Mali : La force française « Barkhane » saisit des armes, des motos sur des groupes terroristes (Communiqué)
Bamako, 18 sept (AMAP) Une unité du Groupement tactique désert (GTD) Bercheny, de la Force Barkhane, a saisi « d’importantes ressources logistiques dont des motos, des équipements électroniques mais également des armements de différents types », au cours d’une mission de reconnaissance dans la Région d’Ansongo, dans le Nord du Mali, a annoncé l’opération militaire française. Dans un communiqué parvenu à l’AMAP, vendredi, l’Opération Barkhane a indiqué que ces saisies ont été opérées le 11 septembre dernier, « suite à la fouille de maisons suspectées d’appartenir à des personnels liés aux groupes armés terroristes » Le lendemain, les soldats de la force Barkhane engagés dans une opération de reconnaissance dans le Liptako ont été pris « à partie par un groupe de terroristes qui a réussi à s’exfiltrer’, ajoure la même source. Cette seconde unité du GTD Bercheny, après avoir repris ses opérations de fouille, a « découvert à proximité de la zone de contact plusieurs motos et divers effets militaires ». Dans la même zone, ils ont également découvert d’autres ressources logistiques dont à nouveau des armes de guerre. Conduite par les armées françaises, en partenariat avec les pays du G5 Sahel (Burkina-Faso, Mali, Mauritanie, Niger, et Tchad), l’opération Barkhane a été lancée le 1er août 2014. Elle repose sur une approche stratégique de partenariat avec les principaux pays de la bande sahélo-saharienne (BSS). Elle regroupe environ 5.100 militaires dont la mission consiste à lutter contre les Groupes armés terroristes (GAT) et à soutenir les forces armées des pays partenaires afin qu’elles puissent prendre en compte cette menace. MD (AMAP)
Obsèques nationales de feu Moussa Traoré : Avec les honneurs
Bamako, 18 sept (AMAP) Décédé le mardi dernier à 83 ans, l’ancien président Moussa Traoré, qui a dirigé le Mali pendant 23 ans, a bénéficié de tous les honneurs dus à son rang, avant d’être conduit à sa dernière demeure, le vendredi 18 septembre 2020. La République a mis en branle toutes ses fastes pour celui qui a présidé aux destinées du pays pendant le règne le plus long du Mali indépendant. La cérémonie, sur la Place d’armes du Génie militaire, était présidée par le colonel Assimi Goïta, président du Comité national pour le salut du peuple (CNSP). Dès son arrivée, le colonel Assimi Goïta a signé le livre de condoléances, s’est recueilli sur la dépouille mortelle. avant de s’installer à la tribune officielle. Place à la marche funèbre avec le corps sur un chariot recouvert du drapeau national sous les sons de la fanfare. Ensuite, ce fut les témoignages de la famille et des compagnons du défunt. Doua Abraham Sissoko, beau-frère du disparu, témoignant au nom de la famille, a indiqué que Moussa Traoré avait plusieurs familles au Mali. Mais pour lui, sa première famille était l’Armée. D’après lui, c’était un musulman pieux, un homme simple qui faisait tout dans la plus grande simplicité et avec un sens du devoir. « Moussa Traoré aimait la vérité et avait horreur du mensonge », a dit le frère de son épouse qui a déclaré que le défunt avait le souci du Mali. « C’est pourquoi, il tombait malade chaque fois qu’un évènement malheureux frappait notre pays. Et sa prière était de ne pas mourir laissant le Mali dans la situation difficile qu’il traverse », a dit Doua Abraham Sissoko. UNE VIE UTILE – Au nom de ses compagnons, L’ancien secrétaire politique de l’Union démocratique du peuple malien (UDPM, ex-parti unique), Djibril Diallo, a salué «la mémoire d’un homme d’exception, un homme d’Etat, l’un des enfants les plus illustres du Mali contemporain». Le secrétaire politique du parti unique, à l’époque, a retracé quelques faits saillants dont il a été témoin en tant que ministre d’Etat et secrétaire politique du Bureau exécutif central (BEC) de l’UDPM. Selon M. Diallo, le président Moussa Traoré accordait sa confiance aux cadres maliens jusqu’à preuve du contraire et avait foi à leur génie créateur et à l’esprit d’initiative. «Il me disait toujours ceci : Monsieur le secrétaire politique, chaque fois que Dieu fait, si vous le pouvez, donnez-moi le nom d’un cadre compétent, même s’il ne m’aime pas, s’il aime le Mali, je suis prêt à travailler avec lui», a témoigné Djibril Diallo qui a noté, en particulier, la création du Service national des jeunes qui permettait, non seulement, de choisir les meilleurs cadres mais, également, de fortifier le sentiment patriotique et la conscience civique de ceux qui devraient administrer plus tard. Djibril Diallo a, ensuite, rappelé que sous le magistère de Moussa Traoré, de nombreuses réalisations ont vu le jour dans le domaine de la maîtrise de l’eau, de