Nioro du Sahel : L’hivernage s’installe précocement, l’espoir aussi

Par Moussa DIAKITE Nioro, 25 juin (AMAP) Trois grosses pluies, au mois de juin et la direction du vent depuis plusieurs semaines ! Des signes annonciateurs d’une bonne saison des pluies, dans le Cercle de Nioro du Sahel, selon les grands connaisseurs du temps qui prédisent un hivernage « vraiment très prometteuse ». Tous les anciens, ici, savent que les premières pluies commencent à tomber à partir de mi-juillet. Ce qui fait d’ailleurs que les populations ont fixé le 14 juillet, comme le début de l’hivernage. Depuis plusieurs décennies, le premier signe annonciateur de la bonne saison des pluies est un vent de sable, dans l’après midi, obscurcissant tout et se caractérisant, le plus souvent, par de la poussière partout. Ce grand vent de sable, pour les spécialistes de la localité, est accompagné de pluie pour les années de grande pluviométrie. C’est à partir de cette date et, généralement, pendant le mois de juillet, que beaucoup commencent à penser aux champs pour commencer les travaux. Nioro est une localité située au centre du Sahel. Toute pluie atteignant les cinquante millimètres provoque potentiellement une inondation. Ces trois dernières années, les quantités de pluies tombées n’ont pas été suffisantes. L’hivernage s’est installé en retard et les pluies se sont vite arrêtées. Ce qui a naturellement joué sur les cultures qui n’ont pas donné de bonnes récoltes. Cette année, avec déjà deux grands vents de sable et trois grosses pluies, au mois de juin, l’espoir est vraiment permis. Cependant, chacune des pluies tombées était accompagnée de grands vents causant des dégâts par endroits : des branches d’arbres cassées, des hangars détruits, des toitures de maisons arrachées et même des feuilles de tôles emportées. Il faut aussi signaler l’abondance des éclairs et des bruits assourdissants de tonnerre. Qui font peur aux populations. De Diaye-Coura à Koréra Koré, en passant par Nioro-ville, les paysans ont commencé les labours. Certains n’ont même pas hésité à commencer les semences, généralement du mil, du niébé et de l’arachide (des variétés hâtives). Les transhumances internes et transfrontalières pour la recherche de pâturage battent leur plein. Le long de la bande frontalière entre le Mali et la Mauritanie, des animaux sont présents de part et d’autres mais l’herbe n’a pas totalement poussé. Les pâturages contiennent, jusqu’à présent, de l’herbe sèche. Des points d’abreuvement ont, partout, de l’eau. En tout cas l’espoir est là, chez les paysans qui projettent, déjà, de faire bonne récolte si les pluies continuaient ainsi et si leur répartition était bien faite dans le temps. Ici, il n’y a ni fleuve, ni rivière mais des marigots temporaires et des rigoles. Pendant les périodes de grandes précipitations, ces réservoirs se remplissent d’eau et se déversent sur les routes et même dans les familles voisines, provoquant souvent des inondations. Cela se solde par une peur des populations riveraines. Ce qui constitue une véritable menace pour les enfants et les animaux. Le fond de ces cours d’eau est couvert uniquement de sable. L’eau y coule à une vitesse tellement incroyable qu’elle peut emporter une personne sur son passage. Chaque année, des cas de noyade sont signalés partout dans le cercle. En 2007, l’eau sur le pont séparant Maguiraga-Counda de Koulouba a emporté un véhicule avec trois personnes à bord. Deux passagers ont été sauvés mais le troisième, Isaac Sow, après les recherches, a été retrouvé mort enfoui dans du sable, trois jours après, à une quinzaine de kilomètres, en aval. En 2012, deux gardes ont trouvé la mort, entre Nioro et Yéréré, de retour d’un recouvrement d’impôts, quand leur véhicule a tenté de traverser un marigot sur la route. On a eu vent de cas de motocyclistes morts par noyade, partout à travers le Cercle. Des noyades d’enfants sont monnaie courante presque chaque année (des bergers, baigneurs ou des enfants venant des champs, après les pluies). L’explication est simple : il n’y a que du sable au fond. L’eau circule à une vitesse si forte que le courant fait bouger le sable sous les pieds, ce qui fait tomber l’engin ou la personne qui est aussitôt entrainé par le courant. La ville de Nioro, comme beaucoup d’autres localités du cercle, est traversée par des marigots qui, après les pluies débordent et inondent les habitations voisines. A chaque début d’hivernage, les autorités communales organisent des opérations de curage des caniveaux pour faciliter le ruissellement des eaux. Si l’opération tarde, cette année, les pluies pourront surprendre et les familles voisines du poste de police jusqu’au périmètre maraîcher des femmes ne sont pas à l’abris d’inondation. Les quartiers Diaka, Tichitt, Maguiraga Counda ainsi que le centre commercial, qui sont dans un creux, par rapport aux autres (véritables déversoirs des eaux) sont déjà menacés. A chaque hivernage, la mare Babala Goumba (une mare en plein cœur de la ville, au quartier Tichitt) et le marigot de Malicounda débordent. Cette mare a toujours été une menace pour les populations des quartiers Diaka et Tichitt. Les risques de noyade et de maladie s’amplifient car des enfants s’amusent dans l’eau sale infestée de toutes sortes de déchets. Les mouches et les moustiques y pullulent donnent, dans un concert de coassements continus de grenouilles et de crapauds en fête. Le lycée Fodié Maguiraga, l’Ecole fondamentale Mabendi Guissé et les écoles du quartier Malicounda sont tous situés soit à coté ou soit derrière des cours d’eaux. Le pont radier, qui sépare l’Ecole Tiébilé Dramé de la ville, est une véritable menace pour les élèves. Sur ce pont, les eaux peuvent monter jusqu’à plus d’un mettre. Les enfants ont toutes les peines du monde à traverser. Le courant de l’eau est si fort qu’il peut même emporter un véhicule chargé. Avec la prolongation de l’année scolaire jusqu’au mois d’août, période des hautes eaux, l’inquiétude devient grande chez les parents qui espèrent que des mesures d’urgences seront prises. MD/MD (AMAP)

