Vaccin Covid-19: Entre assurance et doute
Par Fatoumata NAPHO Bamako, 18 mars (AMAP) Pour la section immunisation de la direction générale de la santé, l’antigène AstraZeneca a plus d’effets bénéfiques que de conséquences néfastes. Mais le Haut représentant du président de la Transition dans la lutte contre la Covid-19 requiert de surseoir à la vaccination et demande l’acquisition d’autres types de vaccin. Les statistiques macabres liées à la pandémie du coronavirus à l’échelle planétaire rappellent, surtout, à tous (développés et en développement) la nécessité et l’urgence de contrôler le fléau, à défaut de pouvoir l’éradiquer rapidement et de ne laisser aucun pays en rase campagne dans la vaccination qui demeure une stratégie essentielle de prévention. Malheureusement, il y a, aujourd’hui, un ralentissement de la vaccination dans bien des pays (du fait de la défiance vis-à-vis du vaccin AstraZeneca) et notre pays n’échappe pas à cette situation. Des rumeurs persistantes circulent autour de la qualité des doses de ce vaccin que le Mali a reçu le 5 mars dernier. Quelle est la position de nos autorités sanitaires par rapport aux réserves formulées contre le vaccin AstraZeneca ? Le chef de la section immunisation au niveau de la direction générale de la santé, Dr Ibrahima Diarra, soutient que jusque-là, il n’y a pas de preuve scientifique que ce vaccin doit être mis en cause. Pourtant, ceux, qui suivent l’actualité internationale, savent qu’au moins, une dizaine de pays du Nord ont suspendu l’administration de ce vaccin, en attendant d’avoir le feu vert de l’Agence européenne du médicament (AEM) parce que des effets secondaires, notamment des caillots de sang auraient été constatés chez certaines personnes ayant reçu des doses d’AstraZeneca. Pour le patron de la section immunisation, il n’y a pas de liens établis entre ces effets secondaires et le vaccin. Il assure que le lot reçu par notre pays n’est pas incriminé. Dr Ibrahima Diarra invite la population à ne retenir que les effets bénéfiques mais surtout à éviter de tirer des conclusions hâtives. Mais le spécialiste se veut, on ne peut plus, clair. Il rappelle qu’il n’y a pas de risque zéro concernant un médicament ou un vaccin. «Jusqu’à preuve du contraire, nous faisons confiance à ce vaccin», insiste-t-il. Et d’ajouter que les organismes ne sont pas pareils et que certains tolèrent mieux le médicament ou le vaccin que d’autres. Pour rassurer nos compatriotes, Dr Diarra cite volontiers l’exemple de l’Inde où les hospitalisations liées à la Covid-19 ont baissé grâce à la vaccination. Mais le spécialiste ne précise pas si c’est le même type de vaccin (AstraZeneca), fabriqué par un laboratoire britannique en collaboration avec une firme pharmaceutique suédoise, que l’Inde utilise. Pour lui, il est clair que le vaccin a administré la preuve de son efficacité parce que des doses ont été inoculées à plus de 400 millions de personnes dans le monde. Le chef de la section immunisation dit comprendre le vent de panique qui souffle par rapport à la très prochaine campagne de vaccination. Il précise que le même type de vaccin a été donné à bien d’autres pays africains, voire d’ailleurs. La suspension de la vaccination dans certains pays est une réalité. Mais, Dr Diarra relativise parce que, pour lui, il s’agit de suspension et non d’arrêt. C’est la raison pour laquelle l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ainsi que l’AEM tiennent des réunions pour clarifier la situation. Il rappelle aussi que notre pays ne fait pas cavalier seul mais s’inscrit en droite ligne des indications scientifiques. «Nous dépendons des scientifiques et nous nous conformerons à leurs décisions», souligne-t-il. Pour que la population accepte ce vaccin, le département de la Santé et du Développement social va accélérer la sensibilisation. Des activités prévues dans ce sens ont déjà commencé. Un Comité national de coordination de la campagne a été créé. Cet organe a tenu une réunion élargie au Comité scientifique qui oriente les décisions des pouvoirs publics. Le Comité national de coordination multiplie les rencontres avec le Conseil national de l’Ordre des médecins (CNOM), la cohorte des pharmaciens mais aussi les infirmiers et les sages-femmes. «Nous sommes en train de faire une large sensibilisation autour de