise que la protection de l’ensemble de la population contre la propagation du coronavirus. BMS/KM (AMAP)
San : Le poste de péage de Sienso attaqué, sans perte en vie humaine mais avec d’énormes dégâts matériels
San, 3 mai (AMAP) Une attaque perpétrée contre le poste de péage de Sienso vendredi par des hommes armés non identifiés, n’a pas fait de victimes mais a occasionné d’importants dégâts matériels, a appris l’AMAP de source locale. Des hommes armés non identifiés sont arrivés à pieds vers 2H 30 du matin du côté sud du poste ouvrant le feu sur la position des hommes de garde, incendiant un congélateur, les plafonds, endommageant les vitres des portes et des fenêtres, emportant des biens personnels, avant de fuir sous les coups de riposte des forces loyalistes appuyées par un renfort venu du poste de contrôle et de la portion centrale de la police, de la garde, et de la gendarmerie. Le poste de péage de Sienso , dans la commune urbaine de San, a fait l’objet d’attaques en 2018, en 2019 et en 2020 par des individus armés non identifiés, selon notre source. NC/KM (AMAP)
Covid-19 au Mali : 213 patients guéris et 27 décès sur 563 cas positifs enregistrés
Bamako, 3 mai (AMAP) Quelque 213 patients sont guéris, 27 décès sur 563 cas positifs enregistrés au Covid-19 avec les 19 découverts ce dimanche, a appris l’AMAP de source officielle. L’information a été donnée dans un communiqué rendu public par le ministère de la Santé et des Affaires sociales qui précise que sur les 19 cas enregistrés ce dimanche, 2 cas ont été découverts à Koro, un (1) cas à Mopti, un (1) cas à Kati, un (1) cas à Kalabancoro (région de Koulikoro), un (1) cas à Yanfolila (région de Sikasso), 2 cas en CI, un (1) cas en CII, un (1) cas en CIII, 4 cas en CIV, un (1)cas en CV et 4 cas en CVI du district de Bamako. Les services sanitaires précisent que 1711 cas contact font l’objet d’un suivi quotidien avant d’inviter enfin les populations à la sérénité et au respect des mesures préventives. KM (AMAP)

