Office Riz Mopti : 13.720 tonnes de riz supplémentaires pour la consommation

Mopti, 9 fév (AMAP) La production a dégagé un excédent de 13.720 tonnes dans la zone de l’Office Riz Mopti (ORM), au regard de la population encadrée, estimée à 747.410 habitants et de leurs besoins de consommation en riz évalués à 56.055 tonnes, a appris l’AMAP, en marge de la 31è session ordinaire du Conseil d’administration (CA) de l’Office Riz Mopti (ORM) tenue, vendredi. La production obtenue a été de 130.781 tonnes, soit 69% des prévisions. Pour le riz paddy, la production est de 99.678 tonnes, soit 69,82% des prévisions. Pour les cultures sèches, il ressort un déficit de 77.452 tonnes dans la zone ORM qui sera couvert par la production en zone exondée. le secrétaire général du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Lassine Dembélé, qui a présidé cette session, dans la salle de conférence de la direction régionale de l’agriculture de Mopti, a cependant souligné que l’ORM a réalisé ces performances dans un contexte très difficile marqué, entre autres, par l’installation tardive des pluies, la montée rapide de la crue au niveau des fleuves Niger et Bani, la persistance de l’insécurité, la pandémie de la Covid-19. La dégradation des infrastructures et des réseaux hydrauliques, la vétusté des moyens de déplacement de l’encadrement, le sous-équipement des producteurs et le faible niveau de la subvention des intrants agricoles par l’état sont aussi des facteurs qui ont limitant les performances de l’ORM. La 31è session ordinaire du CA de l’ORM, en présence du directeur général de l’ORM, Yaya Amadou Téssougué, a arrêté, le budget prévisionnel de 2021 à environ 1,849 milliard contre 1,599 milliard Fcfa l’exercice précédent, soit un taux d’accroissement de 15,62%. Les administrateurs ont, également, planché sur le programme d’activités. Ils ont examiné le procès-verbal de la 30è session, l’état d’exécution des recommandations et des tâches de la précédente et adopté le rapport d’activités, le niveau d’exécution du budget de l’exercice 2020. Les administrateurs ont apprécié le soutien de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA), du Commissariat à la sécurité alimentaire et de la coopération allemande (GIZ) aux producteurs, à travers la mise à leur disposition de 100,3 tonnes de semences certifiées de riz, 6 tonnes d’engrais organique (Fertinova), 500 g de semence de tomate et 5 kg de gombo. L’objectif recherché au titre de la campagne agricole 2020/2021 est de produire, à terme, 188.355 tonnes de céréales toutes spéculations confondues, dont 143.013 tonnes de riz paddy. Pour l’atteinte de cet objectif, les mesures envisagées sont la recherche de financement pour les travaux d’urgence, la mise en œuvre des bonnes pratiques agricoles notamment le SRI et le PPU et le renforcement de la collaboration avec l’ensemble des acteurs impliqués dans la mise en œuvre du plan de campagne agricole. « Pour ce faire, l’Office aura besoin d’un budget prévisionnel de 1,849 milliard Fcfa contre 1,599 milliard pendant l’exercice précédent, soit un taux d’accroissement de 15,62% », a indiqué le président du CA, Lassine Dembélé. Le directeur général de l’ORM, Yaya Amadou Téssougué, a expliqué cette augmentation par le financement des travaux d’aménagement de 250 hectares en maîtrise totale d’eau de la plaine de Togobéré, dans le casier de Sofara, Cercle de Djenné. DC/MD (AMAP)  

