Le contrôleur général de police Alassane Traoré nommé gouverneur de Ségou (Centre)

Bamako, 24 sept (AMAP) Le contrôleur général de police, Alassane Traoré est, depuis le 18 septembre dernier, le nouveau gouverneur de la 4è région administrative du Mali, Ségou (Centre). Il succède, ainsi, à un autre porteur d’uniforme à ce poste, l’inspecteur général des Eaux et forêts, feu Biramou décédé en juin dernier. Le nouveau premier responsable de l’exécutif régional de Ségou, bien qu’il ne soit pas forcément en terrain connu à ce niveau de commandement administratif, devrait pouvoir s’adapter rapidement à ses nouvelles fonctions, eu égard à sa riche carrière de limier dans les rouages de l’administration policière. Celui, qui doit dorénavant diriger les affaires administratives de la 4è Région, était conseiller technique au ministère de la Sécurité et de la Protection civile depuis août 2019 jusqu’à sa nomination. Avant d’occuper ce poste, il a servi, à travers son corps de métier, à divers niveaux de responsabilités. Né le 2 août 1960 à Bamako, le contrôleur général de police Alassane Traoré, après son baccalauréat, en deux parties, obtenu en 1985, suivra une formation de base au camp militaire de Ségou, avant d’intégrer la police nationale en 1988. Après, il continuera ses études supérieures à l’Ecole nationale d’administration (ENA 1994-1998) où il décrochera une maîtrise en droit public. C’est ce parchemin qui lui ouvrira les portes du cycle de la formation de commissaire à l’Ecole nationale de police (ENP 2000-2001). Muni de cette expérience, il s’envolera pour Lyon, en France, où il renforcera ses capacités de commissaire à l’Ecole supérieure de police de Saint-Cyr, au Mont d’Or entre 2004 et 2005. A son retour de l’Hexagone, Alassane Traoré occupera plusieurs responsabilités à la direction générale de police nationale. Après un bref passage à la tête du Commissariat de police du 3è arrondissement de Bamako, entre avril et juillet 2015, il exercera la fonction de chef adjoint du Bureau des études, de la coopération et de l’informatique (BECI) la même année. Deux ans plus tard, le nouveau chef de l’exécutif régional de Ségou fut nommé, de janvier 2017 à août 2019, directeur adjoint de la formation de la police nationale. Sur le plan diplomatique, Alassane Traoré a été, de 2006 à 2016, observateur à la Mission des Nations-unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH), puis membre de la Mission des Nations-unies pour la stabilisation au Congo (MONUSCO). Ce parcours diplomatique est couronné de deux médailles des Nations-unies reçues en Haïti et en République Démocratique du Congo (RDC). Il a le statut de formateur dans les missions onusiennes dans les modules comme la police judiciaire, police administrative et de proximité, ainsi que le processus électoral. Nanti d’expériences, acquises à travers de nombreux séminaires et ateliers régionaux, notamment sur la problématique de l’insécurité dans la Région du Sahel, le nouveau gouverneur de Ségou, sévira dans une zone, le Centre du Mali, de plus en plus soumise au diktat des Groupes armés terroristes (GAT). Marié et père de sept enfants, le nouveau gouverneur parle couramment français, anglais, bambara et sonrhaï. Il aime la lecture mais, aussi, la musique et la marche. AT/MD (AMAP)

Mopti : Trois soldats maliens tués et 4 autres blessés dans une embuscade à Boulkessy (centre du pays)

