L’Office du Niger : La douloureuse histoire d’un projet démesuré
Dr Ibrahim MAIGA Fruit d’une grande conspiration bureaucratique et capitaliste, dans le fond, un mensonge génialement astiqué, l’Office du Niger, cet immense projet de colonisation des terres agricoles du Soudan français, à partir des eaux du fleuve Niger, n’a jamais pu atteindre ses objectifs. Et pour cause. Dans cette série, nous faisons un recours à l’histoire agricole pour tenter d’apporter un éclairage sur les facteurs qui hypothèquent aujourd’hui cette entreprise, legs de la colonisation française. De nos jours, le projet gargantuesque se résume principalement à la Région de Ségou, alors que l’idée originelle, outre, les terres de Sotuba et de Baguineda, atteignait l’actuel Cercle de Diré, dans la Région de Tombouctou. C’était même la plus grande des entreprises de toute l’Afrique occidental française. Qu’en est-il véritablement de nos jours ? Le recours à l’histoire s’impose. D’abord, parce que la mise en place de cette infrastructure a généré des connaissances, mis en contact des personnes d’origines diverses. Ensuite, parce que plusieurs des mythes qui continuent de plomber l’essor de l’Office du Niger, ne trouvent leur compréhension que dans ce processus historique. Au-delà des chiffres, plusieurs spécialistes des politiques agricoles qui ont travaillé sur le sujet ont conclu que l’Office du Niger reste le « cas » symptomatique d’un échec patent. À la base, Emile Bélime, l’ingénieur français des Travaux Publics qui pouvait revendiquer une certaine expérience dans la capitalisation des principes d’irrigation éprouvés par les Britanniques en Inde et en Egypte. Bélime n’était pas loin d’un « illuminé ». Mis en mission en 1919, afin d’étudier la faisabilité de l’irrigation dans le delta central du Niger, Emile Bélime écrivit un rapport plein d’enthousiasme et d’approximation. Jean-Loup Amselle et son équipe ont compulsé, plusieurs décennies après, les conclusions de l’ingénieur considéré alors comme le plus grand spécialiste français de l’irrigation. Il faut reconnaître que dans le monde de l’après-première guerre mondiale, Bélime savait vendre l’espoir. Le « Soudan français pourrait être l’un des plus grands champs de coton du monde… pour le plus grand bénéfice de nos industries textiles », rapporte (Jean-Loup Amselle et son équipe dans l’étude intitulée « l’évaluation de l’Office du Niger au Mali, 1985). Bélime proposait à l’Etat français de réaliser un « vaste programme d’aménagement » qui dans le long terme devait permettre à la France d’avoir « progressivement » les moyens de se passer du coton américain et anglais. Dans le principe, Bélime a compris qu’il était possible de redonner vie au delta mort du Niger par une domestication du niveau d’écoulement des eaux de surface. Il lui faut un levier qu’il va situer à Markala. Mais déjà Jean Loup Amselle et son équipe ont fait un terrible constat qui est que la création de l’Office du Niger relevait d’un cas caractéristique d’une économie dominée par la puissance coloniale. Ils précisent que les intérêts des populations locales n’ont pas été pris en compte. « Tout au plus s’est-on préoccupé d’éviter aux populations (main d’œuvre ou clientèle potentielle) de mourir de faim », rappelle Amselle. (P. 8). Le rapport ajoute : « Justifiée par les besoins en coton de la puissance coloniale, soutenue par les visées nationalistes françaises, la création de l’Office du Niger fut ainsi décidée en l’absence de toute justification concernant son intérêt économique et social pour le Soudan lui-même. » (P.9). Mais, il fallait, dans le contexte de l’époque, plus pour arrêter l’élan de Bélime. Il avait des soutiens de taille parmi les nationalistes, les milieux politiques pétainistes qui visaient des objectifs loin de la politique. Les rapports de Bélime ont été produits en 1929. Ils ont été approuvés par le ministère des colonies en 1931, nonobstant des insuffisances apparentes. Rapidement, l’Office du Niger a été mis sur les fonts baptismaux en 1932 sous la forme juridique d’un « établissement public ». Il aura la personnalité civile et l’autonomie financière ». Presque naturellement, c’est Bélime qui été placé à la tête de l’entreprise