Liptako-Gourma : Opérations anti terroristes

Bamako, 9 mars (AMAP), La Force française Barkhane et les armées nationales (Mali, Niger et Burkina) ont engrangé plusieurs succès au cours d’opérations menées à partir du 24 février dernier, contre les Groupes armés terroristes (GAT), dans la zone dite des «trois frontières», indique un communiqué publié samedi dernier, Le 24 février dernier, dans la zone de N’Daki au Mali, la Force Barkhane à travers une frappe aérienne a neutralisé quelques GAT et détruit deux motos. Dans le Liptako et plus précisément au sud d’Indelimane (Nord), précise le document, « la Force Barkhane a mené une action combinée contre des forces terroristes le 26 février dernier. Au cours de cette opération, des Mirages 2000 en vol ont procédé à une frappe de plusieurs bombes sur un regroupement de nombreux GAT. Le communiqué ajoute que le Groupement commando (GC) de Barkhane qui a été déployé sur la zone de la frappe a été pris à partie par des GAT sur place. Cette action combinée, selon la Force Barkhane, a permis de neutraliser de nombreux terroristes et de saisir ou détruire 3 armes d’infanterie, 3 mitrailleuses, de nombreuses munitions, 12 motos et 5 équipements de communications. Par ailleurs, une opération de ravitaillement de la Force Barkhane depuis la base militaire de Gao jusqu’à celle de Tombouctou a été conduite par le Sous groupement logistique n°2 du Groupement tactique désert (GTD) logistique (LOG) Charente. La Force Barkhane a souligné que le convoi de ravitaillement, composé de quatre-vingt-trois véhicules, s’est élancé le long du fleuve Niger pour un raid logistique aller-retour de plus de 800 kilomètres. Il ressort de ce communiqué qu’au cours de la semaine dernière, les opérations de la Force Barkhane ont porté sur l’appui à la stabilisation, le renforcement des capacités militaires et des structures étatiques à Gossi. « Dans ce cadre, a-t-il précisé, le fossé anti pickup et l’abri motos ont été réalisés avec le concours de la jeunesse de Gossi ». Cette activité illustrant le partenariat entre le Mali et l’équipe France, a réuni les équipes de coopération civilo-militaire des Forces armées maliennes et de Barkhane ainsi qu’un représentant français en charge de la stabilisation. Le document de la Force Barkhane signale que des initiatives équivalentes sont également réalisées dans les villes de Ménaka, Gao, Tombouctou et Labbezanga (Nord). Du 24 février au 2 mars, les avions de la Force Barkhane ont réalisé 68 sorties, parmi lesquelles 20 sorties chasse, 27 sorties intelligence, surveillance, reconnaissance (ISR) et 21 missions de transport ou de ravitaillement. MDD/MD (AMAP)  