Bamako, 24 septembre (AMAP), Trois soldats maliens ont trouvé la mort et quatre autres blessés dans une attaque perpétrée par des hommes armés non identifiés mercredi au Sud de Boulkessy, dans la région de Mopti, au centre du pays, a appris l’AMAP de source sécuritaire. Une mission de patrouille des forces armées maliennes (FAMa) du poste du G5 Sahel est tombée dans une embuscade des groupes terroristes, au sud de Boulkessy,  aux environs de 12h 45mns,  qui a fait 3 morts et 4 blessés au sein des forces loyalistes. Notre source précise  que la riposte des forces nationales de défense a permis de blesser une quinzaine d’assaillants. La même source qui déclare que les blessés FAMa ont été évacués sur Sévaré avec le soutien de la MINUSMA, précise que le ministère de la Défense et des anciens Combattants a condamné avec fermeté cette attaque lâche des terroristes avant de saluer la bravoure et la détermination de nos vaillants soldats qui se sont battus pour repousser l’ennemi et maintenir leur position. Enfin, notre source précise que le département en charge de la Défense a présenté des condoléances émues aux familles des martyrs et souhaité prompt rétablissement aux blessés avant d’encourager les FAMa à persévérer dans leur mission de défense et de sécurisation des populations et de leurs biens. MT/KM (AMAP)

Mali : Trois militaires tués dans une embuscade à Boulkessy, dans le Centre (Officiel)

Bamako, 24 sept (AMAP) Une embuscade a fait, selon un bilan provisoire, trois morts et quatre blessés chez les Forces armées maliennes (FAMa), mercredi, aux environs de 12h 45mn, au sud de Boulkessy, dans le Centre du Mali, a annoncé le ministère de la Défense et des anciens Combattants dans un communiqué publié le même jour. Cette attaque contre une mission de patrouille des FAMa du poste du G5 Sahel a fait une quinzaine de blessés chez les ennemis, selon le communiqué. « Les blessés FAMa ont été évacués sur Sévaré  (Centre) avec le soutien de la MINUSMA », précise le communiqué, ajoutant que « le ministère de la Défense et des anciens Combattants condamne avec fermeté cette attaque lâche des terroristes, salue la bravoure et la détermination de nos vaillants soldats qui se sont battus pour repousser l’ennemi et maintenir leur position». En outre, le département en charge de la Défense présente ses « condoléances émues aux familles des martyrs et souhaite prompt rétablissement aux blessés ». Il encourage, également, les FAMa à persévérer dans leur mission de défense et de sécurisation des populations et de leurs biens. MT/MD (AMAP)

Région de Gao : Ruée vers l’or à In-Tillit, la nouvelle «ville bleue»

