Production cotonnière : Le vieux défi de la transformation locale

Par Mohamed TOURÉ Bamako, 07 0ct (AMAP) À l’instar de la communauté internationale, le Mali célèbre aujourd’hui 7 octobre, la Journée mondiale du coton. Les attentes de nos concitoyens sont de plus en plus tournées vers une transformation locale de la production. La dynamique enclenchée quant à la promotion des tissus locaux pourrait attirer des investisseurs. Le Mali est l’un des premiers producteurs de coton en Afrique avec une production annuelle normale avoisinant les 700.000 tonnes, ces dernières années. Le coton a représenté environ 6% du Produit intérieur brut (PIB) de notre pays, en 2017, avec 189 milliards de Fcfa et 108 milliards de Fcfa en 2018, rapporte l’économiste Modibo Mao Makalou. La filière coton est une source de revenu pour 40% de la population rurale malienne soit plus de 4 millions de Maliens. « Elle est la deuxième source de recette d’exportation pour notre pays, soit 10 à 14% des recettes, après l’or avec 70% », détaille l’économiste. Le talon d’Achille de cette manne pour notre économie est la production transformée localement quasi nulle pour en tirer une valeur ajoutée. « Moins de 1% de la production nationale de coton sont transformés localement au Mali », relève M. Makalou. Le business du coton transformé localement est l’apanage de certains entrepreneurs qui se sont lancés dans le secteur. Sory Ibrahim Konandji, un technicien en technologie du textile formé au Centre de recherche et de formation pour l’industrie textile (CERFITEX), s’est lancée dans ce domaine qu’il juge porteur. En 2019, il a créé son entreprise qui emploie cinq personnes sur subvention, accordée par un projet du ministère en charge de l’Emploi. Comme lui, de nombreux entrepreneurs s’essaient dans la transformation pour la mise en valeur des produits locaux dérivés du coton. Mais, ces petites entreprises embryonnaires sont obligées de se fournir à l’extérieur avec le manque d’unité industrielle nationale dû à l’inactivité de la Compagnie malienne des textiles (COMATEX). Sory Ibrahim Konandji et ses collègues importent des fils de coton des pays voisins comme le Burkina Faso et le Sénégal qu’ils transforment à leur tour en tissu. « Avant, on se faisait ravitailler par la COMATEX, le prix du paquet de fil nous revenait deux fois moins cher que maintenant où nous l’importons de l’extérieur », explique Sory Ibrahim Konandji. POLITIQUE NATIONALE INDUSTRIELLE – La production cotonnière du Mali est supérieure à celle de certains pays où les artisans ou entrepreneurs maliens s’approvisionnent en fil. Pour pallier ce manque à gagner pour l’économie nationale, Modibo Mao Makalou, insiste sur la nécessité d’adopter une Politique nationale industrielle axée sur la transformation de nos matières premières dont le coton. « La politique industrielle est la politique en matière de compétitivité, c’est-à-dire pouvoir allier la recherche, l’innovation en matière de coton par exemple. Il faut savoir comment augmenter les rendements, faire la transformation et où vendre la production », propose le spécialiste. Pour lui, une telle dynamique est possible grâce à une synergie d’action entre l’ensemble des acteurs intervenant dans la chaîne de politiques publiques en la matière. « Cela ne dépend pas seulement du ministère de l’Industrie, ceux de l’Agriculture, du Commerce, des Finances sont aussi concernés», ajoute-t-il. Cela, afin de vaincre notre dépendance à l’exportation de coton brut et de créer de la valeur ajoutée. Le Mali exporte près de 99% de sa production de coton non transformée. Même si elles étaient transformées à hauteur de 10 à 20%, les revenus actuels issus de l’Or blanc pourraient être doublés. Ce qui aurait pu permettre d’augmenter substantiellement les emplois et les revenus de ceux qui opèrent dans la filière, analyse l’économiste. « Quand on transforme le coton, on crée de l’emploi et des revenus qu’on peut créer de la consommation dans son pays », insiste-t-il. En plus de la création d’opportunités, la transformation permettra un contrôle du surplus de production qui peut être exporté pour alimenter le marché sous régional. « Ainsi même si le prix des matières premières augmente, nous ne sommes pas aussi affectés que lorsque nous vendons sur le marché international sur lequel nous ne contrôlons rien. Quand nous exportons du brut, nous sommes à la merci des prix internationaux qui ne sont pas fixés » de commun accord ni avec nos producteurs ni avec nos gouvernants, explique Modibo Mao Makalou. À défaut de disposer d’un secteur industriel compétitif, la petite transformation artisanale peut aussi offrir des opportunités à valoriser pour ses intervenants. En la matière, Modibo Mao Makalou estime que les filières artisanales de transformation peuvent être mieux valorisées et organisées. « Mettre les tisserands et les artisans locaux en coopérative, explique-t-il, leur permettrait d’exporter leurs produits sur le marché international ». « Les tissus faits à la main coûtent plus cher que ceux confectionnés industriellement », argumente-t-il, insistant sur la nécessité de capitaliser le savoir-faire de nos artisans. « Quand nous achetons une chemise chez les artisans, la personne qui fabrique le fil gagne, celui qui fait le tissu gagne, celui qui fait la couture gagne. Si au moins un million de Maliens font de même, les revenus générés au sein de l’économie seront conséquents », soutient Modibo Mao Makalou. Il attire l’attention sur les opportunités dans ce domaine qui peuvent être rentabilisées avec des initiatives comme African Growth Opportunities Act (AGOA), une loi qui permet à 5.000 produits africains d’entrer sans droit de douane sur le marché américain. « Les produits du coton et ceux fabriqués en cuir entrent dans ce cadre », précise l’économiste. MT (AMAP)    