Exportation et réexportation du bois transformé : Règlementation du secteur  

Bamako, 9 fév (AMAP) La ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Mme Bernadette Keïta a animé, vendredi dernier, un point de presse sur la réglementation de l’exploitation des forêts et des massifs forestiers, la promotion, la valorisation et la commercialisation des produits forestiers. Cette session d’information, en présence du directeur national des Eaux et Forêts du Mali, l’Inspecteur général Ousmane Sidibé, et du président de la Fédération des exploitants forestiers du Mali, Moussa Koné, a eu lieu à l’Agence de l’environnement et du développement durable (AEDD). Elle s’inscrit dans le cadre de l’application de l’arrêté interministériel n°2021-0079/MEADD-MEF-MICPI-SG du 1er février 2021, déterminant les modalités d’exportation et de réexportation du bois transformé. En effet, l’article 4 du cet arrêté précise que peuvent faire l’objet d’exportation « les bois transformés sous forme de frises, parquets, planches, chevrons, meubles, parquets contrecollés, papier, carton, porte », a expliqué l’Inspecteur général Ousmane Sidibé Pour lui, « l’exploitation de nos forêts se faisait de façon anarchique ». « Cet arrêt permettra de valoriser nos produits », a ajouté le directeur national des Eaux et Forêts du Mali. En la matière, les exploitants forestiers ne pourront plus exporter le bois à l’état brut. Ils vont devoir le transformer sur place, en installant au Mali des usines qui transformeront le bois pour produire des poteaux, plots, planches… « Aussi, l’exploitant doit-il avoir un agrément pour l’exportation et déposer une caution de 100 millions de Fcfa », a précisé l’Inspecteur général Ousmane Sidibé, assurant que les exploitants forestiers seront d’abord sensibilisés avant l’entrée en vigueur de ces mesures. Toute chose qui permettra de protéger nos forêts. En effet, « l’analyse de l’évolution des surfaces boisées au Mali montre une diminution drastique et continue du couvert végétal », avait, d’entrée de jeu, souligné la cheffe du département en charge de l’Environnement. « Cette situation est consécutive à la coupe abusive de bois, au surpâturage, à l’orpaillage, aux défrichements incontrôlés, à la persistance des feux de brousse, à l’occupation illicite des domaines forestiers classés et des aires de conservation de la biodiversité », a décrit Mme Bernadette Keïta Conséquence : le Mali perd, chaque année, plus de 100.000 hectares de forêts, selon des études. « Ainsi, sur les 32 millions d’hectares de forêts recensées au Mali, en 1985, il reste environ 17,4 millions hectares actuellement », a-t-elle déploré. Cette situation est, selon elle, aggravée par l’exploitation du bois d’œuvre destiné à l’exportation et l’exécution incorrecte des divers plans d’aménagement et de gestion par les titulaires des contrats d’exploitation. « Le remplacement des quotas prélevés n’est pas également assuré », a déploré la ministre en charge de la Protection de l’environnement. « Des pratiques qui constituent une véritable menace pour nos écosystèmes sahéliens connus pour leur grande vulnérabilité », a-t-elle prévenu. Ces fléaux constituent une menace pour notre pays, en ce sens qu’ils risquent de détruire nos écosystèmes qui sont des moyens de subsistance pour nos communautés, faire perdre à notre pays son statut de puits de carbone, c’est-à-dire pays émettant moins de gaz à effet de serre. Ils remettent ainsi en cause notre crédibilité auprès de nos partenaires régionaux et internationaux, a alerté la ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable. Pour elle, il urge alors de prendre les dispositions idoines nécessaires pour préserver les acquis et conforter notre position. BBC/MD (AMAP)

Accord pour la paix et la réconciliation : Les parties maliennes se concertent sur le volet défense et sécurité   

Bamako, 9 fév (AMAP) Une réunion de niveau décisionnel des parties maliennes à l’Accord pour la paix et la réconciliation, issu du processus d’Alger se tient depuis lundi, sur les aspects de défense et de sécurité. Elle a pour objectifs d’harmoniser les compréhensions sur les aspects Défense et Sécurité de l’Accord et, surtout, de répondre partiellement et efficacement aux attentes des populations. L’ouverture des travaux de cette rencontre de deux jours, qui se tient dans un hôtel de Bamako, était présidée par le secrétaire général du ministère de la Réconciliation nationale, Attaher Ag Iknane, en présence du chef d’État-major général des Armées, le général Oumar Diarra et des représentants des mouvements signataires de l’Accord. Dans son intervention, le secrétaire général du ministère de la Réconciliation nationale a indiqué que l’Accord se présente comme un cadre de construction de l’édifice de paix au Mali, ouvrant aux acteurs de nouvelles perspectives de cohésion et d’échanges, de recherche de solutions justes à des problèmes communs. Et ce, afin de bâtir, selon Attaher Ag Iknane, une nation forte et réconciliée avec elle-même Rappelant l’engagement du gouvernement de Transition dans la mise en œuvre du document, le représentant du ministère de la Réconciliation nationale a signalé que le rétablissement de la stabilité et de la sécurité est gage d’un développement harmonieux. En vue de l’éradication de la pauvreté à travers l’accès pour tous aux services sociaux de base. « Il incombe aux experts de concilier en permanence le triptyque ‘’paix-sécurité-développement’’ dans leurs approches », a dit Attaher Ag Iknane. De son côté, le chef d’État-major général des Armées a exhorté les participants à faire de la réunion un point de repère important en termes d’avancées dans la mise en œuvre des questions de défense et de sécurité relative à l’Accord pour la paix et la réconciliation. Le général Oumar Diarra a, par ailleurs, annoncé la rentrée prochaine dans les centres de formation militaire de 451 ex-combattants, reconnus aptes à l’issue des opérations de rattrapage. « Ils seront bientôt intégrés dans les forces armées », a-t-il ajouté. Au cours de cette rencontre, plusieurs thématiques seront débattues : le concept des ‘’forces armées et de sécurité reconstituées’’, la définition des quotas (civils et militaire) et la gestion des combattants anciennement membres des forces armées et de sécurité. La mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation, issu du processus d’Alger constitue l’un des axes stratégiques majeurs de l’action du gouvernement de Transition. BD/MD (AMAP)