la modernisation de l’agriculture, de l’organisation et de la mobilisation du monde rural, de la décentralisation, du désenclavement, de l’alphabétisation. De même que dans le domaine économique où les plus grands investissements hydro-agricoles, industriels, énergétiques, routiers du Mali indépendant ont été réalisés à cette époque. BRILLANT PARCOURS – Concernant la politique extérieure, Djibril Diallo dira que Moussa Traoré a été au cœur des débats essentiels sur les regroupements sous-régionaux ayant sanctionné la naissance d’importantes organisations de coopération comme la Communauté économique de l ;Afrique de l’Ouest (CEAO), ancêtre de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMAO), l’Organisation de la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS), le Comité inter-Etats de lutte contre la sécheresse au sahel (CILSS), la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). « Le président Moussa Traoré, a ajouté Djibril Diallo, a consolidé les liens avec les peuples d’Afrique australe du fait que certains leaders des mouvements de libération qu’il a formés sont devenus les hauts responsables de leurs Etats devenus indépendants ». Egalement, le défunt président a tissé d’excellentes relations avec tous les pays épris de paix et de justice sur la base du respect mutuel et de l’intérêt réciproque, «dans le respect des engagements souscrits». Djibril Diallo a dit, en outre, qu’il a rendu le pays, en quittant le pouvoir, avec ses frontières intactes sinon élargies. Le général Amadou Sagafourou Guèye, grand Chancelier des ordres nationaux, avant de présenter ses condoléances, au nom du président du CNSP a, dans l’oraison funèbre, rappelé le brillant parcours du défunt. Né le vendredi 25 septembre 1936 à Sébétou, le jeune Moussa Traoré fit, très tôt, preuve d’une intelligence et d’une maturité au-dessus de la moyenne. « De 1944 à 1950, a-t-il rappelé, Moussa Traoré a fréquenté l’école régionale de Kayes avant de réussir, comme major de la promotion, le concours d’entrée à l’Ecole des enfants de troupes de Kati. Il en sortira, en 1955, également, major de la promotion ». Pour lui, «ce militaire dans l’âme, pour qui la discipline, la dignité, le respect de la parole donnée étaient un véritable sacerdoce a consacré sa vie entière à sa terre natale, œuvrant inlassablement pour son rayonnement au-delà de l’Afrique, ouvrant le Mali au monde». La sonnerie aux morts et un défilé militaire en l’honneur du défunt ont mis fin à cette cérémonie officielle. Le corps a, ensuite, été remis à la famille pour la cérémonie religieuse et son enterrement. Moussa Traoré repose désormais au cimetière de Hamdallaye. A la fin de la cérémonie, l’ancien président Amadou Toumani Touré (ATT), qui l’a renversé en 1991, a déclaré aux journalistes qu’il fut un collaborateur du général Moussa Traoré pour avoir commandé la Garde présidentielle, pendant un temps, et les unités parachutistes dont il lui avait confié le commandement. Pour Amadou Toumani Touré, c’était une marque de confiance. «Je ne pouvais pas ne pas venir», a déclaré l’ancien président qui s’est dit heureux que « le Mali ait organisé une cérémonie aussi grandiose et belle pour un homme qui, à un moment, a incarné notre pays. » Le président de la Transition, entre 2012 et 2013, le Pr Dioncounda Traoré, et plusieurs anciens
Kadiolo : Un nouveau bureau de 15 membres pour diriger le Comité local Eau
Kadiolo, 18 septembre (AMAP) Un nouveau bureau de 15 membres du Comité local Eau, à sa tête Yacouba Konaté de la Commune de Fourou, a été mis en place jeudi à Kadiolo, pour un mandat de 3 ans, sous la présidence du préfet de Cercle, Mahamar Haïdara, a constaté l’AMAP. Le Chef de l’exécutif local a exhorté la nouvelle équipe à tout mettre en œuvre pour relever les défis majeurs de la localité en matière de gestion des ressources en eau . Mahamar Haïdara a saisi l’occasion pour rappeler qu’avec la prolifération des sites d’orpaillage, le cercle est confronté à des problèmes tels que l’utilisation des dragues sur les cours d’eau, la dégradation de l’environnement et l’utilisation de produits toxiques comme le mercure et le cyanure. Le préfet a également invité chacun des participants à servir d’ambassadeur de la protection des eaux dans son village car l’eau est un bien précieux à préserver pour les générations futures. Les CLE qui sont au nombre de 37 dans notre pays, ont été mis en place dans le cadre de la gestion intégrée des ressources en eau (GIRE). Leurs missions fondamentales concernent la mise en œuvre de la gestion intégrée des ressources en eau à l’échelon local de leur zone de compétence Ces missions comprennent l’information, la sensibilisation des populations sur la politique nationale de l’eau, le code de l’eau et les enjeux de développement socio économiques liés à l’eau. Elles comprennent la sensibilisation des populations à l’économie de l’eau et à la protection de sa qualité, la protection des ressources et gestion des conflits, le partenariat et la gouvernance locale (vérification de la prise des décisions du CLE et leur application ; vérification du suivi de l’exécution des décisions intéressant le CLE et la mobilisation des ressources financières nécessaires à son fonctionnement). Les travaux qui se sont déroulés à la préfecture ont regroupé une soixantaine d’acteurs des communes venus de Fourou et de Loulouni, dans le Cercle de Kadiolo. NIO/KM (AMAP)
