Diré : le sous préfet central enlevé mercredi, libéré sain et sauf

Bamako, 21 juin (AMAP) Le sous préfet central de la ville de Diré, Région de Tombouctou, dans le Nord du Mali, Sékou Sidiya Coulibaly, a été libéré, dimanche, par ses ravisseurs qui le détenaient avec un autre préfet depuis mercredi dernier. Le sous préfet central de Diré et son collègue de Dangha, Oumar Traoré, sous préfet de la commune rurale de Dangha ont été enlevés par des hommes armés qui ont fait irruption dans la cour de la préfecture à bord de pick-up. Au cours cette attaque, les assaillants avaient tiré sur la population faisant trois blessés dont un enfant qui succombera des suites de ses blessures. Selon des témoins, les assaillants ont également emporté deux motos. MT/MD (AMAP)

Mouvement du 5 juin : Deuxième vendredi de contestation à Bamako

Par Mohamed Touré Bamako, 19 juin (AMAP) « Non à l’augmentation du prix des engrais », revendique une pancarte tenue par un jeune homme en sueur. C’est une préoccupation relative aux difficultés des agriculteurs. Les slogans du genre sont légion. Comme le 5 juin, date de la dernière sortie, la chaleur suffocante n’a pas découragé les manifestants. Encore moins le coronavirus. Ce vendredi, comme annoncé par les leaders du Mouvement du 5 juin Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP), plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées sur le boulevard de l’Indépendance de Bamako pour réclamer le départ du régime en place. Sous un soleil accablant, toutes les astuces sont bonnes pour s’abriter. Certains manifestants s’aspergeaient d’eau fraîche pendant que d’autres cherchaient des coins d’ombre pour se cacher des rayons de soleil. Des chants, des danses et des multiples va-et-vient agrémentaient la manifestation, pour d’autres groupes. Les vendeurs d’eau, de boissons, de vuvuzela, de teeshirts, ayant aussi investi les lieux, se frottaient les mains. Il en est de même des gérants de multiples parkings improvisés tout autour du boulevard. Depuis la matinée, certains manifestants, parmi les plus déterminés étaient sur place. Comme la fois précédente, un imam a même conduit la prière du vendredi sur le boulevard. A entendre les manifestations, les raisons du mécontentement sont multiples. En plus de l’augmentation du prix des engrais que dénonce le jeune à la pancarte, la question de la corruption, l’insécurité, l’organisation des dernières législatives sont, entre autres, les raisons invoquées par certains manifestants. Ces doléances les ont amenés à répondre à l’appel lancé par plusieurs hommes politiques rassemblées autour l’Imam Mahmoud Dicko. Ces leaders étaient visibles sur une tribune installée pour l’occasion. Des têtes connues de la scène politique étaient sur place. On pouvait apercevoir, entre autres, le Dr Oumar Mariko, Choguel Maiga, l’ancien Premier ministre Modibo Sidibé ou encore Mme Sy Kadiatou Sow. Cheick Oumar Sissoko, cinéaste et ancien ministre de Culture s’est adressé en premier à la foule. Suivi par Issa Kaou N’djim, porte-parole de l’iman Mahmoud Dicko. Les deux ont réaffirmé les raisons de la mobilisation, en proposant aux manifestants d’aller au Palais de Koulouba (présidence) pour l’occasion. Mahmoud Dicko, prenant la parole en dernière position, va calmer les ardeurs. Il demandera que des représentants désignés partent à Koulouba et non toute la foule. Il a rappelé l’engagement pris sur l’honneur de gérer la crise sans dégâts et sans casse. « On ira chez personne pour vandaliser », a-t-il lancé. Plus tard, au retour des émissaires envoyés à Koulouba, sans réponse satisfaisante, l’imam demandera à la foule de rentrer pacifiquement à la maison, en attendant le prochain appel du mouvement. MT/MD (AMAP)  

