Spécial 100 jours de la Transition : Le soutien bienvenu des partenaires

Par Dieudonné DIAMA Bamako, 21 Janv (AMAP) Depuis le début de la Transition, de nombreux dirigeants étrangers ont fait le voyage de Bamako pour rencontrer les nouvelles autorités. Ils étaient porteurs de messages de soutien et de solidarité. Le président et le vice-président de la Transition ont effectué, aussi, des déplacements dans des capitales de la sous-région. Les ambassadeurs de France et de Chine ont été les premiers diplomates reçus par le président nouvellement investi. Joël Meyer lui a réaffirmé la volonté des autorités françaises à accompagner le Mali dans ce moment crucial pour son histoire et son avenir, tout en indiquant que la France est un partenaire stratégique pour le Mali comme le Mali l’est pour la France. L’ambassadeur Zhu Liying a, aussi, réitéré la volonté de la Chine d’accompagner le Mali pour passer ces moments difficiles. Le ballet diplomatique s’est poursuivi à Koulouba avec le Pr Robert Dussey, ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Togolais de l’extérieur, porteur d’un message de soutien du président Faure Gnassingbé à son homologue Bah N’Daw. L’Allemagne et l’Inde sont deux pays disposés à soutenir la Transition. Le secrétaire d’État parlementaire allemand, Thomas Silberhorn, en visite à Bamako, et l’ambassadeur de l’Inde Anjani Kumar, l’ont réaffirmé au chef de l’État lors des audiences qui leur ont été accordées. Le Portugal, qui participe déjà aux différentes missions internationales au Mali, entend prendre toute sa place dans la lutte contre le terrorisme. Cette assurance a été donnée au vice-président malien par le ministre portugais de la Défense, Joao Gomes Carvinho. De même, les États-Unis et la Russie souhaitent renforcer leur coopération sur le plan sécuritaire avec le Mali. Sur le plan économique, des résultats ont déjà été enregistrés. L’investisseur Abdul Jabbar Al Sayegh et l’homme d’affaires émirati Hussain J. Al-Nowais, ont annoncé au chef de l’État, il y a quelques semaines, des projets d’investissement. Le premier souhaite investir dans les domaines de l’or et de l’agriculture et le second a annoncé le démarrage prochain d’un projet énergétique au Mali. La ministre espagnole des Affaires étrangères et de l’Union européenne, Arancha Gonzalez Laya, en visite à Bamako, a assuré au président Bah N’Daw, la reprise des activités du Programme de coopération espagnole au Mali et le démarrage imminent des échanges sur le Programme 2022-2025 qui sera doté d’une enveloppe de plus de 60 milliards de Fcfa. La secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), Louise Mushikiwabo, dont l’instituion avait suspendu le Mali, en visite à Bamako, a annoncé aux autorités, l’intention de l’OIF de soutenir le Mali au cours de la Transition et au-delà, avec une feuille de route centrée sur les priorités. Le soutien de l’Égypte, du Sénégal et du Réseau Aga Khan pour le développement reste constant. Leurs ambassadeurs et représentant l’ont exprimé au président de la Transition au cours des audiences qu’il leur a accordées. VISITES – Le Premier ministre Moctar Ouane a lui, aussi, reçu plusieurs partenaires venus exprimer leur accompagnement au Mali, notamment le ministre de la Défense nationale de la Mauritanie, Hanana Ould Sidi, et l’Envoyée spéciale de la Suisse pour le Sahel, Dr Marion Weichelt Krupski, avec lesquels, M. Ouane a discuté de la consolidation de la coopération entre leurs pays et le Mali. Emanuela Claudia Del Re est venue explorer les voies et moyens de renforcer les relations entre Bamako et Rome et annoncer l’ouverture prochaine de la mission diplomatique de l’Italie au Mali. Au cours de la visite du ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, cinq conventions ont été signées avec le Mali pour un montant global de plus de 92 milliards de Fcfa. Le Qatar, aussi, s’est dit prêt à soutenir les autorités de la Transition et à renforcer sa coopération avec le Mali. L’Union européenne (UE) et l’Union africaine (UA) entendent reprendre leurs activités d’accompagnement. De même que l’Algérie. Ces annonces ont été faites au Premier ministre par leurs représentants et ambassadeurs au Mali. Le président de la Transition a effectué des visites d’amitié et de travail au Ghana, au Togo, au Sénégal et en Guinée-Bissau. Ensuite en Côte d’Ivoire, au Niger et en Guinée. Partout, il a été question du raffermissement des liens de coopération et d’amitié avec ces pays et de leur soutien à la Transition. De son côté, le vice-président, le colonel Assimi Goïta, a effectué des visites au Togo, au Niger et au Ghana. Au Togo, il a évoqué avec le président Faure Gnassingbé l’appui au Groupe de soutien de la Transition au Mali (GST-Mali) et les questions de paix et de sécurité dans la sous-région. Au Niger, le colonel Goïta était porteur d’un message de condoléances du président Bah N’Daw à son homologue Issoufou Mahamadou, après l’attaque terroriste ayant coûté la vie à une centaine de civils nigériens. Enfin, au Ghana, il a pris part à l’investiture du président Nana Akufo-Addo. Avant de rencontrer les présidents Alassane Ouattara, Macky Sall, Alpha Condé et le président de la Commission de l’UA, Moussa Faki Mahamat. Les échanges ont porté, essentiellement, sur les questions de sécurité et de lutte contre le terrorisme dans le Sahel ainsi que l’accompagnement de l’organisation continentale pour la réussite de la Transition. Pour sa part, le Premier ministre Moctar Ouane s’est rendu à Ouagadougou, au Burkina Faso pour prendre part à l’investiture du président Roch Marc Christian Kaboré, réélu pour un second mandat. Au cours de son séjour, les deux hautes personnalités ont exploré les voies et moyens de consolider les relations de coopération entre les deux capitales. Il y a quelques semaines, les partenaires du Mali ont formalisé leur accompagnement à notre pays par la création du Groupe de soutien à la Transition au Mali (GST-Mali). Co-présidé par l’UA, les Nations unies et la CEDEAO, ce groupe se donne comme mission d’accompagner le Mali dans la mise en œuvre de la Charte et de la feuille de route de la Transition. DD (AMAP)