Le commandant de Barkhane rencontre le ministre malien de la Défense et des Anciens combattants

Bamako, le 06 oct (AMAP) Le commandant de la Force Barkhane (COMANFORT), le général de division Laurent Michon a été reçu, mardi par le ministre de la Défense et des Anciens combattants, le colonel Sadio Camara dans la salle de conférence de son département, le 05 octobre 2021, indique une source officielle. Selon le général de division Michon, accompagné de l’ambassadeur de France, Joël Meyer, cette visite est une prise de contact avec le ministre malien de la Défense et des Anciens combattants. Il a, ensuite, expliqué la façon dont il entend remodeler la Force Barkhane et cela en coopération avec les Forces armées maliennes (FAMa) et aussi la Mission multidimensionnelle intégrée pour la stabilisation au Mali (MINUSMA). Il a ajouté que ce remaniement de Barkhane “sur le plan militaire, a pour but de continuer la lutte contre le terrorisme”. Il a, enfin, rassuré les FAMa et d’autres composantes comme la Force G5-Sahel qu’elles constituent les piliers de cette transformation. L’officier français a souligné la nécessité de renforcer la coopération militaire avec le Mali “à travers l’augmentation des acteurs européens dans le cadre de la Force Task Takouba”. MD (AMAP)

Sikasso : L’amélioration des services et la riposte locale contre la covid – 19 dans des communes de la région au menu