Musée de Sikasso : L’antre de la culture senoufo

Mariam F. DIABATÉ Sikasso, 9 mars (AMAP) Aider à la sauvegarde et à la promotion de la culture sénoufo, aider le monde sénoufo à s’ouvrir à d’autres perspectives socioculturelles susceptibles de contribuer à son rayonnement, œuvrer à la rencontre et au dialogue avec les différentes expressions confessionnelles et culturelles tels sont, entre autres, les objectifs primordiaux du Centre culturel sénoufo de Sikasso. Le Centre dispose de près de 1.200 objets répartis entre ses deux salles d’exposition et ses deux salles de stockage. Parmi les collections du Centre, on peut noter des statues et statuettes en bois, bronze et en terre cuite qui sont parfois sacrées et dont l’usage est réservé aux initiés, les masques de culte et de réjouissances, les instruments de musique, les mobiliers notamment les chaises, tabourets, lits traditionnels, lits mortuaires et les sculptures. L’importance de ces objets culturels a amené les autorités à accompagner ce haut lieu de la culture senoufo. Dans le cadre de la mise en œuvre de son projet de développement, une mission d’experts en muséologie conduite par le directeur national du patrimoine culturel Modibo Bagayogo a été reçue au centre culturel. La mission comprenait, entre autres, l’ancien directeur adjoint du Musée national, Salia Mallé et l’ancien directeur de l’école du patrimoine culturel africain (EPA), dont le siège est au Bénin, Fallo Babba Keita. Cette mission visait à renforcer les capacités du personnel en techniques de conservation, de sécurisation, de classification, de nettoyage et de sauvegarde des objets du musée. Ces activités qui ont regroupé outre le personnel du Centre sénoufo, les représentants du musée régional, de la direction régionale de la culture et de la mission culturelle, prendront fin au mois de mai. Dans la cour du musée, une vingtaine d’étagères en cimaise et une dizaine de supports de vitrine sont déposés un peu partout. De nombreuses statues et autres objets y sont également étalés. Les agents du Musée, habillés de la tenue de leur structure, font des va-et-vient pour évacuer les objets d’une salle à une autre. Certains techniciens travaillent sur les cimaises et d’autres sur les supports de vitrine. Depuis l’entrée, on constate des maçons qui s’affairent à la construction de la salle d’accueil. Le responsable du Centre, le père Bruno Ssennyondo indique que la Mission est soutenue par l’ambassade de la République fédérale d’Allemagne. Il salue l’initiative qui est venue à point nommé car les objets du Centre, au fil du temps, allaient se détériorer sans aucun accompagnement. Selon l’ancien directeur adjoint du Musée national, Salia Mallé, la Mission a priorisé trois principaux objectifs. Primo, l’amélioration du cadre de vie des objets. Ce qui consiste à faire un diagnostic du bâtiment où sont stockés les objets pour savoir s’il n’y a pas d’infiltration d’eau, des problèmes de sécurité et la confection des structures. Secundo, révèle-t-il, la mission reprendra les anciennes expositions qui étaient en place. «Nous allons faire en sorte que les objets soient la vitrine du musée», précise-t-il ajoutant qu’ils vont mettre en place deux salles d’exposition. La première sera réservée aux activités économiques notamment les objets destinés à la chasse, la cueillette, l’agriculture et l’artisanat. La deuxième salle sera basée sur la vie religieuse notamment l’initiation, la musique, la danse, la gestion de la terre et les funérailles. Tertio, le renforcement des capacités de tout le personnel du Musée sur les techniques de gestion et de documentation des objets. Une exposition est prévue en fin mai. Par ailleurs, Mallé révèle qu’à présent ils ont trois proposions de titre pour l’exposition des objets du Centre qui aura lieu à la fin de leurs activités. Il s’agit, entre autres, de «Sénoufo : de terre et d’esprit», «Sénoufo : par la terre et par l’esprit» et enfin «Sénoufo : Dieu, la terre et les esprits». Pour l’ancien directeur de l’école du patrimoine culturel africain (EPA) au Bénin, Fallo Babba Keita, la mission consiste à réhabiliter les collections du Centre tout en conservant ses objets. Pour ce faire, poursuit-il, on doit organiser l’ensemble des locaux pour qu’ils correspondent à l’éthique du musée et qu’ils soient un espace fonctionnel. «Nous tiendrons également compte de la sécurité des collections, des prévisions contre les catastrophes naturelles, les incendies et les malveillances», souligne-t-il. Il ajoute aussi qu’ils chercheront des solutions aux problèmes d’éclairage et de surveillance de la structure. «L’aboutissement, c’est pour la mise en valeur des collections pour qu’elles puissent participer à l’éducation des enfants», précise-t-il. Keita affirme qu’ils ambitionnent de monter une exposition qui parlera non seulement de la culture sénoufo mais qui illustrera aussi beaucoup de textes, d’audiovisuels et d’animations basés sur la culture senoufo. Arouna Sanogo est stagiaire au Musée régional de Sikasso. Il a suivi la formation théorique de la mission des experts en muséologie. Il a souligné que la formation la édifié sur les techniques de conservation et de gestion des objets. «Les objets doivent être conservés et entretenus dans un endroit bien approprié tel que les vitrines», dit-il. Il appelle les jeunes à promouvoir et valoriser leur culture car, c’est cela qui permet de se connaitre soi-même. MFD (AMAP)  

