Discours d’investiture du président de la transition
Son Excellence Umaro Sissoco Embalo, Président de la République de Guinée-Bissau, Son Excellence Goodluck Jonathan, ancien Président de la République Fédérale du Nigeria et médiateur de la CEDEAO, Son Excellence le Professeur Dioncounda Traoré, Président de la Transition malienne de 2012-2013 Madame la Ministre des Affaires étrangères du Ghana, pays qui assure la Présidence de la CEDEAO, Monsieur le Représentant de la MINUSMA, Monsieur le Représentant de MISAHEL, Son Excellence Pierre Buyoya, ancien Président de la République du Burundi, Monsieur le Président de la Commission de la CEDEAO, Anciens Premiers ministres et anciens ministres, Chefs d’institutions en fonction et anciens, Gouverneurs, maires et Conseillers municipaux, Autorités Politiques, morales, religieuses et coutumières, Ambassadeurs et représentants des organismes de coopération, Compatriotes de l’Intérieur et de l’Extérieur, Représentants de la Société civile et de syndicats, En vos rangs, grades et qualités, Tout protocole observé, Qu’il vous plaise qu’avant toute chose, je rende grâce à Allah de nous avoir permis de voir ce jour, de faire en sorte que nous nous rencontrions pour le Mali, pour la grandeur du Mali, pour le confort du Mali ! Puissent ceux d’entre nous qui jouissent d’une bonne santé, continuer à bien se porter ! Puissent celles et ceux d’entre nous qui souffrent de maladie recouvrer la santé ! Puisse l’âme des êtres chers qui nous ont quittés, reposer en paix ! Ayons une pensée pieuse pour les soldats du Mali et des forces amies, tombés sur le champ d’honneur, FAMAs, Barkhane, Minusma qui ne sont là que pour assister le Mali dans sa guerre de libération. Ayons également une pensée pieuse pour tous les morts civils tombés lors de cette guerre et lors des récentes manifestations politiques ! Pour tous ces morts, je vous prie d’observer, avec moi, une minute de silence. Je voudrais ensuite saluer le Conseil National de Salut Public pour son esprit patriotique, son sens du discernement et sa capacité d’écoute. L’investiture de son Président le Colonel Assimi Goita en tant que vice- président de la Transition en porte témoignage. L’action du CNSP du 18août, tout le monde en convient, est la conséquence de la très grave crise sociopolitique qui a paralysé la vie de la nation des mois durant. Au collège qui a porté son choix sur ma modeste personne pour présider cette transition, j’exprime toute ma gratitude. Je suis honoré par son geste et je voudrais lui dire ici que je me battrai de toutes mes forces pour mériter sa confiance. Que l’on me permette également de souhaiter la bienvenue au Président de la Guinée-Bissau, Umaru Sissoco Embalo, en terre africaine du Mali ! Président Embalo, vous êtes chez vous, chez vos frères et chez vos sœurs. Acceptez l’assurance de notre profonde sympathie et de toute notre gratitude pour votre présence ô combien significative parmi nous, en ce moment et en ce lieu ! Ma gratitude va également et bien entendu à la CEDEAO pour sa constante sollicitude envers notre pays et pour les sages conseils que le médiateur Son Excellence Goodlcuk Jonathan n’a cessé de prodiguer à ses frères maliens depuis juin. Il est des nôtres désormais. Je salue sa présence et je voudrais l’assurer de la détermination des Maliens à conduire une transition stable, apaisée et réussie, dans les conditions et l es délais convenus. Plaise à Dieu ! Professeur Dioncounda Traoré, cher aîné, merci de venir rehausser de votre présence l’éclat de cette cérémonie. Que vous soyez à nos côtés ne nous surprend guère car tout ce qui concerne le Mali vous mobilise ! Votre expérience, votre endurance, votre foi en le Mali nous guideront. Mes chers compatriotes, Il me plait, solennellement, de dire à haute et intelligible voix, que je serai toujours disponible pour servir le Mali. Servir le Mali est un privilège et cela doit être un honneur pour chacune de nous, pour chacun de nous. Malgré les poids des ans, malgré le confort de la retraite, je ne pouvais me soustraire à l’appel du devoir. Je ne pouvais hésiter un seul instant à sortir de mon champ pour venir, moi aussi comme beaucoup d’autres avant moi, à la rescousse de ce pays. Le Mali m’a tout donné. Je suis heureux d’être son esclave soumis, prêt à tout pour qu’il renoue