La ville de Goundam ballottée par un vent de sable rouge

Goundam 1er juin (AMAP) Un vent rouge violent, en provenance de l’Est a soufflé sur la ville de Goundam (Nord) toute la nuit du 28 mai. Au réveil, le matin, le constat était triste. Tous le linge blanc avait changé de couleur et est devenu tout rouge. Le sable blanc du sol a été couvert de fine poussière rouge. Tous ceux qui se sont mouchés, au réveil, ont constaté de la poussière fine rouge dans leur morve. Les bureaux, mêmes fermés, n’ont pas été épargnés par les couches fines de poussières. Toute la journée, le ciel est resté brumeux. Le soleil n’a apparu en aucun moment de la journée. Une question est sur toutes les bouches : comment faire face à ce vent de poussière, en cette période de pandémie de COVID-19 ? AAT/MD (AMAP)

Tombouctou : Deux gardes tués dans une attaque perpétrée par des hommes armés non identifiés

Tombouctou, 30 mai (AMAP) Deux gardes ont été tués et un autre porté disparu vendredi à Tombouctou, au cours de l’enlèvement de leur véhicule de livraison de repas  à leurs camarades déployés au domicile du Gouverneur de région, a appris l’AMAP de sources locales concordantes. Les mêmes sources précisent que des hommes armés non identifiés ont attaqué dans la matinée le véhicule de livraison de repas de la Garde Nationale aux éléments déployés  au domicile du Gouverneur, tuant deux gardes avant d’enlever l’engin et de disparaitre dans la nature. Un garde a été porté disparu au cours de l’opération selon nos sources qui précisent que des enquêtes ont été ouvertes par les forces nationales de défense et le mécanisme opérationnel de coordination (MOC) pour déterminer les circonstances exactes de l’attaque et de retrouver d’éventuels assaillants ou leurs complices. KM (AMAP)            

Communiqué du Gouvernement suite à la disparition dans la nature à la faveur d’une halte à Diema lors du rapatriement de Maliens de la Mauritanie

Le Gouvernement de la République du Mali informe le peuple malien, qu’il a appris avec stupéfaction que ce jeudi 28 mai 2020, malgré les dispositions prises de bonne foi, par les autorités pour assurer la prise en charge correcte de nos compatriotes rapatriés de l’extérieur, dans le strict respect des mesures de lutte contre la Covid-19, 37 maliens refoulés de Mauritanie et transportés de Gogui pour Bamako, par un bus climatisé mis à disposition par l’état, ont trouvé le moyen de disparaître dans la nature à la faveur d’une halte à Diema. Le Gouvernement rappelle à tout un chacun sa responsabilité pleine et entière dans la protection de sa propre famille et l’ensemble de la population malienne dans ce contexte de pandémie. Le gouvernement insiste que les comportements tendant à soustraire leurs auteurs de la rigueur du protocole sanitaire édicté par le comité scientifique sont passibles de poursuites. Car, il s’agit d’actes délibérés mettant en cause la sécurité de tierces personnes et sapant les efforts de l’état qui visent à rompre la chaîne de transmission du virus. Le Gouvernement lance un appel pressant à ces personnes pour qu’elles se présentent d’elles mêmes aux autorités sanitaires afin d’observer leur période de quarantaine et minimiser les risques qu’elles font peser sur leurs familles et les tiers. En tout état de cause, leur liste sera communiquée aux autorités compétentes afin qu’elles soient recherchées et prises en charge conformément au protocole de lutte contre la Covid-19. Bamako, le 28 mai 2020  Le Gouvernement, Le Ministre de la Communication, Chargé des Relations avec les Institutions, Porte-parole du Gouvernement Yaya SANGARÉ Officier de l’Ordre National 

Banamba : Les scouts contre la Covid-19

Banamba, du 29 mai (AMAP) Une délégation nationale de scouts s’est jointe à ceux de Banamba pour des activités d’information et de sensibilisation des populations sur la Covid-19, avec l’accompagnement conjoint de l’UNICEF et du ministère de la Jeunesse et de la Construction citoyenne. Les activités lancées par le préfet Sékou Touré, dans la cour du CSREF, prendront plusieurs semaines au cours desquelles les jeunes scouts discuteront avec les habitants de l’existence de la maladie, des moyens de prévention, du respect des mesures barrières. Le marché de Banamba, la grande mosquée, dotés de kits de lavage des mains et autres lieux de regroupement sont les sites ciblés par les scouts pour faire passer les messages d’information et de sensibilisation sur la pandémie de la Covid-19. En guise de contribution, le préfet Sékou Touré a offert aux scouts une centaine de masques tout en saluant leur initiative. Il a promis aux jeunes l’accompagnement de l’administration durant ces semaines d’activités. AT/MD (AMAP)

