Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 08 Septembre 2021

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 08 Septembre 2021, dans sa salle de deliberations, au Palais de Koulouba, sous la présidence du colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de textes ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil des Ministres a adopté des projets de textes relatifs à la ratification de l’Accord de financement Mourabaha, signé le 22 avril 2020, entre le Gouvernement de la République du Mali et la Société internationale islamique de Financement du Commerce pour l’achat de produits pétroliers et leur vente à la République du Mali. Par cet Accord, la Société internationale islamique de Financement du Commerce accorde au Gouvernement de la République du Mali, un financement d’un montant de 30 millions d’Euros, soit 19 milliards 678 millions 710 mille FCFA, Ce financement est destiné à l’achat de produits pétroliers en vue de leur vente à la République du Mali au profit de la Société Energie du Mali-SA. L’adoption de ces projets de texte permettra de résoudre les difficultés liées à la satisfaction de la forte demande du pays en matière de fourniture d’électricité. Sur le rapport du ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret fixant les avantages accordés aux membres de la Mission d’Appui à la Refondation de l’Etat. La Mission d’Appui à la Refondation de l’Etat a été créée par le Décret n°2021-0260/PM-RM du 19 avril 2021. Elle est chargée d’assister le ministre de la Refondation de l’Etat dans les reformes institutionnelles et administratives. L’exécution de cette mission impose à ses membres beaucoup de sujétions qu’il faut compenser. L’adoption du présent projet de décret s’inscrit dans ce cadre. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA DECENTRALISATION – Chargés de mission : Monsieur Modibo Bakary TRAORE, Enseignant ; Monsieur Alasseyni TOLO, Diplômé en Relations Internationales ; Monsieur Alhadou COULIBALY, Gestionnaire ; Monsieur Almahmoud AG IBRAHIM, Communicateur – Inspecteurs à l’Inspection de l’Intérieur : Monsieur Souleymane Amadou SANGARE, Membre du Corps préfectoral ; Monsieur Baréma DIALLO, Membre du Corps préfectoral ; Monsieur Cheick Fanta Mady BOUARE, Membre du Corps préfectoral ; Monsieur Hamadoun BARRY, Membre du Corps préfectoral ; Monsieur Dédéou BAGNAN, Membre du Corps préfectoral ; Monsieur Boubacar BAGAYOKO, Membre du Corps préfectoral. – Directeur de Cabinet du Gouverneur de la Région de Gao : Monsieur Agaly Ag Inamoud YATTARA, Membre du Corps préfectoral. – Conseiller aux Affaires Administratives et Juridiques du Gouverneur de Kayes : Monsieur Abdoulaye COULIBALY, Membre du Corps préfectoral. – Conseiller aux Affaires Administratives et Juridiques du Gouverneur de Mopti : Monsieur Youssouf NIARE, Membre du Corps préfectoral. – Conseiller aux Affaires Administratives et Juridiques du Gouverneur de Gao : Monsieur Mamadou BAH, Membre du Corps préfectoral. – Conseiller aux Affaires Administratives et Juridiques du Gouverneur de Kidal : Monsieur Mamadou Seydou DIARRA, Membre du Corps préfectoral. – Conseiller aux Affaires Administratives et Juridiques du Gouverneur de Nioro : Monsieur Mamadou KONATE, Membre du Corps préfectoral. – Conseiller aux Affaires Administratives et Juridiques du Gouverneur de Kita : Monsieur Mamadou DIAKITE, Membre du Corps préfectoral. – Conseiller aux Affaires Administratives et Juridiques du Gouverneur de Dioila : Monsieur Jean Marie SAGARA, Membre du Corps préfectoral. – Conseiller aux Affaires Administratives et Juridiques du Gouverneur de Nara : Monsieur Falaye SY, Membre du Corps préfectoral. – Conseiller aux Affaires Administratives et Juridiques du Gouverneur de Bougouni : Monsieur Tahirou KOTE, Membre du Corps préfectoral. – Conseiller aux Affaires Administratives et Juridiques du Gouverneur de Koutiala : Monsieur Jérémie TERA, Membre du Corps préfectoral. – Conseiller aux Affaires Administratives et Juridiques du Gouverneur de San : Monsieur Massa SANGARE, Membre du Corps préfectoral. – Conseiller aux Affaires Administratives et Juridiques du Gouverneur de Douentza : Monsieur Adama COULIBALY, Membre du Corps préfectoral. – Conseiller aux Affaires Administratives et Juridiques du Gouverneur de Bandiagara : Monsieur Waly Silamaka SISSOKO, Membre du Corps préfectoral. – Préfet du Cercle de Dièma : Monsieur Abdou Nasser N’Tissa MAIGA, Administrateur civil. – Préfet du Cercle de Kayes : Monsieur Bénéna MOUNKORO, Membre du Corps préfectoral. – Préfet du Cercle de Kita : Monsieur Djiby DIAWARA, Membre du Corps préfectoral. – Préfet du Cercle de Bafoulabé : Monsieur Mohamed HAMIDOU, Membre du Corps préfectoral. – Préfet du Cercle de Kéniéba : Monsieur Mahamadou DICKO, Membre du Corps préfectoral. – Préfet du Cercle de Nioro : Monsieur Abdoulaye GUINDO, Administrateur civil. – Préfet du Cercle de Banamba : Monsieur Souleymane TEMBELY, Membre du Corps préfectoral. – Préfet du Cercle de Dioïla : Monsieur Abou DAO, Membre du Corps préfectoral. – Préfet du Cercle de Kati : Monsieur Haroune DIARRA, Membre du Corps préfectoral. – Préfet du Cercle de Kolokani : Monsieur Alou DIARRA, Membre du Corps préfectoral. – Préfet du Cercle de Kangaba : Monsieur Alidji BAGNA, Membre du Corps préfectoral. – Préfet du Cercle de Kolondiéba : Monsieur Soumaïla SANGARE, Membre du Corps préfectoral. – Préfet du Cercle de Yanfolila : Monsieur Mamadou TEMBELY, Membre du Corps préfectoral. – Préfet du Cercle de Yorosso : Monsieur Ousmane SOW, Membre du Corps préfectoral. – Préfet du Cercle de Barouéli : Madame Korotoumou SANOGO, Membre du Corps préfectoral. – Préfet du Cercle de Bla : Madame Fanta SAMAKE, Membre du Corps préfectoral. – Préfet du Cercle de San : Monsieur Dieudonné SAGARA, Membre du Corps préfectoral. – Préfet du Cercle de Ségou : Monsieur Daouda DIARRA, Membre du Corps préfectoral. – Préfet du Cercle de Tominian : Monsieur Moustapha KANTE, Membre du Corps préfectoral. – Préfet du Cercle de Djenné : Monsieur Hassana ARAMA, Membre du Corps préfectoral. – Préfet du Cercle de Douentza : Monsieur

