Mali : Grève de 24 heures des transporteurs à Bamako

Bamako, 18 fév (AMAP) Le Syndicat national des transporteurs routiers urbain, interurbains internationaux (Syntrui-Mali) a observé, mercredi, un arrêt de travail de 24 heures sur toute l’étendue du territoire, pour protester contre l’entrée en vigueur, au Mali, du paiement du péage par passage, initialement prévue pour mardi 17 février, mais reportée au 1er mars prochain. Cette grève des routiers a paralysé certaines parties de la ville de Bamako, la capitale. Les transports en commun ont été fortement perturbés. Les Sotrama (minibus de transport en commun) et les taxis étaient absents, par endroits, dans la circulation qui a retrouvé, le temps d’une journée, toute sa fluidité. De la route de l’aéroport, en passant par Quartier-Mali, aucun véhicule Sotrama n’était visible. Au niveau du Centre international de conférences de Bamako (CICB), trois e es minibus sont garés mais vides. A travers la ville, des usagers désemparés sont attroupés aux feux tricolores, des stations-service ou au bord de différentes voies, à la recherche de moto-taxi. Issou Bengaly, conducteur de moto-taxi est sollicité. «Je suis débordé. Souvent, je suis obligé de laisser certains clients qui m’appellent», confie-t-il. La place communément appelée «Voxida», en Commune III, habituellement prise d’assaut par les Sotrama, est complètement déserte. Même constat à la compagnie de transport «Folona», à la gare routière de Faladiè. Les guichets sont fermés, le vendeur de billet somnole. Venu déposer un courrier à destination de Bougouni (Sud), un jeune homme est surpris d’apprendre l’arrêt total des activités pour raison de grève. Si au niveau de ces endroits, l’arrêt de travail est observé, tel n’est pas le cas derrière l’Assemblée nationale à Bagadadji, où stationnent de nombreux Sotrama de la rive gauche. Ici, l’ambiance était habituelle. Les Sotrama circulent comme d’ordinaire. Aux environs de 11h, quelques rares taxis et Sotrama remplis de passagers sont dans la circulation, un peu partout à travers la ville. Interrogé, le responsable syndical du parking, derrière l’Assemblée nationale, Boubacar Traoré estime qu’ « à partir du moment où le gouvernement a accepté de reporter l’application de la décision du paiement du péage par passage, l’arrêt des véhicules n’a plus de sens ». Le vice-président du Syntrui-Mali, Chiaka Diakité, estime, pour sa part, que le mot d’ordre d’arrêt de travail a été observé sur toute l’étendue du territoire national. L’objectif de cette suspension de travail est de faire lever complètement la décision du ministre des Transports et des Infrastructures concernant le péage par passage. «Nous avons l’habitude de payer le péage, maintenant, le gouvernement veut qu’on le paye à chaque passage, à l’aller et au retour. C’est ça le problème», explique M. Diakité. Le montant payé par véhicule va augmenter. «Des véhicules vont devoir payer jusqu’à 30.000 Fcfa par jour. Or, la décision nous a été parachutée. Nous avions prévu 72h d’arrêt de travail, mais nous allons nous limiter à 24h par respect pour le président du Conseil national de Transition, Malick Diaw», affirme-t-il. Il a, par ailleurs, précisé que l’observation d’une grève, comme l’adhésion à un syndicat, est libre et volontaire. «Nous avons indiqué à nos hommes de terrain de ne pas empêcher les gens qui ne veulent pas observer le mot d’ordre de circuler», indique Chiaka Diakité. « Toutefois, le report de la date d’entrée en vigueur n’a aucun sens pour nous. Nous sommes tout simplement contre l’application de cette décision», conclut notre interlocuteur. Makan SISSOKO  

A N’djaména, le président Bah N’Daw rend hommage aux soldats tchadiens tombés pour le Mali

