Arrestation d’une quinzaine de terroristes à Kouroukanda, dans le Cercle de Bankass (Centre)

Bankass, 08 juillet (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa) ont  arrêté, dimanche vers 18 heures, une quinzaine de terroristes dans la localité de Kouroukanda, a appris l’AMAP de sources locales. Selon un élu de cette localité, des assaillants, à bord de huit pick-up et une soixantaine de motos ont encerclé le village de Kouroukanda. L’intervention rapide des FAMa, qui ont été alertées, a permis d’arrêter une quinzaine de terroristes et e saisir des armes de guerre. Parmi les terroristes arrêtés figurent deux chefs locaux : Ali Diakité et Soulé Diakité. Tous les terroristes arrêtés sont de la même localité. AKG/MD (AMAP)

Diéma : Destruction de produits impropres à la consommation

Diéma 07 juillet (AMAP) Les autorités locales de Diéma (Ouest) ont procédé, jeudi, à la destruction de produits alimentaires et pharmaceutiques, périmés et impropres à la consommation dont la valeur est estimée à près d’un million de francs Cfa. Ces produits ont été saisis sur des commerçants par le service local du commerce et de la concurrence, les secteurs vétérinaire et de l’agriculture, dans le cadre de leurs missions de contrôle de qualité. La destruction de ces saisies, présidée par le premier adjoint au préfet, Kabaou Dolo, s’est déroulée sur un site situé derrière le marché à bétail, vers le village de Fangouné Bambara. Le président de l’Association des commerçants détaillants, Lassana Konaté, a assuré de son engagement à soutenir toutes les activités visant le bien-être des populations du Cercle de Diéma, Il s’est appesanti sur la sensibilisation sur les dangers liés à la consommation de ces produits retirés de la chaîne alimentaire. Quant au secrétaire général du Conseil de cercle, Seydou Camara, il a affiché la volonté des collectivités territoriales à accompagner le processus pour l’atteinte des objectifs. De l’avis du premier adjoint au maire de la Commune rurale de Diéma, Abdoulaye Touré, cette opération enlève une grosse épine du pied des autorités communales « soucieuses de la santé des communautés ». Il a souhaité que de telles actions se multiplient. Avant de mettre le feu aux produits, le premier adjoint au préfet, Kabaou Dolo a salué le travail des services concernés, « qui concoure à débarrasser le secteur du commerce, des produits alimentaires et pharmaceutiques, périmés et impropres à la consommation, qui nuisent dangereusement à la santé des consommateurs ». M. Dolo a invité les populations à entretenir une franche collaboration avec les services impliqués pour l’exécution correcte de leurs tâches. OB/MD (AMAP)  

Gossi : Mission des forces armées pour instaurer la confiance avec les populations

Bamako, 07 juillet (AMAP) Une mission de sensibilisation du théâtre des opérations Est MALIKO s’est rendue, dimanche, à Gossi (Nord) afin de renforcer la confiance et le climat social entre la population et les Forces armées maliennes (FAMa) basées dans cette localité, a appris l’AMAP de source militaire La mission a été diligentée par le commandant du théâtre des opérations Est MALIKO, le général de brigade Ouahoun Koné, et conduite par le commandant du secteur n01 de l’opération, le colonel Issa Mamadou Coulibaly. Selon le colonel Coulibaly, « il est nécessaire, voire indispensable que la population participe d’une manière active à sa propre sécurisation en aidant les FAMa ». « Et cela ne pourrait se faire sans une parfaite entente entre les deux parties », a ajouté le commandant du secteur n01 de l’opération qui a instruit, également, aux hommes d’être à la disposition des populations. Le chef coutumier de Gossi, Mohamed Ould Sidi Amar a, pour sa part, indiqué que cet acte est plus que salutaire et que la paix n’a pas de prix. La mission a fait une donation de plus de 4 tonnes de vivres aux populations de la commune de Gossi. Le colonel Coulibaly était accompagné par des représentants du chef des Songhoï, du lieutenant des Eaux et Forêts, Mahamadou Salihou Maïga, du directeur de la Commission vérité justice et réconciliation, Imam Ismaël Zeiny Touré, l’Imam Saidou Abdoulaye Touré. OD/MD (AMAP)

Goundam : Peur sur la ville !!!

