Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 02 décembre 2020

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 02 décembre 2020, par visioconférence sous la présidence de Monsieur Moctar OUANE, Premier ministre, Chef du Gouvernement. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – et entendu une communication. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté : Un projet de décret portant approbation de l’Avenant n°1 au Marché n°01666/DGMP-DSP-2018 relatif aux travaux d’aménagement en 2×2 voies de la voie reliant le 3ème pont de Bamako à la RN6, y compris la construction d’un échangeur au croisement de la RN6 et réhabilitation de la section Tour d’Afrique- Yirimadio de la RN6. Un projet de décret portant approbation de l’Avenant n°1 au Marché n°01889/DGMP-DSP 2018 relatif au contrôle et à la surveillance des travaux d’aménagement en 2×2 voies de la voie reliant le 3ème pont de Bamako à la RN6, y compris la construction d’un échangeur au croisement de la RN6 et réhabilitation de la section Tour d’Afrique-Yirimadio de la RN6. Le premier avenant est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et l’entreprise RAZEL pour un délai d’exécution de 11 mois. Le deuxième avenant est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et le bureau d’études CIRA SA pour un montant, toutes taxes comprises, de 459 millions 383 mille 617 francs CFA et un délai d’exécution de 11 mois. Les avenants conclus visent à prendre en compte les coûts de réalisation des travaux supplémentaires ainsi que le contrôle et la surveillance de leur exécution. Un projet de décret portant approbation de l’Avenant n°2 au Marché n°0003/DGMP-DSP-2017 relatif au contrôle et à la surveillance des travaux de construction et de bitumage de la route Zantiébougou-Kolondiéba-Frontière Côte d’Ivoire en République du Mali. L’avenant est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et le groupement de bureaux d’études GIC-Mali/Le Consultant Ingénierie Tunisie pour un montant, hors taxes et hors droits de douanes, de 712 millions 993 mille 333 francs CFA et un délai d’exécution de 11 mois. Il vise à prendre en compte la prolongation du délai d’exécution des travaux de construction et le changement de la source de financement d’une partie du montant du marché de base. Un projet de décret portant autorisation d’encaissement de ressources additionnelles et ouverture de crédits à titre d’avance au titre de l’exercice budgétaire de 2020 La loi de finances rectificative de 2020, prévoit au titre du remboursement des crédits de TVA, un montant de 87 milliards 900 millions de francs CFA. Ce niveau des ressources s’avère inférieur aux instances des demandes de remboursement de la TVA présentées par les sociétés minières dont le GAP est évalué à 38 milliards de francs CFA. En application de la Loi n°2013-028 du 11 juillet 2013, modifiée, relative aux lois de Finances, le projet de décret adopté autorise l’encaissement de recettes budgétaires additionnelles d’un montant de 38 milliards de francs CFA pour combler le gap lié aux demandes de remboursement des TVA des sociétés minières. Bamako, le 02 décembre 2020. Le Secrétaire général du Gouvernement, Salifou DIABATE Chevalier de l’Ordre national

Bamako : Violents affrontements entre étudiants de la Faculté de droit public 

Bamako, 02 Déc (AMAP) De violents affrontements entre étudiants à la Faculté de droit public (FDPU) de l’Université des sciences juridiques et politiques de Bamako (USJPB), lundi, ont fait des blessés et des dégâts matériels chez le personnel enseignant dont les véhicules endommagés Plus de 60 coups de feu ont été entendus qui, selon les explications du secrétaire principal de la FDPU, Mamadou Fomba, provenaient de groupuscules d’étudiants qui s’affrontent pour le leadership au sein de la Faculté. Les affrontements auraient opposé le camp du secrétaire général du comité local de l’Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM) de la FDPU, Yacouba Traoré, à celui du président de la commission de contrôle, Sékou Kèmènani. Il s’agit d’une «guerre» de positionnement en vue de la prochaine élection du bureau de l’AEEM Il n’y a pas eu de perte en vie humaine, mais des vitres et des phares de véhicules des enseignants ont volé en éclats sous les tirs à balles réelles. Une moto a été volée au cours des troubles. Le secrétaire principal a, ensuite, précisé que les éléments du commissariat du 1er arrondissement et du Camp I sont intervenus pour faire régner le calme. Ils ont ouvert aussitôt des enquêtes. Les noms de deux leaders estudiantins ont été fournis aux forces de l’ordre pour les besoins des investigations. Par ailleurs, un étudiant a été identifié avec une arme à feu en main. Le décanat a remis des images aux forces de sécurité dépêchées sur les lieux qui ont ramassé un pistolet sur place. Mamadou Fomba a assuré que des poursuites judiciaires seront engagées contre ceux qui seront identifiés comme les auteurs des violences. Les examens au niveau de la Faculté ont pris fin, hier, vers 14 heures sous la surveillance des éléments du 1er arrondissement. Ces affrontements entre étudiants sont intervenus, moins de 72 heures, après une rencontre, vendredi entre le Premier ministre de la Transition, Moctar Ouane, et les acteurs de l’école sur les recommandations du Forum national sur la violence en milieu universitaire et son plan d’actions. SYW/MD (AMAP)  