Banamba : Un homme à moto mort asphyxié par son turban

Banamba, 29 mai (AMAP) Un homme d’une cinquantaine d’années a été retrouvé mort asphyxié par son turban, en début de semaine, sur une piste rurale, entre le village de Dissan et Samakélé, a appris l’AMAP de sources sécuritaires. Selon nos sources, le bout du turban de la victime, qui était l’imam de son village, s’est accidentellement enroulé à la roue arrière de sa moto, le trimbalant à terre tout en serrant son cou jusqu’à ce que mort s’en suive. La brigade territoriale de la gendarmerie alertée, s’est rendue sur le lieu du drame pour constat puis a remis le corps de la victime aux parents. Les obsèques de la victime ont eu lieu le lendemain du drame. Ce n’est pas la première fois que le turban fait des victimes à moto. Ce phénomène est très fréquent dans le cercle car la majorité de la population d’âge avancé utilise le turban. Face à ces drames, le commandant de la brigade territoriale de la gendarmerie, l’adjudant chef major Souleymane Koné, a invité la population, singulièrement les usagers des engins à deux roues, à se défaire de leur turban lors des voyages, pour leur sécurité. AT/MD (AMAP)    

Kayes : Bilan semestriel de la COVID-19

Kayes, 29 mai (AMAP) La direction régionale de la Santé et la direction régionale du développement social et de l’Economie solidaire de Kayes ont, en collaboration avec le gouvernorat, organisé, jeudi, une rencontre pour faire le bilan semestriel des activités de prévention et de lutte contre la maladie à coronavirus à Kayes et dans les autres cercles de la région. Cette réunion, qui intervient après la découverte de 19 cas positifs sur le site du barrage hydroélectrique de Gouina, était présidée par le conseiller aux affaires économiques du gouverneur de la Région de Kayes, Adama Assagaidou Maiga. Les travailleurs sur ce site ont tous été mis en congé. Le comité de crise a dépêché des missions d’évaluation sur le risque de propagation de la maladie dans ce village, tout comme dans la mine de Fekola (Kéniéba). Les services socio sanitaires de la région sont à pied d’œuvre pour retrouver les personnes contacts. Ils envisagent d’envoyer à nouveau des missions d’évaluation dans certaines localités pour limiter la propagation de la maladie. « Nous avons reçu l’information sur l’existence des cas positifs contacts. Un congé de fête a été accordé aux employés du barrage. Les ouvriers qui ont eu des contacts avec les Chinois ont disparu dans la nature. Nous avons besoin du concours de tout le monde pour retrouver ces gens et assurer leur prise en charge, surtout que la plupart d’entre eux vivent dans la précarité », a souligné le directeur régional de la Santé de Kayes, Dr Cheick Tidiane Traoré. Abondant dans le même sens, le conseiller aux affaires économiques du gouverneur a soutenu que la recherche des cas suspects est une affaire de tout le monde (autorités locales et traditionnelles, communicateurs traditionnels et médias). Répondant à des critiques et observations sur le « non » respect des mesures barrières au niveau de certains établissements bancaires, Adama Assagaidou Maiga a invité les banques à s’inspirer de l’exemple d’une société de téléphonie qui a installé une tente devant ses bureaux afin d’aider sa clientèle à respecter les mesures barrières. D’après l’exposé de Mme Sissoko Coumba Sacko de la direction régionale de la santé de Kayes, la région a enregistré 232 cas suspects dont 48 confirmés, 04 décès et 27 guéris. Parmi les cas