Opération conjointe Barkhane-Armée malienne : Une centaine de terroristes neutralisés et du matériel saisi
Par Dieudonné DIAMA Bamako, 27 Janv (AMAP) Dans leur lutte commune contre le terrorisme, les Forces armées maliennes (FAMa) et la Force Barkhane mènent régulièrement des opérations conjointes dont la dernière en date a été planifiée et exécutée du 2 au 20 janvier dernier. Depuis le début de ce mois, les terroristes ont à leur actif, plusieurs attaques visant les FAMa, leurs partenaires et les populations civiles. Le jeudi 21 janvier dernier, sur le chemin de Koro, après une mission de ravitaillement du poste de Mondoro, les FAMa ont été victimes d’une attaque à l’engin explosif improvisé (EEI). Pas de perte en vie humaine mais leur véhicule a été endommagé par le souffle de l’explosion qui a fait également des blessés. Ensuite, dans la nuit du 23 au 24 janvier, les camps des FAMa de Mondoro et de Boulkessi ont fait l’objet d’une attaque simultanée. Dans leur riposte vigoureuse, les FAMa ont pris l’ascendant sur leurs adversaires et ont tenu leur position. Elles ont été aidées par la Force Barkhane qui a déclenché une patrouille d’hélicoptères Tigre sur place. En parallèle, une patrouille de Mirage 2000 a survolé les deux emprises. Le bilan est d’une dizaine de terroristes neutralisés et 40 motos saisies. Le lundi 25 janvier dernier, une attaque a été perpétrée par 6 individus armés à bord d’une 4×4 contre des éléments de la gendarmerie assurant leur mission régalienne au check-point à l’entrée de la ville de Goundam. Leur riposte a permis de repousser les terroristes même si l’attaque a fait un mort et deux blessés du côté des FAMa. OPERATIONS CONJOINTES – Face à un ennemi commun, la Force Barkhane et les FAMa mènent ensemble des opérations conjointes qui ont déjà donné de bons résultats. L’opération conjointe ‘’Eclipse’’ qui s’est déroulée, du 2 au 20 janvier, a permis de neutraliser une centaine de terroristes, de capturer une vingtaine et de saisir plusieurs motos et des matériels de guerre. Elle a été planifiée et exécutée par les FAMa, la Force Barkhane et la Force conjointe du G5-Sahel. Son but étant de bouter l’ennemi hors de ses zones de refuge. Cette opération a concerné les localités de Serma, Boulkessi, Foulssaret et Doni. Selon le colonel Jean-Baptiste, commandant du Groupement tactique de Désert n°1 Lamy de Barkhane, ce Partenariat militaire opérationnel (PMO) a été fondé suite à une séquence très ambitieuse qui a duré presque deux mois. « La première partie consistait à nous entrainer ensemble pour mieux nous connaitre sur le terrain afin d’évoluer entre frères d’armes », a-t-il déclaré, ajoutant que la deuxième partie a consisté à dénicher les terroristes dans le Gourma malien jusqu’à la frontière burkinabè. Le colonel Jean-Baptiste a apprécié la discipline, l’enthousiasme et la volonté combattive des unités des FAMa durant cette opération, ayant permis d’enregistrer d’excellents résultats. Du côté des FAMa, le chef de bataillon Adama Diassana a indiqué que tout le monde a besoin d’un partenariat gagnant, c’est-à-dire après une formation que les FAMa et le partenaire évoluent dans les mêmes fuseaux. Selon lui, cela est mieux que d’envoyer les FAMa dans un fuseau et que le partenaire soit dans un autre. Par ailleurs, la coopération entre la Force Barkhane et les différentes Forces armées partenaires se poursuit dans la région dite des « trois frontières ». Cette Force poursuit sa traque des groupes armés terroristes dans le Gourma avec les FAMa. Le 13 janvier, après avoir mené un raid dans la forêt de Foulsaré, le Groupement tactique désert (GTD) Lamy et les FAMa ont procédé au ratissage du village de Kobou. Poursuivant leurs fouilles, après avoir découvert quatre motos, les militaires français et maliens ont décelé un important plot logistique comprenant un laboratoire de fabrication d’EEI. Plus d’une quinzaine de téléphones, des batteries, de l’explosif artisanal, cinq fûts d’essence, du cordeau détonant, des télécommandes, trois motos, une ceinture explosive ainsi que du matériel médical ont ainsi été saisis. Les militaires français et estoniens de la Force Takuba accompagnés des FAMa ont, aussi, mené une opération de reconnaissance offensive et de harcèlement dans la localité d’Ansongo. Au cours de leur progression, ils ont stoppé la progression d’un groupe armé. Au sein du dispositif ennemi se trouvait un civil malien capturé par les terroristes que les FAMa ont pu libérer et remettre aux autorités locales. Le 16 janvier dernier, le déplacement suspect d’un groupe d’une trentaine de motos a été identifié par les moyens de renseignement de la Force Barkhane au Burkina Faso, plus précisément, au sud de la localité frontalière de Boulkessi. Dépêchée sur zone, une patrouille de Tigre a effectué une action de feu contre ce groupe armé