Kadiolo : Le Conseil local des jeunes reboise le village de Dioumaténé

Kadiolo, 10 août (AMAP) Le conseil local de la jeunesse a procédé  dimanche au reboisement dans le village de Dioumaténé, en plantant 243 pieds de caïcedrat, sous la présidence du sous-préfet central Alousséni Touré, a constaté l’AMAP. Cette activité qui s’inscrit dans le cadre de la célébration de la journée internationale de la jeunesse (12 Août), était une occasion pour les jeunes de contribuer à la protection de l’environnement, en plantant des arbres. Le représentant du Chef de l’exécutif local a sollicité l’implication de toute la communauté pour un suivi des arbres ainsi plantés car « l’avenir ce sont nos forêts », a -t-il déclaré. Le représentant du chef de cantonnement forestier de Kadiolo, Badra Alou Keïta a souligné que l’idéal est de faire désormais un  » reboisement sécurisé  » au lieu de reboiser beaucoup mais et ne pas parvenir à les en entretenir Le président de la coordination locale des jeunes du cercle de Kadiolo, Abroulaye Touré a saisi cette occasion pour dénoncer la présence des dragues qui polluent les cours d’eau dans les communes de Fourou et de Misséni. Il a, par ailleurs, sollicité le concours de tous pour faire cesser les activités de dragage dans le cercle. Les plants qui ont coûté près de 600000 F CFA ont été financés par la société de gestion forestière (SOGEFOR). NIO/KM (AMAP).

Sikasso : Le Premier ministre inaugure un centre de conservation de la pomme de terre

Sikasso, 9 août (AMAP) Le Premier Ministre, Dr Choguel Kokala Maïga a inauguré vendredi à Sikasso, une unité moderne pour le stockage et la conservation de la Pomme de terre, a constaté l’AMAP. C’était en présence du ministre du Commerce et de l’Industrie, Mahmoud Ould Mouhamed et ses collègues en charge du Développement rural, du Gouverneur de Sikasso, Sinè Dembelé et de plusieurs personnalités. Le Premier ministre s’est félicité de la mise à la disposition des producteurs de cette infrastructure qui illustre l’importance d’assurer la continuité dans la gestion des affaires publiques. À cet égard, il a rappelé la volonté du président de la Transition d’impliquer toutes les forces positives dans l’édification du Mali nouveau. « Grâce à ce centre, des quantités importantes de pomme de terre peuvent être désormais conservées pour être, ensuite, mises sur le marché en période de soudure », a renchéri le ministre du Commerce et de l’Industrie Ce joyau permettra de « sauver la production post-récolte de la pomme de terre », s’est félicité Abdoul Karim Sanogo de l’Interprofession pomme de terre du Mali. Le Centre de conservation de la pomme de terre a été réalisé sur une superficie de deux hectares pour un coût total de 2,2 milliards de Fcfa. Ses chambres froides ont une capacité théorique de 3000 tonnes. Sa réalisation est une initiative du ministère du Commerce et de l’Industrie. À travers son projet Cadre Intégré, ce département a déboursé la somme de 596 millions, le gouvernement a contribué à hauteur de 580 millions de Fcfa et le Japon pour 1 milliard. Quant à l’Interprofession de la filière pomme de terre, elle a participé à l’acquisition du site (2 hectares en titre foncier) pour un montant de 60 millions. Le Premier ministre a saisi l’occasion pour visiter une autre unité de conservation de la pomme de terre, celle de Ousmane Sidibé, un entrepreneur qui a installé à Sikasso en 2017, un entrepôt frigorifique pour le stockage et le conditionnement des tubercules. Cette installation, a commenté le visiteur de marque, est la preuve que « lorsque les Maliens sont mis dans les conditions, rien ne leur est impossible ». Aussi, elle confirme que « nous avons des grands opérateurs et des hommes d’engagement qui ont juste besoin qu’on les laisse jouer pleinement leur rôle et qu’ils soient accompagnés par l’État ». ID/ KM (AMAP)