Spécial 100 jours de la Transition : Succès franco-sahélien contre le terrorisme

Par Oumar DIAKITÉ Bamako, 21 Janv (AMAP) Les événements de triste mémoire comme les attaques contre les FAMa à Dioura, Tarkint, Boulkessi, Indelimane ont marqué les esprits dans un passé récent. Désormais, la tendance est inversée. Les groupes terroristes subissent, régulièrement, des revers face à nos soldats, efficacement épaulés par leurs partenaires de Barkhane et du G5 Sahel. Dès leur arrivée aux affaires, les autorités de la Transition se sont engagées dans la voie de redynamisation de la coopération sécuritaire afin de lutter efficacement contre le terrorisme. Fin novembre dernier, le vice-président, le colonel Assimi Goïta, et l’ambassadeur des États-Unis d’Amérique au Mali, Dennis B. Hankins, ont exprimé leur volonté de renforcer la coopération dans le domaine sécuritaire. En cette occasion, le diplomate américain a affirmé que les États-Unis voient le Mali comme un partenaire dans la lutte contre le terrorisme dans le Sahel. Il a relevé que c’est grâce à l’implication du gouvernement malien dans une opération qu’un otage américain a été libéré au Niger. Parallèlement, la ministre française des Armées, Mme Florence Parly, est venue à Bamako réaffirmer le soutien de son pays aux autorités de la Transition dans la lutte contre le terrorisme au Mali et au Sahel. Les observateurs ont vu en cette visite un signal fort de l’importance du dossier Mali pour Paris. Aussi, il fallait rassurer les pays frontaliers de l’engagement malien contre le fléau. C’est ainsi que le vice-président, le colonel Assimi Goïta, en déplacement au Ghana, en début janvier, s’est entretenu sur la question de la sécurité et de la lutte contre le terrorisme dans le Sahel avec les présidents ivoirien, Alassane Ouattara et sénégalais, Macky Sall, en plus du président de la Commission de l’Union africaine (UA), Moussa Faki Mahamat. Il s’est rendu à Conakry, en Guinée, pour également discuter des mêmes sujets avec le président Alpha Condé. RENFORCEMENT DE CAPACITES – Preuve que la sécurité est une priorité absolue, la question est en tête de liste sur la feuille de route de la Transition. Le renforcement de la sécurité sur toute l’étendue du territoire national s’accompagne du renforcement de capacités des troupes en matière d’équipements. C’est dans ce cadre que fin novembre, les autorités de Transition ont remis plus de 200 véhicules tout terrain et un lot important d’armes individuelles et collectives aux Forces armées maliennes (FAMa). Les partenaires ont emboîté le pas. À travers le Programme d’appui au renforcement de la sécurité (PARSEC), l’Union européenne (UE) a offert cinq lots d’équipements et de matériels d’un montant d’environ 2 milliards de Fcfa à la gendarmerie nationale. Recemment, les autorités militaires ont acquis un nouvel hélicoptère de combat de type Mi-35M immatriculé TZ-12H auprès du partenaire russe. Cet appareil vient s’ajouter à une flotte en constante augmentation. Les nouveaux équipements appuient la montée en puissance de notre armée pour réaliser des succès tactiques avec les forces partenaires. C’est ainsi que les troupes françaises ont éliminé, au cours du mois de novembre dernier, le colonel déserteur de l’Armée malienne et redoutable chef de guerre des groupes terroristes, Bamoussa Diarra. Auparavant, les Forces armées maliennes et nigériennes ainsi que la Force Barkhane, engagées dans une opération conjointe de reconnaissance, de contrôle et de ratissage, entamée le 10 octobre 2020, ont saisi de nombreuses ressources logistiques, des motos, de l’armement, des futs d’essence, des téléphones portables, des cartes SIM et gilets de combat dans le Liptako. Au-delà de la coalition franco-sahélienne, l’Armée malienne enregistre des succès avec moins de pertes dans ses rangs. En cas d’embuscades ou attaques de poste de sécurité, l’aviation militaire malienne intervient, très généralement, pour appuyer les forces terrestres. Elle est intervenue à la mi-octobre lorsque le poste militaire de Sokoura, dans le Cercle de Bankass (Région de Mopti, Centre) a été attaqué. Tout comme lorsqu’un convoi des FAMa a été attaqué par des Groupes armés terroristes (GAT) entre Dinangourou et Mondoro, dans la même région. A chaque, fois les militaires maliens ont riposté vigoureusement. Ils ont ainsi neutralisé des dizaines d’assaillants. Après quelques semaines d’occupation de Farabougou, les forces spéciales de l’Armée malienne sont intervenues pour libérer les villageois du joug des terroristes. Pour le ministre de la Défense et des Anciens combattants, le colonel Sadio Camara, les campagnes de désinformation systématiquement orchestrées à la suite des succès tactiques engrangés par les FAMa et leurs partenaires, loin de distraire de la mission, ne font que les conforter dans leur conviction que la victoire est à bout de l’effort. OD/MD (AMAP)