Envoyé spécial Mohamed TOURE   Gao, 24 sept (AMAP) Certains lui ont déjà trouvé le surnom de « Ville bleue » à cause des nombreuses tentes en bâches de couleur ciel qui la rendent visible de loin. En plein désert, la Commune rurale d’In-Tillit est nichée au milieu de nulle part. La localité, située à 90 km de la ville Gao, dans le Nord du Mali, était presque dans l’anonymat total, il y a moins d’un an. Mais, avec la récente découverte de son potentiel aurifère, elle attise la convoitise de milliers de candidats à l’orpaillage qui y ont créé leur nouvelle ville. Chaque jour, d’interminables convois de jeunes quittent la ville de Gao pour le site d’orpaillage d’In-Tillit. Les véhicules les plus adaptés pour ce trajet sont les pick-up, à cause de l’état de la route et des capacités en passagers de ces voitures. Elles débordent de voyageurs dont les plus courageux n’hésitent pas à s’installer sur le toit du véhicule. Au risque d’être éjecté, en cours de route, à la suite d’une brusque accélération dont sont coutumiers les conducteurs. Sur les pistes buissonneuses et semi-désertiques, il n’y a pas de panneaux de signalisation. «Chaque pick-up peut prendre au moins une vingtaine de personnes en plus de leurs bagages. Le coût du transport est de 5.000 Fcfa par personne. Donc, nous pouvons gagner entre 90.000 et 100.000 Fcfa par voyage», confie Ag Mossa, un conducteur de pick-up, la moitié du visage caché derrière un turban. Ils sont nombreux, les transporteurs, comme lui, à tirer leur épingle du jeu, à travers cette nouvelle activité. Une véritable économie s’est créée autour du business de l’orpaillage. Le métal précieux brille pour beaucoup de personnes dans la chaîne de cette économie. Pour comprendre quelques paramètres du système, nous empruntons le chemin du site. Les groupes armés font partie des principaux acteurs de cette mini-industrie. Sur la route, entre Gao et In-Tillit, les check points anarchiques de ces derniers sont légion. Il n’est pas rare de voir des groupes d’hommes, qui, souvent, ne sont même pas armés, demander aux conducteurs de véhicules de payer entre 2.000 et 2.500 Fcfa. A la sortie de Gao, nous dépassons un groupe de jeunes nigériens en partance pour In-Tillit. Une dizaine, baluchons sur la tête, ils sont décidés à faire le trajet de 90 km séparant Gao du site d’orpaillage à pieds. « Faute de pouvoir payer le transport », se justifient-ils. MAITRES DES LIEUX – L’entrée du site est sécurisée par un groupe de jeunes, armes aux poings. Presque camouflés, ils sont installés sous un arbre.  Après le contrôle des pièces d’identité, la règle est simple : payer 2.000 Fcfa, pour les Maliens et 5.000 Fcfa pour les étrangers. C’est le prix du ticket d’entrée et de séjour délivré par une commission mixte, formée par des éléments de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), ex-rébellion touarèque et de la Plateforme. La même opération est de rigueur pour sortir du site. Une fois dépassé ce comité d’accueil, on aperçoit enfin le site. A première vue, elle donne l’impression d’une nouvelle ville bâtie autour de l’exploitation de l’or. Le nombre de personnes sur le lieu saute directement à l’œil. «Impossible de déterminer le nombre d’ouvriers sur le site. Mais, je pense qu’il y a plusieurs milliers de personnes qui travaillent ici, dont la grande majorité ne sont pas des Maliens», explique Ibrahim, un orpailleur malien rencontré sur le site. La quarantaine révolue, cet ancien expatrié en Europe, dit faire partir des tous premiers à avoir débarqué à In-Tillit, aux premiers mois de la ruée vers l’or sur le site. Dans la multitude de nationalités présentes sur le site, les plus nombreux sont les Nigériens, les Burkinabè, les Tchadiens et les Soudanais. Plusieurs activités animent l’économie de cette petite bourgade. Si les étrangers sont plus nombreux dans l’exploitation des mines, beaucoup de jeunes viennent de Gao pour faire du commerce. «La ville bleue» dispose même d’un quartier des affaires, dénommé «Sardjila», où se mène le business.  «Tout s’achète ici, à condition d’y mettre le prix», lâche un boucher, installé dans ce quartier et occupé à charcuter un gigot. Les commerces sont multiples au «Sardjila», de la restauration à la vente de médicaments. Un peu plus loin après la boucherie, on peut apercevoir un salon de coiffure à côté d’un cabinet de guérisseur traditionnel. «Bienvenue chez nous. Vous connaissez la particularité de cette ville? Ici quand on n’a pas d’argent, on ne mange pas !», prévient notre ami boucher, avec un trait d’humour. De derrière sa table, il s’empresse d’argumenter, en expliquant que les prix normaux des produits sont systématiquement doublés sur le site. «Le sac de charbon coûte 10.000 Fcfa, la plaquette de paracétamol 300F cfa, le kilo de viande 5.000 Fcfa…», énumère-t-il. La spéculation n’épargne même pas l’eau, dont le bidon de 25 litres se négocie entre 750 Fcfa et 1.000 Fcfa. Le liquide précieux est transporté par citernes, depuis Gao. L’autre singularité de ce site d’orpaillage est, certainement, qu’il n’y aucun visage de femmes perceptibles à la ronde. A la question : où sont les femmes ? « Elles ne se sont pas tolérées par les groupes armés », répond-t-on. A la grande détresse de certains jeunes orpailleurs qui ne seraient pas contre un peu de compagnie féminine. «Il n’y a pas de femmes ici. Au début certaines ont essayé de venir, mais les groupes armés les ont sommées de partir et de ne plus revenir», relate un jeune vendeur de boissons. Le respect de la discipline est strict. «Ici, même la vente d’alcool est strictement prohibée. Celui qui se ferait prendre à mener cette activité aurait de sérieux soucis», poursuit le même vendeur. DE L’OR A TOUT PRIX – L’activité principale sur le site demeure bien l’orpaillage. Et le travail n’est pas de tout repos. Les conditions de vie des orpailleurs sont dignes de vrais survivants du Far West. La plupart s’abritent sous des tentes de fortune en bâches qui sont attachées à des piquets. C’est le décor presque partout. A défaut de tente, un abri de survie sous un arbre fait l’affaire de certains. «Le travail est dur ici. Nous montons dans les mines à 7 heures et nous revenons en