Par le Correspondant de l’AMAP Goundam, 06 juillet (AMAP) Ce premier semestre de l’année 2020 a été marqué, dans la ville de Goundam, dans le Nord du Mali, par une vague d’insécurité matérialisée par des actes agressions d’habitants, à domicile, dans les bureaux, dans la rues, dans les commerces, par des individus armés circulant, généralement, à motos nullement perturbés par la présence des forces de défense et de sécurité nationales et étrangères. Il n’est pas rare que des véhicules 4×4 lourdement chargés débouchent en trompe dans les rues étroites de la ville, tuant au passage des animaux domestiques, blessant des enfants et des personnes âgées qui ne peuvent fuir devant la furie du conducteur cherchant à se frayer un passage, après un forfait. Des jeunes encagoulés, arme au poing et à moto, mènent, chaque semaine, des cambriolages. Ils ont braqué des boutiques dont celle de Oulalé, puis se sont attaqués à la seconde boulangerie de la ville où ils ont dépouillé les travailleurs et se sont emparés d’une quantité importante de pains! Un commerçant a été, récemment, pris en chasse par les mêmes bandits, pour sa moto, dans le quartier Haribanda, vers 20h alors qu’il rentrait chez lui. Après avoir miraculeusement échappé aux balles de ses agresseurs, il abandonna sa monture et prit la clé des champs. Mais comme le dit un adage : “Tous les jours appartiennent au voleur mais le temps de la victime finira par arriver aussi”. Un jeune homme, originaire du nord du Cercle, poussé par l’appât du gain facule et rapide, pistolet en poche, s’est mis à la quête de la moto tant convoitée. C’est au quartier Alkara qu’il crût trouver l’occasion de son forfait. Il y rencontra un jeune à qui il intima l’ordre de lui remettre la clé de sa moto. Ce dernier obéit, sans la moindre résistance, devant l’arme que le voleur pointait sur lui. Il était 16h40 !!! La rue est peu fréquentée. Le voleur empocha son arme et s’apprêtait à démarrer quand sa victime se jeta sur lui et voulut se saisir de l’arme. Une lutte s’engagea entre les deux jeunes. Des coups retentirent. Des gens accoururent. Le malfrat fut immobilisé après avoir reçu de nombreux coups. Il fut traîné à la brigade de gendarmerie. L’agresseur, après interrogatoire, fut conduit au centre de santé pour des soins, puis acheminé à Tombouctou. Quand au jeune motocycliste, dont seulement une partie du boubou a été brulée par les balles, il récupéra sa moto à laquelle il tient tant. Les forces armées et de sécurité et la Mission intégrée multidimensionnelle des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) multiplient les patrouilles pour dissuader les bandits qui n’ont pas renoncé et qui dépouillent, sans aucun état d’âme, les voyageurs hommes et femmes et même… les malades. L’axe Goundam-Tombouctou reste leur zone de prédilection. AAT/MD (AMAP)

Diéma : Exercice démocratique de restitution publique de la gestion de la Commune de Diangounté Camara

Diéma, 06 juillet (AMAP) La  mairie de la Commune rurale de Diangounté Camara, à 35 km de Diéma, en allant vers Kayes, dans l’Ouest du Mali, qui compte 24 villages et 39 000 habitants, a organisé mercredi, une journée de restitution publique sur la gestion de la commune. Il s’agissait de mieux informer les populations sur l’utilisation de leurs impôts et taxes,  afin de les inciter à s’en acquitter, régulièrement, pour promouvoir le développement  de la commune. Cette journée de restitution publique a été initiée par la mairie, en partenariat  avec l’Union des collectivités du Cercle de Diéma et l’Agence nationale d’investissements des collectivités territoriales (ANICT). Le maire, Gangaran Camara, a apprécié la disponibilité des participants, surtout en ce début d’hivernage. Il a expliqué les raisons de la tenue de cette journée de restitution publique, qui constitue une des activités prioritaires de la mairie. M. Camara a remercié les ONG et les partenaires qui « œuvrent sans répit pour favoriser le bien-être des populations ». Il a adressé des mots de remerciement à l’Union des collectivités du Cercle de Diéma et l’ANICT pour leurs soutiens dans l’organisation de cette journée de restitution publique, qui, selon l’élu, « laissera des traces ». Le maire a encouragé tous à la participation pour plus de compréhension sur la gestion de leur commune. Le sous-préfet de Mme Coulibaly Awa Konaté, a félicité la mairie de Diangounté Camara pour avoir initié cette journée de restitution publique pour mieux sensibiliser les populations sur l’importance et la nécessité de payer les impôts et taxes, « un acte de citoyenneté que chacun doit accomplir », a-t-elle, dit. Elle a invité le Conseil communal de Diangounté Camara à poursuivre cet exercice démocratique et transparent qui permettra de renforcer la confiance entre lui et les contribuables. Elle a expliqué que la Taxe de développement rural et local (TDRL) joue un rôle capital dans l’économie de la Commune et que sans impôts et taxes, aucune commune ne pourrait prétendre au développement. Au cours de cette journée, les thèmes développés concomitamment  par le maire, le  secrétaire général de la mairie, les adjoints au maire et les régisseurs de la Mairie, avec l’assistance technique du secrétaire permanent de l’Union des Collectivités de Diéma, Mamadou Morifing Keita, étaient relatifs à la décentralisation, la situation des recettes et des dépenses pour l’exercice 2019, les services rendus aux populations, le bilan du Plan de développement économique social et culturel (PDSEC) de la Commune, ainsi que la mobilisation des ressources. Les réalisations de la commune rurale de Diangounté Camara portent, entre autres, sur  la construction d’écoles, de Centres de santé communautaires (CSCOM), la réalisation et la réhabilitation de forages, l’aménagement de périmètres maraîchers. Le budget de la commune, pour l’exercice 2019, se chiffre en recettes et en dépenses à 574 332 631 Fcfa. Cette journée de restitution  a pris fin par la remise du drapeau national au chef de  village de Bôbougou, classé premier, pour le paiement intégral des impôts et taxes de 2019. OB/MD (AMAP)  

