Centre de formation de Yanfolila : Arrivée des recrues, pour le compte du contingent 2019
Bamako, 17 juin (AMAP) Le Centre de formation du cercle de Yanfolila (Sikasso, Sud) a reçu, lundi, la première vague des recrues, au compte du contingent 2019, qui sont au nombre de quelques centaines, a appris l’AMAP de source militaire. La formation initiale des militaires du rang a pour objectif d’inculquer, aux jeunes venant de la vie civile, les compétences militaires fondamentales et nécessaires mais aussi de développer, en eux, l’endurance physique, mentale et l’esprit du patriotisme. Les recrues sont, toutes, des personnels valides venant de divers horizons à se rendre à Yanfolila pour être initiés à la vie militaire. Durant quelques mois, ces jeunes recrues de l’Armée de Terre, de l’Air, de la Garde nationale et de la Gendarmerie vont se familiariser avec les instruments militaires mais aussi apprendre les notions de base militaires, les règles et les missions. Le directeur du Centre de formation de Yanfolila, le commandant Samba Monzonba Keïta, s’est dit « conscient de la responsabilité » qui lui a été confiée par la hiérarchie militaire, avant d’assurer « de veiller sur la bonne formation » de ces jeunes. OD/MD (AMAP)
Les FAMa interpellent un suspect à Sévaré
Bamako, 17 juin (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa) ont interpellé, mardi, aux environs de 08 heures, un suspect au rond-point central de Sévaré, a appris de l’AMAP de source sécuritaire. L’intéressé filmait un convoi des FAMa. Deux téléphones ont été récupérés sur lui. Le suspect et les téléphones ont été remis aux gendarmes. OD/MD (AMAP)
Célébration des grands mariages à Barouéli: La fête au village
Barouéli, 17 juin (AMAP) A la mairie de Barouéli, au Centre du Mali, sous les conseils du deuxième adjoint au maire, Diandjé Konandji, quelque 34 couples se sont dit oui, la semaine dernière, devant une foule enthousiaste, respectant ainsi la tradition des mariages collectifs dans cette contrée. Organisés par les autorités traditionnelles, en début de la période d’hivernage, un peu partout dans le Cercle de Barouéli, les grands mariages « Kɔɳɔba », sont un moment très attendu et important pour l’ensemble des populations de Barouéli, au regard de son caractère festif et mobilisateur des ressortissants du Cercle. Ainsi se déroulent les jours dans cette partie du Mali. Ils peuvent bien se ressembler sans pour autant avoir les mêmes contenus. La cérémonie de la célébration des grands mariages est un de ces jours au contenu spécial. Du moins, c’est le constat des populations de Barouéli, autochtones et étrangères. Les différents endroits de la ville sont animés par l’afflux massif des populations, les salons de beauté et les commerces de fortune se sont installés le long des artères jusque dans les ruelles et recoins. Cette foule n’est rien à côté de l’ambiance qui régnait dans la ville de Barouéli et ses alentours. L’officier d’état civil a saisi l’opportunité d’un si grand rassemblement de personnes pour inviter les populations à s’intéresser davantage au mariage civil « qui donne plus de consistance (aux couples) tout en protégeant les femmes ». La Covid-19 oblige, pour le respect des mesures barrières édictées par les autorités sanitaires, la garde républicaine était mobilisée pour maintenir l’ordre et faire entrer les couples, en nombre restreint, dans la salle de délibération de la mairie. JC/MD (AMAP)
Macina : Installation tardive de la campagne agricole 2020-2021
Macina, 16 juin (AMAP) La campagne agricole 2020-2021 tarde à s’implanter à Macina suscitant une certaine inquiétude chez les paysans, en ce début d’hivernage, puisqu’on constate, sur le plan agro-hydraulique et pluviométrique, un retard notable par rapport à l’année dernière, selon les services techniques. La situation phytosanitaire est calme, dans l’ensemble, et les conditions d’abreuvement des animaux sont passables. Sur le plan de la flore, il est à remarquer que le Cercle de Macina est le plus déboisé de la Région de Ségou (Centre), due à la mutilation des forêts classées et protégées par certains charbonniers. Selon les techniciens Les conditions de reproduction du poisson sont moyennes, disent les techniciens et l’on constate une innovation avec l’introduction de la pisciculture en cages flottantes et des fermes piscicoles modernes à Macina et Siranikoro. Les paysans de l’Office du Niger sont au stade de l’installation des pépinières de riz pour la saison pluvieuse. AOK/MD (AMAP)
Garbèye Haina (Cercle de Goundam) : Aboubacrine Oumar intronisé chef de village