COMATEX : Marche des travailleurs pour la réouverture de l’usine
Ségou, 17 sept (AMAP) Plusieurs travailleurs de la société Compagnie malienne des textiles (COMATEX-SA) ont marché, mardi, sous une chaleur écrasante, à l’appel de l’Union régionale des travailleurs de Ségou (URTS), pour réclamer la réouverture de l’usine, a constaté l’AMAP. Les 1.300 salariés de la première usine textile du Mali, inaugurée en 1968, sont en chômage technique depuis le 03 août et ne perçoivent pas de salaires. La direction de la COMATEX justifie la fermeture du site par l’insuffisance de matières premières, des problèmes de trésorerie, l’absence d’exonération et l’électricité. Après d’âpres négociations, l’usine n’a toujours pas ouvert. Ce qui a suscité la colère des travailleurs. Tôt le matin, ils se sont d’abord massés à la place de l’Indépendance avant de se diriger vers le Gouvernorat de Ségou. Les marcheurs brandissaient des pancartes où on pouvait lire : «Nous, travailleurs de la COMATEX-SA demandons la reprise des activités sans délai». Avançant en rangs serrés, après plusieurs minutes de marche, les manifestants ont été reçus au gouvernorat par le directeur de cabinet, Siné Dembélé. Le secrétaire général de URTS, Issa Touré, a présenté le mémorandum. De façon générale, les revendications de l’URTS s’articulent autour du redémarrage, « sans délai », des activités d’usinage à la COMATEX-SA, le paiement « de manière rétroactive » des salaires de l’ensemble des travailleurs, la signature du nouvel accord d’établissement de l’Usine de sucre SUKALA-SA, sa mise en application « sans délai » par les entreprises parapubliques et sociétés anonymes implantées dans la Région. Les travailleurs réclament, également, les avantages salariaux obtenus, de 2014 à 2019, par l’Union national des travailleurs du Mali (UNTM), l’une des centrales syndicales du Mali, le respect de la liberté syndicale et, enfin, la réduction des taxes imposées sur les transporteurs par les mairies. « Si, toutefois, les revendications ne sont pas satisfaites », l’URTS observera un débrayage de 72 heures, allant du 23 au 25 septembre prochain, avec sit-in dans tous les lieux publics de la Région, afin de soutenir les travailleurs de la COMATEX-SA. En réponse, le directeur de cabinet du gouverneur de Ségou a rassuré les marcheurs que tout sera mis en œuvre afin de répondre à leurs préoccupations. Issa Touré a espéré que la direction de l’usine répondra positivement à la demande des travailleurs. MS/MD (AMAP)
Mali: La désignation des dirigeants de la Transition est en cours (CNSP)
Bamako, 17 sept (AMAP) Le porte-parole du Conseil national pour le salut du peuple (CNSP), le colonel-major Ismaël Wagué, a annoncé, mercredi matin, à Bamako, que le CNSP) a engagé le processus de constitution du Collège qui doit désigner le président et le Premier ministre de la Transition au Mali. Dans une conférence de presse, à Kati, pour restituer les conclusions du mini-sommet de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) à Accra, au Ghana, auquel le président du CNSP a pris part, mardi, le colonel-major Wagué a déclaré que le CNSP s’engage à respecter toute décision du Collège, en passe d’être constitué pour désigner les responsables du pouvoir intérimaire. Sans donner beaucoup de détails sur les critères de désignation de ses membres, le porte-parole du CNSP a indiqué que ce collège sera composé de militaires, de représentants de la société civile et d’autres sensibilités de la Nation. En engageant le processus de mise en place du Collège pour désigner les dirigeants de la transition, quelques heures seulement après la rencontre de la capitale ghanéenne, le CNSP veut, conformément au souhait des chefs d’État de la sous région, mettre rapidement en place un président et un Premier ministre pour diriger la transition. Les dirigeants ouest-africains avaient donné une semaine à cet effet, à compter du 15 septembre. Ils avaient, aussi, exigé que le président et le Premier ministre soient des civils. Dans ses échanges avec la presse, le porte-parole du CNSP n’écarte pas l’hypothèse de la désignation