L’idée du dialogue avec les terroristes fait son petit bonhomme de chemin
Par Dieudonné DIAMA Bamako, 16 fév (AMAP) Le Dialogue national inclusif de 2019, au Mali, a fait l’option de pourparlers avec les terroristes maliens. Nos partenaires, notamment la France et les Nations unies, réticentes dans un premier temps, ont récemment infléchi leur position. Cette question pourrait s’inviter dans les discussions des chefs d’Etat lors du sommet des pays du G5 Sahel et de la France, qui se tient ,à N’Djamena, au Tchad, dans un contexte particulier. Les groupes terroristes continuent d’étendre leur présence dans la région du Sahel et au-delà, en dépit des lourdes pertes qui leur sont infligées à travers des opérations conjointes menées par Barkhane et les armées nationales. Compte tenu de cette situation, nul doute que la question du dialogue avec les extremistes islamistes sera l’un des sujets de la rencontre de N’djaména. Le sujet sera d’autant plus facile à aborder que la France et les Nations unies qui étaient farouchement opposées à toutes négociations avec les terroristes ont récemment infléchi leurs positions. Il faut rappeler que le sujet du dialogue fait débat dans notre pays depuis longtemps. Lors de la Conférence d’entente nationale en 2017, la question a été abordée par des participants. Le Dialogue national inclusif (DNI) en décembre 2019 a formulé carrément une recommandation allant dans le sens d’ouvrir des pourparlers avec les Maliens qui guerroient pour imposer la charia dans un pays où l’islam est déjà la religion dominante depuis des siècles. Un rapport publié le 28 mai 2019 par l’International Crisis Group avait encouragé notre pays à aller dans ce sens, estimant que pour sortir de l’impasse, le dialogue avec les «djihadistes» et leurs soutiens devait être une option à prendre très au sérieux par les autorités maliennes. L’ONG reconnaissait que le chemin du dialogue restait semé d’embuches à cause des exigences des terroristes, ainsi que les liens qu’ils entretiennent avec d’autres groupes transnationaux. Amadou Kouffa et Iyad Ag Ghali posent comme condition l’instauration de la charia dans un pays où la tradition républicaine est bien enracinée. Ils réclament aussi le départ des troupes étrangères (Minusma et Barkhane). En plus, ils n’ont sans doute pas toutes les cartes en main pour ouvrir d’éventuelles négociations. Ils sont tenus de s’en référer à leur organisation mère en l’occurrence AQMI, elle-même affiliée à Al Qaeda. Sur la question, Dr Aly Tounkara, directeur du Centre des études sécuritaires stratégiques au Sahel (CE3S), rappelle l’impuissance des forces étrangères et des forces armées maliennes à éradiquer militairement la menace terroriste. Cela dure depuis 2013. « Aujourd’hui, quand on regarde les trajectoires des groupes radicaux violents, que ce soit en Afghanistan, en Irak et récemment en Syrie, on se rend compte que les puissances ont toutes été réticentes à engager le dialogue avec eux mais ont toujours fini par l’admettre. C’était le cas avec les états-Unis en Afghanistan où ils étaient fermes à ne pas dialoguer avec les talibans, mais très vite, ils se sont rendus compte que les seules réponses militaires ne suffisent… », indique le chercheur. Pour lui, ces hypothèses sont aussi plausibles dans le contexte malien. Pour Dr Aly Tounkara, aucun pays n’est parvenu à vaincre le terrorisme avec seulement les armes. Mais, nuance-t-il, lorsque notre pays opte pour le dialogue, il y a des lignes rouges à ne pas franchir : le caractère laïc de l’état et sa forme républicaine. Malgré les obstacles quant à son aboutissement, la question du dialogue est revenue plusieurs fois dans le discours des autorités maliennes. L’ancien ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Boubacar Alpha Bah, avait, au cours d’une interview sur une radio étrangère, clairement exprimé la position du Mali. « Nous sommes d’accord sur le principe et nous y travaillons déjà », avait-il annoncé. Après sa nomination comme Haut représentant du président pour le Centre du Mali, Pr Dioncounda Traoré, avait