Toguéré Coumbé : Une ville martyre aux confins du cercle de Tenenkou, dans le Centre du Mali

Tenenkou, 30 sept (AMAP) Toguéré Coumbé, commune rurale, située à 70 km au nord-est de Ténenkou (dans le Centre du Mali), est composée de 33 villages pour une population estimée à plus de 30.000 âmes. La commune qui, dans le nouveau découpage territorial, doit être érigée en cercle est l’une des plus touchées par la crise sécuritaire qui frappe le Cercle de Ténenkou depuis 2012. Dans la ville de Toguéré Coumbé, chef-lieu de la commune, vivent majoritairement deux communautés qui cohabitaient en parfaite symbiose depuis belle lurette. Il s’agit des Peulhs éleveurs et des Bozos pêcheurs. Symbole de cette intégration réussie selon un sage de cette localité, qui a préféré garder l’anonymat, « bon nombre de Bozos de Toguéré Coumbé parlent couramment la langue peule ». Mais la crise sécuritaire, à travers les amalgames et les stigmatisations, a contribué à opposer ces deux communautés. Le point culminant de cette crise à Toguéré Coumbé a été le blocus imposé à la ville par les groupes armés, après de présumées exactions contre des civils peuls dans la ville de Toguéré en 2018. La majorité des peuls, par peur de représailles, ont quitté la localité avant le blocus qui a duré plus d’une année. Le blocus a fortement affecté cette plaque tournante de l’économie locale puisque Toguéré est une zone agropastorale par excellence, très riche en poissons et en bourgou (pâturage). Les communautés, qui étaient restées dans la ville, en très grande majorité des Bozos, étaient privées de foires hebdomadaires, de champs, de pêches pendant une longue période. Cette situation a poussé de milliers d’habitants à fuir la ville à pied, surtout nuitamment, pour échapper à la vigilance des groupes armés. La ville s’était peu à peu vidée de ses habitants, devenant une ville fantôme. « Seules les personnes âgées et les femmes étaient restées », nous a confié un habitant de Toguéré Coumbé. La ville ne tenait que grâce à l’aide humanitaire de l’État qui était assurée, en son temps, par les forces spéciales et les soldats présents sur place pendant cette période. Le tout dans des conditions dantesques. Ce supplice, qui a duré plus d’une année, a connu son épilogue en août 2019, après la visite de l’ex-Premier ministre, Dr Boubou Cissé à Ténenkou. La levée du blocus, qui avait été confirmée par les forains de retour de Toguéré le 6 août 2019, avait suscité au sein des populations d’énormes espoirs. Des espoirs entretenus par le retour presque à la normale, avec la reprise des activités économiques, culturelles et sportives. Mais ce début d’embellie a vite été douché par le retrait de l’Armée malienne de ses positions à Toguéré Coumbé, le 13 février 2020, laissant sur place la population complètement désemparée. Prises de panique, bon nombre de personnes, par peur des représailles pour collaboration avec l’armée, étaient montées à bord des véhicules militaires pour se réfugier à Diondiori, localité située à 25 km de Ténenkou. D’autres, par leurs propres moyens, ont quitté la ville. Ce départ de l’armée a laissé le champ libre aux groupes armés qui sont, depuis lors, les maîtres des lieux, imposant ainsi leurs règles aux populations. À Toguéré Coumbé, de nos jours, les services sociaux de base sont absents. Le sous-préfet de la localité est basé à Ténenkou. Toutes les écoles sont fermées depuis plusieurs années. Rares sont les ONG qui osent s’aventurer dans cette zone. Les groupes armés réglementent la vie quotidienne. Les évènements sociaux tels que les mariages, les baptêmes sont strictement encadrés. Interdiction pour les femmes de sortir sans la tenue noire qu’on appelle ici Boumbassi. Cette tenue est devenue un passeport pour se rendre en ville. Toute transgression est sanctionnée par des coups de fouet. Plus de musique dans la rue pour les jeunes, ni de football. Les litiges sont tranchés par les groupes armés qui imposent leur diktat aux populations traumatisées. Symbole de la peur suscitée par les groupes armés, en 2020 lors des élections législatives du 29 mars et 19 avril, les populations ont refusé de voter par crainte de représailles des maîtres des lieux. Malgré quelques médiations entamées en mai 2020 par le comité de veille pour la paix à Ténenkou, sous l’égide du chef de village de Ténenkou et non moins chef de tous les villages du Massina, beaucoup de citoyens de Toguéré Coumbé réfugiés à Diondiori et un peu partout dans le cercle hésitent à rentrer. Aujourd’hui, la ville de Toguéré Coumbé est entièrement coupée du reste du monde puisque les installations téléphoniques ont été sabotées, les plaques solaires emportées, selon plusieurs témoignages. Le seul moyen pour communiquer avec les gens de Toguéré, c’est à l’ancienne, c’est-à-dire écrire une lettre ou envoyer un message verbal par l’intermédiaire des forains. Le coût de la vie a pris l’ascenseur dans la ville. Les populations de Toguéré Coumbé attendent impatiemment une action de l’État pour les délivrer du joug des groupes armés qui sont en train de faire précipiter la localité dans les ténèbres de l’obscurantisme.   La Rédaction  

