Bankass : 32 villageois et 7 soldats ont trouvé la mort dans des attaques perpétrées par des hommes armés

Bankass, 3 juillet (AMAP) Trente deux (32) villageois ont trouvé la mort mercredi, dans des attaques simultanées perpétrées par des hommes armés non identifiés, dans 4 villages dogon (Gouari, Djimdo, Pangadougou et Dialakanda) dans la commune de Tori et Diallassagou, cercle de Bankass, région de Mopti, a appris l’AMAP de source locale. Notre source précise également que le détachement des FAMA qui est allé au secours à Gouari est tombé dans une embuscade, au cours de la quelle 7 militaires ont été tués, un autre blessé et 4 véhicules brulés. Des hommes armés non identifiés habillés en accoutrement Peul, lourdement armés, à bord de 2 véhicules Pick-up et sur une vingtaine de motos, sont arrivés vers 16 H, tirant sur les populations, faisant 32 morts selon notre source qui ne déclare pas de blessés ni la direction prise par les assaillants après leur forfait. Selon notre source, le détachement des forces loyalistes en route pour intervenir à Gouari est tombé dans une embuscade tendue par les hommes armés non identifiés, tuant 7 militaires, blessant un autre avant d’incendier 4 de leurs véhicules. Le préfet de Cercle qui devrait se rendre dans ces villages a reporté sa mission avec l’attaque des forces loyalistes dans la zone selon notre source qui précise que les populations sollicitent régulièrement des postes de sécurité pour contrecarrer les mouvements des terroristes dans ces localités. AKG/KM (AMAP)

Niafunké : Nouvelle marche pour la libération de Soumaila Cissé 

Niafunké, 02 juillet (AMAP) Plusieurs dizaines de personnes ont marché, jeudi, pour la deuxième fois, à Niafunké, afin de marquer les 100 jours de détention du chef de file de l’opposition malienne, le député Soumaila Cissé, enlevé par des individus armés, depuis bientôt trois mois Organisés par la cellule de Niafunké du Collectif pour la libération de M. Cissé, les manifestants, qui scandaient des slogans pour la liberté du responsable politique, sont partis de la Place de l’indépendance à la préfecture, après avoir fait le tour de la ville. Les marcheurs ont remis au préfet adjoint du Cercle, Kassoum Sanogo, une nouvelle lettre adressée au président de la République dans laquelle le Collectif souhaite, « pour sa prochaine sortie, rencontrer Soumaila Cissé qui sera déjà libre ». Dans sa réponse M. Sanogo a rassuré les marcheurs que leur lettre sera transmise « à qui de droit » et que « les plus hautes autorités (dont il ne faut pas douter de la bonne foi) ne ménageront  aucun effort pour la libération de Soumaila Cissé ». La manifestation s’est aussi terminée, comme celle du jeudi dernier, par une prière animée par quelques marabouts et imams de la ville, à la place de l’indépendance. Le chef de file de l’opposition malienne, président de l’Union pour la République et la démocratie (URD) est aux mains de présumés jihadistes, depuis le 25 mars, quand il a été enlevé pendant qu’il battait campagne, dans le cercle de Niafunké (Nord), pour les élections législatives qui se sont tenues quatre jours plus tard. SAM/MD (AMAP)

