Goundam (Nord) : Assassinat d’un homme accusé par les djihadistes d’être un informateur

Goundam, 22 janv (AMAP) Un ressortissant de l’arrondissement de Farach, dans le Cercle de Goundam, dans ke Nord du Mali,  , a été assassiné. au nord de Goundam, par de présumés djihadistes, ont annoncé, vendredi, les proches de la victime. Mohamed Aiy Ag Mohamed Alhadj, 23 ans, de la tribu des kel-Antsar, était longtemps dans le viseur de ses assassins qui l’accusaient d’être un informateur des forces de défense régulières, ont indiqué les mêmes sources. Selon toujours ses proches, c’est sur le chemin du retour dans sa fraction, en quittant Goundam, qu’il a été intercepté et enlevé par de présumés djihadistes. Son kidnapping n’a été su que quelques jours plus tard par sa famille. Pendant quatre mois, depuis son enlèvement, sa famille n’a reçu aucun signe de vie. La nouvelle de sa décapitation par ses ravisseurs a suscité.tristesse et émoi dans toute sa communauté qui soutient qu’il a été accusé à tord parce qu’il n’avait de rapport avec personne. AMAP

Tirs de roquettes sur la base de la force Barkhane et le camp Firhoun de Gao (Nord)

Gao, 22 janv (AMAP) Plus de sept roquettes ont été lancées, respectivement, sur la base de la force Barkhane et le camp Fihroun Ag Alincar des forces armées maliennes (FAMa), à Gao, dans le Nord du Mali. Les tirs d’obus ont eu lieu aux environs de 15h30mn (GMT). Ce sont des fragments de roquettes qui sont tombés au niveau du camp des FAMAs. Des hélicoptères survolent la ville. Pour le moment, aucune autre information sur ces tirs.    Amap Gao

Koulikoro : Le comité régional permanent de lutte contre les épidémies et catastrophes fait le point de la COVID 19

Koulikoro, 19 Janvier (AMAP) Le comité régional permanent de lutte contre les épidémies et catastrophes de Koulikoro s’est réuni le week end dernier dans la salle de conférence du gouvernorat sous la présidence du chef de division aménagement à la direction régionale de eaux et forêts, lieutenant-colonel Hassim Guindo, représentant le gouverneur, a constaté l’AMAP. C’était en présence du représentant de la directrice régionale de la santé, Dr Youssouf Coulibaly, point focal covid19 docteur Hamadou Coulibaly, des représentants de la protection civile, de la police, du développement social, de l’économie solidaire et des services vétérinaires. Cette rencontre dont l’objectif est de faire le point de la gestion des épidémies et catastrophes s’inscrivait dans le cadre des rencontres trimestrielles dudit comité. Au niveau mondial un système qu’on appelle « one Health (une seule santé) qui regroupe les maladies humaines, animales et végétales », est créé, a précisé docteur Youssouf Coulibaly, représentant la directrice régionale de la santé. Au cours de la rencontre, Dr Hamadou Coulibaly a fait le point de la situation COVID 19 dans la région. Il a évoqué que « 4477 cas ont été enregistrés dont 41 décès, 3344 guérisons, du 25 mars 2020 au 11 janvier 2022 ». Selon lui, sur plus d’un million de tranche d’âge à vacciner, 100 000 personnes seulement ont été vaccinées soit 7% de la population ciblée. Il a précisé& également que 13 855 personnes ont reçu la 1ère  dose d’ASTRA ZENECA, 3616 personnes la 2eme dose, 95431 personnes ont reçu la 1ère dose de SINOVAC, 50 067 la 2ème dose, 7283ont reçu la dose Jonson. Il a également rappelé que la direction régionale de la santé a distribué 1 312 770 masques et plus de 7000 gels dans les districts sanitaires de la région. Sur les difficultés, le docteur Coulibaly a fait cas de l’insuffisance de ressources pour le fonctionnement des cordons sanitaires frontaliers, faible fonctionnalité des comités intersectoriels locaux, la gestion des personnes déplacées internes, la sécurité compromise dans certaines zones, la gestion des rumeurs entre autres.  AM/KM (AMAP)

Quand CAN et séries télévisées ne font pas bon ménage dans les foyers

Bamako, 18 janv (AMAP) La CAN, c’est la compétition à ne pas manquer pour les amoureux du football. Dans le camp des supporters, les plus chanceux vivent l’événement dans les stades au Cameroun. D’autres se contentent des retransmissions sur les chaînes de télévision. Mais dans les familles, «l’ambiance foot» n’est pas du goût de tous… surtout entre hommes et femmes (lire la suite sur : lessor.ml).

CAN 2021 : les vendeurs du drapeau national se frottent les mains 

Bamako, 18 janv (AMAP) Les drapeaux, les vuvuzelas et les sifflets se vendent comme de petits pains, Alors que la 33è édition de la Coupe d’Afrique des nations bat son plein au Cameroun. La veille du match Mali-Gambie (1-1), comptant pour la deuxième journée des matches de poules, plusieurs centaines de supporters de la capitale se sont procurés le Drapeau national, alors que d’autres se sont peints le visage aux couleurs nationales (Lire la suite sur : http://lessor.ml).