avec la pleine légalité constitutionnelle, avec des autorités élues, des représentants légitimes. Je n’ai pas d’autre mission. Je n’ai pas d’autre prétention. Il s’agit pour moi et il doit s’agir pour chacune et chacun, d’apporter sa petite contribution, sa petite pierre à la consolidation de l’édifice national. Car la maison commune est ébranlée, affaiblie, humiliée. Elle tremble dans ses fondements depuis au moins une décennie. Oui, il ne faut pas avoir peur des mots : le Mali est ébranlé, piétiné, humilié. Ebranlé, Affaibli, humilié par ses propres enfants, par nous-mêmes, par personne d’autre que nous-mêmes. Et nous ne pouvons continuer, de manière incantatoire, à garder la tête dans le sable et à répéter sans chercher à empêcher le naufrage, à nous convaincre que le navire pourrait tanguer mais qu’il ne chavirerait jamais. Il peut chavirer et il chavirera si nous continuons à le faire tanguer. Alors, si nous voulons survivre en tant qu’Etat, en tant que nation, nous devrons, sans perdre plus de temps, nous remobiliser. Il faut qu’au cours de cette transition, nous nous donnions la main, que nous réfléchissions profondément ensemble pour reconstruire notre démocratie, laquelle avait été jadis, une vitrine admirée. Nous devons tirer toutes les leçons de notre vécu immédiat, de notre histoire récente. Nous devons pouvoir identifier quelles ont été et quelles sont encore les forces et les faiblesses de notre parcours, quelles sont les opportunités que nous devons tirer de la transition en cours et quelles sont les menaces qu’il nous incombe d’enrayer. Chers compatriotes, Chers partenaires du Mali, Une transition ne saurait tout faire. Elle doit se donner des priorités. Les nôtres ont été débattues, validées et consignées dans la Charte nationale de la Transition issue des journées de concertation des 10, 11 et 12 septembre dernier. C’est cette charte qui
Mali : Les engagements du président de la Transition en six points
Bamako, 25 sept (AMAP) Officiellement installé, vendredi, dans ses fonctions de chef de l’Etat, Bah N’Daw a esquissé ses ambitions en six points qui vont du front sécuritaire à celui de la santé, en passant par l’organisation d’élections propres, la lutte contre la corruption, l’application des conclusions du Dialogue national inclusive (DNI) et le respect des engagements nationaux et internationaux du Mali REVISITER LES TEXTES ÉLECTORAUX – Bah N’Daw sait qu’il doit son accession impromptue à la tête de l’Etat à une action militaire, elle-même dictée par la dégradation du climat sociopolitique, suite aux dernières élections législatives. Ainsi, pendant cette transition, il s’attèlera à corriger « les tares de nos processus électoraux ». En effet, l’organisation d’élections propres figure en tête des priorités. Et pour cela, il a estimé indispensable de « nous doter de bons textes, de bonnes pratiques, de solides contre-pouvoirs… ». Au nom de la vérité des urnes, qui doit être la seule norme en démocratie, Bah N’Daw s’est engagé à combattre, « sans concession, les scrutins aux coûts astronomiques, la fraude électorale, l’achat de voix, l’incursion de l’Administration dans le processus électoral, la perversion des résultats par les Cours d’arbitrage ». LES MOYENS DE L’ARMÉE À L’ARMÉE – Ce combat sera mené concomitamment avec la guerre contre le terrorisme, que « nous devons gagner totalement et durablement ». Pour y arriver, le nouveau chef de l’Etat entend combiner les efforts politiques et l’action militaire. Ainsi, il a jugé indispensable de se « doter de moyens les plus dissuasifs possible à travers une armée aguerrie, matériellement soutenue et moralement prête ». “Désormais, a-t-il insisté, les moyens de l’Armée iront désormais totalement à l’Armée et seulement à l’Armée. Et chaque centime investi pour la défense et la sécurité de ce pays sera surveillé et évalué. IMPUNITÉ ZÉRO – Aussi bien que pour l’Armée, la gestion de toutes les ressources publiques sera de rigueur. « La gestion de nos ressources, de nos maigres ressources est, en effet, une obligation », dit-il. Ce sera là un chantier de la Transition, selon Bah N’Daw qui ne promet pas « zéro corruption », mais fera tout pour que «l’impunité zéro soit la norme». D’ores et déjà, il a annoncé que tous les dossiers d’enquêtes réalisées par nos structures de vérifications