  Envoyé spécial Moriba COULIBALY N’djaména, 17 fév (AMAP) La capitale tchadienne, N’djaména, s’est réveillée, mercredi matin, sous une brume qui enveloppait toute la ville. Il faisait assez frais et la visibilité est bonne. Le cortège du président de la Transition, Bah N’Daw, a quitté la villa d’un grand hôtel de la place qui a réalisé des annexes de haut standing pour héberger les délégations des hôtes de marque. Il est escorté vers le cimetière. Sur tout le parcours, les agents de sécurité ont formé un jalonnement pour tenir à l’écart tous les usagers de la circulation (véhicules, engins à deux, tricycles et piétons), Normal, le convoi, précédé de motards et de véhicule de police toutes sirènes hurlantes, roule à vive allure. Il en sera de même sur le trajet menant à l’aéroport international Hassan Djamouss, jusqu’au pavillon présidentiel. Avant de s’envoler pour le Mali, le chef de l’État a tenu à rendre un hommage appuyé aux soldats tchadiens tombés au champ d’honneur dans les contreforts de l’Adrar des Ifoghas, dans la Région de Kidal, dans le Nord du Mali. À son arrivée au cimetière, où reposent les corps d’une trentaine de soldats tchadiens tués au Mali, le commandant de la troupe lui a présenté le déroulé de la cérémonie qui consiste à passer en revue la haie d’honneur, suivi du dépôt de la gerbe de fleurs, au pied du monument des soldats tchadiens tombés au Mali, la sonnerie aux morts et le recueillement sur les tombes. Le cimetière qui leur est dédié est bien entretenu. Les tombes des soldats sont badigeonnées de couleur blanche. Cette couleur symbolise la pureté de l’âme des défunts. DETTE DE SANG – Le chef de l’État a été accueilli par une haie d’honneur composée exclusivement d’officiers supérieurs de tous les corps de l’Armée nationale tchadienne (des généraux, en passant par les colonels et lieutenant-colonels), la fanfare de l’état-major général des Armées. Ensuite, le président Bah N’Daw s’est recueilli sur les tombes, avant de se prêter au cérémonial du dépôt de la gerbe de fleurs. La sonnerie aux morts a retenti mettant fin à ce moment de recueillement, à la fois solennelle et symbolique. Le chef de l’État malien a exprimé, avec une vive émotion, son respect et a remercié le président tchadien, le maréchal Idriss Deby Itno, l’Armée nationale tchadienne pour leurs contributions inestimables. “À ces soldats tchadiens qui reposent dans ce carré des Martyrs, la Nation malienne leur est éternellement reconnaissante”, a déclaré le président Bah N’Daw. Ce cimetière pourrait devenir un lieu où les Maliens résidents ou de passage peuvent se recueillir sur les tombes des soldats tchadiens, afin de leur rendre hommage pour leur sacrifice suprême et pour la dette de sang du Mali envers ce peuple réputé de guerriers dans l’âme. Le maréchal Idriss Deby Itno en a donné, en maintes reprises, la preuve. Il n’a pas hésité à voler au secours du Mali attaqué par des hordes djihadistes et terroristes. Il a revêtu sa tenue militaire pour accompagner, personnellement, le premier contingent militaire tchadien jusqu’à la frontière avec le Niger. Avant de quitter ses troupes, il leur a livré ce message: « On ne poursuit pas le lion en suivant ses traces, il faut le chercher et l’affronter frontalement. Allez, vous n’allez pas revenir tous vivants, mais, terrassez ce lion! » Des dizaines de vaillants et intrépides soldats ont laissé leur vie dans le sable de l’Adrar des Ifoghas. L’engagement tchadien aux côtés du Mali ne s’est jamais démenti. Le maréchal Idriss Deby Itno a pris la décision d’envoyer 1.200 soldats tchadiens pour renforcer les troupes du G5 Sahel, aussitôt la conférence de N’Djaména close.

Au Tchad, le président Bah N’daw a exhorté nos compatriotes au respect des lois du pays d’accueil

