Coopération Mali-Etats-Unis: Le commandant en chef d’Africom reçu par le chef de l’Etat

Bamako, 18 Nov (AMAP) Le président de la Transition, Bah N’Daw, a reçu, mercredi, en audience au Palais de Koulouba, le commandant en chef du Commandement américain pour l’Afrique (Africom), général Stephen J. Townsend, pour des échanges sur les questions d’intérêt commun entre le Mali et les Etats Unis d’Amérique. «La principale préoccupation est bien sûr la lutte contre le terrorisme. C’est là un point d’intérêt commun à nos deux pays », a indiqué le haut gradé de l’Armée américaine, à sa sortie d’audience. S’exprimant sur le cadre de collaboration sur cette question, le général Townsend sens, a indiqué avoir parlé avec le président de la Transition, “de beaucoup d’options pour continuer la collaboration au mieux”. Sans entrer dans les détails, le commandant en chef d’Africom a ajouté : «Nous avons eu une très bonne collaboration avec les gouvernements du Mali, par le passé. Je suis sûr que cela va continuer », a espéré Pour sa part, l’ambassadeur des Etats-Unis au Mali, Dennis B. Hankins, a exprimé la satisfaction de la partie américaine d’avoir eu cette opportunité de visite du général Townsend “car cela a permis de parler des relations des Etats unis avec le gouvernement de Transition”. Selon M. Hankins, l’officier américain a noté qu’il y a des opportunités de renforcer d’autres domaines de coopération. Auparavant, le général Stephen J. Townsend et sa délégation avaient été reçus par le vice-président de la Transition , le colonel Assimi Goita. DD/MD (AMAP)

Grève de l’UNTM : Le mot d’ordre globalement suivi, service minimum assuré

Bamako, 18 Nov (AMAP) L’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) a décrété, une grève de 72 heures, allant du mercredi au vendredi dont le mot d’ordre est globalement suivi, au premier jour du mouvement. a constaté l’AMAP La centrale syndicale a posé sur la table du gouvernement 11 points de revendication dont, entre autres, l’harmonisation des grilles salariales, la rémunération à travail égal, valeur égale à travers des grilles uniques par catégorie. Mercredi matin, la ville de Bamako a affiché un visage peu familier. La circulation semble plus fluide avec moins de véhicules. Dans certains services publics, les portails sont fermés. A la Cité administrative, plusieurs voitures et motos sont dans les parkings. Il y a aussi du mouvement dans la cour et une partie du personnel administratif est présente. « Nous sommes au travail comme vous pouvez le constater. Bien sûr, avec ce mot d’ordre de grève de la principale centrale, certains travailleurs ont débrayé. Mais, le personnel nommé par décret n’est pas concerné, donc nous travaillons », assure un responsable au ministère de la Communication. Le constat est, à peu près, similaire à la direction d’Energie du Mali (EDM) au moment de notre passage. Il y a mouvement dans la cour et des voitures et motos du personnel au parking. « Quand il y a grève nous faisons un pointage physique du personnel présent. Ces données permettent d’avoir le niveau réel de participation. Pour l’instant, nous ne les avons pas. Mais à vue d’œil, on peut constater que, globalement, il y a une continuité du service », souligne, là aussi, le directeur des ressources humaines de la société, Aboubacar Sidiki Kanté. Même son de cloche à la direction de l’Institut national de prévoyance sociale (INPS). La directrice générale, Mme Sidibé Zamilatou Cissé, explique que les données n’étaient pas encore disponibles pour déterminer l’état de déroulement du travail dans toutes régions et communes couvertes par son service. Mais, la directrice confirme que le service minium est assuré. À la Bourse du travail, certains responsables de l’UNTM, eux, expriment leur satisfaction devant l’effectivité de la grève. « Nous sommes satisfaits pour cette première journée parce que nous avons constaté que le mot d’ordre est observé dans toutes les grandes administrations, en dehors du service minimum qui est assuré », lance Ousmane Traoré, secrétaire chargé des questions économiques du bureau exécutif de l’UNTM. Le responsable syndical assure que la grève est observée dans toutes les régions selon les informations qui leur sont remontées par la base. En ce qui concerne les pourparlers avec le gouvernement, il relève que le principal point de blocage se situe au niveau du point six des revendications. Ce point est relatif à l’harmonisation des grilles salariales dans la Fonction publique. MT/MD (AMAP)