Approvisionnement correct du Mali : Une mission ministérielle à Conakry pour déblayer le terrain

Bamako, 18 janv (AMAP) Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a conduit, lundi, à Conakry (Guinée), une forte délégation qui été reçue par le président de la Transition, Mamadi Doumbouya, à qui elle a fait le point des travaux effectués par les parties malienne et guinéenne, afin d’assurer le trafic régulier des marchandises vers notre pays (Lire la suite sur : http://lessor.ml)

Bankass : les antennes Malitel des communes de Diallassagou, Ouenkoro et Koulogon sabotées

Bankass, 18 janvier(AMAP) Des individus lourdement armés non identifiés ont saboté dimanche, les antennes Malitel des communes de Diallassagou, Ouenkoro et Koulogon dans le cercle de Bankass, au centre du pays, a appris l’AMAP de source locale. La même source précise que des individus lourdement armés à bord de moto, habillés en grand boubou, arrivés dans les environs de 20H, ont incendié l’antenne de Diallassagou avant de se diriger vers les communes de Ouenkoro et de Koulogon pour se livrer à la destruction des antennes Malitel. Selon la même source, lesdites communes sont privées de réseaux orange depuis plus de 8 mois à cause du sabotage des antennes orange par les mêmes individus. AKG/KM (AMAP)

Les Maliens massivement contre les sanctions ouest-africaines

Par Oumar SANKARE Bamako, 16 janv (AMAP) C’est sous un ciel bleu azur, dégagé qu’a répondu, à l’appel lancé par le Président de la Transition, Assimi Goita, des milliers de personnes. A 13h déjà, la très célèbre Place de l’Indépendance était noire de monde. Un endroit emblématique où le Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) a tenu ces manifestations pour réclamer la démission de l’ancien président Ibrahim Boubacar Keita, un an auparavant. Cette manifestation a pour but de dénoncer les sanctions « illégales » et « illégitimes » de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) avaient annoncé les organisateurs, mercredi dernier, à la Bourse du Travail. Du nord au sud, d’est en ouest du monument de l’Indépendance, une foule surexcitée accourait, au son incessant des vuvuzelas qui fusait de partout. L’ambiance électrique, joviale, avec des manifestants de tous âges, des tout-petits aux personnes du 3e âge et de toutes les couches sociales ont répondu présent. Sur certaines pancartes, on lisait : « L’embargo est un champ libératoire pour nous les Maliens, assumons donc », « Stop au génocide de la France au Mali et dans le Sahel », « On demande aux autorités de quitter la CEDEAO et l’UEMOA », « A bas l’Union européenne, la France, la CEDEAO, l’UEMOA » … Les drapeaux maliens et russes sont brandis de tous les côtés. Certains jeunes hommes et femmes ont peint sur leur joue et front les couleurs nationales. Des ressortissants de certains pays membres de la CEDEAO, résidant au Mali, portaient leur. Il s’agit du Sénégal, du Niger, de la Cote d’Ivoire, du Togo, du Bénin entre autres. SOLIDARITE  SOUS REGIONALE – Aminata Sarr, 26 ans, vêtue du maillot de l’équipe nationale de football, fait flotter le drapeau sénégalais. L’étudiante en médecine vétérinaire est accompagnée d’une dizaine de ses compatriotes. Ils sont commerçants, transporteurs, étudiants, dentistes et vivent tous au Mali, depuis plusieurs années. « Nous sommes sortis aujourd’hui pour soutenir le Mali dans cette épreuve. Ces sanctions injustes prises contre les maliens, nous affectent tous d’une manière ou d’une autre » soutient Aminata Sarr. Bien avant les années 1960, leurs grands-parents vivent entre le Mali et le Sénégal. Il se trouve aujourd’hui que certains des leurs sont bloqués à Bamako. « En plus des pertes économiques, ces sanctions séparent des familles », déplore Abdoulaye Diouf. Pour ce bijoutier de 35 ans, la CEDEAO n’a plus de raison d’être quand elle se lève contre les peuples. « Aujourd’hui, nous ne pouvons plus ni envoyer de l’argent à ceux qui dépendent de nous au pays, à cause des sanctions ni nous déplacer. Des Nigérians en route pour la Gambie sont, aujourd’hui, bloqués à l’autogare. Ils ne connaissent rien du Mali, ni parents ni amis ici. Muhamadu Buhari sait qu’ils sanctionnent des milliers de Nigérians aussi ? » se demande-t-il. Non loin d’eux, un groupe de Nigérians et d’Ivoiriens sympathisent avec les jeunes manifestants maliens. Tous brandissent les drapeaux de leur pays respectif. On prend des photos pour immortaliser le moment. Rahim Adjaou, la soixantaine, est un commerçant nigérian qui vit au Mali. « La CEDEAO a échoué sur de nombreux plans dont la libre circulation des personnes et des biens. C’est un cauchemar de se déplacer dans la zone. Cette situation actuelle, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. En plus de son inutilité, elle est devenue une arme d’oppression contre les populations de sa zone », tempête Rahim Adjoua. Quant à Alexandre Assouan, un transporteur ivoirien, il estime que la crise est allée trop loin. « En sortant manifester, on espère que les leaders nous écouteront tous, pas seulement les Maliens » conclut-il. Abdoulaye Tounkara, docteur en sciences économiques et son ami Djibril Traoré, ingénieur de construction, affichent fièrement sur le bonnet, un billet de « 5000 » et « 1 000 Francs maliens », des billets de la banque de la 1ere République du Mali, du temps de Modibo Keita. Pour eux, ces sanctions « doivent être une raison de plus pour couper les ponts avec le Franc CFA et lancer notre propre monnaie ». Par ailleurs, le professeur des universités juge que sans indépendance monétaire et économique, on ne peut tout simplement pas parler d’indépendance. « L’arme la plus redoutable de la France contre ces anciennes colonies, aujourd’hui, c’est le F CFA » ajoute Djibril Traoré. SOUTIEN DES FEMMES – Chacun, dans la foule, a son opinion et ses raisons de manifester. Pour la sexagénaire, Badiallo Diakité, il s’agit de patriotisme. Fatiguées, éreintées, assises à même le sol, Badiallo et sept autres femmes, têtes couvertes par un voile, à l’effigie du guide religieux Bouyé Haidara, sont toutes des grands-mères. « Nous répondons à l’appel de notre guide Bouyé. Nous manifestons contre l’injustice et l’oppression. Nous nous battons pour nos enfants et nos petits-enfants », soutiennent-elle. Dramé Mariam Diallo, de l’Association femme leadership et développement durable (AFLED) et ses membres ont également manifesté. Nous sommes sorties pour faire passer notre message. Il s’agit de dire « Non aux sanctions inhumaines qui affectent les femmes et les jeunes ». Et à Hindou Maiga, présidente du Groupement des femmes déplacées du Nord de renchérir : « depuis bientôt cinq ans, beaucoup d’entre nous vivent, avec nos enfants, dans des conditions précaires voire inhumaines, dans les camps de réfugiés, du fait de la situation sécuritaire. Nous voulons la paix et non des sanctions qui vont nous rendre la vie encore plus dure ». Issa Diarra, une personne vivant avec un handicap, dans son fauteuil roulant soutient : « Nous allons nous tenir droits pour défendre notre honneur. On en a assez de tendre la sébile et recevoir l’aumône. C’est un vent nouveau qui souffle. Gare à tous ceux qui s’y opposeront ». Et un groupe de lycéens, de lancer : « La CEDEAO a réussi, aujourd’hui, à unir les Maliens sans le vouloir, c’est le sursaut dont nous avions besoin. Nous nous battrons jusqu’à la fin ». Vers 15h 30, l’arrivée du cortège du premier ministre Choguel Kokalla Maiga accompagné de certains ministres électrise la foule. On crie, on chante, on danse pour marquer « l’indéfectible soutien du peuple