Envoyé spécial Moriba COULIBALY N’djaména, 17 fév (AMAP) Le président de la Transition, Bah N’Daw, a rencontré, mardi après-midi, à N’djaména, la communauté malienne vivant au Tchad dans l’enceinte de l’ambassade du Mali au Tchad qu’il a exhortée a respecter les lois de leur pays d’accueil. Au cours de cette rencontre, tenue après les travaux de la Coalition pour le Sahel, Bah N’Daw s’est réjoui de l’entente entre nos compatriotes et les a vivement exhortés “au respect strict des règles et des lois du pays hôte”. « Restez toujours à l’écoute de votre ambassadeur qui, comme vous l’avez vous-mêmes attesté, saura vous donner les conseils nécessaires pour rendre votre séjour moins pénible”, a dit le président de la Transition. “Et surtout, j’insiste la-dessus, respectez les lois de ce pays, ne transgressez pas les règles ! », a dit le président Bah N’Daw, avant de rassurer nos compatriotes de sa disponibilité et celle de son gouvernement à promouvoir la paix et la stabilité du Mali. Auparavant, l’ambassadeur Sadio Gassama et le porte-parole de la communauté malienne vivant au Tchad, Alou Traoré, ont remercié les autorités tchadiennes pour l’hospitalité dont jouissent les Maliens installés dans ce pays. Tous les deux ont assuré qu’il règne une communion entre nos compatriotes. M. Traoré, technicien en dessin bâtiment, installé au Tchad depuis 2004, a indiqué que la chancellerie ne ménage pas ses efforts pour rendre le séjour de nos compatriotes “le plus agréable possible et fait de sorte que chacun se sente chez soi comme des Maliens en terre natale”. L’ambassade du Mali au Tchad a été créée en septembre 2017. L’ambassadeur Sadio Gassama a signalé que c’est la première fois que la chancellerie reçoit une visite de haut rang en la personne du président de la Transition. Il lui a souhaité la bienvenue ainsi qu’aux membres de sa délégation. Les relations entre les deux pays sont d’ordre historique et socio-culturel. “Elles sont à l’image de celles entre les deux chefs d’État qui entretiennent des relations privilégiés d’amitié et de fraternité comme l’atteste la coopération de part et d’autre”, a dit l’ambassadeur du Mali. C’est grâce “à cette coopération agissante: que notre pays a ouvert sa représentation diplomatique à N’djaména. Plusieurs accords de coopération existent entre nos deux pays, notamment dans le domaine socio-économique et sécuritaire. Ces accords permettront, dans les jours à venir, d’instaurer une véritable coopération. Il s’agit, a rappelé l’ambassadeur Gassama, “de l’accord relatif au service aérien entre les deux pays, celui sur la protection et la promotion réciproques des investissements, l’accord cadre de coopération, celui portant création de la Grande commission mixte de coopération et, enfin, celui relatif à la coopération culturelle, scientifique et technique”. L’organisation de la Grande commission mixte “permettra de donner un contenu plus concret à ces différents axes de coopération et de maintenir le dialogue politique entre les deux pays, en vue d’échanges permanents réciproques”. Avant de rencontrer les Maliens du Tchad, Bah N’Daw a accordé des audiences à la secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), la Rwandaise Louise Mushikiwabo et au président directeur général de la Banque arabe pour le développement économique de l’Afrique (BADEA), le Mauritanien Sidi Ould Taha. À sa sortie d’audience, Mme Mushikiwabo a déclaré avoir eu, avec le chef de l’État malien, “des échanges sur la situation actuelle, sur l’avancée de la Transition et les difficultés rencontrées”. “Je lui ai réaffirmé l’engagement de la Francophonie à appuyer le Mali. J’ai bénéficié, à l’occasion, du soutien des chefs d’État des pays africains lors de ma candidature au poste de secrétaire générale de l’organisation. Il est un devoir pour moi de venir réitérer non seulement mes remerciements mais, aussi, de confirmer toute la disponibilité de l’organisation à appuyer le Mali”, a dit Louise Mushikiwabo. Elle a ajouté avoir informé le chef de l’État qu’une délégation de l’OIF arrivera, dès la semaine prochaine, à Bamako pour rencontrer les autorités administratives et politiques “afin de préciser les actions que l’OIF peut soutenir, notamment pendant la Transition”. Elle a souligné que le Mali est, pour la Francophonie, “un pays très important un pays dont la stabilité affecte ses voisins et d’autres de la sous-région”. Il y a, quelques mois, la secrétaire générale de l’OIF, lors de son passage à Bamako, a rencontré le président de la Transition. Le Président directeur général de la BADEA, Sidi Ould Taha, a passé en revue tous les projets financés par son institution au Mali et, aussi, recueilli les attentes et initiatives du président et du gouvernement maliens que la BADEA pourrait financer. Cette institution multilatérale et un instrument de la coopération économique entre le monde arabe et l’Afrique. “Elle est opérationnelle depuis 1975 et intervient dans plusieurs domaines de coopération, en particulier les infrastructures routières, l’électrification rurale et, plus récemment, dans la riposte contre la Covid-19, a détaillé”, son Pdg.  