Koro : Un véhicule blindé de l’Armée malienne heurte une mine et fait cinq blessés (Source locale)

Koro, 21 Janv (AMAP) Un véhicule blindé des Forces armées maliennes (FAMa), a heurté un engin explosif improvisé (EEI), jeudi, dans l’après-midi, blessant cinq militaires, a appris l’AMAP de source locale. La mission de jonction de la Compagnie d’intervention rapide (CIR), basée à Koro (Centre), a été la cible d’une attaque terroriste lorsque le véhicule blindé, de retour de Tonou, dans la Commune de Dinangourou, à l’Est du cercle de Koro, a sauté sur l’engin explosif, entre Tonou et Waradaiga (Commune de Dioungani). Le véhicule a été endommagé. Les blessés ont été évacués, par un hélicoptère des FAMa, sur Sévaré. Le tronçon Koro-Dinangourou est la route la plus dangereuse du cercle de Koro à cause des attaques à l’EEI et des embuscades contre les FAMa mais, aussi, contre les véhicules civils qui ont été la cible de plus de quinze attaques à l’EEI, en quatre ans de crise sécuritaire. Le trafic routier pour les véhicules civils sur ce tronçon est à l’arrêt, depuis plus de trois ans. MN/MD (AMAP)

Spécial 100 jours de la Transition : Sur de bons rails

Par Massa SIDIBÉ Bamako, 21 Janv (AMAP) Le bureau du Conseil national de transition (CNT) est complet depuis le 31 décembre 2020. La composition des commissions générales de l’organe législatif de la Transition est connue. Ces évolutions dans la mise en place effective du CNT ont fait renaître l’espoir que le processus de transition est sur de bons rails et que les missions fixées pour la durée de 18 mois pourront être exécutées à la satisfaction de l’ensemble de nos compatriotes. Les Maliens sont d’autant plus fondés à se réjouir de cette significative évolution qu’ils sont déjà éprouvés par les conséquences de la crise. Symbole supplémentaire pour eux d’un retour progressif à la normale, nos compatriotes étaient donc heureux d’assister à la mise en place du dernier organe de la transition. L’installation du CNT complète ainsi l’architecture des organes de la Transition après l’entrée en fonction du président, du vice-président, la nomination du Premier ministre et la formation du gouvernement. Choisi par un collège mis en place par le Comité national pour le salut du peuple (CNSP) le lundi 21 septembre 2020 comme président, c’est quatre jours après, le vendredi 25 que le colonel-major à la retraite Bah N’Daw a prêté serment devant la Cour suprême au Centre international de conférences de Bamako. Désigné, par le même procédé, vice-président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, jusque-là premier responsable du CNSP, s’est prêté, le même jour à cet exercice. Issue des journées de concertations nationales des 10, 11 et 12 septembre 2020, la Charte énonce que le président de la Transition remplit les fonctions de chef de l’État. Il veille au respect de la Constitution et de la Charte de la transition. Ses pouvoirs et prérogatives sont définis dans cette Charte et la Constitution du 25 février 1992. Son mandat prend fin après l’investiture du président issu de l’élection présidentielle. Le président de la Transition est secondé par un vice-président également désigné suivant les mêmes conditions que ce dernier. Le vice-président est chargé des questions de défense et de sécurité. Signe de la volonté de permettre à la Transition d’atteindre rapidement sa vitesse de croisière, deux jours après son entrée en fonction, le chef de l’État a nommé, le dimanche 27 septembre, Moctar Ouane au poste de Premier ministre. Ce dernier va diriger un autre organe de la Transition qui exerce les prérogatives définies par la Charte et la Constitution du 25 février 1992. Prenant la juste mesure de l’urgence de la situation, le gouvernement