Mine d’or de Loulo-Gounkoto : Une vision axée sur le développement des entreprises locales

Par Yacouba TRAORÉ Bamako, 9 fév (AMAP) « Nous sommes venus dans la mine de Loulo pour prendre part au conseil d’administration, faire part au président directeur général du groupe Barrick Gold Corporation (ancienne société RandGold), Mark Bristow, du soutien du gouvernement, rappeler l’espoir que fonde l’État sur le secteur minier et visiter les installations », a expliqué le ministre des Mines, l’Énergie et de l’Eau, Lamine Seydou Traoré, en visite de terrain, samedi dernier, sur le site. Il était 10h environs lorsque l’avion du ministre et sa délégation a atterri à Loulo. Les visiteurs du jour ont été contraints de faire le test Covid-19 avant d’entamer la visite. Le ministre a commencé par le parc à résidus, situé à 7 km de la mine. Ce dispositif d’une capacité de 80.000 mètres cubes est bâti sur une superficie de 500 ha. Il sert à recycler l’eau. Un système de pompage permet aux trois usines de la mine de drainer leurs eaux usées vers cette station pour les recycler (elles sont ensuite réutilisées). Le ministre a également visité le champ solaire qui s’étend sur 32 ha. L’usine émet plus de 40 kilotonnes de dioxyde de carbone (CO2) par an. Cependant ces 18.000 panneaux solaires constitués en bloc tournent ensemble. L’objectif est de réduire le CO2. Les spécialistes ont expliqué que cela permet de faire une économie de près de 10 millions de litres de carburant (du diesel) Le responsable des opérations Afrique de l’Ouest, Chaka Berthé, a expliqué qu’en plus de la préservation de l’environnement, il y a le développement communautaire parce qu’à la fin de l’exploitation de la mine, il y aura un plan d’utilisation pour cette infrastructure qui est facile à transférer à la communauté. En effet, le coût de maintenance est beaucoup plus faible que celui des centrales thermiques. La mine d’or de Loulo, située à 500 km de Bamako, a produit 8 millions d’onces en 2019. Selon Chaka Berthé, la société aurifère Barrick fait, depuis plusieurs années, du développement des capacités des nationaux une priorité. Il a relevé que la société a, au cours des 23 dernières années, énormément apporté à l’économie nationale à travers les taxes mais aussi les salaires des nationaux et le règlement des factures des fournisseurs locaux. « Les mines de Loulo et Gounkoto, a soutenu le responsable des opérations Afrique de l’Ouest, profitent le plus à la population locale ». Pour lui, le Mali, avec une production totale de 50 tonnes onces d’or est, aujourd’hui, classé 2è producteur d’or en Afrique et la mine d’or de Loulo, elle seule, produit 20 tonnes d’or par an. Il a aussi expliqué qu’en 2012, une année noire pour l’économie malienne, pendant que les sociétés minières et autres ONG se retiraient, le groupe Barrick a accompagné le Mali avec une contribution de près de 10% au budget national. Ce qui a permis d’apporter une réelle bouffée d’oxygène à l’économie du pays. Le ministre des Mines, de l’Énergie et de l’Eau a expliqué qu’il était important pour lui de venir échanger avec Mark Bristow en tant que 1er complexe minier au Mali qui produit autour de 20 à 22 tonnes d’or par an. Lamine Seydou Traoré s’est dit heureux de savoir qu’aujourd’hui, l’exploitation souterraine de l’or est plus qu’une réalité au Mali et cela augure, selon lui, d’une augmentation future de la production minière dans notre pays. Des réflexions ont débouché sur un nouveau Code minier qui a été finalisé en septembre 2019 avec un décret d’application qui a été pris par les autorités de la Transition. « Il s’agit maintenant de faire en sorte que toutes les innovations contenues dans ce Code soient appliquées», a dit le ministre. «Pour que l’or brille pour le Mali, il faut mettre en relief la chaîne de valeur, réfléchir à la mise en place d’une agence qui s’occupera de la gestion du patrimoine minier qui va utiliser des ressources humaines qualifiées et des outils pour mieux comprendre le secteur et lever des fonds pour aider les entreprises locales», a-t-il ajouté. « Une stratégie d’appui aux entreprises maliennes intervenant dans la mine a été élaborée », a relevé le directeur général de la mine de Loulou, Abbas Coulibaly. Il a, aussi, indiqué que la société minière a élaboré un programme d’incubateur où on sélectionne les entreprises pour une formation afin qu’elles puissent faire des prestations en dehors du Mali. « Mark Bristow, en plus de la contribution qu’il donne à l’État et aux collectivités, veut marquer de son empreinte le développement des capacités nationales », a declaré M. Coulibaly. « Certaines préoccupations ont été abordées avec le ministre en charge des Mines, notamment les défis liés à la sécurisation des permis. Nous comptons beaucoup sur l’État afin de relever ces défis », a encore dit Abbas Coulibaly. (AMAP)

