Accès universel à l’information : Une journée pour promouvoir « le droit de savoir »
Bamako, 28 sept (AMAP) Le monde célèbre, le 28 septembre, la Journée internationale de l’accès universel à l’information adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies, dans sa résolution 74/5 du 15 octobre 2019. Depuis cette date, cette journée est célébrée par plusieurs organisations de la société civile et instances gouvernementales à travers le monde. L’accès universel à l’information pose le défi du droit pour chaque personne. Celui de rechercher, de recevoir et de communiquer des informations. Ce droit fait partie intégrante du droit à la liberté d’expression. Les médias jouent un rôle crucial à cet égard, en informant le public sur les questions d’intérêt général, mais ils dépendent eux-mêmes de leurs propres capacités à pouvoir rechercher et recueillir des informations. Par conséquent, le droit d’accès universel à l’information est intimement lié au droit de la liberté de la presse. En 2021, le thème retenu est « le droit de savoir : construire en mieux avec le droit d’accès à l’information ». Cette journée soulignera l’importance d’élargit l’accès aux lois sur l’information et de les mettre en application dans le monde entier afin de reconstruire des institutions solides pour le développement durable et défendre la vision de l’information comme bien public, contribuant ainsi à renforcer la coopération internationale dans le domaine de la mise en œuvre du droit à l’information en tant que droit fondamental. L’objectif principal est d’accélérer les solutions durables visant à atteindre la cible 10 de l’ODD 16 (mesurée par l’indicateur 2, relatif à l’accès public à l’information). En mobilisant les gouvernements, la société civile et les populations pour qu’ils s’approprient et contribuent à la réalisation de cet objectif de développement durable, notamment en ce qui concerne la mise en place d’institutions efficaces, responsables et inclusives à tous les niveaux. SS/MD (AMAP)
Mali : Cinq morts dans une attaque terroriste vers Nara (Ouest)
Bamako, 28 sept (AMAP) Une attaque terroriste contre un convoi d’une entreprise minière sécurisée par les Forces armées maliennes (FAMa) a fait, mardi, cinq morts et quatre personnes blessées, a appris l’AMAP de source officielle. Selon un communiqué des FAMA, « 11 portes chars ont été brûlés », lors de cette attaque survenue vers 8h30 à Sebabougou et Kwala, dans la Région de Nara, (Ouest) à 188 km environ de Bamako, la capitale. En juillet dernier, une attaque terroriste avait visé, à Kwala, l’entreprise d’Assainissement, de travaux de transport et de maintenance (ATTM) et la China national overseas engineering corporation (Covec), la société chargée de l’exécution des travaux du tronçon Kwala-Nara, rappelle l’Armée. Au cours de cette attaque, trois Chinois et deux Mauritaniens travaillant pour les deux entreprises avaient été enlevés par les assaillants. MT/MD (AMAP)
Education : Pose de la première pierre de la Bibliothèque Universitaire Centrale
Bamako, 20 septembre (AMAP) Le Premier ministre, Dr Choguel Kokalla Maïga a présidé vendredi à la cité universitaire de Badalabougou, au lancement de la Bibliothèque Universitaire Centrale couplé à celui des travaux de sécurisation des Institutions d’Enseignement Supérieur (IES) du Mali, a constaté l’AMAP. C’était en présence du ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, le Pr Amadou Kéita, Mamadou Djibo, du ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique de l’innovation de la République du Niger, du Doyen du corps diplomatique, l’Ambassadeur du Maroc au Mali, Hassan Naciri, des Recteurs, de responsables des syndicats d’enseignants, des élèves et étudiants, du maire de la Commune V, Amadou Ouattara. La nouvelle bibliothèque s’étendra sur une superficie de 18.000 mètres carrés pour un coût global de 9 milliards 500 millions de francs CFA pour un délai d’exécution de 36 mois. Elle sera bâtie sur une superficie de 18 153, 2 m² et comprendra le département des activités culturelles, le département des services publics, le département des services