San : Trois morts, 4 blessés dans l’attaque du poste de contrôle de Sienso
San, 19 juillet (AMAP) Trois personnes dont un douanier ont trouvé la mort, quatre autre blessés et d’important dégâts, samedi, dans une attaque perpétrée par des hommes armés non identifiés au poste de contrôle de Sienso, situé à 3 km de ville de San, sur la RN 6, a appris l’AMAP de source locale. Selon notre source, les assaillants à bord d’un véhicule Land Cruiser double cabine de couleur blanche, habillés en tenue militaire et lourdement armés, sont venus du côté nord du poste, ouvrant le feu sur les bureaux du poste et de ses alentours, tuant 03 personnes (un douanier, un talibé et une troisième personne non identifiée), blessant 04 autres personnes dont un cas grave avant d’incendier le véhicule d’un agent de sécurité et laissant des impacts de balles sur les murs. Le blessé grave a été évacué sur l’hôpital Nianankoro Fomba de Ségou, tandis que les 03 autres ont été admis au centre de santé de référence de San pour recevoir des soins selon notre source qui précise que parmi les blessés, trois sont des talibés y compris celui au cas grave. Informé, le Gouverneur de la Région de San, le Colonel Ousmane Sangaré, à la tête d’une délégation comprenant les autorités administratives et politiques régionales, locales et communales, s’est rendu sur les lieux en vue de constater de visu les faits survenus et prodiguer des conseils aux forces de sécurité et aux populations de la localité. Présent dimanche sur les lieux de l’attaque, le Commandant de la Région de Gendarmerie No 05, le Lieutenant-Colonel André Dembélé, était venu lui-aussi apporter sa compassion aux familles des victimes et encourager ses frères d’armes à travailler main dans la main pour faire face au défi sécuritaire de la région. « Nous faisons face à un ennemi invisible qui s’habille souvent en tenue militaire pour créer davantage la confusion au sein de nos forces de défense et de sécurité. Il va falloir envisager très rapidement d’autres stratégies de lutte contre le terrorisme dans notre pays. Tant que les assaillants ne sont pas vaincus dans leurs bases, dans leur organisation, ils vont toujours continuer à conserver leurs capacités de nuisance », a –t-il déclaré. À cet effet, il a ordonné que certains agents de ces postes soient dédiés à la surveillance afin que les autres puissent sereinement faire le travail de bureau. « Nous allons toujours continuer à travailler pour notre pays. Ce travail qui nous est dédié, ne doit pas s’arrêter, mais pour avoir de résultats probants, il faut éviter de travailler pêle-mêle, il faut élaborer un canevas de travail dont le respect incombe à tous les éléments de sécurité », nous a fait comprendre le Lieutenant-Colonel, André Dembélé. NC/KM (AMAP)
Koutiala : Les Forces loyalistes neutralisent des terroristes à Tièrè
Koutiala, 16 juillet (AMAP) Les Forces armées maliennes ont neutralisé dans la nuit du jeudi au vendredi 16 juillet, huit terroristes à Tièrè, dans la région de Koutiala, a appris l’AMAP de source sécuritaire. Selon notre source, les Forces loyalistes, au cours des offensives de l’opération « Kélétigui » ont neutralisé huit terroristes avant de « huit pistolets mitrailleurs (PM), un lance-roquette, des postes radios Talkie-walkie et d’importants lots de matériels. Un soldat des Fama qui a été blessé au cours de l’Opération a été évacué à l’Hôpital régional de Sikasso pour des soins appropriés selon notre source qui déclare que les ratissages se poursuivent dans les forêts de ladite zone contre les éventuels sanctuaires des groupes terroristes. MT/KM (AMAP)
Kadiolo : Baisse considérable du quota d’engrais subventionné aux producteurs cette année