terroriste. Une dizaine de terroristes ont été neutralisés et près d’une vingtaine de motos ont été détruites. Le même jour, les moyens de renseignement de la Force ont permis de localiser des terroristes dans un pick-up faisant route vers le Nord-Ouest de N’Daki, au Mali. Une frappe par un Reaper a permis de les neutraliser. Auparavant, dans le Liptako, le 2 janvier dernier, une patrouille d’hélicoptères de la Force a détecté deux individus posant un EEI sur l’axe reliant Hombori à Gossi. Une frappe réalisée en leur direction a permis de détruite leur moto. De l’armement et du matériel entrant dans la confection des EEI ont été saisis sur place. Le 4 janvier à Serma, l’action coordonnée entre la Force Barkhane et les FAMa a permis de découvrir divers emplacements habituellement occupés par des groupes armés terroristes dont un véritable atelier de confection d’EEI. De l’armement individuel, des munitions, des roquettes, sept motos, des moyens de communication ainsi que sept EEI et de nombreux composants servant à leur confection ont été saisis. Enfin, le 2 janvier, un rassemblement d’individus a été détecté entre Hombori et Boulikessi. Caractérisé comme un rassemblement de groupes armés terroristes, une frappe des chasseurs de la Force Barkhane a permis de neutraliser plusieurs d’entre eux.
Evaluation environnementale et sociale stratégique du secteur des mines : Les travaux ont démarré
Bamako, 27 Janv (AMAP) Le Projet de gouvernance du secteur des mines (PGSM) a initié, mercredi, un atelier de démarrage des travaux de l’évaluation environnementale et sociale stratégique (EESS) du secteur des mines au Mali. Intervenant lors de cet atelier présidé par le conseiller technique, chargé des mines au niveau du département, Lassana Guindo, le spécialiste en sauvegarde environnementale et sociale du PGSM, Dr Baba Faradji N’Diaye, a expliqué que le PGSM est un projet dédié à la promotion de l’activité minière au Mali. La nature du projet exige la réalisation d’une évaluation environnementale et sociale stratégique pour tout le secteur minier malien. Afin d’évaluer les impacts et les risques environnementaux et sociaux de l’activité minière et proposer des solutions pour sa pérennisation. « Le bureau d’étude français Sofreco a été recruté pour ce faire », a rappelé l’expert. « La prise en charge de la question environnementale dans l’activité minière est d’une extrême importance », a soutenu, pour sa part, le conseiller technique, Lassana Guindo. Il a remercié la Banque mondiale pour son soutien constant dans les efforts de développement économique et social du Mali, en général et dans le secteur minier, en particulier. « L’objectif du gouvernement, en la matière, est de rendre possible l’atteinte des Objectifs de développement durable (ODD) à l’horizon 2030 », a expliqué M. Guindo. Cela en se fondant, selon lui, sur les potentialités et les capacités de résilience pour la promotion d’un développement inclusif en faveur de la réduction de la pauvreté et des inégalités dans un Mali apaisé et uni. « Dans cette dynamique, le secteur minier est considéré comme un gros contributeur. Nous devons donc travailler de façon ardue à son développement avec la mise en valeur de notre riche sous-sol », a-t-il dit. Selon lui, tous les spécialistes s’accordent à dire que le potentiel minier malien est immense. Des gisements importants d’or ont été découverts à travers le pays. « La recherche d’autres substances minérales se poursuit. Pour traduire ce capital minier en développement durable, le Mali devra faire face à de grands défis qui englobent les enjeux environnementaux et sociaux, tout en reconnaissant que les projets miniers sont caractérisés par leur impact environnemental et social », a-t-il affirmé. Par ailleurs, Lassana Guindo a souligné qu’il devient impérieux, au début de chaque projet minier et même pendant son déroulement, d’évaluer ses risques et impacts. Le but est, selon lui, d’optimiser les avantages environnementaux et sociaux pouvant découler de la mise en œuvre des investissements miniers, notamment la protection de l’environnement actuel et futur et les effets durables du développement de l’exploitation des ressources naturelles à l’équilibre des écosystèmes. L’EESS, qui sera réalisée par le Bureau d’études Sofreco, permettra d’analyser, de façon systématique, les risques environnementaux et sociaux associés à n’importe quel type de projet minier : recherche ou exploitation. Toutefois, l’étude se penchera sur les aspects exploration, exploitation, organisation sectorielle, investissement, aménagement, technique, économique, gestion des revenus. « Elle fera des propositions sur les dispositions globales à prendre pour garantir la durabilité du secteur », a assuré Lassana Guindo. L’évènement a eu lieu en présence du coordinateur du PGSM, Hamara Touré, du représentant de la Société française de formation et conseil (SOFRECO) Pierre Martz et de nombreux représentants des sociétés minières. MS/MD (AMAP)