Koutiala réclame son gouverneur

Koutiala, 18 Nov (AMAP) Des centaines de personnes, de toutes les localités du Cercle de Koutiala, ont réclamé, lundi, la présence effective, dans la ville, du gouverneur de la Région nouvellement créée. Des chefs de village, de quartier, leaders religieux, coutumiers, opérateurs économiques, des responsables syndicaux, la Coordination des associations et organisations féminines (CAFO), des mouvements de jeunes, des élèves et étudiants, se sont retrouvés au rond point Zanga Coulibaly pour demander, « d’une même voix » le retour du gouverneur de Koutiala, installé depuis sa prestation de serment, à Bamako la capitale. Le gouverneur, Seydou Traoré, n’a plus été vu dans l aville, depuis le 19 septembre 2019, date de sa prestation de serment, devant le Tribunal de grande instance de Koutiala qui l’a renvoyé à l’exercice de ses fonctions. Dans une correspondance adressée au ministre en charge de l’Administration territoriale dont nous avons eu copie, le président du Collectif des régions non opérationnelles (CRNOP) de Koutiala, Seydou Coulibaly, signale au chef du département que « l’absence du gouverneur rend difficile et, souvent, même impossible les activités des directeurs régionaux, entravant ainsi le bon fonctionnement et le développement de la Région de Koutiala ». Selon toujours M. Coulibaly, les populations de Koutiala ont identifié les bâtiments devant, provisoirement, abriter le personnel du gouvernorat et les directeurs régionaux. Cependant, ajoute le président local du CRNOP, le gouverneur « refuse » de venir s’installer à Koutiala, accuse-t-il. Dans la même correspondance, il lance un cri de cœur à l’endroit du ministre pour l’installation définitive du gouverneur. Le président national du CRNOP, Mamba Coulibaly, présent au meeting de Koutiala, a appuyé la demande des populations de Koutiala, auprès des plus hautes autorités de la Transition. Il a souhaité, également, la nomination des gouverneurs des Régions de Kita, Nara, San, Bandiagara et Douentza, d’ici la fin de ce mois et le découpage administratif de toutes les régions dès la mise en place du Conseil national de la transition (CNP), l’organe législatif transitoire . Le président du Conseil local de la jeunesse de Koutiala, Lassina Bengaly, menace de faire bloquer, par les jeunes, toutes les voies à Koutiala, jusqu’à la présence effective du gouverneur de la toute nouvelle région. ID/MD (AMAP)

Mali : Grève de l’UNTM après l’échec des négociations avec le gouvernement

Bamako, 17 Nov (AMAP) L’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) déclenche une grève de 72 heures, à partir de mercredi 18 novembre 2020, après l’échec des négociations avec le gouvernement, a annoncé, mardi, son secrétaire général Yacouba Katilé. «L’UNTM a attendu le gouvernement pendant plus de 10 jours pour pouvoir trouver un terrain d’attente. Malheureusement, nous n’avons pas pu trouver un terrain d’attente lors des négociations qui ont débuté 48 seulement avant le jour J », a dit M. Katilé, au cours d’un point de presse à la Bourse de travail. L’octroi d’indemnités, l’harmonisation des grilles salariales à travers l’égalité de chances, la rémunération à travail égal, valeur égale à travers des grilles uniques par catégorie font partie des revendications de l’UNTM Yacouba Katilé a indiqué que l’UNTM a exploré toutes les réglementations en la matière avant de déclencher cette grève de 72 heures. Il a expliqué que la centrale syndicale a respecté le délai de 15 jours précédant la grève. «Malgré cette bonne volonté, le gouvernement a attendu le 13 novembre dernier pour relancer les négociations. Nous avons tout fait au Mali pour que la paix règne malgré les critiques», a dit Yacouba Katilé. Le secrétaire général de l’UNTM a lancé « un appel à tous ses camarades » pour qu’ils respectent le mot d’ordre sur toute l’étendue du territoire national. AS/MD (AMAP)