Nioro du Sahel : Le bureau de l’AMAP saccagé par une violente tornade

Nioro, 25 juin (AMAP) Une violente tornade s’est abattue sur Nioro du Sahel, dans la nuit du lundi au mardi, et a endommagé le bureau du correspondant de l’AMAP, emportant la toiture des locaux. Les tôles, en tombant, ont cassé la vitre d’un véhicule stationné, au bord de la route, devant les locaux situés au centre commercial, dans le bâtiment de l’ex-Maison du peuple. La tornade a d’abord commencé par une première rafale de vents violents, aux environs de 23 heures, une deuxième, assez violente, vers 03 heures du matin et une troisième, moins violente, vers 05 heures du matin. Les bourrasques accompagnées de pluie ont emporté tout sur leur passage. Des branches d’arbres arrachées, des hangars détruit et des toitures de maisons emportées ou arrachées en des endroits. Partout, à travers la ville, des dégâts. Tous les sept quartiers de la ville ont subit les traces des vents. Le lendemain matin a été consacré aux activités de réparation des maisons. On voyait des gens au dessus des toits partout à travers la ville. Au marché, dans des services et dans des habitations privées, des dégâts ont été plus ou moins graves. Heureusement, c’était tard dans la nuit. On n’a enregistré aucune perte en vie humaine et aucun blessé. Seulement des dégâts matériels énormes. Toute la mémoire de l’ordinateur de bureau, le téléphone fixe, les livres, archives (journaux depuis 2005) et objets divers sont détruits par les eaux. Contacté, le Préfet du cercle est venu constater les dégâts. Ce bureau du correspondant de l’AMAP a été offert, en 2005, par le colonel d’aviation Fallé Tangara, préfet de l’époque, juste après sa nomination. Le bureau est resté fonctionnel jusqu’à ce 23 juin 2020. MD/MD (AMAP)    

Bandiagara : Les Forces armées maliennes neutralisent des terroristes près du village de Nyan (Centre)