seront transférés au juge, au besoin. SUIVRE LES RECOMMANDATIONS DU DNI – Autre engagement fort : la mise en œuvre des conclusions du Dialogue national inclusive (DNI). Il faut s’attendre, dans les semaines à venir, à la mise en place du Comité chargé de la mise en œuvre de ses importantes recommandations. ENGAGEMENTS NATIONAUX ET INTERNATIONAUX – Lui et son équipe veilleront, également, au respect des engagements nationaux et internationaux du Mali. En effet, selon le chef de l’Etat, la transition qui s’ouvre ne remettra en cause aucun engagement international du Mali ni les accords signés par le gouvernement. Autrement dit, l’Accord pour la paix et la réconciliation sera appliqué et ne sera révisé que d’accord partie… COVID – Enfin, les efforts contre la Covid-19 seront maintenus. « Il importe pour ce faire, de capitaliser les réussites, renforcer la prévention par le respect des mesures barrières. A aucun moment, nous ne devons baisser la garde », a-t-il déclaré. Le gouvernement de transition qui sera incessamment formé fera de cette lutte une de ses plus grandes priorités. Ces engagements du chef de l’Etat sont inspirés de la Charte de la Transition. S’il doit “donner (sa) vie pour que cette période Transitoire soit menée à bon port”, Bah N’Daw a assure qu’il n’hésitera “pas une seconde”. “Au terme de cette mission, dit-il, sa plus grande satisfaction résidera dans la passation de témoin au futur président de la République élu, élu proprement et élu”. ID/MD (AMAP)
Mali : Les sanctions de la CEDEAO ne seront levées qu’après la nomination d’un Premier ministre civil (Mission)
Bamako, 25 sept (AMAP) Le Comité de suivi de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) sur la situation au Mali, dirigé par le médiateur Goodluck Jonathan, a annoncé lors de son point de presse de fin de mission, vendredi, à Bamako, que les sanctions de l’organisation sous régionale contre le Mali seront levées lorsqu’un Premier ministre civil sera nommé. Le médiateur de la CEDEAO, qui s’exprimait juste après l’investiture du président et du vice président de la Transition, a déclaré que s’agissant des sanctions à l’encontre du Mali, celles-ci ne seront levées que lorsqu’un Premier ministre civil sera nommé. Cela suite à l’investiture du président de la Transition et conformément aux décisions des Chefs d’Etat et de gouvernement. La mission a évoqué « l’importance et l’urgence de la nomination d’un Premier ministre, chef de gouvernement civil qui sera chargé de conduire, sous l’autorité du président de la Transition, les chantiers des réformes du dialogue national inclusif et de préparer les prochaines élections présidentielle et législatives ». Goodluck Jonathan et sa délégation ont, aussi, signalé l’importance d’obtenir la version finale et officielle de la Charte de la transition prenant en compte les décisions issues des sommets des chefs d’Etat et de gouvernements de la CEDEAO, notamment : « la dissolution du CNSP avant ou après l’investiture du président de la Transition, les responsabilités du vice-président qui sera chargé de la sécurité et de la défense, l’impossibilité pour le vice-président de remplacer le président de la Transition et la durée de la transition qui est fixée à 18 mois à compter du 15 septembre 2020 » La mission a rappelé que la CEDEAO est principalement concernée par la préservation de la démocratie constitutionnelle dans la sous-région. Le médiateur Goodluck Jonathan a désigné l’ambassadeur du Nigéria et celui du Ghana au Mali pour assurer une communication effective avec lui et le président du Conseil des ministres de la CEDEAO, Mme Shirley Ayorkor Botchwey, en leur absence à Bamako. Ce comité de suivi travaillera en concertation étroite avec l’ensemble des partenaires bilatéraux et multilatéraux pour accompagner le processus de transition au Mali. « Ainsi, après l’installation des organes de la transition, conformément aux décisions des Chefs d’Etat et de gouvernement, la CEDEAO accompagnera le Mali », a-t-il dit. Par ailleurs, la mission a insisté sur « la libération urgente » des personnalités civiles et militaires de l’ancien régime en détention depuis le 18 août 2020, date du coup d’Etat contre l’ancien président Ibrahim Boubacar Keita. Jonathan a effectué une mission dans la capitale malienne, du mercredi au vendredi, à la