Près de 200 unions célébrées lors de la 13ème édition du mariage collectif à Banamba (Ouest)
Banamba, 22 mai (AMAP) La marie de la Commune rurale de Banamba, dans l’Ouest du Mali, a enregistré près de 200 mariages, entre 09 et 13 heures, le jeudi 19 mai dernier, dans sa grande salle de célébration et dans les centres d’état civil secondaire, a constaté l’AMAP. La 13ème édition du mariage collectif de Banamba, qui a regroupé toutes les sensibilités locales, les partenaires et sponsors, les invités de marque, les forces de l’ordre, les médias, les visiteurs, avait pour objectif de partager cet évènement socio culturel avec les uns et les autres. A titre de rappel, l’événement a lieu, chaque année, suivant le croissant lunaire sur décision des sages de la ville qui coïncide avec ce mois-ci, le 19 mai 2022. Le principal et les centre secondaires d’état civil de Banamba a scellé, cette année, près de 200 mariages en majorité des jeunes couples. Cet évènement a été soutenu, en partie par les partenaires sponsors, notamment la parfumerie Gandour et une marque de produit de beauté. Cette journée singulièrement agitée s’est bien déroulée sans difficulté spécifique majeure. La parfumerie partenaire, « dans sa politique sociale, accompagne la mairie de la Commune rurale de Banamba pour le succès de ce grand évènement socioculturel, depuis 13 ans » , a confié M. Julien, son agent commercial. Elle a coiffé les nouvelles mariées, offert aux couples des gammes de produits et a permis aux jeunes couples de s’équiper, à travers un tirage au sort pour gagner des meubles et des équipements électro-ménagers. Ces cadeaux mis en jeu par le partenaire et sponsor étaient au nombre de 50 au total. Les lauréats des gros lots de ce grand tirage au sort sont respectivement le couple Abdoulaye Bambera et Assan Kanté qui a reçu un salon complet remis par la 1ère adjointe au préfet, Diallo Fatoumata Simpara, suivi du couple Karim Diarra et Hawa Sidibé avec une armoire remise par le président du Conseil de Cercle, Birama Sissoko et, enfin, un lit et coiffeuse remis au couple Issa et Hawa Gadiaga par le maire de la Commune rurale de Banamba, Ousmane Baye Simpara. Auparavant, le représentant de la chefferie, Mambé Simpara, avait eu les mots de bienvenue, suivi de l’intervention du maire Ousmane Baye Simpara et des partenaires sponsors. Quant à la 1ère adjointe au préfet, Diallo Fatoumata Simpa , elle a invité les acteurs impliqués à promouvoir et à pérenniser cet évènement socioculturel « tout en encourageant les couples à faire établir l’acte de mariage, essentiel pour l’équilibre du foyer conjugal ». L’entreprise sponsor est spécialisée dans la fabrication et la commercialisation des produits cosmétiques et parfums. Elle est certifiée ISO 9001 depuis 2006. Depuis plus de 55 ans, ce label qui a réussi à s’imposer comme la marque de beauté auprès des consommateurs. Elle est présente au Sénégal, Maroc, Cameroun et Cote d’Ivoire. AT/KM/MD (AMAP)
Ministres tchadien et mauritanien à Koulouba : Le G5 Sahel au menu des échanges
Bamako, 23 mai (AMAP) Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a reçu, successivement, vendredi dernier au palais de Koulouba, le ministre tchadien de la Communication, Porte-parole du gouvernement, Abderaman Koulamallah et le ministre mauritanien des Affaires étrangères, de la Coopération et des Mauritaniens à l’Extérieur, Dr Mohamed Salem Merzoug, pour des agences sur le retrait du Mali du G5-Sahel. Premier à être reçu, le ministre tchadien de la Communication a, à sa sortie d’audience, évoqué les liens étroits qui unissent le peuple malien et celui du Tchad. Abderaman Koulamallah a souhaité que les relations bilatérales entre le Tchad et le Mali soient encore plus renforcées. Il a, par ailleurs, affirmé avoir compris le départ du Mali du G5-Sahel. « Cependant, nous aurions aimé qu’il y ait une autre solution», a-t-il nuancé. «Toutefois, le Mali est libre et souverain et prend souverainement ses décisions que nous respectons», a indiqué le ministre tchadien de la Communication. D’après M. Koulamallah, le G5-Sahel continuera sa