Bourem : Restitution publique de la gestion communale de l’année 2020

Bourem, 5 août (AMAP) La journée d’informations sur la situation du recouvrement des impôts et taxes de la commune, la répartition des forages et des motopompes pour les villages et fractions, a été présidée mardi à Bourem par le Sous- préfet central, Bakary Keïta, a constaté l’AMAP. C’était en présence de plus d’une centaine de personnes dont le maire, Amadou Touré, les élus, les chefs de villages et fractions, les conseillers villageois, les représentants de la société civile. Le représentant du chef de l’exécutif local a saisi l’occasion pour retracer le contexte du fonctionnement de la commune, les difficultés de recouvrement des ressources et la situation sécuritaire. Le secrétaire général de la mairie, Almahady Maiga, a pour a part, présenté la situation de recouvrement dans les villages et fractions, les taux et pourcentages. Il a déclaré que la commune de Bourem fonctionne assez bien malgré l’absence notoire depuis 2012 des services financiers de l’Etat (perception, contrôle financier) et l’absence également de certains agents commerciaux tels que le régisseur des dépenses et la secrétaire dactylo. Il a précisé que la commune a tenu quatre sessions ordinaires et deux sessions extraordinaires et que certains villages à savoir Maza, Konkoron, Hawa, Kourmina et Barkaina sont à un taux de recouvrement à 100%. Almady Maïga a présenté la situation de la caisse, s’élevant à la date du 15 juin 202, à 29215275en recettes, 7173024 en dépenses avec un solde de 22042252 Au cours de la rencontre, il a été remis 59 forages et 93 motopompes aux villages et fractions dans l’ordre de mérite du taux de recouvrement. La rencontre s’est terminée par une Fatiha dans laquelle Dieu a été imploré pour un hivernage fécond et le retour définitif de la paix au Mali. TT/KM (AMAP)                         

Kadiolo : Trois jeunes noyés dans le fleuve Bagoé

Kadiolo, 4 août (AMAP) Trois jeunes hommes se sont noyés dimanche, en traversant le fleuve Bagoé, dans la commune rurale de Dioumaténé, Cercle de Kadiolo, a appris l’AMAP de source locale. Deux jeunes du village de Ngoko (commune de Misséni ) et un jeune minianka installé dans le village de Zéguédougou, ont aidé des motocyclistes à passer le pont submergé, vers 23 heures selon notre source qui déclare qu’ils ont été entrainé par le courant d’eau avant de se noyés  dans le fleuve Bagoé. Après des recherches par les bozos, les corps sans vie des trois jeunes garçons ont été retrouvés le lundi matin, avant d’être enterrés au bord du Fleuve comme l’exige une vieille tradition, selon notre source. Le président du Conseil de cercle, Moulaye Diabaté a pris part aux obsèques et a présenté ses condoléances aux familles des disparus au nom des autorités politiques et administratives de Kadiolo. Ces temps-ci, le Cercle de Kadiolo est abondamment arrosé par les pluies avec les mares, les marigots et les rivières débordés par les eaux. NIO/KM (AMAPP)

Ségou : 37 morts et plusieurs blessés dans un accident de la circulation à Zambougou

Bamako, 3 août (AMAP) Trente-sept (37) personnes ont trouvé la mort et plusieurs autres blessés ce mardi, dans un accident de la circulation à Zambougou, localité située à 40 km de la ville de Ségou, a appris l’AMAP de source officielle. L’accident de la circulation est survenu suite à la collision entre un camion et un bus de Transport dénommé « Air Niono », selon une autre source qui déclare que l’éclatement du pneu du camion est à l’origine de ce drame qui a coûté la vie à 37 personnes et blessé plusieurs autres occupants du bus. Le ministre des Transports et des Infrastructures est arrivé sur les lieux de l’accident, et son collègue de la Sécurité et de la Protection Civile est également attendu sur place, informe le communiqué du département des Transports. Enfin, Mme Dembélé Madina Sissoko et le Colonel-major Daoud Aly Mohammedine se rendront au chevet des blessés acheminés à l’hôpital de Ségou, poursuit le communiqué. MT/KM (AMAP)