Travail des enfants : Les habitudes et les pratiques ont la vie dure

Par Ouka BA Diéma, 18 juin (AMAP) Dans le cercle de Diéma, le travail des enfants est une pratique ancrée dans les habitudes. Malgré les dispositifs de sensibilisation mis en place par l’Etat et ses partenaires, rien ne semble bouger. Ici, de nombreux parents utilisent leurs enfants dans des activités dépassant souvent leurs capacités physiques. Dès que les premières pluies tombent, les enfants ne traînent plus dans les rues. Tous se dirigent vers les champs. Après les récoltes, ils sont commis à d’autres activités, notamment le transport de l’eau, du bois de chauffe, du fourrage, la confection de briques en banco. Dans cette localité à majorité soninké, le travail des enfants n’est pas lié à la pauvreté, contrairement à ce que pensent certains, mais plutôt au manque de bras valides. Le Cercle de Diéma étant une zone de forte migration, des jeunes âgés de 15 à 20 ou plus partent, à longueur de journée, vers les côtes de la Méditerranée. Mouvement humain momentanément contrarié par la fermeture des frontières, ces derniers temps, en raison de la Covid-19. Dans ce cas, leurs parents sont obligés de les remplacer dans les champs par leurs petits frères qui n’ont pas souvent l’âge de produire. On apprend aux enfants à travailler durement, afin d’éviter qu’ils ne tombent dans la paresse, et n’adoptent des comportements déviants, pouvant déshonorer leurs parents. «  Si l’enfant apprend à travailler, soutient Malla, un ancien migrant, il pourra se débrouiller partout ». Tout petit, Malla aidait son père à réparer le toit de leur maison, lorsque de fortes pluies endommageaient la toiture. « Mon père et moi, montions sur le toit. A l’aide de son gros orteil, il appuyait sur les petits trous qui laissaient suinter de l’eau, en les bourrant avec du banco », poursuit-il. Abdoulaye Touré, le 1er adjoint au maire de Diéma, dira que le travail des enfants fait partie de leur processus éducatif. « C’est pour que, poursuit l’élu, les parents préparent leurs enfants afin d’affronter des épreuves, lorsqu’ils foulent le sol du pays des blancs ». De l’avis de Mme Soukouna Fatoumata Maiga, première adjointe au maire de la Commune rurale de Grouméra, si le travail des enfants existe toujours, c’est par respect de la coutume. Pendant l’hivernage, les enfants ne restent pas à ne rien faire. Ils vont travailler dans les champs. « Si l’enfant travaille bien, ses parents pourront compter sur lui, lorsqu’il ira à l’aventure », renchérit Mme Soukouna. PRATIQUES ET HABITUDES – Ce tailleur, s’exprimant sous le couvert de l’anonymat, regrette de n’avoir jamais été à l’école. « C’est un véritable handicap qui me poursuivra jusqu’à la tombe », dit-il. Chaque fois qu’un client se présente dans son atelier, il est obligé de recourir aux services de quelqu’un, pour noter dans un cahier, l’identité de la personne, ainsi que ses mesures pour la couture. La notion de travail forcé des enfants est réfutée par Bakary Sacko, un notable de Diangounté Camara, qui, à sa connaissance, n’existe nulle part dans le Cercle de Diéma. « Si les parents emploient leurs enfants, dit l’homme, c’est pour leur propre intérêt,  pour les aider à préparer leur avenir ». « Mais faisons en sorte que ceux qui sont à l’école puissent poursuivre correctement leurs études », insiste-t-il. Selon le Maire de la commune rurale de Lambidou, Mamadou Coulibaly, assis derrière son bureau, cette pratique n’a d’autres raisons que d’éviter que les enfants quittent le chemin d’une bonne éducation et « deviennent des voleurs, des bandits de grand chemin ». « C’est pourquoi, dès l’âge de dix ans, on montre le chemin du champ à l’enfant. On le prépare à devenir un homme avant son départ à l’étranger », explique M. Coulibaly. « Tous les enfants ne peuvent pas réussir à l’école. A l’heure actuelle, mes enfants sont au champ en train de semer », ajoute-t-il. Une petite fille, les pieds couverts de poussière, un plateau rempli de cacahuètes en équilibre sur la tête, part de ‘grin’ en ‘grin’, pour proposer aux buveurs de thé, sa marchandise. « Avec mes petites recettes cumulées, raconte-t-elle, je parviens à régler mes petits besoins sans déranger maman ». TRAVAIL, PAS FORCÉ – Une femme a refusé d’engager, comme servante, une fillette de 10 ans, que ses parents sont venus lui présenter. Jean, père de famille, confie de petites tâches à ses enfants, en fonction de leur calendrier scolaire. « Les jours où il n’y a pas classe, ils font oeuvre de salubrité, arrosent les arbres. Pendant les grandes vacances, chacun apprendra un métier », dit Jean. Aguibou Bah, chef secteur agriculture, lie le phénomène à la pauvreté. Selon lui, la plupart des enfants abandonnent les bancs pour travailler et soutenir leurs parents. « Beaucoup d’enfants, aujourd’hui, sont devenus des apprentis soudeurs, mécaniciens,  tailleurs, menuisiers et autres. Leurs parents ne sont plus capables de les surveiller correctement. Ce qui joue, parfois, sur leur éducation », argumente-t-il. En la matière, il propose qu’une étude soit réalisée pour connaître les causes réelles des impacts négatifs du travail des enfants dans le Cercle de Diéma. Cela permettra, à son entendement, de trouver des pistes pour freiner cette pratique « qui nuit au développement de notre pays ». Mamadou Mah Sissoko, résident à Dioumara, soutient que le travail des enfants a pris de l’ampleur, ces dernières années, dans le Cercle de Diéma. Garçons et filles, tous travaillent. En plus des travaux champêtres, les filles s’occupent également de la cuisine et autres charges domestiques. Il déplore les conséquences du travail des enfants, qui, selon lui, est source d’échec scolaire. Bouya Dia, animateur d’une ONG, explique que dans certains milieux, une fille mineure, qui vit chez ses beaux-parents, est chargée de certains travaux. Elle monte sur la charrette, chaque jour, pour la corvée d’eau, la recherche de bois pour la cuisine ou fait du petit commerce. Pendant l’hivernage, elle va au champ. Notre interlocuteur s’est appesanti sur la déscolarisation des enfants, qui, d’après lui, est un facteur favorisant le travail des enfants. « Avant, il n’existait pas de travail des enfants, ici, dans le Kaarta. Avant l’introduction de la charrue, tout se faisait avec à la main. Les adultes préparaient les champs, les labouraient, les