mission, ajoutant que « le Mali reste, quand même, un élément clé de l’organisation communautaire ». «Nous ne perdons pas espoir que le Mali puisse retrouver, un jour, tous ses droits au sein du G5-Sahel», a-t-il dit, notant que le président Goïta a affirmé sa disponibilité à continuer les relations bilatérales avec son pays. Quant au ministre mauritanien des Affaires étrangères, de la Coopération et des Mauritaniens à l’Extérieur, il a rappelé que le G5-Sahel a été mis en place pour permettre à «nos pays de conjuguer leurs efforts pour faire face aux défis convergents et cumulatifs, notamment au plan sécuritaire, qui font peser de graves menaces sur nos différentes populations». Selon le Dr Mohamed Salem Merzoug, c’est par la mutualisation et l’intégration que nos pays peuvent relever l’ensemble de ces défis. Le chef de la diplomatie mauritanienne a indiqué que le G5-Sahel est une jeune organisation, qui a fait du chemin, mais qui reste «perfectible». «Donc, nous devons faire en sorte que dans le respect de la souveraineté de nos Etats qu’il puisse fonctionner le mieux possible», a dit M. Merzoug, avant de magnifier les relations bilatérales entre Bamako et Nouakchott. BD/MD (AMAP)
CAN 2023 : Première liste d’Éric Chelle, sans les Doucouré mais avec Koïta
Bamako, 21 mai (AMAP) Vingt-quatre heures après son arrivée à Bamako, le nouveau sélectionneur de l’équipe nationale, Éric Chelle a dévoilé, vendredi 20 mai, sa toute première liste des Aigles qui vont jouer les deux premiers matches des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2023. Pour affronter le Congo et le Soudan du Sud, Éric Chelle a décidé de faire confiance à 25 joueurs. Pas de nouvelle tête, mais des absences remarquées et des retours dans le nid des Aigles. Les grands absents sont certainement Cheick et Abdoulaye Doucouré, très en forme avec leurs clubs respectifs. « Le milieu de terrain d’Everton, en Angleterre, Abdoulaye Doucouré a été laissé au repos, compte tenu de sa fin de saison compliquée dans la lutte pour le maintien et d’une blessure récurrente », a expliqué le sélectionneur en conférence de presse. Quant à Cheick Doucouré, le joueur du RC Lens n’aurait pas été sélectionné parce qu’il serait en instance de transfert. Par ailleurs, on note aussi les absences sur la liste des jeunes attaquants Saliou Guindo de Laçi, en Albanie, et Néné Dorgelès de Ried, en Autriche, tous les deux présents au dernier rassemblement pour leur première sélection. Le défenseur Almamy Touré de Frankfurt, en Allemagne, fraîchement vainqueur de la Ligue Europa, s’installe chez le Aigles. Le latéral de Strum Graz, en Autriche, Amadou Danté, est aussi présent. Les blessés Falaye Sacko, Sekou Koïta reviennent, ainsi que l’attaquant Kalifa Coulibaly qui a remporté la Coupe de France avec Nantes. MT/MD (AMAP) Liste complète des Aigles du Mali contre le Congo et le Soudan du Sud Gardiens : Ibrahima Bosso Mounkoro (TP Mazembé) Ismaël Diawara (Malmô) Djigui Diarra (Young Africans SC) Défenseurs: Hamari Traoré (Rennes) Aboubacar Kiki Kouyaté (Metz) Mamadou Fofana Nojo (Amiens) Massadio Haïdara (Lens) Moussa Sissako (Standard Liège) Almamy Touré ( Eintracht Frankfurt) Amadou Danté (Sturm Graz) Falaye Sacko (Saint Etienne) Milieux : Amadou Haïdara (RB Leipzig) Yves Bissouma (Brighton & Hove Albion) Aliou Dieng (Al ahly SC) Diadié Samassékou (Hoffenheim) Mohamed Camara (RB Salzbourg) Lassana Coulibaly (Salernitana) Attaquants : Adama Traoré Malouda (FC Sheriff) Moussa Djenepo (Southampton) Abdoulaye Diaby (Al Jazira) Ibrahima Koné (Lorient) El Bilal Touré (Reims) Kalifa Coulibaly (Nantes) Sekou Koïta (RB Salzbourg) Hamidou Sinayoko (Djoliba)
Le Mali et la Russie entendent développer leurs relations économiques