Le Premier ministre malien de retour de l’ONU a été reçu par le président de la transition

Par Issa DEMBÉLÉ Bamako, 29 sept (AMAP) Le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, est revenu, mardi, des États-Unis, où il a pris part à la 76è session de l’assemblée générale des Nations unies. Après un accueil populaire à l’aéroport de Bamako, il s’est rendu au Palais de Koulouba pour faire le compte rendu de la mission au président de la Transition, le colonel Assimi Goïta. Le message que le chef du gouvernement a livré, samedi, à la tribune des Nations unies à New York a été positivement commenté par nos compatriotes, éprouvés par une crise qui dure depuis plus de neuf ans malgré la présence des forces étrangères au Mali. «J’avais été chargé de transmettre les sentiments profonds et le message du peuple malien», a expliqué Dr Choguel Kokalla Maïga qui peut se targuer d’avoir réussi sa mission. À la presse, le chef du gouvernement est revenu sur les grandes lignes du discours prononcé à New York. Il a, en effet, réitéré la gratitude du gouvernement et du peuple malien aux Nations unies et à tous nos partenaires pour leur accompagnement constant. Il a rassuré nos partenaires traditionnels sur le respect de tous les engagements pris en matière de lutte contre le terrorisme. Le Premier ministre a, également, tenu à signifier à la communauté internationale la volonté du peuple malien d’exercer sa liberté d’État souverain dans ses prérogatives en matière de défense et de sécurité. Cette voix souveraine du Mali, en quête d’autonomie et d’indépendance, a ainsi été entendue aux quatre coins du monde. A-t-elle été comprise ? Le Premier ministre l’espère. Mais surtout, il souhaite que nos compatriotes, de tous bords, soient davantage soudés et se tiennent « débout comme un seul homme pour faire face au défi sécuritaire ». PAS DE SENTIMENT ANTI-FRANÇAIS – Dr Choguel Kokalla Maïga a, une fois de plus, assuré qu’il n’existe pas de sentiment anti-Minusma ou anti-français au Mali, dont le peuple n’a d’ailleurs « jamais été et ne sera jamais un peuple ingrat ». Seulement, il existe un profond désir de paix et une soif de sécurité qui font échos à l’exigence d’efficacité des instruments et mécanismes politiques et militaires mis en place et qui font paradoxalement du Mali un pays surmilitarisé, mais très vulnérable face au terrorisme. Le Premier ministre a, par ailleurs, porté aux Nations unies l’ambition des autorités de la Transition de construire un Mali Kura (Mali nouveau). Aussi, a-t-il expliqué à ses interlocuteurs, que cette Transition se veut surtout de rupture, d’exemplarité et porte l’espoir de guérir le Mali des maux qui l’assaillent, dont l’instabilité politique chronique, la corruption, l’insécurité. «Rien ne saura nous dévier de notre devoir et de nos engagements envers la Nation et le peuple malien», a martelé le chef du gouvernement. Cette audience a, aussi, permis au Premier ministre de rendre compte des contacts qu’il a eus aussi bien à New York qu’à Paris, avec un certain nombre de personnalités. Dr Choguel Kokalla Maïga a, également, partagé avec le chef de l’État son analyse de la situation politique. En retour, le colonel Assimi Goïta a instruit le chef du gouvernement de son analyse de la situation géopolitique et militaire. « Ce qui est retenu, c’est que nous devrons avoir chevillés au corps et à l’âme les intérêts supérieurs de notre peuple. C’est le peuple et Dieu, nos soutiens avant tout», a confié le Premier ministre. Il n’a, par ailleurs, pas souhaité faire de commentaires sur les déclarations des officiels français. «Nous leur avons dit, en tête-à-tête, ce que nous pensons de la situation. Je crois que les discussions vont continuer aux niveaux les plus appropriés». IS/MD (AMAP)

