Mali : Le maraîchage bio hors sol gagne du terrain
Par Oumar SANKARÉ Bamako, 25 mars (AMAP) Le soleil s’est couché laissant place à un ciel bleu dégagé. Aminata Diallo est sur le toit de sa maison à Faladié, en Commune IV. Une petite daba à la main, elle remue le compost dans un bac. Sous un hangar aménagé, est confortablement assis son mari. Ousmane Oumarou Sidibé profite de la vue prenante sur Bamako, du ronronnement des véhicules qui passent et du gazouillement des oiseaux dans le ciel. Il soutient l’initiative de son épouse visant à consommer bio. Alignées soigneusement, l’un à côté de l’autre, une dizaine de palettes faisant office de bacs à substrat contiennent divers semis. De chaque palette transformée en bac à substrat déborde un tuyau qui permet d’évacuer l’excès d’eau (au-delà de 10 cm) après arrosage. Des pneus de voiture, d’anciens pots de fleur, une vieille baignoire, d’anciennes bassines, brouettes, barriques et seaux, sont réaménagés pour servir de bacs à substrat. Semés dans ces récipients, les légumes ou fruits comme le gombo, la tomate, la menthe, le céleri, le persil, les oignons, les fraises, la goyave, la papaye verdissent sur le toit. Juriste à la retraite, Aminata Diallo s’occupe en faisant du maraîchage hors sol. Depuis bientôt cinq ans. Elle a acquis les rudiments du maraîchage en hauteur lors d’une formation d’une dizaine de jours dispensée par l’entreprise éléphant Vert au Centre Père Michel (un centre de formation professionnelle) en 2013. Cette formation visait à appuyer les associations de femmes péri-urbaines. La lecture et les leçons tirées des échecs lui ont permis de renforcer ses connaissances. «Quand je commençais, je travaillais encore. Je me réveillais à 4h pour arroser les plantes. à 6h, je partais au bureau. Au retour, entre 17h et 18h, j’allais directement dans le jardin, souvent sans me changer» rappelle-t-elle. Pour la sexagénaire, le jardin est un petit mari qui a besoin d’entretien. « La forte chaleur tue certaines variétés comme la tomate, les carottes. Trop d’eau pourrit les racines des persils. Le manque d’eau tue d’autres comme les melons », conseille la passionnée de maraîchage, précisant que la meilleure saison pour réussir cette activité va de septembre à mars. Période durant laquelle elle récolte souvent 50 kg de tomate. Il faut aussi choisir les variétés qui résistent à la chaleur (piment, gombo, persil, salade). La maraîchère soutient que les va-et-vient pour arroser les plantes sont une activité physique et sportive pour elle. Pendant qu’elle arrose son jardin un microclimat doux et frais se développe sur le toit. Comme elle, Aïssata Niaré, biologiste, a aménagé le toit de sa maison où elle pratique le maraîchage hors sol. En activité depuis bientôt 5 ans, l’idée lui est venue après un séjour au Sénégal où plusieurs personnes font le maraîchage en hauteur. «Je le fais pour manger bio afin d’éviter tout ce qui contient les engrais et autres produits chimiques. Tout ce que je récolte, est consommé en famille et partagé entre mes voisins», ajoute-elle. Au-delà du plaisir qu’elle en tire, elle le fait pour son père qui n’aime que les produits bios qu’elle lui envoie. Sa sœur qui dispose d’une surface large fait du maraîchage dans sa cour et sur son toit. PRODUITS BIOS LUCRATIFS – Comme toute activité, le maraîchage hors sol est confronté à certaines contraintes majeures dont l’approvisionnement en eau. Surtout dans un pays où la distribution d’eau dans les canalisations fait défaut. « Souvent, il faut se réveiller entre 1h-2h du matin pour faire des réserves d’eau », déplore Aminata Diallo. « Des insectes attaquent et détruisent, aussi, certaines plantes comme le piment et le gombo. Sans compter les risques d’infiltration d’eau à partir du toit », ajoute-t-elle. Si ces personnes pratiquent le maraîchage hors sol par plaisir, c’est un véritable business pour d’autres. Le maraîchage hors sol est basé sur du bio, sans utilisation d’engrais