indiqué avoir «personnellement envoyé des émissaires pour discuter avec Amadou Kouffa et Iyad Ag Ghali». Mieux, l’ancien président Ibrahim Boubacar Keïta n’avait pas fermé la porte à une éventuelle négociation lors d’une intervention. FRUIT DU DIALOGUE – Il faut rappeler que plusieurs otages au Mali ont été libérés suite aux négociations avec leurs ravisseurs appartenant à des organisations terroristes. Le dernier cas est celui de feu Soumaïla Cissé et de trois Occidentaux. L’ex-chef de file de l’opposition avait été enlevé le mercredi 25 mars 2020 en pleine campagne pour les législatives à Niafunké. Après 198 jours entre les mains de ses ravisseurs, il a été libéré suite à des négociations avec trois autres otages. Le président du Comité de crise Ousmane Issoufi Maïga a clairement reconnu dans un communiqué que «la libération de ces personnalités enlevées par les filiales du Groupe de soutien à l’Islam et aux musulmans (GSIM) a été obtenue grâce aux efforts conjugués des services de renseignement, des Forces armées et de sécurité, des partenaires du Mali et de la cellule de crise». Après la libération de Soumaïla Cissé, le chercheur Aly Tounkara avait estimé que cela pourrait être un pont pour le dialogue avec les groupes radicaux violents. « La libération de Soumaïla Cissé pourrait constituer déjà un pont car beaucoup de personnalités qu’elles soient à Bamako ou relevant des chefferies locales y ont été impliquées. Ces personnalités apparaissent déjà comme un pont pour l’état central du Mali et il ne faut plus accepter que ce pont soit coupé », avait-il conseillé. L’imam Mahmoud Dicko pourrait être l’une des têtes de pont du dialogue. Il a maintes fois exprimé sa disponibilité à œuvrer pour que les Maliens se parlent pour mettre fin à la violence. Dans son dernier Manifeste, il a réitéré son entière dédicace au dialogue pour instaurer la paix entre les communautés. FLÉCHISSEMENT DE POSITIONS – L’insistance des Maliens à vouloir se parler a sans doute eu raison des réticences de nos partenaires étrangers. Les Nations unies, à travers le secrétaire général, semblent favorables à un dialogue avec « certains groupes extrémistes ». « Il y aura des groupes avec lesquels on pourra parler et qui auront intérêt à s’engager
Mali : Le diplomate mauritanien El Ghassim Wane pressenti à la tête de la MINUSMA
Bamako, 15 fév (AMAP) Le diplomate mauritanien, El Ghassim Wane, est pressenti à la tête de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), en remplacement de Mahamat Saleh Annadif qui doit quitter ses fonctions en avril pour diriger le Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (UNOWAS) basé à Dakar, au Sénégal, annonce le site Africa Intelligence. Selon ce site dont l’information n’est pas encore confirmée par l’ONU, M. Annadif devrait, aussi, remplacer Mohamed Ibn Chambas à l’UNOWAS. Selon le site d’information, M. Wane a bénéficié du soutien de Paris, mais sa candidature a été confrontée à une forte opposition du Département d’État américain « pendant près d’un an, apparemment à cause d’une réticence à voir quelqu’un de l’un des États voisins du Mali diriger la MINUSMA ». Mais dans les coulisses, Washington cherchait avant tout à assurer une position stratégique au diplomate américain David Gressly, actuellement numéro deux de la Mission de stabilisation de l’ONU en RDC (MONUSCO). « Le poste de haut niveau à la MINUSMA a semblé faire l’affaire pendant un certain temps, mais à la fin, Gressly se dirige vers la mission de l’ONU au Yémen », au moment où la nouvelle administration de Joe Biden tente de peaufiner sa position dans le conflit de ce pays. Outre Wane, les noms de deux autres candidats ont circulé au Conseil de sécurité de l’ONU à la mi-2020. Il s’agit de l’ancien médiateur de l’Union africaine (UA) pour le Soudan, Mohamed El Hacen Ould Lebatt, et Bintou Keita, qui vient de prendre la tête de la MONUSCO. El Ghassim Wane a longtemps travaillé au sein des Nations unies. En décembre 2015, Ban Ki-moon l’a nommé au poste de secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix, qu’il a occupé jusqu’en 2017. Il a, ensuite, servi (jusqu’en 2019) comme chef d’état-major de Moussa Faki Mahamat à l’UA, où il était précédemment directeur du Département Paix et Sécurité de la Commission. L’année dernière, M. Wane a été candidat potentiel pour diriger la Coalition pour le Sahel, mais ce rôle a finalement été confié au Djimet Adoum du Tchad. Depuis 2019, le Mauritanien vit dans la capitale américaine, où il est professeur à la Elliott School of International Affairs de l’Université George Washington. MK/MD (AMAP)