pour une période qui va durer dix ans, jusqu’en 1942. Le mandat initial confié à l’Office du Niger tenait en deux points : mener l’étude de l’aménagement et mettre en valeur la vallée du Niger. La substance de ce mandat devait trouver sa réalisation dans la mise en valeur du Delta central à partir de l’irrigation et la mise en culture de 510.000 hectares en coton et 450.000 hectares en riz, soit 960.000 hectares au total. Ce n’est pas tout, car après avoir redonné vie à un delta mort depuis des millénaires, il faut des hommes. Bélime et ses amis vont chercher ces hommes dans tout le Soudan et même en Haute-Volta, soit initialement 300.000 colons et leurs familles. Il faut aussi de l’argent. Dans un dépliant de communication du Comité du Niger de 1921 on pouvait lire ceci : « si l’œuvre est géante, l’heure commande l’initiative et, quant aux moyens d’exécution, le génie de la France y pourvoira ». Les 262 millions de francs nécessaires à l’opération seront mobilisés par l’Etat, à travers des emprunts. LA CONTESTATION – De son concept initial à nos jours, l’Office du Niger a toujours eu ses détracteurs. En 1939, déjà, soit sept ans seulement après sa création, Pierre Herbart, aux termes d’une visite de terrain rigoureuse, a parlé, à la place de l’Office du Niger, de « Chancre du Niger ». (Collection Tracts (1934-1939), Gallimard ). Herbart est sans concession quand il indexe et dénonce « la malfaisance […] d’un système », « son pouvoir de multiplication, ruinant l’ensemble d’une contrée ». Son document est une propédeutique. Sur la venue même de Bélime au Soudan, il faut lire « l’Historique des Essais cotonniers dans la vallée du Niger de 1903 à 1923 » de J. Vuillet (Journal d’agriculture traditionnelle et de botanique appliquée, 1939), pour bien se situer. « Lors de l’arrivée de M. Béltme au Niger, en 1920, les possibilités d’irrigation offertes par la vallée de ce fleuve avaient été déjà l’objet d’études successives d’agents du service d’agriculture de la colonie et de différents chargés de mission. Parmi les premiers, je citerai M. Vitalis,
Quelque 26 nouveaux cas de Covid-19 et un décès vendredi Mali
Bamako, 23 Janv (AMAP) Les services de santé ont enregistré, vendredi, 26 nouveaux cas de Covid-19 sur un millier d’échantillons testés et un décès, annonce le communiqué quotidien du ministère en charge de la Santé. Par ailleurs, ils ont noté 17 patients guéris du coronavirus au cours des dernières 24 heures. Selon le communiqué, les contaminations du jour sont réparties entre plusieurs Régions du pays. Il s’agit de Kayes (Ouest), Koulikoro (près de Bamako), Sikasso (Sud), celles de Tombouctou et Gao, dans le Nord. Quant à la capitale malienne, elle a aussi enregistré de nouvelles infections à travers les six Communes du District. À ce jour, au Mali, la situation cumulée est de 7.937 cas positifs, pour 5.683 malades guéris du virus contre 321décès. AT/MD (AMAP)
Mali: La Gendarmerie saisit 5,3 milliards de Fcfa en faux billets
Bamako, 22 Janv (AMAP) Les gendarmes de la Brigade de recherche sdu Camp I de Bamako ont arrêté, vendredi à Niamana, en Commune VI du District de Bamako, «le cerveau d’un réseau de trafic de faux billets» qui était «en possession d’une somme» de 5,3 milliards de F cfa en faux billets. Selon le site des Forces armées maliennes (FAMa) qui rapporte l’information, l’individu interpellé est un «faux marabout domicilié à Niamana» et les billets récupérés sur lui par les gendarmes sont «en coupure de 5000 Fcfa, de 100 Euros et 100 Dollars». «Le commandant de la Région de Gendarmerie de Bamako, le colonel Seydou Kamissoko, a tout d’abord félicité le commandant de la Brigade de recherches de la rive gauche de Bamako, qui vient de réaliser cette saisie record grâce aux informations recueillies sur le terrain auprès des populations», indique le site des FAMa. MT/MD (AMAP)
Marché du ciment : Tendance baissière