ce vaccin. Nous avons déjà approché les autorités coutumières et religieuses, la société civile et les communicateurs traditionnels», conclut Dr Diarra. Mais le conseiller spécial avec rang de ministre et haut représentant du chef de l’État pour la lutte contre la Covid-19, Dr Ibrahim Traoré, ne partage pas l’optimisme du Dr Diarra. Il met en avant, notamment, le principe de précaution à observer par rapport au vaccin AstraZeneca. Il demande de surseoir à son utilisation et requiert l’acquisition d’autres types de vaccin. Dr Ibrahim Traoré annonce, dans un communiqué, que la présidence est sur le point de se procurer trois millions de doses du vaccin russe (Spoutnik) et du vaccin chinois (Sinovacc) dans le cadre du Programme présidentiel d’urgences sanitaires. Pour lui, l’avis du Comité scientifique est plus que nécessaire et urgent. FN (AMAP)
Barouéli : Rencontre sur les travaux de lotissement de la commune
Barouéli, 18 mars (AMAP) Les membres de la Commission de suivi du schéma d’aménagement et d’urbanisme du Cercle de Barouéli ont rencontré mardi les propriétaires des champs autour de la purge afin de faciliter les travaux de lotissement de la Commune, a constaté l’AMAP. Cette réunion dont le seul point à son ordre du jour était la purge fait suite à des concertations devant contribuer à la levée des écueils qui peuvent paralyser le bon déroulement des travaux de lotissement. La purge est une forme d’indemnisation consignée dans le droit coutumier qui vise à compenser les propriétaires de parcelles pour la cession de leur bien à des fins d’utilité publique. A l’entame des interventions, certains propriétaires, malgré les informations relatives à la légalité attestée par les plus hautes autorités du projet de lotissement, sont revenus à la charge demandant à la commission de leur trouver d’autres champs après le lotissement sous prétexte que Barouéli est un village essentiellement d’agriculteurs. Les propositions faites de part et d’autres seront consignées dans le procès-verbal. Ce principe prévoit deux parcelles par hectare, soit une parcelle sur un demi – hectare. La première phase portera sur 35 hectares en raison de 15 parcelles par hectare, soit au total 503 parcelles. Les échanges ont, par ailleurs, touché à la gestion des arbres plantés dans les champs. Ces arbres feront l’objet d’une évaluation conformément à l’arrêté N° 2014 -1979/MDR-SG du 23 juillet 2014 portant fixation des tarifs de compensation des végétaux, produits végétaux et plantes sur pieds et parcelles de culture sur l’étendue du territoire national. JC/KM (AMAP)
Décès de Hamed Bakayoko : L’ultime hommage de la nation ivoirienne
Envoyé spécial Issa DEMBÉLÉ Abidjan, 18 mars (AMAP) La Côte d’Ivoire a rendu hommage, mercredi, à Abidjan, à son défunt Premier ministre, Hamed Bakayoko, au cours des funérailles nationales auxquelles a pris part le Premier ministre malien Moctar Ouane, aux côtés de plusieurs personnalités, notamment des chefs d’État et des chefs de gouvernements étrangers. Sur l’esplanade du Palais présidentiel, le président Alassane Dramane Ouattara et ses homologues Roch Christian Kaboré du Burkina Faso, Alpha Condé de la Guinée-Conakry, Umaro Sissoco de la Guinée-Bissau et Nana Akufo-Addo du Ghana. On pouvait également distinguer des figures connues de la classe politique ivoirienne, des compagnons de lutte ou membres de la grande famille Bakayoko, tous venus saluer la mémoire d’un grand serviteur de l’État. Hamed Bakayoko est décédé, mercredi 10 mars, d’un «cancer fulgurant» dans un hôpital de Fribourg, en Allemagne, quelques jours après avoir été transféré de Paris, où il était soigné, depuis le 18 février. Il venait de fêter, le 8 mars, ses 56 ans. Une semaine après son décès, de nombreux Ivoiriens peinent à se rendre à l’évidence et s’interrogent jusque-là sur ce qui a bien pu se passer pour que leur pays perde un autre Premier ministre un peu plus de sept mois après le décès du précédent. C’est sous un immense chapiteau dressé pour l’occasion, qu’a été rendu le dernier hommage de la Nation à Hamed Bakayoko, affectueusement appelé «HamBak» ou «Golden Boy». Un parterre de personnalités a, ainsi, assisté à l’arrivée du cercueil, porté par des colonels de l’Armée ivoirienne. Le couple présidentiel de la Côte d’Ivoire s’est incliné devant la dépouille