7è session ordinaire de la Conférence des chefs d’État du G5 Sahel : Plaidoyer pour le chapitre 7 de l’ONU
Envoyé spécial Moriba COULIBALY N’djamena, 15 fév (AMAP) Les efforts des pays membres du G5 Sahel “pourront être encore couronnés de plus de succès, si nous obtenons le mandat sous le Chapitre 7 de la Charte des Nations unies pour la force conjointe G5 Sahel”, a déclare, lundi, à N’djamena, le président du Tchad, le maréchal Idriss Deby Itno. Intervenant devant la 7è session ordinaire de la Conférence des chefs d’État du G5 Sahel, placée sous le thème « Sécurité et développement », et qui s’est tenue dans la capitale tchadienne, sous sa présidence, Idriss Deby Itno a ajouté que le grand espace commun du G5 Sahel, en décidant souverainement de mutualiser ses missions, forces et ressources “afin de faire face résolument aux grands défis qui (le) menacent” a pris rendez-vous avec l’histoire”. Et d’ajouter : « Nous avons pris l’engagement résolu de prendre notre destin en mains, car notre espace a connu une combinaison de calamités à répétition”. “Les défis ont pris une tournure plus inquiétante. Aux défis liés à la pauvreté et à l’insécurité consécutive à la menace terroriste, nous faisons face aux conséquences multidimensionnelles de la pandémie du coronavirus », a souligné l’hôte du sommet. Il a, particulièrement, remercié l’Organisation des Nations unies (ONU) et son secrétaire général, Antonio Guterres. Selon Idriss Deby Itno, le G5 Sahel est sensible, à la compréhension l’organisation et e M. Guterres “de la lutte que mènent les pays du G5 Sahel” et leur exprime tout l’espoir que les dirigeants de ses pays membres portent à la réalisation des objectifs liés à la problématique sécuritaire ainsi qu’au développement durable dans l’espace sahélo-saharien. “Nous sommes très reconnaissants pour les appuis multiformes, en particulier financiers de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’Union monétaire ouest africaine (UEMOA) au profit de la force conjointe G5 Sahel, dans le cadre de son plan d’actions pour lutter contre le terrorisme”, a déclaré le maréchal Idriss Deby Itno, s’adressant à ses pairs et aux participants. Il a également chaleureusement remercié l’Union européenne (UE) pour ses interventions multiformes. Et a adressé une mention spéciale du G5 Sahel à l’Union africaine (UA), à travers tous ses dirigeants, “pour leurs accompagnements à la survie de l’institution, notamment le déploiement des éléments de la force africaine au profit de la force conjointe G5 Sahel”. Idriss Deby Itno a été désigné par ses pairs, président en exercice de l’organisation sahélienne. Il succeed, ainsi, au président sortant, le Mauritanien, Mohamed Ould Cheikh Ghazouani. Le président de la Transition, Bah N’Daw, a pris part à ces travaux aux côtés de ses homologues du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré, du Niger, Mahamadou Issoufou. Le président sénégalais Macky Sall a rejoint ses pairs, lors de leurs travaux à huis clos Le président ghanéen, président en exercice de la CEDEAO, Nana Akufu Dakwa Addo, le Premier ministre du Royaume chérifien du Maroc, Sannedin El Othmani, le général Ibrahim Gabir, membre du Comité suprême de transition du Soudan, le ministre d’État émirati aux Affaires étrangères, Son Altesse Sheikh Shakhbout Bin Nahyan Al-Nahyan, étaient les invités spéciaux de ce sommet de N’djamena. Plusieurs personnalités étaient également présentes, entre autres, le président de la Commission de l’Union africaine (UA), le Tchadien Moussa Faki Mahamat, le chef de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), le Tchadien Mahamat Saleh Annidif. MC/MD (AMAP)