Macina organise la 2ème édition de la bourse d’échanges entre transformatrices, maraichers, agro dealers et Institutions de micro-finances

Macina, 8 septembre (AMAP) La cérémonie d’ouverture de la 2ème édition de la bourse d’échanges entre transformatrices, maraichers, agro- dealers et Institutions de micro-finances a été pésidée lundi à Macina par  l’adjoint du  préfet de Cercle, Tiemoko Diaguiri Magassa, a constaté l’AMAP. C’était en présence des maires de Macina, Boky-Weré- et Kokry- Centre, des représentants  des organisations paysannes, de l’Office du Niger, des jeunes, de la Société civile, des chefs de services Techniques, des représentants des Institutions financières et de la Chambre d’Agriculture. Organisée par l’Association Malienne pour la Promotion du Sahel (AMAPROS), en partenariat avec CARE  International au Mali à travers son projet RIDAP (Résilience Inclusive et Durables des Agriculteurs et des Pasteurs) et financée par le Gouvernement du Danemark, cette rencontre a été un rendez- vous du « donner et du recevoir ». L’objectif général est d’organiser une bourse d’échange entre transformatrices maraichers, agro dealers et institution de micro- finances pour offrir plus d’opportunités économiques aux producteurs agricoles. La Bourse permet  des échanges d’expérience, des ventes promotionnelles, une promotion des exposants, une émulation entre différents producteurs, des liens de partenariat entre partenaires Techniques financiers et producteurs, aux producteurs de mieux se valoriser et tisser des relations d’affaires et faciliter l’accès aux  crédits des Institutions de micro-finances et intrants. Le représentant du chef de l’exécutif local a saisi l’occasion pour remercier et féliciter les organisateurs pour la qualité de l’activité, tout en demandant l’extension du projet dans les autres Communes. Il a enfin encouragé les participants à initier de telles rencontres afin de booster l’économie de leur localité respective pour le bien être des communautés. Au cours de cette importante rencontre qui prend fin jeudi, les mesures barrières de lutte contre le Coronavirus ou Covid-19 ont été respectées.   AOK/KM (AMAP)                                                                                                                                           

