Covid-19 au Mali : 26 nouveaux cas découverts lundi
Bamako, 30 juin (AMAP) Quelque 26 nouveaux cas positifs à la Covid-19 ont été enregistrés au Mali, lundi, portant le nombre total à 2173 dont 1447 guérisons et 115 décès, a appris l’AMAP de source officielle. Selon les services sanitaires, sur les 26 nouveaux cas, 1 cas a été découvert à Kayes (Ouest), 3 cas à Mopti, 1 cas à Badiangara, 2 cas à Bankass (tous dans le Centre du pays), 3 cas à Tombouctou (Nord), 1 cas en CI, 2 cas en CII, 1 cas en IV, 1 cas en V, 8 cas en VI (Dans la capitale) et 3 cas rapatriés. Notons que 15 patients sont guéris et 1 décès est intervenu au cours des dernières vingt-quatre heures. L’Institut de santé publique (ISP), qui invite les populations au calme et à l’observation des mesures préventives, informe que 1737 cas contact font l’objet d’un suivi quotidien. OD/MD (AMAP)
Remise de motopompes aux producteurs de périmètres irrigués de Mopti et Tombouctou
Mopti, 30 juin (AMAP) Le Projet irrigation de proximité et de renforcement de l’agriculture irriguée (IPRODI- Programme Mali Nord) a remis, lundi, aux producteurs des nouveaux périmètres irrigués de Tombouctou et Mopti, 55 motopompes et accessoires pour montant total de 583 490 150 Fcfa hors taxes. Il s’agit de 45 motopompes de trois cylindres avec un débit de 540 m3/heure pour une capacité d’irrigation de 50 hectares destiné à la riziculture en maîtrise totale. Le second lot est constitué de 10 motopompes d’un cylindre avec un débit de 72 m3/heure pour les périmètres maraîchers. Le représentant du ministre, le directeur national du Génie Rural, Aghatam Ag Alhassane, a symboliquement remis la clef d’une motopompe à Ousmane Traoré, président du comité de gestion du périmètre irrigué villageois de Gnimitongon, Cercle de Mopti. Mme Aïssata Guindo du comité du périmètre maraîcher des femmes de Korientzé a reçu son équipement des mains du représentant du gouverneur de la région de Mopti. Cette action du projet et son partenaire stratégique, la coopération allemande, intervient un mois après la remise d’intrants agricoles (semences, engrais urée, phosphate et carburant) aux producteurs de sa zone d’intervention Le coordinateur Mohamed Ibrahim Cissé a expliqué les conditions d’amortissements des moyens d’exhaure. Il a indiqué que les intrants (gaz-oil, engrais, semences), pour la première année culturale, sont financés par IPRODI/PMN. Quant aux motopompes et accessoires dont le coût unitaire s’élève à environ 11,5 millions de Fcfa pour chaque PIV et 5,1 millions par périmètre maraîcher, le projet prend les 70% et les 30% autres sont à la charge des exploitants. Il a exhorté les bénéficiaires à faire bon usage des équipements pour contribuer à l’atteinte des objectifs du projet à savoir : accroître la production et la productivité pour améliorer la sécurité alimentaire, la création de richesse, d’emplois agricoles et la fixation des bras valides dans leurs terroirs, afin de stopper la migration. M. Cissé a remercié la coopération Allemande pour deux décennies d’engagement sans relâche en vue de la promotion de l’agriculture irriguée au Mali et, particulièrement, dans le Delta intérieur. « IPRODI est un projet de stabilisation crée dans l’urgence. Au fil du temps, il est vite devenu un projet de développement fédérateur, de cohésion et d’insertion professionnelle des jeunes » a souligné le représentant du ministre. « C’est dans les moments difficiles que le génie des grands hommes se manifeste. Nous devons développer notre résilience, notre aptitude de travailler dans l’insécurité comme on l’a fait pendant les grandes sécheresses cycliques », a martelé Aghatam Ag Alhassane. Il a demandé aux services techniques d’apporter l’appui conseil aux populations pour assurer la durabilité des investissements. Il a, aussi, exhorté les bénéficiaires à suivre les consignes d’entretien nécessaire pour la longévité des engins. Il a réitéré les remerciements du gouvernement malien à la Coopération Allemande qui, depuis plus deux décennies, sont résolument engagsé pour booster la production et la productivité agricole dans notre pays. DC/MD (AMAP)