chimiques. Les produits issus du maraîchage bio hors sol sont très prisés par les consommateurs et rapportent gros. Aujourd’hui, il existe un grand engouement pour les produits bio au Mali, confirme Amadou Sékou Nimaga, un jeune entrepreneur dans le domaine du maraîchage hors sol. Rencontré à la laverie auto-moto d’un de ses amis, ce trentenaire explique avoir abandonné ses études universitaires en deuxième année hôtellerie et tourisme, au Maroc, pour rentrer au pays. «J’étais convaincu que ces études n’allaient rien me rapporter. Je savais que c’est l’agriculture, la terre que j’aime», relate-t-il. Après avoir travaillé dans l’informel pendant deux ans, il formalise son entreprise. Constatant une demande de plus en plus croissante en produits bio de la part de certaines familles et clients, il se lance dans le maraîchage hors sol en 2013. Très vite, le succès est au rendez-vous. Sous l’impulsion de Sandrine, une ressortissante française qui ne nourrissait sa fille qu’avec des fruits et légumes sans engrais, un marché bio est établi à Bacodjicoroni. De cette initiative naîtra quatre autres marchés destinés aux produits bio. Certains adeptes de ces produits évoquent surtout la saveur et le goût, l’accès à un produit exempt de pesticides et d’OGM, le soutient au marché local, l’encouragement des pratiques culturales plus respectueuses de l’environnement. Les produits bios (fruits et légumes) qui se conservent plus longtemps et mieux coûtent, souvent, le double du prix des produits issus de l’agriculture conventionnelle qui utilise les engrais chimiques et les pesticides. Un kilogramme de tomate bio est cédé à 1.000 F cfa, contre 400 Fcfa/kg pour la pomme de terre bio. La même quantité de variété d’orange «Tangelo» est vendue à 800 Fcfa. Pour Amadou Sékou Nimaga, on peut bien vivre du maraîchage bio hors sol. Malgré la cherté des prix, «les gens ont compris qu’ils doivent se nourrir de produits sains pour préserver leur santé. Les commandes ne s’arrêtent pas. Certains font des réservations via nos plateformes numériques. D’autres se rendent à nos domiciles pour s’approvisionner», assure le jeune entrepreneur. « Les jours de marchés, certains clients dépensent en moyenne 30.000 à 40.000 Fcfa en fruits et légumes bios », révèle-t-il. Fort de plusieurs années d’expérience dans le domaine, Amadou Sékou Nimaga est, aujourd’hui, sollicité par d’autres personnes
Mali : Cent trois nouveaux cas positifs au Covid-19 mercredi
Bamako, 24 mars (AMAP) Les services de santé maliens ont enregistré, mercredi, cent trois nouveaux cas de Covid-19, sur 1.391 échantillons testés, selon le ministère de la Santé et du Développement social. Quelques 19 nouvelles guérisons de la maladie ont été constatées et aucun décès lié au coronavirus au cours des dernières 24 heures, ajoute la même source. Selon le département en charge de la Santé, les infections du jour sont identifiées dans les régions de Kayes (Ouest), Koulikoro (près de Bamako), Sikasso (Sud), Ségou (Centre) et dans les six communes de Bamako, la capitale. Les données du jour portent la situation cumulée à 9.577 cas positifs au Mali, depuis l’apparition de la maladie. Trois-cents quatre 304 personnes sont décédées du virus pendant que 6.680 patients en sont guéris. MT/MD (AMAP)
Appui de la Banque mondiale à l’Éducation au Mali
Bamako, 24 mars (AMAP) Le gouvernement du Mali et la Banque mondiale ont signé, mardi, à l’Hôtel des finances, un accord de financement destiné à la mise en œuvre du Projet “amélioration de la qualité et des résultats de l’éducation pour tous, (MIQRA)”. À travers ses cinq composantes, ce projet permettra d’atteindre plus de 4 millions de bénéficiaires directs et indirects incluant les élèves fréquentant les écoles ciblées et les enseignants des écoles maternelles, fondamentales et secondaires. Selon le ministre malien de l’Économie et des Finances, Alousseini Sanou, cet accord dans le domaine de l’éducation confirme, une fois de plus toute