Nioro du Sahel : Visite surprise du Premier ministre Boubou Cissé

Nioro, 17 juin (AMAP) Le Premier ministre, Chef du gouvernement, Dr Boubou Cissé, est arrivé mercredi pour « une visite privée » surprise à Nioro du Sahel (Ouest) où il a été accueilli par les autorités politiques et administratives de la localité, a constaté sur place l’AMAP. Après sa descente d’avion, le Premier ministre, vêtu de boubou blanc surmonté d’un bonnet bleu-blanc, a salué les corps constitués et s’est aussitôt dirigé vers la résidence du Chérif de Nioro, au quartier Kaimé. Avant de rencontrer le chef religieux, Boubou Cissé a, d’abord, été reçu par son fils ainé, Moulaye Oumar Haidara. Le fils du Chérif a, ensuite, accompagné Dr Boubou Cissé chez le chef religieux. Rien n’a filtré de ce bref entretien, encore moins de l’audience avec le chef religieux qui a duré de 15 à 18 heures et au cours de laquelle, Boubou Cissé n’était accompagné que de son aide de camp. Au sortir de cette audience, le Premier ministre avait un visage souriant. Des membres du cabinet du Premier ministre étaient venus baliser le terrain, prendre rendez-vous avec le Cherif de Nioro. Pour le moment, personne ne sait, exactement, les raisons de cette visite surprise mais, selon des indiscrétions, le temps presse et « il faut tout mettre en œuvre d’ici vendredi pour apaiser les tensions et éviter, par la pression des religieux et autres légitimités du pays, toute escalade ou dégradation de la situation sociopolitique ». Le Chef du gouvernement rentre à Bamako ce soir (mercredi). Cette visite du Premier ministre intervient après le refus des acteurs du Mouvement du 5 juin-Rassemblement des Forces Patriotiques (M5-RFP) de la main tendue, mardi, du président de la République. Ils s’apprêtent à manifester le 19 juin, après un premier rassemblement dle 5 juin. Le président de la République, Ibrahim Boubacar Kéïta, dans son adresse à la Nation du dimanche 14 juin, s’était dit disposer à rencontrer « le Mouvement dit du 5 juin ». Une offre rejetée par le M5-RFP qui, dans un communiqué, daté du 16 juin, réitère ses griefs contre le pouvoir. MD/MD (AMAP)

