Légère hausse des infections au Covid-19 avec 23 cas et 03 décès vendredi

Bamako, 20 fév (AMAP) Les services de santé maliens ont enregistré, vendredi, quelque vingt trois nouveaux cas positifs, sur la base de 1.171 échantillons testés, et trois 03 décès, annonce le communiqué du ministère de la Santé et du Développement social. Les contaminations à la Covid-19 connaissent une légère hausse, ce début de week-end, après plus d’une semaine de baisse soutenue. Toutefois, on note quatre patients guéris depuis jeudi, selon le communiqué. Les Régions de Kayes (Ouest), Koulikoro (près de la capitale), Mopti (Centre), Tombouctou et Gao (Nord), constituent les foyers de contamination du jour, ainsi que plusieurs Communes du District de Bamako. Avec ces nouveaux chiffres, le Mali compte à ce jour 8.283 cas positifs de Covid-19 et 6.266 patients guéris contre zéro 347 décès dont 279 survenus dans les centres de prise en charge. AT/MD (AMAP)

Le Premier ministre malien présente le plan d’action de son gouvernement devant le CNT

Bamako, 19 fév (AMAP) Le Premier ministre malien, Moctar Ouane, a présenté, vendredi après-midi, le Plan d’action de son gouvernement devant le Conseil national de Transition (CNT), parlement de la période transitoire, a constaté l’AMAP. « Je viens traduire les hautes orientations données au gouvernement par le président de la Transition, conformément à l’esprit et à la lettre de la Charte et de la feuille de route de la Transition », a déclaré Moctar Ouane qui a précisé que ce plan d’action comporte six axes déclinés en vingt-trois objectifs adossés à deux cents soixante-quinze actions à évaluer à travers deux cents quatre-vingt-onze indicateurs. Le premier axe porte sur le renforcement de la sécurité sur l’ensemble du territoire national, le second sur la promotion de la bonne gouvernance, le troisième sur la refonte du système éducatif, le quatrième concerne les réformes politiques et institutionnelles tandis que le cinquième porte sur l’adoption d’un pacte de stabilité sociale et le sixième sur l’organisation des élections générales. Le chef du gouvernement a indiqué que sa présence devant le CNT entre dans le cadre du renouveau de la gouvernance qui impose une obligation de planification de l’action publique ainsi que le double devoir de transparence dans la gestion des affaires de la Cité et de la redevabilité. En application de l’article 88 du règlement intérieur du CNT, après l’audition du chef du gouvernement, la séance est suspendue pour 48 heures. Ainsi, les débats proprement dits sur le document auront lieu, lundi prochain, avant de passer au vote des membres du Conseil national de Transition. DD/MD (AMAP)