Ténenkou : Premier cas de Covid-19 confirmé
Ténenkou, 29 juin (AMAP) Le cercle de Ténenkou, qui restait le seul épargné de Covid-19, dans la Région de Mopti (Centre), a confirmé, samedi, son premier cas détecté chez un patient de vingt sept ans, a appris, lundi, l’AMAP de sources officielles. Au cours de la réunion du comité de pilotage de lutte contre les épidémies et les catastrophes tenue au Centre de santé de référence (CSREF) de Ténenkou, pour faire le point de l’évolution de la maladie et les dispositions à prendre pour renforcer les mesures déjà existantes, le médecin-chef a présenté l’itinéraire du patient qui a quitté la ville pour Bamako, avant d’aller à Bandiagara C’est à Bandiagara que les prélèvements ont été faits. Lorsque les résultats se sont révélés positifs, le patient était déjà en route pour Ténenkou où il travaille dans une ONG de la place. C’est un cas importé, ont concluent les services de santé. C’est arrivé à Ténenkou que le patient a été placé en isolement à Tougnana, un centre à 3 km de la ville où il est pris en charge par les services de santé. Pour le moment son état est stable et les premiers soins qui l’ont été administrés sont l’azithromycine et la chloroquine. Quarante personnes contacts ont été recensées dont 12 qui habitent dans la ville de Ténenkou. Face à cette nouvelle donne, le représentant du chef de l’exécutif local, Hamadoun Tamboura, a invité « tous les membres du comité à doubler d’efforts et à mettre surtout l’accent sur la sensibilisation autour du respect des mesures barrières qui sont les plus efficaces pour éviter la propagation de cette maladie ». Depuis l’apparition de la Covid-19, les autorités administratives et sanitaires ont tenu plusieurs rencontres pour informer et sensibiliser sur les mesures barrières. Grâce à l’accompagnement de plusieurs ONG de la place, des kits de lavage de mains ont été installés à l’entrée du marché, de la gare routière, aux différents points d’entrée de la ville et dans tous les services publics. Cependant, on note que bon nombre de populations, qui ne croient pas à la réalité de la maladie, ne respectent pas les mesures barrières édictées par les pouvoirs publics. MD (AMAP)
Kita : Marche pacifique de la jeunesse contre la dépravation des mœurs
Kita, 29 juin (AMAP) Les jeunes de Kita-gare ont protesté pacifiquement, lundi, contre la prostitution, la consommation de drogues, la prolifération des bars dans leur quartier, a constaté l’AMAP. Les marcheurs ont été reçus par le préfet Mamadou Diakité qui, après les avoir écoutés, a promis une réunion pour analyser leurs doléances et prendre, de concert avec les autres responsables, des décisions a la satisfaction de tout le quartier. « Tout est permis à Kita-gare. Il y a plusieurs dizaines de chambres de passe tenues par des prostituées maliennes et de nationalités étrangères. On y consomme toutes sortes de drogue, il y a toutes sortes d’abus d’alcool, suite à la prolifération des bars. Toutes choses qui ont favorisé l’insécurité grandissante dans le quartier avec son corolaire d’assassinats », ont dénoncé les marcheurs. La jeunesse, qui veut donner une autre image de son quartier, a demandé aux autorités locales compétentes de prendre leur responsabilité pour décréter la fermeture immédiate des bars et buvettes, l’interdiction de toute activité de prostitution sur les lieux. Après la préfecture, selon le porte-parole des jeunes, Djibril Touré, les manifestants se dirigeront vers le commissariat et le Tribunal de première instance de Kita pour passer le même message de protestation. «Nous ne voulons plus voir un bar ouvert dans le secteur à partir de 19h », a-t-il dit. Le préfet, Mamadou Diakité, a promis d’exposer les doléances à la réunion sécuritaire hebdomadaire et, surtout, de faire en sorte que « des effets immédiats s’en suivent pour la quiétude et la sécurité du quartier ». JMF/OD/MD (AMAP)