Accès universel à l’information : Une journée pour promouvoir « le droit de savoir »

Bamako, 28 sept (AMAP) Le monde célèbre, le 28 septembre, la Journée internationale de l’accès universel à l’information adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies, dans sa résolution 74/5 du 15 octobre 2019. Depuis cette date, cette journée est célébrée par plusieurs organisations de la société civile et instances gouvernementales à travers le monde. L’accès universel à l’information pose le défi du droit pour chaque personne. Celui de rechercher, de recevoir et de communiquer des informations. Ce droit fait partie intégrante du droit à la liberté d’expression. Les médias jouent un rôle crucial à cet égard, en informant le public sur les questions d’intérêt général, mais ils dépendent eux-mêmes de leurs propres capacités à pouvoir rechercher et recueillir des informations. Par conséquent, le droit d’accès universel à l’information est intimement lié au droit de la liberté de la presse. En 2021, le thème retenu est « le droit de savoir : construire en mieux avec le droit d’accès à l’information ». Cette journée soulignera l’importance d’élargit l’accès aux lois sur l’information et de les mettre en application dans le monde entier afin de reconstruire des institutions solides pour le développement durable et défendre la vision de l’information comme bien public, contribuant ainsi à renforcer la coopération internationale dans le domaine de la mise en œuvre du droit à l’information en tant que droit fondamental. L’objectif principal est d’accélérer les solutions durables visant à atteindre la cible 10 de l’ODD 16 (mesurée par l’indicateur 2, relatif à l’accès public à l’information). En mobilisant les gouvernements, la société civile et les populations pour qu’ils s’approprient et contribuent à la réalisation de cet objectif de développement durable, notamment en ce qui concerne la mise en place d’institutions efficaces, responsables et inclusives à tous les niveaux. SS/MD (AMAP)

Mali : Cinq morts dans une attaque terroriste vers Nara (Ouest)

Bamako, 28 sept (AMAP) Une attaque terroriste contre un convoi d’une entreprise minière sécurisée par les Forces armées maliennes (FAMa) a fait, mardi, cinq morts et quatre personnes blessées, a appris l’AMAP de source officielle. Selon un communiqué des FAMA, « 11 portes chars ont été brûlés », lors de cette attaque survenue vers 8h30 à Sebabougou et Kwala, dans la Région de Nara, (Ouest) à 188 km environ de Bamako, la capitale. En juillet dernier, une attaque terroriste avait visé, à Kwala, l’entreprise d’Assainissement, de travaux de transport et de maintenance (ATTM) et la China national overseas engineering corporation (Covec), la société chargée de l’exécution des travaux du tronçon Kwala-Nara, rappelle l’Armée. Au cours de cette attaque, trois Chinois et deux Mauritaniens travaillant pour les deux entreprises avaient été enlevés par les assaillants. MT/MD (AMAP)