mortelle, suivi par les chefs d’État étrangers présents, puis par le Premier ministre Moctar Ouane qui a accompli le rituel en même temps que ses homologues du Gabon et du Niger. Après les témoignages de plusieurs personnalités, le président Alassane Dramane Ouattara a élevé l’ancien Premier ministre, à titre posthume, à la dignité de GrandCroix de l’Ordre national de Côte d’Ivoire. Un moment plein d’émotion qui sera suivi de l’oraison funèbre, prononcée par le Médiateur de la République. Adama Toungara, que le défunt appelait «Tonton», a eu des mots poignants : «Hamed était d’une sympathie touchante. Il était un trait d’union entre le gouvernement et l’opposition, un pont entre les générations…». Après l’oraison funèbre, la sonnerie en hommage aux morts a résonné sur l’esplanade du Palais présidentiel, avant que les sections des forces de défense et de sécurité de la Côté d’Ivoire ne rendent à travers un défilé l’ultime hommage à l’illustre disparu. Ensuite la veuve Yolande Bakayoko, entourée de ses quatre enfants, a reçu, des mains du président, le drapeau et les insignes de la Grand-Croix décerné à son défunt mari. PARCOURS ATYPIQUE- En ce jour d’hommage, tous les Ivoiriens louaient Hamed Bakayogo pour « son amour, sa simplicité, son humilité, son courage ». Dans le microcosme dirigeant de la Côte d’Ivoire, il faisait de la politique comme nul autre. «HamBak» était devenu l’enfant du peuple qui, par son abnégation et une fidélité sans faille à son mentor, a su gravir presque toutes les marches du pouvoir. Né le 8 mars 1965 dans la Commune d’Adjamé (Abidjan), dans une famille de la classe moyenne, Hamed s’était intéressé, dès sa jeunesse, au journalisme et à la politique. Parti dès la fin du lycée pour le Burkina Faso afin d’y étudier la médecine, il n’ira pas au bout. À son retour à Abidjan, il fonde, dans les années 1990, le Mouvement de la jeunesse estudiantine et scolaire du PDCI (JESPDCI). Et à 25 ans, il a lancé le journal Le Patriote, devenu l’organe du Rassemblement des républicains (RDR). Il avait, ensuite, en 1993, pris les commandes de la Radio Nostalgie Côte d’Ivoire. Ce qui l’avait davantage rapproché du milieu de la musique et du show-business, avec lequel il aimait s’afficher. Son ascension politique avait vraiment commencé en 2003 quand, à 38 ans, il était devenu ministre des Télécommunications et des Nouvelles technologies. Avec l’arrivée au pouvoir de Alassane Ouattara en 2011, il a hérité du ministère de l’Intérieur. Poste qu’il a conservé jusqu’en 2017, réussissant à maintenir l’ordre dans un pays revenant à la paix. Puis en juillet 2017, HamBak avait été nommé ministre d’État, ministre de la Défense, et il avait eu la lourde tâche de gérer plusieurs mutineries dans l’armée. En 2018, il a été élu maire d’Abobo. En 2020, Hamed Bakayoko est nommé Premier ministre après le décès d’Amadou Gon Coulibaly. Quatre jours avant sa mort, il a été réélu député dans son fief de Séguéla aux législatives du 6 mars. Sans doute, la Côte d’Ivoire, particulièrement le parti RHDP, perd un leader. Vendredi, Hamed Bakayoko sera inhumé «dans la stricte intimité familiale» à Séguéla, dans le Centre-Ouest. IS (AMAP)
Mariétou Mariette Dicko : Le combat pour les étoffes africaines
Par Youssouf DOUMBIA Bamako, 18 mars (AMAP) Mariétou Mariette Dicko est une créatrice de mode malienne à succès. Sa réussite lui a valu d’être nommée ambassadrice des textiles et de la mode par le ministère en charge de l’Artisanat, depuis 2008. Mariétou Mariette Dicko est une artiste accomplie, maîtrisant tous les domaines de la création : depuis le filage du coton, savoir-faire transmis par sa grand-mère, jusqu’à la couture grâce à sa mère, en passant par la broderie et le tricotage, appris à l’école des bonnes sœurs où elle était scolarisée. La styliste au talent reconnu au-delà de nos frontières fait de la valorisation de nos tissus traditionnels son cheval de bataille. Fondatrice de la marque “Traditions Mode Africaine” depuis avril 2000 et du salon de coiffure et esthétique “Renée Coiffure” au Mali, Mariétou Mariette Dicko est, aussi, la présidente du projet culturel “MADI” (Mode arts développement international). Commerciale de formation, elle devrait faire carrière dans le milieu des assurances et de la gestion des supermarchés. Parfaite bilingue (Français et