Nioro du Sahel : Le Lycée public Fodié Maguiraga organise un bac blanc
Nioro, 29 juin (AMAP) Les professeurs de Sciences expérimentales et Sciences économiques du Lycée public Fodié Maguiraga de Nioro, qui n’ont pas observé la grève des enseignants, ont organisé, dimanche, un examen blanc pour les élèves concernés. Au total, 44 candidats dont 19 filles dans les spécialités TSExp, TSCO, qui ont totalement épuisé les programmes de l’année, repartis entre deux salles, ont participé à ce bac blanc, organisé en collaboration avec la direction de l’Académie d’enseignement et les parents d’élèves, l’administration de l’établissement. Depuis 7h30, les candidats, les surveillants et les responsables de l’établissement étaient, tous, à leurs places. A 8h00 précises, une délégation de l’Académie conduite par le directeur de l’Académie d’enseignement s’est rendue dans le centre, au lycée, pour s’enquérir du bon démarrage des épreuves. L’ouverture de la première enveloppe contenant les épreuves de Mathématiques a eu lieu dans la salle I L’occasion pour le proviseur du lycée, Alhousseyni Sidibé de préciser que cet examen blanc vise deux objectifs : « préparer psychologiquement les candidats au Bac et montrer aux populations que les examens auront bel et bien lieu et que chaque acteur de l’école doit jouer sa partition pour le bonheur des élèves ». Et le directeur de l’Académie, Alpha Mahamane de remercier les professeurs et leurs élèves et de préciser que « seul le travail paye ». Il a, aussi, invité les candidats à faire preuve de maturité et de ne compter que sur leurs efforts personnels. Il a souhaité « bonne chance et courage » aux candidats avant de les inviter au respect des mesures barrières pour vaincre la pandémie du Coronavirus. MD/MD (AMAP)
Kayes : Les syndicats de la santé réclament le rétablissement de la prime de zone et le reversement des fonds prélevés
Kayes, 26 juin (AMAP) Le personnel des structures sanitaires de Kayes a observé trois jours de grève pour réclamer le rétablissement de la prime de zone accordée aux travailleurs dans des zones difficiles comme les régions de Kayes, Tombouctou, Gao et le reversement des montants prélevés. Cette grève, les 23, 24 et 25 juin 2020, a perturbé le fonctionnement des grandes structures socio sanitaires (Hôpital Fousseyni Daou, Centre de santé de référence) de Kayes. Les portes de plusieurs bureaux, salles de consultation étaient fermées. Seuls les cas urgents (malades hospitalisés, accidents, infections, accouchements) étaient pris en charge durant les trois jours de grève. On ne voyait que les médecins et leurs assistants dans les salles de consultations, comme au service d’Odontostomatologie de l’Hôpital Fousseyni Daou. « On attend les urgences. J’ai dit à mes agents de venir, même s’il y a la grève. Nous souffrons tous comme nos patients. Nos primes ont été coupées depuis 4 à 5 mois. La grève est légitime », ont dit le chef de service Odonto, Dr. Daouda Berthé, ainsi que ses collègues Dr. Daouda Kéïta et le dentiste Lassana Niaré. « Il faut que le gouvernement revoie la rémunération des médecins et autres cadres du personnel médical qui sont obligés d’étudier pendant plusieurs années pour avoir un diplôme de spécialisation, après la Faculté de Médecine, de Pharmacie et d’Odontostomatologie (FMPOS). Nous nous sentons lésés par rapport aux autres travailleurs », ont-ils soutenu . « En 1994, la prime de zone a été acquise après une lutte laborieuse. En 2020, ils (les dirigeants) ont coupé ces acquis sans raison valable. On ne sait pas pourquoi ils ont adopté cette mesure. Nous nous proposons de déposer un autre préavis de grève. Nous