Kayes: Un élève du Lycée Dougoukolo Konaré testé positif à la Covid-19

Kayes, 6 juillet (AMAP) Un élève, âgé de 20 ans, de la Terminale Sciences Sociales (TSS) du Lycée Dougoukolo Konaré de Kayes (LDKK), déclaré positif, le 3 juillet 2020, et des personnes contacts ont été mis, aussitôt, en confinement, a appris l’AMAP de source locale. « Samedi, vers 13 heures, des hommes en blouse blanche sont arrivés dans la cour de mon établissement. Ils m’ont annoncé qu’un élève a été testé positif à la COVID-19. Le médecin-chef m’a, aussi, demandé de lui communiquer la liste des toutes les personnes, y compris les professeurs, qui étaient en contact avec le patient pour qu’ils soient mis à la disposition du Centre de prise en charge », a expliqué le proviseur, Sidi Ahmed Ag Alhassane. L’élève ne présente aucun signe de danger. C’est sa maman qui serait malade », a ajouté le proviseur avant de souligner qu’aucun cas de COVID-19 n’a été décelé dans l’enceinte du lycée. Il a indiqué que des dispositions seront prises pour fermer les classes de la Terminale Sciences Sociales 3, à partir de lundi, pour 14 jours (durée de la mise en isolement) afin d’éviter la propagation de la pandémie dans l’établissement. « Il y a 21/24 élèves dans la classe du patient qui sont encadrés par six professeurs. Samedi, un premier groupe d’élèves a fait le test et le second groupé est attendu ce lundi (06 juillet) à l’infirmerie pour le test. Seul 1 enseignant a subi l’examen, nous attendons incessamment les autres », a encore précisé Sidi Ahmed Ag Alhassane. A la réouverture des écoles, les élèves de la TSS3 ont été scindés en 4 groupes, par la direction de cet établissement secondaire général public, afin de se conformer aux mesures prises par le gouvernement en vue de protéger les populations contre cette pandémie. « C’est vrai, il y a un cas de la COVID-19 au Lycée Dougoukolo Konaré. Beaucoup d’élèves sont en confinement. Nous attendons d’un moment à l’autre les résultats du test pour rendre compte à notre hiérarchie au plus tard ce lundi (aujourd’hui) », avait déclaré samedi le directeur de l’Académie d’Enseignement de Kayes à l’AMAP. BMS/MD (AMAP)

Bandiagara : 4 morts, 1 blessé et 4 portés disparus dans l’attaque d’un minibus de transport