Nioro du Sahel : Visite surprise du Premier Ministre Boubou Cissé

Nioro, 17 juin (AMAP) Le premier Ministre, Chef du gouvernement, Dr Boubou Cissé, est arrivé mercredi pour une visite privée surprise à Nioro du Sahel (Ouest) où il a été accueilli par les autorités politiques et administratives de la localité, a constaté sur place l’AMAP. (Développements à venir) MD/MD (AMAP)

Kayes : Un enseignant déguisé en policier tombe dans les filets de la police

Kayes, 17 juin (AMAP) Le chef de la Brigade de recherche (BR) du commissariat de police du 1er arrondissement de Kayes, le capitaine Adama Coulibaly, et ses éléments ont mis la main sur un enseignant qui détenait chez lui des tenues et autres objets appartenant à la police et à l’une de ses connaissances. Il s’agit principalement d’uniformes qui appartiennent au commissaire principal du Commissariat de Police du 2è Arrondissement de Kayes, situé à Kayes N’Di. Tout est parti de l’exploitation des résultats d’une réquisition concernant un téléphone volé le 9 juin 2020. Lors de son interrogatoire, le suspect Moussa Diallo a expliqué à la police qu’il se faisait passer pour un policier. De ce fait, il portait la tenue et les galons du commissaire pour initier une patrouille dans le quartier de Kayes N’Di dans le but de soutirer de l’argent à ses victimes ou les dépouiller de leurs biens dont des téléphones. Certains habitants ont fait des déclarations de vol de téléphones au Commissariat du 1er arrondissement de Kayes que dirige le commissaire Salim Cissé. Le pot aux roses a été découvert lorsque la BR de ce commissariat a enregistré des déclarations de vol de téléphone de deux victimes. Selon ces plaignants, le suspect faisait seul sa patrouille en moto et il demandait les pièces d’identité et celles des motos de certaines victimes. Et si l’une de ces pièces manquait, le faux policier ne se faisait point prier pour demander à ses victimes de payer la contravention. Le malfrat intimidait ses victimes en leur faisant croire que l’équipe de patrouille n’était pas loin, avant de s’éclipser dans la nature. A la suite de ces plaintes, les éléments de la BR ont mené une enquête le 9 juin 2020 qui leur a permis d’interpeller Moussa Diallo. Agé de 35 ans, ce faux commissaire enseigne dans une école privée de Kayes dans le quartier de Bencounda. Lors d’une perquisition dans sa maison, le capitaine Adama Coulibaly et ses collègues ont récupéré une tenue de policier, un insigne et une paire de galons du commissaire principal. Mais le malfrat a indiqué aux limiers qu’il a retiré ces tenues et équipements à un enfant lors du pillage du commissariat de police du 2è arrondissement de Kayes survenu le 12 mai dernier. D’après le capitaine de police Adama Coulibaly, l’épouse du suspect aurait pris les affaires de son mari pour les dissimuler quelque part en ville, loin de regards indiscrets. Tombée dans le piège que lui ont tendu les éléments de la BR, cette dame a fini par avouer le forfait commis par son époux. Elle a déclaré aux policiers que parmi les affaires de son conjoint, figuraient un réfrigérateur, un colis contenant divers objets vestimentaires et informatiques et l »a somme de de 4 900 Fcfa. Le « faux policier » a été déféré au parquet et mis sous mandat de dépôt le 11 juin pour « pillage, vol, incendie volontaire. La police a établi un autre procès-verbal contre lui pour usurpation de titre. Après le saccage et l’incendie du Commissariat de Police du 2ème Arrondissement de Kayes survenu au lendemain du décès du jeune Seyba Tamboura, les manifestants ont emporté tous les effets importants dont des tenues, des armes, des minutions, des téléphones portables, des documents. Beaucoup d’objets volés, dont des armes, demeurent toujours introuvables, créant un sentiment d’insécurité dans la ville. BMS/MD (AMAP)