Envoyé spécial B, TOURE Moscou, 20 mai (AMAP) Le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, à la tête d’une délégation de trois autres membres du gouvernement, en visite à Moscou, dans la capitale russe, depuis mercredi, a été reçu, ce vendredi, par son homologue russe Serguei Lavrov. Après un tête-à-tête suivi d’une séance de travail élargie aux autres membres de la délégation malienne composée des ministres de l’Économie et des Finances, des Mines, de l’Énergie et de l’Eau et des Transports et des Infrastructures, le chef de la diplomatie russe a offert un déjeuner en l’honneur de ses hôtes. Au cours d’un point de presse en compagnie de son homologue russe, Abdoulaye Diop a indiqué que le Mali porte une très haute appréciation à la coopération militaire avec la Russie. « Grâce au concours de la Russie, l’armée malienne enregistre des succès militaires sur le terrain. En plus du partenariat dans le domaine militaire, le Mali souhaite développer ses relations économiques et commerciales avec la Russie », a expliqué M. Diop, précisant que les besoins immédiats du Mali portent sur l’approvisionnement correct en hydrocarbures, en intrants agricoles, en blé, en ciment. « Ce sont des produits stratégiques dont le commerce souffre de la situation géopolitique du moment. Nous avons besoin de l’appui du partenaire russe pour assurer une fourniture correcte de ces biens de consommation », a indiqué le chef de la diplomatie malienne qui a ajouté que le Mali compte, aussi, sur l’expertise et la technologie russes dans le cadre de la reprise des activités de la Régie des chemins de fer du Mali. A ces préoccupations maliennes, Serguei Lavrov a répondu que la Russie est prête à apporter son aide. « Nous allons continuer à appuyer dans le domaine militaire. Nous sommes prêts à répondre favorablement à vos préoccupations sur le plan économique et commercial. Nous encourageons les contacts en cours avec les ministères et les entreprises concernés par vos demandes », a assuré le ministre russe des Affaires étrangères. Le ministre russe des Affaires étrangères s’est réjoui, également, de la solidarité que le Mali apporte à la Russie dans le cadre du dossier de la crise en Ukraine. Son homologue malien, de son côté, a salué l’appui diplomatique de la Russie pour contrecarrer les actions visant à isoler le Mali sur la scène internationale. BT/MD (AMAP)
Festival Bélénitugu: Un levier de développement
Par Amadou SOW Bamako, 20 mai (AMAP) Véritable fête populaire à Somasso, une Commune rurale, à 35 Km de Bla avec une superficie de 2.185 Km et 17.000 habitants, le Festival Bélénitugu s’impose, désormais, dans l’agenda culturel de la localité. La 7è édition de ce rendez-vous culturel s’est déroulée du 14 au 18 mai derniers sous le thème : «Cohésion sociale, gage d’un Mali résiliant». Au-delà de son aspect festif, le Festival Bélénitugu prend de plus en plus une dimension importante et ses initiateurs veulent en faire un socle de consolidation des rapports humains donc de vivre ensemble. Des centaines de personnes ont ainsi convergé vers la localité en dépit du contexte de sanctions de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), imposées au Mali. A l’entrée du village, la population en nombre a accueilli les délégations venues de Bamako et de l’intérieur pour participer à ce festival qui restitue un pan important de la culture du terroir. La présence massive des festivaliers et la qualité des invités attestent de tout l’intérêt que revêt cette rencontre dont la dimension ne cesse de croître, d’année en année. En tout cas, ceux qui ont la chance de participer à la première édition en 2015 peuvent mieux apprécier toute la dimension prise par ce Festival. Dans une ambiance festive, de vivre ensemble et de partage, le Festival Bélénitugu a tenu toutes ses promesses. Organisé à l’initiative de l’Association pour le développement de Somasso (ADS), en collaboration avec les autorités coutumières et politiques de Bla, l’évènement était présidé par le ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Modibo Koné. Le ministre Koné a plaidé pour la paix, la cohésion sociale et l’accompagnement des initiatives de refondation. Il a exprimé sa satisfaction de soutenir les actions de développement de la Commune de Somasso à travers l’aménagement de la forêt de Somasso qui demeure une préoccupation du village. «Nous allons prendre des dispositions pour aménager les six hectares de cette forêt», a annoncé le chef du département