Anglais), Mariétou Mariete Dicko a été fonctionnaire des Nations unies, pendant 16 ans, au Mali puis en France. Elle est, depuis 2000, consultée par le ministère de la Culture et de l’Artisanat du Mali pour l’organisation des foires et salons à l’international. Et, justement, pour la réussite des événements, dans ce secteur, elle propose un style tradi-moderne en décoration pour les stands des salons, foires et autres expositions et bureaux. Elle a fait ses débuts dans la couture à l’âge de 17 ans, afin d’aider financièrement sa famille, tout en poursuivant ses études. Une fois diplômée, elle a travaillé dans les assurances, ainsi que pour une compagnie pétrolière. Sa carrière a également été marquée par 16 années passées aux Nations unies, dans les agences de l’Unesco et de l’Unicef. C’est en 2000 qu’elle a fait le choix de revenir à sa passion, la mode, en présentant son premier défilé de mode à Bamako. En créant ainsi sa griffe : Traditions Mode Africaine, elle a rendu hommage à sa grand-mère qui lui a donné la passion des étoffes maliennes. Parallèlement, désirant promouvoir la culture malienne à l’international, elle a monté le projet culturel MADI. Il y a des péripéties incroyables dans ce projet de galerie. En 2004, elle l’a proposé au ministre de l’Artisanat et du Tourisme, N’Diaye Bah, à l’époque. « Ce dernier a aussitôt compris son opportunité. Il m’a aidée à le réaliser, en collaboration avec la collectivité de Montreuil », dit Mariétou. « La réalisation de cette galerie a permis de balayer tous les a priori qu’on se faisait sur notre artisanat. Nos deux usines, Comatex et Batexi, ont montré, aussi, un intérêt pour le projet », souligne-t-elle. VISIBILITE – La galerie a été une aubaine, une opportunité pour de nombreux compatriotes qui ont pu y exposer. La galerie a permis également à la mode malienne d’être plus visible. « Il est temps que le Mali s’impose côté mode, sur le plan international, surtout à Paris et pourquoi pas à Milan (Italie), Londres (Grande-Bretagne) en Allemagne à Dusserldorf où ont lieu de grands défilés de mode. Notre pays aussi a pu fêter, en 2010, la fête de l’artisanat à Bonn », dit Mariéto. Rien d’étonnant alors qu’elle soit consacrée par le ministère en charge de l’Artisanat ambassadrice des textiles et de la mode. Ce nouveau statut lui a donné l’opportunité de voyager dans différents pays, pour représenter l’artisanat de son pays en participant à des salons internationaux. Dans ces lieux d’expression et d’échanges, elle a animé des conférences, notamment sur le thème des femmes chefs d’entreprise dans l’artisanat et dans l’agriculture, avec la culture du coton. Ces déplacements à l’étranger sont, aussi, l’occasion d’exporter l’artisanat malien, symbole de la culture du pays. Grâce aux ventes générées lors de ces événements, elle apporte son soutien à l’économie locale. En effet, selon elle, le Mali se développera par son textile. Poursuivant son objectif d’exporter en représentant au mieux la culture malienne, elle est, récemment, devenue l’ambassadrice du Mali à l’Organisation mondiale de la gastronomie. Depuis quelques années, elle a décidé de se battre pour « la promotion de l’étoffe africaine ». Car, pour elle, la sauvegarde des droits économiques et culturels passe par là. « Les étoffes africaines, diverses et riches, naturelles et artisanales, industrielles et chimiques, avec des motifs ancestraux ou créatifs doivent être et rester africaines », explique-t-elle. « Nos étoffes africaines doivent être fabriquées, portées, et utilisées, tout d’abord, par les Africaines en tous lieux, en toutes circonstances et au quotidien pour soutenir le développement économique effectif de nos pays africains et de notre continent », plaide Mariétou. Toutes ces étoffes africaines peuvent être utilisées comme vêtements. Selon notre interlocutrice, le rôle des métiers de la mode est de propulser, sur le plan économique, les étoffes en confectionnant dans différents styles modernes, tradi-modernes ou traditionnels. « Il est, donc, essentiel de suggérer des styles convenant aux autres cultures dans nos étoffes. Utiliser des mélanges d’étoffes traditionnelles africaines est importante pour prouver la réussite du brassage culturel. Maintenir l’authenticité des styles africains dans les créations protège notre identité