Production de mangues au Mali : La transformation reste le défi

Par Anne-Marie KEITA Bamako, 02 juillet (AMAP) «Des clients se plaignent, chaque jour, de la qualité de mes mangues. Pourtant, c’est grâce à cette activité que j’arrive à tirer mon épingle du jeu, notamment en cette période très difficile financièrement ». Fatoumata Kéita, vendeuse de mangues à Kati, depuis cinq ans, se plaint ainsi de la mévente actuelle de ce fruit très prisé. « J’ai des difficultés à trouver des mangues de qualité. Pour m’approvisionner, actuellement, en mangues, je fais le tour de trois à quatre vergers. Après ce périple, je me retrouve avec des mangues que personne n’achète. C’est la mévente», enchaîne-t-elle, découragée. Comme elles, la plupart des vendeuses, qui ont fait du commerce de mangue leur activité génératrice de revenu de premier ordre, sont confrontées à cette situation. Cela, chaque année, vers la fin de la saison des mangues. Parmi elles, Awa Diarra. Elle, aussi, se plaint de ne plus pouvoir écouler ses fruits vedettes. En cause l’anthracnose. Cette maladie fongique dont est atteinte la mangue, généralement, pendant la floraison et tout au long de la formation, entraîne souvent une décomposition rapide du fruit. C’est une maladie favorisée par les piqûres d’insectes comme les mouches qui offrent une porte d’entrée idéale pour l’installation du champignon dans la culture. Cette situation pose la problématique de la transformation de la mangue, visiblement chère à Awa Diarra. Elle dit que grâce aux technologies innovantes, la mangue peut être transformée en produit séché, en confiture, en jus et même en purée pour permettre sa conservation et sa commercialisation à long terme. «En la transformant en mangues séchées, elle peut être conservée plus longtemps et même être commercialisée hors de notre pays», soutient la vendeuse de mangues à Kati. Qui déplore le manque de formation et de moyens financiers pour lancer son business de transformation de la manque. « Ces pertes qui constituent un manque à gagner énorme pour notre économie, peuvent être évitées s’il existe un créneau de valorisation de ce fruit », ajoute Alidou Kéita. Pour ce propriétaire de verger, le potentiel disponible est immense mais reste sous-exploité à cause du faible moyen technique, financier et en termes de formation adéquate. Il cite en exemple les grandes zones de production comme Sikasso où, faute de moyens, des quantités importantes de mangues pourrissent, chaque année, dans les plantations. Selon une étude du Programme compétitivité et diversification agricole (PCDA) réalisée en 2009, le Mali a un potentiel de production estimé à 575.000 tonnes de mangues, par an, toutes variétés confondues. Mais Seulement 8.673 tonnes sont transformées. Au regard de cette potentialité, l’accès aux moyens de transformation par séchage, en jus et autres, offre des perspectives de revenus intéressants pour nos familles rurales. Ainsi, pour valoriser la filière, le gouvernement et ses partenaires au développement ont installé des unités de transformation dans certaines régions. Le but étant la création d’emplois et l’amélioration des conditions de vie des acteurs du secteur. Le Projet d’appui à la compétitivité agro-industrielle au Mali (PACAM), initié à cet effet par le ministère de l’Agriculture, entre dans le cadre d’une stratégie gouvernementale visant la valorisation de l’agriculture commerciale. Ses composantes 1 et 2 s’intéressent à l’augmentation, la transformation, l’exportation de mangues et à la consolidation de l’accès aux zones de productions de mangues. Financé par la Banque mondiale et le gouvernement, il appuie techniquement et financièrement les acteurs de la filière en matière de transformation. Grace à ces appuis, la quantité de mangues transformées est estimée à 8.673 tonnes, au sortir de la campagne 2019, selon le spécialiste des filières et alliances productives du PACAM. « Cette quantité est repartie en mangues séchées (75.369 tonnes), transformée en purée (6.910 tonnes), en concentrée (1.681 tonnes), en confiture (2,7 tonnes), en nectar (3,56 tonnes) et en sirop (1,3 tonnes) », détaille Aliou Kassogué. Le projet est, selon lui, très regardant sur la qualité de la mangue transformée. En la matière, la priorité est donnée à la préservation de la santé des consommateurs. «Les mesures d’hygiène et sanitaires sont respectées par les unités de transformation membres de l’interprofession et qui sont officiellement enregistrées au niveau de cette structure faitière», assure-t-il. « Chaque unité de transformation rédige un diagramme de fabrication comprenant les opérations unitaires de fabrication, selon leur succession dans la confection du produit », ajoute l’expert, précisant que les industries ayant déposé des demandes au PACAM et évaluées par le projet sont estimées à une trentaine. « A chaque étape, poursuit notre interlocuteur, tous les intrants nécessaires sont spécifiés, les quantités à utiliser détaillées ». En dépit de ces efforts, ces unités installées, qui sont insuffisantes en nombre et en capacités installées, ne transforment qu’une infime quantité de mangues fournies par ces grandes zones de production. Ce qui interpelle les acteurs de la filière. Un paradoxe, si l’on sait que ces industriels sont souvent confrontés, eux aussi, à la mévente des produits finis qu’ils mettent sur le marché national. AMK/MD (AMAP)

