Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 30 juin 2021
Le Conseil des ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 30 juin 2021, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de textes ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions, le Conseil des Ministres a adopté un projet de loi autorisant le Gouvernement à prendre certaines mesures par ordonnances. Le présent projet de loi est initié en application des articles 74 de la Constitution et 13 de la Charte de la Transition. Il vise à autoriser le Gouvernement à prendre par ordonnances des mesures, qui sont normalement du domaine de la loi, durant la période comprise entre la clôture de la session ordinaire du Conseil national de Transition ouverte le 05 avril 2021 et l’ouverture de la session ordinaire d’octobre 2021. Le projet de loi adopté habilite le Gouvernement à adopter des mesures nécessaires pour la réalisation de son programme dans les domaines ci-après : – la création, l’organisation et le contrôle des services et organismes publics ; – l’organisation de la production pour créer les conditions favorisant la promotion économique et sociale ; – les statuts du personnel ; – les traités et accords internationaux. Sur le rapport du ministre des Mines, de l’Energie et de l’Eau, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret fixant le cadre organique de la Direction des Finances et du Matériel du Ministère des Mines, de l’Energie et de l’Eau. La Direction des Finances et du Matériel d’un département ministériel a pour mission d’élaborer les éléments de la Politique nationale dans les domaines de la gestion des ressources financières et matérielles et l’approvisionnement des services publics relevant de ce département. Le projet de décret adopté vise à doter, pour les cinq prochaines années, la Direction des Finances et du Matériel du Ministère des Mines, de l’Energie et de l’Eau en personnel nécessaire pour l’exécution de ses missions. Sur le rapport du ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, le Conseil des Ministres a adopté un projet de loi portant grille indiciaire unifiée des militaires et des personnels relevant des statuts des fonctionnaires de l’Etat, des Collectivités territoriales et des statuts autonomes. L’adoption de ce projet de loi s’inscrit dans le cadre du respect des engagements pris par le Gouvernement, participe de l’apaisement du climat social et de la volonté de rétablir l’équité entre les agents de l’Etat. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de l’évolution de la maladie à Coronavirus marquée par une diminution du nombre de cas testés positifs par rapport à la semaine précédente. Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, a réitéré son appel au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre la maladie en vue de consolider la tendance à la baisse observée ces dernières semaines. Bamako, le 30 juin 2021 Le Secrétaire général du Gouvernement, Mahamadou DAGNO Chevalier de l’Ordre national
Gouvernement-UNTM : Les négociations en bonne voie
Bamako, 1er juil (AMAP) Les accords entre le gouvernement et l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) connaîtront, dès la fin du mois de juillet, un début d’application avec l’harmonisation des grilles indiciaires des agents de l’État, a appris, mercredi. l’AMAP de sources syndicales. «Les choses sont sur la bonne voie. En très bonne voie», a assuré un responsable de l’UNTM. Au total, «six points de revendications seront satisfaits dans les semaines à venir», a-t-il précisé, avant d’ajouter que le président de la Transition s’est porté garant de la mise en œuvre de ces points d’accord. Les syndicalistes affichent un optimisme quant à l’aboutissement des discussions en cours avec les autorités, assurant que les lignes commencent à bouger. Selon ces sources, qui ont pris part à un débriefing du bureau de la centrale, mercredi, sur les négociations en cours avec les autorités de la Transition, le gouvernement se serait également engagé à diligenter la révision de la loi portant création de l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (OCLEI), à mettre les «travailleurs compressés» dans leurs droits et à ramener les travailleurs mutés suite à des grèves à leurs postes respectifs. Par contre, toujours selon nos sources, la question de l’harmonisation des primes et indemnités sera traitée lors de la Conférence sociale. Le gouvernement a annoncé, à l’issue du Conseil des ministres, mercredi, un