culturelle », argumente la styliste. Toutes ces étoffes peuvent être utilisées dans la décoration : les tentures, la literie, l’art de table, les objets de décoration, au goût de tous de différentes cultures. Pour elle, il faut un véritable plan de développement des étoffes africaines avec des politiques de promotion. Toute chose qui permettra de donner une visibilité élargie et ainsi faire évoluer les mentalités. Elle propose « de porter régulièrement nos vêtements pendant toutes les rencontres africaines, de décorer nos salles de réunions avec nos étoffes, d’habiller nos hôtesses avec les étoffes ». Il faudrait, aussi, penser à l’instauration d’une exposition-vente des étoffes africaines pendant toutes les rencontres dans les pays africains et à l’extérieur du continent africain, de créer des espaces d’expressions des étoffes africaines, systématiquement, à travers les foires, salons et expositions. L’organisation de conférences-débats et de défilés de mode autour des étoffes africaines dans les grandes écoles et universités avec des élèves/étudiants est pédagogique et
Plan de campagne agricole : La sécurité alimentaire et nutritionnelle passé au crible
Bamako, 18 mars (AMAP) La 2è session du cadre harmonisé d’analyse de la campagne agricole 2020-2021, s’est tenue, mardi, à Bamako, pour finaliser l’évaluation de la situation alimentaire et nutritionnelle et le plan national de réponses aux difficultés alimentaires pour 2020, dans la perspective du Conseil national de sécurité alimentaire. « Les résultats attendus au cours de cette deuxième session devront permettre de finaliser le rapport d’évaluation définitive de la situation alimentaire et nutritionnelle et le plan national de réponses aux difficultés alimentaires pour 2020 en vue de la tenue très prochaine du Conseil national de sécurité alimentaire », a expliqué le ministre commissaire à la sécurité alimentaire, Redouwane Ag Mohamed Ali. Redouwane Ag Mohamed Ali, qui a présidé l’ouverture de la rencontre, en présence de la représentante résidente du Programme alimentaire mondial (PAM) Mali, chef de file des Partenaires techniques et financiers (PTF), Sally Haydock, a invité les experts à faire un examen attentif et lucide de la situation alimentaire et nutritionnelle de l’ensemble des populations, relativement à la diversité des moyens d’existence des communautés. Par ailleurs, le ministre commissaire a souligné que cet exercice est d’une importance capitale pour notre système de sécurité alimentaire et nutritionnelle. Le cadre harmonisé en tant qu’outil consensuel et fédérateur est devenu le cadre de référence de toutes les actions de sécurité alimentaire et nutritionnelle conjoncturelle. « Déjà, a-t-il rappelé, les résultats issus de la session de novembre 2020 ont permis au gouvernement et à ses Partenaires d’entamer l’élaboration d’un plan national de réponses aux difficultés alimentaires, qui, au besoin, sera mis à jour ». Ag Mohamed Ali a signalé qu’après la validation des résultats de la session du cadre harmonisé de novembre 2020, des inondations dues à la forte crue ont lieu dans le Delta central affectant la production rizicole. Il y a une « persistance de l’impact de la Covid-19 et une recrudescence de l’insécurité dans le Nord, au Centre, voire son extension vers le Sud qui fragilise les efforts de normalisation entrepris par le gouvernement et ses partenaires ». C’est pourquoi, il a exhorté à privilégier, dans les propositions de réponses, les actions de renforcement des capacités de résilience des populations, notamment celles des plus vulnérables. Sally Haydock a souligné que les résultats des analyses réalisées par les PTF dans le cadre de la sécurité alimentaire et nutritionnelle dans le contexte de la Covid-19 « ont révélé certains dysfonctionnements sur les marchés de certaines localités ». « Les disponibilités alimentaires restent suffisantes sur tous les marchés, en dépit des perturbations sécuritaires et des restrictions liées à la Covid-19 qui réduisent les flux sur certains marchés », a-t-elle ajouté. Sally Haydock a, également, souligné que des défis importants restent à relever pour que le cadre harmonisé soit rentable pour nos populations vulnérables, de façon durable. Cette session de mars 2021 fait suite aux travaux d’expertise du Système d’alerte précoce (SAP), de ceux de l’analyse de l’économie des ménages (HEA) et de l’Enquête nationale de sécurité alimentaire et nutritionnelle (ENSAN), dont les résultats, avec d’autres sources d’informations, devront contribuer à implémenter ce cadre harmonisé d’analyse de la vulnérabilité. A DS/MD (AMAP)