CHAN 2021 : Les nouveaux vice-champions d’Afrique accueillis avec les honneurs

Par Seïbou S. KAMISSOKO Bamako, 9 fév (AMAP) Les Aigles locaux sont rentrés au bercail lundi, vers 15h30 par un vol transportant également le sélectionneur national, Nouhoum Diané e qui a atterri à l’Aéroport international Président Modibo Keïta-Sénou de Bamako. À leur descente d’avion, les nouveaux vice-champions d’Afrique ont été accueillis avec tous les honneurs par les autorités du pays et plusieurs centaines de supporters. Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Mossa Ag Attaher et le président de la Fédération malienne de football (Femafoot), Mamoutou Touré « Bavieux », qui étaient à Yaoundé avec les joueurs figuraient parmi la délégation. Dès l’apparition des joueurs, la troupe de l’Union nationale des associations des supporters des Aigles du Mali (UNASAM) a donné le ton en chantant l’Hymne nationale. Suivra, une séquence d’animation qui va durer une bonne dizaine de minutes, avant que la délégation ne monte à bord du bus, direction, le stade Mamadou Konat, escortée par une foule en liesse. « Les mots nous manquent après cet accueil des Maliens. Nous disons grand merci à nos concitoyens. On voulait remporter cette coupe, mais Dieu en a décidé autrement. C’est la deuxième fois que nous perdons la finale de cette compétition, la troisième fois sera la bonne Inch-Allah », a déclaré le capitaine-keeper, Djigui Diarra. Visiblement ému, le milieu de terrain des Aigles locaux, Moussa Ballo, a dit : « C’est simplement merveilleux. On est fier de porter les couleurs de la Nation. Nous remercions l’ensemble de nos supporters pour leur soutien, sans oublier le ministre de la Jeunesse et des Sports, Mossa Ag Attahe,r et le président de la Femafoot, Mamoutou Touré, qui étaient avec nous durant la compétition ». Siaka Bagayoko «Chato», premier buteur du Mali au CHAN (1-0 contre le Burkina Faso), a également exprimé sa joie et sa fierté de voir autant de monde à l’aéroport pour accueillir l’équipe. « On n’était pas orphelin au Cameroun car on était avec des supporters là-bas. Et en arrivant à Bamako, on est escorté par la police jusqu’au stade, il y a des journalistes partout, c’est fantastique, juste trop bien », a commenté l’arrière latéral des Aigles locaux Pour sa part, le ministre de la Jeunesse et des Sports a salué le parcours réalisé par les joueurs de Nouhoum Diané et adressé ses remerciements aux autorités pour leur soutien et leur accompagnement. « L’équipe nationale locale a fait son travail, l’encadrement a, également, fait son travail et mention spéciale à la Fédération malienne de football qui a tout mis en œuvre pour que l’équipe ramène cette place de deuxième du CHAN. Je tiens à adresser mes sincères remerciements aux supporters et à toute la population malienne qui ont vibré en même temps que nous pendant la durée de la compétition, de Kayes à Kidal et même à l’extérieur du pays », a dit Mossa Ag Attaher. Il a annoncé que le pays prendra en charge le traitement du défenseur central Mamadou Doumbia qui s’est gravement blessé en demi-finale contre la Guinée (double fracture genou-péroné). « Le jeune Mamadou s’est blessé pour la République, nous allons le prendre en charge », a promis le ministre Ag Attaher. À l’instar du ministre de la Jeunesse et des Sports, le président de la Fédération malienne de football a rendu un vibrant hommage aux vice-champions d’Afrique, avant de les exhorter à continuer sur la même lancée. « Le message que j’ai pour ces jeunes, c’est toujours d’avoir l’esprit de combativité, d’incarner les valeurs sociétales de notre pays, se comporter en digne Malien. C’est ce qu’ils ont fait tout au long du CHAN. Cette compétition, qui vient de s’achever au Cameroun, nous a permis de comprendre que si nous sommes unis, nous pouvons tout faire », a dit Mamoutou Touré « Bavieux ». Il a remercié le ministre de la Jeunesse et des Sports pour son engagement patriotique d’avoir tenu à être aux côtés des enfants, d’être venu au stade pour galvaniser les joueurs dans un cadre convivial. « Aujourd’hui le résultat est là », s’est-il réjoui. Après le cérémonial d’accueil, les vice-champions d’Afrique ont embarqué à bord d’un bus qui sera escorté par une foule en liesse jusqu’au stade Mamadou Konaté. A leur arrivée au stade, Nouhoum Diané et ses joeurs ont été accueillis par plusieurs centaines de supporters présents dans les gradins. Parmi les spectateurs, il y avait, également, des artistes qui ont chanté à la gloire de la sélection nationale. Une journée mémorable que le capitaine Djigui Diarra et ses coéquipiers n’oublieront pas de sitôt. SSK (AMAP)