San : Le mariage collectif de 118 couples célébré dans la Commune de Ténéni

San, 8 mars (AMAP) La 4ème édition du mariage collectif de 118 couples a été célébré jeudi dans le village de Ténéni, Chef-lieu de la commune rurale du même nom, dans le Cercle de San, par les maires Bourama  Démé et Mama Traoré, a constaté l’AMAP. C’était en présence des représentants des chefferies traditionnelles, des responsables des associations de femmes et de jeunes, des leaders religieux et de plusieurs autres personnalités. Après la cérémonie civile, les nouveaux mariés ont tous été embarqués dans des charrettes à traction animale pour faire le tour du village en vue de saluer et remercier la communauté dans toutes ses composantes. Toute la journée, les 118 couples, habillés comme des princes et princesses, ont été entourés de tendresse et d’affection. Tous les habitants étaient dévoués à leur cause et se rendaient disponibles à leurs services. Des sourires de joie, d’amour mais parfois des émotions, étaient perceptibles sur les lèvres des nouveaux mariés et de leurs admirateurs. De la levée du soleil jusqu’à 18 heures, les époux passent la journée ensemble sans leurs femmes. Ces dernières, elles aussi se regroupent selon leur appartenance à une même famille lignagère. Durant une semaine entre 20 heures et minuit, les nouveaux mariés se regroupent ensemble dans une cour désignée à cet effet pour non seulement causer entre eux, écouter les conseils et bénédictions des aînés, partager les repas en commun, mais aussi et surtout se divertir grâce au passage des humoristes locaux qui les font égayer durant toute la soirée. Parrainé par l’association des jeunes pour le développement et le progrès de Ténéni (AJDPT), ce mariage collectif est un héritage culturel qui vise à renforcer les liens de solidarité entre les familles d’une part, et les villages de la commune rurale de Ténéni , d’autre part . Son avantage est d’éviter les gaspillages des maigres ressources des ménages pendant la célébration ordinaire des mariages. Les représentants de l’association des jeunes pour le développement et le progrès deTénéni, Mama Douti Traoré et Nouhoum Diarra ont saisi l’occasion pour présenter leur organisation, dont ses objectifs majeurs consistent à travailler ensemble en vue de participer activement dans la prise en charge des besoins réels de la cité. « L’association entend renforcer toutes les valeurs morales et culturelles léguées en héritage et qui prônent la paix et le développement dans une société sans stigmatisation aucune. C’est pourquoi elle a initié ce projet de célébration du mariage collectif, projet qui a eu le soutien et d’adhésion des aînés. Ainsi, chaque ressortissant de Ténéni établi à l’étranger et dans d’autres localités du Mali, contribue à hauteur de 1000 FCFA pour sa participation à cet évènement annuel » ont -il conclu. NC/KM (AMAP)  