Lutte contre le terrorisme : La France maintient son dispositif

Par Issa DEMBÉLÉ Bamako, 17 fév (AMAP) Les priorités opérationnelles définies à Pau ont permis d’obtenir des résultats probants et de «sauver, une deuxième fois, le Sahel », selon le président français qui entend maintenir cette dynamique. Ainsi, Emmanuel Macron a annoncé, hier lors d’une conférence de presse, que la France ne réduirait pas “dans l’immédiat” ses effectifs militaires au Sahel. Il a motivé ce choix en expliquant qu’il «serait paradoxal d’affaiblir notre dispositif au moment où nous disposons d’un alignement politique et militaire favorable à la réalisation de nos objectifs». Barkhane est donc maintenue dans son format actuel, alors qu’il envisageait il y a encore quelques semaines d’amorcer un retrait dès ce début d’année en rappelant les 600 soldats envoyés en renfort au Sahel il y a un an. Ce schéma est, pour le moment, écarté par le président français qui a estimé que «retirer massivement les hommes (…) serait une erreur ». Mais, a insisté le président français, «des évolutions sans doute significatives seront apportées à notre dispositif militaire au Sahel en temps voulu mais elles n’interviendront pas dans l’immédiat ». Par ailleurs, “la mobilisation internationale en faveur du Sahel n’a au fond jamais été aussi puissante”, a déclaré Emmanuel Macron en remerciant les pays européens participant au nouveau groupement de forces spéciales Takuba, “qui acceptent ainsi de mutualiser le risque du sacrifice ultime que prennent nos soldats”. La France compte sur cette force pour réduire sa voilure au Sahel. Notre objectif, a révélé Macron, «c’est d’arriver à 2.000 hommes sur Takuba, avec un pilier français autour de 500 hommes, dans la durée, et une coopération avec les armées de la région, avec plusieurs emprises mais à chaque fois en appui, avec des militaires qui seraient là dans la durée aux côtés des militaires sahéliens, ce qui est une logique différente de celle des Opex ». Soulignant l’importance du travail abattu depuis le Sommet de Pau, le président français a affirmé que “nous avons réussi à obtenir de véritables résultats dans la zone des trois frontières” et le principal groupe visé, l’organisation État islamique au grand Sahara (EIGS), “a perdu son emprise et subit de nombreuses pertes”. En dépit des succès tactiques, il a estimé que les organisations affiliées à Al-Qaïda, le GSIM (Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans) et la katiba Macina, “dont la plus haute hiérarchie continue à nourrir un agenda terroriste”, constituent toujours une menace au Sahel’’. Il a promis une “action renforcée” pour “essayer d’aller décapiter ces organisations”. Emmanuel Macron a également salué la décision annoncée par le président tchadien, Idriss Déby Itno, d’envoyer 1.200 soldats dans cette zone des trois frontières. Une décision forte qui viendra conforter la force du G5 Sahel.    

Bankass : World Vision remet des dons aux élèves déplacés et organise une course de chevaux pour la cohésion sociale