l’adhésion et le soutien du groupe de la Banque mondiale aux politiques et stratégies de développement du Mali. L’objectif du projet MIQRA est d’améliorer les résultats d’apprentissage en début de primaire dans les zones ciblées. Il s’agit, aussi, de promouvoir l’accès des filles au premier et au second cycles de l’enseignement secondaire dans les zones mal desservies et améliorer la gouvernance du système éducatif. Ce projet, à travers ses cinq composantes, a soutenu la directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Mali, Soukeyna Kane, compte atteindre les résultats tangibles au nombre desquels l’amélioration de la qualité de l’enseignement fondamental et secondaire, l’expansion de l’expérience pilote de Mali Robots. Ce qui permettra, selon elle, « de faire face aux fermetures d’écoles dans les zones de conflit afin de renforcer la résilience du système éducatif, relever les défis critiques liés au faible taux d’inscription, de transition et de rétention des filles dans le second cycle fondamental et secondaire grâce à une composante dédiée de 39 millions de dollars (environ 21,450 milliards de Fcfa), renforcer la capacité institutionnelle, les systèmes de suivi et d’évaluation basés sur la performance ». Soukeyna Kane a assuré que son institution reste toujours engagée à travers deux opérations en cours : le Projet de développement des compétences et emploi des jeunes (PROCEJ) et le Projet d’appui au développement de l’enseignement supérieur (PADES). La directrice des Opérations de la Banque mondiale pour le Mali a exhorté toutes les parties prenantes du secteur de l’éducation à collaborer ensemble pour une éducation inclusive, équitable et de qualité pour tous les enfants du Mali. Plusieurs études et évaluations démontrent que la plupart des indicateurs d’éducation au Mali restent parmi les plus faibles de la sous-région. Cela se manifeste, notamment, à travers l’accès insuffisant et inéquitable à l’enseignement fondamental et secondaire, en particulier pour les filles et les couches défavorisées, les faibles résultats d’apprentissage dus à la qualité de l’éducation et la faible gouvernance du secteur. Au-delà de ces nombreux défis à relever, le système éducatif reste confronté à la persistance de la crise sécuritaire, politique, institutionnelle, économique et la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19. Dans les régions du Nord et de Mopti (Centre), les infrastructures, le matériel et les ressources éducatives sont la cible de fréquentes attaques. Les dernières informations reçues du Cluster Éducation et datant de novembre 2020, dénombrent dans ces zones 1.344 écoles fermées pour diverses raisons affectant plus de 403.000 enfants et plus de 8.000 enseignants. Par ailleurs, l’épidémie de Covid-19 a eu comme corolaire la fermeture des écoles pour éviter la propagation du virus. Cette pandémie a mis à jour de nouveaux défis pour le système éducatif nécessitant une attention particulière. Cela afin de limiter les risques de déperdition scolaire à travers la routine éducative et la fourniture d’informations clés de protection. Il faudrait, aussi, consolider les apprentissages acquis avant la fermeture des écoles et faciliter ainsi la reprise des cours dans un environnement protecteur et inclusif. Ces fermetures ont des répercussions négatives sur la fréquentation scolaire des élèves issus, pour la plupart, de familles très pauvres, notamment les filles. AMK/MD (AMAP)
Périphérie de Bamako : Les livreuses d’eau sur les chantiers