Tontines des femmes : Sur un air de nouvelles solidarités urbaines

Par Baya TRAORE Bamako, 19 fév (AMAP) Les Maliennes ont l’imagination fertile. Dans le contexte difficile que traverse le Mali, à cause de la Covid-19 et de la crise sécuritaire, les ingénieuses épouses arrivent à aider les époux à faire bouillir la marmite. Ces femmes ont mis sur pied une chaîne hebdomadaire solidarité, à travers des tontines dans leur domaine d’activité. L’originalité dans cette solidarité résout ainsi, chaque jour, des petits problèmes dans les ‘Ténèni’, au ‘Taratani’, ‘Arabani’, ‘Alamoussani’, ‘Dioumani’, au ‘Sibiribi’ au « Karini », du nom en bambara de chaque jour de la semaine qui devient le label du maillon de solidarité. A Bamako, particulièrement, rares sont les femmes qui n’adhèrent pas à ces tontines dans les quartiers, les marchés et les services publics. La contribution journalière à la cagnotte des centaines de tontines varie entre 200 et 1.200 Fcfa. Les membres se retrouvent, au moins, une fois par semaine pour verser la somme convenue. Les tontines aident à économiser de l’argent pour des réalisations. Au-delà du côté financier, les réunions sont des occasions de détente et d’information sur les mariages, les baptêmes et les décès. Nous sommes dans une famille du quartier Samé, quartier non nanti de Bamako. Les membres de la tontine ici sont des amies. Elles sont assises les unes à côte des autres. Elles sont habillées en uniforme : une tenue cousue dans le même tissu Wax. Les foulards de plusieurs conceptions sont bien attachés. Les discussions vont bon train au sein de petits groupes. Un peu à l’écart, une bonne volonté se charge de faire bouillir du thé ou du bissap (oseille rouge). Une secrétaire de séance circule, au milieu du cercle, munie d’un cahier et d’un stylo. Elle dresse la liste des adhérentes présentes. Elle encaisse l’argent et met une croix devant le nom de celle qui vient de s’acquitter du montant de sa cotisation. Cette scène se déroule un ‘arabani’ (mercredi). La responsable de cette tontine est Mme Diallo Coumba Diallo. Elle nous révèle que son association accueille 73 femmes mariées résidant à Samé. « L’objectif de notre ‘arabani’ est de se réunir entre femmes, une fois par semaine, pour échanger, discuter et gérer ensemble des évènements sociaux », a-t-elle déclaré. « Tous les mercredis, chaque adhérente paie 1.200 Fcfa. Il est prélevé 200 Fcfa qui sont versés dans notre caisse. Le montant total de la collecte des 1000 Fcfa, qui reste, s’élève à 73 000 Fcfa. Cette somme est partagée entre deux personnes après un tirage au sort », a expliqué notre interlocutrice. A la fin de chaque tour de tontine, le dépôt dans la caisse est utilisé pour acheter des chaises et des bâches utilisées lors des cérémonies sociales. Quand un membre de la tontine organise un évènement social, mariage, baptême ou décès, les chaises et les bâches sont gratuitement mises à sa disposition. Une personne retenue après le tirage au sort, dont le besoin d’argent n’est pas pressant, peut céder la main à une autre adhérente dans une situation plus difficile. Selon Mme Koumaré Assétou Ballo, la tontine de Samé, lui a permis de payer les frais d’école de ses enfants. Et elle rappelle les circonstances : «  Je suis vendeuse de condiments au marché de Samé. Mon mari est maçon. J’ai reçu l’argent de « arabani » pour inscrire mes enfants à l’école. Mon mari est malade, depuis quelques mois. Il ne peut plus travailler. Raison pour laquelle j’ai utilisé l’argent pour l’éducation de nos enfants » Mme Keita Adiaratou Doumbia est fonctionnaire. Elle est, aussi. un membre de la tontine de Samé. A l’issue du tirage effectué en notre présence, elle a été retenue pour recevoir le montant de ce ‘arabani’. Son projet ? « Je vais utiliser cet argent pour le mariage de ma nièce. Je suis la marraine (demba diala tigui)’, a-t-elle revelé. « Cette tontine permet de se regrouper entre femmes. Je vous jure que j’attends impatiemment les réunions des ‘arabani’ pour me détendre et me divertir », ajoute Mme Keita. Un autre quartier, une autre manière de faire. Nous sommes à la réunion du ‘dioumani’ (vendredi) du Banconi, quartier populeux de Bamako. Une adhérente, Mme Touré Korotoumou Lah, retrace le parcours de son association : « Nous avons commencé le ‘dioumani’, il y a plus de six ans. Nous nous regroupons, tous les vendredi soirs, à partir de 16h. Chacune verse la somme de 325 Fcfa. Cette somme est gardée dans la caisse pendant un an. A la fin de l’année, la cagnotte est ouverte en présence de nous toutes. Le montant collecté est partagé entre les membres, après déduction des frais d’organisation de notre fête solennelle animée par un groupe artistique renommé ». La Covid 19 a ralenti les regroupements de personnes à Bamako, notamment les membres de la tontine ‘taratani’ (mardi) de Djélibougo dont Mariétou Togola est la présidente. « Depuis le début de la pandémie, la tontine ne se réunit plus. Tous les mardis, chacune trouve le moyen de me faire parvenir son argent. Auparavant, tous les mardi soirs, les femmes se regroupaient chez moi. Chacune me versait la somme de 700 Fcfa’, a-t-elle expliqué. Sur cette somme, le total du prélèvement de 500 Fcfa est partagé entre les membres. Les 200 Fcfa restants sont versés dans la caisse qui sert de « banque ». « L’argent des gagnantes aux tirages au sort, qui ne sont pas dans le besoin, est gardé dans notre banque. Ce fonds est mis à la disposition de tous les membres qui veulent emprunter de l’argent. Tout prêt est remboursé avec un intérêt de 5%. Ce samedi, il est 11h, au marché de Ouolofobougou-Bolibana. La dame Fatoumata Diawara passe d’un étal à un autre. Elle reçoit 200 Fcfa de chaque vendeuse, du lundi au samedi. Pour le compte de sa tontine, ‘sibirini’ (samedi), elle reçoit 1200 Fcfa de chaque adhérente. L’objectif est de consolider les relations entre plusieurs vendeuses exerçant dans le marché. La caissière souligne les difficultés que rencontrent les vendeuses sur les marchés. En effet, les marchandises coûtent cher. Les tontines aident toujours à renouveler les fonds de commerce en cas de perte. Les plus