Assurance maladie obligatoire : De nouvelles mesures pour soulager les assurés
Bamako, 27 Janv (AMAP) Le nouveau directeur général de la Caisse nationale d’assurance maladie (Canam), le médecin général de brigade, Boubacar Dembélé, a tenu, lundi, un point de presse, dans la salle de conférence du ministère de la Santé et du Développement social, afin de partager avec les assurés de l’Assurance maladie obligatoire (AMO) le bien-fondé des nouvelles dispositions relatives à l’ouverture et à la fermeture des droits de l’assuré, la mise à jour de la carte biométrique et l’accès aux soins de santé. La CANAM a pris, la semaine dernière, ces mesures, dans le cadre de l’amélioration des soins de santé des assurés de l’AMO. Dans son exposé, le directeur de la Canam, en présence du chef de cabinet du département en charge de la Santé, Aboubacar Soumaré, a affirmé que ces mesures « urgentes » visent à soulager le plus rapidement possible les assurés de l’AMO. En ce qui concerne l’ouverture des droits, la Canam a décidé que le contrôle de l’ouverture des droits, assuré par elle, s’effectuera, désormais, tous les cinq ans pour les fonctionnaires civils et militaires, les députés et les retraités et tous les deux ans, pour les travailleurs régis par le Code du travail. Il a expliqué que la Canam a procédé, à ce jour, à une ouverture massive des droits des catégories d’assurés ainsi que leurs ayants droit. Il s’agit des fonctionnaires civils, des fonctionnaires des collectivités, ceux des forces armées et de sécurité, les contractuels de l’Etat, les pensionnés du secteur privé et public. Le médecin général de brigade, Boubacar Dembélé, a précisé qu’actuellement, les droits de 640.059 assurés, à savoir les fonctionnaires civils, municipaux, les forces armées et de sécurité, les parlementaires et les pensionnés, sont déjà ouverts à la Caisse malienne de sécurité sociale (CMSS). « A l’Institut national de prévoyance sociale (INPS), a-t-il poursuivi, 497.010 assurés actifs, volontaires et pensionnés ont eu leurs droits ouverts, à ce jour ». Et d’ajouter que les fonctionnaires civils, municipaux, les assurés issus des forces armées et de sécurité, les parlementaires et les pensionnés du secteur privé et public ont, tous, leurs droits ouverts, jusqu’au 31 décembre 2025. Selon Boubacar Dembélé, durant cette période, la Canam se donnera les moyens, à l’interne, pour contrôler annuellement les droits de toutes ces catégories. « Cependant, a indiqué le conférencier, certains assurés n’ont pas pu bénéficier d’abord de cette ouverture massive pour des motifs de changement de statut ». Selon lui, ce cas concerne les nouveaux pensionnés de 2021 qui étaient actifs en 2020 ou des fonctionnaires civils qui sont devenus des travailleurs salariés ou vice versa, les enfants majeurs qui ont commencé à travailler ou sont devenus des conjoints. Le médecin général de brigade, Boubacar Dembélé, a indiqué que ces assurés doivent passer à la Canam ou dans ses représentations régionales, à la CMSS et à l’INPS, pour signaler leur changement de statut. «Par rapport à la situation des droits non ouverts au niveau de la CMSS et de l’INPS, aujourd’hui nous avons 184.797 fonctionnaires municipaux CMSS assurés actifs et assurés volontaires INPS à avoir leurs droits fermés», a révélé le conférencier. Ila ajouté que les instructions et les moyens ont été donnés aux services techniques pour l’ouverture des droits de ces catégories d’assurés, si elles sont à jour du payement de leurs cotisations. Quant à la mise à jour des cartes d’assurés biométriques, selon une note technique de la Canam, elle s’opère, désormais, avec l’aide d’une borne de mise à jour dans un délai de deux (2) ans, à compter de la dernière date de mise à jour. Le médecin général de brigade, Boubacar Dembélé, a annoncé que 150 bornes de mise à jour des cartes biométriques AMO ont été déployées sur toute l’étendue du territoire national. « A Bamako, a-t-il indiqué, les assurés AMO peuvent faire la mise à jour de leurs cartes d’assurés à travers ces bornes, notamment dans les locaux de la Canam, la CMSS, l’INPS, au niveau des hôpitaux et les Centres de santé de référence (CSRéf), dans certaines cliniques privées ainsi qu’à la polyclinique des armées de Kati et, aussi, dans les cabinets ministériels. « Dans les régions, a-t-il fait savoir, cette mise à jour peut se faire au niveau des bureaux de la Canam et points focaux, des directions de l’INPS, la CMSS, les hôpitaux et dans certaines garnisons militaires ». « Dans les cercles, a ajouté Boubacar Dembélé, les assurés peuvent se rendre au niveau des CSRéf pour la mise à jour de leur carte ». Il a signalé qu’à Bamako, toutes les bornes de mise à