Funérailles en milieu Sénoufo : Plutôt la joie que les pleurs

Par Mariam F. DIABATE Sikasso, 30 juil (AMAP) La population sénoufo, dans la Région de Sikasso (Sud), dans la Région de Sikasso (Sud), contrairement à de nombreuses autres communautés, privilégie la joie aux pleurs, lors des funérailles. La mort, en milieu sénoufo, est perçue comme l’évènement le plus important de la vie. Elle constitue le passage de la vie à la mort, de la mort à l’état de défunt et, enfin, dans le monde des ancêtres. « Auparavant les vieux sénoufo préparaient la mort », dit l’abbé Edouard Coulibaly, responsable du volet recherche du Centre culturel sénoufo, également sénoufo et originaire de Kadiolo (la capitale du Folona). Avant leur décès, certains anciens préparaient leur « cousaba », autrement dit un grand boubou, le pantalon et le bonnet à porter et des couvertures. Ils les confiaient au fils aîné ou à celui qui s’occupe d’eux. D’autres demandaient même à leurs enfants de creuser leur tombe. Ce, « pour ne pas fatiguer » les gens le jour-j. Dès l’annonce du décès, la fête commence. Le corps du défunt est gardé pendant deux jours. Entre temps, les joueurs de balafon se mettent à l’œuvre, le même jour. Ils jouent de la musique pour sécher les larmes. Tandis que les chanteurs louent la bravoure et rappellent les bienfaits du défunt, les enfants de ce dernier et leurs amis dansent. DECOMPTE DES COUVERTURES – Pendant ce temps, la fille aînée du défunt commence à compter les couvertures. Chaque être cher du défunt souhaite lui offrir une couverture (fils, filles, épouses, amis, connaissances etc.). Autrefois, le défunt pouvait se voir offrir près de 70 couvertures au total. Aujourd’hui, ce chiffre est réduit au minimum à 7 couvertures et au maximum à 20. Après le triage des couvertures, les fils se partagent ce qui reste. Et chaque bénéficiaire doit obligatoirement inviter ses amis lors des grandes funérailles. A en croire l’Abbé Coulibaly, ce nombre pléthorique de couvertures s’explique par une croyance des Sénoufo. Ils se disent que, dans l’Au-delà, le défunt partagera avec les autres morts. Après l’enterrement, il faut 3 à 5 mois pour tenir les grandes funérailles. Chez les Senoufo, cette décision est prise par le chef du lignage. Sans funérailles, le défunt n’accède pas au ciel, pense-t-on. C’est une fête sans aucun signe de deuil. Dans ce milieu, les funérailles constituent une fête de joie et d’espérance. C’est l’occasion de retrouvailles pour les parents, les habitants du village et les alliés. Tout ceci est accompagné par un orchestre. Selon l’Abbé Edouard, dans sa localité, les funérailles durent toute une semaine. En plus des hôtes, chaque fils et fille du défunt invite ses amis. Les festivités des premiers jours de la semaine des funérailles sont dédiées aux étrangers. Pour le reste, chaque jour est réservé aux invités d’un des fils ou filles de la famille. Au cours de la semaine, les étrangers et les habitants du village dansent au son du balafon, mangent et boivent avant de contribuer pour aider, financièrement, celui qui les a invités. Le dernier jour des funérailles, dans l’après-midi, les jeunes du village transportent une natte qui représente le défunt (ce dernier est déjà enterré). En cours de route, les gens qu’ils rencontrent mettent de l’argent sur la natte. Ainsi, ils transportent la représentation du défunt dans la case des morts, appelé « cougba », en langue sénoufo. Vers 16 heures, ils enlèvent tous les objets de la case avant de le faire écrouler. Ainsi prennent fin les funérailles. Le correspondant régional de l’AMAP à Sikasso, centre 1991-1992, Fousseyni Diabaté, qui a accompagné le gouverneur de la région, Alpha Abdoulaye Sow, aux funérailles du célèbre chanteur sénoufo, feu Lamissa Bengaly, se souvient. Ces funérailles ont été une grande fête. Il y avait du folklore sénoufo et les gens ont dansé. « Des jeunes qui transportaient le défunt faisaient des va-et-vient interminables, au pas de course, dans la foule. Quelque fois, lorsqu’ils revenaient sur leurs pas, ils déposaient le corps du défunt. Les femmes de ce dernier s’agenouillaient autour de lui et murmuraient des paroles. Après, les jeunes continuaient leurs allers-retours, jusqu’à l’heure de l’enterrement », remémore M. Diabaté. Fousséni Diamouténé, un Sénoufo ressortissant du village de N’Gorodougou (Commune de Danderesso) raconte les funérailles d’une vieille mère. « La population a passé toute une nuit à manger et à danser au son du cicaara », se rappelle le sexagénaire, ajoutant que c’est le lendemain qu’ils ont enterré la défunte. Dans d’autres contrées sénoufo de la région, comme Lofiné, Gnaradougou et Soronto, les populations ont gardé la tradition des festivités des funérailles. Certaines femmes sénoufo, en plus des chants et danses, portent des uniformes. Selon les précisions de l’ancien directeur adjoint du Musée national, Salia Mallé, dans d’autres communautés sénoufo, lors des funérailles, le « poro », (société secrète en charge de l’initiation des jeunes), assure le rituel. Les porteurs de « masques-hommes » incarnent des animaux mythiques. Ils sont encagoulés. Personne ne doit et ne peut les reconnaître. Selon un ordre rituel précis, ils apparaissent par catégorie, chacune ayant une mission particulière. Les masques se produisent dans une ambiance assez terrifiante, car ils sont chargés de chasser les mauvais génies et d’associer les ancêtres courroucés qui doivent accueillir le défunt. D’autres masques encerclent le corps en tournant autour de la dépouille. « Chez les Sénoufo, les funérailles ont pour fonction de donner au défunt le statut d’ancêtre », indique M. Mallé. Malheureusement, ces festivités ont tendance à disparaître chez certains Sénoufo sous les coups de boutoir des religions et de la « modernité ». Encadré Au cours des funérailles chez les Sénoufo, trois vieilles femmes sont désignées pour veiller sur le corps, avant l’enterrement. Ces trois vénérables mères montent la garde, 24h/24, durant 2 à 3 jours. Elles chassent les mouchent sur le corps. En récompense, ces veilleuses se nourrissent de poulet et de riz. Un poulet entier, à chaque repas ! Dans le but de les protéger des mauvaises odeurs du corps. Si le poulet n’est pas entier, les vigiles peuvent se plaindre auprès de la cuisinière. C’est le mari de cette dernière