Par Aminata Dindi SISSOKO Bamako, 24 mars (AMAP) Le soleil accable, déjà en cette matinée de jeudi. Quatre femmes dont deux portent des enfants au dos, mettent le cap sur un chantier. Arrivées à destination, elles se dirigent vers le côté sud d’une parcelle en construction. Là, il y a un puits à l’angle. Quatre barriques vides les attendent pour être remplies. Elles se passent la « puisette » qu’elles lancent et tirent avec dextérité. Les récipients sont remplis au bout de quelques instants. Non loin de là, des maçons se reposent, certains couchés à même le sol. «C’est le quotidien de ces braves femmes. Elles sont d’une grande aide pour nous. Sans elles, nous ne savons quoi faire. La zone n’est pas encore desservie par la Société malienne de gestion de l’eau potable (SOMAGEP). S’il faut aller chercher de l’eau à des kilomètres, cela ne nous encouragera pas dans la construction», explique Oumar Togola, le propriétaire des lieux. Son maçon, Issa Traoré, confirme l’apport inestimable de ces braves femmes sur les chantiers qui poussent dans les environs de la capitale malienne, Bamako. «Il y en a qui vont jusqu’à proposer d’arroser les briques», précise le maçon. Dans la périphérie, de nouveaux quartiers continuent de pousser. Ces zones en construction ne sont, généralement, pas raccordées à un système d’adduction d’eau. L’eau nécessaire à la confection des briques et à la construction des maisons est donc un problème. Ce manque est généralement comblé par de nombreuses femmes qui ravitaillent les chantiers, en puisant l’eau des puits. Les propriétaires de chantiers de construction comptent sur ces femmes pour se ravitailler eau, indispensable liquide pour les travaux. L’activité est lucrative mais pénible pour elles. Ainsi, elles utilisent des puits creusés par des propriétaires de logis ou dans des concessions voisines. Elles transportent, sur la tête, les bassines géantes remplies d’eau. A la fin de la journée, elles récoltent une somme d’argent qui varie selon le nombre de tonneaux qu’elles auront remplis. Une barrique d’eau rapporte entre 500 et 1.000 Fcfa, selon les zones et la distance à parcourir. L’une d’elles, Korotoumou Berthé, habite Missala, dans la zone dite «des sapeurs-pompiers», située entre Gouana, Banankoro et Kouralé. Cet endroit relève de la Commune rurale de Kalaban-coro. Il est en pleine construction depuis quelques années. Les maisons y poussent comme des champignons. La principale activité génératrice de revenu pour Korotoumou, comme pour des dizaines de femmes de la localité, consiste à puiser de l’eau, la porter sur la tête pour approvisionner les chantiers. Elle fait cette activité, souvent seule ou en groupe. «Nous avons un contrat journalier avec les propriétaires de chantiers. Le matin, nous remplissons trois à quatre barriques avant l’arrivée des maçons sur le chantier. Ils commencent les travaux. Quand l’eau à disposition finit, ils nous font appel. Nous remplissons à nouveau les récipients. Nous faisons cet aller-retour jusqu’à la fin de la journée. Nous répétons les mêmes gestes tous les jours jusqu’à la fin du chantier», explique-t-elle. Pour cette mère de famille, c’est une façon noble d’avoir de l’argent pour subvenir aux petites dépenses quotidiennes de la famille. «Je suis couturière. Ce travail ne marche pas ici pour l’instant. Le quartier n’est pas entièrement habité. Pour éviter l’oisiveté, j’ai opté pour cette activité», indique-t-elle, en précisant qu’elle mène cette activité depuis 18 mois. Selon elle, en groupe de cinq, elles remplissent souvent vingt barriques par jour. «Nous avons le marché de temps à autre. Quand ça commence, il n’y a point de répit. C’est dur comme travail. Chaque jour, après cette corvée d’eau, tu as les mains endolories. Dès fois, tu ne dors pas la nuit. Tu es obligée de t’enduire les mains de beurre de karité», confie Korotoumou. Nana Sanogo mène la même activité. Pour elle, l’objectif est l’autonomisation financière de la femme. «J’ai commencé depuis six ans lorsque j’étais à Gouana. Quand j’ai aménagé ce quartier, j’ai continué à le faire. J’ai des clients fidèles. à chaque fois qu’ils commencent leur construction, ils me font appel. S’ils ont un puits dans la concession, je fais le travail seule. Le cas échéant, je me fais épauler par trois autres femmes», explique-t-elle. Ce travail permet à ces braves femmes de joindre les deux bouts, mais dans la douleur. «Le jour où