positifs, figurent 06 agents de santé. Les services socio sanitaires ont identifié 618 contacts et 208 de ces personnes sont en cours de suivi. Les 27 patients de la COVID-19, soit les trois-quarts de la Région, sont du Cercle de Kayes. Kéniéba, à travers la mine de Fekola, occupe la 2è place avec 19 et Kita complète le trio avec 6 cas. Les cas de décès sont très fréquents chez les personnes âgées de 65 ans et plus. Outre les cas de décès, la pandémie a eu comme conséquence la fermeture du Centre de santé de référence (CSRef) et une clinique de Kayes et de deux autres établissements à Kita. Depuis l’apparition de la maladie, des actions de prévention et de riposte ont été menées, notamment la supervision des cordons sanitaires (postes frontaliers de Gogui (Nioro), Mahinamine (Kéniéba) et Diboli (Kayes). Mme Sissoko a souligné que le comité de crise a eu des rencontres avec les Partenaires techniques et financiers (PTF) basés dans la région. Ces partenaires, dont l’UNICEF, le PAM et World Vision et d’autres, appuient les autorités régionales et les services socio sanitaires dans la prise en charge des cas de la COVID-19. Parmi ces actions de lutte et de prévention, on retient la distribution de kits de lavage à mains, la remise de 130 clés USB contenant des messages de sensibilisation en langues nationales aux transporteurs routiers. Il y a eu la formation de 45 formateurs et de 702 prestataires de santé et l’orientation de 276 Associations de santé communautaire (ASACO). 75 agents ont été formés sur le port et le retrait de la combinaison. S’agissant de la prise en charge des cas suspects et des patients, un centre a été installé à l’Hôpital Fousseyni Daou de Kayes. Ce centre est animé par une quinzaine de médecins, 2 hygiénistes, 1 spécialiste en santé mentale, 12 infirmiers et 13 laborantins, sans oublier les manœuvres et les chauffeurs. Ici, le site d’isolement est équipé de 32 lits avec une possibilité d’extension. L’Hôpital Mère Enfant (futur hôpital privé) a été retenu comme site de réserve. Cependant, les aires de santé sont confrontées à l’insuffisance d’équipements de prévention (combinaison, Thermo-Flash). Il y a aussi des difficultés dans l’acheminement des échantillons à Bamako et le retard dans l’obtention des résultats des tests. Les équipes médicales envisagent d’envoyer d’autres missions d’évaluation à Fekola, Gouina, Gangoteri, Groundapé, Karaga, Kayes, Médine et Félou. Elles entendent mettre l’accent sur la campagne de vaccination et la sensibilisation, notamment sur les sites d’orpaillage, pour le respect des mesures barrières. Le directeur régional du développement social et de l’économie solidaire, Dramane Coulibaly et son collègue Mamadou Diarra ont fait le point des dons faits par des PTF, des organisations et associations locales et des particuliers. Ils ont invité les populations à la prudence et à une « communication positive ». A l’occasion de la reprise des cours, qui est prévue pour le 2 juin 2020, certains intervenants ont demandé à l’Académie d’enseignement de Kayes, comme à ceux de Kita et Nioro, de prendre des dispositions pour doter les écoles en kits de lavage et en bavettes afin de protéger les enfants et leurs professeurs contre la COVID-19. Certains participants ont demandé à l’Etat de doter toutes les populations en cache nez, le premier lot de 50 000 qui avait été offert à la région par le président Ibrahima Boubacar Keïta étant insuffisant pour l’ensemble des cercles de la région. BMS/MD (AMAP)