Par Babba B. COULIBALY Bamako, 22 Janv (AMAP) Après avoir atteint la barre de 125.000 Fcfa, la tonne du ciment connaît un fléchissement depuis quelques jours. La tonne est vendue entre 95.000 et 110.000 Fcfa, selon les endroits. Variation qui serait, sans doute, due aux écarts entre les prix au moment de l’achat du produit par les quincaillers auprès des vendeurs en gros et autres distributeurs agréés. « Cette stabilisation progressive du prix du ciment s’explique par la reprise normale des activités de production au niveau de Diamond et l’acheminement de centaines de chargements en provenance de Dakar, au Sénégal », explique la direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence (DGCCC). Qui, l’on s’en souvient, l’avait annoncée. Cette analyse est partagée et confirmée par des vendeurs de ciment que nous avons rencontrés mercredi. « Aujourd’hui, avec la reprise des importations, le ciment est disponible dans les magasins et le prix a un peu chuté », soutient Karamoko Koné, gérant de quincaillerie à Kalaban Coura. Il vend exclusivement le ciment importé du Sénégal et estime que la tonne pourrait être cédée à nouveau à 90.000 Fcfa, avec surtout la fin des grèves au Mali et au Sénégal. Le promoteur d’une quincaillerie confirme, également, que la tonne est cédée entre la fourchette de 105.000 à 110.000 Fcfa. « Nous avons eu un entretien avec le ministre de l’Industrie, du Commerce et de la Promotion des Investissements. Les quincailleries, les usines de production, les grossistes, les transporteurs et la DGCCC ont pris part à cette rencontre, qui, je l’avoue, a été très fructueuse », ajoute Lamine Traoré. Un communiqué publié sur la page Facebook de la DGCCC abonde dans le même sens. « Lors de sa rencontre avec les acteurs du secteur, le ministre de l’Industrie, du Commerce et de la Promotion des Investissements s’est engagé à poursuivre les efforts pour régler définitivement les difficultés auxquelles sont confrontés les unités en vue de leur permettre d’atteindre leur pleine capacité avant la fin de la période de transition », rapporte la structure en charge de la régulation du contrôle des prix des biens et services En attendant, les prix sont encore loin des 90.000 Fcfa d’avant. Il appartient aux autorités en charge du commerce de faire appliquer les prix conformément aux promesses faites par les cimenteries au moment de leur implantation ou de l’inauguration des usines. « Nous espérons sur une baisse dans les jours à venir », ajoute la direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence. Elle précise que le prix du ciment n’est pas homologué au Mali. AUTOSUFFISANCE – Toutefois, dans le cadre de leur convention d’établissement, les trois usines ont accepté de fixer leur prix carreau-usine à 87.000 Fcfa, c’est-à-dire sans remise et sans les frais d’approche. « Ce prix carreau-usine est resté inchangé, cependant la remise qui permettait aux distributeurs de faire face à la concurrence du ciment importé a été supprimé durant la crise », analyse-t-elle. Avant d’assurer que la structure du prix carreau-usine sera révisée et un avenant à la convention d’établissement sera négocié afin de parvenir à la fixation d’un prix plancher et d’un prix plafond du ciment local. Rappelons que le Mali poursuit sa longue, mais rassurante marche vers l’autosuffisance en ciment. En effet, le marché malien du ciment a enregistré une croissance de 5% en 2019, pour atteindre près de trois millions de tonnes. De 750.000 tonnes en 2018, l’industrie malienne du ciment a injecté sur le marché 1.135.000 tonnes en 2019, soit une croissance de 51% d’une année à l’autre. Les trois cimentiers sénégalais (Ciments du Sahel, Sococim et Dangote), principaux fournisseurs du marché malien, ont globalement vu leurs ventes chuter de 13%, passant de 1,9 million de tonnes en 2018 à 1,6 million de tonnes en 2019. A l’inverse, la production locale a porté sa part de marché à 41%, contre seulement 28% en 2018. Trois sociétés de production sont présentes sur le marché national. La plus ancienne est Diamond Cement, avec deux sites de production à Gangotérie (Kayes) et à Dio (Koulikoro). Son capital est contrôlé à 90% par le groupe indien Wacem S.A, le gouvernement y étant présent à hauteur de 10%. Sa capacité de production pourrait atteindre un million de tonnes par an. Le deuxième producteur est le groupe marocain Ciments de l’Afrique (Cimaf), installé à Diago, pour une capacité de 500.000 tonnes de ciment par an, extensible à un million de tonnes. La dernière venue est Ciments et matériaux du Mali, filiale à 95% de Sococim, le leader sénégalais du ciment. Sa production a démarré en septembre dernier. Elle vise une production d’un million de tonnes par an. Avec la présence de ces trois industriels ayant fortement investi au cours des dernières années, le marché malien du ciment devrait atteindre l’autosuffisance dans les années à venir. Cela devrait permettre un approvisionnement régulier ainsi qu’une stabilité des prix fortement chahutée ces dernières semaines. En attendant, la mise en œuvre des mesures annoncées soulagera les consommateurs, dans un pays où chaque famille veut avoir un toit propre. BBC (AMAP)