L’Armée malienne inflige de lourdes pertes aux groupes terroristes

Bamako, 16 janv (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa) ont neutralisé plusieurs terroristes dont le n°2 de la Katiba de Macina, Ousmane Sidibé dit Bobala, au cours de frappes aériennes, le 12 janvier 2022, indique l’armée sur son site. Cette offensive aérienne contre les Groupes armés terroristes (GAT) ont lieu dans les zones de Sama, Sosso et Logori dans le cercle de Bankass (Centre), précise la même source. Ces frappes aériennes interviennent dans un contexte marqué par la montée en puissance des FAMa dont les capacités opérationnelles se sont considérablement renforcées, ces derniers temps, à travers des efforts des autorités de la Transition. Depuis quelques semaines, les forces de défense intensifient les frappes aériennes et ont détruit plusieurs bases terroristes. AT/MD (AMAP)

Décès de l’ancien président du Mali Ibrahim Boubacar Keïta (famille)

Bamako, 16 janv (AMAP) L’ancien chef de l’État malien, Ibrahim Boubacar Keïta, est décédé ce dimanche 16 janvier 2022, à l’âge de 76 ans, selon des sources familiales. L’ancien président n’était plus apparu en public depuis les événements du 18 août 2020 qui ont mis fin à son régime, avec la prise du pouvoir par l’Armée, après plusieurs mois de manifestation à l’appel du Mouvement du 5 Juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP, opposition). Ibrahim Boubacar Keïta a été élu président de la République en 2013. Après un premier mandat, il est réélu en 2018 dans un contexte sécuritaire tendu. Des contestations populaires et parfois violentes suivront deux ans après et mettront fin à son second mandat avant son terme. Homme d’État, il a occupé plusieurs postes de responsabilité au Mali dont celui d’ambassadeur, de ministre, de Premier ministre, de président de l’Assemblée nationale, avant son accession à la magistrature suprême. Il a, notamment, été, de 1994 à 2000, Premier ministre du président Alpha Oumar Konaré et président de l’Assemblée nationale, de 2002 à 2007, sous le défunt président Amadou Toumani Touré (ATT). MT/MD (AMAP)