Bandiagara, 25 juin (AMAP) Six terroristes ont été neutralisés et une vingtaine faits prisonniers, mardi, près du village de Nyan, dans le Cercle de Bandiagara(Centre), par les Forces armées maliennes (FAMa) qui ont, également, saisi des armes et des motos, a appris l’AMAP de source sécuritaire. Les forces armées nationales, au cours des patrouilles  dans les villages de Somadougou, Docoumbo, Kema, Sofara, Pérou, Sinekama, entre autres, pour retrouver deux véhicules emportés lors de l’attaque du poste de  sécurité de la Gendarmerie de Wo, ont tué ces terroristes, avant d’en faire prisonniers. Les prisonniers ont été mis à la disposition de la Gendarmerie pour des enquêtes, selon notre source qui précise que ces terroristes s’adonnaient au vol de bétail et au pillage des villages et hameaux de culture dans ces localités. Notre source précise, également, que ces éléments semaient la terreur au niveau des populations, en les empêchant de s’adonner à leurs travaux champêtres en cette période hivernale. KM (AMAP)

Bourem : Pénurie de charbon de bois

Bourem, 24 juin (AMAP) Le charbon de bois manque, aujourd’hui, à Bourem où le sac de charbon se vendait à 5500 ou 6000 Fcfa. Le bois est introuvable et le peu qui arrive sur le marché, les jours de foire, les lundis et vendredis, fait l’objet de tiraillements entre les consommateurs. Malgré le prix élevé : 2 ou 3 branches à 500 Fcfa. En dessous de ce montant, on retourne bredouille. Selon  la population, cette situation est due au départ de tous les bras valides, adultes et jeunes, vers les sites d’orpaillage à Ntahakane, dans le Gourma . Et même  Gao, la capitale régionale qui ravitaille, souvent, Bourem, se trouve dans la même situation. Actuellement, certaines familles ont repris les anciennes habitudes : le ramassage de la bouse de vaches. La situation est à craindre avec cette pandémie de la Covid-19. Aucune solution n’est envisageable avec la décrue qui fait que les bateaux sont encore à quai. Ces embarcations sont les seuls moyens pouvant transporter le charbon du Sud vers le Nord du Mali, car l’état de la route Gao-Sévaré s’est dégradé. La population de Bourem attend, vivement la crue pour voir la fin de sa souffrance. TMT/MD (AMAP)

San : Deux personnes grièvement blessées et d’importants dégâts matériels dans un accident de la circulation

San, 24 juin (AMAP) Deux personnes ont été grièvement blessées et d’importants dégâts matériels dans un accident de la circulation survenue samedi aux environs du village de Bienso, commune rurale de Niasso, entre San et Bla , sur l’axe de la RN6, a appris l’AMAP de source locale. Une voiture de marque Toyota Corrola S avec deux personnes à bord, quittant Bandiagara en direction de Bamako a percuté  vers 16 heures un taurillon, faisant un tonneau, pour se renverser dans les champs à proximité des habitations, tuant l’animal,  blessant grièvement les deux passagers à bord et désintégrant l’engin. Les deux occupants blessés ont été admis au centre de santé de référence de San pour les premiers soins avant d’être  évacués  à l’hôpital Nianankoro Fomba de Ségou.  Selon des informations recueillies et recoupées sur place,  cet accident serait dû à un excès de vitesse et à l’inobservation des règles de la circulation routière du conducteur du véhicule. Notre source précise que des éléments de la brigade territoriale de la gendarmerie de San ont été dépêchés  sur les lieux pour établir les circonstances exactes du drame. NC/KM (AMAP)

Covid-19 : La Fondation Princesse Esther Kamatari distribue des masques aux femmes minières de Kangaba