Kadiolo, 16 juillet (AMAP) Une rencontre d’information sur la répartition des intrants agricoles pour la campagne 2021 a réuni mercredi à Kadiolo, les différents acteurs locaux (administration, conseil de cercle, mairie, chambre d’agriculture, service de l’agriculture, eaux et forêts, CMDT, presse locale etc.) sous la présidence du sous-préfet central, Alousséni Touré, a constaté l’AMAP. Selon le chef secteur d’agriculture Ousmane Dembélé, le quota d’engrais alloué au cercle cette année, n’est que de 2301 tonnes dont 720 tonnes d’Urée, 625 tonnes de Complexe céréales ; 45 tonnes de DAP (engrais pour le riz), 730 tonnes d’Engrais organique fertiniva, 160 tonnes pour les autres engrais organiques. Il y a également 20 tonnes de phosphates Naturels du Tilemsi (PNT), 5 tonnes de Maïs hybrides et : 1,5 tonnes de Biostimulants. Le besoin exprimé par le plan de campagne de cette année est de 12966 tonnes et seulement, 17,75% de ce besoin ont été satisfaits selon les experts qui précisent que 10664 tonnes d’engrais subventionnés manquent. La valeur hors subvention de l’engrais alloué au cercle de Kadiolo s’élève à 709 459 400 FCFA précisent les responsables des services techniques qui déclarent que les producteurs payeront 373 125 000 CFA et l’État du Mali 336 334 400 CFA. Par ailleurs, ils notent que ces engrais sont cédés aux producteurs à seulement 11000CFA alors que le sac d’urée non subventionné coûte 19 801FCA ; le complexe 21 500 FCA et le DAP, 23 250 CFA. En rappel, la campagne dernière (2020), le cercle avait reçu 2383,5 tonnes d’engrais subventionnés selon les experts qui précisent que durant cette même période, 10411producteurs ont été recensés dans 45 organisations paysannes (OP), dans le Cercle. Ces producteurs ne relèvent pas du système coton et la CMDT se charge uniquement de ceux du système coton. En dépit des nombreuses difficultés auxquelles l’État du Mali est confronté, il a pu cependant injecter 10 600 000 000 FCFA dans la subvention de l’engrais pour cette campagne agricole 2021. NIO/KM (AMAP)
Kayes : le Gouverneur de région en France dans le cadre de la coopération décentralisée
Kayes, 15 juillet (AMAP) Le gouverneur de la région de Kayes, le Colonel Moussa Soumaré effectue en ce moment une visite en France dans le cadre de la coopération décentralisée, a appris l’AMAP de source locale. Le chef de l’exécutif régional a été invité par la coordination des Associations pour le développement de la Région de Kayes en France pour participer à la semaine régionale des acteurs franciliens à Montreuil, qui a débuté le 12 juillet et se poursuivra jusqu’au 18 de ce mois. L’objectif de la rencontre est de redynamiser les coopérations décentralisées entre les collectivités de la Région de Kayes et des communes de la France. « Après une séance de travail avec les membres de ladite coordination, le Gouverneur Moussa Soumaré s’est rendu tour à tour, à la mairie de Montreuil, puis à l’Ambassade du Mali en France pour une visite de courtoisie », a indiqué la cellule de communication du gouvernorat. Pour rappel, cette semaine régionale est un cadre idéal pour aborder avec chaque cercle de la Région l’état des lieux, sur son développement, ses défis et ses perspectives, après une longue période de crise sanitaire qui a bouleversé toutes les activités. BMS/KM (AMAP)
Sécurité alimentaire : lancement officiel des activités du plan national de réponses 2021 à Tombouctou