projet de loi dans ce sens. Les autorités de la transition ont fait de l’apaisement du front social une des priorités, Elles affichent leur détermination à satisfaire la demande sociale. Le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, s’est rendu aux sièges des centrales syndicales, dont l’UNTM, pour manifester l’intérêt qu’il porte aux revendications syndicales. L’approche semble réjouir les leaders syndicaux qui ont souvent reproché à la partie gouvernementale un certain «manque de considération» à l’égard des partenaires sociaux. Des accords entre le gouvernement et la centrale syndicale ont été consignés dans le procès-verbal de conciliation signé le 5 février dernier. Leur non-satisfaction a amené l’UNTM à déposer un préavis de grève en date du 26 avril dernier. Les négociations engagées ayant échoué, la centrale syndicale a fait observer un arrêt de travail de cinq jours (du 7 au 21 mai). Pour éviter une nouvelle semaine de grève, le Premier ministre d’alors avait personnellement pris le dossier en main. Sans succès. Les propositions faites par Moctar Ouane n’avaient pas satisfait les syndicalistes qui ont dénoncé «le manque de sérieux et d’esprit de responsabilité affichés au nom de l’État pour ne pas donner suite à l’application des accords déjà conclus». ID/MD (AMAP)
Culture : Vernissage de l’exposition permanente du centre culturel senoufo
Sikasso, 30 juin (AMAP) La cérémonie d’ouverture du vernissage de l’exposition permanente du Centre culturel Senoufo a été présidée mardi, à Sikasso, par la représentante du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Aïda Koné, sous le thème : « Les senoufo : Dieu, la terre et les hommes », a constaté l’AMAP. L’évènement parrainé par l’ambassadeur de l’Allemagne au Mali Dietrich Pohl Becker, a enregistré la présence du gouverneur de région, Sinè Dembélé, du maire Kalifa Sanogo, du directeur du centre, le père Bruno Ssennyondo, le porte-parole des experts du projet de promotion et de conservation des collections du centre, Salia Mallé, entre autres. Cette exposition s’inscrit dans le cadre du projet de valorisation et de conservation des collections du musée du centre senoufo. Ledit projet a été financé par la république fédérale d’Allemagne au Mali pour un cout total de plus de 16 millions de francs CFA. « Elle nous fait voyager jusque dans l’historiographie politique du Kénédougou marquée par les règnes les rois Tièba Traoré (1866-1893) et Babemba Traoré (1893-1898) » a déclaré le chef de l’exécutif régional qui s’est réjoui de la réalisation de ce projet. Lequel, selon lui, a permis l’acquisition d’un équipement en matériel d’exposition favorisant une meilleure conservation des collections. « Ce nouveau cadre d’exposition permanente donne une grande visibilité et lisibilité aux collections du musée», a conclu Sinè Dembélé. La représentante du ministre de l’Artisanat, de la culture, de l’industrie hôtelière et du tourisme, Aïda Koné s’était, auparavant réjouie de la rencontre. Elle a non seulement remercié l’ambassade de l’Allemagne pour son accompagnement mais aussi les experts du projet de promotion et de conservation des collections du centre pour leur travail titanesque. « On se félicite non seulement d’avoir établi ce contact avec le centre culturel senoufo mais on est également fier d’avoir soutenu le présent projet. Plus qu’un musée, ce centre constitue un espace d’échanges pour toute la société. C’est un endroit de rêve », a affirmé l’ambassadeur de l’Allemagne au Mali Dietrich Pohl Becker qui ajoutera que ledit centre fait un travail d’une importance énorme. Selon le directeur du centre culturel Senoufo, le père Bruno Ssennyondo, ce projet contribue à la lutte contre le trafic illicite des biens culturels en pleine expansion depuis la grave crise sécuritaire déclenchée en 2012. Il participe également au développement durable des communautés locales de la région tout en leur facilitant l’accès aux ressources culturelles. Remerciant l’ambassade de l’Allemagne pour son soutien, Bruno a invité toutes les bonnes volontés à tendre une perche de salut sur le centre dans le but de construire des édifices plus spacieux pour l’exposition et les animations socioculturelles. La visite des salles d’exposition et des stands, des hommages à l’intention du fondateur du centre (Emilio Escudero) ont marqué la fin de la cérémonie. MD/KM (AMAP)
Douentza : six morts et 13 blessés dans l’attaque d’un mini-bus de transport