Par Oumar DIAKITE Bamako, 24 juin (AMAP) Le cercle de Kangaba, zone d’orpaillage, est peuplé d’une population à fortes composantes flottantes de différentes nationalités. En plus des Maliens venant d’autres régions du pays, des Burkinabés, des Guinéens, entre autres, sont arrivés massivement sur les sites miniers du cercle de Kangaba. Les femmes y travaillent, aussi, en grand nombre. Elles jouent un très grand rôle dans l’extraction de l’or. Ces dames testent, tirent la corde et lavent le minerai dans le cadre du processus d’extraction du métal jaune. Evoluant dans le domaine de l’environnement, Princesse Esther Kamatari a voulu venir en aide à ces femmes minières pour les aider à se prévenir de la maladie à coronavirus. La Fondation Princesse Esther Kamatari (FPEK) a, ainsi, fait fabriquer des masques en bogolan et du savon avec la coopérative ‘Kotognontala’ des femmes productrices de savon de Kalabambougou. A cet effet, elle est entrée en contact avec la Fédération des femmes minières du Mali (FEMIMA) afin que celle-ci coordonne son action de bonne volonté sur le terrain. Princesse Esther Kamatari, présidente de la Fondation qui porte son nom, s’est rendue à Kangaba, samedi 20 juin 2020, pour distribuer 1050 masques et du savon aux femmes minières de la localité. La mission était composée de ses partenaires de la FEMIMA et de Swiss Malian Honor Circle (SMHC). Après une fine pluie, au petit matin du samedi, une délégation composée de la Princesse Esther Kamatari, des responsables de SMHC, de la FEMIMA et de la presse, a pris le départ pour Kangaba. A l’arrivée, aux environs de 9 heures, l’équipe a procédé à la traditionnelle salutation des autorités locales. Tour à tour, chez la présidente des femmes de Kangaba, N’Ba Doumbia, le chef de village, Naman Kéita et chez le président du Conseil de Cercle, Bakary Kéita. Toutes ces personnalités se sont réjouies du geste humanitaire et le choix porté sur leur localité. « Nous sommes ravis que vous offrez des masques et du savon aux femmes minières qui font la fierté de notre zone. Elles ont un rendement important. Elles contribuent à l’épanouissement de la famille parce que les chefs de famille ne peuvent pas tout faire. Si elles sont protégées, cela va leur permettre de faire la navette entre les mines et leur maison, avec moins de risque de contamination à la Covid-19. Nous vous remercions à sa juste valeur», s’est exprimé le président du Conseil de cercle de Kangaba, Bakary Kéita. La cérémonie proprement dite s’est déroulée sur la place de la Case sacrée de Kangaba, « Kamabolon ». Elle a débuté par des pas de danse des femmes avec la Princesse Esther Kamatari parmi les danseuses. Dans une atmosphère enthousiaste, les femmes bénéficiaires ont exprimé ainsi leur satisfaction. La donatrice, Princesse Esther Kamatari, en était heureuse. « D’abord, elles m’ont fait danser. Jamais, je n’ai imaginé qu’un samedi matin j’allais danser avec des femmes de Kangaba. Elles étaient très belles, formidables. Elles ont beaucoup de fierté. Elles méritent vraiment notre respect », a-t-elle dit. Pour elle, c’est une catégorie de femmes qu’on ne voit pas : « On ne voit que les bijoux fabriqués avec l’or qu’elles produisent. Mais on ne sait pas que derrière, il y a des femmes incroyables qui font des travaux tellement difficiles, durs ». « Il faut, a-t-elle estimé, leur donner un peu de lumière, mais surtout leur apporter des masques pour qu’elles se protègent ». Selon elle, il s’agit de suivre les recommandations du Chef de l’Etat qui a dit : « un Malien, un masque ». C’est aussi pour préserver toutes ces populations de la Covid-19, en leur offrant des masques et du savon et de leur rappeler « les gestes barrières qu’on a tendance à oublier ». C’est vrai que dans une localité comme Kangaba, c’est difficile d’imaginer qu’on puisse mettre un mètre de distance entre les gens. « Néanmoins, a-t-elle soutenu, s’ils pouvaient porter les masques, se laver les mains plusieurs fois par jour, ce serait une bonne chose ». « Ces masques sont lavables, réutilisables. Donc, elles n’ont aucune excuse pour ne pas le porter, surtout le laver et en prendre soin », a dit la présidente de la FPEK. Par ailleurs, elle a signalé que c’est une histoire de femme à femme. Les masques qui sont offerts aux femmes sont faits en bogolan avec un savon fabriqué par une coopérative de femmes à Bamako. C’est surtout que les gens qui portent les bijoux en or puissent avoir une toute petite pensée pour ces femmes qui nettoient le minerai pour en tirer l’or. « Ce sont des femmes qui tiennent la communauté parce que ce sont elles qui ont la charge des enfants. L’idée est de leur apporter un tout petit peu d’humanité», a-t-elle dit. La présidente de la Fédération des femmes minières du Mali, Mme Diarra Djeneba Samaké, s’est dite très satisfaite du don aux minières de Kangaba. « Nous avons reçu 1050 masques et savons pour les femmes de Kangaba contre la Covid-19. Ces masques vont beaucoup nous aider dans la prévention parce que la maladie n’est pas encore à Kangaba. Les femmes seront protégées contre la Covid-19 », a espéré la présidente de la FEMIMA avant de révéler que les femmes des mines ont beaucoup de difficultés dans l’orpaillage. Elles n’ont pas assez de fonds pour elles-mêmes. Elles sont obligées de travailler pour d’autres. Selon le premier adjoint au préfet de Kangaba, Alidj Bagna, « c’est la première fois qu’une Organisation non gouvernementale fait des gestes salutaires chez nous. Nous ne pouvons que les remercier et les encourager à poursuivre dans cette direction ». « Nous voulons appliquer les mesures barrière », a dit M. Bagna, ajoutant que ces mesures ne peuvent être appliquées sans ces gestes citoyens face à la pandémie actuelle. Il a exhorté les femmes minières à faire bon usage des masques. « Je demande aux femmes minières de porter les masques à tout moment, de se laver les mains au savon et, surtout, d’éviter de se serrer les mains. Cette attitude permettra à nous tous d’être sauvés de la maladie à coronavirus », a-t-il lancé. La cérémonie a pris fin par la