tu remplis plusieurs barriques, tu as des difficultés pour marcher. Tout ton corps te fait mal», insiste Nana, précisant que les puits tarissent pendant la saison sèche. «Quand un puits tarit, nous partons pour un autre. Plus la distance à parcourir est longue, plus le travail est pénible. Quand tu demandes aux clients d’augmenter le prix de la barrique, ils ne sont pas d’accord. Nous avons besoin d’argent, nous ne pouvons qu’accepter la même somme», déplore Nana. La tristesse est généralement de courte durée. Car la rémunération est payée à la fin de la journée, témoignent plusieurs interlocutrices. «Tu es payé selon le nombre de barriques. Souvent, on te donne un acompte. Une fois le travail fini, on te règle le montant restant», explique Aïssata Diallo. Vendeuse de produits cosmétiques, elle est de plus en plus attirée par cette activité. «Nous avons un groupe. Chacune démarche des propriétaires de chantiers. Si l’une trouve un marché, elle appelle les autres et nous l’exécutons ensemble. Nous remplissons souvent 60 barriques par jour», dit-elle. Ce travail pénible n’est pas sans conséquence sur la santé. Fanta Traoré ne dit pas le contraire. Elle s’est entièrement dédiée à cette activité. Elle prend du recul ces derniers temps à cause de maux de poitrine récurrents. Fanta raconte comment elle est tombée malade. «Nous avons ravitaillé en eau le chantier d’une maison à étages. Un jour, nous avons rempli 111 barriques d’eau puisées à la main. Le lendemain, on peinait à toucher la corde de la puisette. Depuis, j’ai constamment mal à la poitrine», se souvient-elle. Fanta pense que si la quarantaine de femmes qui s’adonne à cette activité s’organisait en coopérative, elles pourraient gagner plus. Par exemple, si les vendeuses d’eau disposaient d’un forage, de bidons de
Exposition photos : l’AMAP invite à un regard sur le 26 mars 1991
Bamako, 24 mars (AMAP) L’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP) organise une exposition-photos sur le thème « Un regard sur le passé », au Musée national, du 25 au 31 mars 2021 dont le vernissage est prévu, jeudi, sous la présidence du Premier ministre Moctar Ouane. Pour le directeur général de l’AMAP, Bréhima Touré, l’exposition «Un regard sur le passé» est une véritable école qui permet aux jeunes de revisiter l’histoire démocratique du Mali. Elle offre, également, une opportunité aux acteurs du Mouvement démocratique et au grand public de revenir sur les grands événements de mars 9191. Après une semaine au Musée national, l’exposition entamera une phase itinérante qui la conduira dans les établissements scolaires et universitaires, afin de faire mieux connaître ce pan important de notre histoire aux élèves et étudiants. L’événement est initié dans le cadre de la célébration du 30è anniversaire des événements douloureux de mars 1991 ayant abouti à l’instauration de la démocratie et du multipartisme au Mali. Trente ans après le soulèvement populaire qui a mis fin au régime du général Moussa Traoré, l’Amap entend faire revivre ces événements marquants à travers son fonds photographique. Ainsi, une soixantaine d’images seront exposées pour marquer les différentes étapes de la lutte pour la démocratie et la liberté au Mali. L’exposition consiste à raviver les émotions fortes que nos concitoyens ont ressenties pendant cette période spécifique de la vie de la nation. Les événements de mars 1991 ont marqué d’une pierre blanche l’Histoire du Mali. A ce titre, cette date demeure pour les Maliens un moment de recueillement mais aussi de dévouement pour la promotion de la démocratie et des droits de l’Homme. Elle mérite d’être célébrée afin que les futures générations sachent que la démocratie et certaines libertés ont été arrachées au prix du sang de beaucoup de nos compatriotes. L’activité photographique proposée par l’Amap est un devoir de mémoire et une contribution à une prise de conscience de l’importance de cette étape dans l’Histoire de notre pays. Il s’agit pour cette exposition photographique, selon le directeur général de l’AMAP, de faire renaître l’esprit de mars 1991, de faire connaître les différentes étapes de la lutte pour la démocratie et les libertés, de sensibiliser la population au respect des monuments historiques et de cultiver un esprit de paix et de cohésion sociale. Cette exposition est entièrement réalisée avec le fonds photographique de l’AMAP, qui illustre les grands événements sociopolitiques et culturels du Malide l’indépendance à nos jours. AS/MD (AMAP)