jour sont opérationnelles. Par rapport à l’accès aux soins de santé, selon la nouvelle mesure, il est conditionné uniquement au paiement régulier des cotisations et à l’utilisation de la carte biométrique, qui seule sert de moyen d’identification du bénéficiaire, pour éviter les fraudes par certains assurés. Selon le nouveau directeur général de la Canam, une autre urgence à laquelle la structure est déterminée à s’atteler, est la remise de 22.000 cartes biométriques non distribuées. A ce propos, le Boubacar Dembélé a précisé que les centres d’appel (team call center) ont reçu 1.582 cartes AMO qui seront distribuées aux assurés, à travers des appels téléphoniques. Le conférencier a, également, fait savoir que la Canam a apporté des appuis à de nombreuses structures de santé pour mettre fin aux attroupements d’assurés devant les guichets AMO. « Cela, a-t-il dit, à travers l’agrandissement des espaces AMO ». MDD/MD (AMAP)
Gao : Marche pour la sécurisation des populations et de leurs biens
Gao, 27 Janv (AMAP) La Fédération des organisations de résistance civile de Gao (FORC-G) a organisé, mercredi, une marche contre l’insécurité grandissante dans la Région, a constaté l’AMAP sur place. Cette manifestation, encadrée par les forces de l’ordre (la police nationale et la garde nationale), a pris le départ au rondpoint des Martyrs pour s’arrêter devant le gouvernorat. Le gouverneur de la Région de Gao, le général de brigade, Moussa Traoré, a reçu dans son bureau les leaders de la Fédération des organisations de résistance civile de Gao. Le porte-parole de la FORC-G, Soumana Amadou, a lu une déclaration devant le gouverneur, réclamant une présence de la FORC-G dans toutes les commissions de mise en œuvre de l’Accord pour la paix et réconciliation issu du processus d’Alger, l’intégration des 187 éléments de la FORC-G promis par l’Etat dans le cadre du DDR, l’accélération du grand DDR, une enquête indépendante sur les tueries de jeunes manifestants à Gao, le 12 juillet 2016, l’élargissement des autorités intérimaires régionales aux jeunes et femmes des mouvements de résistance civile de Gao et l’implication des mouvements de résistance civile de Gao aux activités du ministère de la Réconciliation nationale. Les manifestants ajoutent, à cette liste, l’octroi de trois sièges au Comité de suivi de l’Accord, le retour immédiat des services financiers de l’Etat à Gao, l’activation des comités de veille et d’alerte, le contrôle des véhicules et motos à l’entrée de Gao, la revue des tranchées autour de la ville de Gao, le retrait du poste de contrôle à l’entrée de pont de Wabaria et le maintien du poste militaire, le redéploiement des forces étrangères de la Mission intégrée multidimensionnelle des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) et de Barkhane dans les zones de Bourem, Bamba, Labbezanga, N’delimane, Tessit et Ouatagouna, en coordination avec l’armée malienne, la sécurisation immédiate des axes routiers et des agglomérations. Ils demandent, aussi, l’intégration des jeunes de leur mouvement à Gao dans les forces armées et de sécurité avec leurs grades dus ainsi que statuts et au prorata des 25.012 armes de guerre remises à l’Opération Serval et aux Forces armées maliennes (FAMa), la mise à disposition immédiate à la justice nationale et internationale des auteurs, complices et commanditaires de crimes et la construction de la route Gao-Sevaré. Une copie de la déclaration a été remise au gouverneur de la Région, le général de brigade, Moussa Traoré, qui s’est engagé a la remettre « à qui de droit ». AT/MD (AMAP)
Le casse-tête des commerces dans les rues à Bamako
Par Mohamed TOURÉ Bamako, 27 Janv (AMAP) Le dos tourné à la grande voie sur laquelle défile un ballet continu d’automobilistes et de motocyclistes, Adama Kanouté, la trentaine, recouvre ses marchandises de bâches en plastique pour les protéger de la poussière. Le jeune homme s’est spécialisé dans la vente de jouets pour enfants. Dans ce bazar, des voitures et motos miniature, des poupées, des peluches d’une myriade de couleurs vives sont exposées à la lisière de la chaussée. Cette panoplie de jouets attire les yeux admiratifs des enfants qui passent. Des deux côtés de la route, pourtant très fréquentée par les usagers, sont alignés de nombreux commerçants qui, comme Adama, exercent leur business au bord de la route. L’ambiance de cette rue devenue désormais « marchande » est agrémentée par une radio dont les hauts parleurs crachent du rap local au grand bonheur du groupe de commerçants. Adama Kanouté et son grand frère, Tahirou, vendent des jouets devant la Bibliothèque nationale depuis plus d’une dizaine d’années. La plupart de leurs marchandises sont de fabrication chinoise. Certains produits, comme les vélos, proviennent du Nigeria ou du Ghana, selon Tahirou Kanouté. Le commerçant a préféré