COVID-19 : Les femmes minières de Kangaba dotées en masques

Kangaba, 22 juin (AMAP) Les femmes minières du Cercle du Kangaba ont reçu des masques lors d’une cérémonie, samedi, sur la place publique de la Case sacrée, dans le cadre de la campagne de sensibilisation sur les mesures de prévention du Coronavirus (COVID-19), dans les Régions de Kayes, Koulikoro et Sikasso, a constaté l’AMAP. Cette cérémonie, après Kéniéba, dans la Région de Kayes, a été initiée par la Fédération des femmes minières du Mali (FEMIMA), en partenariat avec l’association Swiss malian honor circle (SMHC) et la Fondation Princesse Esther Kamatari (FPEK) Le chef de village, le représentant du maire et le président du Conseil de cercle ont, tous, souhaité la bienvenue à la Princesse Esther Kamatari, le coordinateur du SMHC et à la délégation de la FEMIMA. Les intervenants ont, tous, souhaité que ce don de kits de protection contre le Coronavirus aux femmes minières de Kangaba accentue leur engagement dans la lutte contre la pandémie à COVID-19. La présidente de la FEMIMA, Mme Diarra Djéneba Samaké, a encouragé les bénéficiaires de ces kits de protection au respect des mesures barrières afin de lutter contre la prolifération de cette pandémie, un problème de santé publique, qui fait de nombreux morts et des ravages à travers le monde. Mme Diarra a salué la SMHC, en partenariat avec la FPEK, qui a fait ce don à 1050 femmes minières des Régions de Kayes, Koulikoro et Sikasso et, particulièrement, le Cercle de Kangaba, de kits de protection contre la COVID-19. La FEMIMA est une fédération issue de la fusion de deux unions de sociétés coopératives à savoir, l’USCOFEMIMA et l’USCOFEM. Son objectif général est la contribution à l’amélioration de la prise en compte du genre dans le développement minier dans la zone de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), réduire les impacts des industries extractives sur les femmes et l’autonomisation des femmes rurales dans l’exploitation minière au Mali, entre autres. La Princesse Esther Kamatari, présidente de la Fondation qui porte son nom, a remercié les populations de Kangaba pour l’accueil chaleureux qui lui a été réservé ainsi qu’à toute la délégation venue de Bamako. La Princesse a été on ne peut plus claire. La FPEK vise, comme objectif, le développement durable dans lequel il y a la santé, l’éducation et la culture. La FPEK avait un projet sur l’éradication des plastiques dans la ville de Bamako. Mais à cause de la COVID-19, les activités de la Fondation ont été réorientées. Elle fabrique actuellement des masques qu’elle distribue. Au nom de toutes les femmes du monde, la Princesse Esther Kamatari, burundaise d’origine, a remercié « les braves femmes minières du cercle de Kangaba qui produisent l’or que les autres femmes utilisent à travers le monde sous forme de bijoux ». Contre la COVID-19 qui fait des ravages partout dans le monde, la FPEK a fait fabriquer des masques destinés, exclusivement, aux femmes minières. Ces masques n’ont pas les mêmes attaches que les masques ordinaires et chaque masque offert à une femme est accompagné d’un morceau de savon. Elle a, également, précisé que les masques sont lavables et fabriqués en tissus bogolan, et que les savons ont été fabriqués par une coopérative de femmes de Kalabambougou, a Bamako. La Princesse a terminé ses propos en invitant « les femmes, elles qui donnent la vie et qui la fait grandir, à porter les masques pour se protéger, protéger leurs enfants et protéger les autres ». Très comblé, le premier adjoint au préfet du Cercle, Alidji Bagna, a remercié la présidente de