Mali: nouvelle hausse des contaminations avec 94 cas de Covid-19 et un décès mardi
Bamako, 24 mars (AMAP) Les services de santé maliens ont enregistré, mardi, Quatre-vingt-quatorze nouveaux cas de Covid-19 sur 1.043 échantillons testés et un décès, annonce le communiqué quotidien du ministère de la Santé et du Développement. Au même moment, les médecins ont déclaré 17 malades guéris du virus au cours des dernières 24 heures, ajoute la même source. D’après le communiqué, les cas positifs du jour sont identifiés dans les Régions de Kayes (Ouest), Koulikoro (près de la capitale), Sikasso (Sud) et Mopti (Mopti), ainsi que dans les six Communes du District de Bamako. Avec ces nouvelles données, le nombre de cas positifs à la Covid-19 s’élève, au Mali, à 9.474, sur lesquels il y a 6.661 patients guéris et 372 décès. Le ministère de la Santé et du Développement social invite les populations à respecter les mesures barrières. AT/MD (AMAP)
Gao (Nord) : Les deux poudrières du camp Fihroun totalement dévastées par un incendie
Gao, 23 mars (AMAP)Les deux poudrières du camp Fihroun de la première Région militaire de Gao, dans le Nord du Mali, ont été totalement calcinées par un incendie, lundi, a constaté l’AMAP sur place. Le directeur régional de la protection civile de Gao, le lieutenant-colonel, Abdramane Bagayoko, a expliqué que le lundi, 22 mars 2021, aux environs de 13 heures, son centre a été alerté pour l’incendie du camp militaire de Gao. Aussitôt, le lieutenant-colonel Bagayoko et ses hommes se sont rendus sur les lieux du sinistre. A leur arrivée au camp militaire de la Zone de défense N°1, ils ont constaté que c’était la poudrière qui avait pris feu. « Avec les obus et les projectiles, il était pratiquement impossible d’intervenir mais nous avons mené plusieurs missions de reconnaissance à bord de blindés pour trouver des voies et moyens d’intervention », a indiqué l’officier. Toutes les tentatives des soldats du feu ont échoué. « Nous avons attendu plusieurs heures pour avoir un répit avec les projectiles. Entre temps, le second magasin a été atteint par le feu. C’est ce qui a rendu l’intervention difficile et compliquée », a dit le lieutenant-colonel Bagayoko. Selon lui, c’est aux environs de 19 heures que les obus ont cessé et « nous avons pu approcher les lieux de l’incendie pour intervenir ». Cette intervention s’est déroulée avec deux engins en pompe dont un fourgon d’une capacité de 3.000 litres et un camion citerne de 2 000 litres. « Sous les décombre, il n’était pas facile d’éteindre le feu. Nous avons laissé le soin à la zone de faire la ronde. Le lendemain, nous sommes revenus pour continuer le travail de refroidissement. C’est la fumée qui continuait de sortir des décombres. », explique notre interlocuteur. Le directeur régional de la protection civile de Gao demande aux autorités d’installer le minimum de poteaux d’incendie dans les camps militaires pour que les éléments du camp puissent minimiser les conséquences d’éventuels sinistres avant l’arrivée de la protection civile. Sur les lieux de l’incendie, plusieurs obus sont éparpillés. Une délégation du ministère de la Défense et des Anciens Combattants set arrivée à Gao pour la circonstance. AT/MD (AMAP)
Mali : Le Premier ministre reçoit le chef de la MINUSMA en fin de mission