Douentza, 29 juin (AMAP) Six personnes ont trouvé la mort et 13 autres blessées dimanche dans l’attaque du mini- bus qui les transportait, par des hommes armés non identifiés, vers Petaka, localité située à 12 km de Douentza (Centre), a appris l’AMAP de source locale. Selon notre source, des hommes armés non identifiés ont attaqué le véhicule de transport en provenance de la Foire de Douentza, aux environs de Petaka, faisant 6 morts et 13 blessés dont 3 femmes. Une forte délégation des autorités de la Région de Douentza, composée du directeur de cabinet du gouverneur, du président du Conseil de cercle, des maires de Douentza et de Petaka, du préfet adjoint, des responsables sécuritaires, s’est rendue à l’hôpital de Douentza pour présenter ses condoléances aux familles des disparus et souhaiter prompt rétablissement aux blessés. Notre source signale que le directeur de cabinet du gouverneur, Abou Diarra a remis une enveloppe symbolique aux blessés. C’est la deuxième fois, en deux semaines, que le village de Petaka a été victime d’une attaque terroriste, accentuant l’inquiétude dans la population de Douentza et faisant de Petaka un village très ciblé par les terroristes à cause de la présence d’une base des milices donsos. BM/KM (AMAP)
Sécurité : la 3ème compagnie du bataillon des Forces armées reconstituées est arrivée à Kidal
Bamako, 29 juin (AMAP) La 3è compagnie du bataillon des Forces armées maliennes (FAMa) reconstituées, composée de 139 éléments, positionnée à Gao est finalement arrivée à Kidal malgré de nombreuses attaques des groupes armés terroristes, a appris l’AMAP de source sécuritaire. Notre source précise que l’entrée de ces militaires maliens à Kidal est une étape cruciale dans la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation, avant de déclarer qu’elle s’est réalisée grâce aux efforts conjugués des parties signataires de l’Accord et à l’engagement de la Mission intégrée multidimensionnelle des Nations unies pour la stabilité au Mali (MINUSMA). C’est un travail de coordination qui a été fait par la force onusienne. Alors que les soldats quittaient Gao, accompagnés par les casques bleus bangladais, un détachement de casques bleus guinéens et népalais quittait Kidal pour Anéfis, à une centaine de kilomètres. Les premiers éléments de l’Armée reconstituée sont arrivés le 13 février 2020 dans la ville de Kidal. Et Tombouctou a accueilli à son tour un bataillon.La mission des soldats de la paix partie de Kidal était d’ouvrir la voie au convoi de l’armée reconstituée. Venu accueillir le bataillon de l’Armée reconstituée à l’entrée du camp, le gouverneur de la Région de Kidal d’alors, Sidi Mohamed Ichrach, n’avait pas caché son enthousiasme de voir l’armée revenir dans sa ville. Il avait indiqué que ce retour des soldats est une reconnaissance et l’aboutissement de nombreux efforts. Avant de féliciter tous les acteurs impliqués à savoir le gouvernement, les groupes signataires de l’Accord et la Minusma grâce auxquels, ce retour a été possible sans aucun incident. Les soldats, qui constituent ces unités, sont issus des parties signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation et forment ainsi cette nouvelle Armée reconstituée. La MINUSMA avait pris toutes les dispositions pour appuyer ce déploiement qui représente un pas important dans le processus de paix au Mali. DD/KM (AMAP)
San : Cinq morts dans un conflit foncier entre agriculteurs
San, 29 juin (AMAP) Cinq personnes ont trouvé la mort lundi, dans des affrontements entre deux camps d’agriculteurs dans le village de Bora, Commune rurale de Téné, dans le Cercle de San, a appris l’AMAP de source locale. Depuis des décennies, les deux camps se disputent la possession coutumière d’un espace agricole selon notre source qui précise que le contentieux foncier dont le dossier se trouve à la Justice, a finalement abouti à des affrontements dans le village de Boura ayant occasionné la mort de 5 personnes dans les deux camps. Notre source que la Gendarmerie a constaté trois corps sans vie dans les champs suite aux affrontements qui se sont poursuivis dans le village, occasionnant un autre mort et un blessé qui a finalement rendu l’âme après son évacuation au centre de santé de référence de San. Le principal instigateur de ces affrontements s’est échappé et reste pour le moment introuvable selon notre source qui précise que des éléments de la Gendarmerie présents sur les lieux ont ouvert une enquête pour élucider les circonstances exactes du drame. NC/KM (AMAP)