la FEMIMA pour son courage et sa détermination à appuyer les femmes rurales dans leur labeur quotidien. M. Bagna s’est, également, réjoui de cette campagne de sensibilisation sur les mesures de prévention au Coronavirus que la FEMIMA a initiée dans les Régions de Kayes, Koulikoro et Sikasso, en partenariat avec la SMAC et la FPEK. Il a conclu en disant que l’accompagnement de l’administration ne fera pas défaut chaque fois qu’il s’agira d’une activité qui s’inscrit dans le cadre de la riposte à la pandémie de la COVID-19 et a invité toutes les femmes à respecter les mesures barrières édictées par le Gouvernement. Près de 500 masques ont été distribués, sur place, à la grande satisfaction de la présidente des femmes de Kangaba et en présence, également, M. Mamady Sissoko, coordinateur de l’association SMAC, d’une forte délégation de la FEMIMA, du représentant du maire de la Commune de Minidian, Mamby Keita, du président du Conseil de cercle Bakary B. Keita, du chef de village de Kangaba, Naman Keita et d’une foule nombreuse de femmes minières. SD/MD (AMAP)

Lutte contre la COVID-19 : Barrick offre des équipements et 50 millions de Fcfa aux structures de santé de Kayes

Kayes, 22 juin (AMAP) La société Barrick et ses structures (Gounkoto et Loulo) ont offert, samedi, des équipements d’une valeur de 80 millions de Fcfa et un chèque de 50 millions de Fcfa à la Direction régionale de la Santé de Kayes, dans le cadre de la lutte contre la pandémie de la COVID-19. Ces dons sont constitués de 20 climatiseurs, 5 000 flacons d’eau de Javel, 30 000 gants, 50 000 masque-nez et 40 lits avec matelas pour les salles d’hospitalisation et de confinement, sans oublier les thermomètres infra-rouges. « La société Barrick et ses structures ne sauraient rester en marge de cette lutte (contre la Covid-19), comme c’était le cas avec Ebola. Nous intervenons à trois niveaux (national, régional, local). Nous avons déjà offert 158 000 de Fcfa à l’Etat et, bientôt, nous allons organiser une cérémonie de ce genre à Kéniéba (base de la compagnie minière). Nous invitons les structures de santé à faire bon usage de ces équipements et matériels. Nous encourageons les populations à respecter les mesures barrières », a déclaré le directeur de Barrick, N’Golo Sanogo. Après avoir reçu ces dons, le gouverneur de la Région de Kayes, l’inspecteur général de police Mahamadou Zoumana Sidibé, qui a présidé la cérémonie, a, au nom des autorités, remercié la société Barrick pour « ce geste symbolique et significatif qui va droit à nos cœurs ». Pour lui, ces dons démontrent la volonté de Barrick de compatir aux douleurs de la population de Kayes. « J’invite le personnel de la Santé à utiliser ces équipements à bon escient et à faire en sorte que ces dons arrivent aux bénéficiaires. Je demande l’engagement du personnel de la santé (soldats de la première ligne) qui souffrent, en consentant des sacrifices pour sauver des vies, malgré les risques de contamination et de mort », a dit l’inspecteur général de police Mahamadou Zoumana Sidibé. Il a encouragé Barrick à multiplier les initiatives de ce genre. Il a invité les représentants des chefs traditionnels et religieux, présents à la cérémonie comme témoins, à véhiculer cette information dans leurs quartiers. La cérémonie s’est déroulée en présence du directeur régional de la Santé, Dr. Cheick Tidiane Traoré, du directeur général de l’Hôpital Fousseini Daou de Kayes, Dr. Toumani Conaré, et du directeur régional du Développement social et de l’économie solidaire, Dramane Coulibaly, parmi tant d’autres invités civils et militaires. BMS/MD (AMAP)