Bandiagara (Centre): Des attaques d’individus armés font cinq morts et 13 blessés

Bandiagara, 19 fév (AMAP) Une attaque d’hommes armés non identifiés contre un car de transport en commun, a fait, jeudi, cinq morts et treize blessés, sur la Route nationale (RN15), aux environs du village de Tillé (Centre), a appris l’AMAP de source locale. L’attaque, vers 7 heures, le matin, contre ce véhicule, en provenance de Bamako pour Koro (Centre), est intervenue au même moment où une position du groupe d’autodéfense Dan Nan Ambassagou a été la cible de tirs, selon notre source. Le bilan de ces deux attaques fait état de trois morts et huit blessés dont trois graves et un véhicule calciné. Dans l’après midi vers 13 heures, sur le même tronçon, un véhicule de transport, venant de Mopti (Centre), a été attaqué au niveau du pont Parou par des hommes armés non identifiés. Le bilan est de deux morts et cinq blessés dont deux graves. Dans les deux cas, une équipe mixte de la gendarmerie et de la police, dirigée par le chef d’escadron, le capitaine Sékou Kariba Konaté, s’est rendue sur les lieux pour porter secours aux blessés. Ceux-ci ont été tous transportés au Centre de santé de référence (CSRéf) de Bandiagara et les cas graves référés à l’hôpital Sominé Dolo de Sevaré. Les populations de cette zone, victimes à plusieurs reprises de violences, invitent le gouvernement à sécuriser leur vie et leurs biens. OG/MD (AMAP)