Mali: Quarante-huit nouveaux cas de Covid-19 et un décès mercredi
Bamako, 17 mars (AMAP) Les agents de santé, mercredi, ont enregistré 48 cas confirmés de Covid-19, sur 1.095 échantillons testés et un décès, annonce le communiqué quotidien du ministère de la Santé et du Développement social. Les médecins ont déclaré une trentaine de malades rétablis du coronavirus au cours des dernières 24 heures, ajoute la même source. Les contaminations du jour ont été identifiées dans les Régions de Kayes (Ouest) et Koulikoro (Près de la capitale), ainsi que dans l’ensemble des six Communes du District de Bamako. Ces nouvelles informations portent le nombre de cas positifs au Mali à 9.066, au nombre desquels 6.556 patients guéris contre 365 décès. AT/MD (AMAP)
Gao : 73 émigrés dont 12 hommes et 7 femmes refoulés de Tinzawatene, en Algèrie
Gao, 17 mars (AMAP) Le gouverneur de la Région de Gao (Nord), le général de brigade, Moussa Traoré, a effectué mardi, à la Direction régionale de la protection civile de Gao, à quelque soixante-treize émigrés dont sept femmes et quinze enfants refoulés de Tinzawatene, à la frontière Mali-Algérie. Ils sont maliens, nigériens et tchadiens, entre autres. Ils ont été accueillis par le directeur régional de la protection civile de Gao, le lieutenant-colonel Abdramane Bagayoko à la Direction régionale de la protection civile de Gao. Le lieutenant-colonel Bagayoko a assuré au premier responsable de la Région que ces émigrés « sont entre de bonnes mains » et qu’ « ils auront à manger à leur faim pendant leur séjour dans les locaux de la protection civile, jusqu’au jour de leur rapatriement dans leurs pays respectifs ». Le général Moussa Traoré a souhaité la bienvenue aux émigrés avant de leur prodiguer des conseils sur les dangers de l’émigration clandestine. Le gouverneur de région a insisté auprès des hommes, qui émigrent, de ne pas se faire accompagner par des enfants et des femmes. AT/MD (AMAP)
Démolition dans la zone aéroportuaire de Bamako : Bientôt la 2è phase
Par Babba B. COULIBALY Bamako, 17 mars (AMAP) La deuxième phase des opérations de démolition des constructions illicites dans l’emprise de la zone aéroportuaire sera bientôt lancée et concernera les constructions situées dans la zone de trouée Est et Ouest (de décollage et d’atterrissage des avions), soit une superficie de 5.534 hectares, a appris, lundi, l’AMAP de source officielle. «La libération de la zone aéroportuaire de Bamako-Sénou des occupations illicites se poursuivra » comme l’a indiqué le chef du gouvernement, lors de la présentation du Programme d’action gouvernementale. La première phase de démolition est arrivée à terme et la seconde phase sera bientôt lancée. L’opération concernera les zones de trouée Est et Ouest de l’aéroport», a confirmé notre source. La date exacte de lancement de l’opération est tenue secrète, parce que certains occupants illégaux prévoient d’organiser la «résistance», indique une source sécuritaire. Une partie des zones qui seront démolies, dans les jours à venir, est située à Faladié Est/extension, derrière le bureau de l’Office national des produits pétroliers (ONAP), sur la route de Sénou. Elle compte 3.000 lots «illégaux» attribués sur le domaine aéroportuaire, indique notre source qui précise que certains sont bâtis, d’autres en chantier. La démolition va toucher, aussi, la zone appelée «Kidal-bougou», une partie de Sirakoro et du village de Gouana. Malgré les avertissements, les propriétaires des concessions visées par la seconde phase de démolition semblent faire la sourde oreille. Certains ont même intensifié les travaux comme s’il n’en est rien. C’est le cas à Faladiè Est/extension. Rencontré sur place, un des propriétaires persiste et signe. «Nous avons acquis ces parcelles et nous possédons les documents de vente», se défend-t-il. «Ceux qui continuent de penser que cette opération est encore un effet d’annonce doivent se détromper, car la démolition sera poursuivie jusqu’au bout», avertit la source sécuritaire. Vaste de