Tombouctou, 15 juillet (AMAP) La cérémonie de lancement officiel des activités du plan national de réponses 2021 dans les régions de Tombouctou et de Taoudénit, a été présidée mercredi à Tombouctou, par la commissaire adjointe à la sécurité alimentaire, Mme Dicko Bassa Diané, a constaté l’AMAP. C’était en présence des directeurs de cabinet des gouverneurs de Tombouctou et Taoudéni, des élus, des responsables administratifs, politiques, des représentants des services techniques, des partenaires et des chefs coutumiers et religieux. « Des distributions alimentaires gratuites seront opérées dans les régions de Tombouctou et de Taoudéni au cours de cette période de soudure au titre de l’année 2021. 43 000 Tonnes de céréales seront distribuées sur l’ensemble du territoire du Mali pour 1 307 000 personnes bénéficiaires potentielles. Les régions de Tombouctou et de Taoudéni recevront respectivement dans ce lot 2 551 tonnes et 100 tonnes de céréales pour 158 832 personnes à cibler par nos partenaires d’exécution opérationnelle sur la base des stocks déjà acquis, sous la supervision de l’Administration publique et la participation effective des commissions locales de distribution », a déclaré Mme Dicko Bassa Diané. La commissaire adjointe a fait savoir par ailleurs, que le commissariat à la sécurité alimentaire (CSA), à travers le Programme de Soutien au Dispositif National de Sécurité Alimentaire, communément connu sous le nom de PRESA, envisage d’opérer du cash transfert direct, pour un montant total de 242 572 000 FCFA dans sa zone d’intervention de couverture. A cet effet, les cercles de Tombouctou et de Niafunké seront concernés par ce cash transfert, pour une somme totale de 82 702 000 FCFA. Mme Dicko Bassa Diané a saisi l’occasion pour préciser que les Partenaires Techniques et Financiers accompagnant le secteur de la SAN, s’associeront à ces réponses au titre de 2021 pour un financement attendu de 126 425 600 000 FCFA, à travers des appuis multiples en cash, en nutrition, en amélioration des moyens d’existences et en assistance multiformes. Le Directeur de Cabinet du gouverneur de Tombouctou, Issaka Bathily, parlant au nom des 2 régions, dira que le choix de « nos régions pour recevoir cette importante quantité n’est pas fortuit ». « En effet, l’insécurité alimentaire est devenue structurelle dans les régions désertiques comme les nôtres. Les effets néfastes du changement climatique, la sécheresse, les mauvaises pluviométries, les déprédateurs de cultures, l’inaccessibilité de certaines zones agricoles à cause de l’insécurité liée à la menace terroriste ont aggravé l’insécurité alimentaire dans les deux régions » a -t – il fait remarquer. « Le secteur très porteur de l’élevage n’est pas épargné des difficultés citées. Quotidiennement, nos populations sont obligées d’abandonner les villages et fractions pour emprunter des chemins périlleux de l’immigration clandestine. Aussi, l’avènement du Covid-19 dans la région de Tombouctou et les mesures de restrictions prises ont eu un impact très négatif sur les conditions de vie des professions très vulnérables comme celles des acteurs des filières Agropastorales et artisanale dont dépendait en partie l’économie de nos deux régions » a déclaré M. Bathily. En terminant, il a, au nom des 158.832 bénéficiaires soit 145 876 personnes vulnérables identifiés dans la région de Tombouctou et 12 956 personnes de la région de Taoudéni, remercié les plus hautes autorités de notre pays pour la mise à la disposition de ce stock à nos deux régions. MS/KM (AMAP)
Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 14 juillet 2021
Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 14 juillet 2021, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – Procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DE LA PRIMATURE – Chef de Cabinet au Secrétariat Général du Gouvernement : Madame Fatoumata BALDE, Administrateur civil. AU TITRE DU MINISTERE DE LA REFONDATION DE L’ETAT, CHARGE DES RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS – Chef de Cabinet : Monsieur Aliou Abdoul Karim DIALLO, Médecin. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE ET DE LA PROTECTION CIVILE – Secrétaire permanent du Conseil de Sécurité nationale : Général de Division Yamoussa CAMARA. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE – Secrétaire Général : Monsieur Abdoulaye TOUNKARA, Conseiller des Affaires Etrangères. – Chargé de mission : Monsieur Alassane DIOP, Traducteur. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES – Chef de Cabinet : Monsieur Bourama TOURE, Economiste. – Conseillers techniques : Monsieur Diakaridia DEMBELE, Inspecteur des services économiques ; Monsieur Mamadou Cheick THIAM, Administrateur civil, Membre du Corps préfectoral ; Monsieur Joël TOGO, Inspecteur des Finances ; Monsieur Mohamed Bouba TRAORE, Inspecteur des Impôts ; Monsieur Boniface SANOU, Magistrat. – Chargés de mission : Monsieur Mahamet TRAORE, Economiste ; Monsieur Souahibou DIABY, Gestionnaire ; Monsieur Sékou Amadou N’DOURE, Economiste. AU TITRE DU MINISTERE DES MINES, DE L’ENERGIE ET DE L’EAU – Directeur Général à l’Office National de la Recherche Pétrolière : Monsieur Badara Aliou KONE, Spécialiste en Environnement et Eau. – Administrateur au Conseil d’Administration de la Société Malienne de Patrimoine de l’Eau Potable : Monsieur Abdoulaye DIANE, Juriste. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE ET DU DEVELOPPEMENT SOCIAL – Chef de Cabinet : Monsieur Ahmed BABA, Médecin. – Conseiller technique : Monsieur Hamadoun Ali DICKO, Ingénieur Sanitaire. – Chargés de mission : Monsieur Daouda Zoumana TRAORE, Journaliste réalisateur ; Monsieur Adou TRAORE, Informaticien ; Monsieur Sékou N’DIAYE, Cadre de Sécurité sociale. – Directeur Général de la Santé et de l’Hygiène publique : Monsieur Cheick Amadou Tidiane TRAORE, Médecin. – Directeur Général de l’Agence Nationale d’Evaluation des Hôpitaux : Monsieur Sékouli Fadjadji TOURE, Administrateur civil. – Directeur Général de l’Institut National de Santé publique : Monsieur Samba Ousmane SOW, Professeur. – Directeur Général de la Caisse Malienne de Sécurité Sociale : Monsieur Ichaka KONE, Gestionnaire des Organismes sociaux. – Directeur de la Cellule de Planification et de Statistique du Secteur de la Santé, du Développement Social et de la Promotion de la Famille : Monsieur Moussa KAMISSOKO, Médecin. AU TITRE DU MINISTERE DU TRAVAIL, DE LA FONCTION PUBLIQUE ET DU DIALOGUE SOCIAL – Chargés de mission : Monsieur Namakan KEITA, Professeur ; Madame Mariam Ina KOITA, Professeur de l’Enseignement secondaire ; Madame Oumou TOUNKARA, Docteur en Pharmacie ; Monsieur Boubou DOUCOURE, Spécialiste en Communication et Relations publiques ; Monsieur Mama CAMARA, Economiste. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENTREPRENARIAT NATIONAL, DE L’EMPLOI ET DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE – Directeur national de la Formation professionnelle : Monsieur Yacouba Garba MAIGA, Professeur de l’Enseignement secondaire général. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’ASSAINISSEMENT ET DU DEVELOPPEMENT DURABLE – Chef de Cabinet : Monsieur Oumar DIALLO, Enseignant Chercheur. – Chargés de mission : Monsieur Diakaridja YOSSI, Professeur de l’Enseignement secondaire général ; Madame Fatou N’DAW, Ingénieur en Génie Civil ; Madame Aïssata Cheick SYLLA DOUCOURE, Journaliste ; Monsieur Tahirou DICKO, Juriste ; Monsieur Hamidou B. TOURE, Enseignant. AU TITRE DU MINISTERE DELEGUE CHARGE DES REFORMES POLITIQUES ET INSTITUTIONNELLES – Conseiller technique : Monsieur Sidiki COULIBALY, Professeur de l’Enseignement secondaire général. – Chargé de mission : Monsieur Lougaye ALMOULOUD, Juriste. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de l’évolution de la maladie à Coronavirus marquée par une diminution du nombre de cas testés positifs par rapport à la semaine précédente. Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, a réitéré son appel au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre la maladie. Bamako, le 14 juillet 2021 Le Secrétaire général du Gouvernement, Mahamadou DAGNO Chevalier de l’Ordre national