Cercle de Bafoulabé : Un incendie fait trois morts et plus de 53 millions de dégâts dans huit villages

Par Bandé Moussa SISSOKO Bafoulabé, 02 juillet (AMAP) Un incendie a causé des pertes énormes en vies humaines, dont une femme enceinte et sa fille de 2 ans, dans le village de Diakhaba, et un enfant de trois ans, dans le village de Gounfan (Ouest) et d’énormes dégâts matériels dans les huit villages évalués à plus de 53 millions de Fcfa. Selon un rapport de mission dépêchée, le lendemain du sinistre, par le préfet du Cercle de Bafoulabé, Falaye Sy, tout a commencé, le 14 juin 2020, lorsqu’un vent qualifié d’ « apocalyptique » par les autorités locales, a soufflé sur plusieurs localités. Le vent violent a atteint les villages de Dinkaba, Dialako (Commune de Diokeli), Bremassou (Commune de Mahina), Tintiba, Seguelindji, Hameau Farsimato (Commune de Gounfan), Bambila (Commune de Tomora) et Diallan (Commune de Diallan). Il ressort du rapport de cette « mission d’urgence » que le feu survenu dans les communes de Diokeli, Mahina, Gounfan, Tomora, dans le district sanitaire de Oussoubidiagna, et dans la Commune de Diallan, a, ensuite, consumé des habitats, des vivres, des biens matériels, des documents administratifs et religieux. D’après les informations recueillies sur place, un feu de ménage serait à la base du feu qui s’est propagé aux habitations, suite à un vent violent qui a surpris les ménages, vers 18 heures. Plus de 146 ménages abritant 1 212 personnes dont 585 hommes et 627 femmes, ont été affectés par le drame. « Nous avons la perte de 17 065 kg de mil, 16 005 kg de riz, 16 005 kg de maïs, 41 775 kg d’arachide, 430 kg de sésame. 300 couvertures, 6 bœufs, 30 moutons, 17 chèvres, 106 poulets et 5 342 750 Fcfa en espèces. La destruction a concerné 674 cases, 74 magasins, 300 matelas, 300 couvertures, 6 bœufs, 30 moutons, 17 chèvres, 106 poulets et 5 342 750 Fcfa en argent espèce », ont indiqué les missionnaires dans leur rapport, faisant le bilan  des victimes et l’inventaire des dégâts de la catastrophe. La mission dans les villages sinistrés a présenté les condoléances des autorités locales, régionales et du gouvernement aux familles des victimes. Le préfet du cercle de Bafoulabé, Falaye Sy s’est, également, rendu dans les localités dont Diakhaba, en compagnie du président du comité local de veille, pour remettre 10 sacs de riz, 5 sacs de sucre et une somme de 100 000 Fcfa aux victimes de l’incendie. Les partenaires et d’autres personnes de bonne volonté ont, aussi, volé au secours des populations sinistrées, en leur apportant de l’argent, des vivres, entre autres. En dépit des dons aux sinistrés, surtout de femmes enceintes et allaitantes et d’enfants, sans oublier les personnes âgées, déjà dans une situation de vulnérabilité, par les autorités régionales et locales, au nom du gouvernement, l’urgence d’une assistance humanitaire, sous forme de denrées de première nécessité et de services de base (santé, notamment), se fait cruellement sentir dans cette partie de la Région de Kayes, dans l’Ouest du pays. Les besoins se résument aux produits alimentaires de première nécessité (céréales), d’habitat, d’équipements et d’effets domestiques, matériels d’hygiène, d’assainissement et d’entretiens, de médicaments et autres semences et outils de production comme les charrettes. Il y a, aussi, la reconstruction des toitures calcinées. A cause de ces incendies, la population se retrouve, aujourd’hui, confrontée à des questions vitales dont la perte de documents administratifs comme les cartes NINA, les carnets de famille, les livrets de mariage, les diplômes et actes de naissance. On note aussi les soins de santé primaire, y compris la prise en charge des urgences, notamment les cas de traumatisme et de blessures, l’accès à l’eau potable. A l’approche de l’hivernage (juin et juillet), beaucoup de localités de la première Région administrative du pays sont exposées à des tornades, accompagnées parfois de vents violents et poussiéreux, rendant la vision nulle, surtout, à Kayes, la Cité des rails et capitale régionale. Ces vents font, souvent, tomber des murs, des hangars, des branches d’arbres ou, même, arrachent des arbres, des panneaux. BMS/MD (AMAP)