avons le soutien des enseignants qui envisagent d’aller en grève pour la même cause. La Santé est la première entité à bénéficier de cette prime sur la base d’un support. Nous sommes prêts à aller jusqu’au bout pour obtenir une satisfaction », a dit Adama Sissoko, de l’union locale du Syndicat national de la santé et de l’action sociale. Selon cet agent du Centre de santé de référence (CSRef) de Kayes, le gouverneur a mis en place un comité de conciliation (gouvernorat, direction régionale de la Santé, Hôpital Fousseyni Daou, syndicalistes et notabilités), quelques jours avant la grève. Il y a eu une réunion de conciliation le 17 juin dernier et une autre le 22 du même mois qui ont, selon lui, toutes tourné au vinaigre, faute d’accord entre les différentes parties. « Le salaire est sacré. Si on ne l’augmente pas, il ne doit pas être revu à la baisse. Nous ignorons les critères qui justifient l’élimination de Kayes. Nous voulons que les autorités nous énumèrent les critères qui excluent la ville de Kayes des zones difficiles. Nous sommes dans une ville où l’eau, l’électricité et la nourriture sont chères », a estimé le syndicaliste Adama Sissoko. Ce mouvement de grève a aussi affecté la Campagne universelle de distribution de Moustiquaires imprégnées d’insecticides (MII). « Nous avons un souci avec le syndicat régional de la santé qui observe une grève de 72 heures depuis ce matin (23 juin 2020). Il n’y a pas eu d’entente, après une semaine de négociations. A partir du 26 juin, on va reprendre la distribution des moustiquaires », avait annoncé le directeur régional de la Santé de Kayes, Dr. Cheick Tidiane Traoré, lors d’une réunion du comité de pilotage de la Campagne universelle en Moustiquaires imprégnées d’insecticides. « La grève est légitime, mais le moment n’est pas approprié. C’est un arrêté interministériel du 26 décembre 2019 qui a alloué des primes à des travailleurs des zones difficiles. Aourou, Koussané et Diadioumbera figurent parmi les zones d’accès difficile de la région de Kayes. Certaines localités de Kayes ont été omises, d’où la nécessité d’une relecture de cet arrêté », a indiqué le directeur régional de la santé de Kayes. BMS/MD (AMAP)
Bankass: Inauguration du siège local de la Croix rouge malienne
Bankass, 24 juin (AMAP) une délégation du Comité international de la Croix Rouge (CICR) et de la Croix rouge malienne s’est rendue mercredi à Bankass dans le cadre de l’inauguration du siège local de la Croix Rouge malienne, a constaté l’AMAP. La construction du bâtiment qui s’inscrit dans le cadre de la politique d’appui du CICR à son partenaire de Croix Rouge malienne, contribuera à apporter protection et assistance appropriées aux populations de Bankass qui vit dans un contexte de violence armée constante. La cérémonie d’inauguration a débuté à 9 heures sous la présence du préfet de Cercle, Bocar Kané qui a salué les efforts des partenaires pour le développement local. Le maire de la Commune, Allaye Guindo a saisi l’occasion pour remercier l’administration, le CICR et la Croix Rouge pour leur soutien au comité local et aux déplacés du cercle. Pour le chef de la sous délégation du CICR Mopti, Aissami Abdoun, c’est avec un très grand plaisir que « nous nous réunissons aujourd’hui afin d’inaugurer officiellement le siège du comité local de la croix Rouge malienne de Bankass ». Le président du comité local de Bankass, Allaye Yaro a, pour sa part, affirmé « qu’aujourd’hui est un grand jour pour lui car il s’agit de l’inauguration d’un bâtiment offert par la croix Rouge et le CICR, un geste qui va droit à son cœur » avant de remercier le CICR et la Croix rouge malienne pour les efforts consentis. « J’ai bénéficié de l’argent pour faire de l’embouche ça a bien marché et je remercie le CICR » a déclaré Issa Guido, un des bénéficiaires de l’appui de la Croix Rouge. Deux associations notamment Degoubairai et