Mali-Maroc : Consultations pour redynamiser la coopération bilatérale
Bamako, 14 juil (AMAP) Le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, a reçu, mardi, en audience l’ambassadeur du royaume du Maroc au Mali, Hassan Naciri, dans le cadre des consultations régulières entre autorités maliennes et marocaines afin de poser les jalons de la redynamisation des relations entre les deux pays. «Il faut qu’on continue à se concerter et à prendre des mesures qui s’imposent pour aller de l’avant», a dit le Premier ministre malien qui a ajouté que le Maroc est un allié stratégique sur de nombreuses questions. Les échanges entre les deux personnalités ont porté, aussi, sur la situation au Mali. À ce sujet, le diplomate marocain a été briefé par le chef du gouvernement sur tous les aspects de la crise que traverse le Mali. «Il m’a aussi rassuré quant à l’avenir, à travers un certain nombre de mesures qui ont été prises ou qui le seront, surtout en ce qui concerne la cohésion sociale au Mali», a apprécié Hassan Naciri. Il a ajouté qu’il a été aussi rassuré sur le déroulement du programme de la Transition. Et également sur la prochaine présentation de la Déclaration de politique générale du Premier ministre devant le Conseil national de Transition (CNT). Pour l’ambassadeur du Maroc, les autorités maliennes « ont bien pris en charge les contraintes, les défis à relever pour que l’avenir soit radieux ». «En tant que royaume du Maroc, nous continuons à croire en le Mali. Nous l’avons fait dans le passé et nous continuons à le faire…», a assuré le diplomate chérifien. Le Premier ministre a, ensuite, reçu une délégation du Mouvement démocratique populaire (MDP) comprenant, notamment Dr Allaye Bocoum et Adama Diarra. Devant ses interlocuteurs, Dr Choguel Kokalla Maïga est revenu sur les chantiers prioritaires de la Transition : sécurité, réformes politiques et institutionnelles et apaisement du climat social. Le chef du gouvernement a sollicité l’accompagnement du MDP, qu’il considère comme une force du changement, pour la réussite de la Transition. OD/MD (AMAP)
Sikasso : le développement économique régional au cœur des échanges
Sikasso, 13 juillet (AMAP) Le conseil régional de Sikasso a tenu, lundi dernier dans ses locaux, la session du comité de pilotage du développement économique régional (DER) de Sikasso au titre de l’année 2021, sous la présidence du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le Lt- Colonel, Abdoulaye Maïga, a constaté l’AMAP. C’était en présence du gouverneur de région, Sinè Dembélé, du président du conseil régional, Yaya Bamba, du maire de la commune urbaine, Kalifa Sanogo, des autorités politiques, administratives des différents cercles ainsi que les notabilités de la ville de Sikasso. Les participants ont échangé sur, entre autres, la présentation du rapport de rendement de l’année 2020, la présentation des grands axes du plan de travail de l’année 2021 et la présentation des grandes problématiques de développement de la région. Il s’agissait également d’exposer les interventions des partenaires techniques et financiers dans la région et de présenter l’état de mise en œuvre des orientations du Plan stratégique de développement régional (PSDR). « J’apprécie à sa juste valeur, cette démarche entreprise par le conseil régional de Sikasso car elle contribuera à créer une dynamique de communication et de dialogue autour des enjeux du développement économique régional mais aussi et surtout au relèvements des