Mali : La Nation rend un dernier hommage au président Amadou Toumani Touré

Par Issa DEMBELE Bamako, 17 Nov (AMAP) Le général d’armée Amadou Toumani Touré dit ATT a vécu ! Soixante douze années de vie bien remplie, que la Nation tout entière a saluée, mardi, sur la place d’armes du Génie militaire où se sont déroulées les obsèques de celui dont les œuvres l’auront rendu illustre et universel. Un moment empreint d’une infinie tristesse qui a mobilisé la République : le président de Transition, Bah N’Daw, le vice-président, colonel Assimi Goïta, les anciens chefs de l’Etat Alpha Oumar Konaré et Pr Dioncounda Traoré, le Premier ministre Moctar Ouane et des anciens chefs de gouvernement, des ministres, des diplomates… Mais aussi des personnalités étrangères comme le Premier ministre du Niger, les ministres des Affaires étrangères ivoirien et sénégalais et une foule d’anonymes admiratifs de la marque imprimée à la marche du pays par le général ATT. Il était 10 h 10 quand la dépouille, drapée aux couleurs nationales, est emmenée d’un pas cadencé et lent par des élèves officiers.  A l’heure des témoignages, «l’humilité »,  «le dévouement », «l’amour de la patrie» revenaient inlassablement dans les discours. Des valeurs qu’incarnait l’homme et qui lui ont valu l’estime des Maliens. ATT a certes été un grand homme d’Etat, mais il était « d’abord et avant tout, un époux, un père, un grand père», a rappelé Mlle Lobo Coulibaly. C’est elle qui a pris la parole au nom de la famille du défunt, pour exprimer leur «infini chagrin suite à la disparition de Papa» qui, toute sa vie durant, a agi avec «amour et passion». « Son seul réconfort, a-t-elle témoigné, était de constater que son action contribue à améliorer la vie des populations ». Dans son témoignage, son collaborateur, Seydou Cissouma, a embrayé: «Chacune, chacun de nous, peut porter témoignage du fait que nous portons aujourd’hui le deuil d’un homme qui a été grand, très grand même parce qu’il a su rester humble et lucide ». Au nom de toutes les équipes qui ont accompagné le défunt dans la fabuleuse aventure que fut sa vie, Seydou Sissouma a dépeint la relation d’ATT aux hommes. Une relation empreinte d’humilité. «Vous nous avez enseigné par l’exemple que proportionner le pouvoir aux citoyens et surtout au plus modeste d’entre eux, ce n’est pas le rapetisser encore moins l’abaisser, c’est plutôt l’élever, le sublimer à la hauteur de la diversité de nos conditions d’homme et de femme », a confié celui qui a côtoyé le défunt président pendant plus de 30 ans. À sa suite, le général de division Souleymane Yacouba Sidibé a, au nom des promotionnaires, évoqué le film de cinquante années d’une amitié indéfectible qui naquit en 1969, lorsque 30 jeunes adolescents, dont ATT franchirent le portail de la prestigieuse Ecole militaire interarmes (EMIA) implantée, à l’époque, au camp Soundjata de Kati. Là, a-t-il témoigné, « nous avons eu une complicité sans faille dans le partage des moments heureux et des épreuves les plus endurantes ». Pendant la formation, ATT a fait montre de sérieux, d’abnégation… « L’élève officier Amadou Toumani Touré ne savait pas tricher, il se dépensait sans compter… Avec un tel trait de caractère, l’officier qu’il devint plus tard ne pouvait que susciter l’admiration et engranger les succès dans sa carrière militaire », a-t-il attesté. Présentant les condoléances du chef de l’Etat à la famille du défunt, le Grand chancelier des Ordres nationaux, le général Amadou Sagafourou Gueye, a rappelé le parcours de l’homme. De sa naissance à son décès, que de chemin parcouru par cet enseignant de formation qui épousa le métier des armes en 1969. Très vite, son dynamisme et sa discipline le distinguèrent aux yeux de sa hiérarchie qui donna alors la chance au jeune Amadou Toumani Touré de faire ses preuves et de gravir les échelons. C’est ainsi que du 1er octobre 1974 au 1er octobre 1996,  il passa de grade de lieutenant à celui de général d’armée. Mais dans cet intervalle de temps, il a assuré le commandement de la garde présidentielle, du bataillon d’élite des para-commandos. Et son destin national est scellé en mars 1991, lorsque ses frères lui confièrent la tête de la Transition. Revenu à la tête du pays par la voie des urnes, ATT a fait œuvre utile : institution de l’Assurance maladie obligatoire, création du Bureau du vérificateur général, constructions d’innombrable infrastructures sur toute l’étendue du territoire national… «La mort ne vainc pas une telle personnalité », a déclaré le général Amadou Sagafourou Gueye. Un défilé en l’honneur au mort a mis fin à la cérémonie. Ensuite, après la prière mortuaire, l’ancien président, Amadou Toumani Touré, a été conduit en sa dernière demeure au cimetière de Hamdallaye. ID/MD (AMAP)