d’un militaire par le Collège pour diriger la Transition. Il a rappelé que cela est, d’ailleurs, le souhait exprimé, lors de la concertation nationale, par la grande majorité des Maliens. Cependant, il n’exclut pas non plus l’idée d’une concession du CNSP si le choix d’un militaire devait compliquer davantage la situation du Mali. Dans tous les cas, le CNSP s’engage à respecter ce qu’aura décidé le Collège qui, selon Ismaël Wagué, « intégrera dans ses analyses, aussi bien les conclusions de la concertation nationale que la position de la communauté internationale ». Par contre, les fonctions de vice-président et de président du Conseil national de la transition, qui est considéré comme l’organe législatif, seront assumées par des militaires. Lors de cette rencontre avec la presse, le porte-parole du CNSP a fait un compte rendu des échanges que le colonel Assimi Goïta a eus avec les chefs d’État de la CEDEAO. Le chef du CNSP a fait le voyage de la capitale ghanéenne pour présenter les conclusions de la concertation nationale et plaider pour la levée ou l’assouplissement des sanctions prises par l’organisation communautaire contre le Mali. A l’issue des échanges, le CNSP n’a pas eu de suite favorable. Les dirigeants ouest-africains ont, en effet, conditionné la levée des sanctions à la mise en place d’une transition civile. «Ils voulaient que nous donnions un avis favorable à cette requête, dès aujourd’hui, pour qu’on puisse se quitter sur un accord avec un communiqué à la fin », a relaté l’officier supérieur. « Mais, nous leur avons dit que nous n’avions pas ce mandat». Malgré l’intransigeance des chefs d’État, le colonel-major a estimé que ce déplacement à Accra n’a pas été un échec. En effet, selon lui, l’invitation du président du CNSP à ce mini-sommet est une forme de reconnaissance de son statut de chef d’État. Aussi, ce déplacement leur a permis d’expliquer, de vive voix, la situation réelle au Mali et de partager la Feuille de route et la Charte issues de la concertation nationale. Mieux, le CNSP a réussi à convaincre ses interlocuteurs d’étendre la période de transition à 18 mois, au lieu des 12, initialement indiqués par l’institution sous-régionale. ID/MD (AMAP)
Filière anacarde : Les acteurs en conclave pour valider la Stratégie nationale de développement
Bamako, 16 sept (AMAP) Le ministère de l’Agriculture, à travers le Projet d’appui à la filière anacarde au Mali (PAFAM), a organisé, mardi, au Palais de la culture Amadou Hampâté Ba un atelier de validation de la Stratégie nationale de développement de la filière anacarde au Mali. La rencontre était présidée par le conseiller technique du ministère de l’Agriculture, Yacouba Koné, en présence de la coordinatrice nationale du projet PAFAM, Mme Baba Kongo, du président de l’Interprofession de la filière anacarde au Mali (IPROFAM), Dr Ibrahim Togola, des partenaires techniques et financiers et de nombreux acteurs de la filière anacarde. Cet atelier de deux jours, vise à consolider et valider les travaux réalisés dans le cadre de l’élaboration du document de la Stratégie nationale de développement de la filière anacarde, ainsi que le plan d’action pour sa mise en œuvre avec la contribution de tous les acteurs impliqués. Mme Baba Kongo a souligné que cet atelier est d’une importance capitale pour la filière, car il réunit « tous les intervenants de la filière pour faire le diagnostic et donner des axes stratégiques pour assurer le développement de la filière avec un plan d’action sur 5 ans ». Selon elle, le point fort est l’organisation des acteurs de la filière pour assurer la production et la productivité de l’anacarde afin d’apporter de la valeur ajoutée. Le PAFAM cofinancé par l’Union européenne (UE) et par l’Agence espagnole de coopération internationale au développement (AECID) à travers le «Fonds fiduciaire d’urgence en faveur de la stabilité et de la lutte contre les causes profondes de la migration irrégulière et du phénomène des personnes déplacées en Afrique» a pour mission de valoriser la filière cajou au niveau national. L’objectif principal du projet est de contribuer à la lutte contre la pauvreté, au développement durable et à la réduction de l’émigration au Mali par la mise en valeur de la filière anacarde. La filière anacarde est, aujourd’hui, parmi les plus porteuses au Mali. Les bassins de productions sont situés dans les Régions de Sikasso, Kayes, Koulikoro, Ségou. L’anacarde constitue une source importante de revenu pour une bonne partie de la population de ces zones de production et demeure l’une des principales cultures de rente au Mali. Introduite au Mali depuis les années 60, la culture de l’anacarde connait un essor de développement sans précédent grâce aux appuis des partenaires techniques