Sikasso : L’abondance de pomme de terre fait chuter les prix

Par Mariam F. DIABATE Sikasso, 5 mars (AMAP) A Sikasso, dans le Sud du Mali, le premier trimestre de chaque année est consacré au commerce de la pomme de terre. Cette année, l’accès à une quantité suffisante de semences a créé une surproduction de ce tubercule. Cette situation pousse plusieurs producteurs à brader leurs productions. Tout compte fait, les acteurs du domaine se frottent les mains. Un tour dans le marché des fruits et tubercules de Médine, à Sikasso nous a permis d’éclairer davantage nos lanternes. Actuellement, il est très difficile de passer une journée sans rencontrer les vendeurs de pomme de terre à Sikasso. Même si on ne descend pas en ville, les vendeuses ambulantes n’épargnent aucune maison et ce, chaque matin et soir. Dans la proximité des petits marchés, c’est la pomme de terre qui ravit la vedette à tous les autres produits agricoles et se vend le plus. Les commerçants ambulants cèdent, souvent, le kilo à moins de 150 Fcfa. C’est tout simplement à cause de la surabondance. Ce samedi matin, il est 10 heures au marché de Médine, plus connu sous le nom de «Sougounicoura» pour les natifs de la région, Ça et là des caisses en plafond et en plastique noir sont disposées, de gros paniers, des sacs de 50, 80 et 100 kg, des tricycles… tous remplis de pommes de terre. Dans certains coins, des coffres de voiture sont entr’ouverts, en attendant l’arrivée des sacs de pomme de terre. L’animation atteint son point culminant dans un concert de bruits et de voix. Les conversations portent sur le négoce. Les causeries sur la pomme de terre. On voit aussi de l’argent. Les commerçants de pomme de terre ne cessent de compter les billets. «Ayé na pomme terre san », «kilo ye bissaba ni dourouye», «fou fou fana bala», en langue française «Venez acheter de la pomme de terre, le kilo fait 175 Fcfa. Je vous en donnerai gratuitement aussi», s’écrie. à l’endroit des passants, Rokia Ba, de forte corpulence. Elle qui fréquente ce marché depuis des années trouve le marché pas assez intéressant. Elle s’approvisionne chez les grossistes du marché de Médine et y écoule également ses marchandises. «Cette année, il y a trop de pommes de terre, C’est pourquoi les prix ont chuté», affirme-t-elle. Elle précise qu’elle achète le kilo à 160 Fcfa et le cède à 175 Fcfa, donc un bénéfice de 15 Fcfa par kilogramme. Le point de vente de Madou se trouve au beau milieu du marché. Il est grossiste et détaillant à la fois. Notre interlocuteur s’approvisionne chez des grossistes à Ziansso, Zankaradougou, Bamadougou, Bokotieri et Doumanaba. Les grossistes lui vendent le kilogramme de gros tubercules de pomme de terre à 175 Fcfa et 125 Fcfa pour les moyens. A son tour, Madou cède le kilo des gros tubercules à 200 Fcfa et les moyens à 175 Fcfa. Notre interlocuteur estime que le marché est florissant. « Les samedis, je peux écouler 150 sacs de 80 kg de pomme de terre. Je cède le sac à 18.000 Fcfa », explique-t-il, ajoutant qu’il vend aussi au détail. La plupart des clients de notre interlocuteur viennent de Bamako, Gao, Mopti et Ségou. En termes de défis, tout comme la précédente interlocutrice, Madou évoque également la grande quantité et variétés des semences de pomme de terre. Ce qui a créé une surproduction du tubercule. « Présentement, nous n’avons même pas fini d’écouler le tiers des pommes de terre des champs », révèle-t-il, soulignant que c’est le même facteur qui crée la concurrence entre eux et leurs grossistes. « Ils nous vendent, non seulement, la pomme de terre mais, aussi, ils viennent encore nous concurrencer au marché pour écouler leurs produits. Le comble, c’est qu’ils vendent moins cher que nous, parce qu’ils sont producteurs et commerçants », explique-t-il. Egalement, des dames s’approvisionnent chez les grossistes du marché et revendent sur place. Oumou Sangaré fait partie de ce lot. « Ici, les grossisses me vendent le kilo à 160 Fcfa et je revends à 175 Fcfa. Compte tenu de la surproduction du tubercule, je ne me plains pas de mon bénéfice de 15 Fcfa», souligne-t-elle. La cliente Mariam Kané ne cesse de regarder les différents paniers (remplis de pomme de terre) des commerçantes. « Je cherche la bonne qualité car je dois les envoyer à mes parents à Kayes », lance-t-elle, ajoutant qu’elle adore les pommes de terre. En cette période, les propriétaires d’instruments de pesées et les tricycles tirent aussi leur épingle du jeu. Oumar Diarra gère bien son affaire. Le teint noir, le masque sur le nez, assis derrière sa machine, M. Diarra n’a presque même pas le temps de répondre à nos questions. Chaque client veut que son sac soit pesé. « De l’aube jusqu’au petit soir, je suis là. Je peux peser près d’une centaine de sacs de 50, 80 et 100 kg de tubercule les samedis », indique-t-il, précisant qu’il pèse la tonne à 500 Fcfa et le sac à 50 Fcfa. Quant aux conducteurs de tricycles, le jeu en vaut la chandelle. Adama Koné est conducteur, il soutient qu’il transporte les sacs dans les gares routières pour Bamako, San, Mopti etc. «Je transporte le sac de 50 kg à 50 Fcfa et celui du 100 kg à 75 Fcfa», explique-t-il. \Dans les auto gares, il y a beaucoup de sacs de pomme de terre. De nombreux natifs de la région profitent de cette campagne pour envoyer ces tubercules à d’autres parents à l’intérieur du pays. Sur ce point, certains transporteurs sont stricts. Ils transportent le sac à condition que le propriétaire soit un passager car, ils craignent la surcharge. Les frais de transport varient d’une compagnie à une autre. Ils se situent entre 1.000 et 2000 Fcfa par sac. MD (AMAP)

Attaque de la gendarmerie de San : L’adjudant-chef Kefassan Dembélé succombe à ses blessures

San, 5 mars (AMAP) L’adjudant-chef de la gendarmerie, Kéfassan Dembélé, blessé, mardi, dans l’attaque de la brigade territoriale de San (Centre), a finalement succombé à ses blessures, jeudi, a appris l’AMAP de source sécuritaire. La triste nouvelle de la mort du gendarme, qui avait été évacué à l’hôpital Nianankoro Fomba de Ségou (Centre), a affecté ses collègues et toute la population de San. Au cours de cette attaque, les assaillants, venus sur des motos tricycles, ont saccagé les locaux de la brigade territoriale de la gendarmerie, incendié quatre véhicules et deux motos, avant de disparaître dans la nature. NC/MD (AMAP)