Bamako, 23 mars (AMAP) Le chef de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), Mahamat Saleh Annadif, représentant spécial du secrétaire général des Nations unies, en fin de mission au Mali, a été reçu, mardi, par le Premier ministre, Moctar Ouane. « Le diplomate était venu faire ses adieux au chef du gouvernement qui a salué sa contribution au processus de paix et à la stabilisation du Mali », indique le service communication de la Primature. Le chef du gouvernement, rapporte la même source, a félicité Mahamat Saleh Annadif, en lui souhaitant plein succès dans ses nouvelles fonctions de chef de bureau des Nations unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel basé à Dakar, au Sénégal. Au cours de l’entrevue, le diplomate tchadien a réaffirmé son attachement au Mali. « Je m’en vais mais je garde toujours le Mali dans mon cœur dont je serai l’avocat », a déclaré Mahamat Saleh Annadif. MT/MD (AMAP)
Réformes institutionnelles et élections : L’institut Tony Blair offre son expertise au Mali
Bamako, 23 mars (AMAP)L’ancien Premier ministre britannique, Tony Blair, a discuté lundi, a Bamako, des reformes politiques et institutionnelles avant l’organisation des élections générales au Mali, au cours de rencontres avec le président de la Transition, Bah N’Daw, le Premier ministre, Moctar Ouane, et deux membres du gouvernement, le ministre de la Refondation de l’État, chargé des Relations avec les institutions, Mohamed Coulibaly et son collègue de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le lieutenant-colonel Abdoulaye Maïga. C’est la première fois que Tony Blair se rend en visite au Mali. L’Institut Tony Blair a signé un accord de partenariat, en soutien aux autorités de la Transition afin de réussir les réformes et les prochaines élections. Des chantiers importants pour lesquels, le Mali peut compter sur l’expertise de «l’Institut Tony Blair pour le changement global» qui a déjà commis des experts à la tâche. «Cette visite vient en effet concrétiser notre accord de partenariat avec le gouvernement malien», selon Béatrice Bianchi, directrice Sahel de l’Institut Tony Blair qui a répondu aux questions de la presse après l’audienceau Palais présidentiel, dernière étape de sa visite de travail. Il s’agit, a expliqué Mme Bianchi, “d’un programme d’assistance technique dans l’exécution de la feuille de route de la Transition.” Concrètement, l’Institut Tony Blair se propose d’accompagner le Mali dans les chantiers des réformes et des elections. Deux chantiers majeurs qu’il juge essentiels pour réussir cette Transition malienne dont le président a sollicité un accompagnement. Selon Béatrice Bianchi, le chantier des réformes est fondamental, « puisqu’il s’agit de rétablir la confiance des citoyens en l’État. Et l’élection, qui mettra fin à la période transitoire, doit être transparente, crédible ». «Soyez rassurés, nous avons déployé des experts de renommée internationale. Ils sont à la disposition des autorités», a-t-elle déclaré, tout en précisant que ces experts travailleront exclusivement sur la base de besoins exprimés par les autorités maliennes. L’objectif étant d’aboutir à des réformes inclusives pour répondre aux attentes des Maliens. Après l’audience, les échanges entre le président de la Transition et l’hôte de marque se sont poursuivis autour d’un déjeuner, puis sur la terrasse du Palais d’où le visiteur a pu contempler la ville de Bamako. À la fin de sa visite, M. Blair s’est adressé à la presse. Il a indiqué que sa visite intervient à un tournant de l’histoire du Mali. Et que cette Transition présente une «opportunité unique pour transformer le pays, pour établir une base de stabilité, pour faire les progrès…». À cet effet, l’ancien Premier ministre britannique a réaffirmé sa disponibilité et celle de son institut pour accompagner la «Transition sur les axes très importants, y compris les réformes institutionnelles, le processus électoral». L’ancien Premier ministre de la Grande-Bretagne a indique n’avoir pas perdu de vue les autres grands défis que les autorités actuelles doivent d relever, notamment