Sikasso, 5 octobre (AMAP) L’ouverture des travaux de l’atelier sur l’amélioration des services et la riposte locale contre la Covid-19 dans des communes de la région de Sikasso, a été présidée lundi, par le représentant du gouverneur de région, Moussa Diallo, a constaté l’AMAP. C’était en présence du coordinateur du PDREAS Sékou Diakité, du représentant de la commune urbaine de Sikasso Abdrahamane Sidibé et de nombreux invités. Son objectif est d’informer, de sensibiliser et d’appuyer les communes de Sikasso, de la commune de Diomaténé, de la commune de Pimperna et de la commune de Sokourani Missirikoro, sur la somme des 132 millions que le projet de déploiement des ressources de l’Etat pour l’amélioration des services et la riposte locale à la covid-19 (PDREAS) va les transférer pour l’amélioration des services et la lutte contre la Covid-19. Cette action été initiée par ledit projet en partenariat avec la Direction nationale des collectivités territoriales (DGCT) s’inscrit dans le cadre de l’évaluation des performances des communes ciblées. Le représentant du chef de l’exécutif régional a saisi l’occasion pour déclare que le PDREAS vise à augmenter les ressources mises à la disposition des collectivités pour la fourniture des services et à renforcer les mécanismes décentralisés, y compris l’implication des bénéficiaires et utilisateurs des services. Se prononçant sur le présent atelier, M. Diallo a fait savoir que celui-ci vise à créer un cadre d’échange avec les autorités régionales, locales et communales sur les modes opératoires du projet ainsi que les rôles et responsabilités des différentes parties prenantes. Il a, enfin, saisi l’opportunité pour inviter les participants à plus d’assiduité aux travaux mais surtout à un échange franc et sans complaisance. Selon le coordinateur du PDREAS, Sékou Diakité, son projet a été mis en œuvre suite à la signature, le 12 juillet 2019 par le gouvernement malien et le groupe de la banque mondiale d’un accord de financement avec une enveloppe de 29,2 milliards de FCFA. Pour le représentant de la commune urbaine de Sikasso et également représentant des communes bénéficiaires Abdrahamane Sidibé, ce projet est capital car il s’attèle au transfert des ressources à certaines collectivités. Pour rappel, le projet dont la durée est de 5 ans, couvre 102 communes sur toute l’étendue du territoire malien. Son coût total s’élève à 29,2 milliards de francs CFA. MFD/KM (AMAP)

Un casque bleu tué suite à l’explosion d’un IED à Tessalit, dans le Nord du Mali

Bamako, 03 oct (AMAP) Un casque bleu a été tué et quatre autres blessés suite à l’explosion d’un engin explosif improvisé (IED) à Tessalit, dans la Région de Kidal (Nord), a précise samedi un communiqué de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA). La mission onusienne indique que le casque bleu est décédé, ce même jour, après que son convoi a heurté un IED, en début d’après-midi, blessant grièvement quatre autres soldats. « Cet incident est un triste rappel du danger permanent qui pèse contre nos casques bleus et des sacrifices consentis pour la paix au Mali », a déploré le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies, El-Ghassim Wane, condammant, fermement ces attaques. Le chef de la Minusma rend hommage au soldat décédé dans l’accomplissement de sa mission. M. Wane souhaite également “un prompt et complet rétablissement aux blessés, lesquels ont été évacués et reçoivent les soins requis”, relève le communiqué. Il a réaffirmé que « l’attaque lâche intervenue aujourd’hui ne fait que renforcer la détermination de la Minusma à soutenir le Mali et son peuple dans leur quête de paix et de stabilité ». SS/MD (AMAP)

Mali : La révision annuelle des listes électorales 2021 lancée

Bamako, 03 oct (AMAP) La Délégation générale aux élections (DGE) a remis, vendredi, les documents de la révision ordinaire des listes électorale de 2021 au ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation. Cette remise marque le démarrage de l’opération de révision annuelle des listes électorales de cette année qui commence, en principe, le 1er octobre jusqu’au 31 décembre prochain sur l’étendue du territoire national ainsi que dans les ambassades et consulats, selon la loi. La cérémonie, qui s’est déroulée au siège de la Délégation général de élections (DGE) en présence du représentant du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Modibo Bakary Traoré, du délégué général adjoint aux élections, le colonel-major N’Tio Bengaly, ainsi que des partenaires techniques et financiers. Cette opération de révision vise la validation des nouveaux électeurs, le transfert des électeurs qui ont changé de résidence et la radiation des électeurs décédés. « Les listes électorales, ainsi révisées, servent à organiser les élections générales et locales de l’année qui suit », a indiqué le chef du bureau du fichier électoral et de la documentation à la DGE, le colonel Boussourou Dramé. Il a, ensuite, annoncé que le fichier électoral, qui est soumis à la révision annuelle des listes électorales de cette année, comprend 8.213. 317 électeurs dont 7.702. 299 à l’intérieur du pays et 511.018, l’extérieur. Pour M. Dramé, l’amélioration de la qualité des listes électorales est également un devoir citoyen. C’est pourquoi, il a invité « les électeurs à se déplacer massivement auprès des commissions administratives pour choisir les centres de vote, qui sont proches de leurs lieux de résidence ». Mais aussi pour déclarer leurs proches décédés pour qu’ils soient radiés des listes électorales. Et ce, afin que « nous puissions obtenir pour les échéances électorales à venir des listes électorales de meilleure qualité ». De son côté, le représentant du ministre de l’Administration territoriale a exhorté les partis politiques à jouer pleinement leurs partitions dans la réussite de cette opération. BD/MD (AMAP)