Bankass, 17 février (AMAP) L’ONG World Vision a remis dans la journée du 13 février dans la cour de l’établissement scolaire joseph Yaro, des dons de vivres à 100 élèves déplacés venus des communes de Diallassagou, Tori, Sokoura, Ouenkoro et Baye, dans le Cercle de Bankass, a constaté l’AMAP. C’était en présence du 2é vice-président du Conseil de cercle, Amadou Togo, du Directeur du centre d’animation pédagogique, Bassirou Ongoiba, des conseillers pédagogiques, des représentants de l’ONG World Vision et les bénéficiaires. Le don de vivres est composé de 50kg de riz, 5 litres d’huile, 6kg de mil, un sachet de lait, un paquet de Maggie, du sel pour chaque élève déplacé. Le dimanche, 14 février, la délégation locale de la chambre d’agriculture(DLCA) en collaboration avec le Conseil de Cercle de Bankass ; avec l’appui financier de l’ONG World Vision, ont organisé une course hippique dans le cadre de la paix et de la cohésion sociale, suivie d’un message de sensibilisation sur la covid19, au terrain des cavaliers à 16 h. Etaient présents à cet évènement, le préfet intérimaire, Abou Diarra, préfet Adjoint, le sous-préfet central, Oumar Hamadoun Touré, le président du Conseil de Cercle, Amadou Yaro, le maire de la Commune de Bankass , Allaye Guindo, le chef de village seydou Guindo, le manager de zone nord- sud de l’ONG World Vision,  Daga Dabou,  le cluster Programs Manager de World Vision Mali, André Yebedié Dialla, les chefs des services techniques et des représentants de la société civile. Le chef de village a, dans son allocution, souhaité la bienvenue à la délégation avant de faire des bénédictions pour que la paix revienne dans le cercle de Bankass. Le maire de la commune, a, pour sa part, salué et remercié l’ONG World Vision pour cette belle initiative avant d’affirmer que les mots lui manquent aujourd’hui puisqu’il s’agit de la paix. Il a invité les jokers au faire Play car, de son avis, c’est Bankass qui gagne et puis il s’agit de la paix. Le président du Conseil de Cercle Amadou Yaro a, pour ce qui le concerne, remercié World Vision pour les efforts consentis dans le Cercle de Bankass, avant de remercier les organisateurs et souhaiter que cette compétition soit un message de paix et de vivre ensemble. « Nous appuyons cette initiative parce qu’en tant que acteur privilégié qui intervient dans le domaine de la consolidation de la paix au niveau des communautés, nous avons jugé utile que ça soit une opportunité de pouvoir appuyer cette initiative, nous profitons aussi de faire des dons de vivres à 100 élèves déplacés du CAP de Bankass et de Sokoura pour apaiser leur souffrance et qu’ils puissent continuer leurs études. Nous avons jugé utile aussi à travers cette course hippique de sensibiliser les communautés sur covid19. Il est important d’inviter les leaders communautaires de s’investir pour la paix » a déclaré le manager de zone nord sud de l’ONG World Vision, Daga Dabou. Le président de la délégation locale de la chambre d’agriculture, Allaye Yaro a fait des bénédictions pour le retour de la paix avant de de donner les détails sur la course des chevaux du Cercle de Bankass et de Koro pour la cohésion sociale. Le préfet de Cercle intérimaire Abou Diarra a pris la parole pour saluer les invités et remercier le partenaire financier avant de déclarer le début de la course hippique pour la paix. La commission d’organisation de la compétition a aligné 30 chevaux. Les cavaliers en tenue verte pour le 1er tour, ont parcouru un tour du terrain et 3 d’entre eux ont été retenus. Le 1er prix (30000FCFA) est revenu à Adou Guindo de Djimboye, le 2e prix (20 000FCFA) est revenu à Hassimi Guindo de Ogotena et le 3e (15 000FCFA) à Allaye Guindo Ogotena. Les 29 cavaliers en tenue jaune ont parcouru un tour et demi du terrain et le 1er prix (75 000FCFA) est revenu à Baba Guindo du quartier Djimboye, le 2e prix (50 000FCFA) à Amadou Guindo du village Dinsagou et le 3e prix(30000FCFA) à Ousmane Guindo du village Tanganaboye Le 3e tour avec 28 chevaux, a été couru en deux tours du terrain par les cavaliers en rouge et sur les 4 retenus, le 1er prix (150 000FCFA) est revenu à Amadou Guindo du village de Densagou. Le prix a été remis par le manager de World Vision, André Yebedié. Le 2e prix (125 000FCFA) est revenu à Belco Guindo du village de Sinda (Koro), prix remis par le préfet de Cercle, Abou Diarra. Le 3e prix (100 000FCFA) qui est revenu à Bakari Guindo du village de Sogara (Bankass) a été remis par le maire de la commune de Bankass, Allaye Guindo et le 4e prix (50 000FCA) revenu à Elhadj Mamadou Guindo du village d’Otekanda (Koro), a été remis par le Chef secteur Agriculture de Bankass, Guindo Alaye. AKG/KM (AMAP)

Sahel : Pas de réduction d’effectifs de Barkhane (Macron)

Bamako, 16 fév (AMAP) « Si la France ne cache pas vouloir réduire sa présence militaire au Sahel, le président français n’a finalement pas évoqué, mardi, de réduction des effectifs de l’opération anti-djihadiste, Barkhane, qui compte actuellement quelque 5.100 hommes au Sahel », rapporte la rédaction de Europe 1 qui estime qu’il serait « paradoxal » d’affaiblir ce dispositif à l’heure actuelle. L’idée de la réduction des effectifs militaires de la Force Barkhane a fait des frayeurs dans les milieux décisionnels du Sahel. Mais le président français, en annonçant clairement que cette idée n’est pas à l’ordre du jour, vient de rassurer ses pairs réunis à N’djaména, au Tchad, en sommet du G5 Sahel. Emmanuel Macron s’exprimait sur le sujet, mardi, lors d’une conférence de presse à Paris. «Des évolutions sans doute significatives seront apportées à notre dispositif militaire au Sahel en temps voulu mais elles n’interviendront pas dans l’immédiat», a-t-il déclaré, en marge du sommet du G5 Sahel à N’Djamena, en expliquant qu’il serait paradoxal d’affaiblir notre dispositif au moment où nous disposons d’un alignement politique et militaire favorable à la réalisation de nos objectifs ». Le président Macron, qui était annoncé au sommet, n’y a finalement participé qu’en visioconférence depuis Paris. Le sommet G5 Sahel réunissait, lundi, à N’Djamena, cinq pays du Sahel : Mali, Burkina Faso, Niger, Mauritanie et Tchad, censé dresser un bilan des actions menées depuis le sommet de Pau (sud-ouest de la France) il y a un an. Le président français a, également, appelé à « décapiter » les groupes djihadistes affiliés à Al-Qaïda qui constituent toujours une menace au Sahel, et exhorté les pays de la région au « sursaut » politique et à un retour de l’Etat dans les territoires délaissés. Le président tchadien, Idriss Déby Itno, a annoncé, lundi soir, l’envoi de 1.200 soldats dans la zone dite des « trois frontières », entre le Mali, le Niger et le Burkina Faso, pour lutter contre les djihadistes. L’annonce a été faite en marge du sommet du G5 Sahel, dans un tweet de la présidence tchadienne. AC/MD (AMAP)  