Bamako, 16 juin (AMAP) Le village de Garbèye Haina, dans la Commune rurale de M’Bouna et le Cercle de Goundam, dans le Nord du Mali, après quelques années sans chef de village, a enfin procédé, récemment, à l’intronisation de son tout nouveau chef, en la personne de Aboubacrine Oumar, a constaté l’AMAP. La cérémonie d’intronisation a enregistré la présence de plusieurs personnalités, notamment les maires de Communes de M’Bouna, Bintagoungou, Adarmalane, des conseillers communaux, une quinzaine de chefs de villages et plusieurs autres personnalités venues de Goundam et de Bamako. Ces notabilités ont, tous, exprimé leur soutien et accompagnement à Aboubacrine Oumar. La cérémonie a pris fin par la lecture de la Fatiha par l’Imam du village. Le village de Garbèye, situé dans la zone Faguibine, vit essentiellement d’activités agricoles notamment la culture de maïs, niébé, patate, canne à sucre, l’oseille, entre autres. Au fil du temps, le village s’est aggrandi et a prospéré, avec une forte croissance de sa population répartie entre deux quartiers Garbéye Koira et Garbéye Haina. Ce faisant, il dispose actuellement d’un établissement scolaire et d’un château d’eau. Ces dernières années, avec l’insécurité grandissante sévissant dans la zone et le réchauffement climatique dans le lac Faguibine, la localité a été fortement touchée par de sérieuses perturbations pluviométriques affectant les cultures. Cette situation a poussé les habitants du premier quartier, Garbéye Koira, à quitter le village avec l’ancien chef de village. Les populations du second quartier, Garbèye Haina, sont restées sur place. Alors les responsables de cette frange ont engagé des démarches auprès des autorités locales et régionales pour la création d’un village, Garbéye Haina, avec à la clé la nomination d’un chef et la création des fractions. C’est ainsi que Aboubacrine Oumar a été intronisé après l’obtention des arrêtés et décisions pour la cause. Et, aussi, après que tous les contentieux judiciaires nés des protestations de l’autre camp ont été vidés. Selon les conseils des personnalités présentes à la cérémonie d’intronisation, chacun des deux villages doit désormais s’atteler à des actions de développement pour l’épanouissement économique et social des deux localités au bonheur des populations. AAT/OD/MD (AMAP)
Kangaba : Le CNJ remet 20.000 masques à la coordination locale de la jeunesse
Kangaba, 16 juin (AMAP) Une mission conduite par le 1er vice président du Conseil National de la Jeunesse (CNJ) du Mali, Idrissa Coulibaly a procédé jeudi à Kangaba, la remise de 20 000 masques à la coordination locale de la jeunesse du cercle, a constaté l’AMAP. La cérémonie de remise s’est déroulée au Conseil de cercle sous la présidence de l’adjoint du préfet de Cercle, Alidji Bagna, en présence de plusieurs responsables administratifs, politiques et de la société civile. Idrissa Coulibaly a saisi l’occasion pour préciser que la remise des 20.000 masques se situe dans le cadre du programme gouvernemental « un malien, un masque ». Le représentant du Chef de l’exécutif local salué le courage de la jeunesse qui, par ces différentes missions de distribution des masques à travers le pays, enlève une grosse épine du pied des responsables administratifs et politiques. Alidji Bagna a déclaré que le soutien de l’administration ne fera pas défaut dans la lutte contre la COVID-19 avant d’inviter les populations à respecter les mesures barrières pour se protéger et protéger les autres. Le Président du Conseil Local de la Jeunesse de Kangaba, Alassane Haïdara qui a remercié les responsables du CNJ a pris l’engagement de distribuer correctement les 20 000 masques et de poursuivre la sensibilisation, non seulement pour que les populations croient en cette pandémie mais également pour le port des masques. Après la cérémonie, l’adjoint du préfet de Cercle et les membres de la mission sont descendus dans le marché pour distribuer les masques. SD/KM (AMAP)
San: Un policier meurt sous les balles d’un individu armé
San, 15 juin (AMAP) Un policier posté à l’entrée de l’agence de la Banque nationale de développement agricole (BNDA) de San (Centre) a succombé à ses blessures à la suite de tirs de pistolet automatique d’un individu armé non identifié, dimanche, aux environs de 20 heures,. Le corps du sergent-chef, Abdramane Baby, du Commissariat de Police de San, a aussitôt été transféré à la morgue au Centre de santé de référence de la localité. Aussitôt informés, le préfet de cercle, Amadou Dicko, et le procureur de la République près le Tribunal d’instance de San, Moussa N’tji Coulibaly, se sont rendus au Commissariat de police pour présenter leurs condoléances et prier pour le repos de l’âme du défunt. Pour l’heure, le meurtrier demeure introuvable. Néanmoins, les enquêtes sont ouvertes, en vue d’établir les causes et les circonstances réelles de cet acte qui a semé une certaine terreur dans la ville et troublé la paix et la quiétude des populations. NC/MD (AMAP)