Sécurité : Le ministre de la défense réceptionne 4 hélicoptères achetés en Russie

Bamako, 4 octobre (AMAP) Le ministre de la défense et des anciens combattants, le colonel Sadio Camara a réceptionné jeudi à l’Aéroport international Bamako- Sénou, quatre hélicoptères de Type Mi-171, achetés par notre pays auprès de la Russie sur le budget national, des armes et des munitions offertes par ce même pays ami, a constaté l’AMAP. « L’État malien a acheté ces hélicoptères auprès de la Fédération de Russie. Pays ami avec lequel le Mali a toujours entretenu un partenariat très fructueux. C’est la concrétisation d’un contrat signé en décembre 2020, rentré en vigueur en juin 2021 », a indiqué le ministre Sadio Camara, ajoutant que l’appui des spécialistes russes va nous permettre de progresser très rapidement et de maîtriser tous les aspects liés à l’exploitation des hélicoptères. Pour appuyer les Forces armées maliennes dans (FAMa) engagées dans la lutte contre le terrorisme, la Fédération de Russie a également offert à notre pays des armes et des munitions. Après avoir réceptionné les hélicoptères, les armes et les munitions, le ministre Camara s’est réjoui du fait que les deux pays ont une coopération très fructueuse et étroite dans le cadre de la lutte contre le terrorisme sous toutes ses formes. MS/KM (AMAP)