Education : Pose de la première pierre de la Bibliothèque Universitaire Centrale

Bamako, 20 septembre (AMAP) Le Premier ministre, Dr Choguel Kokalla Maïga a présidé vendredi à la cité universitaire de Badalabougou, au lancement de la Bibliothèque Universitaire Centrale couplé à celui des travaux de sécurisation des Institutions d’Enseignement Supérieur (IES) du Mali, a constaté l’AMAP. C’était en présence du ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, le Pr Amadou Kéita, Mamadou Djibo, du ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique de l’innovation de la République du Niger, du Doyen du corps diplomatique, l’Ambassadeur du Maroc au Mali, Hassan Naciri, des Recteurs, de responsables des syndicats d’enseignants, des élèves et étudiants, du maire de la Commune V, Amadou Ouattara. La nouvelle bibliothèque s’étendra sur une superficie de 18.000 mètres carrés pour un coût global de 9 milliards 500 millions de francs CFA pour un délai d’exécution de 36 mois. Elle sera bâtie sur une superficie de 18 153, 2 m² et comprendra le département des activités culturelles, le département des services publics, le département des services administratifs, le département des services scientifiques, le département des services techniques, l’exposition des livres, la guérite et l’aménagement de la cour. La bibliothèque sera dotée d’une architecture majestueuse qui s’inscrit dans une démarche écologique et sahélienne et offrira à ses visiteurs des collections variées dans tous les domaines. Quant aux travaux de sécurisation des Institutions d’Enseignement Supérieur qui coûteront 2,4 milliards de francs CFA, consisteront à la construction et à l’installation sur les campus universitaires, de postes de sécurité, de guérites, de caméras, de lampadaires, ils. Ces actes sont posés, précise le Pr Amadou Kéita, conformément aux recommandations du forum sur l’insécurité en milieu scolaire et universitaire.  Selon le Pr Amadou Kéita, l’objectif de la bibliothèque universitaire centrale sera de rendre plus performant l’espace universitaire malien. « Ce véritable lieu de convivialité serait un atout considérable pour le monde universitaire et estudiantin. Les enseignants chercheurs et les étudiants viendront chercher le savoir et le savoir-faire », a déclaré le Pr Amadou Kéita. Le Premier Ministre a, pour sa part, fait savoir que l’enseignement occupe une place de choix dans le développement des Nations, et qu’aucun peuple ne peut se développer sans un enseignement de qualité. De ce fait, insiste le Premier ministre, nous avons l’obligation de rehausser le niveau de l’enseignement dans notre pays, a déclaré le Premier ministre. « Cette bibliothèque, qui possède des collections variées dans tous les domaines, permettra d’améliorer les conditions de travail, d’études des étudiants et enseignants-chercheurs », a indiqué Choguel. L’occupation illégale du domaine universitaire et son accaparement par les prédateurs fonciers a été dénoncé par le ministre Amadou Kéita, le secrétaire général du Snesup et le secrétaire général de l’AEEM, qui ont demandé au Premier ministre de tout mettre en œuvre pour trouver une situation idoine à cette question. Suite à cette requête, le Premier ministre a instruit au ministre chargé des Domaines de prendre dans les meilleurs délais les dispositions idoines pour que désormais la vocation première du domaine universitaire légalement affecté reste comme telle.  KM (AMAP)

Bankass : Un agent de l’ONG « Première urgence » enlevé au CSCOM de la commune de Diallassagou