Kayes: Des effets volés lors de l’incendie du commissariat du 2e arrondissement retrouvés chez un dealer (Police)

Kayes, 17 juin (AMAP) L’antenne régionale de l’Office central de stupéfiants (OCS) et le Commissariat de Police du 1er Arrondissement de Kayes ont récupéré certains objets volés lors de l’incendie du Commissariat de Police du 2è Arrondissement, survenu le 12 mai 2020, au lendemain de la mort d’un jeune motocycliste, suite à une bavure policière. Les investigations de l’OCS ont débouché sur l’arrestation d’un vendeur de stupéfiants, le 25 mai 2020, entre 13 heures et 14 heures, à Kayes N’Di. Les policiers ont trouvé sur lui une clé USB de la police, un indice qui a poussé l’OCS à approfondir ses enquêtes. D’après le commandant de l’antenne régional de l’OCS de Kayes, le capitaine Tourou Kanouté, les perquisitions ont permis, à ses éléments, de saisir un Pistolet mitrailleur (PM) avec chargeur garni, une grenade lacrymogène à main, une quantité importante de munitions de guerre, de l’électroménager, des motos dont une en pièces détachées et des meubles. Une semaine après ces saisies, les enquêteurs de l’OCS ont découvert chez la personne interpellée une table métallique sans support. Le vendeur a été arrêté pour détention illégale de cannabis, d’armes, de munitions de guerre et d’autres objets provenant de pillages, ainsi que les receleurs. S’agissant des objets volés au Commissariat de police du 2è Arrondissement de Kayes, quatre personnes, dont deux voleurs et deux receleurs présumés, ont été interpellées, le 25 mai dernier. Un certain AS a voulu payer la cartouchière contenant 22 cartouches. BMS/MD (AMAP)

Kéniéba : Saisie d’importantes quantités de drogues

Kéniéba, 17 juin (AMAP) Les éléments de l’Office central des stupéfiants (OCS) ont saisi d’importantes quantités de stupéfiants et de produits prohibés, au cours de plusieurs missions, du 11 au 14 juin 2020, dans certaines communes du Cercle de Kéniéba. Dans toutes ces localités, ils ont procédé à des interpellations, tout en saisissant des produits pharmaceutiques contrefaits. Parmi ces produits, il y a une quantité importante de Tramadol vendu, du crack (drogue très dure) à Kéniéba, 37 grammes, de hoff (11 grammes), skintch (2 briques), cannabis en briques, en boules et en vrac. La moisson comprend aussi 1 376 compris de Tramadol 120-200-225. D’après le chef de cette mission, les gens ont fait disparaître tous les produits prohibés qui se trouvaient sur le marché « florissant », avant même l’arrivée de sa délégation. L’équipe s’est rendue à Diabarou, un village situé à 6 km de Dabia, chef-lieu de Commune. Ils ont poursuivi leur chemin sur Boularya (15 km de Diabarou), toujours dans la même commune rurale. D’autres produits ont également été saisis : 1 100 comprimés de Diaspan, 320 kg de produits pharmaceutique contrefaits dans ces localités. A Makounké (Dabia), la délégation de l’OCS n’a pas trouvé sur place le dealer de stupéfiants, de surcroît un grossiste. Les fournisseurs de ce dernier résident dans d’autres localités. « Au moment du premier achat, il a disparu. C’est sa femme qui a vendu le produit à notre précurseur, sans le savoir. Elle a affirmé à celui-ci qu’elle n’était pas au courant de l’interdiction de la vente de ces produits », a raconté le commandant de l’OCS, le capitaine Tourou Kanouté. Selon lui, deux hommes et une dame sont impliquées dans cette affaire et l’enquête suit son cours normal. BMS/MD (AMAP)      