Insécurité à Bamako : Braquages en série

Par Tamba CAMARA Bamako, 02 Déc (AMAP) La ville de Bamako est-elle en passe de devenir un Far West où des individus armés s’attaquent aux citoyens en plein jour les dépossédant de leurs biens au vu et au su de tout le monde ? On serait tenté de répondre par l’affirmative au regard des cas d’attaques à main armée qui se multiplient en plein jour dans la capitale ces derniers temps. En voyant la liste des attaques à main armée s’allonger jour après jour, on ne peut s’empêcher de penser qu’un gang d’un nouveau genre écume la capitale. Les gangsters opèrent avec une audace incroyable. Un énorme défi pour la police. Selon nos sources, la première agression avec arme à feu s’est produite à Sogoniko, lund,i en Commune VI de la capitale Bamako. C’était aux environs de onze heures du matin au niveau de la gare d’une compagnie de transport, à quelques encablures d’une agence de la Banque de développement du Mali (BDM). Là même où, peu de temps avant, la victime venait de faire une opération de retrait d’argent. Tous les témoins de la scène sont fermes sur un fait. Les agresseurs ont minutieusement préparé leur coup. Ils ont juste attendu que leur future victime s’éloigne de l’agence pour l’attaquer. Une fois sorti de l’agence bancaire, la victime des malfrats s’est engouffrée dans son véhicule sans se douter de quelque chose. C’est en ce moment que les agresseurs qui l’attendaient, l’ont suivi à moto. Arrivés à son niveau, ils l’ont braqué avec une arme à feu et ont tiré à bout portant sur celui qui a été identifié plus tard comme un jeune entrepreneur de son état. Puis sans perdre la moindre seconde, les bandits armés ont pris le sac contenant selon certaines sources, plusieurs dizaines de millions de francs CFA. Cette scène digne d’un film western s’est produite en quelques minutes. Les témoins éberlués et impuissants n’ont pu que constater les dégâts. Les deux malfrats sont partis en trombe sur leur moto avec l’argent de leur victime. Grièvement blessé, celle-ci s’est quasiment vidée de tout son sang dans la rue. Le temps de faire appel aux secours pour l’amener vers un centre de santé pour des soins, elle a rendu l’âme sur place. Dans la même journée, un autre cas similaire s’est produit à l’ACI 2000 à Hamdallaye. Selon plusieurs sources concordantes, des individus armés ont usé du même modus operandi qu’à Sogoniko. Nous ne savons pas si cette autre victime de braquage revenait d’une opération de retrait d’argent dans une agence bancaire. Des inconnus armés l’ont braquée pour la déposséder de son argent devant des témoins qui n’en croyaient pas leurs yeux. Puis les agresseurs se sont évaporés dans la nature sans être inquiétés. La victime a reçu des balles aux cuisses. Elle a au moins eu la chance d’être secourue pour être transportée aux urgences du CHU Gabriel Touré afin y recevoir des soins. Hier, un point de vente de la BDM, à la Cité des 1008 logements de Yirimadio, dans la capitale malienne, a été attaqué par des bandits armés. Selon des témoins, quatre individus armés et cagoulés ont pris d’assaut le petit local et sont repartis avec une importante somme d’argent. Un passant aurait été blessé dans cette opération digne d’un film hollywoodien. En effet, pour pouvoir faire irruption dans l’établissement bancaire, les braqueurs, apparemment des jeunes, auraient d’abord immobilisé le vigile en faction avant de passer à l’action. Une caissière de l’agence bancaire ayant requis l’anonymat a témoigné avoir aperçu à travers la baie vitrée de l’établissement des individus cagoulés et armés se diriger vers elle et ses collègues. Prise de panique, elle a couru pour se réfugier dans les toilettes. Elle sera tirée de sa cachette par les malfrats surexcités. Sous la menace de leurs armes, ces derniers lui ont donné des coups de pied, avant de l’obliger à ouvrir la caisse. « Ils ont pris tout l’argent qui se trouvait dans la caisse », a confié la pauvre dame, ajoutant que les braqueurs voulaient aussi s’emparer du coffre-fort. Ayant échoué dans leur tentative, ils se sont enfuis avec ce qu’ils ont trouvé dans la caisse. Tout en se retirant, ils ont tiré des coups de feu en l’air pour dissuader d’éventuels poursuivants. Combien ont-ils emporté ? Les responsables de l’agence n’ont pas voulu divulguer le montant. Toutes ces opérations de banditisme sont réalisées avec une facilité qui laisse songeur. Et les malfrats courent toujours avec leurs butins. Un énorme défi est lancé à la police par des bandits qui opèrent en plein jour et réussissent à disparaître sans laisser de traces. TC (AMAP)