Mali : LA CEDEAO insiste sur le respect du délai du processus électoral (Médiateur)

  Bamako, 8 sept (AMAP) Le médiateur de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) pour le Mali, l’ancien président nigérian, Goodluck Jonathan, en visite au Mali, dans le cadre du suivi-évaluation de la Transition au Mali, a souhaité que les autorités respectent le délai du processus électoral. «L’heure n’est plus aux déclarations, mais aux actions», a déclaré, mardi, à Bamako, Goodluck Jonathan, à la sortie d’une audience avec le chef de l’État, le colonel Assimi Goïta. Le médiateur de la CEDEAO, au terme de cette énième mission sur la conduite du processus au Mali, l’a inscrite « dans la continuité des efforts de l’organisation sous-régionale pour aider le Mali à sortir de la crise multidimensionnelle » que le pays traverse. M. Goodluck et sa délégation ont été reçus par le président de la Transition, après avoir écouté le Premier ministre, les regroupements politiques et les acteurs de la société civile. À cet égard, il a insisté sur la tenue des élections pour que «nous puissions, à la fin de la Transition, au mois de février 2022, avoir un nouveau président démocratiquement élu et un gouvernement en place pour diriger les affaires au Mali». Telle est, selon l’ancien président du Nigeria, la «principale préoccupation de la CEDEAO». Il a indiqué que la CEDEAO est en phase avec les regroupements politiques et organisations de la société civile du Mali qui ont, tous, souhaité que les élections soient organisées dans le délai. «Tous sont d’accord avec nous que l’essentiel, aujourd’hui, c’est de pouvoir créer les conditions pour aller aux élections. Cela est la principale préoccupation de tous les acteurs que nous avons pu rencontrer », a déclaré Goodluck Jonathan. Du 5 au 7 septembre, une mission de médiation de haut niveau de la CEDEAO conduite par l’ancien président du Nigeria, Goodluck Jonathan, a effectué une visite de travail au Mali. Durant son séjour, la mission a rencontré les autorités de la Transition, le corps diplomatique accrédité au Mali, le Comité local de suivi de la Transition ainsi que l’ensemble des parties prenantes du processus transitoire (partis politiques et société civile). La mission s’inscrit dans le cadre de la mise en application des recommandations issues de la conférence des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO, tenue le 19 juin 2021 à Accra, sur la situation au Mali. Elle avait pour but d’évaluer le processus de Transition et, particulièrement, les progrès dans la préparation des élections prévues en février 2022. Cela, conformément au délai accordé par la conférence des chefs d’État et de gouvernements de l’organisation sous régionale lors de sa session extraordinaire de septembre 2020. La mission vise, également, à apporter le soutien de la CEDEAO dans la mise en œuvre effective des actions prioritaires inscrites dans le Plan d’action du gouvernement (PAG). À l’issue de sa visite, la mission de médiation « a félicité le gouvernement pour le calme relatif observé dans le pays depuis la mise en place de la deuxième équipe gouvernementale ». Elle a pris note de la levée des mesures de restriction concernant l’ancien président de la Transition, Bah N’Daw et le Premier ministre Moctar Ouane. Elle a, aussi, apprécié l’expression renouvelée des autorités transitoires à respecter la période convenue de la Transition devant la communauté internationale. Toutefois, la mission reste préoccupée par l’insuffisance d’actions concrètes dans la préparation effective du processus électoral. Telles sont les principales recommandations formulées par les émissaires de la CEDEAO au cours d’une conférence de presse qu’ils ont animée mardi dans un hôtel de Bamako. Dans un communiqué lu par le commissaire aux Affaires politiques, paix et sécurité de la CEDEAO, le général Francis Béhanzin, la mission a rappelé l’importance du respect de la date des élections annoncée « afin de montrer la crédibilité du processus de Transition ». Les émissaires de l’organisation communautaire ont, aussi, encouragé le gouvernement de Transition « à présenter rapidement » un chronogramme détaillant le calendrier, les réformes et actions prioritaires qu’il urge d’entreprendre pour la tenue des élections présidentielle et législatives. « Il s’agit, notamment, poursuit le communiqué, du consensus sur le cadre légal devant servir aux élections, la préparation de la liste électorale, le choix de l’organe ou des structures devant conduire les échéances électorales à venir ». Dans leurs recommandations, les émissaires de l’organisation communautaire invitent « les acteurs sociopolitiques à travailler ensemble dans cette période transitoire afin de garantir la réussite du processus ». En réitérant l’engagement de la CEDEAO à accompagner le Mali pour une Transition réussie, la médiation appelle les partenaires multi et bilatéraux à continuer de soutenir le processus de Transition, notamment dans le cadre de la préparation des élections. Interrogés sur la suspension du Mali des instances de la CEDEAO, les conférenciers ont indiqué que la levée de cette décision relève des compétences de la conférence des chefs d’État sur la base des rapports d’évaluation sur le processus de Transition qui doit aboutir à des élections pouvant rétablir l’ordre constitutionnel dans le pays. D’où l’importance de cette mission de haut niveau. ID/AT/MD (AMAP)    