Crise du coton : L’inquiétude monte à Koutiala (Sud)

Enquête de Aminata Dindi SISSOKO Bamako, 24 sept (AMAP) Dans la capitale de l’or blanc, Koutiala, dans le Sud du Mali, où les populations vivent essentiellement d’agriculture, producteurs et industriels craignent une crise économique, sociale et alimentaire à cause du refus des paysans de cultiver le coton. Le coton constitue est l’un des leviers de l’Economie du Mali. Il est la deuxième source de nos recettes d’exportation après l’or. A ce titre, la contribution du secteur coton au Produit intérieur brut (PIB) est estimée à 15% au Mali. Il y est cultivé, surtout, dans la partie sud du pays (Sikasso, Bougouni, Koutiala, Yorosso), dans le Centre (Ségou et San) dans l’Ouest (Kayes), dans les Régions de Koulikoro, Dioïla, près de Bamako. Et occupe plus de 200.000 exploitations agricoles familiales. En la matière, Koutiala, troisième ville la plus peuplée du Mali, après Bamako et Sikasso, est considérée comme une zone de culture du coton par excellence. D’où l’appellation de «Capitale de l’or blanc». Si la production de coton est grippée dans cette partie de notre pays, l’Economie nationale éternue. Scénario catastrophe auquel il faudrait malheureusement s’attendre cette année. En effet, comme dans plusieurs zones au Mali, les producteurs à Koutiala ont boudé la culture du coton. La baisse initialement annoncée du prix du coton et la hausse de celui de l’engrais, ont été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase, suscitant ainsi la colère et l’inquiétude chez les paysans. La grande majorité des paysans ont alors décidé de surseoir à sa culture, au cours cette campagne, jugeant excessif le coût du coton et de l’engrais. La décision de rétablissement de la subvention et de revalorisation du prix du kg de coton a été prise tardivement, selon plusieurs paysans que nous avons pu rencontrer. «Dans les champs réservés au coton, des agriculteurs ont semé l’arachide et le sésame en lieu et place du coton», répond Seydou Coulibaly, le président du mouvement «Uyeco» (Donnons-nous la main en langue locale «Minianka»). Ce regroupement de producteurs de coton des Cercles de Yorosso et de Koutiala (Sud) avait, rappelons-le, décidé de boycotter la campagne 2020-2021. « Sur 100 coopératives, 95 sont membres de «Uyeco», précise Seydou Coulibaly qui estime à seulement 3% les adhérents de son mouvement qui ont cultivé le coton, cette année. Une révélation qui recoupe les données du Pr Mamy Soumaré. Dans une contribution publiée dans « L’Essor », ce chercheur à l’Institut d’économie rurale (IER) souligne, qu’à la date du 20 juin 2020, seulement 26.000 hectares sont semés en coton sur une prévision de 810.000 hectares, soit un taux de réalisation de 3,2%. Il prédit que les surfaces cultivées en coton n’atteindront pas le tiers des objectifs attendus au sortir de la campagne 2020-2021. Parmi les rares personnes à cultiver le coton à Koutiala, figure El hadj Mohamed Daouda Diarra dit Dioro Madou. Selon des témoins, il avait invité beaucoup de gens à cultiver alors que les discussions étaient en cours sur le prix du coton. «Certains ont entendu mon conseil, mais beaucoup ne m’ont pas écouté. Au