Bankass : Une dizaine de villageois tués dans une attaque perpétrée par des hommes armés à Taama

Bankass, 29 mai (AMAP) Une dizaine de villageois ont trouvé la mort, plusieurs autres blessés et des habitations incendiées dans une attaque perpétrée mercredi, par des hommes armés non identifiés à Taama, dans la Commune de Ségué, Cercle de Bankass, au centre du pays, a appris l’AMAP de sources locales concordantes. Les mêmes sources déclarent que des hommes armés non identifiés sont arrivés dans les environs de 20H ouvrant le feu sur les populations, tuant une dizaine de personnes, blessant plusieurs avant d’incendier les habitations. Nos sources qui ne précisent pas les moyens empruntés par les assaillants ou la direction qu’ils ont prise après leur forfait, indiquent que des informations avaient signalé leur mouvement dans la zone depuis plusieurs jours. Un éventuel déploiement des forces loyalistes dans la localité n’a pas été précisé par nos sources qui affirment qu’une mission de reconnaissance est annoncée pour évaluer les dégâts et venir en aide aux communautés en détresse. KM (AMAP)

Remise d’intrants agricoles à des producteurs de Mopti.

Mopti, 28 mai (AMAP) Les producteurs de la zone d’intervention du Projet irrigation de proximité et de renforcement de l’agriculture irriguée (IPRODI-Programme Mali Nord-KFW), des Cercles de Ténenkou, Youwarou et Mopti, ont reçu, mardi dernier, des intrants agricoles (semences, urée, phosphate) et du carburant, lors d’une cérémonie présidée par le Ministre de l’Agriculture, Moulaye Ahmed Boubacar. Composé de 96 tonnes d’engrais et 230 futs de gasoil, cet appui vise à accroître la production et la productivité agricole dans la Région de Mopti et assurer la sécurité alimentaire. Les bénéficiaires sont les producteurs des 5 nouveaux Périmètres irrigués villageois (PIV) totalisant 200 hectares et 3 périmètres maraîchers de 30 hectares réalisés cette année par IPRODI- Programme Mali Nord-KFW, financé par la coopération Allemande, en partenariat avec le Programme alimentaire mondial (PAM), le Japon et le Canada dans les cercles concernés. Le ministre de l’Agriculture a saisi l’occasion pour rappeler que l’approche du programme basée sur l’équilibre social entre les différentes communautés pour un accès équitable aux actions a permis de recoudre le tissu social, promouvoir le vivre ensemble et assurer l’autosuffisance alimentaire avec des surplus exportés vers d’autres régions. Selon lui, « cet excellent résultat dû à la prise en compte des spécificités de la zone, au dispositif institutionnel léger et flexible voulu par le gouvernement et le partenaire qui met en avant le rôle des collectivités doit être sauvegardé, pérennisé et renforcé pour le bien-être des populations ». Moulaye Ahmed Boubacar a exhorté les bénéficiaires à faire bon usage de ces intrants pour accroitre la production et la productivité, pour créer des richesses et des emplois agricoles dont l’objectif sera de fixer les jeunes dans leur milieu naturel pour mettre fin « au fléau de la migration assassine ». Selon le coordinateur du projet, Ibrahima Cissé, la zone d’intervention du programme s’étend du Cercle de Tenenkou, dans la Région de Mopti, à Gourma Rharous, dans la Région de Tombouctou. Pour la campagne agricole 2020-2021, le programme a réalisé 45 nouveaux périmètres irrigués villageois de 40 hectares chacun, 10 périmètres maraîchers de 10 hectares chacun et aménagé 20 mares en moyenne pour les exploitants des deux régions. « IPRO-REAGIR rentre dans le cadre des projets IPRO qui constituent un programme d’appui au Programme national d’irrigation de proximité (PNIP) du ministère de l’Agriculture, sous la tutelle de la Direction nationale du génie rural (DNGR) » a indiqué M. Cissé. Démarré en 1994, le Programme Mali Nord (PMN), de par sa performance, s’est transformé, en 2000, en un Projet d’irrigation de proximité de Delta intérieur/IPRODI « pour mettre à la disposition des populations rurales des infrastructures hydro-agricoles de qualité dont l’entretien est à leur portée », a-t-il dit. DC/MD (AMAP)  

Bourem : Des bouchers nigériens pour faire du ‘kilichy’

Bourem, 27 mai (AMAP) Le chef des bouchers de Bourem, Ibrahim Bella Maiga, a fait venir du Niger des bouchers spécialistes du ‘kilichy’ la viande sechée très prisée chez nos voisins haoussa. Ces bouchers désormais installés à Bourem font le bonheur de toutes les communautés sédentaires et nomades de la ville. Le chef des bouchers de Bourem affirme abattre par jour boeufs, chameaux et petits ruminants pour les besoins des consommateurs mais le ‘kilichy’ se fait avec les filets de boeufs et de chameaux. Bourem étant un carrefour entre Gao, Tombouctou et Kidal, les usagers du tronçon constituent la clientèle, notamment sur la Route nationale menant au parking, au quai et au grand marché. Selon le chef des bouchers, la vente des produits se fait sous la supervision des agents vétérinaires. TMT/MD (AMAP)   

Kayes : La menace du COVID-19 existe toujours

Kayes, 27 mai (AMAP) Neuf cas positifs au COVID-19 ont été décelés à Gouina (Ouest) le 25 mai 2020, mettant fin à tout optimisme quant à la disparition de cette pandémie dans la Région de Kayes. Ces cas positifs à Gouina, où un barrage hydroélectrique est en chantier, sont des expatriés chinois. « Ils sont tous pris en charge par l’Hôpital du Mali », a précisé à l’AMAP le directeur général de l’Hôpital Fousseyni Daou de Kayes le Dr. Toumani Conaré. Les travaux du barrage de Gouina sont confiés à une société chinoise. Au moins, 1025 employés travaillent sur ce chantier, sans compter les Chinois. « On nous avait mis en confinement partiel pendant deux à trois jours. Ensuite, on a fermé la société depuis vendredi dernier et les employés ont tous regagné leurs lieux de résidence. Tout le monde ne réside pas à Gouina. Certains travailleurs rejoignaient leur famille dans les villages environnants et à Kayes après la journée de travail », a confié à l’AMAP un cadre de la société qui a rejoint sa famille à Kayes. Le Dr. Conaré a déclaré que ses services ont enregistré un cas suspect, à la date du 26 mai 2020. Selon lui, il n’existe aucun patient du COVID-19 dans sa structure. Avec la levée du couvre-feu, suite à de violentes manifestations, des habitants de Kayes avaient crû tourner la page du COVID-19. Dans les lieux publics, certains n’observent plus les mesures barrières. Dans les mosquées, comme au marché, les gens portent rarement les cache-nez et la distance réglementaire n’est pas respectée. Mais, dans les services publics, on conseille aux gens de respecter les mesures de prévention et de lutte contre le COVID-19. BMS/MD (AMAP)