Embuscade contre l’Armée : 24 morts, 8 rescapés et 4 véhicules détruits (DIRPA)
Bamako, 15 juin (AMAP) Le bilan provisoire de l’embuscade, dimanche aux environs de 15h, contre un convoi des Forces armées maliennes (FAMa), non loin de Goma coura, dans le cercle de Niono, (Centre) est de 24 morts, 8 rescapés et quatre véhicules de l’armée détruits, selon la Direction des relations publiques des armées (DIRPA). « Les évaluations se poursuivent sur zone », ajoute la source. La patrouille militaire de 12 véhicules, avec un effectif de 64 soldats dont deux lieutenants, a été accrochée dans la localité de Bouka Werè, situé à 18 km au Sud-est de Diabaly. Selon d’autres sources, les assaillants ont d’abord fait exploser une bombe, suivi de tirs nourris d’armes lourdes et automatiques. « Les soldats ont essayé de se défendre mais face à la puissance de feu, leurs rangs furent dispersés », soutiennent-elles. Les hélicoptères seraient, également, intervenus. A l’issue de l’accrochage, quatre véhicules, à bord desquels se trouvaient vingt éléments, ont pu s’extraire de la zone de combat avant d’abandonner en cours de route un véhicule embourbé et après avoir récupéré l’arme collective qui y était montée. Ces éléments seraient, finalement, arrivés à Goma-Coura. Par contre, quarante-quatre éléments dont les deux lieutenants, à bord de huit véhicules, seraient toujours introuvables malgré les missions de renfort dépêchées sur le terrain. MD (AMAP)
Embuscade contre un convoi des FAMa, dans le secteur de Goma coura (Centre)
Niono, 15 juin (AMAP) Des véhicules des Forces armées maliennes (FAMa) seraient tombés dans une embuscade, dimanche, dans la matinée, dans le secteur de Goma coura, Commune rurale de Dogofry (Centre), a appris l’AMAP de sources locales. Des sources contactées n’ont, jusqu’ici, pu fournir de bilan. (Développements a venir) MS/MD (AMAP)
Nioro du Sahel : Violent vent de sable
Nioro, 15 juin (AMAP) Un grand vent de sable a surpris les populations de Nioro du Sahel et environs, dans l’Ouest du Mali, dimanche, entre 16h30 et 17h00, a constaté l’AMAP sur place. Tout a commencé par de petits nuages noirs qui s’étaient amassés vers l’Est. Soudain, tout est devenu rouge. Ce qui a provoqué une panique totale dans la ville. Les populations qui vaquaient à leurs occupations se sont mises à courir pour rejoindre les maisons. En deux minutes, tout est devenu noir avec de la poussière en suspension accompagnée d’un grand vent. Partout, c’était la débandade. Humains, animaux et oiseaux cherchaient à s’abriter, à se sauver sans pouvoir voir où ils mettaient les pieds. On n’entendait que des cris d’enfants et d’animaux et même d’adultes cherchant leurs enfants. Même la lumière d’une torche ne pouvait voir à plus d’un mètre. C’était la panique partout. On ne pouvait circuler ni a moto, ni en voiture tellement la visibilité était nulle. Ceux qui ne sont pas habitués ce phénomène ont pu penser « à la fin du monde ». Il n’y a pas eu de perte en vies humaines mais beaucoup de blessés : des gens tombés dans des caniveaux ou qui ont percuté un mur ou un objet quelconque. Des animaux, qui revenaient de pâturages, se sont égarés. Eux aussi, désorientés, couraient dans tous les sens. Des bœufs sont tombés dans des trous ou des fossés. Plusieurs cas de pattes fracturées ont été recensés. Jusqu’à présent, certains sont occupés à chercher leurs animaux affolés par le vent. Des toitures des maisons ont été détachées par endroit, des antennes paraboliques emportées et des branches d’arbres cassées. Une trentaine de minutes après, le noir a laissé place à la lueur du jour et à une fine pluie. C’est en ce moment qu’on a aperçu les gens sortis de partout pour chercher qui leurs enfants, qui leurs animaux ou objets perdus. Etonnement ! Difficile de reconnaitre quelqu’un. Tout le monde ressemblait à un exploitant traditionnel d’or sorti de mine. Rien que de la poussière. Tous les objets à l’intérieur des chambres couverts de sable. Lundi, dans les services, les marchés et même au niveau des maisons, tout le monde est occupé à nettoyer les lieux pour les débarrasser du sable et de la poussière. Même les maisons aux fenêtres de vitre étaient remplies de poussière. Selon le vieux D. Guèye, un notable de la ville, âgé de 76 ans, ce phénomène est naturel. Ce grand vent de sable est annonciateur de bonne saison de pluie. Et plus la durée est longue, plus il y aura de la pluie. « Il y a dix ans que le phénomène ne s’était pas produit », assure-t-il. MD/MD (AMAP)