de 25 membres formé par l’ancien ministre des Affaires étrangères le 5 octobre n’a pas tardé pas à faire face aux priorités. Contenus dans la lettre d’orientation du chef de l’État, ces chantiers tournent essentiellement autour de l’organisation des élections référendaire, présidentielle et législatives, la lutte contre le terrorisme et le crime organisé, la lutte contre la corruption. D’autres dossiers importants comme la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation, la conduite des réformes institutionnelles et politiques sont sur la table du gouvernement. Autant de challenges dont la réussite est aussi liée à l’opérationnalisation d’un instrument de contrôle des actions de l’exécutif. AVANCEES – D’où la nécessité de mettre en place le CNT dont l’une des missions consistera à veiller à l’orientation, au contrôle et au suivi-évaluation de la feuille de route de la Transition. Au demeurant, la signature le 9 novembre par le président Bah N’Daw des décrets fixant les modalités de désignation des membres du CNT et la clé de répartition du même organe augurait d’une mise en route du processus de transition. Réunis en séance inaugurale le samedi 5 décembre au CICB, les membres du CNT plébiscitent le colonel Malick Diaw, un autre ponte du CNSP, pour diriger l’organe. Les bonds en avant dans le processus de transition ont amené le médiateur de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) dans la crise malienne, en visite dans notre pays la semaine dernière, à conclure sa mission sur une note globalement positive. La mission conduite par l’ancien président nigérian, Goodluck Jonathan, à l’issue des différentes rencontres, a enregistré des avancées relatives à la mise en place des organes de la Transition et la nomination de tous les responsables de ces différents organes, à savoir le président, le vice-président, le Premier ministre et le président du Conseil national de la Transition. Elle a, également, pris note des efforts que le gouvernement déploie sur le plan sécuritaire malgré les défis importants qui restent à relever. En outre, la mission de la CEDEAO a encouragé le gouvernement à finaliser et communiquer sur une feuille de route, assortie d’un plan d’actions indiquant les différentes activités à réaliser tout en étant respectueux de la période de Transition fixée à 18 mois. Malgré ce satisfecit, l’organisation communautaire veille à ce que le processus arrive à son terme sans accrocs. Ainsi, elle a insisté sur la nécessité de renforcer les concertations à travers un dialogue ouvert à l’ensemble des parties prenantes pour assurer un processus de transition inclusif. Cela permettra une plus grande appropriation interne des différentes décisions relatives à la Transition, en particulier l’élaboration des textes fondamentaux. Le processus devant déboucher sur des élections crédibles et transparentes, l’équipe de Goodluck Jonathan a encouragé les autorités à prendre en compte, dans la mesure du possible, les résolutions et recommandations issues du Dialogue national inclusif, notamment en matière de gestion des élections. Concernant le front social, la délégation a invité les autorités de la Transition et les acteurs sociaux au dialogue, afin d’arriver à des solutions qui préservent les intérêts du Mali. Par ailleurs, la mission s’est inquiétée des interpellations récentes liées à une tentative présumée de déstabilisation et d’atteinte à la sureté de l’État. Elle a invité au respect des procédures légales en vigueur en toute transparence, dans le respect des droits humains. Les chefs d’État et de gouvernement de l’organisation sous régionale, se réuniront en sommet, prévu le 23 janvier, afin de donner des indications qui devront conforter les acquis afin que