Ouverture de la 15ème édition d’oxyjeunes à Koulikoro

Koulikoro, 07 sept (AMAP) La 15ème édition des activités oxyjeunes s’est ouverte lundi, au centre d’accueil Marie Delhez, à Koulikoro, sous le thème de « la protection sociale dans un contexte de covid-19 : quelle réponse à la vulnérabilité des enfants au Mali ». Devant des enfants parlementaires venus de différentes localités du Mali, des autorités politiques, administratives et coutumières de la ville, des responsables des services régionaux et sub-régionaux impliqués, des partenaires techniques et financiers, des medias et invités de marque, le représentant du maire de la commune urbaine de Koulikoro, Ali Tamboura, a souligné que le thème choisi a toute son importance « en matière de renforcement des enfants sur la protection sociale en général, et sur la protection sociale préventive, en particulier ». Pour le président du parlement des enfants, Nouhoum Chérif Haïdara, cette édition du forum d’enfants et de jeunes devra leur permettre d’échanger et de faire une rétrospective, de proposer à travers leurs productions écrites, radiophoniques, artistiques des solutions qui leur permettront de se lancer vers l’avenir. Cette rencontre leur permettra de définir le citoyen type, de bénéficier de l’expérience des parents sur les pratiques qui contribuaient à l’éveil de patriotisme, des bienfaits de soi afin de façonner un type nouveau de malien imbibé des valeurs civiques et patriotiques lui permettant de participer pleinement à la vie de la nation. Quant au président de l’Union des radios et télévisions du Mali (URTEL), Bandiougou Danté, il a invité les enfants, leurs encadreurs à tout mettre en œuvre pour respecter les mesures barrières, à savoir le lavage régulier des mains au savon, le port du masque partout où besoin est. Il a recommandé aux enfants les règles de discipline, de courtoisie élémentaire, de politesse entre eux. Aux enfants appelés à dormir « loin de leurs familles », leur a, surtout, conseillé « de dormir sous les moustiquaires et de participer aux différentes activités qui seront organisées ». M. Danté a, également, dit aux apprenants de tout faire pour apprendre de l’autre, de faire apprendre l’autre, de faire profiter aux autres enfants qui n’ont pas eu la chance d’être là avec eux. Selon Bandiougou Danté, vu les effets positifs d’oxyjeunes sur la jeunesse malienne, l’Unicef doit faire en sorte que cette activité soit pérenne pour servir les enfants du Mali. Prenant la parole, la représentante de l’Unicef, Dr Macoura Woulalé, dira que depuis 2012, le Mali est confronté à plusieurs situations qui compliquent la vie des enfants. Il y a des enfants qui avaient moins de 10 ans en 2012 et certains sont nés après 2012. « Mais toute cette population a été affectée et continue d’être affectée par cette crise. Même le système qui supporte tous les services devant être offert aux enfants et aux femmes a été affecté », a dit Dr Woulalé. Face à cette problématique, l’Unicef, en collaboration avec le gouvernement, a placé la présente édition dans le cadre de la protection sociale pour promouvoir les systèmes des secteurs sociaux et amener les enfants à dompter des capacités et se prendre en charge, eux mêmes. La représentante de l’Unicef a adressé ses « vifs remerciements au gouvernement du Mali pour son engagement et sa contribution pour accompagner, en tous lieux et en toutes circonstances les enfants et les jeunes du Mali ». Elle a souhaité la bienvenue à tous les enfants venus des quatre coins du Mali. Et a assuré de l’engagement de l’Unicef, dans une synergie d’actions, pour atteindre les résultats escomptés. Le gouverneur de la Région de Koulikoro, le colonel Lamine Kaporé Sanogo, a remercié les initiateurs de ce programme « qui permet aux enfants de s’exprimer en public et de s’exprimer entre eux-mêmes, de se connaitre, de tenir un comportement et, aussi, de valoriser les valeurs physiques qu’ils ont ». Dans son discours d’ouverture, le chef de cabinet Sambanel Diallo du ministère de la Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’administration, représentant son département et celui de la jeunesse, a signalé que l’édition oxyjeunes « est une opportunité pour la jeunesse du Mali d’exprimer son ingéniosité dans la sensibilisation de ses pairs sur le respect des mesures barrières, développer l’esprit de camaraderie, favoriser le mieux-vivre ensemble, cultiver l’esprit citoyen à travers diverses animations sur le plan théorique et pratique ». Selon M. Sambanel Diallo, qui a présidé la cérémonie, le rétablissement de l’instruction civique, de la construction citoyenne dans la nomenclature gouvernementale montre à suffisance tout l’intérêt qu’accordent les plus hautes autorités du Mali à cette question. A ce titre, il a invité les enfants à la culture de l’excellence dans tout ce qu’ils font. « C’est le seul gage pour être convié au banquet de l’honneur dans le concert des nations », a-t-il souligné. Le représentant du département en charge de la communication a déclaré lancées les activités de oxyjeunes, édition 2021. Après avoir remercié les équipes de l’Unicef et de l’Urtel ainsi que « toutes celles et tous ceux qui ont contribué à l’organisation de ce regroupement national d’adolescents et de jeunes. C’est sur ces quelques notes que M. Sambanel Diallo. En marge de cette cérémonie, un atelier de formation a été initié à l’intention des hommes de media à la Maison de la femme sur un thème intitulé « Des communautés et institutions résilientes face à la pandémie de COVID-19 : ensemble, faisons reculer les privations d’eau, d’hygiène et d’abri dont souffrent les enfants, ainsi que le statut de pauvreté multidimensionnel». AT/MD (AMAP)      