41è session du Comité de suivi de l’Accord : Insuffler un nouvel élan au processus de paix

Bamako, 17 Nov (AMAP) La 41è session du Comité de suivi de l’Accord pour la paix et la réconciliation (CSA), qui intervient après plusieurs mois de suspension due, en grande partie, au contexte socio-politique du Mali, s’est réunie lundi, en présence du Premier ministre, Moctar Ouane. Au terme de cette rencontre qu’il a dirigée, le président du CSA, l’ambassadeur de l’Algérie au Mali, Boualem Chébihi, a indiqué que cette session visait à reprendre les activités de suivi et d’accompagnement dans la mise en œuvre de l’Accord. Pour M. Chébihi, le contexte nouveau est très favorable à de nouvelles avancées dans la mise en œuvre de l’Accord. Parlant des axes prioritaires du gouvernement, le diplomate algérien a relevé que ceux-ci concordent avec les priorités et des actions qui étaient déjà en cours. « Nous espérons que cette dynamique se concrétise et se traduise par une sorte de feuille de route actualisée et adaptée aux objectifs et au calendrier de la Transition », a-t-il dit. Une feuille de route qui doit retenir, à court terme, selon Boualem Chébihi, le parachèvement des actions déjà annoncées, notamment en matière institutionnelle et politique, de défense et de sécurité, de développement, de réconciliation. Par ailleurs, le président du CSA s’est réjoui de la présence des femmes à la rencontre. Avant d’espérer que cette participation soit un plus pour le processus de paix. « Nous avons aussi retenu l’idée de réfléchir encore à un renforcement des autres mécanismes de l’Accord par la présence de la femme », a confié Boualem Chébihi. Il a ajouté que les participants se sont, également, penchés sur les questions de développement, particulièrement le retour des services sociaux de base dans les Régions du Nord et du Centre. A ce sujet, le diplomate algérien a noté l’engagement de nos autorités à faire avancer ce volet de l’Accord le plus rapidement possible afin que les populations voient enfin les dividendes de la paix. Boualem Chébihi a réitéré la détermination de la communauté internationale à appuyer le processus de paix et les autorités de la Transition dans cette phase cruciale pour notre pays. D’après le Premier ministre, qui est intervenu auparavant, la mise en œuvre de l’Accord a enregistré quelques lenteurs et révélé l’insuffisance de dividendes concrets pour les populations, sur fond de dégradation de la situation sécuritaire. Pour M. Ouane, le moment est sans doute venu d’insuffler un nouvel élan au processus de paix. « La mise en œuvre intelligente et diligente du document, a indiqué le chef du gouvernement, figure en bonne place dans la feuille de route de la Transition adoptée à l’issue des concertations nationales des 10, 11 et 12 septembre derniers ». «Elle demeurera une priorité pendant la Transition», a assuré Moctar Ouane. Cette session a enregistré la présence des membres du gouvernement, des représentants des mouvements signataires de l’Accord et des membres du corps diplomatique présents au Mali et la présence des femmes issues des parties signataires de l’Accord.   BD/MD (AMAP)  