Mali: Le Premier ministre a présenté le plan d’actions du gouvernement

Bamako, 30 juil (AMAP) Le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, a présenté, vendredi après-midi, le Plan d’actions du gouvernement (PAG) devant le Conseil national de Transition (CNT), organe législatif de la Transition. Pour la première phase de cette session spéciale au CNT, le Premier ministre a détaillé les grands axes du PAG. Les débats et le vote du PAG auront lieu lors de la 2è partie de la session prévue lundi prochain. S’adressant aux membres du CNT, le chef du gouvernement a présenté les quatre axes du plan d’actions dont le budget de mise en œuvre est estimé à plus de 2,050 milliards de Fcfa. Ces différents axes sont le renforcement de la sécurité sur l’ensemble du territoire national et la mise en place des réformes politiques et institutionnelles. Les actions du gouvernement seront également focalisées sur l’organisation des élections générales et la promotion de la bonne gouvernance, ainsi que l’adoption d’un pacte de stabilité sociale. Le PAG est décliné en neuf objectifs. Il tient également compte du temps restant de la Transition et est fondé sur trois piliers : sécuritaire, politique et social, selon M. Maïga. Le Premier ministre a donné des assurances sur plusieurs sujets cruciaux de la Transition. Sur le plan du renforcement de la sécurité, premier axe du PAG, le chef du gouvernement a indiqué que dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et l’insécurité, le gouvernement va s’engager à mettre « tous les moyens matériels et humains nécessaires à la disposition des forces de défense et de sécurité ». “Le gouvernement va, également, s’atteler à l’organisation des Assises nationales de la refondation (ANR)”, a affirmé le Dr Choguel Kokalla. Au sujet de ces assises, le chef du gouvernement a assure que, sans être une assise de plus, ce « cadre de dialogue s’appuiera sur les résolutions et recommandations des différents fora tenus ces dernières années ». le Premier ministre a assuré la mise en œuvre intelligente et la relecture de manière consensuelle, de l’Accord pour la Paix et la réconciliation issu du processus d’Alger Sur l’Education, le chef du gouvernement a réaffirmé aux syndicats d’enseignants que l’article 39 n’a pas été abrogé. MT/MD (AMAP)