et la politique de développement sectorielle du gouvernement pour diversifier les produits d’exportation, afin d’équilibrer la balance commerciale. Selon Yacouba Koné, le Mali produisait environ 50.000 tonnes de noix brutes et plus du triple en pomme, et cette production a évolué pour atteindre 87.455 tonnes de nos jours. Elle emploie une frange importante de main d’œuvre surtout en milieu rural et occupe une place importante dans les produits d’exportation. Nonobstant cette place de choix des produits de cajou dans le tissu économique du Mali, la filière reste confrontée à des difficultés telles que, le faible niveau d’opérationnalisation et de coordination entre les maillons de production, de transformation et de commercialisation, l’insuffisance des infrastructures et technologies de transformation à grande échelle. Depuis 2007, un processus de structuration de la filière anacarde au Mali a été engagé. Dans cette dynamique, le PAFAM a commandité, une étude pour l’élaboration de la stratégie nationale de développement de la filière anacarde au Mali. Cette étude a pour but de corriger les insuffisances, disposer d’une vision globale de promotion de la filière, définir les principes d’intervention clairs, fixer les objectifs stratégiques et déterminer les axes de travail et actions concrètes en vue de booster la filière anacarde au Mali. MS/MD (AMAP)
Colonel Assimi Goïta face à la communauté malienne au Ghana : « Tout le monde doit se mettre à la tâche »
Envoyés spéciaux Issa DEMBELE Oumar DIOP Accra, 16 sept (AMAP) Le président du Comité national pour le salut du peuple (CNSP), le colonel Assimi Goïta, a invité, lundi, tout le monde à se mettre à la tâche, s’adressant à la communauté malienne au Ghana, en marge du sommet extraordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) sur la situation au Mali, qui s’est tenu, mardi, à Accra, la capitale ghanéenne. Entouré de ses proches collaborateurs, et l’ambassadeur du Mali, au Ghana, Abdoul Kader Touré, le président du CNSP a évoqué les problèmes comme la mauvaise gouvernance, la corruption, l’insécurité qui font sombrer notre pays qui ont justifie la prise du pouvoir par les militaires. «Nous sommes intervenus pour l’intérêt supérieur du pays. Et cela sans effusion de sang », a-t-il soutenu,. Il a indiqué que son ambition « est de poser les jalons du Mali de nos rêves. Toutes choses qui imposent une conjugaison des efforts ». « Tout le monde doit se mettre à la tâche. Et cela demande des sacrifices à consentir », a prôné le colonel Assimi Goïta, ajoutant que « le Mali est notre seul patrimoine commun que nous devons sauvegarder ». Environ deux millions de Maliens sont établis au Ghana, d’où ils suivent, avec intérêt, l’évolution de la situation politique au Mali. Le déplacement des responsables de CNSP a été aune occasion pour eux de mieux comprendre ce qui se passe au Mali. Massivement, ils étaient venus à l’hôtel Peduase Valley, lundi dans la soirée. Devant nos compatriotes établis au Ghana, le porte-parole du CNSP, le colonel-major Ismaël Wagué, a soutenu que l’Armée est intervenue le 18 août pour sauver la nation. Une « mission de sauvetage » dont l’objectif est, selon lui, de « mettre en place les bases essentielles pour qu’on puisse repartir vers un Mali nouveau, à l’issue d’une transition et des élections générales”. Pour y arriver, le CNSP compte sur l’apport de tous les Maliens. «La contribution de tout un chacun est non seulement essentielle, mais aussi vitale», a lancé le colonel-major Ismaël Wagué. L’urgence pour les nouvelles autorités du Mali est de convaincre les chefs d’Etat de la CEDEAO à lever les sanctions qui vont « surtout contre la population, déjà soumise à de rudes épreuves”. Selon lui, la quasi-totalité de la population fait confiance au CNSP. «Que les uns et les autres comprennent cela», a-t-il déclaré, tout en précisant que c’est un «contrat moral» qui lie désormais le CNSP et la population. Ces messages du CNSP ont rassuré nos compatriotes qui, dans leur majorité, ont accueilli favorablement la prise du pouvoir par les militaires. «Nous avons confiance en vous et à tous ceux qui sont impliqués dans la recherche de solutions à la crise malienne », a indiqué Mohamed Maïga. Pour lui, le déplacement du CNSP au Ghana, à l’invitation du président Nana Akufo Addo, prouve que leur pays d’accueil et l’ensemble de la CEDEAO ont « le souci du Mali ». ID/MD (AMAP)
Produits de consommation : Les stocks peuvent couvrir plusieurs mois, selon la Direction nationale du commerce et de la consommation