Bankass, 13 septembre(AMAP) Un agent de l’ONG  « Première urgence » en mission à Diallassagou a été enlevé par des individus armés non identifiés, le jeudi 9 septembre aux environs de 16 heures au CSCOM, a appris l’AMAP de source locale. Selon notre source l’agent de l’ONG enlevé était en mission avec son chauffeur qui a garé la voiture devant le CSCOM avant d’aller regagner ses amis en ville. Notre source précise que les hommes armés qui sont venus au CSCOM trouver l’agent en train de travailler avec son ordinateur, l’ont enlevé avec sa voiture sans son chauffeur et ce dernier alerté a pris le chemin pour Diallassagou. En rappel, c’est la 2ème fois que les agents de l’ONG Première urgence qui intervient dans le domaine de la santé, sont enlevés dans cette localité du centre. AKG/KM (AMAP)

Ansongo : Deux cas suspects de choléra détectés

Ansongo, 14 septembre (AMAP) Deux cas suspects de choléra ont été détectés à Ansongo, dans la Région de Gao, a appris l’AMAP de source officielle. L’information a été donnée samedi par le ministère de la Santé et du Développement social, dans un communiqué rendu public. « Les deux cas suspects ont été notifiés le 8 septembre courant dans le district sanitaire d’Ansongo, région de Gao », annonce le ministère précisant que les deux prélèvements sont revenus positifs au vibrion cholérique 01. Le ministère assure également que les équipes techniques ont procédé à l’isolement des cas et leurs prises en charge, conformément aux recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Le département en charge de la Santé invite les populations au strict respect des mesures d’hygiène et à se faire consulter dans les établissements de santé en cas de diarrhée et/ou de vomissement. Assurant également que toutes les dispositions nécessaires seront prises pour lutter contre l’épidémie en collaboration avec les partenaires techniques et financiers. Pour rappel, en 2011, notre pays avait connu une autre épidémie de choléra qui avait fait soixante-cinq (65) décès, selon les données officielles. SS/KM (AMAP)

Macina : Cinq soldats maliens tués dans une attaque terroriste

Bamako, 13 septembre (AMAP) Cinq (5) soldats maliens ont été tué dimanche dans une attaque perpétrée contre des hommes armés non identifiés lourdement armés, dans la localité de Manidjè- Kolongo, dans le Cercle de Macina, a appris l’AMAP de source sécuritaire. Notre source précise également que les assaillants ont brûlé cinq véhicules des forces loyalistes qui ont riposté énergiquement en tuant trois terroristes et détruisant 3 de leurs véhicules. Selon notre source, des hommes armés non identifiés ont attaqué dans les environs de 11H 45 une patrouille des Forces armées maliennes (FAMa), dans la localité de Manidjè/Kolongo, faisant 5 morts du côté des forces loyalistes avant de brûler 5 de leurs véhicules. Un renfort a été dépêché pour ratisser les lieux afin de neutraliser d’éventuels terroristes et retrouver leurs complices selon notre source. KM (AMAP)

Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 08 Septembre 2021

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 08 Septembre 2021, dans sa salle de deliberations, au Palais de Koulouba, sous la présidence du colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de textes ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil des Ministres a adopté des projets de textes relatifs à la ratification de l’Accord de financement Mourabaha, signé le 22 avril 2020, entre le Gouvernement de la République du Mali et la Société internationale islamique de Financement du Commerce pour l’achat de produits pétroliers et leur vente à la République du Mali. Par cet Accord, la Société internationale islamique de Financement du Commerce accorde au Gouvernement de la République du Mali, un financement d’un montant de 30 millions d’Euros, soit 19 milliards 678 millions 710 mille FCFA, Ce financement est destiné à l’achat de produits pétroliers en vue de leur vente à la République du Mali au profit de la Société Energie du Mali-SA. L’adoption de ces projets de texte permettra de résoudre les difficultés liées à la satisfaction de la forte demande du pays en matière de fourniture d’électricité. Sur le rapport du ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret fixant les avantages accordés aux membres de la Mission d’Appui à la Refondation de l’Etat. La Mission d’Appui à la Refondation de l’Etat a été créée par le Décret n°2021-0260/PM-RM du 19 avril 2021. Elle est chargée d’assister le ministre de la Refondation de l’Etat dans les reformes institutionnelles et administratives. L’exécution de cette mission impose à ses membres beaucoup de sujétions qu’il faut compenser. L’adoption du présent projet de décret s’inscrit dans ce cadre. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA DECENTRALISATION – Chargés de mission : Monsieur Modibo Bakary TRAORE, Enseignant ; Monsieur Alasseyni TOLO, Diplômé en Relations Internationales ; Monsieur Alhadou COULIBALY, Gestionnaire ; Monsieur Almahmoud AG IBRAHIM, Communicateur – Inspecteurs à l’Inspection de l’Intérieur : Monsieur Souleymane Amadou SANGARE, Membre du Corps préfectoral ; Monsieur Baréma DIALLO, Membre du Corps préfectoral ; Monsieur Cheick Fanta Mady BOUARE, Membre du Corps préfectoral ; Monsieur Hamadoun BARRY, Membre du Corps préfectoral ; Monsieur Dédéou BAGNAN, Membre du Corps préfectoral ; Monsieur Boubacar BAGAYOKO, Membre du Corps préfectoral. – Directeur de Cabinet du Gouverneur de la Région de Gao : Monsieur Agaly Ag Inamoud YATTARA, Membre du Corps préfectoral. – Conseiller aux Affaires Administratives et Juridiques du Gouverneur de Kayes : Monsieur Abdoulaye COULIBALY, Membre du Corps préfectoral. – Conseiller aux Affaires Administratives et Juridiques du Gouverneur de Mopti : Monsieur Youssouf NIARE, Membre du Corps préfectoral. – Conseiller aux Affaires Administratives et Juridiques du Gouverneur de Gao : Monsieur Mamadou BAH, Membre du Corps préfectoral. – Conseiller aux Affaires Administratives et Juridiques du Gouverneur de Kidal : Monsieur Mamadou Seydou DIARRA, Membre du Corps préfectoral. – Conseiller aux Affaires Administratives et Juridiques du Gouverneur de Nioro : Monsieur Mamadou KONATE, Membre du Corps préfectoral. – Conseiller aux Affaires Administratives et Juridiques du Gouverneur de Kita : Monsieur Mamadou DIAKITE, Membre du Corps préfectoral. – Conseiller aux Affaires Administratives et Juridiques du Gouverneur de Dioila : Monsieur Jean Marie SAGARA, Membre du Corps préfectoral. – Conseiller aux Affaires Administratives et Juridiques du Gouverneur de Nara : Monsieur Falaye SY, Membre du Corps préfectoral. – Conseiller aux Affaires Administratives et Juridiques du Gouverneur de Bougouni : Monsieur Tahirou KOTE, Membre du Corps préfectoral. – Conseiller aux Affaires Administratives et Juridiques du Gouverneur de Koutiala : Monsieur Jérémie TERA, Membre du Corps préfectoral. – Conseiller aux Affaires Administratives et Juridiques du Gouverneur de San : Monsieur Massa SANGARE, Membre du Corps préfectoral. – Conseiller aux Affaires Administratives et Juridiques du Gouverneur de Douentza : Monsieur Adama COULIBALY, Membre du Corps préfectoral. – Conseiller aux Affaires Administratives et Juridiques du Gouverneur de Bandiagara : Monsieur Waly Silamaka SISSOKO, Membre du Corps préfectoral. – Préfet du Cercle de Dièma : Monsieur Abdou Nasser N’Tissa MAIGA, Administrateur civil. – Préfet du Cercle de Kayes : Monsieur Bénéna MOUNKORO, Membre du Corps préfectoral. – Préfet du Cercle de Kita : Monsieur Djiby DIAWARA, Membre du Corps préfectoral. – Préfet du Cercle de Bafoulabé : Monsieur Mohamed HAMIDOU, Membre du Corps préfectoral. – Préfet du Cercle de Kéniéba : Monsieur Mahamadou DICKO, Membre du Corps préfectoral. – Préfet du Cercle de Nioro : Monsieur Abdoulaye GUINDO, Administrateur civil. – Préfet du Cercle de Banamba : Monsieur Souleymane TEMBELY, Membre du Corps préfectoral. – Préfet du Cercle de Dioïla : Monsieur Abou DAO, Membre du Corps préfectoral. – Préfet du Cercle de Kati : Monsieur Haroune DIARRA, Membre du Corps préfectoral. – Préfet du Cercle de Kolokani : Monsieur Alou DIARRA, Membre du Corps préfectoral. – Préfet du Cercle de Kangaba : Monsieur Alidji BAGNA, Membre du Corps préfectoral. – Préfet du Cercle de Kolondiéba : Monsieur Soumaïla SANGARE, Membre du Corps préfectoral. – Préfet du Cercle de Yanfolila : Monsieur Mamadou TEMBELY, Membre du Corps préfectoral. – Préfet du Cercle de Yorosso : Monsieur Ousmane SOW, Membre du Corps préfectoral. – Préfet du Cercle de Barouéli : Madame Korotoumou SANOGO, Membre du Corps préfectoral. – Préfet du Cercle de Bla : Madame Fanta SAMAKE, Membre du Corps préfectoral. – Préfet du Cercle de San : Monsieur Dieudonné SAGARA, Membre du Corps préfectoral. – Préfet du Cercle de Ségou : Monsieur Daouda DIARRA, Membre du Corps préfectoral. – Préfet du Cercle de Tominian : Monsieur Moustapha KANTE, Membre du Corps préfectoral. – Préfet du Cercle de Djenné : Monsieur Hassana ARAMA, Membre du Corps préfectoral. – Préfet du Cercle de Douentza : Monsieur