Mali : Conseil supérieur de défense sur les questions de sécurité

Bamako, 5 mars (AMAP) Le président de la Transition, Bah N’Daw, a présidé, jeudi, une session du Conseil supérieur de défense, au palais de Koulouba, dont l’ ordre du jour a porté sur les questions de défense et de sécurité, après une série d’attaques contre les positions des forces nationales dans différentes localités du Mali. Le vice-président, le colonel Assimi Goïta, du Premier ministre, Moctar Ouane, plusieurs membres du gouvernement et de la hiérarchie militaire ont participé a ces échanges au sommet de l’État sur les questions de sécurité. De Bandiagara dans la Région de Mopti, à San, dans le Centre, en passant par ld psoge frontalier de Hèrèmakoro (Région de Sikasso), dans le Sud), les accrochages entre les forces de défense et de sécurité et les groupes terroristes ont occasionné des pertes en vies humaines de part et d’autre et d’importants dégâts matériels. À San, les ennemis de la paix ont saccagé la brigade territoriale de la gendarmerie, brûlé quatre véhicules et deux motos. Le gendarme blessé dans l’attaque a finalement succombé à ses blessures. À Hèrèmakono, localité située à une trentaine de km de Sikasso, les assaillants ont dévasté le poste de la douane et celui de la gendarmerie, brûlé plusieurs véhicules. Un civil a été tué et un autre grièvement blessé. Dans l’attaque de la base du détachement de Dialoubé à Bandiagara et l’escadron de la gendarmerie, les affrontements se sont soldés par la mort de 8 soldats et cinq blessés. Pas plus tard qu’hier, le poste de sécurité de Dinangourou a fait l’objet d’une attaque par des individus armés. La riposte des soldats a été foudroyante, obligeant les assaillants à battre en retraite. Les terroristes ont abandonné dans leur fuite les corps de huit de leurs camarades tués. Les FAMa qui ont enregistré un mort et deux blessés dans leurs rangs, ont récupéré des matériels dont un véhicule immobilisé contenant des bidons remplis d’explosifs, trois PKM, deux PM, quatre motos et trois talkie-walkie. Depuis le renforcement des moyens aériens des Forces armées maliennes (FAMa), les groupes terroristes semblent avoir adopté la tactique des attaques nocturnes. En attaquant de nuit, ils pensent ainsi se soustraire à d’éventuelles traques engagées par des avions et des hélicoptères de combat. La présente session du Conseil supérieur de défense pourrait être l’occasion, pour les autorités, de dégager une stratégie pour contenir les assauts incessants des groupes armés terroristes. MK/MD (AMAP)  

Mali: 24 nouveaux cas de Covid-19 jeudi et aucun décès

Bamako, 5 mars (AMAP) Les services de santé ont enregistré, jeudi quelque 24 nouvelles contaminations à la Covid-19, sur un total de 985 échantillons testés, annonce le ministère de la Santé et du développement social, dans son communiqué quotidien. Par ailleurs les médecins ont déclaré six patients guéris contre zéro décès au cours des dernières 24 heures. Les nouveaux cas positifs du jour sont identifiés dans les Régions de Kayes (Ouest) et Koulikoro (Près de la capitale malienne), ainsi que dans les Communes l, ll, lV et VI, à Bamako, la capitale, précise le département en charge de la Santé. Ces nouvelles statistiques portent le nombre de cas positifs à 8470 sur lesquels 6424 patients guéris et 357 décès. AT/MD (AMAP)