Bamako : Le gaz butane se raréfie

Par Amadou GUÉGUÉRÉ Bamako, 01 sept (AMAP) Le gaz butane est devenu rare sur le marché à Bamako en raison de la suspension temporaire du trafic sur l’axe Bamako-Dakar et le non paiement de la subvention de l’État aux distributeurs. «Depuis quelques jours, je n’ai plus de gaz à revendre», confie un commerçant installé au marché «Dibidani», dans la capitale malienne. Las, il montre des bonbonnes de gaz vides entassées devant sa boutique. Selon le président des distributeurs de gaz butane, Cheick Hamalla Bocoum, la situation est due à deux facteurs : l’arrêt temporaire du trafic sur l’axe Bamako-Dakar occasionné par l’accident d’un gros camion malien à Kaolack et le non paiement de la subvention de l’État. M. Bocoum s’empresse d’ajouter que malgré la réouverture de la frontière avec le Sénégal, il n’y aura pas suffisamment de gaz sur le marché à cause des impayés. Motif ? « Les importateurs n’ont pas assez d’argent pour s’approvisionner », argumente leur président, ajoutant que c’est ce qui fait qu’on commence à sentir le manque de gaz sur le marché. «Le gouvernement n’a pas payé les subventions depuis 2020. Les arriérés de 2021 aussi n’ont pas été payés. Le cumul de la dette se chiffre à environ 8 milliards de Fcfa», explique Cheick Hamalla Bocoum. Il invite le gouvernement à prendre les dispositions nécessaires pour payer les subventions allouées au gaz. «Il (Ndrl, le gouvernement) doit mettre en place un fonds pour le gaz qui va permettre aux importateurs d’apporter suffisamment de gaz sur le marché», suggère-t-il. Le président du Groupement des professionnels de gaz domestique abonde dans le même sens. Oudiary Diawara confirme que les professionnels du secteur sont confrontés à un problème de non paiement de la contribution que l’État accorde au secteur pour amoindrir le coût pour les ménages. «Ça fait un an et demi que l’État ne nous paye pas les factures. Depuis janvier 2020 jusqu’en 2021, nos factures de subvention ne sont pas payées. Aujourd’hui, le fournisseur exige de payer en espèces sonnantes et trébuchantes. Les opérateurs sont fatigués», s’indigne Oudiary Diawara. Estimant que les 5 milliards de Fcfa de subvention que le gouvernement accorde, par an, au secteur du gaz est insuffisant, il interpelle les autorités de la Transition quant aux conséquences de cette situation sur l’environnement. En la matière, l’Agence malienne pour le développement de l’énergie domestique et l’électrification rurale (AMADER) est chargée de promouvoir l’utilisation du gaz butane auprès des consommateurs. Outre la fourniture d’électricité en milieu rural, sa mission consiste à sensibiliser les Maliens à aller vers la consommation du gaz butane. Le but étant de préserver l’environnement, en réduisant l’usage abusif du charbon de bois. Interface entre le ministère de l’Économie et des Finances et les acteurs du secteur gazier, l’AMADER est également chargée du traitement des dossiers des factures de remboursement des subventions dues aux opérateurs gaziers dans le cadre de la convention qui les lie à l’État. Joint au téléphone un responsable de l’AMADER, qui a requis l’anonymat, assure que l’État est à pied d’œuvre pour payer les factures des opérateurs de gaz. «L’État est en train de faire de son mieux. Des avancées ont été faites dans ce sens», a-t-il dit. AG/MD (AMAP)