tête d’une délégation comprenant de la présidente du Conseil des ministres de la CEDEAO, Mme Shirley Ayorkor Botchwey, et du président de la commission de la CEDEAO, Jean-Claude Kassi Brou. Ont également participé à cette mission, le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU au Mali, chef de la Mission intégrée multidimensionnelle des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), Mahamat Saleh Annadif, et le haut représentant de l’Union africaine (UA) pour le Mali, Pierre Buyoya. La mission a pu évaluer les progrès réalisés dans la mise en œuvre des décisions prises lors des sommets extraordinaires des Chefs d’Etat et de gouvernement du 20 et du 28 août 2020, ainsi que de la réunion d’Accra (Ghana) du 15 septembre 2020 en vue d’un retour à un ordre constitutionnel normal au Mali. La délégation a eu des rencontres avec le président de la Transition, chef de l’Etat, Bah N’Daw, le Comité national pour le salut du peuple (CNSP) conduit par son président, le colonel Assimi Goita, les ambassadeurs des Etats membres de la CEDEAO accrédités au Mali, les ambassadeurs des Etats membres permanents du Conseil de Sécurité de l’ONU accrédités au Mali, le délégué permanent de l’Union européenne (UE) au Mali. OD/MD (AMAP)
Mali : Le président et le vice président de la Transition installés dans leurs fonctions
Bamako, 25 sept (AMAP) La double prestation de serment du président de la Transition, Bah N’Daw, et du vice président, le colonel Assimi Goïta, a eu lieu, vendredi, à Bamako, devant la Cour Suprême, les installant dans leurs fonctions pour une transition de 18 mois. Les deux personnalités, Bah N’Daw, retraité de l’armée, et le colonel Assimi Goïta, président du Comité national pour le salut du peuple (CNSP), ont, successivement, prêté serment devant le président de la Cour suprême, Wafi Ougadeye Cissé, assisté du procureur général Boya Dembélé. Celui-ci a rappelé que la Transition doit aboutir à des élections générales. Le Président de la Transition et le vice-président ont prêté serment, en prononçant la formule suivante: « Je jure devant Dieu et le peuple malien de préserver en toute fidélité le régime républicain, de respecter et de faire respecter la Constitution et la Loi, de remplir mes fonctions dans l’intérêt supérieur du peuple, de préserver les acquis démocratiques, de garantir l’unité nationale, l’indépendance de la patrie et l’intégrité du territoire national. Je m’engage solennellement et sur l’honneur à mettre tout en œuvre pour la réalisation de l’Unité africaine » Plusieurs personnalités ont assisté à la cérémonie dont, notamment le président bissau guinéen, Umaro Sissoco Embaló, et l’ancien président nigérian Goodluck Jonathan, médiateur mandaté par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) qui s’est dit “très optimiste pour le nouveau départ” pour le Mali. La nomination d’un Premier ministre est attendue. Il sera chargé de former, à son tour, un gouvernement de Transition qui, selon l’esprit de la Charte de la transition, doit être une équipe restreinte. AC/MD (AMAP)
Présidence de la transition : Les espérances de Bamakois
Bamako, 24 sept (AMAP) Des habitants de la capitale malienne, Bamako, fondent l’espoir d’un bon déroulement et d’une bonne gestion de la période transitoire, avec la nomination de Bah N’Daw à la tête. Les avis sont, en général, favorables à l’homme. Alassane Diaby est économiste. Pour lui, l’importance n’est pas la personne de Bah N’Daw, « mais qu’il fasse le travail ». « Je pense que la Transition ne peut pas régler tous nos problèmes mais, elle doit jeter, à mon avis, les bases d’un Mali nouveau. Pour cela, il faut qu’il (Ndlr, le président de la Transition) exécute correctement la feuille de route de la Transition », dit M. Diaby. » « Le Mali est miné par certains problèmes qu’il faut rapidement gérer : la réduction des dépenses de l’Etat, l’organisation des élections par une seule structure indépendante, la lutte contre les surfacturations et des rétro commissions. C’est le moment de mettre en place des mécanismes pour y parvenir. Il faut pousser les dirigeants de la transition à l’aller dans ce sens », analyse-t-il. Ousmane Traoré, commerçant, pense que Bah N’Daw « est le meilleur qui pouvait nous arriver ». « Je ne connais pas Bah N’Daw. Cela veut dire qu’il ne traine pas de