Communiqué du Conseil des Ministres du vendredi, 1er octobre 2021

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le vendredi 1er Octobre 2021, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’État. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de textes ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES: 1. Sur le rapport du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le Conseil des Ministres a adopté des projets de textes relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement des Centres de Perfectionnement Préfectoral de Gao, de Nioro et de San. Les Circonscriptions Administratives Régions, Cercles et Arrondissements sont dirigées par des représentants de l’Etat dénommés respectivement, Gouverneur, Préfet et Sous-Préfet, chargés de conduire l’action de l’Etat, de coordonner, d’orienter et de contrôler les activités des services déconcentrés de l’Etat. Les missions assignées aux représentants de l’Etat ont connu au fil des années de profondes mutations liées à la vie de la Nation et à l’évolution de notre société. Ces différentes mutations nécessitent le renforcement des capacités des représentants de l’Etat. Les projets de textes adoptés créent des centres de perfectionnement préfectoral dans les Régions de Gao, de Nioro et de San. La création de ces Centres permettra d’assurer la formation continue des représentants de l’Etat, des fonctionnaires et agents contractuels appelés à servir dans les services propres des circonscriptions administratives. 2. Sur le rapport du ministre de l’Economie et de Finances, le Conseil des Ministres a adopté : a. un projet de loi portant loi de finances pour l’exercice 2022 Le projet de loi de Finances 2022 est le cinquième budget présenté en mode programme. Les prévisions des recettes budgétaires s’élèvent 2 130,721 milliards de francs CFA contre 2 188,653 milliards de francs CFA dans la loi de finances rectifiée 2021, soit une diminution de 57,932 milliards de francs CFA. Les prévisions des dépenses budgétaires pour l’exercice 2022 s’élèvent à 2 748,285 milliards de francs CFA contre 2 841,580 milliards de francs CFA dans la loi de finances rectifiée 2021, soit une baisse de 93,295 milliards de francs CFA. Au titre des dépenses, le Cadre Stratégique pour la Relance Economique et le Développement demeure le cadre de référence pour la mise en œuvre des stratégies de développement et la priorité sera accordée à la prise en charge des mesures inscrites dans le Plan d’Action du Gouvernement 2021-2022. Les fonctionnaires du cadre de la surveillance des services pénitentiaires et de l’éducation surveillée, dans le cadre de l’exécution de leurs missions, sont soumis à des sujétions. L’adoption de ce projet de décret permettra d’accorder aux fonctionnaires du cadre de la surveillance des services pénitentiaires et de l’Education surveillée des primes et des indemnités pour améliorer leur condition de vie et de travail. b. un projet de décret fixant les avantages accordés au Directeur du Bureau régional de Renforcement des Capacités de la Région de l’Organisation mondiale des Douanes de l’Afrique de l’Ouest et du Centre, représentant le Mali. L’Organisation mondiale des Douanes est une organisation internationale qui élabore des normes internationales, favorise la coopération et renforce les capacités, afin de faciliter le commerce licite, d’assurer le juste recouvrement des recettes et de protéger la société. Sa mission à travers les Bureaux régionaux du Renforcement des Capacités consiste à assister les administrations des douanes des Etats membres dans l’exécution de leurs programmes de renforcement des capacités au niveau régional. Le projet de décret adopté vise à assurer la prise en charge du représentant du Mali élu Directeur du Bureau régional de Renforcement des Capacités de la Région de l’Organisation mondiale des Douanes de l’Afrique de l’Ouest et du Centre pour un mandat de trois (03) ans conformément au principe de gestion de l’Organisation mondiale des Douanes. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES AU TITRE DU MINISTERE DE LA DEFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANT – Conseiller technique : Lieutenant-colonel Diba DJOUF. AU TITRE DU MINISTERE DES TRANSPORTS ET DES INFRASTRUCTURES – Chargés de mission : – Monsieur Adama KONE, Ingénieur des Constructions civiles ; – Monsieur Mohamed OULD MAMOUNY, Journaliste. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE – Directeur de la Cellule de Planification et de Statistique du Secteur Coopération/Intégration : Monsieur Adama TOURE, Conseiller des Affaires étrangères ; – Premier Conseiller à la Mission permanente du Mali à Genève : Monsieur Alassane Demba TOURE, Conseiller des Affaires étrangères. Monsieur Mory COULIBALY, Administrateur civil. – Troisième Conseiller à la Mission permanente du Mali à Genève : Madame NAKO Mâ TRAORE, Administrateur civil. – Quatrième Conseiller à la Mission permanente du Mali à Genève : Monsieur Fily SISSOKO, Magistrat. AU TITRE DU MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE – Chef de Cabinet : Monsieur Oumar TRAORE, Gestionnaire des Ressources humaines. – Chargé de mission : Monsieur Djibrilla OUSMANE, journaliste. AU TITRE DU MINISTERE DU TRAVAIL, DE LA FONCTION PUBLIQUE ET DU DIALOGUE SOCIAL – Chef de Cabinet : Monsieur Boubou DOUCOURE, Diplômé en Communication et Relations publiques. – Chargé de mission : Madame Diouka TRAORE, Juriste. – Directeur National de la Fonction Publique et du Personnel : Monsieur Ousmane Christian DIARRA, Administrateur civil, Membre du Corps préfectoral. AU TITRE DU MINISTERE DU DEVELOPPEMENT RURAL – Inspecteurs à l’Inspection de l’Agriculture : Monsieur M’Be KONE, Ingénieur de l’Agriculture et du Génie rural ; Madame Nassarata BAGAYOKO, Administrateur civil. AU TITRE DU MINISTERE DE L’URBANISME, DE L’HABITAT, DES DOMAINES,DE L’AMENAGEMENT DU TERRITOIRE ET DE LA POPULATION – Secrétaire Général : Monsieur Samballa Mady KANOUTE, Administrateur Civil. – Chargés de mission : Monsieur Fousseyni SANOGO, Juriste ; Monsieur Mohamed Barobo Cheick Salah DOLO, Juriste. – Directeur National de la Population : Madame Absatou N’DIAYE, Attaché de Recherche. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES RELIGIEUSES, DU CULTE ET DES COUTUMES – Conseillers Techniques : Monsieur Mahamadou KONATE, Professeur d’Enseignement Secondaire Général ; Monsieur Moussa TANGARA, Professeur Principal de l’Enseignement Technique et Professionnel. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS AU