Kita : Les bars et les maisons closes fermés, sur décision du préfet

Kita, 1er juil. (AMAP) Le préfet du Cercle de Kita, Mamadou Diakité, a ordonné, lundi, la fermeture des lieux de prostitution, de consommation de boissons alcooliques et de drogue, dans le quartier Kita-gare, pour lutter contre l’insécurité, a appris l’AMAP. Le 29 juin dernier, des jeunes du quartier Kita-gare avaient pacifiquement protesté pour exiger la fermeture immédiate des bars et buvettes et interdire toute activité de prostitution dans leur cité. Selon eux, ces pratiques ont provoqué l’insécurité grandissante dans leur quartier, avec à la clé des assassinats. Le préfet avait promis d’examiner la situation lors de la rencontre hebdomadaire sécuritaire. Après cette réunion, le premier responsable de l’administration de la ville a décidé de fermer, jusqu’à nouvel ordre, ces établissements décriés. « Les bars (…) et tous les dépôts de boisson sont tous fermés comme vous le voyez », a confirmé un habitant du quartier, ajoutant que les policiers faisaient la ronde pour s’assurer de l’application stricte des mesures de l’autorité locale. JMF/OD/MD (AMAP)

Kadiolo : Le Conseil régional réceptionne un ouvrage agricole à Fourou

Kadiolo. 1er juil (AMAP) Le président du Conseil régional de Sikasso, Yaya Bamba, a procédé lundi, à la réception provisoire d’un barrage agricole à Niaziédougou, dans la Commune rurale de Fourou, a constaté l’AMAP. D’un coût total de plus de 75 millions de Fcfa, ce barrage permettra de développer la production agricole (riziculture paysanne, production de la pomme de terre), l’élevage et la pêche dans le Cercle de Kadiolo. Les populations bénéficiaires ont exprimé leur joie et leur satisfaction, à travers le chef de village, pour l’aménagement de leur bas-fond. Ils ont, également, “promis de prendre bien soin de cet ouvrage au grand bonheur de tous”. La cérémonie à lieu à Niaziédougou, en présence du président du Conseil de cercle, Moulaye Diabaté, du délégué du contrôle financier de Kadiolo, Abdoulaye Maïga. NIO/MD (AMAP)  

Kadiolo : Les chefs de village du cercle se concertent à Loulouni

Kadiolo, 1er juil (AMAP) Quelque 125 chefs de village du Cercle de Kadiolo se sont réunis, dimanche, à Loulouni (Sud) afin de mettre sur pied un cadre de concertation pour une solution concertée à leurs préoccupations dont les litiges fonciers et autres, a constaté l’AMAP. Au cours de cette rencontre, qui était, aussi, une réunion de prise de contact, les chefs de village venus de l’ensemble du Cercle de Kadiolo ont pris l’engagement de tout mettre en oeuvre pour collaborer à l’établissement de la paix, de l’entente, de la cohésion dans leurs villages respectifs. Ils ont, également, décide d’asseoir de bonnes relations de collaboration entre eux et les autorités administratives et communales, dans le cadre du respect mutuel . Les participants à la rencontre placée sous la présidence de Siriki Diawara, coordinateur régional des chefs de village de la Région de Sikasso, ont décidé d’organiser des rencontres trimestrielles délocalisées pour échanger et trouver des réponses à des problèmes posés. La prochaine réunion de concertation est prévue le 20 décembre 2020 à Fourou. NIO/MD (AMAP)