casseroles derrière lui. Il se trouve que c’est un homme de droiture et un patriote. Moi, je pense que c’est un nouveau départ pour notre pays. Mais attendons de voir la composition du gouvernement », dit-il. Aminata Cissé, informaticienne : « Les militaires n’ont pas confiance aux civils. Le courant passe mieux entre eux. C’est pourquoi, ils ont pris la présidence et la vice-présidence de la Transition. Le choix de Bah N’Daw n’est autre que cette option. C’est un bon choix puisqu’il n’est pas politique. Maintenant ils vont laisser la Primature à un civil. Personnellement, j’adhère à cette stratégie du Comité national pour le salut du peuple (CNSP). Moi, je suis d’accord que les militaires (Bah N’Daw et le colonel Assimi Goita) gèrent la Transition parce que beaucoup de personnes pensent que c’est une aubaine pour s’enrichir sur le dos de l’Etat ». Bakary Kéita, militaire à la retraite, fonde l’espoir « que cette transition sera une opportunité pour asseoir les bases d’une paix durable marquée par un retour définitif de la sécurité et l’allègement des souffrances de la population, l’amélioration de la gouvernance ». « En fait, je félicite le collège pour ses choix éclairés portés sur deux hommes dont le patriotisme ne fait l’objet d’aucun doute. Je souhaite l’accompagnement de tout le monde aux nouvelles autorités de la transition pour l’essor de notre pays », ajoute Bakary. Pour Kadidiatou Diallo, Bah N’Daw à la présidence de la transition est bonne option. « Il est réputé être un grand patriote. Il n’a jamais détourné le denier public. Cependant, je ne suis pas d’accord avec la manière dont il a été nommé. Le M5-RFP a bien fait d’éclairer les lanternes sur le travail du collège qui a choisi Bah N’Daw », dit-elle. OD/MD (AMAP)
Gao : Nouveau site d’orpaillage à Téméra, dans le Nord du Mali
Gao, 24 sept (AMAP) Un nouveau site d’orpaillage a été découvert, dimanche, à deux km du village de Téméra Haoussa, du côté nord, dans la Commune rurale de Téméra, situé à 175 km de Gao, dans le Nord du Mali, selon une source officielle. Le secrétaire général de la mairie de Téméra, Amadou Mariko, qui a annoncé la découverte, a indiqué que deux jeunes gens ont extrait 15 à 22 grammes d’or, en une journée, sur un site déjà connu. «Actuellement, notre village est envahi par une nuée d’orpailleurs que des véhicules pick-up viennent déverser ici, presque, chaque jour. Pour des raisons sécuritaires et sanitaires, nous avons informé la sous-préfecture de Bamba et la préfecture de Bourem afin que ces dernières prennent des mesures pour sécuriser le site», a souligné M. Mariko. D’ores et déjà, la nouvelle s’est répandue comme une trainée de poudre dans toute la ville de Gao et les orpailleurs ont les yeux rivés vers ce tout nouveau site. AT/MD (AMAP)
Mali : Le président de la Transition prête serment ce vendredi
Par Issa DEMBELE Bamako, 24 sept (AMAP) Bah N’Daw, désigné, lundi, président de la Transition par un collège, prendra, sera investi, vendredi, chef de l’Etat malien, pour les 18 mois à venir, lors d’une cérémonie solennelle au Centre international de conférences de Bamako (CICB). De nombreuses personnalités sont annoncées à l’évènement dont le médiateur de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), Goodluck Jonathan. Signe qui, selon des observateurs, dénote de l’adhésion de l’organisation sous-régionale au choix porté sur ce colonel-major à la retraire pour conduire le pouvoir intérimaire au Mali. C’est devant la Cour suprême que Bah N’Daw prêtera serment, en prononçant la formule suivante : « Je jure devant Dieu et le peuple malien de préserver en toute fidélité le régime républicain, de respecter et de faire respecter la Constitution et la Loi, de remplir mes fonctions dans l’intérêt supérieur du peuple, de préserver les acquis démocratiques, de garantir l’unité nationale, l’indépendance de la patrie et l’intégrité du territoire national. Je m’engage solennellement et sur l’honneur à mettre tout en œuvre pour la réalisation de l’unité africaine ». Le Mali entamera alors, véritablement, sa marche vers l’ordre constitutionnel. Mais, la tâche du colonel-major à la retraite ne sera pas de tout repos, tant les défis sont immenses. Lui-même a, probablement, conscience que la réussite de cette Transition est plus ou moins un défi personnel à relever. Bah