Ténenkou : Les stratégies pour le retour de la paix et de la sécurité dans le cercle au menu

Ténenkou, 1er août ‘AMAP) Un cadre d’échanges sur les stratégies pour le retour de la paix et de la sécurité dans le cercle, initié par le cercle de réflexion des jeunes ressortissants de Ténenkou, a été présidé jeudi par l’Adjoint du maire, Abdourahamane Sow, a constaté l’AMAP. C’était en présence des représentant de l’administration, des élus communaux, des chefs de villages, des leaders religieux et communautaires, des représentants des jeunes et des femmes des différentes communes du cercle. Les participants ont échangé sur les causes liées au conflit qui sont entre autres l’injustice, la mauvaise gouvernance, la corruption, le chômage, la précarité, l’impunité et l’abandon de nos us et coutumes Ils ont proposé des pistes de solutions qui s’articulent autour de la bonne gouvernance, la lutte contre l’impunité et la corruption, la distribution de la bonne justice, la création d’emplois et la restauration de nos us et coutumes. Ils ont également privilégié l’usage de nos mécanismes traditionnels de gestion et de prévention des conflits comme moyens de règlement de tout litige à savoir le dialogue, la médiation et la négociation pour arriver à bout des principaux problèmes qui assaillent le cercle de Ténenkou. Le représentant du maire s’est réjoui de cette initiative des jeunes ressortissants de Ténenkou, qui donnent par cet acte une leçon d’engagement à toutes nos communautés. Quant au représentant du préfet, Madou Dao, il a remercié l’association pour cette initiative hautement symbolique et salutaire avant de rappeler que l’administration reste engager à accompagner toutes les actions qui concourent au retour de la paix et la sécurité dans notre pays. Le représentant du cercle de réflexion, Sékou Cissé s’est félicité de la forte mobilisation des participants avant de rappeler que c’est une obligation pour les jeunes étudiants ressortissants du cercle de Ténenkou d’œuvrer pour le retour de la paix et la sécurité dans le cercle. A l’issue de leurs travaux, les participants ont élaboré un plan d’action pour les actions futures à mener dans le cadre du renforcement de la cohésion sociale dans le cercle de Ténenkou. Le cercle de réflexion des jeunes ressortissants du cercle de Ténenkou dont l’ objectif principal est de trouver des solutions aux préoccupations du cercle, existe depuis 2019.  AS/KM (AMAP)

Toguéré Coumbé : Une ville martyre aux confins du cercle de Tenenkou, dans le Centre du Mali