défis du développement durable, à l’élimination de la pauvreté et à l’émergence d’une véritable culture des droits de l’Homme », a déclaré le Lt-Colonel Abdoulaye Maïga. Le président du conseil régional, Yaya Bamba a, pour sa part, énuméré la réalisation d’investissements structurants et productifs comme les pistes rurales, les aménagements hydro agricoles, la construction et les équipements des unités de transformation des produits agricoles. La construction et l’équipement des centres de formation professionnelle pour la formation qualifiante et l’insertion des jeunes ainsi que le renforcement des capacités des acteurs sur le partenariat privé en font aussi partis. S’agissant des perspectives, le président du conseil régional a évoqué le renforcement des effectifs des services propres au conseil régional, l’organisation du forum régional, la poursuite de la gestion de la crise sanitaire COVID-19 et la crise au niveau des déplacés internes. M. Bamba a saisi l’opportunité pour attirer l’attention du ministre sur l’importance de la ferme de thé de Farako pour l’économie de la région et du Mali. MD/KM (AMAP)
Douentza (Centre) : Des hommes armés interceptent des camions de moutons
Gao, 12 juil (AMAP) Des camions transportant des moutons, de Gao (Nord) à destination de Bamako, la capitale malienne, ont été interceptés en cours de route par des individus armés, a appris dimanche l’AMAP, de sources officielles. Selon des autorités administratives de Douentza (Centre), qui ont requis l’anonymat, les animaux destinés à la vente à Bamako pour la fête de Tabaski, ont été déchargés des véhicules dans la localité de Noubori, entre Boré et Douentza. AT/MD (AMAP)
Gao : La course au mouton de Tabaski a commencé
Abdourhamane TOURE Gao, 12 juil (AMAP) A l’approche de la fête de Tabaski, le premier souci d’un musulman, riche ou pauvre, est le mouton qu’il doit sacrifier. A Gao, il faut débourser, cette année, entre 75.000 et 150.000 Fcfa, selon le constat de la Direction régionale des productions et des industries animales. L’équipe régionale de l’AMAP de Gao (Nord) a fait le tour de différents points de vente d’animaux pour constater le prix d’achat de la bête pour constater a son tour que beaucoup de business se font autour de la vente du bétail. Moussa Diadié est un «coxeur» (intermédiaire) pour les camions transport du bétail à Gao. Depuis quatre ans, il exerce ce métier. « Avant la crise de 2012, nous négocions les camions de transport du bétail à destination de Bamako pour 650.000 à 800.000 Fcfa », a dit le «coxeur» Diadié. «Mais, aujourd’hui, ce prix a grimpé à 1.200.000 Fcfa pour la même quantité de marchandise et la même distance. Ce coût ne comporte pas les frais de poste de contrôle, du surveillant du bétail (le berger), du foin, du chargeur, de la taxe du parc de chargement, de vaccination qui sont à la charge du propriétaire du bétail. Le chargement de tous les bétails (bovins, ovins et caprins et les chevaux) se fait dans un parc, au rondpoint de Diédara, au 8ème quartier de Gao. « Et, le plus souvent, le chargement d’un seul camion gros porteur en bétail peut appartenir à trois ou quatre commerçants », nous a fait savoir le «coxeur» Diadié. Alhabas Ag Mohamed est un vendeur du bétail originaire de Ménaka (Nord-Est). Nous l’avons trouvé à Diédara, assis, tranquillement, sur une natte. En face du camion dans lequel on embarque les bêtes, en direction de Bamako, pour la fête de Tabaski. « Depuis ma petite enfance, je fais ce commerce dont j’ai hérité de mon père. Cette année, j’ai acheté des moutons à Ménaka très chers. J’ai déboursé 80.000 Fcfa pour chaque bélier. Pour ma part, sur le total de 170 bêtes, j’ai 93 têtes que je veux revendre sur le marché de Bamako. En somme, j’ai dépensé 33.000 