moment où ils se sont rétractés, il était déjà trop tard. Car, il y a une période pour la culture, la pluie n’attend personne. C’est à nous de nous préparer pour l’attendre», confirme le producteur qui nous a fait visiter son champ de coton situé à 12 km de la ville. Les cotonniers s’étendent sur les sept hectares. Pour lui, la culture du coton est vitale. «Je suis né et j’ai grandi dans le coton. J’ai eu tout ce que je possède aujourd’hui grâce à ce produit. Je connais les avantages liés à sa culture. Donc, je ne pouvais pas ne pas le cultiver», insiste celui qui est propriétaire de deux unités de production de tourteaux et d’huile. CULTURES VIVRIÈRES AFFECTÉES– Le refus de la majorité des paysans de cultiver le coton aura un impact sur tout le Mali, notamment les propriétaires d’unités de fabrique de tourteaux et d’huile. «Toutes ces industries ont pour matière première les graines de coton. Il faudra alors aller les chercher au Togo, en Côte d’Ivoire, au Bénin ou en Guinée. La production ne dépassera pas 40% cette année», s’inquiète l’industriel, avant d’inviter les politiques à laisser l’agriculture en dehors de leurs querelles. Comme Dioro Madou, plusieurs Koutialais s’accordent à dire que cette situation affectera l’économie de leur localité. En témoigne le cri du cœur du maire de la Commune urbaine de Koutiala, Oumar Dembélé. «Quand tu dis Koutiala, il faut dire Capitale de l’or blanc. Le coton occupe toutes les places : sociale, économique et culturelle. Le fait que le coton n’ait pas été cultivé à hauteur de souhaits cette année, ce n’est pas seulement Koutiala, mais le Mali qui ressentira l’effet de cette crise de coton», estime M. Dembélé. Selon lui, beaucoup de paysans ont semé d’autres céréales à la place du coton. Concernant particulièrement Koutiala, son développement économique repose sur le coton, insiste l’édile de la ville. Donc, tous les secteurs de l’économie locale seront touchés l’année prochaine : l’élevage, le commerce, le transport, l’emploi, etc. «L’ensemble de la population ressentira l’impact. Toutes les usines ne vont pas pouvoir tourner. Les petites unités, n’en parlons pas. Elles utilisent également les graines de coton. Beaucoup vont fermer leurs portes. Et énormément de personnes iront en chômage», prédit le producteur. Pour sa part, le président de la Fédération des huileries du Mali, Fanta Mady Keïta, ne mâche pas ses mots. Pour lui, les conséquences de la baisse de la production cotonnière seront catastrophiques pour tout le Mali. «La culture du coton est un système qui profite à nombre de Maliens de façon directe ou indirecte. Il existe 96 huileries au Mali, dont 32 sont basées à Koutiala. Ces huileries ont créé plus de 100.000 emplois directs, indirects et saisonniers. Quand le coton éternue, ces industries tremblent. Car, elles ont pour matière première le coton», argumente le manufacturier. Le propriétaire de cette unité industrielle, qui dit employer 154 personnes, tire la sonnette d’alarme. «Nous les industriels, nous sommes vraiment inquiets. Nous, industriels, population, Compagnie

Mali : Le médiateur de la CEDEAO annoncé à l’investiture du président de la Transition, vendredi