Tombouctou : Remise de forages aux populations de certaines communes de la région

Tombouctou, 1er août (AMAP) Une forte délégation de la présidence conduite par le Colonel Touré Assamba Diallo a inauguré mardi à Tombouctou, six forages équipés en compagnie du directeur de cabinet du gouverneur de région, Issaka Bathily, a constaté l’AMAP. Ces dons de portée inestimable financés sur le fonds de souveraineté du chef de l’État viennent soulager la souffrance des habitants du secteur de Barizh, du camp militaire, de ceux d’Ifazouane (village de Tin-Tellout, commune Alafia), d’Ata et de Niafunké. Le manque crucial d’eau dans ces zones a engendré beaucoup de difficultés et de problèmes dans ces lieux. Ces installations sont la concrétisation des idées chères au président de la Transition, le Colonel Assimi Goita qui a promis de dépenser les 2/3 du fonds de souveraineté dans les infrastructures de base au bénéfice des populations ou qu’elles trouvent (fractions, villages, ville etc..). La cheffe de la délégation présidence a transmis les salutations fraternelles et chaleureuses du président de la Transition. Le Colonel Assamba a invité chacun dans son domaine à une utilisation judicieuse de cet équipement collectif qui n’est que le début d’un vaste programme présidentiel d’exécution de travaux dans les domaines socio-sanitaires engagé par le Colonel Assimi Goïta, Président de la Transition. Le maire de la Commune urbaine de Tombouctou, Aboubacrine Cissé a salué ces gestes qui seront d’un apport inestimable pour les populations, confrontées au problème d’eau. Le représentant des bénéficiaires, Hammadoun Abbassadji a encore en mémoire les difficultés que les populations ont endurées par le passé avant de remercier, au nom des bénéficiaires le président Assimi Goita pour ces gestes généreux de solidarité et d’humanisme. Il promet que ses installations seront bien entretenues et seront utilisées à bon escient. C’est après ces propos que la délégation a ouvert la vanne pour faire jaillir l’eau. D’une cérémonie à une autre, de Barizh, la délégation a mis cap sur Ifazouane puis le camp pour l’inauguration et la remise de leur forage. Partout, les bénéficiaires sont sortis massivement tambours battants pour accueillir la délégation, manifester leur joie pour la fin du calvaire et témoigner de toute la gratitude au président Goita. Ce mercredi, la délégation mettra se rendra à Niafunké pour un exercice du même genre. Pour rappel, le 16 juin dernier, le gouverneur de région et le président des autorités intérimaires ont financé aussi 4 forages équipés pour les populations de la banlieue de la ville de Tombouctou.  MS/KM (AMAP)