Une récolte moyenne à Bankass (Centre) 

Bankass, 02 Déc (AMAP) Les eaux en provenance des collines et les inondations ont causé beaucoup de dégâts sur toutes les cultures, dans les Communes de Bankass et Kani Bonzon, dans le Centre du Mali où les calamités naturelles ont fortement joué sur le rendement des cultures, a appris l’AMAP, auprès des services techniques. « Dans le cercle de Bankass, la récolte a été moyenne. La population peut vivre avec ces céréales mais si on les commercialise, il y aura déficit » a affirmé le chef secteur d’agriculture Allaye Guindo. « Ces eaux ont traversé beaucoup de villages pendant cette campagne agricole qui a débuté dans des conditions socioéconomiques, plus ou moins difficiles », a dit M. Guindo. Cependant, les hauteurs de pluie recueillies sont de 677,90 mm en 39 jours pour l’année 2020-2021. Elles sont supérieures à celles de l’année 2019-2020 qui est 525,60 mm en 53 jours, selon la même source. Elle précise que les superficies des différentes spéculations, par abandon des champs après semis, les inondations et les dégâts des oiseaux granivores sont de 33,325 hectares de pertes pour Le mil, 3.969 hectares pour le sorgho et 853 hectares pour le riz des bas-fonds et en submersion libre. Ces pertes, pour le fonio, portent sur 103 hectares, pour le maïs sur 90 hectares, l’arachide sur 2.756 hectares, le niébé sur 1.267 hectares, le sésame sur 729 hectares, le  Voandzou sur 224 hectares. Pour un total de  43.316 hectares. Le nombre de personnes affecté par ces pertes est de 54.234. Le nombre de ménages est de 9,044. AKG/MD (AMAP)

Lutte contre la corruption : Nécessaire application des principes de Bangalore sur la déontologie judiciaire