Gao : Un mort et 4 otages dans une attaque armée à Tacharane

Gao, 1er juillet (AMAP) Une attaque perpétrée par des hommes armés non identifiés dimanche à Tacharane,  a fait un mort, 4 otages dont une femme enceinte appartenant à l’équipe de l’Entreprise Kolly (EGK) composée de 7 personnes, se rendant à Syndiewara (Cercle d’Ansongo) pour les travaux d’aménagement des berges de cette localité, a appris l’AMAP de source officielle. Notre source précise que des hommes armés non identifiés ont intercepté vers 11 H une équipe de sept personnes de l’entreprise Groupe Kolly (EGK) se rendant à Syndiewara (Cercle d’Ansongo) pour les travaux d’aménagement des berges dans la localité de Tacharane (Commune rurale de Gounzourèye), faisant un mort et 4 otages dont une femme enceinte. Selon notre source, les assaillants ont tué sur place  le technicien Bourama Coulibaly, dépouillé les autres de leurs biens avant de mettre la main sur un pactole 70 millions de Fcfa appartenant au président directeur général de ladite entreprise, Boubacar Sidiki Samaké. Les ravisseurs ont libéré deux personnes, à savoir le chauffeur et le chef d’équipe qu’ils ont chargés de recueillir la somme de 200 millions de Fcfa comme rançon pour la libération des otages. Notre source déclare que suite à cette situation,  le gouverneur de la région, le général de brigade Sidiki Samaké, a mis en place une cellule régionale de crise  pour la libération des otages. AT/KM (AMAP)

Covid-19 au Mali : 8 nouveaux cas, 27 guéris et 1 décès ce mardi

Bamako, 30 juin (AMAP) Huit nouveaux cas ont été testés positifs à la Covid-19 au Mali, ce mardi 30 juin, portant le nombre total à 2181 cas dont 1474 guéris et 116 décès, a appris l’AMAP de source officielle. Ces nouveaux cas ont été enregistrés sur 398 échantillons testés. Selon les services sanitaires sur les 8 cas, 2 cas ont été découverts à Kéniéba (Ouest), 1 cas en CI, 1 cas en CII, 1 cas en CIV, 1 cas en CV et 2 cas en CVI, dans la capitale. Précisons que 27 guérisons et 1 décès ont été notés au cours des dernières vingt-quatre heures. L’Institut de santé publique (ISP) signale que 1553 personnes-contacts font l’objet de suivi quotidien, invite les populations au calme et à l’observation des mesures préventives. OD/MD (AMAP)

Gao : Un mort et quatre personnes retenues en otage après une attaque armée

Gao, 30 juin (AMAP) Des individus armés ont tué un homme et retiennent en otage, depuis dimanche, quatre personnes dont une femme enceinte, dans la localité de Tacharane (Commune rurale de Gounzourèye), dans le Nord du Mali. Les assaillants, qui ont intercepté le véhicule de leurs victimes, aux envions de 11 heures, ont libéré le chauffeur et le chef d’équipe. Ces derniers sont chargés de recueillir une rançon de 200 millions de Fcfa pour la libération des otages. Les victimes faisaient partie d’une équipe de sept personnes de l’entreprise de travaux publics, Groupe Kolly (EGK), qui se rendait à Syndiewara (Cercle d’Ansongo) sur le chantier d’aménagement des berges de la localité. Les agresseurs ont tué le technicien Bourama Coulibaly et dépouillé les autres de leurs biens. Ils ont également mis la main sur un pactole de 70 millions de Fcfa appartenant au président directeur général de l’entreprise, Boubacar Sidiki Samaké. Suite à cette prise d’otages, le gouverneur de la Région de Gao, le général de brigade Sidiki Samaké, a mis en place une cellule régionale de crise chargée de tout mettre en œuvre pour la libération des otages. Pour cela, il a tenu une rencontre avec les notabilités de la région et les responsables des services de sécurité. AT/MD (AMAP)