Covid-19 au Mali : Baisse du nombre de la contamination avec seulement 5 cas enregistrés, lundi

Bamako, 9 février (AMAP) Le nombre de contamination à la Covid- 19 a baissé lundi avec seulement 5 cas enregistrés sur l’ensemble du territoire national, a appris l’AMAP de source proche des services sanitaires. Ces 5 nouveaux cas qui ont été enregistrés dans les régions de Kayes, Koulikoro, Kidal et le district de Bamako portent le nombre total de la contamination à 8181 dont 6071 guérisons et 339 décès. L’Institut de santé publique (ISP) déclare par ailleurs que 940 personnes -contact font l’objet d’un suivi quotidien avant d’inviter les populations à la sérénité et au respect des mesures préventives. KM (AMAP)

Niono (Centre) : Arrêt de travail dans les établissements scolaires

Niono 08 fév (AMAP) Les syndicats de l’Education signataires du 15 octobre 2016, de la Région de Ségou (Centre), ont observé un arrêt de travail dans tous les établissements scolaires (préscolaire, fondamental et secondaire) à partir de lundi, pour réclamer leur salaires. Les syndicats ont décidé, désormais, d’observer automatiquement un arrêt de travail si les salaires ne sont payés, au plus tard, le 25 du mois. Ils ont exigé « des sanctions appropriées’ à l’encontre des responsables impliqués dans le traitement  des salaires des enseignants des collectivités territoriales de la Région de Ségou. Selon nos sources, la grève a été largement suivie dans le fondamental. Par contre, au secondaire, elle n’est pas observée. MS/MD (AMAP)

Koro (Centre) : Reprise du trafic routier entre le Mali et le Burkina Faso sur la RN15