Processus de DDR : Quelque 45 ex-combattants rejoignent les rangs de l’Armée

Bamako, 21 juin (AMAP) La phase de rattrapage du processus du désarmement, de démobilisation et de réinsertion (DDR) des anciens combattants au sein des Forces armées maliennes (FAMa), a commncé, jeudi dernier, au camp Général Abdoulaye Soumaré de Kidal, a appris l’AMAP de source officielle. Dans un communiqué rendu public sur le site de l’Armée, cette opération a enregistré 22 ex-combattants, qui viendront remplacer numériquement les éléments qui avaient été jugés inaptes sur le plan médical. Le premier à être enregistré est un ancien combattant de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), Moussa Ag Amassara. « C’est un plaisir de voir l’Armée nationale et les autres mouvements signataires de l’accord de paix et de réconciliation se mettre autour de la table pour que notre pays retrouve la paix et la quiétude », a-t-il dit. Une situation qui rassure les acteurs dont le chef de l’antenne régionale de la commission nationale du DDR à Kidal, Abdoul Karim Matafa. Pour ce dernier, cette phase va consister, d’une part, à orienter les éléments aptes à intégrer les FAMa et, d’autre part, à amener les éléments inaptes vers des projets socio-économiques qui permettront leur réinsertion au sein de la société et dans leur communauté respective. En outre, ajoute le communiqué, M. Matafa se dit, également, très satisfait du bon déroulement de l’opération, car n’ayant pas encore rencontré de difficultés pouvant mettre en cause cette phase de rattrapage du DDR accéléré. “Nous estimons honnêtement, poursuit-t-il, que les travaux démarrent dans la sérénité et que tout se passe normalement avec la présence des forces de sécurité et des unités qui doivent recevoir les combattants pour suivre la procédure du DDR”. Les responsables de la commission nationale du DDR, les membres de la section désarmement de la Minusma et de nombreuses autres personnalités ont pris part à cet événement. Pour rappel, cette opération est coordonnée par la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) à travers sa section régionale du DDR et de la réforme du secteur de la sécurité (DDR/SSR). SS/MD (AMAP)  

Diré : le sous préfet central enlevé mercredi, libéré sain et sauf

Bamako, 21 juin (AMAP) Le sous préfet central de la ville de Diré, Région de Tombouctou, dans le Nord du Mali, Sékou Sidiya Coulibaly, a été libéré, dimanche, par ses ravisseurs qui le détenaient avec un autre préfet depuis mercredi dernier. Le sous préfet central de Diré et son collègue de Dangha, Oumar Traoré, sous préfet de la commune rurale de Dangha ont été enlevés par des hommes armés qui ont fait irruption dans la cour de la préfecture à bord de pick-up. Au cours cette attaque, les assaillants avaient tiré sur la population faisant trois blessés dont un enfant qui succombera des suites de ses blessures. Selon des témoins, les assaillants ont également emporté deux motos. MT/MD (AMAP)