Bourem : Enlèvement d’un véhicule militaire par des individus non identifiés

Bourem, 17 juin (AMAP) Un véhicule militaire a été enlevé, mardi, par des individus non identifiés, au check point à la sortie Est de la ville de Bourem, à moins de 50 mètres de la ville. Il était 9heures quand un motocycliste s’est présenté devant les militaires à ce poste qui contrôle les entrées et sorties des motos venant des fractions voisines. Mais au moment où le militaire se dirigeait vers la moto, un véhicule serait sorti de nulle part, avec deux personnes à bord qui se sont mises à tirer. Quand les éléments ont déserté les lieux, les assaillants s’emparèrent des armes et du véhicule tout neuf muni d’une arme collective. Après les coups de feu, les Forces armées maliennes (FAMa) engagèrent une poursuite de quatre heures mais en vain. Les assaillants ont mis du temps avant de quitter les lieux. Le check point attaqué est situé entre deux autres, à distance égale de moins de 500 mètres de la base également. Ce check point a déjà été la cible, deux fois, d’une explosion de mines artisanales qui n’ont pas fait de victimes. TMT/MD (AMAP)

Orpaillage traditionnel au Mali : L’organisation passera par les couloirs et les coopératives d’exploitation

Par Babba B. COULIBALY Bamako, 17 juin (AMAP) Un drame survenu, la semaine dernière, dans la carrière principale de la Société d’exploitation des mines d’or de Sadiola (Semos), la récente ruée vers l’or à Gao et Kidal, dans le Nord du Mali, doivent convaincre les acteurs de l’exploitation traditionnelle du métal jaune de la nécessité de restructurer le secteur. Cette activité, qui occupe des milliers de personnes, s’exerce encore dans une certaine anarchie. Les acteurs sont unanimes pour dire qu’une structuration, à travers les couloirs et les coopératives d’exploitation pourrait être profitable aussi bien aux exploitants qu’à l’Etat. Cela, afin de faire de l’orpaillage un levier essentiel du développement socioéconomique de notre pays, notamment les localités et communautés riveraines. L’objectif étant de préserver des vies humaines, les intérêts des compagnies minières et accroître la production nationale estimée à 71 tonnes d’or, en 2019, dont 65,1 tonnes pour la production industrielle. Adopté le 21 août 2019, en Conseil des ministres, le nouveau Code minier définit l’orpaillage comme étant « l’activité à petite échelle consistant à récupérer l’or contenu dans les gîtes primaires, alluvionnaires et éluvionnaires à l’intérieur d’un couloir d’exploitation artisanale par les procédés manuels associant des équipements rudimentaires, sans utilisation de produits chimiques ». Il peut être indifféremment appelée orpaillage traditionnel ou orpaillage artisanal ou manuel, le tout désignant la même activité exercée dans un couloir d’exploitation artisanale. Cette activité profitable à des milliers de Maliens est aujourd’hui menacée, à en croire le président de la Chambre des mines du Mali. Pour prévenir ce scénario catastrophe, Abdoulaye Pona propose de dégager des couloirs d’orpaillage ou d’exploitation artisanale suivant un arrêté ministériel. « La Chambre les mettra alors à la disposition des collectivités concernées par l’orpaillage », assure Abdoulaye Pona. En la matière, une coopérative sera créée. Chaque village fournira un nombre défini d’acteurs pour ce faire. La coopérative, ainsi mise en place, sera déployée au niveau du couloir. « Seuls les membres de la coopérative, exclusivement des Maliens, auront accès à ce couloir », indique notre interlocuteur. Pour qui, cette approche contribuera à la création d’emplois. En ce sens qu’elle prévoit la mise en place de 300 coopératives, à raison de 30 Unions coopératives par zone d’orpaillage, notamment dans les Régions de Koulikoro, Kayes et Sikasso. « Pour la traçabilité de l’or produit, une centrale d’achat composée de kiosques sera instituée. Chaque coopérative sera dotée de 15 comptoirs d’achat qui réuniront l’or produit sur ces placers-là », explique M. Pona. « La