Spécial 100 jours de la Transition : En dépit des vents contraires

Par B. TOURÉ Les écueils ne manquent pas sur le chemin de la Transition. En dépit des vents contraires, nous sommes condamnés à avancer, même s’il faut ramer. La crise sanitaire persiste, et ses effets maintiennent l’activité économique dans le marasme. De quoi accentuer les difficultés financières de l’État. Le front social, bien qu’en sommeil depuis quelque temps, pourrait entrer de nouveau en ébullition si la conférence sociale annoncée ne se tenait pas dans un bref délai. Inutile de s’étendre longuement sur les conséquences d’une nouvelle poussée de fièvre sur le front social. Ce n’est pas tout au chapitre des défis. Les professionnels de l’agitation ont repris du service en surfant sur le marronnier de la défiance contre la France. Le départ des troupes françaises est présenté comme la solution à tous les maux de notre pays. Le problème est que ceux qui ont fait de l’activisme un métier sont doués pour provoquer des sauts dans l’inconnu mais à l’heure de poser des actes constructifs, ils sont aux abonnés absents. Quelle alternative proposent les frondeurs au départ de la Force française Barkhane ? Mystère ! Quand il y a le flou, il y a toujours un loup. La seule perspective perceptible est l’affaiblissement des forces militaires qui font face actuellement aux groupes terroristes. Les capacités militaires des Français contraignent les forces du mal à la guerre asymétrique. En l’absence de cette adversité, elles auront le loisir d’opérer des attaques massives contre les positions de nos soldats. Les conséquences sont aisément prévisibles. Le timing du regain d’intensité de la fronde contre la présence militaire sur notre sol de l’ex-puissance coloniale interroge. Il intervient au moment où les troupes maliennes et françaises semblent avoir trouvé enfin la bonne articulation pour attaquer ensemble les repaires des groupes terroristes. Ces derniers n’ont apparemment plus les capacités de planifier et de mener à bien les assauts meurtriers comme ce fut le cas à Dioura, Boulkessi, Indelimane, etc. En difficulté face aux militaires, les guerroyeurs applaudissent des deux mains la bronca anti-française dans les rues de Bamako et sur les réseaux sociaux. Le défi pour les dirigeants de la Transition est de déminer rapidement le piège du sentiment anti-français prétendument partagé par la majorité des Maliens. Ils y parviendront en cultivant davantage l’inclusivité à laquelle la CEDEAO les exhorte vivement. Le président Bah N’Daw s’est fait l’écho de ce besoin de rassemblement autour des objectifs de la Transition dans son allocution à l’occasion de la fête de l’Armée. Il a invité le gouvernement à s’ouvrir à toutes les forces vives. En tant que capitaine, il lui revient de fixer le cap. Par gros temps, le capitaine est amené à tenir la barre du navire pour faire face aux tumultes de la tempête.

Spécial 100 jours de la Transition : Le taureau par les cornes dans la lutte contre la Covid-19