Audiences à N’Djaména du président de la Transition: L’Espagne et les Emirats arabes unis réaffirment leur appui
Envoyé spécial Moriba COULIBALY N’Djaména, 15 fév (AMAP) Le président de la Transition, Bah N’Daw, en marge du Sommet du G5, à N’Djamena, au Tchad, a reçu, lundi, successivement, la ministre espagnole des Affaires étrangères, de l’Union européenne et de la Coopération, Arancha Gonzalez Laya et son Altesse Sheikh Shakhbout Bin Nahyan Al-Nahyan, ministre d’État aux Affaires étrangères des Émirats arabes unis (EAU). « Nous avons évoqué les efforts de l’Alliance Sahel pour soutenir le développement des pays membres du G5 Sahel, notamment le Mali, surtout dans les zones prioritaires où nous travaillons pour un retour de l’État”, a déclaré la ministre espagnole, à sa sortie d’audience. “Nous avons passé en revue tous ces axes et j’ai eu l’occasion d’exprimer à Monsieur le président l’appui de l’Espagne pour un bon déroulement de la Transition qui doit aboutir à des élections générales apaisées l’année prochaine”, a-t-elle poursuivi, assurant que l’Espagne se tiendra aux côtés du Mali. La cheffe de la diplomatie espagnole a assuré avoir eu une conversation sur la Transition, les réformes politiques et économiques, sur les aspects sécuritaires et de défense, sur la lutte contre le terrorisme dans laquelle l’Espagne est très engagé à travers la mission EUTM Mali (la Mission de formation de l’Union européenne au Mali). Mme Arancha Gonzalez Laya, qui a été reçue par le président de la Transition, il y a quelques mois seulement, lors de son passage au Mali, est présidente de l’Alliance Sahel, qui a pour objet de financer les projets à impact rapide en faveur, notamment, des jeunes et des femmes dans les zones sous influence djihadiste et terroriste. En juillet 2017, la France, l’Allemagne et l’Union européenne, en partenariat avec la Banque mondiale, la Banque africaine de développement (BAD) et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) ont lancé l’Alliance Sahel, une plateforme de coopération internationale pour intervenir davantage et mieux au Sahel. Depuis, l’Italie, l’Espagne, le Royaume-Uni, le Luxembourg, les Pays-Bas et le Danemark ont rejoint l’initiative organisée autour de deux instances: l’Assemblée générale et le Comité de pilotage opérationnel (CPO). Dans le but d’accroître la coordination entre l’offre des bailleurs et les besoins exprimés par les pays du Sahel, notamment dans les zones fragiles avec des projets à impact rapide, le G5 Sahel et l’Alliance Sahel ont signé un protocole de partenariat à Niamey, le 30 octobre 2018. Six secteurs d’intervention ont été retenus, en accord avec les priorités de développement établis par les pays du G5 Sahel, à savoir énergie, agriculture, développement rural et sécurité alimentaire, décentralisation et services de base, éducation et emploi des jeunes, gouvernance et sécurité intérieure. A ceux-ci, s’ajoutent quatre secteurs transversaux : Genre, Jeunesse, Climat et Secteur privé. Plus de 730 projets ont été retenus pour répondre aux défis sécuritaires, démographiques, économiques et sociaux. La 1ère Assemblée générale de l’Alliance Sahel, tenue à Nouakchott, le 25 février 2020, en marge du Sommet du G5 Sahel, a adopté des conclusions sur le renforcement de la coordination des membres dans les zones fragiles, l’opérationnalisation des mécanismes de financement et le renforcement du dialogue avec le G5 Sahel, pays du G5 et le SEG. L’Alliance Sahel a pour porte-paroles, au Mali, la Banque mondiale et les Pays-Bas. Dans notre pays, les projets labellisés Alliance Sahel sont le Programme Jeunesse et stabilisation (dans les Régions de Mopti et Ségou pour 5 millions d’euros, environ 3,280 milliards de Fcfa), le Relèvement et stabilisation économique de Konna pour 26 millions d’euros, (environ 17,056 milliards de Fcfa(, le Programme d’adduction d’eau potable dans la Région de Mopti achevé et financé à hauteur de 11,3 