plus 7.194 hectares, le domaine réservé à l’aéroport international Président Modibo Keïta-Sénou est classé suivant le décret n° 99-252/P-RM du 15 septembre 1999. Balisé, il s’étend de Gouana, à Kouralé, Sirakoro en passant par Faladié Est/extension et Niamakoro Diallobougou. Il est inaliénable, imprescriptible et insaisissable. Le but étant de sécuriser la navigation aérienne. «Quand elle a été décrétée d’utilité publique, tous les occupants ont été recensés et indemnisés», ne cesse de rappeler le ministre des Affaires foncières, de l’Urbanisme et de l’Habitat, Dionkè Diarra. Le caractère international du transport aérien assujettit l’aviation civile aux normes et pratiques recommandées et approuvées en la matière par tous les États. Ces règles, qui régissent les domaines aéroportuaires, tiennent compte des évolutions à basse altitude des aéronefs lors des manœuvres d’approche, d’atterrissage et de décollage. Elles sont, aussi, regardantes sur les conditions météorologiques, les limites, les pannes de moteurs d’avions, les servitudes radios électriques. Au regard de tous ces critères, les aéroports internationaux ont besoin de grandes surfaces afin de parer à toutes éventualités. L’occupation de cette zone constitue un danger pour la sécurité de la navigation aérienne au niveau du plus grand aéroport du pays. BBC/MD (AMAP)
Sikasso (Sud) : Les couples divorcent, de plus en plus
Mariam F. DIABATE Sikasso, 17 mars (AMAP) « Je n’ai jamais pensé en arriver là un jour. On s’aimait tant avant le mariage. On s’est choisi. On sortait ensemble avant le mariage. Vivre ensemble, fonder une magnifique famille étaient notre rêve. Hélas, tout a foiré!», regrette Fatoumata Diarra, ex Mme Kanté. Après un an de mariage, cette dame se trouve à présent, malheureusement, en procédure de divorce. Le divorce serait-il devenu monnaie courante dans les grandes villes dont Sikasso, dans le Sud du Mali ? Quelles en sont les causes, conséquences et solutions ? Un jour de février 2021. Il est 9 heures. La salle d’attente du Tribunal de grande instance de Sikasso. Dès l’entrée, deux rangées de chaises, occupées par des hommes et des femmes. Toutes les cinq minutes, une dame s’avance dans la salle d’attente et appelle les couples qui désirent divorcer. Les deux conjoints suivent la dame. Chacun de son côté, comme des inconnus, des étrangers l’un à l’autre. Dans le rang des hommes, c’est le silence qui règne. Chez les femmes, les débats sont vifs. Très pressée de divorcer, la dame A.K s’explique : « Pourquoi tout ces va-et-vient si ça va, toujours, aboutir au divorce. Depuis deux ans, je suis en instance de divorce. J’ai hâte que la procédure prenne fin. Je ne veux plus revoir un mari qui ne peut pas subvenir à mes besoins et me bat jusqu’au sang ». « Le premier jour, quand je suis venue ici, je ne pouvais pas marcher à cause de mes blessures sur le crâne et les membres inférieurs. Je ne pouvais même pas m’asseoir. Deux personnes m’ont transportée chez le juge… », raconte-t-elle. O.M se trouve, également, dans le rang, après, selon elle, une vie de couple fait de violents coups et d’abandon pendant sept ans. « Il (l’époux) n’accomplissait plus ses devoirs vis-à-vis de moi. C’est une bonne volonté qui assurait les charges de mes enfants », dit notre interlocutrice. Quant à F.T, elle jure de ne plus jamais célébrer un mariage civil. « C’est ce qui m’a apporté ce calvaire », affirme-t-elle, ajoutant que, si c’était à refaire, elle se contentera du mariage religieux. Certainement moins compliqué à défaire sur le plan des procédures islamiques. « Sur dix courriers reçus par notre tribunal, six sont des demandes de divorces et quatre proviennent des femmes », souligne le vice-président du tribunal de grande instance de Sikasso, Mamadou Bema Konaté, tout en précisant que 90% des demandes de divorce sont initiées par des femmes. « Au cours de l’année 2020, notre juridiction a enregistré 187 cas de divorce », révèle-t-il. Expliquant le divorce, M. Konaté a indiqué qu’il est « la rupture des liens conjugaux prononcé par un juge matrimonial », avant de confirmer que le phénomène est vraiment fréquent à Sikasso. Citant le Code des personnes et de la famille, il précise qu’il existe trois principales causes du divorce : « Le divorce pour faute grave, le divorce pour rupture prolongée