Par Bembablin DOUMBIA Bamako, 02 Déc (AMAP) Dans la lutte contre la corruption, de nombreux mécanismes ont été mis en place par les autorités au Mali, notamment la Cellule d’appui aux structures de contrôle de l’administration (CASCA), le Contrôle général des services publics, le Bureau du Vérificateur général (BVG). Malgré ces efforts consentis, le secteur de la justice est toujours indexé. Il fait l’objet de nombreuses récriminations de la part des citoyens. Comme le démontre une étude, réalisée par la Fondation Friedrich Ebert en 2017, selon laquelle « environ 78% de la population adulte pense que la justice malienne est corrompue ». Afin de nettoyer ce cliché moins reluisant, un atelier de formation est ouvert, depuis lundi à Bamako, à l’attention des acteurs de l’appareil judiciaire. L’événement est initié par l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) et la Mission intégrée multidimensionnelle des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), en partenariat avec le ministère de la Justice. L’ouverture de la rencontre était présidée par le représentant du ministre de la Justice, Boubacar Touré, en présence de la représentante de la MINUSMA, Pauline Baranes. D’autres personnalités ont participé par visio-conférence à l’ouverture de cet événement dont le thème est : « l’application au Mali des principes de Bangalore sur la déontologie judiciaire ». Cet atelier de formation, qui prend fin ce mercredi, vise à promouvoir l’intégrité judiciaire à travers une meilleure application de l’article 11 de la Convention des Nations unies contre la corruption (CNUCC) qui met l’accent sur le rôle crucial du système judiciaire dans la lutte contre la corruption. Il entend, également, initier une réflexion quant au potentiel renforcement du code de déontologie judiciaire au Mali. Dans son intervention, le représentant du ministre de la Justice a rappelé que la lutte contre la corruption est un défi cher aux « plus hautes autorités » de la Transition. Elle s’inscrit, selon Boubacar Touré, dans la droite ligne de la vision du chef de l’État, Bah Daw, qui dans son discours d’investiture, en septembre dernier, a promis une lutte implacable contre le phénomène, à travers l’objectif « zéro impunité ». « Cette vision, a-t-il poursuivi, s’est d’ailleurs traduite dans la feuille de route assignée au gouvernement dont l’axe 2 instruit en lettre impérative le renforcement et l’accentuation de la lutte contre la corruption ». Pour le représentant du ministre de la Justice, cette rencontre n’est pas qu’un atelier de formation, elle se veut un espace de communion pour un réarmement moral contre la corruption. À cet égard, il a invité les participants à développer et à affermir en eux la fibre intellectuelle et psychique, ainsi que l’élévation d’esprit et les caractères nécessaires pour résister et faire résister à toutes épreuves, à la tentation du phénomène. « Il s’agit de cette valeur supérieure que constitue l’intégrité judiciaire », a indiqué Boubacar Touré. Rappelant que le Mali fait partie de la CNUCC, il a souligné que la déontologie est un complément essentiel au statut des magistrats. Il ajoutera qu’elle est gage de succès pour la justice. « Sans elle, toute action de lutte contre la corruption et la délinquance financière serait vouée à l’échec », a-t-il estimé. « Votre appropriation de la déontologie et votre conscience de l’intégrité judiciaire permettront de bâtir un service public de la justice efficace, de qualité à même de restaurer la confiance des citoyens », a déclaré Boubacar Touré. BD/MD (AMAP)

Lutte contre le terrorisme : Un soutien bienvenu pour la police du G5 Sahel

Bamako, 02 Déc (AMAP) La première réunion du comité de pilotage du Projet de soutien à la composante police de la Force conjointe du G5 Sahel au Mali, financé par l’Union européenne (UE) à hauteur de 2,2 milliards de Fcfa environ, s’est tenue vendredi à Bamako. « Le projet Civipol est en parfaite cohérence avec les priorités gouvernementales, a soutenu le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mohamed Sidda Dicko, dans son discours d’ouverture de ce comité de pilotage. Selon M. Dicko, « les efforts du gouvernement doivent être renforcés pour assurer une meilleure protection des citoyens et de leurs biens ». L’objectif global du projet que l’UE a initié, face à l’étendue et le développement de la menace terroriste au Mali, est de renforcer le pôle judiciaire et la Brigade d’investigations spécialisée, ainsi que l’ensemble de la chaîne pénale du Mali. Le projet s’étend sur une durée de 18 mois à compter du 1er janvier 2020. Il est mis en œuvre par l’opérateur Civipol, Toutefois, le Garde des Sceaux, a souligné que la lutte contre le terrorisme ne saurait être gagnée sans une réelle solidarité internationale, permettant la mobilisation des ressources financières et les moyens d’actions adéquats. « Ce, en vue de rendre efficaces les opérations sur le terrain », a insisté le ministre Dicko. « Les capacités très limitées de nos États, pris individuellement, ne laissent guère le choix que d’aller vers une mutualisation des moyens, dans un élan de solidarité permettant de faire face aux défis liés à la paix, la sécurité et à la stabilité auxquelles aspirent nos populations », e encore dit le chef du département de la Justice. Saluant l’opportunité du projet, Mohamed Sidda Dicko s’est réjoui des résultats satisfaisants déjà réalisés depuis son démarrage, malgré le contexte difficile de la Covid-19 et la crise sociopolitique au Mali. Il a exprimé ensuite son optimisme par rapport aux actions futures du projet. L’ambassadeur de l’UE, Bart Ouvry, a rappelé que le Mali est confronté à une des périodes les plus sombres de son histoire car, presque chaque jour, des Maliens sont victimes d’actes terroristes. A ce propos, M. Ouvry a soutenu que le terrorisme n’est pas une fatalité. « La lutte que nous engageons est un travail de longue haleine qui nécessite la mobilisation des moyens mais, également, beaucoup d’énergie et de  volonté politique», a-t-il expliqué. La présentation du projet par son premier responsable Jean Pierre Torrano, l’approbation du mandat du comité de pilotage et la validation du rapport d’activités par les participants ont été des moments forts de la cérémonie, en présence de plusieurs membres du gouvernement, ainsi que les représentants de plusieurs forces partenaires du Mali. AT/MD (AMAP)