Par Bréhima DOUMBIA Bamako, 21 Janv (AMAP) La pandémie du coronavirus a été une piqure de rappel à l’humanité, nous signifiant, qu’au-delà des progrès scientifiques et techniques, notamment de la médecine, que tout peut basculer à partir d’un rien. Qu’une simple pandémie peut mettre à genou l’économie mondiale, occasionner des pertes d’emplois, bousculer les habitudes, surtout fragiliser les systèmes de santé même les plus performants à l’échelle planétaire. Au Mali, les autorités de la Transition ont décidé de prendre le taureau par les cornes et d’initier des actions de prévention pour circonscrire une contamination à la Covid-19 à grande échelle. C’est ainsi qu’un Conseil des ministres, réuni en session extraordinaire, le 18 décembre, dernier par visioconférence, sous la direction du président de la Transition, Bah N’Daw, a pris des mesures pour éviter une propagation comme dans les pays du Nord, où on compte les morts par milliers. Des pays du continent aussi paient un lourd tribut à la maladie. Heureusement, ce n’est pas encore le cas au Mali. Dans une communication de la Primature, le Premier ministre a souligné que «sur la base de l’estimation des cas de Covid-19 enregistrés lors des trois dernières semaines, le nombre de cas attendus pour le mois de décembre est de 1.829, dont 274 cas graves et 91 cas critiques». Le chef du gouvernement, pour pallier la situation, a décidé de réajuster le plan de riposte par l’adoption de nouvelles mesures d’urgence et celles d’accompagnement complémentaires. Ainsi, le gouvernement avait préalablement adopté un projet de décret fixant le montant de la prime spéciale Covid-19, allouée aux agents impliqués dans la lutte contre la pandémie, notamment le personnel du ministère de la Santé et du Développement social et celui du département de la Sécurité et de la Protection civile. Une autre mesure phare a été la suspension des audiences publiques dans les juridictions jusqu’au 16 janvier dernier. La batterie de mesures a porté, également, sur l’adoption d’un régime de sanctions applicables en cas d’inobservation du port de masque dans les lieux publics et dans les transports en commun, l’arrêt des festivals et autres spectacles culturels, la fermeture des rues marchandes et des lieux de loisir (night-clubs, bars et restaurants). Pour les établissements scolaires, la fermeture courait jusqu’au 4 janvier dernier, avant le report de la rentrée scolaire au 25 janvier prochain. Des mesures de restriction ont été prises également pour limiter les regroupements à 50 personnes tout au plus. Toujours au titre des mesures d’urgence, le gouvernement a décidé de renforcer les contrôles au niveau de nos frontières aériennes et terrestres, d’acquérir des intrants médicaux pour éventuellement un dépistage de masse et réaliser des tests rapides sur les cas symptomatiques. Il y a eu aussi l’extension de la mesure du télétravail ou système de rotation au secteur privé pour toutes les entreprises employant plus de 50 personnes. Les autorités, qui entendent minimiser les risques de propagation du virus de la pandémie, ont aussi instruit de pulvériser quotidiennement les marchés à partir de 18 heures. Il a aussi été décidé d’apporter un appui aux organisations de la société civile, en les dotant de kits de pulvérisation, l’élaboration et la mise en œuvre d’un plan national de vaccination. MESURES D’ACCOMPAGNEMENT- La peur du coronavirus, qui se justifie amplement par sa fulgurance dans la contamination, a conduit le Mali à prendre ces mesures de prévention, de restriction, entre autres. Mais celles-ci requièrent aussi des mesures d’accompagnement. À ce propos, le gouvernement s’est engagé à faire une distribution massive et gratuite de masques, de solutions hydro alcooliques et de kits de lavage de main dans les lieux publics, y compris les lieux de culte. Le Conseil des ministres du 18 décembre 2020 a, aussi, adopté l’allègement fiscal en faveur des entreprises touchées par les restrictions, notamment l’octroi de crédits d’impôts, de moratoire sur le paiement de certaines taxes ou de redevances, le soutien direct aux entreprises et acteurs culturels, à travers notamment le dépôt cash, de garantie de certains prêts en cours ou de report des échéances de remboursement. Une autre mesure d’accompagnement bien appréciée par nos compatriotes a été la prise en charge des tranches sociales des factures d’eau et d’électricité des mois de décembre 2020 et de janvier 2021 mais aussi l’exonération pendant deux mois de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) sur les factures d’eau et d’électricité. Ces efforts ont été ressentis comme un véritable bol d’air par les abonnés. Il a été aussi envisagé de relancer l’opération de distribution des vivres. Il est aussi important de préciser que sur rapport du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, la réunion a fait passer un projet de décret déclarant l’état d’urgence sur le territoire national à partir du 19 décembre dernier. Ce projet de décret a permis de réglementer ou d’interdire la circulation des personnes, des véhicules ou des biens dans certains lieux et à certaines heures. Il interdit aussi, à titre général ou particulier, tous cortèges, défilés, rassemblements et manifestations sur la voie publique. Au-delà de tout ça, le gouvernement continue d’aider les établissements hospitaliers engagés dans la prise en charge des patients Covid-19. Un montant d’environ 12 milliards de Fcfa a été notifié, en septembre dernier, au département en charge de la Santé pour accompagner les hôpitaux. Sur ce montant, 6 milliards de Fcfa ont été perçus avec une clé de répartition qui a varié d’un peu plus de 400 millions à 500 millions, selon les structures. Et 6 autres milliards ont servi à payer des indemnités du personnel soignant. BD (AMAP)

60è anniversaire de l’Armée malienne : Sous le signe de la reconnaissance et de la solidarité