l’activité de vendeur de rue au métier de tailleur, qu’il a quitté parce qu’il avait du mal à recouvrer ses créances auprès des clients. « Dieu merci ! Je ne regrette pas mon choix. Je préfère ce métier à la couture. Avec mon diplôme en dessin bâtiment, je n’ai pas pu avoir un emploi dans ce secteur. Mais, depuis que je me suis lancé dans le commerce en 2008, je m’en sors. Je subviens à tous les besoins de ma famille », confie Tahirou. L’allure de pacotilles que peut dégager les articles étalés au bord de la chaussée n’enlève rien à leur valeur marchande. Certains modèles de jouets représentant des voitures et des motos en miniature ne coûtent pas moins de 100.000 Fcfa. « Pour les modèles les plus rares, les prix peuvent s’envoler autour de 300.000 à 500.000 Fcfa », précise le vendeur installé sur une chaise longue. Les passants sont les principaux clients des commerçants qui ont colonisé les bordures des grandes artères. Leurs marchandises sont aussi prisées, selon Tahirou, par une clientèle fidélisée qui préfère acheter au coin de la rue plutôt que de se rendre dans les grands magasins. « Il nous arrive même d’avoir des commandes à l’intérieur du pays, notamment de Ségou, Nioro, Kayes et Mopti, entre autres », lance le négociant. Masques sur le nez, deux petits garçons se montrent très admiratifs devant une moto en miniature de couleur blanche. Les deux enfants accompagnent leur père, Saer Seck, un ressortissant sénégalais résident à Bamako. Le père ne résiste pas aux sollicitations de ses rejetons. Il achète le simili bolide. Désormais client fidèle de Tahirou, il explique acheter depuis plus de trois ans les jouets de ses enfants chez les vendeurs à l’étal. « Ces gars sont moins chers que les magasins de vente de jouets », se justifie le père, derrière son masque. Il soutient ne pas avoir de problème avec des commerces en pleine rue. Mieux, pour Saer Seck, les installations « les harmonisent et les embellissent. C’est beau, c’est mieux que s’il y avait des tas d’ordures ici ». En 2008, de l’aveu de Tahirou, quand il s’installait, les vendeurs n’étaient pas si nombreux qu’aujourd’hui. De nombreux kiosques, étals et commercse en tout genre ont spontanément essaimé plusieurs artères de Bamako. A quelques mètres de Tahirou et son frère, autour du monument Kwamé Nkrumah, une dizaine d’autres vendeurs occupent les trottoirs. Ici, tout se vend ou presque : de la poterie, des récipients en plastique, les classiques jouets pour enfants, des objets ménagers, de la friperie… Tout un écosystème commercial qui s’est développé dans cet environnement. Les passants, motocyclistes et automobilistes sont obligés d’user de vigilance mais surtout de dextérité pour esquiver les marchandises. C’est à cet endroit que le jeune Ibrahim Cissé a installé ses articles, au pied du mur d’une cour abandonnée et en face de la grande voie. A 21 ans, il gère son business avec ses deux jeunes frères qui lui servent d’aides. Ibrahim Cissé a abandonné l’école en 8ème année fondamentale. Après de multiples petits métiers dont la menuiserie, la réparation de moto, il s’est reconverti en vendeur de jouets depuis six ans au bord de cette voie publique. DIFFICULTÉS – Le problème de Tahirou, Ibrahim et la grande majorité des vendeurs établis le long des rues et ruelles de Bamako, est qu’ils n’ont pas d’autorisation pour leur activité et sont complètement dans l’informel. Ils pratiquent leur activité économique dans des conditions d’extrême précarité et sont exposés à de multiples risques. En plus du danger de la circulation routière, le vol des marchandises est monnaie courante dans ce milieu. Les articles, étalés en plein air, sont des cibles faciles pour les voleurs qui opèrent souvent de nuit. Selon Tahirou, en treize ans d’activité, il a été cinq fois victime de vol. « Il y a trois ans, je me suis fait voler toute ma marchandise d’une valeur d’au moins 3,5 millions de Fcfa. La dernière fois, en août 2020, on m’a subtilisé une marchandise de plus de 1 million », témoigne le vendeur en exhibant, à l’appui de ses dires, une déclaration de vol faite au commissariat du 2ème arrondissement de Bamako. Pour circonscrire le vol, les vendeurs ont engagé un gardien de nuit qui surveille les marchandises exposées en plein air Mais, la principale difficulté liée à cette activité reste son caractère illégal et anarchique. Les marchandises sont exposées sur l’espace public, donc les opérations de déguerpissement peuvent survenir à tout moment. Comme ce fut le cas en 2017, environ 2.700 petits commerçants avaient été déguerpis des espaces publics sur ordre de Mme Amy Kane, alors gouverneur de Bamako. Les vendeurs se souviennent toujours de cet épisode douloureux. « 2017 a été vraiment une année noire pour nous. Sur ordre du gouvernorat, nos marchandises ont été saisies et on ne les a plus retrouvées.