de la vie commune et le divorce par consentement mutuel ». Pour ce qui est du divorce pour faute grave, « le cas le plus fréquent à Sikasso », dit-il, M. le juge avance que le Code des personnes et de la famille énumère un certains nombre de causes reprochées par l’un des conjoints à l’autre. S’il s’agit de la femme, celle-ci peut demander le divorce si l’homme refuse de subvenir à ses besoins essentiels, notamment la nourriture, l’habillement, les soins, la protection et le logement. Dans ce cas, la loi autorise la femme à demander le divorce. Pour le cas de l’homme, selon le même code, celui-ci peut « légitimement demander le divorce s’il est avéré que sa femme pratique l’adultère, les excès, les injures graves ». La condamnation à un fait criminel, l’alcoolisme, la toxicomanie, le manquement à un engagement substantiel, constituent aussi des causes valables pour les deux conjoints. Dans ces cas, l’un des conjoints peut demander le divorce. Concernant le divorce pour rupture prolongée de la vie commune, Mamadou Bema Konaté soutient que si l’un des conjoints quitte le foyer pour une période de plus de trois ans, l’article 348 du Code des personnes et la famille autorise l’autre à demander le divorce. S’agissant du troisième cas, le divorce par consentement mutuel, celui-ci a lieu si le couple décide, de façon consensuelle, de divorcer. Alors, ils apportent tous les documents nécessaires et ils se séparent. Par ailleurs, le juge Konaté rappelle cet adage aux couples : « On se marie pour le meilleur et pour le pire ». Pour lui, la réussite du foyer dépend à 60% de la femme. Quand celle-ci supporte, cela permet à l’homme de s’équilibrer dans la vie. « Il n’y a pas de divorce chez nous », déclare un Abbé de la paroisse de Sikasso. « Chez les catholiques, une fois que le mariage est célébré à l’église, on ne parle plus de divorce. L’union s’éternise jusqu’à la mort. Nous prônons l’indissolubilité », dit l’Abbé. Se référant sur la bible, il donne l’avis de Jésus sur le divorce : « Certains Pharisiens posèrent cette question à Jésus : est-il permis à un homme de répudier sa femme pour un motif quelconque ? Jésus répondit : N’avez-vous pas compris que le créateur, au commencement, fit l’homme et la femme ? C’est pourquoi, l’homme quittera son père et sa mère et s’attachera à sa femme. Les deux deviendront une seule chair. Ainsi, ils ne sont plus deux mais une seule chair. Que l’Homme ne sépare donc pas ce que Dieu a uni (Mathieu 19, verset 3 à 6)». Et l’abbé de préciser : « Pour nous, le mariage est sacré car il est basé sur le vrai amour. C’est-à-dire aimer son prochain pour son propre bien », dit-il, ajoutant que tout mariage qui est célébré dans le vrai amour, au sens biblique du mot, ne connaitra pas le divorce. En dépit de son rejet par les religions et la justice du Mali, la pratique existe malgré. Selon Ismaël Keïta, l’imam de la grande mosquée Est de Wayerma II, le divorce existe dans la religion musulmane, malgré la volonté du Tout puissant. Dans le Coran, Allah précise ceci : « Aucun musulman ne doit délaisser son semblable à cause de son
Embuscade contre les FAMa à Tessit (Mali): Le bilan s’alourdit à trente-trois militaires tués
Bamako, 17 mars (AMAP) Le dernier bilan de l’attaque meurtrière, lundi après-midi, contre une relève du poste de sécurité de Tessit, à 55 km au Sud-Ouest d’Ansongo, Région de Gao (Nord), fait état de trente-trois militaires tués et quatorze blessés, selon une source militaire. Trois véhicules des Forces armées maliennes (FAMa) ont, également, été détruits tandis que côté ennemi, vingt corps ont été retrouvés sur le terrain, précise la hiérarchie militaire «Tous les blessés sont présentement évacués dans des centres de prise en charge spécifiques », souligne la source militaire “L’embuscade a été tendue par une centaine d’hommes à bord de pick-up et sur des motos et l’accrochage a eu lieu à 20 km de Tessit sur l’axe Lellehoxe-Tessit”, ajoute le communiqué de l’état-major général des armées. «Une compagnie a été envoyée dans la zone pour le ratissage. Les blessés ont été évacués par la Mission multidimensionnelle et intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA”. Deux hélicoptères de la force Barkhane étaient sur zone pour appuyer les Forces armées maliennes», indique le communiqué. MT/MD (AMAP)