Bamako, 21 Janv (AMAP) Le président de la Transition, chef suprême des Armées, Bah N’Daw, a présidé, mercredi, une sobre cérémonie de prise d’armes, à la Place d’armes de Kati, à l’occasion du 60è anniversaire de la création de l’Armée malienne, La cérémonie s’est résumée en l’exécution de l’hymne national, la revue des troupes, le dépôt de gerbe de fleurs au monument du soldat inconnu, remise de chèques aux veuves des militaires tombés au champ d’honneur ; Elle a enregistré la présence du vice-président, le colonel Assimi Goïta, du Premier ministre, Moctar Ouane, du président du Conseil national de transition, le colonel Malick Diaw, de plusieurs membres du gouvernement et des responsables des Forces armées et de sécurité. Le 20 janvier 1961, le premier président du Mali indépendant, Modibo Keïta ,a prononcé un discours historique demandant à l’Armée coloniale d’évacuer les bases militaires au Mali. Ce qui a été fait et a été un point déterminant dans l’histoire de l’outil de défense du Mali qui, dans le cadre de sa mission régalienne, fait aujourd’hui face au défi du terrorisme. Dans son discours, le ministre de la Défense et des Anciens combattants, après avoir fait observer une minute de silence à la mémoire des victimes militaires et civiles tombées pour le Mali, a dit que cette cérémonie est sobre mais indispensable. Car, selon lui, il s’agit de l’expression de la reconnaissance de la Nation envers ses fils ayant fait le sacrifice ultime pour la défendre. « Aujourd’hui, l’Armée malienne a 60 ans, 60 ans que les vaillants soldats maliens se montrent dignes héritiers et fiers des grands empires ayant précédé la République », a indiqué le colonel Sadio Camara. Il a ajouté que cela fait soixante ans que nos militaires « se mettent par tout temps, en tous lieux, surtout les plus reculés et les plus difficiles, pour que cette Nation reste une et indivisible… » Il a rendu un hommage particulier aux épouses des militaires. « Soixante ans qu’elles tiennent les maisons, élèvent les enfants, les nourrissent, les éduquent et se battent au quotidien prenant soin pour que jamais ne transparaisse le moindre signe de faiblesse et de découragement pour que leurs difficultés à l’arrière ne sapent le moral des troupes déployées à l’avant », a indiqué le colonel Sadio Camara Il a souligné que cette commémoration est placée sous le signe de la reconnaissance, de la solidarité et de la santé. Il a rappelé que la semaine dernière, les Forces armées maliennes (FAMa) ont reçu un hélicoptère de combat capable d’évacuer les blessés en zone hostile. Les autorités militaires ont inauguré, le 19 janvier, un nouveau pavillon à l’infirmerie centrale de l’Armée de l’air en plus de la pose, mercredi, de la première pierre de l’hôpital militaire du Mali. DD/MD (AMAP)

Banamba : La situation sécuritaire dans le cercle au centre d’une rencontre

Banamba, 21 mars (AMAP) Le préfet de Cercle, Sékou Touré a présidé mardi dans la salle de réunion de la préfecture de Banamba, la réunion statutaire du comité local de sécurité sur la situation sécuritaire dans le Cerle, a constaté l’AMAP. C’était en présence des Sous-préfets, du vice-président du conseil de cercle, des maires des 09 communes, des chefs d’unités militaires et paramilitaires du Cercle. L’objectif de la réunion était de s’imprégner de l’évolution de la situation sécuritaire dans le cercle courant janvier 2021 avant de faire les recommandations et des conclusions. Les participants ont échangé sur entre autres, l’évaluation de la situation sécuritaire du cercle, les difficultés, les faiblesses ou insuffisances, les forces, les atouts, les menaces, les préoccupations, les objectifs prioritaires, les informations et les événements majeurs. Ils ont constaté que la situation sécuritaire dans le cercle est relativement calme malgré la présence des hommes armés signalés dans certaines localités, notamment les communes rurales de Sébété (recouvrement de l’aumône exigé par les djihaddistes dans les campements peulh pour ce mois de janvier et des cas de viols dans la forêt), Toubacoro, Boron (villages de Dampha, Dossorola et le campement peulh de Kamissara jusqu’à la colline de Bamadiougou de l’arrondissement de Mourdjan) et Toukoroba (aux villages de Dalowèrè et Kondo). Les participants ont saisi l’occasion pour évoquer la présence des hommes armés dans ces différentes localités qui constitue un frein au bon fonctionnement des services répressifs locaux comme le service du cantonnement forestier et le bureau mobile de la Douane. Le préfet de Cercle a saisi l’occasion pour exhorter les acteurs impliqués à se battre pour ce pays et à œuvrer pour la paix et la stabilité de nos localités avant d’inviter les maires à poursuivre la sensibilisation auprès de leurs populations pour améliorer la situation en collaborant avec les forces de défense et de sécurité. AT/KM (AMAP)