Covid-19 : Le Mali commande 8,4 millions de doses de vaccin
Bamako, 22 Janv (AMAP) Le gouvernement du Mali va acheter 8,4 millions de doses de vaccin contre la maladie à coronavirus dont les premières livraisons seront réceptionnées en mars 2021 et le début de la vaccination en avril 2021, a-t-on appris de source officielle. Le communiqué du Conseil des ministres de jeudi indique que le coût d’achat de ces vaccins est d’environ 31,2 milliards de Fcfa et sera mobilisé avec la contribution financière de l’Alliance mondiale pour les vaccins et la vaccination (GAVI) et la Banque mondiale. Pour rappel, le Mali compte, à ce jour, 320 décès liés à la Covid-19 sur 7.911 cas positifs. Quelque 5.666 personnes sont guéries de la maladie. Ce nouveau cap dans la lutte contre la pandémie de Covid-19 intervient au moment où la deuxième vague de la Covid-19 se montre particulièrement virulente. MT/MD (AMAP)
Bandiagara : Une femme de 80 ans blessée dans une attaque à Parou
Bandiagara, 22 janvier (AMAP) Une femme de 80 ans a été blessée dans une attaque perpétrée par des hommes armés non identifiés jeudi entre Bandiagara et Bankass, au niveau de la localité de Parou, dans le Centre du Mali, a appris l’AMAP de source locale. Des hommes armés non identifiés ont attaqué vers 16 H un minibus en provenance de Mopti pour Bankass, dans les environs de Parou, blessant une femme de 80 ans avant de saboter le véhicule selon notre source qui précise que l’intervention de la Gendarmerie a permis de minimiser les dégâts, mettant en déroute les assaillants. Notre source qui indique que les éléments de la gendarmerie ont transporté la blessée au Centre de Santé de référence (CSRéf) de Bandiagara, ne précise pas s’il y a eu des morts ou des blessés du côté des assaillants, encore moins leur identité ou leur motivation. Aux dernières nouvelles, une enquête a été ouverte par la Brigade de Gendarmerie de Bandiagara pour élucider les circonstances exactes de l’attaque selon notre source. OG/KM (AMAP)
Covid-19 au Mali : Tendance à la baisse avec 14 nouveaux cas et 02 décès jeudi
Bamako, 21 Janv (AMAP) Au Mali, les médecins ont diagnostiqué 14 nouvelles personnes atteintes du coronavirus sur la base des prélèvements effectués sur 957 échantillons et constaté 02 décès, annonce un communiqué du ministère de la Santé et du Développement social.. On note huit patients guéris de la Covid-19 depuis mercredi, ajoute le communiqué. Au nombre des foyers de contamination du jour, la première région administrative du pays, dans l’Ouest, compte des cas positifs, notamment à Kayes et Kita, précise la même source. Dans le District de Bamako, la capitale, on a, également, identifié certaines infections dans plusieurs Communes. Ces nouveaux chiffres portent le nombre total de cas positifs à 7.911, sur lesquels, on note 5.666 patients guéris contre 320 décès. AT/MD (AMAP)
Communiqué du Conseil des ministres du jeudi 21 janvier 2021
Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le jeudi 21 janvier 2021, par visioconférence, sous la présidence de Monsieur Bah N’DAW, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de textes ; – procédé à des nominations ; – et entendu une communication. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS DE L’HOMME Sur le rapport du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant acquisition de la nationalité malienne par voie de naturalisation. Les conditions d’acquisition de la nationalité malienne par voie de naturalisation sont fixées par la Loi n°2011-087 du 30 décembre 2011 portant Code des personnes et de la famille. Ces conditions sont entre autres : – résider habituellement au Mali depuis au moins dix (10) ans ou cinq (05) ans selon les cas ; – souscrire un acte solennel de soumission à la République du Mali ; – être majeur ou mineur émancipé ; – être de bonne vie et bonnes mœurs ; – être reconnu saint d’esprit ; – justifier de son intégration à la communauté malienne ; – n’avoir fait l’objet d’aucune condamnation supérieure à une année d’emprisonnement non effacée par la réhabilitation ou l’amnistie. Les demandeurs concernés remplissent tous, les conditions fixées par le Code des personnes et de la famille. Le projet de décret adopté accorde ainsi la nationalité malienne par voie de naturalisation aux personnes ci-après : – Madame NKAYA MAMPASSI Géneviève OTOULI, de nationalité congolaise ; – Mademoiselle Regina Berline NKAYA, de nationalité congolaise ; – Mademoiselle BOUANGA Mata Donaldine NKAYA, de nationalité congolaise ; – Monsieur Kimbouala-Kuthia NKAYA, de nationalité congolaise ; – Sœur Maria PIA GRACI, de nationalité italienne ; – Sœur Emma BELTRAMO, de nationalité italienne ; – Sœur Maria Térésa ROSSINI, de nationalité italienne ; – Sœur Guiseppina AZZALIN, de nationalité italienne ; – Sœur Luigia BOVINO, de nationalité italienne ; – Monsieur Pierre SAADE, de nationalité libanaise ; – Monsieur Mansour MROUE, de nationalité libanaise ; – Monsieur Wissam ALI, de nationalité libanaise ; – Monsieur Ismail ROUMIEH, de nationalité libanaise ; – Monsieur Ziad AZAR, de nationalité libanaise ; – Monsieur Abdul Hamid Al HOUNI, de nationalité libyenne ; – Monsieur Fazal HUSSAIN, de nationalité pakistanaise ; – Monsieur Mohamed BUHADBH, de nationalité syrienne ; – Monsieur Edem TOUDEKA, de nationalité togolaise ; – Monsieur Débaa BARANDAO, de nationalité togolaise ; – Monsieur Kanlouktibe DARI, de nationalité togolaise. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE DE LA COOPERATION INTERNATIONALE Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil des Ministres a adopté : des projets de textes relatifs à la ratification de la Convention de crédit n°CML 1419 01 Y, signée à Bamako, le 26 octobre 2020, entre le Gouvernement de la République du Mali et l’Agence Française de Développement, pour le financement du Projet de la Boucle Nord 225 KV autour de Bamako. Par cette Convention, l’Agence Française de Développement accorde au Gouvernement de la République du Mali un prêt d’un montant de 36 milliards 77 millions 635 mille francs CFA en vue du financement du Projet de la Boucle Nord autour de Bamako. Le projet financé porte sur la construction de la ligne électrique de la boucle Nord 225 KV et la réalisation des études nécessaires au développement des énergies renouvelables. Sa réalisation permettra d’augmenter les capacités de transit d’électricité, d’améliorer la desserte de la ville de Bamako en électricité et d’augmenter la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique. des projets de textes relatifs à la ratification de l’Accord de prêt, signé à Bamako, le 19 novembre 2020, entre le Gouvernement de la République du Mali et la Banque Africaine de Développement, en vue du financement du Programme d’Adhésion de la République du Mali à l’Agence pour l’Assurance du Commerce en Afrique. Par cet Accord, la Banque Africaine de Développement accorde au Gouvernement de la République du Mali un prêt d’un montant de 5 milliards 773 millions 343 mille 700 francs CFA environ. Le prêt accordé est destiné au renforcement des capacités financières du Mali, notamment le financement partiel de son adhésion au Programme de l’Agence pour l’Assurance du Commerce en Afrique. L’adhésion à ce programme permettra de renforcer les investissements et les échanges commerciaux et facilitera la levée des fonds pour le financement des projets de développement au Mali. des projets de textes relatifs à la ratification de l’Accord de prêt, signé à Lomé, le 16 novembre 2020, entre le Gouvernement de la République du Mali et la Banque Ouest Africaine de Développement, en vue du financement partiel de la Phase de consolidation du Programme de Développement de l’Irrigation dans le Bassin du Bani et à Sélingué. La Banque Ouest Africaine de Développement accorde au Gouvernement