CHAN 2021 : Le Mali affrontera le Congo en quart de finale
Bamako, 27 Janv (AMAP) Le Mali, premier du groupe A avec 7 points, rencontrera le Congo, en quarts de finale de la 6è édition du CHAN, Cameroun 2021. Les Congolais se sont qualifiés, en battant la Libye (1-0), lors de la rencontre de la troisième et dernière journée de la poule B. L’avant-centre Gautrand Ngouenimba, sur coup franc, a inscrit l’unique de la rencontre et Fils Paie a offert la qualification (50è). A l’issue de la phase de poules, les joueurs de Barthélemy Ngatsono affichent un bilan d’une victoire, un nul, une défaite, deux buts marqués et deux encaissés et terminent à la deuxième place du groupe B derrière la RD Congo (7 points) vainqueur du Niger (2-1), lors de la 3è journée. Mali-Congo, ce sera le remake de la finale de la CAN 72, remportée par le Congo (3-2). Le deuxième quart, un choc régional, opposera la RD Congo, première du groupe B, et le Cameroun, pays hôte et deuxième du groupe A. LMD/MD (AMAP)
Numérisation de l’état civil et vente des vignettes en ligne : Bientôt une réalité au Mali
Bamako, 27 Janv (AMAP) L’Association des municipalités du Mali (AMM) et Digital Africa connect ont signé, vendredi dernier, une convention de partenariat, pour la mise en œuvre de solutions numériques afin de disposer d’un état civil numérisé et sécurisé et donner la possibilité aux contribuables maliens de payer leurs vignettes, de toutes catégories, de façon électronique. Pour un montant d’environ 2 milliards de Fcfa dont les 50% seront assurés par le gouvernement et ses partenaires et l’autre moitié par Digital Africa connect (prestataire), la convention est conclue pour une durée initiale de cinq ans et renouvelable tacitement. Selon les termes du document, le prestataire s’engage à déployer les deux applications numériques: «www.etatcivil.ml et www.vignettes.ml», dans 30 communes du Mali, dans un délai maximal de trois mois, à compter de la date de signature. Par ailleurs, il s’engage à étaler le déploiement des applications au reste des communes, dans un délai maximal de neuf mois, dans les mêmes conditions. Pour sa part, l’AMM s’emploie à mettre gracieusement les applications à la disposition de toutes les communes du pays. A l’issue de la signature, le chef de cabinet du ministère en charge de la Décentralisation, Haminy Belco Maïga, s’est réjoui de ce partenariat « gagnant-gagnant » qui, selon lui, permettra aux collectivités territoriales d’être mieux connectées par rapport à leur comptabilité matière et surtout la collecte des recettes fiscales. Le président de l’AMM, Yacouba Traoré, a souligné que la signature de cette convention concerne deux pans importants dans la vie des collectivités. Le premier relatif aux vignettes, porte sur l’amélioration des ressources fiscales sans lesquelles aucune collectivité ne peut poser d’actes forts de développement et d’investissement, a expliqué Yacouba Traoré. Le deuxième concerne l’état civil, et constitue selon lui, une préoccupation de tous les Maliens. « La numérisation de l’état civil est un gage de sécurité pour les collectivités, en cas de troubles sociaux qui peuvent déboucher sur des actes de vandalisme», a-t-il souligné. Pour sa part, le directeur général de Digital Africa connect, Harouna Keïta, a expliqué qu’avec la première application, les populations maliennes pourraient, à partir du mois de mars prochain, payer leurs vignettes en ligne depuis leurs bureaux, les marchés ou leur salon, en allant sur www.vignettes.ml. La deuxième application consiste à numériser l’ensemble de l’état civil au Mali. M. Keïta a annoncé que son entreprise va mettre à la disposition de toutes les maternités du Mali des outils informatiques (tablettes et box-offices). « À chaque naissance, le personnel va, à partir de la tablette, renseigner les informations du nouveau-né, qui vont arriver dans toutes les mairies», a-t-il expliqué. Selon directeur de Digital Africa connect, cette disposition va permettre de sécuriser fortement l’état civil, dans la mesure où les données seront stockées au niveau de la Société malienne de transmission et de diffusion (SMTD). Premier du genre en Afrique de l’Ouest, le projet devrait s’exporter, très prochainement, dans les États membres de la Communauté économiques des Etats de l’Afrique de l’Ouest CEDEAO), a dit Harouna Keïta. AT/MD (AMAP)
Mali : Le Comité national pour le salut du peuple dissout