sur le plan sécuritaire. «Mais, je suis optimiste pour l’avenir du Mali», a-t-il déclaré, tout en notant qu’il y a une «vraie volonté de saisir cette opportunité pour accomplir des progrès». Aussi, s’est-il dit honoré d’avoir été appelé, comme un partenaire, pour soutenir le Mali sur ce chemin vers un futur meilleur. COLLABORATION – Avant le président de la Transition, Tony Blair avait été reçu par le Premier ministre, Moctar Ouane qui pilote le Plan d’action gouvernemental. À l’occasion, les parties ont parlé des conditions dans lesquelles, ces experts pourront être utilisés au niveau de la Primature, du département en charge de la Refondation de l’État et des organes électoraux. Au cours de ses échanges avec le ministre en charge de la Refondation de l’État et celui de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, l’ancien Premier ministre britannique a évoqué les liens à établir entre son institut et ces départements ministériels, une collaboration fructueuse pour appuyer les autorités de la Transition à atteindre leur objectif de refondation de l’État et l’organisation des prochaines élections. Le ministre en charge de la Refondation de l’État, Mohamed Coulibaly, a confié à la presse qu’avec l’hôte de marque, il a été question des aspects de la refondation. Il s’est montré très optimiste au sujet des relations futures avec l’Institut Tony Blair. «Je pense qu’il va s’établir entre mon département et l’Institut Tony Blair une collaboration de manière à ce que nous puissions bénéficier de l’expertise de cet institut», s’est-il réjoui. De son côté, le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Abdoulaye Maïga, a signalé que la rencontre a porté sur l’organisation des élections pendant la Transition. Il a indiqué que son département compte sur l’expertise de l’Institut Tony Blair pour relever les défis. L’Institut Tony Blair est présent dans 20 pays, dont 18 en Afrique. Il s’agit d’une organisation à but non lucratif qui accompagne, sur demande, les gouvernements pour la réalisation de leurs visions. ID/OD/MD (AMAP)
Niger: l’élection de Mohamed Bazoum validée par la Cour constitutionnelle
Bamako, 23 mars (AMAP) La Cour constitutionnelle du Niger, présidée par Bouba Mahamane, a déclaré élu Mohamed Bazoum président, avec 55,66% des suffrages exprimés valables face à son concurrent Mahamane Ousmane qui a recueilli 44,34%. Le mandat du nouveau président du Niger débute le 2 avril 202, selon la Cour constitutionnelle du pays. Le taux de participation est de 62,91%, des chiffres similaires à ceux publiés le 23 février par la Commission électorale nationale indépendante (Céni). Le président du Burkina Faso, Roch Kaboré, a été l’un des premiers chefs d’Etat à adresser, lundi, ses félicitations au tout nouveau président démocratiquement élu du Niger, juste quelques heures après la confirmation par la Cour constitutionnelle nigérienne des résultats qui donnent victorieux l’ex-ministre et candidat du parti au pouvoir, le Parti Nigérien pour la Démocratie et le Socialisme (PNDS). «Je réitère toutes mes vives félicitations à Mohamed Bazoum, élu président de la République du Niger, ce 21 mars 2021 par la Cour constitutionnelle», a écrit le président Kaboré, cité par news.aniamey. Roch Marc Christian Kaboré a dit toute sa disponibilité à collaborer avec le nouvel élu qui va succéder à son ex-homologue, Issoufou Mahamadou. «Je marque ma disponibilité à poursuivre avec lui, le renforcement de la coopération entre nos deux pays. Je lui renouvelle mes voeux de succès dans ses nobles responsabilités », a ajouté le président Kaboré. Le Niger et le Burkina Faso ont une communauté de destin en tant que membres du G5 Sahel. Ces pays sont constamment victimes d’attaques terroristes répétées. Mohamed Bazoum, 61 ans, devient ainsi le dixième chef de l’État du Niger. Cinq de ces dix présidents sont des militaires issus d’une série de coups d’État que le pays a connue entre 1974 et 2010. SS/MD (AMAP)