Koro, 9 fév (AMAP) Un premier convoi de véhicules, en provenance du Burkina Faso, par la Route nationale (RN15), est arrivé, vendredi, à Koro (Mali), sans incident, après plus d’une année d’interruption, a constaté l’AMAP sur place. L’implication des autorités administratives, politiques et coutumières des deux pays a permis la reprise du trafic routier entre le Mali et le Burkina Faso. Conduit par le 1er adjoint au maire de Thiou (Burkina Faso), Ouédraogo Adama, le convoi d’une dizaine de camions a été accueilli par les autorités locales au niveau du bureau des douanes de Koro. L’ambiance était aux retrouvailles entre commerçants et transporteurs des deux pays, séparés depuis plus d’une année, suite à l’arrêt du trafic routier sur la RN15. Cette route, qui est la principale voie de ravitaillement de la Région de Mopti (Centre) et une grande partie des Régions de Gao et de Ségou, avait été fermée au trafic à cause de l’insécurité et du sabotage des ouvrages routiers (ponts) de part et d’autres de la frontière. Sa fermeture a beaucoup impacté le quotidien des populations et l’économie locale. Le 1er adjoint au maire de Thiou a exprimé sa joie de retrouver ses frères maliens mais aussi sa reconnaissance pour la qualité de l’accueil réservé à sa délégation. « J’ai tenu à accompagner mes compatriotes jusqu’à Koro pour participer à la foire hebdomadaire. C’est un jour historique pour nous tous, car ce jour marque la reprise des échanges commerciaux entre nos deux pays après des périodes difficiles’, a dit Ouédraogo Adama. Le président de la Chambre de commerce de Koro, tout en souhaitant la bienvenue à la délégation burkinabè, a remercié les autorités des deux pays pour leur implication pour l’ouverture de la route. « Les autorités ont entendu notre cri de cœur et nous sommes très contents de voir le premier convoi de véhicules franchir la frontière. Nous souhaitons que cela continue et, pour cela, nous avons toujours besoin de l’accompagnement de nos autorités », a-t-il dit. Le représentant du Syndicat des transporteurs a saisi l’occasion pour demander aux autorités présentes à la cérémonie, de s’impliquer pour la réparation des ponts sabotés de part et d’autres de la frontière. Le bonheur de se retrouver et la joie de pouvoir, désormais faire des échanges commerciaux avec le voisin, se lisaient sur tous les visages. Autorités administratives, politiques, coutumières, douaniers, transitaires, commerçants, transporteurs, toutes les couches socioprofessionnelles, se réjouissent de la reprise du trafic sur le tronçon Koro-Ouahigouya. MN/MD (AMAP)

Bankass (Centre) : Signature d’un accord de paix entre des communautés

Bankass, 9 fév (AMAP) Les communautés dogon, peulh et dafing de sept communes du Centre ont signé, dimanche, à Diallassagou (Centre), un accord pour mettre fin à toutes les violences intercommunautaires et ont mis en place un comité de suivi de cet accord, a constaté l’AMAP. Les représentants des communes de Ouenkoro, Sokoura Diallassagou, Tori, Lessagou, Koulogon, Soubala, ont paraphé le document, au cours d’une cérémonie organisée par l’ONG Dialogue humanaitaire (HD) a organisé dans la salle de conférence de la mairie de Diallassagou. Les deux représentants de l’ONG, Modibo Kodio et Saloum, Barry, ont fait indiqué que les clauses de l’accord portent sur le dépôt des armes, la libre circulation des personnes et de leurs biens, le pardon mutuel, la réouverture des écoles fermées, le retour des déplacés. En présence des autorités venues de Bankass et de Bamako ainsi que des notables venus de Tori, les trois communautés ont accepté les clauses de l’accord. Ensuite, Harouna Sangaré, responsable politique de la région et le président du Conseil de cercle, Amadou Yaro, ont appelé, à tour de rôle, une trentaine de personnes, pour la signature. Un comité de suivi de quinze membres a été mis en place pour le respect des engagements de toutes parties. Des contributions d’une valeur de (250.000f) ont été collectées sur place pour le bon fonctionnement du comité de suivi. HD intervient pour la paix et la stabilité au Mali, en général et dans la Région de Mopti (Centre), en particulier. C’est ainsi qu’elle a regroupé les communautés des sept communes pour la signature de cet accord de paix. AKG/MD (AMAP)