Bamako, 26 janv (AMP) Le Comité national pour le salut du peuple (CNSP) est désormais dissout, par un décret n-2021-0017/PT-RM signé par le président de la Transition, Chef de l’État, Bah N’Daw, à la date du 18 janvier 2021. La dissolution du CNSP a longtemps été réclamée par la quasi-totalité de la classe politique malienne et la communauté internationale, notamment la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) Elle intervient, quelques jours seulement, après le 58è Sommet de la CEDEAO tenu, samedi 23 janvier 2021, en visioconférence, auquel le président Bah N’Daw a pris part. Créé le 19 août dernier dans la foulée du renversement du régime du président Ibrahim Boubacar Keita, cette structure militaire était dirigée par le colonel Assimi Goïta, désormais vice-président de la Transition malienne. Lors de leur sommet virtuel, les chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO avaient, d’abord, écouté leur homologue malien, Bah N’Daw, faire le point de la mise en place de la feuille de route de la Transition. Ensuite, ce fut le tour du médiateur de l’organisation ouest-africaine, Goodluck Jonathan, de faire la présentation du rapport sur la situation au Mali. Puis, d’une seule et ferme voix, les dirigeants de la CEDEAO avaient rappelé le Mali à ses engagements, notamment le respect scrupuleux de la feuille de route, avec comme priorité, la dissolution immédiate du CNSP, Pour rappel, la charte de la Transition malienne stipule que « le CNSP est dissous après la mise en place des organes de transition ». Malgré la mise en place de tous les organes de la Transition, aucun acte officiel n’avait, jusque-là, été pris dans ce sens. AT/MD (AMAP)
Société : Korodugaw ou les bouffons de chez nous
Par Moussa OUERE Bla, 26 Janvier 2021 (AMAP) Les Kordugaw ou Korodugaw pour d’autres, est un mouvement culturel composé d’hommes et de femmes très répandu au Mali. Ils sont organisés en société secrète très fermée. Cette société a ses règles, ses lois et sa philosophie. Madou Mallé dit Madou Bâ, président du Mouvement culturel des Korodugaw du Cercle de Bla, cultivateur à Dakoumani, village situé 2 km à l’Ouest de la ville de Bla (Centre) est âgé de 94 ans. Il est marié et père de 9 enfants. Sous un eucalyptus, il nous narre l’histoire des Korodugaw au Mali, en général et à Bla, en particulier. « Jusqu’à aujourd’hui, personne n’a pu me dire, avec certitude, d’où sont originaires les Korodugaw, quelle localité du monde, viennent-ils. Selon nos anciens, le mouvement des Korodugaw n’a pas un fondateur précis. Nous sommes, un peu partout, dans le monde selon les coutumes, les réalités et les traditions du milieu », dit Madou Bâ. Le mouvement des Korodugaw a été créé pour mener des actions de paix et de réconciliation, selon notre interlocuteur. « Bien avant notre existence, les Korodugaw existaient, nos anciens nous ont appris que c’est de quelques personnes (hommes et femmes) qu’est venue l’idée de créer un groupe qui intervient entre des parties qui se sont brouillées ou deux villages en conflit, afin de ramener l’entente entre les communautés voisines », se souvient le doyen de 94 ans. Dans le cercle de Bla, le siège du mouvement se trouve à Dakoumani. Il y a deux groupes de Korodugaw à Bla. Un groupe uniquement composé de femmes, dans la ville de Bla, dirigé par Tata Mallé et le second, qui est le vrai groupe des Korodugaw, composé d’hommes et de femmes. Le premier groupe se retrouve dans le deuxième. « Pour la bonne organisation du mouvement et sa reconnaissance officielle, nous avons obtenu un récépissé auprès des autorités du Cercle de Bla », explique Madou Ba. Parmi les rôles importants qu’ils jouent, dans notre société, les Korodugaw sont de bons herboristes et guérisseurs traditionnels « car ils connaissent très bien les secrets des plantes pour soigner beaucoup de maladies. Ils conjurent les mauvais sorts, traitent les femmes infertiles qui n’ont pas eu d’enfant dans leur foyer après plusieurs années de mariage ». Selon Bakoro Mallé dit Bâ Djan, vice président des Korodugaw de Bla, « les femmes qui n’ont pas d’enfants dans leur couple, viennent nous consulter, accompagnées de leur époux. Nous leur faisons des bénédictions et leur prescrivons des médicaments et des attitudes à adopter ou des interdits à respecter ». Au nombre de ceux-ci, par exemple, l’absence de rapport sexuel pendant treize mois « ni en couple encore moins avec d’autres personnes ». « Après ce délai, si nos vœux et prières sont exaucés, la plupart de nos patientes tombe en état de grossesse », assure Bakoro Mallé. Ce que