Sabougnouman qui ont bénéficié des appuis du CICR pour la fabrication du savon, du cous cous mais, ont également apporté des témoignages. Ce joyau dont le cout est estimé à plus de 40 million de francs CFA et qui est entièrement alimenté par énergie solaire, abritera également le point focal du CICR, est bâti sur une superficie de 800 m2 et comprend une salle de réunion, 3 bureaux, une salle radio, 2 toilettes internes et 2 autres à l’extérieur. La visite du bâtiment a été la dernière étape de la cérémonie qui s’est déroulée en présence du 1er vice président, Kaleb Tessougué , du maire de la commune de Bankass, Allaye Guindo, du médecin chef du Csréf, Ali Tembely, du chef de service du développement social et de l’économie solidaire, Seydou Kassambara , du chef de village, Seydou Guindo , du président du Conseil communal, Issa Guindo, de la présidente de la CAFO, Madina Guindo et des représentants des ONG . AKG/KM (AMAP)
Niafunké : Des centaines de personnes ont marché jeudi pour la libération de Soumaila Cissé
Niafunké, 25 juin (AMAP) Une marche pacifique pour soutenir la libération de l’homme politique malien, Soumaila Cissé, a rassemblé, jeudi, à Niafunké, des centaines de personnes, a constaté l’AMAP. La manifestation a été organisée par la cellule de Niafunké du Collectif pour la libération de Soumaila Cissé, en collaboration avec la société civile, le Club des amis de Soumaila Cissé. Le président de la société civile de Niafunké, Hamadoun B. Touré, dans sa déclaration devant le préfet, a remercié le président Ibrahim Boubacar Keita qui a annoncé, dans sa récente adresse à la Nation, que Soumaila est en vie et qu’il pourrait regagner sa famille bientôt. M. Touré s’est cependant demandé combien de temps prendra encore cette libération. Dans toutes les rues de Niafunké, les marcheurs ont scandé : « Libérez Soumaila », « IBK, notre attente est longue… ». La procession, qui a commencé á la place de l’Indépendance de Niafunké, a fait le tour de la ville pour se terminer á la préfecture. Les marcheurs ont demandé au président de la République « de tenir parole, en libérant sans délai Soumaila Cissé ». Ils ont remis au préfet du cercle une lettre adressée au Chef de l’Etat. La marche s’est terminée, aux environs de 12 heures, par une séance de prières, réunissant plusieurs marabouts et notables de la ville et demandant à Dieu de faciliter « la libération de leur fils, frère, père Soumaila Cissé ». Le chef de file de l’opposition malienne président de l’Union pour la République et la démocratie (URD) est aux mains de présumés djihadistes, depuis le 25 mars, quand il a été enlevé pendant qu’il battait campagne, dans le cercle de Niafunké (Nord), pour les élections législatives qui se sont tenues quatre jours plus tard. SAM/MD (AMAP)
Gao: Saisie de véhicules et d’armes par une patrouille dans la ville
Gao, 25 juin (AMAP) Les patrouilles hebdomadaires de grande envergure, dans la ville de Gao (Nord), qui ont repris, mercredi, ont conduit à la saisie de véhicules non immatriculés et d’armes, a appris l’AMAP de source sécuritaire. Avec la participation conjointe d’une section de l’Armée de terre, de la gendarmerie de la police nationale et le commandement du secteur 1 de l’opération MALIKO, cette mission s’est soldée par la saisie de six véhicules non immatriculés, sept armes à feu dont cinq Pistolets mitrailleurs (PM), un Pistolet automatique (PA) et un fusil de chasse. L’objectif de cette mission, dirigée par le lieutenant Mohammed Lamine Cissé, était de fouiller les véhicules, chercher et saisir des armes et « appréhender les bandits de tout acabit qui troublent la quiétude des populations ». Ces saisies ont tous été remises à la brigade territoriale de la gendarmerie de Gao. À en croire le Commandant de Brigade de gendarmerie de Gao, le Major Mamadou Konaté, « cette patrouille est un moyen sûr de contrôler le flux des véhicules et de déceler les différents nids de bandits ». Depuis un certain temps avec la découverte de sites d’orpaillage à N’Tahaka, Gao est devenue le lieu de convergence de toutes sortes d’individus. OD/MD (AMAP)