administratifs, le département des services scientifiques, le département des services techniques, l’exposition des livres, la guérite et l’aménagement de la cour. La bibliothèque sera dotée d’une architecture majestueuse qui s’inscrit dans une démarche écologique et sahélienne et offrira à ses visiteurs des collections variées dans tous les domaines. Quant aux travaux de sécurisation des Institutions d’Enseignement Supérieur qui coûteront 2,4 milliards de francs CFA, consisteront à la construction et à l’installation sur les campus universitaires, de postes de sécurité, de guérites, de caméras, de lampadaires, ils. Ces actes sont posés, précise le Pr Amadou Kéita, conformément aux recommandations du forum sur l’insécurité en milieu scolaire et universitaire. Selon le Pr Amadou Kéita, l’objectif de la bibliothèque universitaire centrale sera de rendre plus performant l’espace universitaire malien. « Ce véritable lieu de convivialité serait un atout considérable pour le monde universitaire et estudiantin. Les enseignants chercheurs et les étudiants viendront chercher le savoir et le savoir-faire », a déclaré le Pr Amadou Kéita. Le Premier Ministre a, pour sa part, fait savoir que l’enseignement occupe une place de choix dans le développement des Nations, et qu’aucun peuple ne peut se développer sans un enseignement de qualité. De ce fait, insiste le Premier ministre, nous avons l’obligation de rehausser le niveau de l’enseignement dans notre pays, a déclaré le Premier ministre. « Cette bibliothèque, qui possède des collections variées dans tous les domaines, permettra d’améliorer les conditions de travail, d’études des étudiants et enseignants-chercheurs », a indiqué Choguel. L’occupation illégale du domaine universitaire et son accaparement par les prédateurs fonciers a été dénoncé par le ministre Amadou Kéita, le secrétaire général du Snesup et le secrétaire général de l’AEEM, qui ont demandé au Premier ministre de tout mettre en œuvre pour trouver une situation idoine à cette question. Suite à cette requête, le Premier ministre a instruit au ministre chargé des Domaines de prendre dans les meilleurs délais les dispositions idoines pour que désormais la vocation première du domaine universitaire légalement affecté reste comme telle. KM (AMAP)
Bankass : Un agent de l’ONG « Première urgence » enlevé au CSCOM de la commune de Diallassagou
Bankass, 13 septembre(AMAP) Un agent de l’ONG « Première urgence » en mission à Diallassagou a été enlevé par des individus armés non identifiés, le jeudi 9 septembre aux environs de 16 heures au CSCOM, a appris l’AMAP de source locale. Selon notre source l’agent de l’ONG enlevé était en mission avec son chauffeur qui a garé la voiture devant le CSCOM avant d’aller regagner ses amis en ville. Notre source précise que les hommes armés qui sont venus au CSCOM trouver l’agent en train de travailler avec son ordinateur, l’ont enlevé avec sa voiture sans son chauffeur et ce dernier alerté a pris le chemin pour Diallassagou. En rappel, c’est la 2ème fois que les agents de l’ONG Première urgence qui intervient dans le domaine de la santé, sont enlevés dans cette localité du centre. AKG/KM (AMAP)
Ansongo : Deux cas suspects de choléra détectés
Ansongo, 14 septembre (AMAP) Deux cas suspects de choléra ont été détectés à Ansongo, dans la Région de Gao, a appris l’AMAP de source officielle. L’information a été donnée samedi par le ministère de la Santé et du Développement social, dans un communiqué rendu public. « Les deux cas suspects ont été notifiés le 8 septembre courant dans le district sanitaire d’Ansongo, région de Gao », annonce le ministère précisant que les deux prélèvements sont revenus positifs au vibrion cholérique 01. Le ministère assure également que les équipes techniques ont procédé à l’isolement des cas et leurs prises en charge, conformément aux recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Le département en charge de la Santé invite les populations au strict respect des mesures d’hygiène et à se faire consulter dans les établissements de santé en cas de diarrhée et/ou de vomissement. Assurant également que toutes les dispositions nécessaires seront prises pour lutter contre l’épidémie en collaboration avec les partenaires techniques et financiers. Pour rappel, en 2011, notre pays avait connu une autre épidémie de choléra qui avait fait soixante-cinq (65) décès, selon les données officielles. SS/KM (AMAP)