Carte NINA : bientôt des opérations d’enrôlement des Maliens de l’intérieur et de l’extérieur

Bamako, 20 Janv (AMAP) La deuxième réunion d’urgence de la Commission chargée de la problématique de carte NINA tenue, mardi, à la Primature, sous l’autorité du chef du gouvernement, Moctar Ouane, a décidé de procéder très rapidement à l’enrôlement des Maliens de la diaspora dans des missions diplomatiques et consulaires de certains pays à forte concentration malienne. « Très prochainement, des missions vont être envoyées pour régulariser tous les compatriotes qui résident dans des pays de grandes concentrations de Maliens à l’extérieur », a déclaré à la presse le ministre des Maliens de l’extérieur et de l’Intégration africaine, Alhamdou Ag Ilyène, à sa sortie de la réunion. Selon les explications de Alhamdou Ag Ilyène, le souci de la carte NINA « sera définitivement derrière nous », après les décisions très importantes que cette rencontre a prises pour avancer dans la résolution des problèmes posés aux Maliens de l’intérieur et de l’extérieur quant à la délivrance la carte NINA. La Commission a été mise en place afin d’aider le gouvernement à prendre très rapidement des mesures pour régler le problème de la carte NINA des Maliens de l’intérieur et de l’extérieur. Le ministère de l’Administration territoriale et de Décentralisation, assurant la tutelle, va choisir les pays concernés. Le secrétaire général de ce département, Adama Sissouma, a révélé que le Premier ministre a donné instruction d’envoyer, d’urgence, des équipes d’appui à l’enrôlement dans les missions diplomatiques et consulaires. «Dans un premier temps, on commencera par les missions de la France, de l’Italie, de l’Espagne mais, aussi, de Côte d’Ivoire », a annoncé M. Sissouma, précisant que les opérations d’enrôlement ne concernent pas uniquement les capitales de ces pays d’accueil. « Quand je parle de Côte d’Ivoire par exemple, il ne s’agit pas seulement d’Abidjan. Nous enverrons, au moins deux équipes, dont une à Abidjan et une à Bouaké. Ça va être la même chose à Paris, à Marseille et à Lyon », a-t-il clarifié. Selon lui, les dispositions sont en cours pour que les équipes arrivent, les semaines prochaines, dans ces missions diplomatiques et consulaires. « Car, a-t-il souligné, il s’agit de soulager les Maliens de l’extérieur dans l’obtention des fiches d’inscription NINA qui sont les supports indispensables pour toute pièce d’identité ». Selon M. Sissouma, ces missions prendront le temps nécessaire pour enrôler le maximum de personnes parce que la Commission a étudié la problématique de l’agenda des Maliens de l’extérieur dont certains sont très éloignés et d’autres confrontés aux obligations professionnelles les empêchant de se déplacer à tout instant. « Nous prendrons le temps pour enrôler le maximum dans ces localités évoquées », a signalé le secrétaire général du ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation. Ces opérations d’enrôlement concerneront, également, les Maliens de l’intérieur. D’après Adama Sissouma, cela est essentiel parce qu’il y a beaucoup de Maliens qui ne sont pas dans la base de données du Recensement administratif à vocation d’état civil (RAVEC). Les données biométriques d’autres compatriotes ne sont pas capturées. « C’est aussi, en quelque sorte, une opération d’état civil qui est un droit reconnu a tout Malien par l’Etat », a soutenu M. Sissouma, signalant que le Premier ministre s’est engagé à faire des efforts nécessaires pour atteindre cet objectif. Autour du Premier ministre, la Commission a réuni les ministres de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, de la Sécurité et de la Protection civile et des Maliens de l’extérieur et de l’Intégration africaine. OD/MD (AMAP)

Mali: 06 décès et 25 nouveaux cas de Covid-19 mardi

Bamako, 20 Janv (AMAP) Les services maliens de santé ont enregistré, mardi, 06 décès et 25 nouveaux cas de Covid-19, sur un total de 1.424 échantillons testés, annonce un communiqué du ministère en charge de la Santé. Au cours des 24 dernières heures, on note une cinquantaine de patients guéris de la maladie, indique le ministère. Il ajoute que les Régions de Kayes (Ouest), Koulikoro (Près de la capitale) et Sikasso (Sud) constituent les foyers contamination du jour. De même que le District de Bamako qui enregistre une vingtaine de cas positifs dans plusieurs Communes de la ville. Au total, le Mali compte 7,880 cas confirmés, 5,647 patients guéris contre 317 décès. AT/MD (AMAP)