Cortège funèbre pour ATT : L’hommage des Bamakois

Par Oumar DIAKITE Bamako, 16 Nov (AMAP) Une foule de Bamakois attristés, d’hommes, de femmes, d’enfants, de toutes les confessions religieuses et conditions sociales, ont, dans un moment d’intenses émotions, de recueillement, de reconnaissance, de témoignages, rendu hommage, à l’ancien président Amadou Toumani Touré, au passage du cortège funèbre organisé en son honneur, lundi, dans la capitale malienne. De l’Institut Marchoux, à Djicoroni-para, à la chapelle du Génie militaire, en passant par les monuments de l’Indépendance et de l’Hippopotame, les Bamakois sont sortis massivement pour rendre un vibrant hommage à la dimension de l’homme. A 08h47 mn, la dépouille du défunt a été sortie de la morgue de l’Institut Marchoux. En marche funèbre, huit élèves officiers ont porté sur les épaules le corps couvert des couleurs nationales pour le placer dans un véhicule léger de l’Armée,. Le Grand chancelier des ordres nationaux était à bord du véhicule. Au premier rang, on notait des proches, collaborateurs et admirateurs. Egalement des généraux, comme l’ancien ministre Sadio Gassama, et son ancien Premier ministre, Modibo Sidibé. Au niveau du camp Para, des enfants criaient « ATT…ATT…ATT ». Des femmes de bérets rouges, au bord de la route, ne retenaient pas leurs larmes. D’ailleurs, c’était le cas sur tout l’itinéraire. Des riverains pleuraient dans un flot de témoignages de reconnaissance. Si certains parlaient des œuvres sociales que le président ATT a réalisées, lors de son passage au pouvoir, d’autres regrettaient la disparition du «  grand bâtisseur ». La foule grossissait au fur et à mesure que le cortège avançait, jusqu’à la place d’arme du Génie militaire . Des travailleurs des services qui jalonnent l’itinéraire sont aussi sortis pour rendre un dernier hommage au défunt président. A l’image de ceux des banques, l’Institut national de prévoyance sociale (INPS) et des employés de stations-services. Sur le Boulevard de l’Indépendance, une foule nombreuse, le long de l’itinéraire, jusque sous l’échangeur en face de l’ex-cinéma Babemba. Des populations d’un certain âge dont certaines, chapelet à la main, étaient là. S’y ajoutent des personnes de petites tailles, des handicapés moteurs sur leur tricycle. Chacun faisait des bénédictions pour le repos d’ATT. Des pancartes avec des messages de reconnaissance comme « Merci ATT », « Dors en paix, le grand bâtisseur » ont accompagné aient la marche funèbre. Le Premier ministre Modibo Sidibé s’est retenu de témoigner, expliquant que c’est plutôt un moment de recueillement. Amadou Koita, ancien ministre, a demandé au peuple malien de continuer à prier pour le repos éternel de l’âme du soldat de la démocratie. Quant à Alkaidi Touré, ancien dirigeant du Conseil national des jeunes du Mali (CNJ-Mali), il a dit que le Mali a perdu un grand homme. « Le choc est très grand », a-t-il ajouté, aux bords des larmes. Mme Sangaré Madina Guindo retient du défunt qu’il « aimait beaucoup son pays et s’est battu pour l’émergence du Mali ». Tandis que pour Issiaka Tamboura, c’est un honneur que « le peuple malien a voulu faire à l’ancien président de la République, homme de dialogue ». « La dernière fois que j’ai communiqué avec ATT, il m’a dit  ceci : tu sais Issiaka, ce que je veux aujourd’hui ? Qu’on me dise qu’il n’y a plus d’âme qui tombe dans le Nord et le Centre du Mali. Je suis prêt à contribuer sur tous les plans », a revélé Tamboura. Ce cortège à l’honneur du Général d’Armée Amadou Toumani Touré, a été organisé par la Grande Chancellerie des ordres nationaux du Mali, en prélude aux obsèques nationales prévues mardi. Cette cérémonie officielle se déroule au Génie militaire, en présence de nombreuses personnalités étrangères qui ont exprimé leur intention d’y participer. OD/MD (AMAP)