Bamako, 23 sept (AMAP) Une mission de la médiation de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), conduite par le Nigérian Goodluck Jonathan est arrivée, mercredi, à Bamako, où il prendra part à la cérémonie d’investiture du Président de la transition, vendredi, au Centre international de conférence de Bamako (CICB) M. Jonathan, qui séjournera au Mali jusqu’au vendredi 25 septembre 2020, doit faire le suivi des décisions du mini sommet de la CEDEAO d’Accra du 15 septembre dernier. Mercredi après-midi, la délégation du médiateur a participé à une réunion du comité de suivi avec le président du Conseil des ministres de la CEDEAO, le président de la Commission, les représentants de la Mission intégrée multidimensionnelle des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) et de l’Union africaine (UA). Plus tard, en fin de journée, une rencontre est prévue avec les ambassadeurs des États permanents du Conseil de sécurité et de l’Union européenne (UE). La mission aura également, dans la soirée, des échanges avec les Ambassadeurs des États membres de la CEDEAO au Mali. Au programme du jeudi 24 septembre 2020, une rencontre avec le Comité national pour le salut du peuple (CNSP) est prévue suivie d’une visite de courtoisie au Président de la Transition. La fin de la mission, vendredi, sera sanctionnée par un point de presse. TC/MD (AMAP)  

Kadiolo : Manifestation pour la démission du maire de Zégoua

Kadiolo le 23 sept (AMAP) Plus d’une centaine de jeunes ont marché lundi pour exiger la démission du maire de Zégoua a constaté l’AMAP, sur place . Du rond point de l’ancien bureau des Douanes, le cortège a suivi la voie bitumée jusqu’à la mairie où les jeunes ont remis au secrétaire général une lettre demandant la démission du maire. Depuis un certain temps, la Commune de Zégoua traverse des difficultés liées à la gestion du Centre de santé communautaire (CSCOM), aux tiraillements à propos du choix d’un chef de village à Fanidiama où le maire est soupçonné de soutenir un clan, de litige foncier entre les villages de Zampédougou et Korédougou (village du maire) etc. Le détonateur a été la désignation de la nouvelle épouse du maire à la tête du centre Ébola. Mme Coulibaly Nantènin Kéita, technicienne supérieure de santé, travaillait au CSCOM de Zégoua sous les ordres du directeur technique de CSCOM (DTC), Dr Abdoulaye Sanogo. Après son mariage avec le maire, ses relations se sont détériorées, très rapidement, le DTC et tout le personnel du CSCOM. Le 06 juin 2020, le maire a signé une note de service, nommant sa femme adjointe du Dr Sanogo. Il a, aussi, pris une autre note de service, à la même date, pour renvoyer tous les stagiaires et bénévoles du CSCOM “jusqu’à nouvel ordre”. Sur instruction du maire, le deuxième bureau de Consultations pré-natales (CPN) qui avait été ouvert sur recommandation de l’ONG « Born On time » a été immédiatement fermé. Ces mesures ont accentué le mécontentement populaire contre le maire. Ainsi, les notabilités de Zégoua se sont plaintes auprès du médecin chef de Kadiolo, Dr Émilien Diarra, et du préfet, Mahamar A. Haïdara. Pour désamorcer la crise, une note de service du préfet a muté Mme Coulibaly Nantènin Kéita au Centre de santé de référence (CSRéf) de Kadiolo le 05 août 2020. Elle n’est jamais venue prendre fonction à Kadiolo, mais au contraire une autre décision la place à la tête du Centre Ébola de Zégoua, en remplacement de Mahamadou Oumar Kéita qui a rejoint le CSRéf. Mécontents de cette décision, des jeunes de Zégoua, avec le soutien des chefs de village de la Commune, ont décidé de faire démissionner le maire et « chasser sa femme », disent-ils. La marche pacifique de protestation de lundi matin s’inscrit dans cette optique, dans un contexte de tension qui a atteint son paroxysme. NIO/MD (AMAP)  