Mali : La campagne agricole 2021-2022 se prépare

Bamako, 18 fév (AMAP) Le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Mohamed Ould Mahmoud, a visité, mardi, des services techniques pour s’imprégner de leurs conditions de fonctionnement et leurs difficultés, dans le cadre de la préparation de la campagne 2021-2022. Au Centre d’apprentissage agricole de Samanko (CAA), le ministre a visité les installations pédagogiques et le périmètre maraicher. Après avoir présenté sa structure, le directeur du CAA, Yaya Coulibaly, a déploré les effectifs pléthoriques dans les classes et l’insuffisance de matériels pédagogiques et de la connexion Internet. Mohamed Ould Mahmoud a, ensuite mis le cap sur l’Institut international de recherche sur les cultures des zones tropicales semi-arides (Icrisat), où il a suivi une présentation sur les activités de cette structure qui fait de la recherche agricole pour le développement, en faveur des zones en Asie et en Afrique subsaharienne. A ce titre, l’Institut aide les populations à surmonter la pauvreté, la faim, la malnutrition et la dégradation de l’environnement, grâce à une agriculture meilleure et plus résiliente. L’Icrisat mène des activités de recherche pour mettre au point des technologies améliorées en vue d’accroître la productivité agricole du sorgho, du mil et de l’arachide. Son directeur régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Dr Ramadjita Tabo, a sollicité l’appui financier du gouvernement malien pour la réalisation de ces projets. «Ma présence témoigne la solidarité du gouvernement avec l’Icrisat, pour les efforts que vous fournissez en termes de recherche et son applicabilité, sa pertinence et la valeur ajoutée de cette recherche au niveau national, sous régional et mondial», a dit le ministre Mohamed Ould Mahmoud. Au périmètre maraîcher de Samanko, le ministre a été témoin des difficultés auxquelles sont confrontées les sociétés coopératives des exploitants des parcelles aménagées. «Le bras du fleuve qui reçoit la station de pompage est au dessus du niveau du lit du fleuve. A partir de janvier déjà, il est difficile d’avoir de l’eau. Les producteurs ont pu développer des techniques de résilience pour pouvoir maintenir l’activité», a souligné leur porte-parole. «Nous avons un cahier de charges avec ces maraîchers. Nous allons forcement leur apporter de l’eau», a promis le ministre Mohamed Ould Mahmoud, en réponse aux doléances exprimées par ses interlocuteurs. A la Société d’assemblage de tracteurs S.A (Mali-Tracteurs, ndlr), fruit de la coopération entre le Mali et l’Inde à travers le partenariat stratégique Angélique international Ltd, la délégation ministérielle a été reçue par le directeur général, Anil Kumar Bansal, et son personnel. Le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche a visité les installations de cette usine qui produit 8 à 12 tracteurs par jour et dont la mission est de piloter la mécanisation agricole au Mali et fournir des agroéquipements à des prix abordables. Au Centre d’études et d’expérimentation du machinisme agricole (CEEMA), dernière étape, la délégation ministérielle a visité l’atelier de prototype pour la fabrication des outils agricoles, des infrastructures pour la formation et de stockage. AG/MD (AMAP)

Bankass : Trois villageois tués par des hommes armés à Bagourou et à Yabatalou dans la commune de Kani Bonzon

Bankass, 18 février (AMAP) Trois villageois ont trouvé la mort, mercredi, dans une attaque simultanée  d’hommes armés non identifiés dans les localités de Bagourou et de Yabatalou, dans la Commune de Kani Bonzon, Cercle de Bankass, Région de Mopti, (Centre ), a appris l’AMAP de source locale. Des individus non identifiés lourdement armés, sur plusieurs motos, ont attaqué ,vers 17 H, Bagourou où deux personnes ont trouvé la mort et Yabatalou où une personne a perdu la vie. Selon notre source, les assaillants, en se retirant, ont incendié les greniers et emporté le bétail des deux localités de la Commune de Kani Bonzon. Notre source précise que le maire principal de la commune a informé les autorités régionales pour l’envoi d’un détachement des forces armées afin de sécuriser ces zones. La même source soutient que ces attaques de la commune sont liées au refus de Kani Bonzon de signer un accord de paix, contrairement aux 8 autres communes sur les 12 du Cercle qui ont déjà signé un accord de paix dans la commune de Diallassagou. AKG/KM (AMAP)