Fcfa pour la vaccination, 25.000 Fcfa pour l’achat de la paille installée dans les camions, 75.000 Fcfa pour l’accompagnateur des moutons dans le camion. Auquel s’ajoutent 5.000 Fcfa pour le parc d’embarcation et 5.000 Fcfa pour le chargeur ». « Le transport de mes 93 béliers sur Bamako me revient à 1.200.000 Fcfa et les taxes des postes de contrôle, du départ à l’arrivée, coûteront 135.000 Fcfa. Au total, 1.335.000 Fcfa sont à la charge des propriétaires des 170 têtes qui appartiennent à trois revendeurs. Chacun de nous paiera une somme au prorata du nombre de ses bêtes », a expliqué Alhabas. « A Bamako, je compte céder mes béliers entre 95.000 et 120.000 Fcfa par tête », a dit Alhabas Ag Mohamed. Chaïbou Touré est, aussi, revendeur de bétail et a 40 béliers sur les 170 bêtes chargées dans le gros porteur, en direction de la capitale malienne. « Depuis 16 ans, j’exerce ce commerce du bétail. Cette année, il y a beaucoup de bétail mais ça coûte très cher et je ne sais pas la raison », dit-il. Selon lui, le prix d’achat de ses béliers varie entre 75.000 Fcfa et 120.000 Fcfa sur le marché de bétail de Wabaari, Commune rurale de Gounzourèye, dans le cercle de Gao (Nord). Il compte les revendre à 150 000 Fcfa sur le marché de bétails, à Bamako. L’année dernière, à la même période le prix du mouton sur le marché de Gao variait entre 50.000 Fcfa à 100.000 Fcfa. Mais cette année, ce prix a grimpé de 75.000 à 150.000 Fcfa, a fait constater Aboubacar Habba Maiga, directeur régional des productions et des industries animales de Gao. Amadou Diallo est un berger qui se prépare à accompagner le bétail sur Bamako. Selon lui, avant la crise de 2012, il convoyait 200 à 250 têtes du bétail de Gao à Konna, à pied, pendant 18 jours, à raison de 50.000 Fcfa. Mais, aujourd’hui, à cause de la crise qui prévaut au Mali, certains commerçants de bétail ne viennent plus. «Il y a trois semaines, nous avons chargé du bétail dans cinq camions, dans ce même parc, à destination de Bamako. Mais ce bétail a été déchargé par des bandits armés dans la zone de Douentza. Et leurs propriétaires sont partis en faillite et cette situation décourage certains commerçants de bétail», nous confie l’accompagnateur du bétail. Mohamed Alassane est le gérant du parc. Depuis quarante ans que le parc de Diédara existe, les vaches, les chevaux, les moutons sont chargés dans des véhicules ici, à raison de 5.000 Fcfa pour les moutons, 6.000 Fcfa pour les chevaux et 7.500 Fcfa pour les bœufs. Abdouramane Touré, est un boutiquier dans la Commune de Bamba que notre équipe a approché. A l’approche de chaque fête de Tabaski, il achète des moutons au marché de Gombo, un village de l’arrondissement de Bamba, qu’il revend à Gao, derrière la gendarmerie au centre-ville. «Généralement, mes clients sont les revendeurs de moutons de Bamako. Cette année, j’ai fait venir soixante un béliers de Bamba dont certains m’ont coûté 60.000 Fcfa par tête et d’autres 90.000 Fcfa. Les frais de transport de chaque mouton reviennent à 2.500 Fcfa », dit-il. Il a perdu onze moutons en cours de route « à cause de la chaleur et la distance ». « Le marché est lent, mais j’ai pu écouler certains à 100.000 Fcfa et d’autres à 110.000 Fcfa. Actuellement, il me reste une dizaine. Mais le business des moutons demande beaucoup de dépenses. Cette année, le marché est bien fourni en bétail. Mais à cause de l’insécurité sur l’axe Gao-Sévaré-Bamako, les clients potentiels ne viennent plus sur le marché de Gao», a expliqué ce vendeur occasionnel de béliers. Amadou Daou, agent du gouvernorat de Gao, soutient que cette année, le prix du mouton de Tabaski a grimpé. Parce que, selon lui, la qualité du mouton qu’il a l’habitude d’acheter à 75.000 Fcfa, cette année, pour la même bête, il