60 ans d’indépendance du Mali: Les célébrations à travers le pays

Bamako, 23 sept (AMAP) De Kayes 9Ouest) à Gao (Nord), en passant par Koulikoro (pres de Bamako), Macina et Mopti (Centre), les Maliens ont fêté, le mardi 22 septembre 2020, le 60e anniversaire de l’accession du pays à l’indépendance, a constaté l’AMAP. Le trait commun de la célébration du 22 septembre 2020 demeure le défilé militaire dans toutes les capitales régionales, présidé soit par l’autorité militaire ou administrative. A Gao, après la revue des troupes, le directeur de cabinet du gouverneur de Gao, Cheick Fanta Mady Bouaré, a salué la montée en puissance des forces de défense et de sécurité du Mali, avec la collaboration des forces partenaires. A Mopti, l’évènement a été placé sous le signe d’un nouveau départ, d’une nouvelle opportunité pour le Mali dans la cohésion sociale. Lors des festivités sur la Place d’armes, le gouverneur, le Général Abdoulaye Cissé, dira qu’une fête d’indépendance renvoie toujours à un devoir de mémoire et est « l’occasion de jeter les bases pour transcender les nombreux défis ». La particularité à Macina a été la veillée nocturne au rythme des tam-tams dans toute la ville, dans la nuit du 21 au 22 septembre 2020. La célébration de l’accession à l’indépendance a, aussi, été marquée dans cette localité par une course de pirogues dont les trois premiers ont été récompensés. A la place de l’indépendance de Koulikoro, le gouverneur, le général Débérékoua Souara, a saisi l’occasion pour inviter les partis politiques à s’impliquer dans la révision des listes électorales, à partir du 1er octobre prochain. Il a, aussi, indiqué que les prévisions de la campagne agricole sont estimées à 1 million de tonnes dans sa région soit 15% de la production nationale. La fête de l’Indépendance a été placée sous le signe du souvenir à Kayes. Elle a eu lieu au camp Mamadou Lamine Dramé. Le gouverneur de la Région, l’inspecteur général de police Mahamadou Zoumana Sidibé, a demandé aux populations plus de patriotisme et de civisme dans un pays qui traverse, actuellement, « une période particulièrement difficile de son existence ». AT/BMS/AM/AOKK/DC/OD/MD (AMAP)

Mali : Nouveau départ, nouvelle opportunité

Par Massa SIDIBE Bamako, 23 sept (AMAP) Le président du Comité national pour le salut du peuple (CNSP) aura réussi l’exercice de son premier discours à l’occasion de la célébration de la fête de l’indépendance du Mali. Le colonel Assimi Goïta a posé le diagnostic sur l’état du pays et dévoilé les remèdes que le pouvoir intérimaire entend utiliser pour guérir ce grand malade qu’est devenu le Mali. Par devoir de mémoire, le colonel Assimi Goïta a, de prime abord, rappelé les sacrifices consentis par le premier président du Mali, Modibo Kéita, et ses compagnons, ainsi que les idéaux dont ils étaient porteurs. Très rapidement, le discours a glissé sur les questions brûlantes de l’heure avec en tête la situation sécuritaire du pays. Il a assuré que nos forces de défense et de sécurité se battent avec bravoure malgré la complexité et la nature non conventionnelle de la guerre asymétrique. « Je voudrais vous faire la promesse que nous gagnerons la guerre qui nous a été imposée », s’est engagé le président du CNSP qui n’ignore pas que cette victoire passe par le renforcement de la mobilisation, de la formation et de la mise dans les conditions matérielles et morales de nos forces de défense et de sécurité. « Les mois à venir doivent être des mois de résultats et d’engagement décisifs pour que le Mali recouvre rapidement toute sa sécurité sur tout son territoire », a ajouté celui qui vient d’être désigné vice-président de la Transition. Le colonel Assimi Goïta a, également, évoqué l’épineuse situation de l’école parmi les « urgences du moment ». Il a insisté sur la nécessité de l’amélioration substantielle de la condition enseignante. A ce propos, l’application de l’article 39, grâce à l’accord obtenu, récemment, entre les syndicats concernés et le CNSP, constitue une avancée significative. Le président du CNSP est en phase avec l’opinion dont l’idéal de changement et le désir de rompre avec des pratiques peu orthodoxes sont manifestes. A preuve, il a indiqué qu’il est impérieux de veiller à ce que les élections, mécanisme essentiel du jeu démocratique, se tiennent désormais dans la transparence et sans parti pris de l’administration. Concrètement, le colonel Goïta a recommandé que les listes électorales soient fiables sans doublons et que les scrutins se tiennent avec une enveloppe financière raisonnable. L’officier supérieur n’a pas manqué de montrer du doigt d’autres maux qui plombent le développement du pays : la mauvaise gouvernance, la corruption, l’impunité, le favoritisme… A ce propos, le colonel Goïta s’est dit convaincu que « la Justice jouera pleinement sa partition dans la reconstruction du Mali nouveau ». « Je vous donne l’assurance, chers compatriotes, qu’à la faveur des réformes majeures envisagées, l’immunité ne sera plus un obstacle juridique aux poursuites judiciaires en matière de délinquance financière et économique », a martelé le président du CNSP. Concernant l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger, le colonel Assimi Goïta souscrit pleinement à sa « mise en œuvre intelligente et efficiente en vue de créer les conditions optimales d’une paix durable ». De même, il a annoncé la mise en œuvre des conclusions du Dialogue national inclusif (DNI) « avec toute la diligence requise ». Le président du CNSP compte sur le soutien de nos partenaires étrangers. A cet effet, il a remercié la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et la communauté internationale pour l’intérêt qu’elles portent à la résolution de la crise multidimensionnelle que vit le Mali. MS/MD (AMAP)  