N’Daw sait, sans doute, que tous ses faits et gestes seront scrutés par ses compatriotes. Et une transition aboutie contribuera à rehausser son image dans l’opinion, dont une bonne partie le tient en si haute estime. Mais dans l’immédiat, le premier défi à relever se trouve dans la formation de son équipe, surtout dans le choix du Premier ministre qui doit être un homme de consensus et d’une capacité managériale avérée pour mener à bien sa mission dans un contexte si difficile. Pour ce choix, il doit pouvoir compter sur la maturité et la sagesse des différentes sensibilités du pays. Du reste, la Charte de la Transition a clairement défini les tâches assignées à Bah N’Daw et son équipe. Parmi les grands chantiers, la stabilisation du pays et la pacification de tous les foyers de tension doivent figurer en bonne place. Autres priorités : les réformes institutionnelles et politiques à conduire, la bonne gouvernance et l’organisation des élections générales. La liste n’est pas exhaustive. Réussir ces missions passe, impérativement, par la réconciliation des cœurs et des esprits, afin que chacun joue harmonieusement sa partition dans la symphonie nationale. Après cette cérémonie de prestation de serment, une déclaration est attendue du président en exercice de la CEDEAO, le président ghanéen, Nana Addo Dankwa Akufo-Addo. Les Maliens n’espèrent pas moins qu’une annonce de la fin des sanctions d la CEDEAO. Seront-elles levées ou maintenues ? La question est au centre des débats dans le pays, depuis la désignation du président et son vice-président. Ils sont nombreux à croire à une levée intégrale des sanctions, dès aujourd’hui. «Nous avons accepté les principes de la CEDEAO. Je pense que, dans les jours à venir, elle doit lever les sanctions pour le bonheur de la population malienne », a déclaré le vice-président du CNSP, à l’occasion de la célébration du 22 septembre, fête de l’indépendance du Mali. Par contre, des observateurs estiment qu’elles seront seulement assouplies, en attendant la nomination d’un Premier ministre civil. Ce qui demeure évident, c’est que ces sanctions imposées par la Communauté sous régionale commencent à peser lourdement sur les populations, déjà soumises aux rudes épreuves de la crise sécuritaire et sanitaire. ID/MD (AMAP)
Mali : Le président de la Transition Bah N’Daw reçoit le médiateur de la CEDEAO
Bamako, 24 sept (AMAP) Le président désigné pour diriger la Transition au Mali, Bah N’Daw, a reçu en audience, jeudi, le médiateur de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), Goodluck Jonathan. Cette rencontre à la Villa des Hôtes à l’ex-base B, la veille de l’investiture du président de la Transition, vendredi, s’est déroulée en présence du vice-président désigné, le colonel Assimi Goïta, du 1er vice-président du Comité national pour le salut du peuple (CNSP), le colonel Malick Diaw, et du chef de la Mission intégrée multidimensionnelle des Nations unes pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), Mahamat Saleh Annadif. Elle constitue la première apparition officielle de Bah N’Daw depuis sa désignation, lundi, comme président de la Transition. Même si rien n’a filtré des échanges entre les deux personnalités, il faut rappeler que la délégation de la CEDEAO est présente au Mali pour le suivi de la mise en place d’une transition dirigée par des civil, Cela conformément aux recommandations du mini-sommet des chefs d’Etat de l’organisation sous régionale, tenu le 15 septembre dernier à Accra, au Ghana. La rencontre d’Accra avait été convoquée, après la concertation nationale au cours de laquelle, une feuille de route et une charte de la Transition ont été adoptées par les participants. Lors du mini-sommet d’Accra auquel a pris part une délégation du CNSP conduite par son président, le colonel Assimi Goïta, après avoir pris connaissance du contenu de deux documents issus des assises nationales, les chefs d’Etat de la CEDEAO ont accepté les 18 mois adoptés pour la durée de la Transition. Cependant, ils ont exigé que le président et le Premier ministre soient des civils. Ils ont, aussi, donné un ultimatum au CNSP pour le choix de ces personnalités devant diriger la Transition, en conditionnant la levée des sanctions de la CEDEAO contre le Mali à la mise en œuvre de ces recommandations. Le CNSP a accepté le