de la République du Mali un prêt d’un montant de 5 milliards de francs CFA en vue du financement partiel de la Phase de consolidation du Programme de Développement de l’Irrigation dans le Bassin du Bani et à Sélingué. La phase de consolidation concerne notamment : – la réalisation du revêtement en béton armé du canal principal de Sarantomo ; – la reprise des travaux de pose des vannes sur le seuil de Djenné ; – la mise en œuvre des actions d’accompagnement et des mesures environnementales ; – la réalisation des études techniques et d’impact environnemental et social de la deuxième phase du Programme de Développement de l’Irrigation dans le Bassin du Bani et à Sélingué. Le programme contribuera au renforcement de la sécurité alimentaire et à la réduction de la pauvreté en milieu rural. des projets de textes relatifs à la ratification de l’Accord de financement, signé à Bamako, le 12 janvier 2021, entre le Gouvernement de la République du Mali et l’Association Internationale de Développement, relatif au Programme de
Libye : Une quarantaine de migrants ouest-africains morts dans le naufrage de leur embarcation (Sources humanitaires)
Bamako, 21 Janv (AMAP) Au moins 43 migrants, tous d’origine ouest-africaine, sont morts, mardi, dans le naufrage d’un bateau au large des côtes libyennes, ont annoncé l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et le Haut commissariat aux réfugiés des Nations unies (HCR) dans un communiqué. « C’est la première tragédie en mer, depuis le début 2021, en Méditerranée centrale », note le communiqué qui ajoute que «10 rescapés ont été secourus et ramenés à terre par un effectif de sauvetage côtier à Zwara». « Le bateau avait quitté la ville de Zawya, mardi, en début de journée, et aurait chaviré en raison de mauvaises conditions en mer lorsque son moteur s’est arrêté, quelques heures seulement après le départ », précise la même source. Les rescapés de ce drame, sont principalement des Ivoiriens, des Nigérians, des Ghanéens et des Gambiens, selon les organisations humanitaires, notant que selon les rescapés, « toutes les personnes décédées étaient des hommes originaires de pays d’Afrique de l’Ouest ». Selon l’OIM, plus de 1.200 migrants sont morts au cours de l’année 2020. en Méditerranée. MT/MD (AMAP)
Spécial 100 jours de la Transition : Le soutien bienvenu des partenaires
Par Dieudonné DIAMA Bamako, 21 Janv (AMAP) Depuis le début de la Transition, de nombreux dirigeants étrangers ont fait le voyage de Bamako pour rencontrer les nouvelles autorités. Ils étaient porteurs de messages de soutien et de solidarité. Le président et le vice-président de la Transition ont effectué, aussi, des déplacements dans des capitales de la sous-région. Les ambassadeurs de France et de Chine ont été les premiers diplomates reçus par le président nouvellement investi. Joël Meyer lui a réaffirmé la volonté des autorités françaises à accompagner le Mali dans ce moment crucial pour son histoire et son avenir, tout en indiquant que la France est un partenaire stratégique pour le Mali comme le Mali l’est pour la France. L’ambassadeur Zhu Liying a, aussi, réitéré la volonté de la Chine d’accompagner le Mali pour passer ces moments difficiles. Le ballet diplomatique s’est poursuivi à Koulouba avec le Pr Robert Dussey, ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Togolais de l’extérieur, porteur d’un message de soutien du président Faure Gnassingbé à son homologue Bah N’Daw. L’Allemagne et l’Inde sont deux pays disposés à soutenir la Transition. Le secrétaire d’État parlementaire allemand, Thomas Silberhorn, en visite à Bamako, et l’ambassadeur de l’Inde Anjani Kumar, l’ont réaffirmé au chef de l’État lors des audiences qui leur ont été accordées. Le Portugal, qui participe déjà aux différentes missions internationales au Mali, entend prendre toute sa place dans la lutte contre le terrorisme. Cette assurance a été donnée au vice-président malien par le ministre portugais de la Défense, Joao Gomes Carvinho. De même, les États-Unis et la Russie souhaitent renforcer leur coopération sur le plan sécuritaire avec le Mali. Sur le plan économique, des résultats ont déjà été enregistrés. L’investisseur Abdul Jabbar Al Sayegh et l’homme