Les présidents Embalo et Goita évoquent les engagements du Mali face à la CEDEAO
Bamako, 27 juin (AMAP) Le président de la Transition au MaIi, colonel Assimi Goïta, et le président de la Guinée-Bissau, le général Umaro Sissoco Embalo, ont évoqué, samedi, à Bamako, les engagements pris par le Mali vis-à-vis de la Communauté economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), la lutte contre le terrorisme et les opportunités de coopération qui s’offrent à leurs deux pays. Au terme d’une séance de travail au Palais de Koulouba, le président bissau-guinéen, qui a effectué une visite d’amitié et de travail, a indiqué avoir échangé avec le président de la CEDEAO qui l’a «chargé de transmettre au colonel Assimi Goïta les préoccupations de l’Organisation sous régionale ». Selon lui, « tout le monde souhaite que la feuille de route et le calendrier soient respectés, et qu’on puisse trouver une voie de développement pour le Mali ». Le général Umaro Sissoco Embalo a tenu à rappelé que le Mali, bien que suspendu des instances de l’Organisation, en est membre fondateur. Président d’un pays qui a connu plusieurs crises politiques, il dit mieux comprendre l’impérieuse nécessité de prêter main forte au Mali en ces moments critiques de son histoire. L’hôte de Bamako a donc plaidé la cause malienne, en évoquant l’expérience de la Guinée-Bissau qui a « passé beaucoup d’années dans les turbulences politiques». « Aujourd’hui, on a retrouvé le chemin», a-t-il ajouté avec un sentiment de fierté. Selon le colonel Goïta, la séance de travail lui a permis de faire le point du processus de Transition, conformément aux engagements pris lors du sommet consacré à notre pays par la CEDEAO à Accra (Ghana). Au nombre des progrès, il a cité la mise place d’un gouvernement inclusif, dirigé par un Premier ministre civil. Le chef de l’Etat entend honorer également l’engagement de tenir les élections aux échéances prévues. Il a assuré que des instructions ont été données dans ce sens au Premier ministre. Les deux chefs d’Etat ont évoqué un autre sujet important : la situation sécuritaire au Mali et, plus globalement, au Sahel. Les deux délégations ont ainsi discuté des possibilités d’action pour améliorer la sécurité au Sahel. « L’insécurité qui touche cette zone peut, par prolongement, se retrouver en Guinée-Bissau. Aujourd’hui, c’est l’inquiétude générale », a déclaré le chef de l’Etat. Avant de donner l’assurance que les autorités maliennes vont «continuer à améliorer cette condition sécuritaire avec l’ensemble des partenaires ». Les parties ont fait un tour d’horizon des axes de la coopération bilatérale. Entre nos deux pays, il existe des commissions mixtes sur tous les domaines. L’ambition affichée de part et d’autre est de booster cette coopération, en actualisant notamment les accords dont certains datent de 1983. Depuis cette année-là, ils n’ont pas été revus. «Cela est inacceptable», selon le général Umaro Sissoco Embalo qui pense que le moment est venu de revitaliser l’axe Bamako-Bissau. Déjà, a-t-il souligné, « beaucoup d’hommes d’affaires maliens sont présents en Guinée-Bissau». Les chefs d’Etat ont instruit aux ministres en charge des Affaires étrangères d’identifier les voies et moyens en vue une coopération approfondie. Le président de la Transition a bien apprécié la démarche du chef de l;’Etat de Guinée-Bissau qu’il considère d’ailleurs comme un frère parce que « sa mère est malienne ». Il a tenu à le remercier pour cette visite, la deuxième en l’espace d’une année. Et ce, en dépit de la situation particulière que traverse le Mali. Par ailleurs, il a affirmé que le Mali et la Guinée-Bissau disposent de beaucoup d’opportunités pour une coopération dynamique au profit des deux peuples. ID/MD (AMAP)
Mali: Sept morts dans deux attaques simultanées contre l’Armée (Communiqué)
Bamako, 27 juin (AMAP) Deux attaques terroristes contre deux postes militaires basés à Boni, au Nord-est de la Région de Douentza (Centre), ont fait, vendredi après-midi, sept mors dans les rangs des Forces armées maliennes ( FAMa), annonce une source militaire. Les FAMa ont «violemment riposté», indique un communiqué du chef d’état-major de l’Armée rendu public, samedi, qui précise que “les blessés ont tous été évacués sur Mopti”. L’Armée attribue cette attaque à un Groupe armé terroriste (GAT), non encore identifié, à bord de plusieurs véhicules et sur des motos. Le communiqué ajoute que le chef d’état-major général prie “pour le repos de l’âme des disparus, présente ses condoléances les plus attristées aux familles et souhaite un prompt rétablissement aux blesses”. « Le chef d’état-major général des Armées renouvelle sa confiance et son soutien aux Forces armées maliennes qui ne ménagent aucun effort pour le rétablissement de la paix et de la sécurité », poursuit le communiqué. Enfin, selon la même source, le chef d’état-major général des Armées tient à rassurer les populations que les FAMa resteront attachées à leur mission régalienne de défense de l’intégrité du territoire et de sécurisation des personnes et des biens. SS/MD (AMAP)