Communiqué du Conseil supérieur de la défense nationale sur la COVID-19

Le Conseil supérieur de la défense nationale (CSDN) s’est réuni mardi 1er décembre 2020 au Palais de Koulouba sous la présidence de Monsieur Bah N’Daw, Président de la transition et Chef de l’État. Ce conseil a été élargi à tous les membres du gouvernement. Le Vice-président a également pris part à la réunion. L’ordre du jour du Conseil a porté exclusivement sur l’examen de l’évolution de la pandémie de la Covid-19 au Mali. Le Conseil a entendu une communication du ministre de la santé basée sur les informations fournies par le Comité scientifique Covid-19. Ces informations ont révélé la situation préoccupante liée à la propagation de la maladie dans notre pays. À cet égard, et en vue de rompre la chaine de transmission de la maladie, le Conseil a décidé de : Renforcer l’application des mesures de prévention dans les espaces publics et les lieux de regroupement à travers le lavage des mains au savon et/ou l’utilisation du gel hydro alcoolique, le port obligatoire de masque, le respect de la distanciation physique et l’encouragement de la rotation des équipes de travail des services, du télétravail ainsi que des cours en ligne. Renforcer la surveillance épidémiologique par le dépistage de masse dans les lieux de regroupement (formations socio-sanitaires, écoles, universités, lieux de spectacles et de sport, lieux de culte, marchés, gares routières….), l’identification, le dépistage systématique et le suivi de toutes les personnes-contact, le dépistage des voyageurs entrant au Mali sans certificat de PCR COVID-19 négatif par des tests rapides validés par l’Institut national de santé publique (INSP) au niveau des cordons sanitaires des frontières terrestres. Renforcer la communication et la mobilisation sociale face à la seconde vague de la pandémie de Covid-19 au Mali à travers la sensibilisation sur l’existence et la gravité de la maladie ainsi que ses conséquences socio-économiques. Améliorer la qualité de la prise en charge des cas de Covid-19 à travers le renforcement en capacité de ressources humaines, la disponibilité des intrants (médicaments, Oxygène, équipements de prise en charge des cas et de comorbidités), le renforcement de la communication pour le changement de comportement à l’égard des personnes atteintes de la COVID-19 suivies à domicile et de leurs familles. Assurer la disponibilité des tests de diagnostic de laboratoire et des consommables nécessaires pour les tests. Assurer le financement des activités de prévention et de riposte. Dans le but de garantir l’application effective de ses mesures, le Conseil exhorte les populations à s’impliquer davantage aux côtés du gouvernement, et ce dans un esprit de civisme et de responsabilité. Les mesures ainsi édictées feront l’objet d’une évaluation périodique pour permettre leur adaptation à l’évolution de la situation.

Bamako : Braquage d’un bureau de transfert d’argent aux 1008 logements

Bamako 1er Déc (AMAP) Quatre individus armés, circulant à moto, ont attaqué, mardi, le bureau de transfert d’argent Western union de la Banque de développement du Mali (BDM), de la Cité 1008 logements de Yirimadio, annonce un communiqué de la direction générale de l’institution bancaire. Les malfrats, qui son arrivés dans les locaux, aux environs de 11 heures, n’ont pu emporter que « quelques liquidités disponibles tout en saccageant le bureau », sans faire de victime, selon la même source. Les bandits ont brutalisé le garde en faction ainsi que l’opératrice du jour. La BDM rassure que « tous les moyens sont mis en œuvre pour retrouver les assaillants et sécuriser davantage l’ensemble du réseau de la banque ». MD (AMAP)