d’affaires émirati Hussain J. Al-Nowais, ont annoncé au chef de l’État, il y a quelques semaines, des projets d’investissement. Le premier souhaite investir dans les domaines de l’or et de l’agriculture et le second a annoncé le démarrage prochain d’un projet énergétique au Mali. La ministre espagnole des Affaires étrangères et de l’Union européenne, Arancha Gonzalez Laya, en visite à Bamako, a assuré au président Bah N’Daw, la reprise des activités du Programme de coopération espagnole au Mali et le démarrage imminent des échanges sur le Programme 2022-2025 qui sera doté d’une enveloppe de plus de 60 milliards de Fcfa. La secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), Louise Mushikiwabo, dont l’instituion avait suspendu le Mali, en visite à Bamako, a annoncé aux autorités, l’intention de l’OIF de soutenir le Mali au cours de la Transition et au-delà, avec une feuille de route centrée sur les priorités. Le soutien de l’Égypte, du Sénégal et du Réseau Aga Khan pour le développement reste constant. Leurs ambassadeurs et représentant l’ont exprimé au président de la Transition au cours des audiences qu’il leur a accordées. VISITES – Le Premier ministre Moctar Ouane a lui, aussi, reçu plusieurs partenaires venus exprimer leur accompagnement au Mali, notamment le ministre de la Défense nationale de la Mauritanie, Hanana Ould Sidi, et l’Envoyée spéciale de la Suisse pour le Sahel, Dr Marion Weichelt Krupski, avec lesquels, M. Ouane a discuté de la consolidation de la coopération entre leurs pays et le Mali. Emanuela Claudia Del Re est venue explorer les voies et moyens de renforcer les relations entre Bamako et Rome et annoncer l’ouverture prochaine de la mission diplomatique de l’Italie au Mali. Au cours de la visite du ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, cinq conventions ont été signées avec le Mali pour un montant global de plus de 92 milliards de Fcfa. Le Qatar, aussi, s’est dit prêt à soutenir les autorités de la Transition et à renforcer sa coopération avec le Mali. L’Union européenne (UE) et l’Union africaine (UA) entendent reprendre leurs activités d’accompagnement. De même que l’Algérie. Ces annonces ont été faites au Premier ministre par leurs représentants et ambassadeurs au Mali. Le président de la Transition a effectué des visites d’amitié et de travail au Ghana, au Togo, au Sénégal et en Guinée-Bissau. Ensuite en Côte d’Ivoire, au Niger et en Guinée. Partout, il a été question du raffermissement des liens de coopération et d’amitié avec ces pays et de leur soutien à la Transition. De son côté, le vice-président, le colonel Assimi Goïta, a effectué des visites au Togo, au Niger et au Ghana. Au Togo, il a évoqué avec le président Faure Gnassingbé l’appui au Groupe de soutien de la Transition au Mali (GST-Mali) et les questions de paix et de sécurité dans la sous-région. Au Niger, le colonel Goïta était porteur d’un message de condoléances du président Bah N’Daw à son homologue Issoufou Mahamadou, après l’attaque terroriste ayant coûté la vie à une centaine de civils nigériens. Enfin, au Ghana, il a pris part à l’investiture du président Nana Akufo-Addo. Avant de rencontrer les présidents Alassane Ouattara, Macky Sall, Alpha Condé et le président de la Commission de l’UA, Moussa Faki Mahamat. Les échanges ont porté, essentiellement, sur les questions de sécurité et de lutte contre le terrorisme dans le Sahel ainsi que l’accompagnement de l’organisation continentale pour la réussite de la Transition. Pour sa part, le Premier ministre Moctar Ouane s’est rendu à Ouagadougou, au Burkina Faso pour prendre part à l’investiture du président Roch Marc Christian Kaboré, réélu pour un second mandat. Au cours de son séjour, les deux hautes personnalités ont exploré les voies et moyens de consolider les relations de coopération entre les deux capitales. Il y a quelques semaines, les partenaires du Mali ont formalisé leur accompagnement à notre pays par la création du Groupe de soutien à la Transition au Mali (GST-Mali). Co-présidé par l’UA, les Nations unies et la CEDEAO, ce groupe se donne comme mission d’accompagner le Mali dans la mise en œuvre de la Charte et de la feuille de route de la Transition. DD (AMAP)