Par Cheick M. TRAORE Bamako, 16 sept (AMAP) Les sanctions de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) font planer le risque de pénurie de certaines marchandises importées. Mais la Direction nationale du commerce et de la consommation (DGCC) rassure sur le niveau de nos réserves, Un mois après la démission du président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, suite à l’intervention de l’Armée, le Mali reste sous embargo de la (CEDEAO). La tenue, les 10, 11 et 12 septembre, de la concertation nationale sur la transition n’a pas fait fléchir les chefs d’Etat de l’organisation ouest-africaine. Ces assises ont même étalé au grand jour les divergences de vue entre le Comité national pour le salut du peuple (CNSP) et une partie du Mouvement du 5juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) qui a rejeté la Charte de la transition. Ces désaccords assumés semblent être mis à profit par certains pour tenter de créer la panique au sein de la population, prédisant ainsi une rupture très prochaine des stocks en denrées de tout genre. Les Maliens doivent-ils craindre ce scénario professé par les individus aux intentions inavouées ? La disponibilité en denrées peut-elle couvrir les besoins essentiels avant la levée des sanctions ? Existe-t-il des alternatives crédibles d’approvisionnement en cas de prorogation ou d’alourdissement du blocus ? Cet embargo arrive au mauvais moment pour le Mali. Très vaste pays sans débouché sur la mer, le Mali vit depuis 2012 une crise sécuritaire, sociale et politique qui affecte, année après année, ses efforts de développement. La croissance de son Produit intérieur brut (PIB) a régresser de plus de 6% à un peu moins de 5% (2019) sur la même période. Ce taux est, selon le dernier rapport des services du Fonds monétaire international (FMI), estimé à 0,9% cette année, contre une projection initiale de 5%. Cette chute drastique est consécutive aux effets de la crise sanitaire. S’il faudrait y ajouter les effets néfastes de l’embargo, l’économie malienne tomberait en récession. Comme ce fut le cas après le coup d’Etat de 2012. Cette régression économique est à nouveau envisageable eu égard au volume des échanges entre le Mali et les autres pays membres de l’organisation sous régionale. Ceux-ci comptent pour environ 17% de nos recettes d’exportation dont 6.1% sur le Burkina Faso, 4,9% vers la Côte d’Ivoire, 4,7% en direction du Sénégal et 0,91% vers la Guinée. En direction de ces pays, le Mali exporte principalement le bétail, les noix de karité, les denrées agricoles (pomme de terre, mangue, etc.). En revanche, notre pays dépend en grande partie d’eux en matière d’importations. Le Sénégal vient en tête avec 21% du volume des produits importés dans la zone. Il est suivi par la Côte d’Ivoire avec 9.7%. Nos achats de biens dans les pays membres de la CEDEAO avoisinent 40% du total de nos importations. A titre illustratif, le Mali a, en 2018, importé pour 472 milliards de Fcfa auprès du Sénégal et 377 milliards de Fcfa auprès de la Côté d’Ivoire. La moyenne quotidienne est de 2,3 milliards de Fcfa de produits importés auprès de ces deux pays : 1,3 milliard de Fcfa en faveur du Sénégal et un milliard de Fcfa pour la Côte d’Ivoire. SOUVERAINETE ECONOMIQUE – “Les hydrocarbures constituent l’essentiel de nos produits d’importation (24%), suivis des machines (8,4%), des véhicules (6.9%), des équipements électroniques (6.6%)”, précise l’analyste Abdoul Karim Coulibaly. Selon lui, ces produits transitent ou sont revendus pour la plupart par ces pays. «C’est par exemple, ajoute le spécialiste, le cas des hydrocarbures dont le Mali s’approvisionne à travers le Sénégal. Bien que n’étant pas producteur de pétrole, le Sénégal arrive à exporter le pétrole en direction du Mali, bénéficiant ainsi dans les termes de l’échange». Il ajoute que d’autres produits tels que le poisson, la banane plantain, le ciment, le bois, sont directement produits par nos voisins de la CEDEAO. Une restriction sur les échanges n’est pas alors sans conséquence pour l’économie et sur la population maliennes. «Un embargo sera très ressenti par la population malienne, car il nous priverait de 40% de nos produits d’importation», analyse M. Coulibaly. Pour l’expert, ce ressenti se manifestera par un accroissement du prix des denrées et des produits manufacturés à cause de leur rareté sur le marché et une baisse des recettes de nos opérateurs économiques. Ces derniers verront leurs biens stockés au niveau des différents ports. « Cela peut avoir des contraintes de coûts de stockage, et même affecter certaines denrées périssables », déplore-t-il. Ces chiffres illustrent à suffisance que le Mali est loin de pouvoir se passer de ses voisins de la CEDEAO. L’économiste Étienne Fakaba Sissoko, lui, rappelle, à juste titre, notre dépendance économique. «Savez-vous qu’aujourd’hui, l’ensemble du patrimoine (argent, liquidité) du Mali est dans un compte unique à la BCEAO ? Avec l’embargo