Fin des Assises nationales sur le coton : De fortes recommandations

Bamako, 9 fév (AMAP) Les Assises nationales sur le coton, qui ont pris fin, lundi, à Bamako, ont recommandé de valoriser la production nationale par le renforcement des capacités des unités de production existantes. Réunis au Centre international de conférences de Bamako (CICB), les acteurs de la filière coton, ont également proposé de construire de nouvelles unités de transformation et d’accompagner les tisserands traditionnels. Les Assises nationales sur le coton ont pour objectif de contribuer à la relance de la culture du coton au Mali, en vue de la rendre plus résiliente, compétitive et durable. Les travaux ont, également, retenu, pour la gouvernance des organisations, de séparer les fonctions des syndicats de celles des unions de coopératives, d’accorder une importance particulière aux activités de soutien à la filière cotonnière, de prendre en compte l’Office de la haute vallée du fleuve Niger (OHVN) au niveau de l’Inter Profession Coton (IPC), d’adopter une nouvelle clé de répartition du supplément de rémunération et des frais de fonctionnement du coton graine des structures coopératives au bénéfice des producteurs à la base. Concernant le mécanisme d’approvisionnement et de financement des intrants et la subvention de l’Etat aux producteurs de coton, les participants ont recommandé, notamment, le maintien de la subvention sur les engrais sous sa forme actuelle (subvention sur le prix des engrais) pour relancer la production cotonnière dès la campagne agricole 2021/2022. Ils ont retenu le transfert de la subvention sur le prix à la production, à partir de la campagne agricole 2022/2023, le transfert à la CMDT, de la fonction d’approvisionnement en intrants de qualité sur une période de deux ou cinq ans, au regard des insuffisances actuelles du GIE et de l’ampleur des questions de gouvernance qui ont contribué à détériorer le climat de confiance entre les producteurs. Désormais, les organisations de producteurs seront impliquées dans le processus d’acquisition et veilleront à la transparence des opérations, ont recommencé les participants. Ils ont exhorté le gouvernement à s’impliquer, davantage, dans le contrôle de la subvention des intrants agricoles. Pour la relance de la culture du coton les participants ont proposé, entre autres, de fixer un prix incitatif au kilogramme de coton graine et diminuer, autant que possible, le prix des intrants et des matériels agricoles, rendre gratuites les semences de coton aux producteurs, promouvoir la culture du coton bio pour répondre aux exigences de l’évolution du marché mondial, mobiliser des ressources nécessaires au financement des mesures d’adaptation et d’atténuation auprès du fonds climat, du fonds vert climat et d’autres partenaires techniques et financiers pour renforcer la résilience des producteurs de coton aux effets néfastes des changements climatiques. Au regard de leur pertinence, les participants ont, aussi, exhorté le gouvernement à la mise en place d’une commission de suivi des recommandations des assises régionales. Le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Mohamed Ag Mahamoud, a souligné que l’originalité de ces assises réside surtout dans l’inclusivité de la démarche « qui a consisté à faire remonter les propositions de solutions de sorties de crises de la base au sommet ». Le Ministre, qui avait à ses côtés le Président directeur général de la CMDT, Dr Nango Dembélé, a dit l’engagement de son département à mettre en œuvre les recommandations, en rapport avec l’ensemble des acteurs de la filière et avec l’accompagnement politique des autorités du pays. « Le coton malien peut et doit reconquérir sa place de leader au niveau sous régional et en Afrique. Le secteur coton doit se surpasser et aider le Mali à briser le cercle vicieux de la pauvreté et de la précarité », a dit le chef du département de l’Agriculture. Et d’affirmer que l’investissement dans la promotion d’un secteur de coton résilient, compétitif et durable est un levier fort pour l’atteinte des objectifs de développement durable (ODD-1 et 2) à l’horizon 2030. Dans son allocution, le Chef du gouvernement, Moctar Ouane représentant du Président de la transition, Bah N’Daw, a salué la bonne organisation des travaux et la qualité des contributions des uns et des autres. Il s’est surtout réjoui de l’esprit constructif qui a présidé tout au long de l’exercice. « Les présentes assises ont révélé, de nouveau, la centralité de la filière coton dans l’Economie malienne, à travers son apport dans la création et la redistribution de revenus sûrs et importants aux producteurs de coton, la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations, le financement d’infrastructures sociales de base dans les zones d’intervention de la CMDT et de l’OHVN ainsi que dans la dynamisation de multiples branches de l’économie nationale » a-t-il dit. Moctar Ouane a salué l’engagement des partenaires techniques et financiers dans la mise en œuvre de projets et programmes. Il a donné l’assurance que le gouvernement continue d’accorder un ordre de priorité élevé à la filière coton, dans le cadre de la réalisation « de nos politiques et stratégies définies dans la Loi d’orientation agricole, le Cadre stratégique pour la relance et le développement durable (CREDD 2019-2023) et la Politique nationale de sécurité alimentaire et nutritionnelle (POLNSAN) ». ADS/MD (AMAP)