Moto-taxi : La nouvelle vogue gagne Sikasso

Par Mariam F. DIABATE Sikasso, 1er Déc (AMAP) « Pour moi, l’arrivée des mototaxis a apporté un confort total. Je fais toutes mes courses facilement. Sans ce moyen de locomotion, j’allais marcher du quartier Bougoula-ville à Lafiabougou, sur une quinzaine de kilomètres, car il n’y a pas d’autres moyens de déplacement sur cette voie», lance une fidèle cliente des mototaxis à Sikasso. Les propos de cette cliente illustrent, ainsi, la nouvelle ère du transport urbain sikassois, avec l’arrivée de ces engins. Il est 11 heures à Sikasso. Sous un arbre, à l’intersection du boulevard de l’Union africaine (UA) et de la Route nationale (RN7), de grosses motos de couleurs jaunes, attirent l’attention des passants. «Où voulez-vous partir, madame ? Venez, nous allons partir…», demandent les conducteurs aux clients. Leurs cheveux, blousons, gants et cache-nez… sont couverts de poussière. Quand ils ne conduisent pas un client, les conducteurs discutent des comportements de clients, des frais de déplacement, de la distance entre les quartiers, des disputes avec les policiers et d’autres transporteurs. Adama Dembélé est le chef d’équipe des conducteurs de mototaxis. Il revendique 9 mois d’activités au compte de sa société à Sikasso. «Les jours de fête, de baptême et de mariage, nos motos sont très sollicitées par les femmes», affirme-t-il, souriant. « Durant ces rassemblements, poursuit-il, je peux gagner entre 5000 et 6000 Fcfa en une journée ». Se prononçant sur la tarification des mototaxis, M. Dembélé explique que de l’intersection du boulevard de l’UA à la route de Koutiala, il faut payer 200 Fcfa. Le même prix est retenu pour se rendre à Wayerma. «Nous demandons 300 Fcfa pour Hamdallaye et 500 Fcfa à 700 Fcfa pour Mamassoni, Sanoubougou et Sirakoro», détaille-t-il. Cependant, tout n’est pas rose dans ce métier. Malgré l’engouement de la population pour les mototaxis, notre interlocuteur précise que son activité rencontre des difficultés. Il s’agit, entre autres, de la mésentente persistante avec les conducteurs de transport en commun, notamment les « dourouni » et les taxis. Il pointe, aussi, la propension de certaines clientes à ne pas payer les tarifs convenus, en prétextant qu’elles sont veuves ou qu’elles sont pauvres. «On dirait que la mototaxi est venue uniquement pour me soulager. Je prépare les repas lors des cérémonies. Pour ce faire, je sors tôt et rentre tard. C’est avec les mototaxis que je fais mes courses», témoigne Mamou Traoré, une cliente régulière. Elle choisi ce moyen de transport car, selon elle, les conducteurs vous déposent jusqu’à la destination finale sans rechigner. «L’autre jour, la mototaxi a transportées mon amie et moi au quartier Sanoubougou II à 750 Fcfa. Si c’était le taxi, nous allions payer près de 2000 Fcfa», témoigne-t-elle, souhaitant l’expansion des lignes aux points d’arrêt, dans chaque quartier de la ville. Le coordinateur du projet de mototaxi, Yacouba Diarra, explique que cela s’inscrit dans le cadre de la collaboration avec l’Agence nationale pour l’emploi (ANPE). En outre, il souhaite avoir l’appui des autorités régionales afin de pouvoir contribuer à réduire le taux de chômage des jeunes. Par ailleurs, le coordinateur souhaite bénéficier d’une exonération des impôts. Au commissariat du 1er arrondissement de Sikasso, le responsable en charge de la voie publique, le major Aliou Sidi Diallo, déplore le fait que, de façon générale, les Sikassois ne maîtrisent pas le Code de la route et, surtout, les conducteurs des mototaxis. « Ces derniers, relève-t-il, ne bénéficient pas de formation en circulation routière ». De plus, le major Diallo appelle les conducteurs de mototaxis à ne pas en faire un moyen de transport inter urbain. «En plus des déplacements urbains, très souvent ces conducteurs transportent les clients de Sikasso à Zégoua, de Sikasso à Niéna», déplore le policier qui pointe, aussi, certaines mauvaises pratiques des conducteurs comme l’excès de vitesse, la surcharge, le support à trois, le non-respect des feux de signalisation et même le dépassement dangereux. Le major Aliou Sidi Diallo invite les conducteurs de mototaxis à passer le permis de conduire. S’adressant aux autorités régionales et au promoteur, il conseille d’organiser des séries de formation à l’intention des conducteurs afin de minimiser les cas d’accidents. MFD/MD (AMAP)  