Mali: Une semaine pour célébrer la mémoire du grand artiste Balla Moussa Keita

Bamako, 4 mars (AMAP) Le ministère de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme organise une semaine culturelle de commémoration de la disparition de Balla Moussa Keita, décédé le 6 avril 2001, a annoncé, mercredi, le secrétaire général du département, Aman Demba Cissé, président de la commission d’organisation. Pendant cette semaine dont l’ouverture officielle est prévue pour le vendredi prochain, dans la salle qui porte le nom de Balla Moussa Keita au Centre international de conférences de Bamako (CICB), « nous allons parler de l’homme, en passant partout où il a laissé ses empreintes, à travers son talent d’homme de radio, de cinéma et de culture », a dit M. Cissé, lors d’une conférence de presse. Expliquant les raisons de la commémoration, il a indiqué que cette semaine culturelle a pour objectif de rappeler aux bons souvenirs des Maliens les œuvres et le talent du grand artiste, Balla Moussa Keita, qui est « un modèle et une référence dans le monde de la culture malienne ». Ce sera l’occasion d’une découverte pour la jeune génération « car Balla Moussa mérite d’être connu et sa vie enseignée dans les écoles », a ajouté. En plus de la célébration de cette année, le département en charge de la culture entend retenir le 6 mars, chaque année, comme date de la commémoration de la disparition de Balla Moussa Keita. « L’événement est organisé par le ministère de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme à travers le Centre national de la cinématographie du Mali (CNCM). Il sera co-présidé par la ministre de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme Mme Kadiatou Konaré et son collègue de la Communication et de l’Economie numérique Dr Hamadoun Touré », a expliqué Aman Demba Cissé. Selon les conférenciers, l’organisation de cette semaine se justifie par la grandeur de l’homme, son humilité et son savoir-faire. « Désormais une Rue portera le nom de Balla Moussa Keita pour immortaliser l’homme », a annoncé le président de la commission d’organisation. Durant la semaine, plusieurs activités sont au programme, a dévoilé le directeur général du CNCM et point focal de l’événement, Modibo Souaré. Il est prévu des projections de films dans les quartiers de Lafiabougou et Bagadadji. Des débats seront organisés, aussi, à la télévision nationale pour parler de l’homme ainsi que de son parcours dans le cinéma, le théâtre et à la radio. Le programme prévoit, également, deux masters classes à l’Institut national des arts de Bamako (INA) et au Conservatoire des arts et métiers multimédia Balla Fasséké Kouyaté. Ces cours seront animés par d’imminents cinéastes maliens, notamment, Souleymane Cissé et Cheick Oumar Sissoko qui ont beaucoup travaillé avec Balla Moussa. Le fils de l’illustre disparu, Bouba Keita, a salué l’initiative du gouvernement de célébrer la mémoire de son père. Il a dit que la relève sera assurée. Pour le cinéaste Salif Traoré, Balla Moussa Keita est une référence et cette semaine d’hommage, a-t-il ajouté, « permettra aux jeunes de découvrir l’homme de radio inimitable, le comédien hors pair ». AS/MD (AMAP)  

Koro : Les Forces loyalistes neutralisent des hommes armés non identifiés à Dinangourou

Koro, 4 mars (AMAP) Les Forces loyalistes du Mali ont tué jeudi huit (8) hommes armés non identifiés qui ont attaqué leur poste à Dinangourou, dans le Cercle de Koro, région de Mopti, au centre du pays, a appris l’AMAP de source locale. Des hommes non identifiés lourdement armés à bord de véhicules et sur des motos ont attaqué vers 3H 30 le poste de Dinangourou, selon notre source qui précise que la riposte des forces loyalistes a permis de tuer 8 assaillants, de récupérer des armes, des munitions et un véhicule. Selon notre source, un élément des forces loyalistes a été tué et un autre blessé au cours des échanges de tirs avec les assaillants qui ont disparu dans la nature. Le poste de Dinangourou est situé à 120 km à l’est de la ville de Koro, zone frontalière avec le Burkina Faso où des groupes armés terroristes restent très actifs. NM/KM (AMAP)  

Mali: Des résidus de pesticides découverts dans un lot du thé « Achoura » (Services techniques)

Bamako, 4 mars (AMAP) Un échantillon de thé vert de Chine de la marque Achoura, « correspondant au lot n°JX403120046 contient des résidus de pesticides », alerte une note du Directeur général du commerce, de la consommation et de la concurrence (DGCC), en date du 19 février 2021, invitant « instamment » les Directeurs généraux régionaux à « prendre des dispositions pour le retirer du circuit de la distribution le lot incriminé». Dans son document, le Directeur général de la DGCC précise avoir été informé par une correspondance du Directeur général de l’Institut national de santé (INSP). Sur la même situation, une note du Directeur général de l’Agriculture, datée du 3 mars 2021, citant également la correspondance de l’INSP, instruit ses services régionaux de procéder, dans leurs zones d’intervention, à “un contrôle et saisie” du même lot du thé incriminé. « Les investigations et analyses de laboratoire ont montré des traces de deux pesticides à des quantités dépassant le seuil tolérable dans le seul lot sus indiqué du thé Achoura », indique le document du Directeur général de l’Agriculture. MT/MD (AMAP)