Macina : Cinq soldats maliens tués dans une attaque terroriste
Bamako, 13 septembre (AMAP) Cinq (5) soldats maliens ont été tué dimanche dans une attaque perpétrée contre des hommes armés non identifiés lourdement armés, dans la localité de Manidjè- Kolongo, dans le Cercle de Macina, a appris l’AMAP de source sécuritaire. Notre source précise également que les assaillants ont brûlé cinq véhicules des forces loyalistes qui ont riposté énergiquement en tuant trois terroristes et détruisant 3 de leurs véhicules. Selon notre source, des hommes armés non identifiés ont attaqué dans les environs de 11H 45 une patrouille des Forces armées maliennes (FAMa), dans la localité de Manidjè/Kolongo, faisant 5 morts du côté des forces loyalistes avant de brûler 5 de leurs véhicules. Un renfort a été dépêché pour ratisser les lieux afin de neutraliser d’éventuels terroristes et retrouver leurs complices selon notre source. KM (AMAP)
Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 08 Septembre 2021
Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 08 Septembre 2021, dans sa salle de deliberations, au Palais de Koulouba, sous la présidence du colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de textes ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil des Ministres a adopté des projets de textes relatifs à la ratification de l’Accord de financement Mourabaha, signé le 22 avril 2020, entre le Gouvernement de la République du Mali et la Société internationale islamique de Financement du Commerce pour l’achat de produits pétroliers et leur vente à la République du Mali. Par cet Accord, la Société internationale islamique de Financement du Commerce accorde au Gouvernement de la République du Mali, un financement d’un montant de 30 millions d’Euros, soit 19 milliards 678 millions 710 mille FCFA, Ce financement est destiné à l’achat de produits pétroliers en vue de leur vente à la République du Mali au profit de la Société Energie du Mali-SA. L’adoption de ces projets de texte permettra de résoudre les difficultés liées à la satisfaction de la forte demande du pays en matière de fourniture d’électricité. Sur le rapport du ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret fixant les avantages accordés aux membres de la Mission d’Appui à la Refondation de l’Etat. La Mission d’Appui à la Refondation de l’Etat a été créée par le Décret n°2021-0260/PM-RM du 19 avril 2021. Elle est chargée d’assister le ministre de la Refondation de l’Etat dans les reformes institutionnelles et administratives. L’exécution de cette mission impose à ses membres beaucoup de sujétions qu’il faut compenser. L’adoption du présent projet de décret s’inscrit dans ce cadre. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA DECENTRALISATION – Chargés de mission : Monsieur Modibo Bakary TRAORE, Enseignant ; Monsieur Alasseyni TOLO, Diplômé en Relations Internationales ; Monsieur Alhadou COULIBALY, Gestionnaire ; Monsieur Almahmoud AG IBRAHIM, Communicateur – Inspecteurs à l’Inspection de l’Intérieur : Monsieur Souleymane Amadou SANGARE, Membre du Corps préfectoral ; Monsieur Baréma DIALLO, Membre du Corps préfectoral ; Monsieur Cheick Fanta Mady BOUARE, Membre du Corps préfectoral ; Monsieur Hamadoun BARRY, Membre du Corps préfectoral ; Monsieur Dédéou BAGNAN, Membre du Corps préfectoral ; Monsieur Boubacar BAGAYOKO, Membre du Corps préfectoral. – Directeur de Cabinet du Gouverneur de la Région de Gao : Monsieur Agaly Ag Inamoud YATTARA, Membre du Corps préfectoral. – Conseiller aux Affaires Administratives et Juridiques du Gouverneur de Kayes : Monsieur Abdoulaye COULIBALY, Membre du Corps préfectoral. – Conseiller aux Affaires Administratives et Juridiques du Gouverneur de Mopti : Monsieur Youssouf NIARE, Membre du Corps préfectoral. – Conseiller aux Affaires Administratives