Négociations gouvernement/UNTM : Absence d’accord

Bamako, 16 Nov (AMAP) Le gouvernement et l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) négocient, depuis vendredi, sur le préavis de grève de la centrale syndicale du 2 novembre et dans lequel l’UNTM projette un arrêt de travail de 72 heures, du 18 novembre au 20 novembre. Les négociations sont conduites par le ministre du Travail et de la Fonction publique, porte-parole du gouvernement, Me Harouna Mamadou Toureh, accompagné de ses collègues de l’Industrie, du Commerce et de la Promotion des Investissements, Harouna Niang, des Mines, de l’Energie et de l’Eau, Lamine Seydou Traoré, des Transports et des Infrastructures, Makan Fily Dabo. L’UNTM exige du gouvernement l’extinction de tous les accords signés de 2014 à 2020 d’ici la fin de décembre 2020, le règlement des droits des compressés et des partants volontaires à la retraite, l’octroi à tout le secteur privé du bénéfice des acquis signés entre le Conseil national du patronat du Mali (CNPM), le gouvernement et l’UNTM « sur les augmentations au terme d’un chronogramme de paiement précis, au plus tard le 10 novembre 2020 ». Il y a, aussi, la reprise immédiate des travaux de relecture des conventions collectives, au plus tard, fin novembre 2020, l’octroi d’indemnités et de primes de spécificités par catégorie à tous les fonctionnaires de façon équitable, la fixation d’un chronogramme d’application immédiate pour répondre à la nécessité de restauration de l’égalité, de l’équité et de la non discrimination prônée par les conventions internationales et par l’arsenal juridique national, au plus tard le 10 novembre 2020. Les syndicalistes revendiquent, également, l’extension des nouveaux âges à la retraite à tous les travailleurs, selon leur catégorie dans le public, le privé et dans les ambassades, notamment celle des Etats-Unis, aux contractuels et conventionnaires de l’Etat, mais aussi l’amélioration des grilles salariales dans le secteur privé, conformément aux pourcentages obtenus dans la nouvelle grille des fonctionnaires avec effet immédiat en 2021. Ils exigent tout aussi l’application des mesures de réduction de la cherté de la vie non respectée par les marchands, l’apport de l’assistance promise pour le fonctionnement de la Société malienne de transmission et de diffusion (SMTD), au plus tard fin novembre 2020, la fin de la violation de la liberté syndicale dans les secteurs public, parapublic et privé et, de plus en plus, dans les ambassades. Les autres doléances ont trait à l’utilisation de passerelles entre la Fonction publique et les collectivités territoriales, d’ici fin novembre 2020, la suspension immédiate des bureaux de placement devenus des entreprises antisyndicales, la généralisation des salaires, entre autres. Dans sa déclaration liminaire, Me Harouna Mamadou Toureh, a rappelé que le gouvernement de Transition a pour mission la réforme et la refondation de l’Etat, mais aussi d’assurer la sécurité. Il a rappelé que le président, le vice-président et le Premier ministre de la Transition ont tous instruit le gouvernement de travailler avec les organisations syndicales, afin de trouver des solutions à leurs préoccupations pour l’avenir du pays et de ses fils. Quant à son collègue Harouna Niang, il a précisé que le gouvernement de Transition inscrit toutes ses actions dans le cadre du dialogue, de la transparence et du respect des textes et a accepté d’engager des discussions avec les syndicats pour aller sur de nouvelles bases. Pour le président de la commission des négociations de l’UNTM, Abdrahamane Hinfa Touré, les doléances de la centrale syndicale sont déjà des acquis obtenus avec d’anciens gouvernements. «L’Etat étant une continuité, les autorités de la Transition doivent les satisfaire. Nous attendons donc des réponses satisfaisantes pour la gestion de nos revendications», a martelé le syndicaliste. SYW/MD (AMAP)  

Mali: Le gouvernement affine son programme d’activités

Bamako, 16 Nov (AMAP) Le Premier ministre, Moctar Ouane, a déclaré que le séminaire gouvernemental, tenu samedi, a permis d’échanger et d’envisager les voies et moyens pour améliorer le contenu des avant-projets du Programme de travail gouvernemental (PTG) et du Programme d’actions gouvernemental (PAG) de la Transition (2020-2022) en vue d’assurer leur mise en œuvre cohérente. Selon le chef du gouvernement, qui s’est exprimé à l’issue de la séance de travail, la mise en œuvre de ces documents doit s’effectuer dans le respect du principe d’unité, tout en observant l’esprit d’équipe dans le cadre de la solidarité gouvernementale. «Les défis à relever sont certes grands, mais pas insurmontables. Ils seront certainement à notre portée lorsque, dans la disponibilité, nous répondrons à l’appel du devoir que le président de la Transition, chef de l’Etat, n’a eu cesse de lancer au gouvernement et à tout le peuple malien», a déclaré M, Ouane avant de préciser qu’une évaluation périodique de la mise en œuvre des programmes sera faite. Ouvrant les travaux, le Premier ministre a rappelé aux membres du gouvernement de Transition, réunis dans la salle des banquets du Palais de Koulouba, que lors de son investiture le 25 septembre dernier, le chef de l’Etat a marqué sa volonté politique de conduire une transition stable, apaisée et réussie dans les conditions de délais convenus. « A cet effet, le chef de l’Etat a insisté sur la résolution des priorités du peuple à mettre au-dessus de toutes les autres actions de gestion des affaires publiques, a dit M. Ouane. D’après le chef du gouvernement, il s’agit des points de préoccupation retenus lors des journées de concertation nationale des 10, 11 et 12 septembre derniers comme des attentes légitimes des Maliens. «En vue d’apporter des réponses adéquates à ces attentes, je vous avais fixé, lors de notre premier Conseil de cabinet tenu le 6 octobre 2020, les principes devant guider l’action gouvernementale, en rappelant que les grands axes de celle-ci demeurent basés sur les priorités indiquées dans la feuille de route de la Transition», a souligné Moctar Ouane. Le Premier ministre a fait remarquer à l’équipe gouvernementale que, dans l’ensemble, les objectifs de cette feuille de route visent à refonder les politiques publiques et à procéder avec détermination et rigueur, aux réformes voulues par le peuple. D’après Moctar Ouane, il s’agit de prendre des mesures fortes et conséquentes pour apporter des réponses durables aux différentes attentes en privilégiant le dialogue et la concertation, tout en veillant strictement à la transparence dans la gestion des affaires publiques. « C’est dans cette optique, que ce séminaire gouvernemental a été convoqué pour examiner les avant-projets du Programme de travail gouvernemental et du Programme d’actions gouvernemental en vue de les soumettre au conseil des ministres », a-t-il précisé. DD/MD (AMAP)