Art : Le Marionnettiste Yaya Coulibaly Reçoit le trophée de la Résistance

Par Youssouf Doumbia On savait le célèbre marionnettiste, Yaya Coulibaly, talentueux, travailleur et compétitif à l’échelle africaine, voire planétaire. Sa consécration par Creative Africa, un réseau d’artistes qui travaille sur la coopération culturelle et la production de projets artistiques variés, internationaux et transdisciplinaires lors d’un festival, organisé à Abidjan du 10 au 17 août dernier, atteste tout le bien qu’on pense de cet artiste. Il a présenté, vendredi dernier, «Le trophée de la Résistance» qu’il a reçu lors de ce rendez-vous culturel au ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Andogoly Guindo. Le ministre en charge de l’Artisanat s’est dit particulièrement fier de notre compatriote qui, selon lui,«rend un immense service à la culture et au Mali en général». Pour lui, Yaya Coulibaly magnifie la culture malienne à travers le monde. Il s’agit aussi d’un instant important d’évolution de la culture malienne quand un réseau africain comme Creative Africa décerne ce genre de trophée à un compatriote. Andogoly Guindo a encouragé l’artiste à préparer la relève, notamment l’initiation et la formation d’autres. Ceux-ci prendront le relais de ce travail de valorisation de la culture malienne. Après la plus haute marche du podium occupée par le marionnettiste, les deuxième et troisième prix sont respectivement revenus à la Camerounaise Were were Liking, initiatrice du Villa Kiyi d’Abidjan et au Rwandais, Natty Dread, batteur de Bob Marley. Ces trois grands artistes ont été sacrés par une cinquantaine d’artistes et d’experts de la culture. A l’unanimité, le jury a reconnu le travail d’appropriation et de valorisation de la culture africaine, effectué depuis plus de 20 ans par ces références. Il fallait donc leur attribuer un trophée pour récompenser leur travail au plan africain etinternational dans leurs domaines respectifs. Ces artistesportent le combat de la promotion de l’art et de la culture africaine depuis des lustres. Les principaux objectifs de Creative Africa sont : la création d’une vaste chaîne liant tous les acteurs du monde artistique et culturel. L’émancipation des frontières géographiques entre les partenaires du réseau et la formation d’une base de données de documentation descriptive et critique des différents champs artistiques africains. Yaya Coulibaly est à la fois marionnettiste, auteur, metteur en scène, conteur, danseur, chanteur et sculpteur. Avec sa troupe «Sogolon», il a fait le tour du monde plusieurs fois pour des expositions et des représentations sur scène. Il s’est notamment produit dans le réseau des centres culturels français dans le continent africain. Ces interminables périples à travers le monde commencèrent en réalité en Inde en 1990. L’artiste bourlinguera ensuite un peu partout en Afrique, en Amérique et en Europe. Les répétitions de Yaya Coulibaly et de sa troupe à Magnambougou représentent de véritables spectacles gratuits parce que très souvent femmes, enfants et adultes prennent d’assaut les lieux pour écouter les chants, les contes, la musique et regarder aussi les danses des masques et marionnettes. Ses spectacles puisent leurs matières dans les salles d’exposition et magasins de Yaya Coulibaly. Il a créé cette troupe en 1980, en hommage à la femme buffle, la mère de l’empereur Soundjata Keïta dans l’épopée mandingue. Youssouf DOUMBIA

San : Lancement de la campagne régionale de reboisement

San, 30 août (AMAP) Le Gouverneur de région, le Colonel Ousmane Sangaré, a présidé samedi, la cérémonie de lancement de la campagne régionale de reboisement dans le village de Bogossoni, à une dizaine de km de la ville de San,  sous le thème « qui plante un arbre, n’a pas vécu inutile », a constaté l’AMAP C’était en présence de son directeur de cabinet, Karim Coulibaly, du préfet de cercle par intérim, Abraham Kassogué, du maire de la commune urbaine de San, Mme Félicité Diarra, du Directeur régional des Eaux et Forêt de Ségou et de San , le Colonel Major,  Bocar Cissé, du directeur régional de la Police de San , le Contrôleur Général Sidy Coulibaly, du donateur des plants, Amadou Berthé dit Benké et de plusieurs autres personnalités. Le Chef de l’exécutif régional a adressé ses chaleureuses salutations au Président de la Transition, le Colonel Assimi Goita qui a donné le ton en plantant le premier pied d’anacardium dans la forêt classée de Koulouba. Le Gouverneur a aussi encouragé et félicité l’équipe qui a été constituée pour les travaux de piquetage et de trouaison. Il a tenu à adresser ses vifs remerciements au donateur qui a procédé à la la mise à disposition de 500 plants et aux  populations de Bogossoni avant de les exhorter à l’entretien des arbres et à la protection des  sites des plantations avant de rappeler les objectifs de la campagne régionale qui est de contribuer à la lutte contre la désertification, à la conservation de la biodiversité, à l’atténuation des effets néfastes des changements climatiques, à l’augmentation du taux de couverture végétale et à la réduction de la pauvreté. Il a souligné que la présente campagne vise également à sensibiliser l’opinion régionale sur la nécessité de cultiver la notion du reboisement et d’aider au changement de comportement quant à l’exploitation irrationnelle des ressources forestières. Il a exhorté à cet effet toutes les collectivités de son ressort territorial à la réalisation d’un bosquet au niveau de leurs structures socio-collectives. La maire de la commune urbaine de San, Mme Félicité a, pour sa part, exprimé toute sa satisfaction quant à l’organisation de cette campagne de reboisement. Elle a, par ailleurs,  invité les hommes et les femmes de sa commune,  à riposter contre les effets néfastes des changements climatiques. Le Directeur Régional des Eaux et Forêt de Ségou et San,  le Colonel Major Bocar Cissé a saisi l’occasion pour préciser que toutes les communes de la région sont concernées par cette campagne de reboisement. Cette 1ère journée de lancement a concerné la plantation de 600 jeunes plants dont 500 offerts par Amadou Berthé dit Benké et les 100 autres sont l’apport de la mairie de la commune urbaine de San. Deux localités sont concernées par ce reboisement. Il s’agit de Bogossoni et de Lafiabougou. Après le coup d’envoi du gouverneur de la région qui a planté le premier pied d’arbre, ce fut le tour des autres membres des délégations régionale, locale et communale de planter eux-aussi leurs pieds d’arbres. NC/KM (AMAP)