Bientôt des dispositions contre la fraude et la fuite de sujets d’examen au Mali

Bamako, 17 fév (AMAP) Le Centre national des examens et Concours de l’éducation (CNCE) à pris une disposition contre la fraude et les fuites des sujets qui entachent les examens scolaires et gangrène l’Education au Mali depuis plus d’une dizaine d’années, selon un communiqué repris, mercredi, par les réseaux sociaux. « Je vous demande d’organiser des rencontres au niveau des établissements d’enseignement secondaire technique et professionnel et des Centres d’animation pédagogique (CAP) qui feront l’objet d’une synthèse au niveau des Académies d’enseignement (AE), sous forme de propositions de solutions contre la fraude et la fuite des sujets qui peuvent être physiques ou numériques », a dit le directeur du CNCE, Mohamed Maïga, cité par le communiqué. A l’endroit des directeurs d’AE et les secrétaires généraux des différents Syndicats de l’éducation, M. Maiga a ajouté que les participants, qui mèneront ces activités, doivent rendre compte au CNCE « au plus tard le 26 février prochain ». La raison de cette initiative, selon le Pr Maïga, est de lutter contre ces pratiques et d’être en phase avec l’harmonisation du Baccalauréat dans la zone Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) dans quelques années. MD/MD (AMAP)

Soutien des Etats-Unis aux efforts du G5 Sahel (Secrétaire d’État, Antony Blinken)

Bamako, 18 fév (AMAP) Les États-Unis ont pris part au sommet du G5 Sahel à N’djaména, à travers le secrétaire d’État, Antony Blinken, qui, dans une vidéo, a réitéré l’appui de son pays aux objectifs de la Coalition internationale pour le Sahel dans la lutte contre l’extrémisme violent. « Nous appuyons les objectifs de la Coalition internationale pour le Sahel visant à coordonner le soutien international apporté à la région, qu’il s’agisse de renforcer sa capacité à lutter contre le terrorisme ou de soutenir le développement économique », a déclaré M. Blinken qui a, également, souligné le soutien de Washington pour la réussite de la Transition au Mali « Le G5 Sahel fait un travail essentiel pour apporter la sécurité, la stabilité et la bonne gouvernance à votre région. Les États-Unis s’engagent à être un partenaire solide à vos côtés », a ajouté le secrétaire d’État américain, exprimant la préoccupation des États-Unis d’Amérique (USA) par la montée de l’extrémisme violent, les problèmes de gouvernance et les problèmes humanitaires dans la région. Alors que Daech et les groupes affiliés à Al-Qaeda cherchent à étendre leur influence à travers l’Afrique, il a assuré que les États-Unis continueront de collaborer étroitement avec leurs partenaires africains. « Nous nous appuierons sur les initiatives existantes en Afrique de l’Ouest et partagerons les enseignements tirés de la lutte mondiale contre l’extrémisme violent. Nous félicitons la Mauritanie pour avoir rejoint le Tchad et le Niger en tant que membres sahéliens de la Coalition mondiale contre Daech », a déclaré le chef de la diplomatie américaine, pour qui, le travail tactique de lutte contre le terrorisme est essentiel. « Au-delà de la réponse en matière de sécurité, la voie vers une stabilité durable passe par la fourniture de services et d’opportunités économiques, la protection de l’état de droit et la participation des communautés aux décisions qui les concernent », a dit le secrétaire d’État. Il s’est félicite des avancées réalisées par le G5 Sahel, en collaboration avec ses partenaires internationaux, pour mieux prévenir les violations des droits de l’Homme et protéger les civils. M. Blinken a dit que le Mali reste un élément central de la stabilité future du Sahel. « Et pour cela, les États-Unis s’engagent à apporter leur soutien aux actions menées par l’Afrique pour assurer une transition de 18 mois dirigée par des civils, qui aboutira à des élections libres et équitables et au retour d’un gouvernement élu ». «Nous demandons instamment au gouvernement de transition du Mali de mener à bien un processus inclusif et transparent pour ces élections. Nous nous félicitons, également, de leur engagement à répondre aux griefs sous-jacents du peuple malien, notamment en matière de sécurité, de gouvernance, de droits de l’Homme, de renouvellement du contrat social, de réforme électorale et de mise en œuvre de l’Accord d’Alger », a-t-il indiqué. DD/MD (AMAP)    