Bandiagara, 5 juillet (AMAP) Quatre personnes ont été tuées, une autre blessée et 4 portées disparues dimanche dans l’attaque d’un minibus de transport, par des hommes armés non identifiés, à 25 km de la ville de Bandiagra, dans la Commune de Pignari Bana, sur la RN 15, a appris l’AMAP de source locale. Notre source précise que des hommes armés non identifiés ont ouvert le feu vers 6H du matin sur un minibus de transport en provenance de Bandiagara pour Sévaré, à la descente de Kori- Kori et 2 autres véhicules qui ont coïncidé avec l’attaque, tuant 4 occupants du minibus, blessant un autre avec 4 disparus avant d’endommager les véhicules. Selon notre source, la Gendarmerie qui a été informée de la situation, a déployé une équipe sur les lieux pour constater les dégâts et ouvrir une enquête déterminant les circonstances exactes de l’attaque. OG/KM (AMAP)

Mali : Les pratiques sociales bousculent les gestes barrières anti-Covid-19

Reportage : Oumar DIAKITE, Amadou MAÏGA et Amsatou Oumou TRAORE Bamako, 03 juillet (AMAP) Chaque jour, l’Institut de santé publique (ISP) découvre de nouveaux cas positifs à la maladie à coronavirus au Mali. Au moment de rédiger notre article, jeudi 02 juillet 2020, quelque 58 cas ont été enregistrés avec un total de 2260 personnes contaminées sur l’ensemble du territoire. L’ISP continue de sensibiliser la population à plus de vigilance et à observer les gestes barrières consistant à maintenir la distanciation d’un mètre, à éviter les poignées de mains, les accolades, à porter le masque, à se laver les mains au savon, à se désinfecter avec le gel hydro-alcoolique, entre autres. Nonobstant le nombre de plus en plus considérable de cas déclarés positifs à la maladie a coronavirus et des décès enregistrés, des Maliens restent sceptiques sur l’existence de la pandémie de la Covid-19 dans notre pays. Malgré le taux de personnes contact positives à la maladie, les Maliens vaguent, inconsciemment, à leurs activités quotidiennes, sans aucune mesure de protection. Les comportements lors de cérémonies sociales où le risque de contact est très élevé révèlent la négligence flagrante de nos compatriotes face à la menace. Lors des baptêmes, funérailles, les mariages et même les ‘tours’ (rencontres familiales ou entre amies), on constate que presqu’aucune précaution sanitaire n’est prise face au Coronavirus. Les mesures sanitaires sont, du coup, foulées au pied lors de ces différentes cérémonies traditionnelles et religieuses de rassemblement massif. Les habitudes restent les mêmes. Pis, on a tendance à stigmatiser les personnes qui appliquent les gestes barrières. « Je me demande quand les Maliens vont-ils changer de mentalité. J’ai assisté à deux funérailles, je n’en revenais pas : les gens me regardaient avec mépris, parce que je portais le masque, les gants et prenais soin de ne pas trop m’approcher de la masse », déplore Ousmane Diallo, cadre de banque. M. Diallo dit avoir toujours pris soin des membres de sa famille, depuis l’apparition de la maladie au Mali. « Mes enfants ne rendent plus visite à nos grandes familles. Je leur ai interdit la fréquentation de tout lieu de concentration humaine massive », précise-t-il. Par contre, d’autres personnes prennent le risque de s’exposer. Ces dernières prétextent ne pas vouloir vexer leur prochain. « J’ai participé à un mariage civil, aujourd’hui, (Ndlr : jeudi 02 juillet) à la mairie de Samé. A part moi, personne ne portait le masque. On était entremêlé. On se donnait la main. J’ai été obligé de faire comme tout le monde. Je ne pouvais refuser de serrer les mains tendues », témoigne D.C, webmaster dans un service national d’information et de communication. Notre technicien s’est, tout de même, désinfecté les mains avec du gel hydro-alcoolique, de retour dans son bureau. Abidine Issa Sangaré, officier d’état-civil au Centre secondaire d’état civil de Kalabancoura, assure que la Covid-19 a renforcé les mesures prises par les mairies bien avant, parce que seuls les mariés et leurs témoins accédaient à la salle de célébration. Ici, à Kalabancoura, les mesures de prévention ne sont pourtant pas respectées. La distanciation sociale préconisée pour circonscrire la propagation du virus de la pandémie est superbement ignorée par la foule de fêtards. Le dispositif de lavage des mains au savon existe bien à la porte, mais les gens ne respectent pas les gestes barrières surtout, les jours de mariage. Selon le maire délégué de la circonscription, Moussa Z. Doumbia, la mairie respecte toutes les règles édictées par les services sanitaires dans le cadre de la célébration du mariage. Il expliquera que les maires et les conseillers municipaux n’ont aucun pouvoir de restriction sur les accompagnants des mariés en dehors de la salle de célébration. Pour Kaniba Komogara, marraine d’un mariage à la mairie dans le même centre d’Etat secondaire, le mariage est devenu moins coûteux, aujourd’hui. La pandémie du coronavirus a contraint les autorités à prendre des dispositions pour limiter le nombre d’invités à moins de 50 personnes dans les cérémonies sociales. A l’en croire, depuis le salon de coiffure, les mariés prennent toutes les dispositions pour respecter les mesures barrières. Quant à Amadou Sacko, natif de Kayes (Ouest), il est venu participer à un mariage dans la capitale. «Je ne crois pas du tout à l’existence du coronavirus parce que si tel était le cas, beaucoup seraient déjà morts», croit-il savoir. Quant au jeune Daouda Sangaré qui vient de convoler en justes noces, il est conscient du péril. «Dans un contexte de pandémie du coronavirus, on doit respecter les mesures barrières pour notre propre santé et celle des autres. Cela permettra d’arrêter la chaine de contamination du virus. Je ne pouvais repousser la date de mon mariage mais j’ai moins dépensé aussi», se réjouit-il. SUSPICION – Certaines personnes croient toujours à la « théorie du complot », à une combine lorsqu’on leur parle du Coronavirus. Pour elles, la maladie n’existe pas ou, même si elle existe, ce n’est pas au Mali. « C’est une machination. On veut détruire notre humanisme, notre manière de vivre dans la société. Qu’ils se détrompent », nous réplique une dame, lors de la cérémonie de célébration d’un mariage civil, le dimanche 28 juin, à Sénou. Tout en nous reprochant d’être à la remorque de ceux qui jouent le jeu de la propagande, de la manigance des Occidentaux. Près de cette femme, une autre s‘insurge. Visiblement non instruite et femme au foyer, la dame en basin avoue qu’elle avait eu peur à l’annonce de la découverte de la maladie chez nous. « J’ai compris, quelques semaines après, qu’il n’en était rien », dit-elle. « Sinon, ils n’allaient pas tenir leurs élections législatives », dénonce-t-elle. « Nous, nous ne nous privons pas de nos rencontres sociales. Pas plus tard que la semaine dernière, notre tour de tontine était chez moi. Nous étions une vingtaine de femmes. On se f… de vos gestes barrières », éructe la bonne dame qui hurle comme si elle avait en face une personne qui l’avait privé de sa liberté de mouvement. Les villages aux environs de Bamako et Kati sont touchés à la négligence des citadins, lors des cérémonies