les gens appellent Dagaba (la grande marmite), les Korodugaw, eux, l’appellent ‘’Daasigui’’. « C’est une cérémonie qui se tient, généralement, à l’approche de l’hivernage, dans un village, pour résoudre un problème ou prévoir une menace contre quelqu’un ou contre un village », explique Mallé. « Ce jour là, je lance un appel à tous les initiés de notre zone d’intervention car nous sommes organisés par zone, selon les coutumes. Tous les initiés et membres du mouvement du Cercle de Bla et ceux d’ailleurs y prennent part », explique Bâ Djan qui signale que les Korodugaw ont beaucoup de descendants, dans le cercle de Bla et en dehors. Les gens arrivent le jeudi soir. Les festivités commencent la nuit jusqu’à l’aube. La personne à qui la cérémonie est dédiée prend toute la journée du vendredi, sans travailler. Sous un hangar fait de tôles ondulées, non loin de sa demeure, Tata Bâ une ancienne de 62 mariée et mère de 5 enfants dit avoir été initiée dans le mouvement des Korodugaw par sa lignée maternelle. « Ma mère et ma grand-mère étaient des Korodugaw. Après avoir passé quelques années dans mon foyer, j’ai décidé de suivre mes parents maternels », indique-t-elle. Les Korodugaw sont reconnaissables par leur habillement, En général, ils sont en haillons, ornés de colliers de fèves rouges et blancs, de cornes de certains animaux et portent des fatras et divers objets et de parures faites de bric et de broc. Sur le ton de la plaisanterie, de l’amusement et de façon théâtrale, les Korodugaw assènent des vérités qui, autrement, passeraient mal. De la même façon qu’ils édictent des sentences, des leçons et des conseils de la vie en société. « Riez, amusez-vous de nos propos mais appliquez les dans vos comportements, vos rapports » semble être leur leitmotiv. « A Bla ville, je représente le groupe des Korodugaw. Beaucoup de femmes se regroupent chez moi pour d’autres activités comme le filage. Je parlais du mouvement, chaque fois que nous nous retrouvons dans notre atelier de filage », nous a dit Tata Bâ. Elle a, aujourd’hui, dans son association, plus de cinquante femmes qui sont à 60% initiées dans le mouvement des Korodugaw. Ces femmes mènent, aussi, des activités de Korodugaw, non seulement dans la ville de Bla mais aussi en dehors et sur convocation du président des Korodugaw du Cercle de Bla. Kodouba Dao est un jeune enseignant de 38 ans. C’est un ‘’Taden’’ des Korodugaw (Enfant pris par les Korodugaw) « Ma mère a fait dix maternités et aucun de ses enfants n’a survécu. Après avoir parcouru plusieurs localités à la recherche de médicaments, en vain, elle a été orientée vers les Korodugaw. Je suis l’enfant, qui est né après sa rencontre avec les Korodugaw. On m’a ainsi donné le nom Kodouba, qui a une signification chez nous, en milieu Minianka et Bamanan », explique le jeune homme. Si une femme perd ses enfants, on la confie aux Korodugaw. En général, elle arrive à concevoir après. Et ce premier enfant, fille ou garçon, est « remis » aux « Korodugaw. « C’est le sens de mon nom Kodouba. J’évolue dans le groupe. Je suis initié et je participe à tous les mouvements des Korodugaw. Donc je suis Koroduga », a dit Kodouba. Les Korodugaw, qu’on qualifierait de
L’Armée malienne dénonce «l’emploi des enfants soldats» par les groupes terroristes
Bamako, 26 Janv (AMAP) Le chef d’état-major des Armées « dénonce fermement l’emploi des enfants soldats comme combattants” et rappelle que c’est “un crime de guerre», dans un communiqué publié lundi. Au cours de la double attaque terroriste, dimanche dernier, contre les postes de sécurité des Forces armées maliennes (FAMa) à Boulkessi et Mondoro, dans la Région de Mopti, dans le Centre du Mali, «il a été donné de constater l’emploi des enfants soldats en première ligne par les groupes armés», relève le communiqué. «La première vague de terroristes qui s’est attaquée à l’emprise de Boulkessi était composée de quelques enfants soldats qui devraient monter à l’assaut, suivis des terroristes pour le combat ultime», analyse l’Armée malienne. Dans son communiqué, l’Armée condamne, également, les «exactions sur les populations commises par les terroristes», tout en appelant les « différentes communautés des zones concernées à respecter scrupuleusement le droit des enfants ». Les accrochages de dimanche ont coûté la vie à six militaires, malgré «la réaction énergique des FAMa appuyées par leurs partenaires», qui ont neutralisé une trentaine de terroristes, selon un bilan de l’Armée. MT/MD (AMAP)