Prévention contre Ebola : Vigilance à la frontière du Mali avec la Guinée

Par Fatoumata NAPHO Bamako, 18 fév (AMAP) La ministre de la Santé et du Développement social, Dr Fanta Siby, est allée, mercredi, jauger le dispositif de surveillance de contrôle des voyageurs suspects, à Kourémalé, à la frontière avec la Guinée, où a ressurgi une épidémie d’Ebola, et donner les directives pour prévenir les risques de contamination dans la logique du «Mieux vaut prévenir que guérir». Il s’agit, pour les autorités sanitaires maliennes de mettre en application cet axiome, depuis la résurgence de la maladie à virus Ebola chez nos voisins guinéens. Après une réunion stratégique avec les acteurs de la lutte contre les épidémies et les partenaires, ce déplacement de la ministre en charge de la Santé, à la frontière avec la Guinée, est destiné a préparer déjà la riposte à une éventuelle contamination. Il était environ 15 heures, lorsque Dr Fanta Siby accompagnée d’une forte délégation et du représentant de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Dr Jean Pierre Baptiste, est arrivée au cordon sanitaire de la localité, au poste de la douane. C’est à partir d’un bureau que le médecin chef, Dr Dramane Ouattara, et son équipe de techniciens, procèdent au contrôle. Les équipes travaillent par brigade de 8h à 18h. Elles sont dotées de thermoflash (appareils destinés à prendre la température), de gel et de gants. À l’extérieur, il y a aussi 6 kits de lavage des mains au savon. Le médecin chef a expliqué que les agents contrôlent les passagers de nombreux véhicules par jour. Tous sont soumis aux exigences du dispositif : le lavage des mains au savon, avant d’être enregistré au poste. On procède, aussi, à une prise de la température. Le nom, la provenance et le numéro de téléphone sont enregistrés dans un registre pour la traçabilité d’éventuels malades ou de leurs cas contacts. Pour faire ce travail, l’équipe n’est pas dans de bonnes conditions. Au regard de la situation, la ministre de la Santé et du Développement social a promis de construire un centre digne de ce nom. Elle a, aussi, insisté sur la motivation des agents et du comité de veille au sein de la communauté. Pour Dr Siby, des efforts sont faits pour circonscrire les risques de contamination. “Notre pays est prêt pour la riposte”, selon elle. A titre d’exemple, le comité de veille a été activé à Kourémalé et a même commencé la sensibilisation. La directrice régionale de Koulikoro, Dr Najim Oura Diallo, et le médecin chef de Kangaba, Dr Moussa Maïga, ont confirmé leur engagement à être à l’avant-garde de ce combat mais, aussi, leur volonté à mettre en application les directives des autorités compétentes. À ce propos, la directrice régionale a expliqué que sa région a malheureusement beaucoup de portes d’entrée sur la frontière avec la Guinée, y compris Kourémalé qui reste le principal poste frontière. Pour la ministre, il était nécessaire, 24 heures après la réunion d’urgence de venir voir la frontière pour, non seulement, apprécier les dispositions prises mais aussi s’enquérir des conditions de travail des agents. Et de rappeler que le Mali a su bien gérer l’épidémie d’Ebola en 2014. Pour la première responsable du département en charge de la Santé, l’heure n’est pas à l’inquiétude. «Il y a un personnel dévoué sur place malgré les difficiles conditions de travail. En somme, beaucoup de choses ont été faites, mais d’autres aussi restent à améliorer». Fanta Siby a, également, promis d’améliorer les conditions. Cependant, elle a exhorté les agents à renforcer davantage la surveillance. Et au-delà du cordon, elle a demandé à la communauté de réactiver les comités de veille qui existent. «Bravo !», c’est l’appréciation du représentant de l’OMS à l’endroit du Mali, pour sa réactivité. « Beaucoup d’activités ont été menées, à moins de 48 heures. Le plan de riposte a été mis a niveau en un laps de temps», a-t-il dit. Pour Jean Pierre Baptiste, notre pays est en mesure de diagnostiquer les cas. Pour lui, tout cela montre qu’il y a une certaine réactivité et que cela va dans le sens des actions préconisées par l’OMS. Il a, aussi, déclaré qu’en cas d’épidémie, le Mali a la capacité de faire face même si beaucoup de choses restent à faire. Il a remercié les agents de santé pour leur “dévouement”. FN (AMAP)  