de la CEDEAO, on n’y a plus accès. Aujourd’hui, nous fonctionnons sans caisse régulièrement alimentée, donc exclusivement avec les nouvelles entrées de recettes et la liquidité existante au Trésor», a-t-il écrit dans un récent post. Toutefois, le directeur général du commerce, de la consommation et de la concurrence, Boukadary Doumbia, intervenant sur une radio, invite les consommateurs à la sérénité. « Dans le cadre de la lutte contre la Covid-19, le ministère en charge du Commerce, à travers la DGCC, avait pris des mesures pour faciliter l’importation des denrées de première nécessité », rappelle M. Doumbia. «Toutes les provisions n’ont pas été utilisées. A ce jour, les stocks que nous avons dans les magasins peuvent couvrir plusieurs mois. Et n’y a pas de raison d’augmenter les prix, comme le font certains commerçants en cas de crise», rassure le DGCC. Menaçant de sanction les contrevenants, il précise que son service a décidé de ne plus donner d’autorisations pour l’exportation des produits de base maliens dans les pays de la CEDEAO. Cela jusqu’à la levée de l’embargo. Rappelons aussi que les produits alimentaires, pharmaceutiques, les hydrocarbures, sont exclus des sanctions de la CEDEAO. ALTERNATIVES – Afin de renforcer notre capacité de résilience, Boukadary Doumbia propose de tout mettre en œuvre
Sommet d’Accra sur le Mali : La CEDEAO réclame toujours une transition dirigée par des civils
Envoyés spéciaux Issa DEMBELE et Oumar DIOP Accra, 15 sept (AMAP) La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) réclame toujours une transition au Mali dirigée par des civils mais a, en revanche, fait une concession sur la durée du pouvoir intérimaire en entérinant la proposition de 18 mois de la délégation malienne, a-t-on appris de source malienne, dans la capitale ghanéenne, Accra, où un sommet de l’organisation commune ouest-africaine sur le Mali. En se rendant à Accra, le Comité national pour le salut du peuple (CNSP) espérait obtenir la compréhension et l’adhésion des chefs d’Etat de la CEDEAO aux conclusions de la concertation nationale. À l’épreuve, Assimi Goïta et sa délégation ont dû se rendre à l’évidence : l’organisation sous-régionale s’en tient à ses principes. Si les dirigeants ouest-africains sont d’accord pour une transition de 18 mois, ils sont, cependant, restés catégoriques sur le profil des personnalités devant la conduire. En effet, ils ont réitéré leur exigence concernant la restauration d’un pouvoir civil. Et c’est à cette seule condition que les sanctions seront levées. C’est ce qu’a annoncé le président ghanéen à l’issue des travaux du sommet consacré à Mali. Nana Addo Dankwa Akufo-Addo, qui assume la présidence tournante de l’organisation commune ouest-africaine, était entouré lors de cette réunion consultative par six de ses homologues : Alassane Dramane Ouattara de la Côte d’Ivoire, Mahamadou Issoufou du Niger, Macky Sall du Sénégal, Rock Marc Christian Kaboré du Burkina Faso, Alpha Condé de la Guinée Conakry et Faure Gnassingbé du Togo. Il y avait également le vice-président du Nigéria. Les échanges avec les dirigeants du CNSP ont permis, au moins, d’éclairer davantage la lanterne des chefs d’Etat sur la situation politique et les souhaits des populations dont une bonne frange n’est pas contre une transition dirigée par les militaires pour une durée de 18 mois. Le président burkinabé, Rock Marc Christian Kaboré, a confié à la presse que les informations fournies par le CNSP ont permis à la CEDEAO de mieux comprendre et d’orienter, par conséquent, sa stratégie de sortie de crise. « Cependant, a-t-il précisé, les chefs d’Etat ont fait comprendre aux dirigeants du CNSP que le président de la transition et le Premier ministre doivent être forcément des civils ». Une position que l’organisation sous-régionale a maintenue parce que cela fait partie de ses principes. Par contre, elle a reconsidéré sa position sur le délai qui pourra légèrement excéder les 12 mois pour atteindre les 18 mois. « Sur ce plan, on n’a pas véritablement de contradiction sur le fond », a indiqué le président Burkinabé qui a justifié cette concession par la nécessité de « bien organiser les choses et permettre au processus de tenir sur le bon délai ». « Une fois que le président et le Premier ministre de la transition seront mis en place, il va de soit que le CNSP serait dissout de fait », a ajouté Rock Marc Christian Kaboré. S’agissant de la vice-présidence, le président burkinabé a révélé que cette question n’a pas été débattue au cours de la rencontre. Ainsi, le CNSP pourrait l’occuper, « mais uniquement pour des questions de défense et de sécurité ». Aussi, a-t-il précisé, ce « vice-président ne pourra pas remplacer le président en cas de vacance du pouvoir ». DEUX