Gao : Course à l’identification des véhicules non immatriculés, après la mesure du gouverneur

Gao, 16 fév (AMAP) Plusieurs propriétaires affluent vers la Direction régionale des transports terrestres et fluviaux de Gao (Nord), pour immatriculer leur véhicule, après l’annonce radiodiffusée, le weekend dernier, de l’interdiction de circulation de tout véhicule non immatriculé entre les villes, villages, hameaux et campement sur toute l’étendue de la région de Gao. Warhass Ag Agoutalas, un usager que le correspondant régional de l’AMAP a rencontré à la Direction régionale des transports terrestres et fluviaux, est venu pour mettre en règle son véhicule. « C’est une bonne initiative parce que c’est plus sûr qu’un numéro étranger. Je demande à tous les propriétaires de véhicules de se conformer à cette décision du gouverneur », a-t-il dit, après avoir « écouté et entendu le message des autorités ». Quant au directeur régional des transports terrestres et fluviaux, Amadou Kouyaté, il a rappelé que l’identification des véhicules non immatriculé a commencé en 2018 mais n’a pas duré trois mois. Selon lui, il a fallu l’arrivée du nouveau gouverneur de la Région de Gao, le général de brigade, Moussa Traoré pour reprendre cette opération, suite à des assassinats ciblés et autres actes de violences et d’insécurité. Pour lui, le gouverneur a été catégorique dans sa décision parce que tout véhicule non conforme à la décision sera arrêté et conduit là où il peut être sécurisé. Les sanctions concernent, aussi, les chauffeurs des véhicules non immatriculés. « Depuis l’annonce de la décision, plusieurs usagers affluent vers nos services. C’est des véhicules de seconde main qui viennent de pays étrangers (la France, la Mauritanie, l’Algérie, le Niger, le Burkina-Faso et autres) mais qui ne sont pas en règle. Parce qu’ils n’ont pas de carte grise malienne, ni de documents de visite technique. Ils ne sont pas, non plus, assurés », a fait constater M. Kouyaté. Actuellement, les services techniques procèdent à une identification temporaire qui se fait sur la basée des quatre derniers chiffres du châssis du véhicule. «  Du 15 au 16 février 2021, nous avons enregistré plus de 200 véhicules », a révélé le directeur régional de l’office national des transports de Gao. « L’initiative du gouverneur est à saluer mais il est mieux d’aller vers une immatriculation normale. C’est à partir du dédouanement que la Direction des transports peut procéder à l’immatriculation des véhicules. Je pense que nous devons aller vers des mesures plus importantes que l’identification parce que de 2018 à 2021, la Direction régionale a identifié plus de 5.000 véhicules qui n’ont pas de plaques d’immatriculation nationale et constitue donc un manque à gagner pour l’Etat et pour la région », a conclu le directeur régional des transports terrestres et fluviaux. AT/MD (AMAP)