millions d’euros, (environ 7,412 milliards de Fcfa), le Projet Jeunes et paix financé à hauteur de 3 millions d’euros, environ 1,968 milliard de Fcfa), le Projet Trois Frontières pour la stabilisation de la zone du Liptako Gourma, avec un budget de 55,5 millions d’euros soit 36,408 milliards de sur une durée estimée à 5 ans ( 2019-2024). Pour sa part, le ministre d’État aux Affaires étrangères des Émirats arabes unis, Son Altesse Sheikh Shakhbout Bin Nahyan Al-Nahyan, a déclaré, à sa sortie d’audience, avoir échangé avec le président Bah N’Daw sur divers aspects de la coopération entre les EAU et le Mali, notamment les questions relatives au G5 Sahel, à la sécurité et la stabilité dans la sous région du Sahel. Les Émirats arabes unis, pays pétrolier du Golfe persique entretient une coopération diversifiée avec le Mali. Dans le domaine sécuritaire, Abu Dhabi apporte un appui matériel aux Forces armées maliennes (FAMa), notamment des équipements militaires divers comme des véhicules légers blindés. MC/MD (AMAP)
Patrouilles contre l’insécurité à Gao (Nord)
Gao, 15 fév (AMAP) Le commandant de la 1ère Région militaire de Gao (Nord), le colonel Issa Coulibaly, et ses hommes ont entamé, le week-end dernier, une patrouille au Centre et à la périphérie de Gao, face à l’insécurité grandissante dans la ville, les assassinats ciblés, la prolifération des armes légères, la circulation des véhicules non immatriculés. Des check-points temporaires sont installés sur toutes les grandes artères de la ville pour appuyer les Forces de défense et de sécurité (FDS) dans le contrôle des deux-roues, les tricycles et les voitures. Les opérations, organisées par le commandant de la zone de défense N°1 de Gao, se sont déroulées de 7 heures du matin à 16 heures l’après-midi. Elles ont permis la saisie de onze armes de guerre dont 9 pistolets mitrailleurs (PM), six véhicules dont cinq pick-up auxquels s’ajoutent des munitions en vrac et d’autres matériels de combat. Le gouverneur de la Région de Gao, le général de brigade Moussa Traoré, qui a exprimé son soutien à l’opération, a annoncé, la semaine dernière, des mesures contre l’insécurité et les violences à Gao. Lee couvre-feu, dans le cadre de ces mesures, débute ce lundi pour prendre fin le 1er mars 2021. Il est reconductible. AT/MD (AMAP)
Bandiagara : Un accident de la route fait 26 victimes dont 3 morts
Bandiagara, 15 fév (AMAP) Un accident, impliquant un car de transport, sur la Route nationale (RN15), entre Sévaré et Bandiagara (Centre), a fait, lundi, trois morts dont un enfant et 23 blessés, selon une source sécuritaire. L’accident est survenu vers 8 heures quand le véhicule ayant quitté Bamako se rendait à Mory, chef-lieu de la Commune de Muetoumo, dans le Cercle de Bandiagara. Informée de l’accident, une équipe mixte forces armées et protection civile de Mopti et Bandiagara a été déployée sur les lieux pour secourir les blessés et sécuriser les lieux. Les blessés ont été évacués d’urgence à l’hôpital Sominé Dolo de Sévaré/Mopti. Selon notre source, la cause de cet accident serait un excès de vitesse. Elle invite les populations au respect du code de la route et à plus de prudence. OG/MD (AMAP)
Macina : Les Forces nationales de défense neutralisent des hommes armés non identifiés
Macina, 15 février (AMAP) Les forces nationales de défense ont neutralisé, vendredi, des hommes non identifiés lourdement armés qui ont attaqué leur position au PK2 Ouest, à Macina, sur l’axe de Ségou, a appris l’AMAP de source locale. Des hommes non identifiés lourdement armés à bord de deux véhicules Pick-up et sur des motos ont attaqué, vers 23 H le check-point des forces loyalistes qui ont riposté, tuant 3 assaillants, selon notre source qui précise que 3 éléments des Forces armées maliennes (FAMa) ont été légèrement blessés. Les forces nationales de défense ont récupéré, au cours de leur riposte, une importante quantité d’armes et un téléphone dans la poche d’un assaillant abattu, selon notre source qui déclare que les assaillants ont emporté deux corps de leurs éléments. Les forces de défense continuent le ratissage de la zone pour retrouver d’éventuels assaillants ou leurs complices. La même source précise que les autorités administratives et politiques se sont rendues sur les lieux pour constater les dégâts et que la Gendarmerie a ouvert une enquête pour élucider les circonstances exactes de l’attaque. AOK/KM (AMAP)