Mali-Sénégal : Reprise du trafic routier Dakar-Bamako

Bamako, 25 aout (AMAP) Les ministres des Transports et des Infrastructures du Mali et du Sénégal ont convenu de s’engager à garantir la libre circulation des personnes, des biens et services entre les deux pays, après la suspension du trafic routier sur le corridor Dakar– Bamako, depuis le 18 août courant, annonce un communiqué conjoint rendu public mardi. Cette décision est intervenue lors d’une rencontre « qui fait suite à l’interruption du trafic inter-Etats entre Dakar et Bamako consécutive à l’accident de la circulation routière survenu le 15 août 2021 à Kaolack, avec un bilan de 4 morts et deux blessés, ainsi qu’aux graves incidents subséquents », ajoute le communiqué. Les deux ministres indiquent que cette initiative « s’inscrit dans le cadre de la volonté commune du Mali et du Sénégal, de renforcer les relations de bon voisinage et de coopération en matière de transport et de transit routiers ». Au cours de la rencontre, les deux parties ont salué l’implication «déterminante» des leaders religieux, des autorités coutumières, des professionnels du transport et des habitants de Kaolack pour l’appel à la retenue et au retour à la sérénité » Les deux délégations ont convenu de respecter les dispositions réglementaires édictées par les instances communautaires : Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) et Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest  (CEDEAO) dans le secteur des transports routiers. Elles ont mis en avant « les acquis » entre le Mali et le Sénégal. Les deux parties ont, en outre, recommandé la construction et la mise en service des aires de repos et de stationnement sur le corridor Dakar – Bamako mais aussi l’amélioration de la fluidité du trafic. Une délégation ministérielle des deux pays s’est rendue, lundi, auprès des familles des victimes de l’accident routier dont l’une des familles est d’origine malienne. Ils ont remis des enveloppes symboliques aux représentants des parents des victimes. On rappelé que le Syndicat national des chauffeurs et conducteurs routiers du Mali (SYNACOR) avait annoncé, le 18 août courant, avoir suspendu le trafic routier entre les deux pays, suite à cet accident mortel du 15 du même mois, provoquant des tensions entre conducteurs routiers des deux pays. À Kaolack, l’arrivée de camions chargés est désormais possible, mais une fois à l’entrée de la ville ils seront escortés par la police. SS/MD (AMAP)

Douentza : 15 soldats maliens tués, 10 blessés et 2 véhicules militaires emportés

Bamako, 20 août (AMAP) Quinze (15) soldats maliens ont été tués, 10 autres blessés et 2 véhicules militaires emportés jeudi, dans l’attaque d’un convoi des forces loyalistes qui a sauté sur une mine entre Nokara et Boni, dans le cercle de Douentza, région de Mopti, a appris l’AMAP de sources concordantes. Un convoi des Forces armées maliennes est tombé dans une embuscade tendue par des hommes armés non identifiés nourrie de tirs d’armes automatiques, vers 12H45, entre Nokara et Boni, faisant 15 mort, 10 blessés du côté des Fama et 2 véhicules militaires emportés. « Des dispositions ont été prises pour l’évacuation des blessés sur Boni », rassure l’Armée, dans un communiqué. Nos sources ne précisent pas l’identité des assaillants, leur motivation, les moyens de transport qu’ils utilisent encore moins la direction prise après leur forfait. Elles déclarent cependant, que des éléments des forces loyalistes ont été déployés sur les lieux pour ratisser afin de traquer d’éventuels terroristes, retrouver leurs complices et sécuriser les personnes e leurs biens dans ces localités, exposées aux attaques terroristes. KM (AMAP)