et Juridiques du Gouverneur de Gao : Monsieur Mamadou BAH, Membre du Corps préfectoral. – Conseiller aux Affaires Administratives et Juridiques du Gouverneur de Kidal : Monsieur Mamadou Seydou DIARRA, Membre du Corps préfectoral. – Conseiller aux Affaires Administratives et Juridiques du Gouverneur de Nioro : Monsieur Mamadou KONATE, Membre du Corps préfectoral. – Conseiller aux Affaires Administratives et Juridiques du Gouverneur de Kita : Monsieur Mamadou DIAKITE, Membre du Corps préfectoral. – Conseiller aux Affaires Administratives et Juridiques du Gouverneur de Dioila : Monsieur Jean Marie SAGARA, Membre du Corps préfectoral. – Conseiller aux Affaires Administratives et Juridiques du Gouverneur de Nara : Monsieur Falaye SY, Membre du Corps préfectoral. – Conseiller aux Affaires Administratives et Juridiques du Gouverneur de Bougouni : Monsieur Tahirou KOTE, Membre du Corps préfectoral. – Conseiller aux Affaires Administratives et Juridiques du Gouverneur de Koutiala : Monsieur Jérémie TERA, Membre du Corps préfectoral. – Conseiller aux Affaires Administratives et Juridiques du Gouverneur de San : Monsieur Massa SANGARE, Membre du Corps préfectoral. – Conseiller aux Affaires Administratives et Juridiques du Gouverneur de Douentza : Monsieur Adama COULIBALY, Membre du Corps préfectoral. – Conseiller aux Affaires Administratives et Juridiques du Gouverneur de Bandiagara : Monsieur Waly Silamaka SISSOKO, Membre du Corps préfectoral. – Préfet du Cercle de Dièma : Monsieur Abdou Nasser N’Tissa MAIGA, Administrateur civil. – Préfet du Cercle de Kayes : Monsieur Bénéna MOUNKORO, Membre du Corps préfectoral. – Préfet du Cercle de Kita : Monsieur Djiby DIAWARA, Membre du Corps préfectoral. – Préfet du Cercle de Bafoulabé : Monsieur Mohamed HAMIDOU, Membre du Corps préfectoral. – Préfet du Cercle de Kéniéba : Monsieur Mahamadou DICKO, Membre du Corps préfectoral. – Préfet du Cercle de Nioro : Monsieur Abdoulaye GUINDO, Administrateur civil. – Préfet du Cercle de Banamba : Monsieur Souleymane TEMBELY, Membre du Corps préfectoral. – Préfet du Cercle de Dioïla : Monsieur Abou DAO, Membre du Corps préfectoral. – Préfet du Cercle de Kati : Monsieur Haroune DIARRA, Membre du Corps préfectoral. – Préfet du Cercle de Kolokani : Monsieur Alou DIARRA, Membre du Corps préfectoral. – Préfet du Cercle de Kangaba : Monsieur Alidji BAGNA, Membre du Corps préfectoral. – Préfet du Cercle de Kolondiéba : Monsieur Soumaïla SANGARE, Membre du Corps préfectoral. – Préfet du Cercle de Yanfolila : Monsieur Mamadou TEMBELY, Membre du Corps préfectoral. – Préfet du Cercle de Yorosso : Monsieur Ousmane SOW, Membre du Corps préfectoral. – Préfet du Cercle de Barouéli : Madame Korotoumou SANOGO, Membre du Corps préfectoral. – Préfet du Cercle de Bla : Madame Fanta SAMAKE, Membre du Corps préfectoral. – Préfet du Cercle de San : Monsieur Dieudonné SAGARA, Membre du Corps préfectoral. – Préfet du Cercle de Ségou : Monsieur Daouda DIARRA, Membre du Corps préfectoral. – Préfet du Cercle de Tominian : Monsieur Moustapha KANTE, Membre du Corps préfectoral. – Préfet du Cercle de Djenné : Monsieur Hassana ARAMA, Membre du Corps préfectoral. – Préfet du Cercle de Douentza : Monsieur
Macina organise la 2ème édition de la bourse d’échanges entre transformatrices, maraichers, agro dealers et Institutions de micro-finances
Macina, 8 septembre (AMAP) La cérémonie d’ouverture de la 2ème édition de la bourse d’échanges entre transformatrices, maraichers, agro- dealers et Institutions de micro-finances a été pésidée lundi à Macina par l’adjoint du préfet de Cercle, Tiemoko Diaguiri Magassa, a constaté l’AMAP. C’était en présence des maires de Macina, Boky-Weré- et Kokry- Centre, des représentants des organisations paysannes, de l’Office du Niger, des jeunes, de la Société civile, des chefs de services Techniques, des représentants des Institutions financières et de la Chambre d’Agriculture. Organisée par l’Association Malienne pour la Promotion du Sahel (AMAPROS), en partenariat avec CARE International au Mali à travers son projet RIDAP (Résilience Inclusive et Durables des Agriculteurs et