Tenenkou, 30 sept (AMAP) Toguéré Coumbé, commune rurale, située à 70 km au nord-est de Ténenkou (dans le Centre du Mali), est composée de 33 villages pour une population estimée à plus de 30.000 âmes. La commune qui, dans le nouveau découpage territorial, doit être érigée en cercle est l’une des plus touchées par la crise sécuritaire qui frappe le Cercle de Ténenkou depuis 2012. Dans la ville de Toguéré Coumbé, chef-lieu de la commune, vivent majoritairement deux communautés qui cohabitaient en parfaite symbiose depuis belle lurette. Il s’agit des Peulhs éleveurs et des Bozos pêcheurs. Symbole de cette intégration réussie selon un sage de cette localité, qui a préféré garder l’anonymat, « bon nombre de Bozos de Toguéré Coumbé parlent couramment la langue peule ». Mais la crise sécuritaire, à travers les amalgames et les stigmatisations, a contribué à opposer ces deux communautés. Le point culminant de cette crise à Toguéré Coumbé a été le blocus imposé à la ville par les groupes armés, après de présumées exactions contre des civils peuls dans la ville de Toguéré en 2018. La majorité des peuls, par peur de représailles, ont quitté la localité avant le blocus qui a duré plus d’une année. Le blocus a fortement affecté cette plaque tournante de l’économie locale puisque Toguéré est une zone agropastorale par excellence, très riche en poissons et en bourgou (pâturage). Les communautés, qui étaient restées dans la ville, en très grande majorité des Bozos, étaient privées de foires hebdomadaires, de champs, de pêches pendant une longue période. Cette situation a poussé de milliers d’habitants à fuir la ville à pied, surtout nuitamment, pour échapper à la vigilance des groupes armés. La ville s’était peu à peu vidée de ses habitants, devenant une ville fantôme. « Seules les personnes âgées et les femmes étaient restées », nous a confié un habitant de Toguéré Coumbé. La ville ne tenait que grâce à l’aide humanitaire de l’État qui était assurée, en son temps, par les forces spéciales et les soldats présents sur place pendant cette période. Le tout dans des conditions dantesques. Ce supplice, qui a duré plus d’une année, a connu son épilogue en août 2019, après la visite de l’ex-Premier ministre, Dr Boubou Cissé à Ténenkou. La levée du blocus, qui avait été confirmée par les forains de retour de Toguéré le 6 août 2019, avait suscité au sein des populations d’énormes espoirs. Des espoirs entretenus par le retour presque à la normale, avec la reprise des activités économiques, culturelles et sportives. Mais ce début d’embellie a vite été douché par le retrait de l’Armée malienne de ses positions à Toguéré Coumbé, le 13 février 2020, laissant sur place la population complètement désemparée. Prises de panique, bon nombre de personnes, par peur des représailles pour collaboration avec l’armée, étaient montées à bord des véhicules militaires pour se réfugier à Diondiori, localité située à 25 km de Ténenkou. D’autres, par leurs propres moyens, ont quitté la ville. Ce départ de l’armée a laissé le champ libre aux groupes armés qui sont, depuis lors, les maîtres des lieux, imposant ainsi leurs règles aux populations. À Toguéré Coumbé, de nos jours, les services sociaux de base sont absents. Le sous-préfet de la localité est basé à Ténenkou. Toutes les écoles sont fermées depuis plusieurs années. Rares sont les ONG qui osent s’aventurer dans cette zone. Les groupes armés réglementent la vie quotidienne. Les évènements sociaux tels que les mariages, les baptêmes sont strictement encadrés. Interdiction pour les femmes de sortir sans la tenue noire qu’on appelle ici Boumbassi. Cette tenue est devenue un passeport pour se rendre en ville. Toute transgression est sanctionnée par des coups de fouet. Plus de musique dans la rue pour les jeunes, ni de football. Les litiges sont tranchés par les groupes armés qui imposent leur diktat aux populations traumatisées. Symbole de la peur suscitée par les groupes armés, en 2020 lors des élections législatives du 29 mars et 19 avril, les populations ont refusé de voter par crainte de représailles des maîtres des lieux. Malgré quelques médiations entamées en mai 2020 par le comité de veille pour la paix à Ténenkou, sous l’égide du chef de village de Ténenkou et non moins chef de tous les villages du Massina, beaucoup de citoyens de Toguéré Coumbé réfugiés à Diondiori et un peu partout dans le cercle hésitent à rentrer. Aujourd’hui, la ville de Toguéré Coumbé est entièrement coupée du reste du monde puisque les installations téléphoniques ont été sabotées, les plaques solaires emportées, selon plusieurs témoignages. Le seul moyen pour communiquer avec les gens de Toguéré, c’est à l’ancienne, c’est-à-dire écrire une lettre ou envoyer un message verbal par l’intermédiaire des forains. Le coût de la vie a pris l’ascenseur dans la ville. Les populations de Toguéré Coumbé attendent impatiemment une action de l’État pour les délivrer du joug des groupes armés qui sont en train de faire précipiter la localité dans les ténèbres de l’obscurantisme.   La Rédaction  