principe de la désignation d’un président et d’un Premier ministre civil. Ensuite, un collège a été mis en place pour ce faire. Ce collège a choisi, lundi, le colonel-major à la retraite Bah N’Daw comme président et le colonel Assimi Goïta, comme vice-président de la Transition. Le choix de Bah N’Daw, en plus de répondre aux exigences de la CEDEAO sur la désignation d’un civil pour diriger la Transition, satisfait la requête des Maliens qui souhaitent voir un militaire aux affaires durant les 18 mois à venir. C’est après ce choix, qui marque la première étape de la mise en place des organes de la Transition que l’organisation sous-régionale, qui suit de très près la situation au Mali, a envoyé son médiateur pour le suivi du processus de mise en place d’une Transition dirigée par des civils, conformément aux recommandations d’Accra. Arrivé à Bamako mercredi, l’ancien président nigérian, Goodluck Jonathan, a débuté sa série de rencontres avec les membres du comité mis en place par la CEDEAO pour le suivi de l’évolution de la crise au Mali. Ceux-ci ont fait le point de la situation, avant les autres rencontres prévues au cours du séjour du médiateur. Avant sa rencontre avec le président de la Transition, l’ancien chef d’Etat nigérian a rencontré les membres du CNSP au ministère de la Défense et des Anciens combattants. La délégation du CNSP était conduite par son président, le colonel Assimi Goïta. Rien n’a filtré de ces échanges. Le président de la Commission de la CEDEAO, Jean-Claude Kassi Brou, qui fait partie de la délégation, s’est juste contenté de dire aux journalistes, à la fin de la rencontre, que le médiateur de l’organisation sous régionale doit tenir une série de rencontres au cours de son séjour. Et c’est à l’issue de tout cela qu’il va faire le point de sa mission, à travers une conférence de presse. L’enjeu de cette mission de la CEDEAO au Mali est la levée des sanctions de l’organisation sous régionale. Après sa rencontre avec Bah N’Daw dont l’investiture est prévue vendredi, M. Jonathan a posté sur sa page Facebook que les membres de sa délégation sont « optimistes que cet évènement marquera le début du retour à la normalité au Mali après une longue crise sociopolitique ». DD/MD (AMAP)
Mali : Relative stabilité des prix des céréales
Bamako, 24 sept (AMAP) Durant la semaine du 14 au 20 septembre, les prix des céréales sont restés stables dans l’ensemble, par rapport à la semaine passée et quelques fluctuations à la baisse ont été, par ailleurs, enregistrées sur les prix des céréales sèches, selon un communiqué de la Direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence (DGCC). Cette situation s’expliquerait par l’arrivée des cultures de soudure sur les marchés, notamment le maïs frais, l’igname, la patate, le manioc et la baisse du niveau des sorties de céréales vers les pays voisins suite aux sanctions économiques imposées par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). En outre, le prix du riz a subi des variations à la hausse, en raison des travaux champêtres qui ont tiré l’offre du riz vers le bas. Mais, l’état d’approvisionnement des marchés en céréales reste satisfaisant. Le prix au producteur du riz local, dans la zone Office du Niger, est compris entre 300 et 330 Fcfa/kg, comme la semaine passée. Dans les capitales régionales et le District de Bamako, la capitale, les prix des catégories du riz local sont compris entre 300 et 500 Fcfa/kg, comme la semaine passée. Son prix moyen national est de 391 Fcfa/kg. Le riz brisé importé non parfumé est vendu entre 300 et 750 Fcfa/kg. Son prix moyen national a été de 425 Fcfa/kg. Quant au mil, son prix au producteur est compris entre 130 et 195 Fcfa/kg, contre 125 et 195 Fcfa/kg, la semaine passée. Son tarif à la consommation oscille entre 200 et 400 Fcfa/kg, comme la semaine passée. Le sorgho, lui, est cédé par les producteurs entre 100 et 165 Fcfa/kg comme la semaine passée. Sur les marchés de consommation, son prix est compris entre 175 et 400 Fcfa/kg contre 200 et 400 FCFA/kg, la semaine passée. Le maïs est vendu sur les marchés ruraux entre 100 et 135 Fcfa/kg, comme la semaine passée. Le prix à la consommation du maïs est compris entre 140 et 400 Fcfa/kg, comme la semaine passée. CMT/MD (AMAP)
La classe politique salue le choix de Bah N’Daw comme président de la Transition