Koro : Le trafic entre le Mali et le Burkina Faso reste toujours bloqué

Koro, 25 juin (AMAP) Le trafic routier, à partir de Koro, est interrompu entre le Mali et le Burkina Faso, depuis le sabotage du pont de Bih, sur la Route nationale (RN) 15, il y a sept mois, rendant pratiquement impossible les échanges commerciaux entre les localités situées de part d’autres de la frontière, a constaté l’AMAP sur place. La fermeture de cette route qui est la principale voie de ravitaillement de toute la Région de Mopti n’est pas sans conséquence sur le quotidien des populations. Elles sont privées de nombreuses marchandises, légumes et autres denrées alimentaires. Les commerçants, les transporteurs, les transitaires et les voyageurs, chacun, à son niveau, vit les affres de cette situation. A.G, président du syndicat des transporteurs routiers de Koro, indique que la profession ne sait plus à quel Saint se vouer, après avoir frappé à toutes les portes. Selon lui, toutes les autorités du pays sont informées de la rupture du trafic sur ce tronçon, depuis plus de 7 mois. « Un moment, on avait eu un peu d’espoir quant à une reprise du trafic avec le début des travaux de réparation du pont, Malheureusement, les terroristes ont piégé le site du chantier avec une mine qui a fait des victimes parmi les travailleurs de l’entreprise chargée de la réparation du pont. Depuis, les travaux sont arrêtés », dit-il. Aujourd’hui, les seuls moyens de transport opérationnels entre les deux pays, à partir de Koro, au Mali, sont les tricycles communément appelés ‘Katakatani’. Ces engins font le transport de marchandises et de personnes dans des conditions souvent très dangereuses. Le prix de transport entre Koro (Mali) et Ouahigouya (Burkina Faso), qui était de 2500 Fcfa en temps normal, varie, de nos jours, entre 4500 et 7000 Fcfa ». M.S, un propriétaire de tricycle, qui fait la navette entre Koro et Ouahigouya, nous explique que son business marche bien, même s’il est conscient du danger. « On n’emprunte pas la RN15. Nous passons par des pistes rurales entre les villages. Des fois, nous croisons des hommes armés, Au début, ils ne disaient rien mais maintenant, ils n’acceptent pas de voir les hommes et les femmes ensemble dans un même tricycle. Emprunter ce trajet pour un homme sans être conducteur de tricycle est très dangereux », dit notre interlocuteur. Selon lui, il y a plusieurs groupes, Certains sont vraiment hostiles à la présence d’hommes dans la forêt. Cette solution alternative de voyager avec les tricycles risque de s’arrêter aussi avec l’hivernage. Il y a des zones marécageuses et des rivières qui feront que le trafic sera impossible pendant l’hivernage. La douane et les services de transit sont au chômage technique, avec l’arrêt du trafic sur le tronçon Koro-Burkina Faso. Y.O, un transitaire, explique que face à la situation, qui perdure, son entreprise a trouvé une alternative, en délocalisant ses bureaux à Benena, dans le Cercle de San. « Nous donnons rendez-vous à nos clients qui rentrent par Benena maintenant pour ne pas rester au chômage », nous explique-t-il. Même si avec le temps les populations commencent à s’adapter, peu à peu, à la situation, les impacts de la rupture du trafic sont perceptibles à tous les niveaux : hausse du prix de certaines denrées, chômage dans certains secteurs, baisse de d’activités au niveau de la douane et des impôts, difficultés d’écouler les produits locaux et de s’approvisionner en certain produits importés. Les acteurs et les populations, qui se débrouillent malgré les embûches, espèrent des deux pays la reprise du trafic routier sur la RN15 entre le Mali et le Burkina Faso. MN/MD (AMAP)