Mali : Grève de 24 heures des transporteurs à Bamako

Bamako, 18 fév (AMAP) Le Syndicat national des transporteurs routiers urbain, interurbains internationaux (Syntrui-Mali) a observé, mercredi, un arrêt de travail de 24 heures sur toute l’étendue du territoire, pour protester contre l’entrée en vigueur, au Mali, du paiement du péage par passage, initialement prévue pour mardi 17 février, mais reportée au 1er mars prochain. Cette grève des routiers a paralysé certaines parties de la ville de Bamako, la capitale. Les transports en commun ont été fortement perturbés. Les Sotrama (minibus de transport en commun) et les taxis étaient absents, par endroits, dans la circulation qui a retrouvé, le temps d’une journée, toute sa fluidité. De la route de l’aéroport, en passant par Quartier-Mali, aucun véhicule Sotrama n’était visible. Au niveau du Centre international de conférences de Bamako (CICB), trois e es minibus sont garés mais vides. A travers la ville, des usagers désemparés sont attroupés aux feux tricolores, des stations-service ou au bord de différentes voies, à la recherche de moto-taxi. Issou Bengaly, conducteur de moto-taxi est sollicité. «Je suis débordé. Souvent, je suis obligé de laisser certains clients qui m’appellent», confie-t-il. La place communément appelée «Voxida», en Commune III, habituellement prise d’assaut par les Sotrama, est complètement déserte. Même constat à la compagnie de transport «Folona», à la gare routière de Faladiè. Les guichets sont fermés, le vendeur de billet somnole. Venu déposer un courrier à destination de Bougouni (Sud), un jeune homme est surpris d’apprendre l’arrêt total des activités pour raison de grève. Si au niveau de ces endroits, l’arrêt de travail est observé, tel n’est pas le cas derrière l’Assemblée nationale à Bagadadji, où stationnent de nombreux Sotrama de la rive gauche. Ici, l’ambiance était habituelle. Les Sotrama circulent comme d’ordinaire. Aux environs de 11h, quelques rares taxis et Sotrama remplis de passagers sont dans la circulation, un peu partout à travers la ville. Interrogé, le responsable syndical du parking, derrière l’Assemblée nationale, Boubacar Traoré estime qu’ « à partir du moment où le gouvernement a accepté de reporter l’application de la décision du paiement du péage par passage, l’arrêt des véhicules n’a plus de sens ». Le vice-président du Syntrui-Mali, Chiaka Diakité, estime, pour sa part, que le mot d’ordre d’arrêt de travail a été observé sur toute l’étendue du territoire national. L’objectif de cette suspension de travail est de faire lever complètement la décision du ministre des Transports et des Infrastructures concernant le péage par passage. «Nous avons l’habitude de payer le péage, maintenant, le gouvernement veut qu’on le paye à chaque passage, à l’aller et au retour. C’est ça le problème», explique M. Diakité. Le montant payé par véhicule va augmenter. «Des véhicules vont devoir payer jusqu’à 30.000 Fcfa par jour. Or, la décision nous a été parachutée. Nous avions prévu 72h d’arrêt de travail, mais nous allons nous limiter à 24h par respect pour le président du Conseil national de Transition, Malick Diaw», affirme-t-il. Il a, par ailleurs, précisé que l’observation d’une grève, comme l’adhésion à un syndicat, est libre et volontaire. «Nous avons indiqué à nos hommes de terrain de ne pas empêcher les gens qui ne veulent pas observer le mot d’ordre de circuler», indique Chiaka Diakité. « Toutefois, le report de la date d’entrée en vigueur n’a aucun sens pour nous. Nous sommes tout simplement contre l’application de cette décision», conclut notre interlocuteur. Makan SISSOKO