Bamako, 24 sept (AMAP) Après la désignation de Bah N’Daw, ancien ministre de la Défense et des Anciens combattants comme président de la Transition, un consensus semble se dégager au sein de la classe politique et de l’opinion nationale autour de l’homme que d’aucuns qualifient d’honnête, de droit et de rigoureux. Ainsi, dans un communiqué, le Rassemblement pour le Mali (RPM) se réjouit de la désignation du colonel-major à la retraite comme président de la Transition et du colonel Assimi Goïta comme vice-président. Le RPM a invité les nouvelles autorités à persévérer dans leurs efforts pour la réconciliation nationale, la consolidation du processus de paix, la restauration de la sécurité, l’apaisement politique et la cohésion sociale. De son côté, le bureau politique de la Solidarité africaine pour la démocratie et l’indépendance (SADI) ayant appris la désignation par le collège, du président et du vice-président de la Transition, les félicite pour le choix porté sur leur personne et leur souhaite plein succès dans cette exaltante mission. Le bureau politique du parti espère que ces nominations soient le signe d’une rupture d’avec l’ordre ancien et l’ouverture de nouvelles perspectives pour la nation malienne. Le parti SADI ajoute que « notre peuple aspire au changement, à la sécurité pour tous, à la justice, à la lutte sans merci contre la corruption et l’impunité, à des reformes de lois et à des élections libres, transparentes, crédibles et incontestées, gage d’une véritable démocratie ». Au cours d’un point de presse organisé à cet effet, le Mouvement populaire du 4 septembre (MP4) soutenant le Comité national pour le salut du peuple (CNSP), s’est réjoui du choix porté sur le colonel-major à la retraite Bah N’Daw comme président et du colonel Assimi Goïta comme vice-président de la Transition. Dans son communiqué, le MP4 « fonde l’espoir que cette transition sera une opportunité pour asseoir les bases d’une paix durable marquée par un retour définitif de la sécurité et l’allègement de la souffrance des populations, pour l’amélioration de la gouvernance, la réalisation des réformes constitutionnelles et institutionnelles permettant une refondation du Mali ainsi que son émergence ». En attendant la réaction officielle de son parti (Yèlèma), l’ancien Premier ministre Moussa Mara, avec qui Bah N’Daw a collaboré quand il occupait le porte feuille de la Défense et des Anciens combattants, nous a confié qu’il peut attester de l’honnêteté et de la droiture du président désigné pour la Transition. De son côté, la Convergence pour le développement du Mali (CODEM) dit également avoir pris acte de la désignation de Bah N’Daw comme président de la Transition. Le parti de la Quenouille le félicite et lui souhaite beaucoup de réussite dans l’exercice de cette nouvelle fonction qui s’annonce ardue compte tenu du contexte particulier. Pour la CODEM, la réussite de la Transition dépendra de la capacité des nouvelles autorités à rester à équidistance des forces politiques dont la vocation est de conquérir et d’exercer le pouvoir. La CODEM ajoute que Bah N’Daw est «reconnu homme de rigueur doté d’une intégrité morale» et ne doute point de la capacité de l’homme à relever les défis de la Transition. Le parti réaffirme sa disponibilité à tout mettre en œuvre pour la réussite de la mission du président de la Transition pour le bonheur des Maliens. A l’instar des autres partis, la Convention sociale démocrate (CDS-Mogotiguiya) salue la désignation de Bah N’Daw comme président de la Transition et celle du colonel Assimi Goïta au poste de vice-président. Pour le parti, «ces choix honorent et satisfont le peuple malien tout entier». «Aussi, conclut le communiqué de la CDS-Mogotiguiya, le parti assure les deux dirigeants de la Transition de son soutien total». Au niveau de l’opinion nationale, la désignation de Bah N’Daw a été accueillie favorablement. « Il répond à lui seul au vœu des Maliens qui voulaient que la transition soit dirigée par un militaire et à celui d’autres qui souhaitaient que ce soit un civil », a indiqué un enseignant. Et un autre observateur de la scène politique d’ajouter que son passé prêche en sa faveur. Et le Mali avait besoin d’une personne comme lui dont la rigueur, la probité morale et le pragmatisme sont connus. DD/MD (AMAP)