Le Premier ministre malien présente le plan d’actions gouvernementales devant le CNT

Bamako, 30 juil (AMAP) Le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, présente, ce vendredi après-midi, le Plan d’actions du gouvernement (PAG) devant le Conseil national de transition (CNT). L’exercice auquel se soumet le chef du gouvernement est une recommandation de l’article 15 de la Charte de la Transition. Ce passage, dans l’esprit de la Charte, donne la possibilité au chef du gouvernement de décliner les grands axes de sa stratégie de gestion de l’action publique. Le projet de plan d’actions que présente le Premier ministre s’articule autour de quatre (4) axes prioritaires. Il s’agit du renforcement de la sécurité sur l’ensemble du territoire national, la mise en place des réformes politiques et institutionnelles. Les actions du gouvernement seront également focalisées sur l’organisation des élections générales et la promotion de la bonne gouvernance, ainsi que l’adoption d’un pacte de stabilité sociale. Le PAG est la synthèse des contributions des 25 ministères du gouvernement. Il s’appuie sur les priorités de la Transition en fonction de sa durée. MT/MD (AMAP)  

Mali : Six policiers écroués après la mort d’un jeune homme

Bamako, 29 juil (AMAP) Les six policiers, auteurs présumés de la mort du jeune Abdoulaye Keïta, à Lafiabougou, ont été déférés, mercredi, à la prison centrale de Bamako, a appris l’AMAP de sources judiciaires. Les agents mis en cause ont été déférés suite à l’instruction du juge du 2è cabinet du tribunal de la Commune IV du district. Ils sont poursuivis pour «meurtre, coups mortels, blessures volontaires et involontaires». Dans la nuit du mercredi 21 juillet dernier, aux environs de 23 heures, à la suite d’une course poursuite de l’équipe de patrouille de la Brigade anti criminalité (BAC)après un véhicule non immatriculé, des échauffourées ont éclaté entre ces policiers et des jeunes du secteur. Ces affrontements avec ont fait un mort, Abdoulaye Keïta dit «Thiam», et au moins cinq blessés graves. TC/MD (AMAP)

Le général Moussa Diawara sous mandat de dépôt dans l’affaire de la disparition du journaliste Birama Touré

Bamako, 29 juil (AMAP) Le général Moussa Diawara, ancien directeur de la Sécurité d’État, a été placé sous mandat de dépôt, jeudi, pour «complicité d’enlèvement, de séquestration et de tortures» par le 1è cabinet du tribunal de Grande instance de la Commune IV du District de Bamako. Des sources proches du dossier précisent que le haut grade, qui a été entendu dans l’affaire de la disparition du journaliste Birama Touré, est détenu dans un lieu différent de la prison centrale de Bamako. Il y a quelques semaines, le dossier de la disparition du journaliste du “Sphinx” a connu un rebondissement, avec un mandat d’arrêt international délivré par le même tribunal contre le fils de l’ancien président de la République, Karim Keïta, ancien président de la Commission défense et sécurité de l’Assemblée nationale. Il est accusé d’être à l’origine de l’enlèvement et de la disparition de Birama Touré alias Norbert Zongo, du nom du célèbre journaliste enquêteur burkinabé assassiné dans le cadre de ses investigations. A propos du mandat d’arrêt international contre Karim Keïta, la famille du journaliste disparu, par la voix de leur patriarche, Mamadou Touré, a souhaité, dans une déclaration, que la lumière soit faite sur cette affaire, ajoutant qu’il veut voir son fils Birama Touré. “Et s’il n’est plus vivant, a-t-il dit, qu’on montre sa tombe à la famille afin qu’elle puisse faire son deuil”. Ce dernier rebondissement dans l’affaire du journaliste a, aussi, fait réagir la Maison de la Presse. Par la voix de son président, Bandiougou Danté, elle «réaffirme son soutien à la justice et l’encourage à aller jusqu’au bout pour la manifestation de la vérité ». DD/MD (AMAP)