des Pasteurs) et financée par le Gouvernement du Danemark, cette rencontre a été un rendez- vous du « donner et du recevoir ». L’objectif général est d’organiser une bourse d’échange entre transformatrices maraichers, agro dealers et institution de micro- finances pour offrir plus d’opportunités économiques aux producteurs agricoles. La Bourse permet des échanges d’expérience, des ventes promotionnelles, une promotion des exposants, une émulation entre différents producteurs, des liens de partenariat entre partenaires Techniques financiers et producteurs, aux producteurs de mieux se valoriser et tisser des relations d’affaires et faciliter l’accès aux crédits des Institutions de micro-finances et intrants. Le représentant du chef de l’exécutif local a saisi l’occasion pour remercier et féliciter les organisateurs pour la qualité de l’activité, tout en demandant l’extension du projet dans les autres Communes. Il a enfin encouragé les participants à initier de telles rencontres afin de booster l’économie de leur localité respective pour le bien être des communautés. Au cours de cette importante rencontre qui prend fin jeudi, les mesures barrières de lutte contre le Coronavirus ou Covid-19 ont été respectées. AOK/KM (AMAP)
Mali : LA CEDEAO insiste sur le respect du délai du processus électoral (Médiateur)
Bamako, 8 sept (AMAP) Le médiateur de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) pour le Mali, l’ancien président nigérian, Goodluck Jonathan, en visite au Mali, dans le cadre du suivi-évaluation de la Transition au Mali, a souhaité que les autorités respectent le délai du processus électoral. «L’heure n’est plus aux déclarations, mais aux actions», a déclaré, mardi, à Bamako, Goodluck Jonathan, à la sortie d’une audience avec le chef de l’État, le colonel Assimi Goïta. Le médiateur de la CEDEAO, au terme de cette énième mission sur la conduite du processus au Mali, l’a inscrite « dans la continuité des efforts de l’organisation sous-régionale pour aider le Mali à sortir de la crise multidimensionnelle » que le pays traverse. M. Goodluck et sa délégation ont été reçus par le président de la Transition, après avoir écouté le Premier ministre, les regroupements politiques et les acteurs de la société civile. À cet égard, il a insisté sur la tenue des élections pour que «nous puissions, à la fin de la Transition, au mois de février 2022, avoir un nouveau président démocratiquement élu et un gouvernement en place pour diriger les affaires au Mali». Telle est, selon l’ancien président du Nigeria, la «principale préoccupation de la CEDEAO». Il a indiqué que la CEDEAO est en phase avec les regroupements politiques et organisations de la société civile du Mali qui ont, tous, souhaité que les élections soient organisées dans le délai. «Tous sont d’accord avec nous que l’essentiel, aujourd’hui, c’est de pouvoir créer les conditions pour aller aux élections. Cela est la principale préoccupation de tous les acteurs que nous avons pu rencontrer », a déclaré Goodluck Jonathan. Du 5 au 7 septembre, une mission de médiation de haut niveau de la CEDEAO conduite par l’ancien président du Nigeria, Goodluck Jonathan, a effectué une visite de travail au Mali. Durant son séjour, la mission a rencontré les autorités de la Transition, le corps diplomatique accrédité au Mali, le Comité local de suivi de la Transition ainsi que l’ensemble des parties prenantes du processus transitoire (partis politiques et société civile). La mission s’inscrit dans le cadre de la mise en application des recommandations issues de la conférence des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO, tenue le 19 juin 2021 à Accra, sur la situation au Mali. Elle avait pour but d’évaluer le processus de Transition et, particulièrement, les progrès dans la préparation des élections prévues en février 2022. Cela, conformément au délai accordé par la conférence des chefs d’État et de gouvernements de l’organisation sous régionale lors de sa session extraordinaire de septembre 2020. La mission vise, également, à apporter le soutien de la CEDEAO dans la mise en œuvre effective des actions