Groupe de suivi et de soutien à la Transition au Mali : Réunion inaugurale à Bamako

Bamako, 1er Déc (AMAP) Le Groupe de suivi et de soutien à la Transition au Mali (GST-Mali) mis en place par les partenaires du Mali, afin d’inscrire leurs actions dans un cadre commun, a tenu sa réunion inaugurale, lundi, à Bamako, sous la présidence du Premier ministre Moctar Ouane Créé par le Conseil de paix et de sécurité de l’UA lors de sa rencontre du 9 octobre 2020 sur l’examen de la situation de notre pays, ce groupe, co-présidé par l’Union africaine (UA), les Nations unies et la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), va accompagner et soutenir le Mali, qui fait face à des défis multiformes, dans la mise en œuvre de la Charte de la transition et de sa feuille de route. Le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Zeïni Moulaye, a indiqué que les évènements socio-politiques qui ont fortement secoué notre pays cette année attestent à suffisance de la fragilité de notre système de gouvernance qu’il convient de reformer, voire refonder. Pour le commissaire à la Paix et à la sécurité de l’UA, Smaïl Chergui, le Mali est, une nouvelle fois, « au rendez-vous de l’histoire et de l’épreuve ». Mais « il ne sera pas seul dans la conduite de sa transition et la prise en charge de ses défis sécuritaires et socio-économiques, a-t-il assuré. « Il est de notre devoir de lui apporter notre soutien et notre accompagnement dans cet important processus conformément aux valeurs portées par la Charte de la transition et celles du respect de la souveraineté, de l’intégrité et de l’indépendance du Mali et ses institutions», a soutenu M, Chergui, Il a ajouté que le groupe se veut un geste de solidarité et d’accompagnement de la Transition pour un aboutissement serein et l’organisation d’élections présidentielle et législatives libres et transparentes dans le délai de 18 mois. ACCÉLÉRER LA CADENCE – La ministre ghanéenne des Affaires étrangères, Shirley Ayorkor Botchway, représentant la CEDEAO, a abondé dans le même sens, assurant que l’appui de l’organisation sous régionale ne fera pas défaut au mali. Pour sa part, le chef de la Mission intégrée multidimensionnelle des Nations unies pour la stabilité au Mali (MiNUSMA), Mahamat Saleh Annadif, il a estimé que ce groupe exprime bien l’action concertée des organisations internationales et de toute la communauté internationale pour la stabilité du Mali. M. Annadif a rappelé que l’année 2020 a été marquée, au Mali, par plusieurs turbulences et incertitudes politiques et sécuritaires accentuées par les défis sanitaires de la pandémie de la Covid-19. « Malgré ce moment difficile, a-t-il souligné, il ne faut pas perdre de vue que le processus de transition offre une fenêtre d’opportunités pour rebâtir un Mali nouveau moins vulnérable à ces crises ». «Ces 18 mois dont malheureusement deux viennent déjà de s’écouler doivent aboutir à des reformes politiques, institutionnelles, électorales et administratives tel qu’énoncé dans la Charte de la transition et par l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali», a insisté le chef de la MINUSMA, ajoutant que «le retard dans la mise en place du Conseil national de transition interpelle les acteurs maliens». En procédant à l’ouverture des travaux, le Premier ministre a souligné que ce groupe est perçu par le gouvernement comme l’expression de la solidarité continue et du soutien constant des pays du voisinage, de la communauté africaine et internationale envers notre pays. Pour Moctar Ouane, la tenue de cette réunion revêt une importance capitale en ce qu’elle est destinée à mobiliser les partenaires bilatéraux et multilatéraux au plan africain et mondial afin d’aider le Mali dans un cadre régional et international particulièrement difficile. Le chef du gouvernement a assuré que la Transition s’attèle, déjà, à traduire en résultats concrets, les missions essentielles définies dans la Charte et la feuille de route. Lesquelles viennent d’être déclinées « en programme d’actions, assorti d’un chronogramme d’exécution. Ce programme qui sera la boussole du gouvernement », a-t-il dit. Moctar Ouane a promis que le programme d’actions gouvernemental sera engagé dans l’ordre, la cohérence et l’efficacité. «Nous allons accélérer la cadence et contrairement aux apparences, il n’y a pas de statut quo. Nous avons travaillé et cela se fera sentir dans les jours à venir», a assuré le chef du gouvernement. DD/MD (AMAP)