Rencontre de la Coalition pour le Sahel: Deux grands projets dans le pipeline

Envoyé spécial Moriba COULIBALY N’djaména, 16 fév (AMAP) Le président en exercice des chefs chefs d’État du G5 Sahel, le chef de l’Etat tchadien, Idriss Deby Itno, a présidé, mardi, la rencontre de la Coalition pour le Sahel qui a annoncé deux grands projets régionaux. “Les pays du G5 Sahel se sont engagés à réaliser des zones de grands projets, en particulier le projet ferroviaire transsaharien qui va de Nouakchott, en Mauritanie, à N’Djamena, au Tchad. Il pourrait avoir une prolongation, de l’océan Atlantique, vers les pays de la bordure de la Mer rouge”, a expliqué le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Zeïni Moulaye, faisant le point de cette rencontre. Le chef de la diplomatie malienne a ajouté que le 2è projet intégrateur est la création d’une compagnie aérienne de l’espace G5 Sahel, en vue de faciliter les mouvements de populations d’un pays du Sahel à un autre. “L’enclavement de la plupart des pays de l’espace G5 Sahel fait que les populations éprouvent des difficultés à rallier les États entre eux. Les partenaires ont marqué un intérêt pour la réalisation de ces deux projets”, a annoncé le ministre malien. Cette rencontre a vu la participation des chefs d’Etat de l’organisation sahélienne élargie au président sénégalais, Macky Sall. Les partenaires internationaux ont, aussi, pris part à ces travaux, aussitôt après la clôture de la conférence des chefs chefs d’État. Selon Zeini Moulaye, il y a une dimension de développement durable à prendre en compte. “Tous les participants ont été unanimes à mettre l’accent sur le développement humain, le développement local durable afin de mettre les populations dans les meilleures conditions de vie et de travail, en même temps que la sécurité et la stabilité sont indispensables pour notre Région sahélienne’, a dit Zeini Moulaye. La rencontre au sommet de N’Djamena a été l’occasion d’examiner toutes les décisions prises lors du sommet de Pau, en France, l’année dernière. Les États, les organisations internationales et les organismes financiers internationaux se sont prononcés sur la feuille de route de Pau et se sont engagés à son accomplissement. Ils ont pris l’engagement d’apporter des contributions financières, de participer, de façon plus renforcée qu’auparavant, afin de marquer leur solidarité envers le Sahel. “Tous ces partenaires ont reconnu un destin commun à toutes les problématiques du Sahel. Tout ce qui touche le Sahel impacte le reste du monde, en particulier l’Europe. Sur les aspects sécuritaires, tous les intervenants sont unanimes à reconnaître que depuis le sommet de Pau, il y a eu des avancées très notables, des résultats incontestables. Mais, cela ne suffit pas à ramener la paix et la stabilité dont nous avons besoin”, a dit Zeini Moulaye. Le président en exercice a assuré ses pairs qu’il veut marquer le pas et imprimer une empreinte indélébile aux réalisations de l’organisation sahélienne. « Assez de discours, il faut des actes et actions concrètes. Je veux imprimer une cadence plus accélérée à nos actions », a-t-il déclaré. « Pour qui connaît ce chef d’État pour ce qu’il a fait par le passé et pourrait faire aujourd’hui, on peut être optimiste pour ce mandat et pour l’avenir de l’espace G5 Sahel « , a conclu le ministre Zeïni Moulaye.  

Aucun cas d’Ebola n’est enregistré au Mali (Ministre en charge de la Santé)

Bamako, 16 fév (AMAP) Le ministre de la Santé et du Développement social annonce qu’« à ce jour, le Mali n’a enregistré aucun cas de la maladie à virus Ebola », après l’apparition de nouveaux cas de la maladie à virus Ebola, en Guinée voisine. Dans un communiqué publié, lundi, le gouvernement malien, à travers le département en charge de la Santé, annonce des mesures préventives contre la Maladie à virus Ebola et précise que les services techniques de la Santé, en collaboration avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS), demeurent mobilisés pour l’application de ces mesures. Il s’agit de renforcer la surveillance épidémiologique et le dispositif de contrôle sanitaire aux frontières, mais aussi de sensibiliser la population. Le ministre indique, également, que son département œuvre à préparer les formations sanitaires à la mise en place d’unités d’isolement et de prise en charge et à initier des activités de prévention et de lutte contre la maladie. “À ces mesures, s’ajoute le renforcement de la coopération sanitaire avec les pays concernés”, souligne le ministre de la Santé qui assure que «toute les dispositions sont prises pour la prévention et la riposte à l’épidémie» sur le territoire national. Le ministère indique avoir réuni, dès l’annonce de réapparition de la maladie, «tous les acteurs nationaux, les partenaires techniques et financiers et l’ex-coordinateur de la lutte contre la maladie à virus Ebola au Mali». Depuis quelques jours, une résurgence de l’épidémie d’Ebola est signalée en Guinée. Les autorités de ce pays ont confirmé cinq décès liés au virus et douze cas suspects ou confirmés, tout en annonçant des mesures de riposte. MT/MD (AMAP)

Sommet de N’djaména : Le G5 Sahel apporte son soutien aux efforts de paix du Mali