Mali-Guinée Bissau: le général Umaru Sissoco Embalo à Bamako
Bamako, 26 juin (AMAP) Le président de la Guinée-Bissau, le général Umaru Sissoco Embalo, accompagné de ses proches conseillers, est arrivé à Bamako vendredi après-midi, pour une visite d’amitié et de travail de trois jours, a constaté l’AMAP. À sa descente d’avion, à l’aéroport international président Modibo Keïta Senou, le chef de l’Etat bissau-guinéen été accueilli par le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta. En plus du chef de l’État malien, le protocole d’accueil du président Embalo était élargi au Premier ministre Dr Choguel Kokalla Maïga accompagné de plusieurs membres du gouvernement, au président du Conseil national de Transition (CNT), Malick Diaw. On notait également la présence d’autres personnalités de haut rang. Après le cérémonial d’accueil, suivi de l’exécution des hymnes nationaux, les deux chefs d’État ont eu un entretien à huis clos dans le salon VIP du pavillon présidentiel. Au sortir de ce tête-à-tête, le président Embalo a confié à la presse être heureux de retrouver « ses frères maliens ». Occasion pour le visiteur de marque dont la mère est d’origine malienne de réitérer son appui au Mali « qui traverse, dit-il, une situation particulière caractérisée par sa suspension par plusieurs organisations de la Communauté internationale », notamment la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). « Il y a la position de la CEDEAO. En tant que membre de cette organisation, je suis cette feuille de route. Mais cela n’empêche pas que je continue de donner mon appui au peuple malien, chaque fois que cela est possible », a déclaré Umaru Sissoco Embalo. Au cours de son séjour, l’hôte du Mali aura plusieurs activités dans son programme. Il est invité à un dîner offert par le président Assimi Goïta au Palais de Koulouba. Ensuite, le président Sissoco Embalo visitera le Musée national, samedi matin, avant un déjeuner de travail avec son homologue. AT/MD (AMAP)
Communiqué du Conseil des ministres du vendredi 25 juin 2021
Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le vendredi 25 juin 2021, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : adopté un projet de texte ; procédé à des nominations ; et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES AU TITRE DU MINISTERE DES TRANSPORTS ET DES INFRASTRUCTURES Sur le rapport du ministre des Transports et des Infrastructures, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant modification du Décret n°99-426/P-RM du 29 décembre 1999 fixant l’organisation et les modalités de fonctionnement du Conseil Malien des Chargeurs. Le Conseil Malien des Chargeurs a été créé par l’Ordonnance n°99-036/P-RM du 23 septembre 1999 avec pour mission l’organisation et la représentation professionnelle des chargeurs. Son organisation et ses modalités de fonctionnement sont fixés par le Décret n°99-426/P-RM du 29 décembre 1999. L’application de ce décret a révélé des insuffisances relatives, notamment, au mode d’élection des membres consulaires qu’il convient de corriger. Le projet de décret adopté corrige ces insuffisances en remplaçant le mode de scrutin uninominal par le mode de scrutin de liste comme mode d’élection des membres de l’Assemblée consulaire du Conseil Malien des Chargeurs. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE ET DE LA PROTECTION CIVILE Directeur Général de la Protection Civile: Général de Brigade Boukary KODIO. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES Directeur National du Trésor et de la Comptabilité Publique : Monsieur Boubacar Ben Bouillé, Inspecteur des Services Economiques. Directeur Général du Budget : Monsieur Ahmadou Tijani HAIDARA, Inspecteur des Finances. Directeur Général du Paris Mutuel Urbain : Monsieur Fasséry DOUMBIA, Gestionnaire. AU TITRE DU MINISTERE DES MINES, DE L’ENERGIE ET DE L’EAU Chargés de mission : Monsieur M’Baye COULIBALY, Journaliste-Reporter ; Monsieur Abdoulaye SYLLA, Gestionnaire des Ressources Humaines ; Madame Diahara DIABATE, Gestionnaire ; Monsieur Lassana TOURE, Consultant dans les mines ; Madame Fily COULIBALY, Juriste. AU TITRE DU MINISTERE DE L’INDUSTRIE ET DU COMMERCE Secrétaire Général : Monsieur Adama Yoro SIDIBE, Magistrat. Chef de Cabinet : Monsieur Sidi Ahmed OULD SIDI SALEM, Administrateur du Travail et de la Sécurité sociale. Conseillers techniques : Madame Mariame MAIGA, Ingénieur de l’Agriculture et du Génie rural ; Monsieur Oumar AG MOHAMEDOUN, Professeur de l’Enseignement supérieur ; Monsieur Boubacar BALLO, Inspecteur des Services Economiques ; Monsieur Issa Idrissa MAIGA, Inspecteur des Services économiques ; Monsieur Demba TOUNKARA, Inspecteur des Services économiques ; Madame DIARRAH Assa SYLLA, Administrateur civil. Chargés de mission : Monsieur Moulaye Abderahmane HAIDARA, Gestionnaire ; Monsieur Ahmed Hamady YOUSSOUF ALFAKY, Comptable ; Monsieur Chérif Ag Mohamed IBRAHIM, Professeur de l’Enseignement supérieur ; Monsieur Ould ALWATA MOHAMED, Ingénieur en Génie civil ; Monsieur Alhazim AG OUMA, Gestionnaire des Ressources humaines. AU TITRE DU MINISTERE DE LA COMMUNICATION, DE L’ECONOMIE NUMERIQUE ET DE LA MODERNISATION DE L’ADMINISTRATION Secrétaire Général : Madame Assa SIMBARA, Ingénieur Informaticien. Chef de Cabinet : Monsieur Sambel Bana DIALLO, Ingénieur des Constructions Civiles. Conseillers techniques : Madame Tiouta TRAORE, Journaliste-Réalisateur ; Monsieur Baba NADIO, Ingénieur de l’Information et de l’Audiovisuel ; Madame M’Batogoma Aminata SOGOBA, Ingénieur Informaticien ; Monsieur Souhahebou COULIBALY, Ingénieur Informaticien. Chargés de mission : Madame Zeinabou Souma TOURE, Gestionnaire des Ressources humaines ; Monsieur Harouna BARRY, Gestionnaire ; Monsieur Modibo Hamadoun DICKO, Juriste ; Monsieur Malick Ag ELJIMIT, Ingénieur structures du Génie civil ; Madame Kadeja Mint TALEB, Gestionnaire des Ressources humaines. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a pris acte d’une communication écrite relative au document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle sur la période 2022-2024. Le document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle permet au Gouvernement d’informer les députés sur l’évolution des finances publiques, sur les objectifs, les orientations et les contraintes de la politique budgétaire à moyen terme en matière d’équilibre budgétaire et financier. Le document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle sur la période 2022-2024 prend en compte les priorités d’allocation du Cadre Stratégique pour la Relance Economique et le Développement durable 2019-2023 et les actions contenues dans le Programme d’Actions du Gouvernement adopté par le Conseil national de Transition. Il est établi sur la base d’une prévision de croissance réelle de 5,3% en moyenne et un taux de pression fiscale en moyenne de 16,4%. Les ressources budgétaires sont estimées en 2024 à 2 mille 717 virgule 6 milliards de Franc CFA, elles connaitront une croissance moyenne de 9,5%. Les dépenses s’élèveraient en moyenne à 2 mille 942 virgule 9 milliards de Franc CFA sur la période 2022-2024 avec un rythme de progression moyen de 5,8%. Sur la période 2022-2024, la politique budgétaire sera soumise à des contraintes diverses et variées. Ces contraintes sont entre autres l’obligation de respecter les critères de convergence communautaire de l’UEMOA et de la CEDEAO, la mise en œuvre des engagements souscrits avec le Fonds Monétaire International dans le cadre du Programme économique et financier et le service de la dette intérieure. Les dépenses seront orientées vers la prise en charge des engagements du Gouvernement pour lesquels la priorité sera accordée en termes d’allocations budgétaires, notamment : le renforcement de la défense et de la sécurité ; l’organisation des élections générales ; le renforcement du système judiciaire ; la mise en œuvre de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger ; la refonte du système éducatif ; le maintien des efforts budgétaires en faveur de l’agriculture et de l’investissement ; la consolidation des acquis sociaux et le renforcement du capital humain. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE ET DU DEVELOPPEMENT SOCIAL Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de l’évolution de la maladie à Coronavirus marquée par une diminution du nombre de cas