prioritaires inscrites dans le Plan d’action du gouvernement (PAG). À l’issue de sa visite, la mission de médiation « a félicité le gouvernement pour le calme relatif observé dans le pays depuis la mise en place de la deuxième équipe gouvernementale ». Elle a pris note de la levée des mesures de restriction concernant l’ancien président de la Transition, Bah N’Daw et le Premier ministre Moctar Ouane. Elle a, aussi, apprécié l’expression renouvelée des autorités transitoires à respecter la période convenue de la Transition devant la communauté internationale. Toutefois, la mission reste préoccupée par l’insuffisance d’actions concrètes dans la préparation effective du processus électoral. Telles sont les principales recommandations formulées par les émissaires de la CEDEAO au cours d’une conférence de presse qu’ils ont animée mardi dans un hôtel de Bamako. Dans un communiqué lu par le commissaire aux Affaires politiques, paix et sécurité de la CEDEAO, le général Francis Béhanzin, la mission a rappelé l’importance du respect de la date des élections annoncée « afin de montrer la crédibilité du processus de Transition ». Les émissaires de l’organisation communautaire ont, aussi, encouragé le gouvernement de Transition « à présenter rapidement » un chronogramme détaillant le calendrier, les réformes et actions prioritaires qu’il urge d’entreprendre pour la tenue des élections présidentielle et législatives. « Il s’agit, notamment, poursuit le communiqué, du consensus sur le cadre légal devant servir aux élections, la préparation de la liste électorale, le choix de l’organe ou des structures devant conduire les échéances électorales à venir ». Dans leurs recommandations, les émissaires de l’organisation communautaire invitent « les acteurs sociopolitiques à travailler ensemble dans cette période transitoire afin de garantir la réussite du processus ». En réitérant l’engagement de la CEDEAO à accompagner le Mali pour une Transition réussie, la médiation appelle les partenaires multi et bilatéraux à continuer de soutenir le processus de Transition, notamment dans le cadre de la préparation des élections. Interrogés sur la suspension du Mali des instances de la CEDEAO, les conférenciers ont indiqué que la levée de cette décision relève des compétences de la conférence des chefs d’État sur la base des rapports d’évaluation sur le processus de Transition qui doit aboutir à des élections pouvant rétablir l’ordre constitutionnel dans le pays. D’où l’importance de cette mission de haut niveau. ID/AT/MD (AMAP)
Ouverture de la 15ème édition d’oxyjeunes à Koulikoro
Koulikoro, 07 sept (AMAP) La 15ème édition des activités oxyjeunes s’est ouverte lundi, au centre d’accueil Marie Delhez, à Koulikoro, sous le thème de « la protection sociale dans un contexte de covid-19 : quelle réponse à la vulnérabilité des enfants au Mali ». Devant des enfants parlementaires venus de différentes localités du Mali, des autorités politiques, administratives et coutumières de la ville, des responsables des services régionaux et sub-régionaux impliqués, des partenaires techniques et financiers, des medias et invités de marque, le représentant du maire de la commune urbaine de Koulikoro, Ali Tamboura, a souligné que le thème choisi a toute son importance « en matière de renforcement des enfants sur la protection sociale en général, et sur la protection sociale préventive, en particulier ». Pour le président du parlement des enfants, Nouhoum Chérif Haïdara, cette édition du forum d’enfants et de jeunes devra leur permettre d’échanger et de faire une rétrospective, de proposer à travers leurs productions écrites, radiophoniques, artistiques des solutions qui leur permettront de se lancer vers l’avenir. Cette rencontre leur permettra de définir le citoyen type, de bénéficier de l’expérience des parents sur les pratiques qui contribuaient à l’éveil de patriotisme, des bienfaits de soi afin de façonner un type nouveau de malien imbibé des valeurs civiques et patriotiques lui permettant de participer pleinement à la vie de la nation. Quant au président de l’Union des radios et télévisions du Mali (URTEL), Bandiougou Danté, il a invité les enfants, leurs encadreurs à tout mettre en œuvre pour respecter les mesures barrières, à savoir le lavage régulier des mains au savon, le port du masque partout où besoin est. Il a recommandé aux enfants les règles de discipline, de courtoisie élémentaire, de politesse entre eux. Aux enfants appelés à dormir « loin de leurs familles », leur a, surtout, conseillé « de dormir sous les moustiquaires et de participer aux différentes activités qui seront organisées ». M. Danté a, également, dit aux apprenants de tout faire pour apprendre de l’autre, de faire apprendre l’autre, de faire profiter aux autres enfants qui n’ont pas eu la chance d’être là avec eux. Selon Bandiougou Danté, vu les effets positifs d’oxyjeunes sur la jeunesse malienne, l’Unicef doit faire en sorte que cette activité soit pérenne pour servir les enfants du Mali. Prenant la parole, la représentante de l’Unicef, Dr Macoura Woulalé, dira que depuis 2012, le Mali est confronté à plusieurs situations qui compliquent la vie des enfants. Il y a des enfants qui avaient moins de 10 ans en 2012 et certains sont nés après 2012. « Mais toute cette population a été affectée et continue d’être affectée par cette crise. Même le système qui supporte tous les services devant être offert aux enfants et aux femmes a été affecté », a dit Dr Woulalé. Face à cette problématique, l’Unicef, en collaboration avec le gouvernement, a placé la présente édition dans le cadre de la protection sociale pour promouvoir les systèmes des secteurs sociaux et amener les enfants à dompter des capacités et se prendre en charge, eux mêmes. La représentante de l’Unicef a adressé ses « vifs remerciements au gouvernement du Mali pour son engagement et sa contribution pour accompagner, en tous lieux et en toutes circonstances les enfants et les jeunes du Mali ». Elle a souhaité la bienvenue à tous les enfants venus des quatre coins du Mali. Et a assuré de l’engagement de l’Unicef, dans une synergie d’actions, pour atteindre les résultats escomptés. Le gouverneur de la Région de Koulikoro, le colonel Lamine Kaporé Sanogo, a remercié les initiateurs de ce programme « qui permet aux enfants de s’exprimer en public et de s’exprimer entre eux-mêmes, de se connaitre, de tenir un comportement et, aussi, de valoriser les valeurs physiques qu’ils ont ». Dans son discours d’ouverture, le chef de cabinet Sambanel Diallo du ministère de la Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’administration, représentant son département et celui de la jeunesse, a signalé que l’édition oxyjeunes « est une opportunité pour la jeunesse du Mali d’exprimer son ingéniosité dans la sensibilisation de ses pairs sur le respect des mesures barrières, développer l’esprit de camaraderie, favoriser le mieux-vivre ensemble, cultiver l’esprit citoyen à travers diverses animations sur le plan théorique et pratique ». Selon M. Sambanel Diallo, qui a présidé la cérémonie, le rétablissement de l’instruction civique, de la construction citoyenne dans la nomenclature gouvernementale montre à suffisance tout l’intérêt qu’accordent les plus hautes autorités du Mali à cette question. A ce titre, il a invité les enfants à la culture de l’excellence dans tout ce qu’ils font. « C’est le seul gage pour être convié au banquet de l’honneur dans le concert des nations », a-t-il souligné. Le représentant du département en charge de la communication a déclaré lancées les activités de oxyjeunes, édition 2021. Après avoir remercié les équipes de l’Unicef et de l’Urtel ainsi que « toutes celles et tous ceux qui ont contribué à l’organisation de ce regroupement national d’adolescents et de jeunes. C’est sur ces quelques notes que M. Sambanel Diallo. En marge de cette cérémonie, un atelier de formation a été initié à l’intention des hommes de media à la Maison de la femme sur un thème intitulé « Des communautés et institutions résilientes face à la pandémie de COVID-19 : ensemble, faisons reculer les privations d’eau, d’hygiène et d’abri dont souffrent les enfants, ainsi que le statut de pauvreté multidimensionnel». AT/MD (AMAP)