Le Premier ministre malien de retour de l’ONU a été reçu par le président de la transition

Par Issa DEMBÉLÉ Bamako, 29 sept (AMAP) Le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, est revenu, mardi, des États-Unis, où il a pris part à la 76è session de l’assemblée générale des Nations unies. Après un accueil populaire à l’aéroport de Bamako, il s’est rendu au Palais de Koulouba pour faire le compte rendu de la mission au président de la Transition, le colonel Assimi Goïta. Le message que le chef du gouvernement a livré, samedi, à la tribune des Nations unies à New York a été positivement commenté par nos compatriotes, éprouvés par une crise qui dure depuis plus de neuf ans malgré la présence des forces étrangères au Mali. «J’avais été chargé de transmettre les sentiments profonds et le message du peuple malien», a expliqué Dr Choguel Kokalla Maïga qui peut se targuer d’avoir réussi sa mission. À la presse, le chef du gouvernement est revenu sur les grandes lignes du discours prononcé à New York. Il a, en effet, réitéré la gratitude du gouvernement et du peuple malien aux Nations unies et à tous nos partenaires pour leur accompagnement constant. Il a rassuré nos partenaires traditionnels sur le respect de tous les engagements pris en matière de lutte contre le terrorisme. Le Premier ministre a, également, tenu à signifier à la communauté internationale la volonté du peuple malien d’exercer sa liberté d’État souverain dans ses prérogatives en matière de défense et de sécurité. Cette voix souveraine du Mali, en quête d’autonomie et d’indépendance, a ainsi été entendue aux quatre coins du monde. A-t-elle été comprise ? Le Premier ministre l’espère. Mais surtout, il souhaite que nos compatriotes, de tous bords, soient davantage soudés et se tiennent « débout comme un seul homme pour faire face au défi sécuritaire ». PAS DE SENTIMENT ANTI-FRANÇAIS – Dr Choguel Kokalla Maïga a, une fois de plus, assuré qu’il n’existe pas de sentiment anti-Minusma ou anti-français au Mali, dont le peuple n’a d’ailleurs « jamais été et ne sera jamais un peuple ingrat ». Seulement, il existe un profond désir de paix et une soif de sécurité qui font échos à l’exigence d’efficacité des instruments et mécanismes politiques et militaires mis en place et qui font paradoxalement du Mali un pays surmilitarisé, mais très vulnérable face au terrorisme. Le Premier ministre a, par ailleurs, porté aux Nations unies l’ambition des autorités de la Transition de construire un Mali Kura (Mali nouveau). Aussi, a-t-il expliqué à ses interlocuteurs, que cette Transition se veut surtout de rupture, d’exemplarité et porte l’espoir de guérir le Mali des maux qui l’assaillent, dont l’instabilité politique chronique, la corruption, l’insécurité. «Rien ne saura nous dévier de notre devoir et de nos engagements envers la Nation et le peuple malien», a martelé le chef du gouvernement. Cette audience a, aussi, permis au Premier ministre de rendre compte des contacts qu’il a eus aussi bien à New York qu’à Paris, avec un certain nombre de personnalités. Dr Choguel Kokalla Maïga a, également, partagé avec le chef de l’État son analyse de la situation politique. En retour, le colonel Assimi Goïta a instruit le chef du gouvernement de son analyse de la situation géopolitique et militaire. « Ce qui est retenu, c’est que nous devrons avoir chevillés au corps et à l’âme les intérêts supérieurs de notre peuple. C’est le peuple et Dieu, nos soutiens avant tout», a confié le Premier ministre. Il n’a, par ailleurs, pas souhaité faire de commentaires sur les déclarations des officiels français. «Nous leur avons dit, en tête-à-tête, ce que nous pensons de la situation. Je crois que les discussions vont continuer aux niveaux les plus appropriés». IS/MD (AMAP)