Le président Bah N’Daw au Togo et au Sénégal : Soutien ferme de Lomé et Dakar

Envoyé spécial Cheick M. TRAORÉ Dakar, 16 Nov (AMAP) Le chef de l’État a discuté de l’évolution de la situation au Mali avec ses homologues togolais Faure Gnassingbé et sénégalais Macky Sall, qui ont, tous les deux, promis d’aider le Mali à réussir la normalisation institutionnelle en cours dans notre pays. Le président de la Transition, Bah N’Daw, a effectué entre samedi et dimanche une visite d’amitié et de travail de 24 heures à Dakar (Sénégal) où il a eu un entretenu avec son homologue sénégalais à l’hôtel King Fahd Palace. Les deux personnalités se sont retrouvées, plus tard, dans la soirée au palais présidentiel autour d’un dîner. Le dîner a été précédé par une rencontre bilatérale entre la délégation malienne et la partie sénégalaise. Lors de cette rencontre, qui a duré une trentaine de minutes, Macky Sall a renouvelé au président Bah N’Daw ses félicitations pour sa désignation à la tête de la Transition au Mali. «Je suis sûr que la mission est à votre portée», a dit le président sénégalais, avant de présenter ses condoléances pour le décès des présidents Moussa Traoré et Amadou Toumani Touré. Parlant de la coopération bilatérale, Macky Sall a émis le vœu de voir le chemin de fer reprendre ses activités. Ce qui permettra, selon lui, de proroger la durée de vie de nos routes qui se dégradent rapidement à cause du poids des camions de transport de fret. Pour ce faire, le chef de l’État sénégalais a dit avoir instruit de restaurer le chemin de fer jusqu’à Tambacounda, à la frontière avec le Mali. Après avoir évoqué le rôle de la Mission intégrée multidimensionnelle pour la stabilisation au mali (MINUSMA), le président Sall a insisté sur l’importance du Conseil national de Transition (CNT) dans l’architecture de la Transition. « Sa mise en place renforcera la confiance de la communauté internationale en la Transition », a-t-il argumenté. Prenant la parole à son tour, le président de la Transition a remercié le Sénégal pour son « soutien hier, aujourd’hui et demain ». Tout en félicitant le président Macky Sall pour l’accueil chaleureux qui lui a été réservé, Bah N’Daw a souligné que les deux capitales ont « une parfaite identité de vue sur toutes ces questions». Il a, ensuite, invité son homologue sénégalais à effectuer une visite officielle au Mali. Avant l’étape du Sénégal, le président Bah N’Daw a séjourné à Lomé, au Togo. À son arrivée, vendredi, dans la capitale togolaise, il a été accueilli à l’aéroport international par le président Faure Gnassingbé. À bord d’un même véhicule, les deux chefs sont arrivés au Centre d’entraînement aux opérations de maintien de la paix (CEOMP), où ils ont eu droit à une présentation sur les activités, missions et performances de ce centre. Dans la soirée, le président de la Transition a eu un tête-à-tête avec son homologue togolais. Rien n’a filtré de cette rencontre qui a duré plus d’une heure. CMT/MD (AMAP)