Dépôt de gerbe de fleurs : Le colonel Assimi Goïta exhorte à l’union sacrée

Bamako, 23 sept (AMAP) Le président du Comité national pour le salut du peuple (CNSP), le colonel Assimi Goïta, a déposé, lundi, une gerbe de fleurs au monument de l’indépendance, à l‘occasion de la célébration de la soixantième anniversaire de l’indépendance du Mali (22 septembre 1960- 22 septembre 2020), respectant une tradition solidement ancrée. Outre des membres du CNSP, du chef d’état-major général des Armées, le général Oumar Diarra et l’ambassadeur du Maroc au Mali, Hassan Naciri, beaucoup de nos compatriotes avaient également fait le déplacement pour être témoins de l’évènement. Pour la circonstance, un impressionnant dispositif de sécurité quadrillait les lieux. C’est précisément à 8 heures 55 minutes que le véhicule blindé transportant le chef du CNSP s’est immobilisé sur la place. À sa descente, il a été accueilli par les membres du CNSP, la hiérarchie militaire ainsi que les autorités administratives et politiques du District de Bamako. Ensuite, celui qui est fraîchement désigné comme vice-président de la Transition, a fait le salut au drapeau national, avant la sonnerie aux morts. Le colonel Assimi Goïta a, ensuite, déposé la couronne de fleurs au pied du Monument de l’indépendance. Le président du CNSP, s’adressant à la presse, a indiqué que « ce geste, dont la portée symbolique est immense, est un témoignage de reconnaissance envers les pères fondateurs de l’indépendance du Mali, à savoir le président Modibo Keïta et ses compagnons ». Assimi Goïta a souhaité que cette action de dépôt de gerbe de fleurs soit pérennisée dans notre pays. «C’est un sentiment de fierté et de gloire envers toutes les personnes qui, de près et de loin, se sont sacrifiées pour l’indépendance du Mali», a-t-il dit, avant d’inviter le peuple malien à l’union sacrée. Il a demandé à nos compatriotes de soutenir les forces de défense et de sécurité qui déploient des efforts, nuit et jour, pour ramener la sécurité et la paix au Mali. « Les mêmes efforts de soutien et d’accompagnement des Maliens doivent aller vers des forces partenaires telles que Barkhane, Minusma et Takuba », a ajouté Assimi Goïta. BD/MD (AMAP)