HEURES D’HORLOGE– Sans plus de détails, le président Alassane Dramane Ouattara a estimé que les nouvelles décisions prises par la CEDEAO permettront d’aller de l’avant. Selon lui, ce que les chefs d’Etat souhaitent, c’est d’arriver rapidement à la levée des sanctions pour mettre fin à la souffrance du peuple malien. Sur ce chapitre, le président en exercice de la CEDEAO a ajouté que les chefs d’Etat sont « très conscients des difficultés causées par les sanctions » et qu’ils « voudraient aussitôt que possible, les lever ». Pour cela, il y a une seule condition : la nomination d’un président et d’un Premier ministre civils pour diriger la transition. Les chefs d’Etat se sont exprimés à l’issue d’une longue et certainement anxieuse journée pour les membres de la délégation malienne. Le stress a commencé dès la matinée quand, comme pour signifier l’illégitimité du CNSP, les chefs d’Etat n’ont pas autorisé le colonel Assimi Goïta et sa délégation à participer à la cérémonie d’ouverture. C’est à Peduase Lodge, où s’est déroulé l’événement, qu’ils en ont été poliment informés, avant d’être priés de retourner à l’hôtel en attendant la fin de cette cérémonie. De retour sur le lieu du sommet, la délégation malienne a été appelée à rejoindre les chefs d’Etat aux environs de 13 heures, pour une séance de travail qui a duré plus de deux heures d’horloge. Juste avant l’entrée en scène du CNSP, les organisateurs, certainement sur instructions, avaient pris le soin d’enlever le drapeau du Mali. Le geste n’est pas anodin. Pour autant, la délégation malienne, déterminée à se faire entendre par les chefs d’Etat, n’a manifesté, en aucun moment, un quelconque sentiment de frustration. « Il faudra accepter beaucoup choses. L’essentiel est de partir d’ici avec une bonne nouvelle pour le peuple », nous a confié un membre de la délégation. En marge de la rencontre, les membres du CNSP ont eu des tête-à-tête avec chacun des chefs d’Etat présents. ID/MD (AMAP)
Le M5-RFP veut consolider la bonne entente avec le CNSP (Point de presse)
Bamako, 15 sept (AMAP) Le Mouvement du 05 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) a dénoncé, mardi, lors de son point de presse au QG de la Coordination des mouvements, associations et sympathisants de l’iman Mahmoud Dicko (CMAS), les pratiques qui ont conduit à l’adoption des textes de la Transition avant de déclarer qu’il « n’entendait ni rompre ni entrer en conflit avec le CNSP », a constaté l’AMAP. Dans une déclaration liminaire, lue devant la presse, le président du Comité stratégique du M5-RFP, Choguel Kokala Maïga, a réaffirmé la « totale disponibilité (du mouvement) à cheminer avec le Comité national pour le salut du peuple (CNSP) pour la renaissance et la refondation du Mali ». Il a rappelé tous les efforts que M5-RFP a déployés pour instaurer des relations de confiance mutuelle avec le CNSP. « Ces efforts fournis de part et d’autre et l’écoute mutuelle pratiquée doivent se poursuivre et ne devraient pas être vains », dit la déclaration. Le M5-RFP « réaffirme sa totale disponibilité à œuvrer de consœur avec le CNSP et tous les Maliens épris de changement pour la renaissance et la refondation du Mali », précise cette déclaration. Et d’ajouter : « le M5-RFP n’entendait ni rompre ni rentrer en conflit avec le CNSP qui, encore une fois, a parachevé la lutte que (le mouvement) a enclenchée pour obtenir la démission d’Ibrahim Boubacar Kéita et de son régime ». S’agissant des relations M5-RFP/CNSP, il n’a pas caché une certaine insatisfaction. «Une délégation du CNSP est partie à Accra pour négocier, discuter du sort du Mali sans y associer le M5-RFP», a-t-il déploré. Quant au Pr Ibrahim Ikassa Maïga, il a indiqué que le M5-RFP a constaté avec regret l’opacité qui a entouré le traitement des rapports des groupes de travail lors de la concertation nationale. Pour lui, le document produit à l’issue de ces assises nationales «ne reflète pas les points de vue et les décisions du peuple malien». Malgré tout, en prenant ces positions courageuses et patriotiques qu’il assume, le M5-RFP «n’entend ni rompre ni entrer en conflit avec le CNSP qui a parachevé la lutte du peuple ». La protestation élevée par le M5-RFP visait, selon lui, « à mettre en garde tous ceux qui, hier, se sont opposés au changement et ont demandé le rétablissement de l’ancien président dans ses fonctions après sa démission ». La même mise en garde était adressée « aux personnes qui étaient dans les coulisses pour essayer de manipuler les participants au cours des travaux de la concertation nationale et dénaturer les conclusions de la concertation nationale ». L’Imam Mahmoud Dicko, Issa Kaou N’Djim, Clément Dembélé, Cheick Oumar Sissoko n’étaient pas présent à ce point de presse. OD/MD (AMAP)