Koulikoro : Un hôpital de 3è référence en construction
Koulikoro, 15 fév (AMAP) La ministre de la Santé et du Développement social, Dr Fanta Siby, a procédé, jeudi, à la pose de la première pierre du futur hôpital de la Région de Koulikoro qui attend, depuis plus de 60 ans, d’avoir un établissement digne de ce nom. D’un cout total d’un peu plus de 12,1 milliards de Fcfa, l’infrastructure sanitaire sera entièrement financée sur budget d’Etat. Le projet intègre la réforme de notre système de santé dont un des axes stratégiques reste le renforcement des infrastructures sanitaires existantes ou la réalisation de nouvelles infrastructures, avec un niveau de plateau technique très relevé pour répondre aux exigences des malades et autres usagers mais aussi de qualité. Les travaux de construction dureront 24 mois. Le futur établissement hospitalier sera bâti sur une superficie d’un peu plus de 15 ha. « Au plan sanitaire, un nouvel hôpital de grande envergure avec un plateau technique haut de gamme ne saurait être un luxe pour la Région », a expliqué la ministre en charge de la Santé tout en précisant que ce besoin se justifie aussi par la démographie galopante de la Région de Koulikoro et de ses environs qui se confondent presque avec la capitale. Pour elle, il est clair que d’autres facteurs justifient la réalisation de cet hôpital, « notamment la position stratégique de la Région, l’exiguïté et le plateau technique insuffisant du Centre de santé de référence (CSREF) de Koulikoro et les difficultés d’accès des populations de la ville aux services des hôpitaux de Bamako ». Dr Fanta Siby a, auss,i souligné que le futur établissement sera un hôpital de 3è référence ultra moderne, d’une capacité de 266 lits extensibles à 700 lits. Il comportera, entre autres, un service des urgences et de réanimation mais aussi des services de pédiatrie, de médecine générale, de dialyse (qui permettra de décentraliser la prise en charge des insuffisants rénaux), de chirurgie, de gynéco-obstétrique, d’imagerie médicale avec scanner, un laboratoire ultra moderne avec des équipements de pointe. Il est aussi prévu un bloc administratif et des logements d’astreintes pour les différents spécialistes. En plus des services classiques d’un établissement hospitalier, le projet intègre des innovations avec une station d’épuration, une plate-forme (héliport) d’atterrissage d’hélicoptères pour les évacuations sanitaires, un éclairage solaire, un réseau ondulé et d’informatique, un parcours raccourci du patient Le maire de de la localité, Bakoroba Kané, s’est dit convaincu que « le futur hôpital va contribuer fortement à améliorer les services de santé de sa population ». Il disposera de toutes les commodités pour la prise en charge des différentes pathologies dans des conditions idoines. Cependant, l’édile a ajouté compter sur l’entreprise de construction pour livrer l’infrastructure dans le délai imparti. Et M. Kané de souhaiter au futur hôpital beaucoup de succès, dans le cadre de la lutte contre la maladie, notamment de la lutte contre la mortalité maternelle et infantile. FN/MD (AMAP)
Baisse des infections de Covid-19 avec 03 cas dimanche au Mali
Bamako, 14 fév (AMAP) Au Mali, les services de santé ont enregistré, dimanche, trois nouvelles personnes atteintes de la Covid-19, sur la base de 1.255 échantillons testés, selon le communiqué du ministère de la Santé et du Développement social. Cependant, les médecins ont déclaré 31 patients guéris du virus contre zéro décès au cours des dernières 24 heures, annonce la même source Les trois cas du jour ont été identifiés dans les Communes IV et V du District de Bamako, la capitale, et à Kenièba dans la Région de Kayes (Ouest), la seule concernée de l’intérieur du pays. Au total, 8.229 personnes ont contracté le coronavirus au Mali dont quelque 6.190 en sont guéries et 342 décédées. AT/MD (AMAP)