Envoyé spécial Moriba COULIBALY N’djaména, 16 fév (AMAP) Le G5 Sahel dont les travaux de la 7è session ordinaire de la Conférence des chefs d’État, se sont ouverts, lundi à N’Djamena, au Tchad, a apporté son appui au processus de négociation avec les groupes armés initié par le président de la Transition Bah N’Daw. “Nous soutenons les efforts de dialogue politique entre le gouvernement de la Transition dirigé par le président Bah N’Daw et les différentes parties pour la mise en oeuvre de l’Accord d’Alger pour la paix et la réconciliation au Mali. Nous suivons avec une grande attention les conclusions des travaux du Comité de suivi de l’Accord et exhortons tous les acteurs maliens à travailler pour une paix durable dans ce pays frère », a souligné le maréchal Idriss Deby Itno, nouveau président en exercice de l’Organisation sahélienne. La situation sécuritaire difficile que traverse le Mali n’a pas laissé indifférent le G5 Sahel. “La paix au Mali doit constituer un point majeur de notre préoccupation prioritaire et de développement du G5 Sahel. La consolidation de la paix et de la sécurité dans le Sahel reste la condition sine qua non pour la réussite de notre entreprise,” a rappelé le président en exercice. Les efforts diplomatiques, sous l’égide du président de la Transition, Bah N’Daw, pour sensibiliser ses pairs sur les enjeux, d’une part, de la Transition et, d’autre part, l’adhésion des chefs d’État du G5 Sahel au processus de négociation avec les groupes armés terroristes et djihadistes ont porté fruit. Les rideaux sont sont donc tombés sur la 7è session ordinaire de la Conférence des chefs d’État du G5. Le président en exercice sortant, le Mauritanien Mohamed Ould Cheikh Ghazouani a passé le drapeau de l’organisation à son homologue du Tchad, le maréchal Idriss Deby Itno, qui présidera aux destinées de l’Organisation sahélienne pour un mandat. Ce dernier a remis le drapeau au secrétaire exécutif du G5 Sahel, Maman Sambo Sidikou. Le président tchadien s’est réjoui de la confiance de ses pairs pour la 2è fois. “Le Tchad a l’honneur d’assurer la présidence du G5 Sahel et il exercera ce mandat avec le concours de tous, car depuis la naissance de notre organisation, tout le monde a fait montre d’une solidarité sans faille”, a souligné le nouveau président en exercice. « Notre détermination et engagement à soutenir le G5 Sahel n’ont jamais fait de doute. Nous avons toujours oeuvré à l’unisson quand il a été question de prendre les grandes décisions pour la survie et la bonne marche de notre institution », a fait remarquer le maréchal Idriss Deby Itno. SUCCÈS DIPLOMATIQUE DU MALI – Le nouveau président en exercice de l’Organisation sahélienne est conscient des enjeux et défis qui l’attendent pour son 2è mandat. « Avec ce sommet, nous entrons dans la 2è année d’un contexte extrêmement difficile de l’existence de notre organisation. Contexte marqué par cette pandémie de Covid-19 qui nous déclare une guerre sans merci. Autant nous faisons face au terrorisme avec une grande détermination, autant notre combat contre la Covid-19 se fera avec la même determination”, a déclaré le président Idriss Deby Itno. Le sommet de Pau, de l’année dernière, a marqué une étape cruciale dans le partenariat du G5 Sahel. Il a donné une grande impulsion aux orientations et actions de lutte contre le terrorisme et le développement dans le Sahel. « Nous nous réjouissons des résultats obtenus en si peu de temps, grâce à la feuille de route que nous avons adopté ensemble et à la fréquence de son suivi”, a dit le chef de l’Etat tchadien. Il a salué « l’action exemplaire de la Task Force Takuba et de Barkhane qui constituent la preuve de la mutualisation des efforts que nous appelons de tous nos voeux”, ajoutant que la Coalition pour le Sahel est un instrument clé du partenariat du G5 et “qui nous permettra de mutualiser efficacement nos efforts, mobiliser nos ressources et coordonner nos initiatives pour cette lutte”. POIDS DE LA DETTE – Idris Deby Itno a précisé qu’en matière de lutte contre le terrorisme, la stratégie militaire de l’organisation sahélienne “gagnera en efficacité si la force conjointe G5 Sahel et les forces armées des pays membres du G5 Sahel montent en puissance”. Selon lui, la force conjointe G5 Sahel reste le point central du dispositif sécuritaire régionale. Le président tchadien a invité les États membres à s’atteler à une autonomisation complète de la force conjointe G5 Sahel en la dotant de moyens financiers et logistiques propres. « C’est à cette condition qu’elle pourra développer toutes ses capacités opérationnelles réelles sur le terrain », a-t-il souligné. “La situation socio-économique de nos pays n’est pas très reluisante et ne permet pas de faire face seuls et, surtout, efficacement aux grands défis actuels. Le poids de la dette se fait sentir et plombe nos efforts de développement. Nos plans de développement peinent à atteindre le taux d’exécution escompté, faute de financements conséquents”, a fait constater le nouveau président en exercice du G5 Sahel. Face à tous ces défis, il a appelé les pays membres “à réagir spontanément et vite”. “À propos des solutions idoines de sortie de crise, l’annulation de la dette est une piste que nous devons explorer. La mobilisation de financements conséquents pour la mise en oeuvre de projets et programmes inscrits dans les principaux instruments de développement du G5 Sahel doit constituer l’une de nos principales priorités », a conclu le président en exercice avant de déclarer clos les travaux de la session.