Mopti : Echanges sur le bilan des activités des organisations humanitaires dans la région

Mopti, 3 juillet (AMAP) Le Gouverneur de région, le Général de Brigade Abdoulaye Cissé a présidé ce vendredi dans la Venise Malienne, une réunion du comité régional de coordination Humanitaire sur le bilan des activités menées par les organisations humanitaires dans la région au titre du 1er semestre de 2020, a appris l’AMAP de source proche du Gouvernorat. La mission du comité régional Humanitaire est d’assurer la gestion de la situation humanitaire dans la région à travers l’orientation, la planification des besoins prioritaires et les réponses à apporter par les différents acteurs, entre autres. La cérémonie s’est déroulée en présence des représentants de l’administration, des responsables de services techniques, des élus et des responsables des organisations humanitaires intervenant dans la région. KM (AMAP)

Une attaque fait 32 tués dans quatre villages dans le Cercle de Bankass (Centre)

Bankass, le 03 juillet (AMAP) Des individus armés non identifiés ont tué 32 personnes, mardi, aux environs de 16 heures, lors de l’attaque simultanée de quatre villages dogon, dans les Communes de Tori et Diallassagou, Région de Mopti (Centre), a appris l’AMAP de source locale. Selon un habitant d’une des localités, les assaillants sont arrivés sur une vingtaine de motos et dans deux pick-up. Ils étaient lourdement armés et ont fait irruption dans les quatre villages de Gouari, Djimdo, Pangadougou et Dialakanda. Le détachement des Forces armées maliennes (FAMa) qui venait au secours à Gouari, est tombé dans une embuscade qui a fait sept militaires tués, un autre blessé et quatre véhicules calcinés. Il n’y a pas de poste militaire dans le Cercle de Bankass dont la population, pour sa protection réclame du gouvernement malien, une présence des forces de sécurité. AKG/MD (AMAP)