Gao : Une délégation de l’ambassade de France au Mali en visite dans les régions de Ménaka et Gao
Gao, 14 fév (AMAP) Une forte délégation de l’ambassade de France au Mali a effectué une mission dans les Régions de Ménaka et Gao (Nord), du 11 au 12 février 2021, pour visiter les projets réalisés dans le cadre de la coopération entre la France et le Mali et constater la situation sécuritaire dans les deux régions. Composée du 2e conseiller à l’Ambassade de France, Hugves Vaudevire et de la conseillère de la coopération et d’action culturelle, Mme Nadège Chouat, la mission a aussi rencontré les autorités régionales sur d’autres projets, en perspectifs, qui ont été sollicités par les populations, notamment les services sociaux de base (santé, eau et électricité). « Nous avons effectué une visite à Ménaka et Gao parce que, pour nous, les deux localités sont extrêmement importantes dans le Nord. Et elles sont des exemples pour le retour de l’administration, de la coopération entre la France et le Mali. Parce que nous avons, ensemble, beaucoup de projets, notamment dans le domaine militaire et du développement », a expliqué Hugves Vaudevire. Selon lui, à Ménaka, beaucoup a été fait dans le secteur de l’eau et l’électricité. Et à Gao, le lycée Yana a été rénové par l’Agence française pour le développement (AFD). « D’autres projets sont en cours pour la 7e Région administrative. C’est pourquoi, nous sommes venus voir le gouverneur afin de mieux coopérer sur le plan de développement », a annoncé M. Vaudevire avant de remercier les autorités régionales pour leur accueil. « Nous avons constaté qu’il y a beaucoup de défis et les besoins sont énormes qui sont une forte demande de la population de Gao pour avoir plus de services. C’est vraiment quelque chose que nous voulons accompagner. Parce que c’est central et, avec le retour de l’Etat, de tous les services publics auxquels, tous les citoyens ont le droit, notamment, aux Centres de santé communautaires, à l’électricité et à l’eau qui sont des services de tous les jours. C’est avec cela que le retour de la paix est possible » a-t-il dit. Pour le 2e conseiller à l’Ambassade de France, « la coopération est bonne mais la demande est forte ». « Nous comptons associer d’autres acteurs comme la Mission intégrée multidimensionnelle des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) pour aller vite et faire plus », a-t-il poursuivi. « L’espoir est permis parce que nous avons un agent permanent du ministère de la coopération française sur le terrain », a-t-il ajouté. Le gouverneur de la Région de Gao, le général de brigade Moussa Traoré, à la presse publique que la coopération militaire entre les Forces de défense et de sécurité (FDS) et les forces Barkhane se passent très bien. Parce que selon lui, « les forces étrangères et les Formes armées maliennes (FAMa) déploient beaucoup d’efforts et font régulièrement des patrouilles ». Mais, il reconnait que la situation sécuritaire est imprévisible. Selon le gouverneur de Région, la cité des Askia est truffée d’armes et, en plus de la découverte de la mine d’or, il y a une affluence importante d’étrangers. Ce qui rend difficile la situation sécuritaire. « Nous sommes pour une planification d’énergies pour la sécurisation de la ville », a-t-il dit. Concernant le volet développement, le gouverneur Traoré a estimé que sur le terrain des résultats de certains projets sont visibles dans les localités de Labbezanga et Tessit. Il a ajouté que c’est « une coopération franche dans le respect mutuel ». Pour le retour de l’administration dans la circonscription, tous les services régionaux sont présents, à part les services financiers. « Avec le projet socle de la France, on a introduit ce projet afin d’améliorer le réseau informatique du ministère de l’Economie et des Finances pour que les financiers restent sur place pour travailler », a révélé le général de brigade Moussa Traoré. AT/MD (AMAP)