seule et bonne manière d’encadrer l’orpaillage, c’est d’organiser les orpailleurs en coopérative comme dans le domaine de l’agriculture », renchérît le président de la Confédération nationale des sociétés coopératives des orpailleurs du Mali (CNSCOM-COOP-CA), créée en 2019. Pour ce faire, explique Amadou Sanoussi Daffé, les coopératives sont en train de migrer vers le nouveau système de l’Organisation pour l’harmonisation du droit des affaires en Afrique (OHADA). C’est-à-dire passer du système de récépissé à l’immatriculation. Cela responsabilise non seulement les orpailleurs, mais les rend juridiquement opérationnels. En conséquence, ils amélioreront leur production et leur productivité, pense-t-il. DES CENTAINES DE COOPERATIVES – L’Etat profitera, ainsi, de cette réorganisation car les coopératives payent des taxes aux collectivités. « Cette formule permet de financer également le secteur de l’orpaillage », ajoute le président de cette Confédération qui regroupe, aujourd’hui, 380 coopératives dans les trois zones d’orpaillage (Kayes, Koulikoro, Sikasso). Précisant que cette activité nourrit actuellement deux millions de personnes, Amadou Sanoussi Dafé soutient que la méthode permettra à l’Etat de disposer de statistiques fiables. Disposer de statistiques fiables et faire de l’orpaillage un vecteur de progrès social et économique, tel est l’objectif du département en charge des Mines. « Le résultat attendu, c’est de savoir exactement quelle quantité d’or est produite par l’orpaillage. Il s’agit aussi de faire en sorte que les populations environnantes et l’Etat aient des retombées et que des activités génératrices de revenus soient créés partout. Que le système d’éducation soit installé, la santé assurée, l’eau potable disponible pour tous, etc. », espère-t-on du côté du département. Des services sociaux de base à la satisfaction desquels l’orpaillage pourrait contribuer s’il est bien géré. Des orpailleurs, rencontrés, vendredi dernier, à Sadiola, en marge de la visite de la ministre des Mines et du Pétrole, demandent la mise à disposition sur les permis des sociétés minières des couloirs d’orpaillage. « Cette demande est une aberration », rétorque le premier responsable d’une société minière, qui a requis l’anonymat. Tout en reconnaissant la nécessité de répertorier les acteurs, de réglementer les méthodes d’exploitation, de contrôler la production et de mettre en place des infrastructures pour sécuriser les personnes et les biens, il précise que les sociétés minières ne demandent que le respect de leurs permis miniers légalement attribués par l’Etat du Mali. « Qui, selon lui, doit faire respecter l’ordre et la loi en protégeant ces permis de l’exploitation illégale et incontrôlée des orpailleurs ». Personne ne peut obliger les sociétés minières à accorder des couloirs d’orpaillage, tranche la ministre des Mines et du Pétrole. « Celles-ci disposent de convention d’établissement en bonne et due forme », a argumenté Mme Lelenta Hawa Baba Ba, lors d’une rencontre à Sadiola. Précisons qu’une convention d’établissement est, selon le Code minier de 2019, l’accord établi au moment de la demande de permis de recherche entre l’Etat du Mali et le demandeur qui fixe les droits et les obligations des parties dans le cadre de la recherche et de l’exploitation de substances minérales. Toute chose qui n’a pas empêché des mines de donner des sites où existe le potentiel. « L’Etat aussi en a donné », tempère la ministre. « Aussi, ajoute-t-elle, des partenaires sont prêts à accompagner les orpailleurs en mettant à leur disposition des machines adaptées et appropriées ». Pour le président de la Fédération nationale des orpailleurs du Mali (FNOM), les couloirs contiennent très peu de minerais. Seydou Keïta estime qu’il faut, pour une meilleure organisation du secteur, recenser les matériels utilisés dans l’orpaillage pour sortir du circuit ceux qui ne sont pas adaptés. Révélant que nous avons 356 sites d’orpaillages dont six à Kidal et un Gao, soit 349 dans