Macina organise la 2ème édition de la bourse d’échanges entre transformatrices, maraichers, agro dealers et Institutions de micro-finances

Macina, 8 septembre (AMAP) La cérémonie d’ouverture de la 2ème édition de la bourse d’échanges entre transformatrices, maraichers, agro- dealers et Institutions de micro-finances a été pésidée lundi à Macina par  l’adjoint du  préfet de Cercle, Tiemoko Diaguiri Magassa, a constaté l’AMAP. C’était en présence des maires de Macina, Boky-Weré- et Kokry- Centre, des représentants  des organisations paysannes, de l’Office du Niger, des jeunes, de la Société civile, des chefs de services Techniques, des représentants des Institutions financières et de la Chambre d’Agriculture. Organisée par l’Association Malienne pour la Promotion du Sahel (AMAPROS), en partenariat avec CARE  International au Mali à travers son projet RIDAP (Résilience Inclusive et Durables des Agriculteurs et des Pasteurs) et financée par le Gouvernement du Danemark, cette rencontre a été un rendez- vous du « donner et du recevoir ». L’objectif général est d’organiser une bourse d’échange entre transformatrices maraichers, agro dealers et institution de micro- finances pour offrir plus d’opportunités économiques aux producteurs agricoles. La Bourse permet  des échanges d’expérience, des ventes promotionnelles, une promotion des exposants, une émulation entre différents producteurs, des liens de partenariat entre partenaires Techniques financiers et producteurs, aux producteurs de mieux se valoriser et tisser des relations d’affaires et faciliter l’accès aux  crédits des Institutions de micro-finances et intrants. Le représentant du chef de l’exécutif local a saisi l’occasion pour remercier et féliciter les organisateurs pour la qualité de l’activité, tout en demandant l’extension du projet dans les autres Communes. Il a enfin encouragé les participants à initier de telles rencontres afin de booster l’économie de leur localité respective pour le bien être des communautés. Au cours de cette importante rencontre qui prend fin jeudi, les mesures barrières de lutte contre le Coronavirus ou Covid-19 ont été respectées.   AOK/KM (AMAP)