en charge de l’Environnement. Au nom des plus hautes autorités, il a salué l‘initiative et demandé à la population de soutenir les actions de la Transition, notamment la refondation d’un Mali nouveau dans la paix et le vivre ensemble. Il a offert une enveloppe d’un million de Fcfa aux «so denw» (ses sœurs de Somasso qui sont aujourd’hui mariées dans d’autres localités) venues participer au Festival. Quant au président de l’Association pour le développement de Somasso (ADS), Markatié Daou, il a exprimésa reconnaissance à l’endroit des partenaires et des personnes qui se sont investies pour la réussite de l’événement. Il a lancé un appel au ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme pour soutenir le Belenitugu qui existe depuis plusieurs siècles dans le Miangala (Somasso). Il a expliqué que le Beleni est un géni protecteur qui est célébré, chaque année, avant l’hivernage pour protéger le village contre le mal. C’est ainsi que « l’ADS a décidé de célébrer, chaque année, le Beleni à travers le Festival », a-t-il ajouté. La grande innovation de cette édition est la renaissance d’une société sécrète (Koté) dont la dernière génération remonte à un peu plus de 45 ans, après leur initiation. Elle est représentée sous une forme de danse traditionnelle. Selon les initiateurs, le Kotè ou Kori en Minianka, est une société sécrète qui prépare les hommes à garder le secret et être endurants. C’est un élément culturel de la communauté minianka qui régit la société et incite les hommes à affronter l’ennemi en cas de conflit. Il ressort des explications fournies que les femmes ne sont pas initiées à ce rite. Les jeunes d’alors étaient initiés après leur circoncision, entre 15 et 18 ans. C’est aussi une stratégie de guerre qui est enseignée aux jeunes pour défendre l’intérêt de la contrée. Auparavant les autorités coutumières et politiques avaient souhaité la bienvenue aux différentes délégations. Cette rencontre est un espace de promotion des jeunes artistes locaux. Les temps forts du Festival ont été la prestation des troupes traditionnelles (Niogo, Koté), celle des enfants à travers un ballet, la projection du portrait de la marraine, la présentation des «so denw», la remise des moustiquaires imprégnées d’insecticide par une compagnie de téléphonie et des médicaments contre le paludisme offerts par Madou Daou, un fils du terroir. Tout comme la production et la présentation d’émissions de divertissement, de débat et ‘Bon appétit’ sur Renouveau télé. Pendant 5 jours, le village de Somasso a été occupé par les festivaliers venus de différentes localités. La programmation artistique était aussi riche avec Mamadou Dembélé dit Dabara et Seydou Daou dit Zamprin, Bonafas et sa troupe folklorique et d’autres artistes de la localité. C’était en présence du chef d’état major de la Garde nationale, le général de brigade Elizé Jean Daou, de membres du Conseil national de Transition (CNT), du directeur général de l’Agence de promotion touristique du Mali (APTM), Sidy Keïta, de membre de l’ADS, la marraine de l’événement, Mme Daou Kadidia Coulibaly, native de Somasso, et le représentant de la compagnie de téléphonie mobile (partenaire officiel du Festival). AS/MD (AMAP)
Maison d’arrêt centrale de Kéniéroba : Un ouvrage pénitentiaire conforme aux normes internationales
Bamako, 20 mai (AMAP) Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mahamadou Kassogué, à la tête d’une importante délégation, a visité, jeudi, le chantier de la Maison centrale d’arrêt (MCA) de Kéniéroba, dans le Cercle de Kangaba, près de Bamako, pour s’enquérir de l’état d’avancement des travaux. Entièrement financée sur le budget national à hauteur de près de 11 milliards de Fcfa, la MCA de Kéniéroba a une capacité d’accueil de 2500 places pour les cellules ordinaires et 72 places pour les cellules VIP. Ce centre de détention construit pour désengorger la MCA de Bamako comprend notamment, des salles d’ateliers, une bibliothèque, une infirmerie, des terrains de sports et des salles polyvalentes. Après un tour guidé des lieux, le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme a indiqué que cette visite a permis de constater que les travaux entamés en 2017 sont, à présent, terminés. «Toutes les conditions sont réunies pour l’inauguration », a fait savoir M. Kassogué. Selon lui, l’ouvrage respecte toute la dignité de l’homme et réunit tout le confort et les commodités pour un séjour carcéral dans les normes. «Cet ouvrage nous permet de nous arrimer aux standards internationaux en matière de détention », a-t-il relevé, avant de poursuivre que des cellules font en sorte que le détenu n’a pas l’impression de subir une torture pendant son séjour carcéral. Mais que la prison devienne simplement un lieu de méditation pour lui permettre de corriger ses erreurs et de se préparer à sa réinsertion. Selon le directeur national de l’Administration pénitentiaire et de l’éducation surveillée (DNAPES), la création de ce centre va contribuer largement à désengorger la Maison de correction et d’arrêt (MCA) de Bamako. Dans un premier temps, les condamnés de Bamako seront transférés à Kéniéroba et, avec le temps, certains détenus provisoires aussi. « Il sera demandé aux juges d’effectuer le déplacement pour venir vers les détenus pour leur jugement car il y aura toutes les commodités », a assuré Ibrahima Tounkara. Selon le premier responsable de la DNAPES, la construction des infrastructures n’est pas toujours la solution à la surpopulation carcérale. « Tant qu’il y a un dysfonctionnement au sein de l’appareil judiciaire, a-t-il relevé, naturellement il y aura toujours la surpopulation carcérale ». « Pour cela, un effort doit être fait et c’est dans ce cadre que l’État est en train de procéder à la relecture du Code de procédure pénal, pour faire en sorte que nous puissions supprimer définitivement les cours d’assises », a-t-il dit. Et celles-ci vont être remplacées par des Chambres criminelles au niveau de chaque Tribunal de grande instance. Cela, afin d’accélerer les dossiers, renverser la tendance et faire en sorte que, « désormais on ait plus de condamnés que de détenus provisoires ». MK/MD (AMAP)
Koutiala : Quatre personnes enlevées dans la Commune rurale de Sincina (Sud)
Koutiala, 20 mai (AMAP) Quatre personnes de nationalité étrangère ont été enlevées, dans la nuit du 19 au 20 mai 2022, à Sincina, près de Koutiala, dans le Sud du Mali. Selon des sources locales, il s’agit d’un couple d’Italiens, leur enfant et un homme de nationalité togolaise. Le couple dont l’homme s’appelle Zanké et sa femme Djeneba, aurait été enlevé sur un site appartenant aux Témoins de Jéhovah. Le maire de la Commune rurale de Sincina, Ousmane Coulibaly, a confirmé ces enlèvements. Des enquêtes sont ouvertes et les recherches sont engagées pour retrouver les victimes. ID/MD (AMAP)
Niono : La gestion de la crise et la consolidation de la paix au centre des échanges
Niono, 20 mai (AMAP) La salle de spectacle des jeunes de Niono a abrité une session de formation du Réseau Ouest Africain pour l’Édification de la Paix (WANEP) à l’endroit des organisations de la société civile y compris les femmes et les jeunes sur leurs rôles et responsabilités dans la gestion de la crise et la consolidation de la paix, a constaté l’AMAP. La cérémonie d’ouverture des travaux était présidée par l’adjoint du préfet de cercle, Abraham Kassogué en présence des représentants du conseil de cercle et de la mairie de la commune urbaine. Cette session de formation avait pour objectifs de mieux faire connaître aux participants le mandat et le fonctionnement du cadre politique de gestion de la crise ; les engager en faveur de la gestion de la crise et la consolidation de la paix à travers des initiatives soutenues ; faire comprendre aux participants leurs rôles et responsabilités en matière de gestion des conflits et de consolidation de la paix. Durant 02 jours, les participants ont eu droit à des thématiques comme la généralité sur la notion de conflits ; la perception et l’interprétation des conflits ; le rôle de la société civile dans la résolution des conflits. A la clôture de la session, les participants ont montré toute leur satisfaction pour les connaissances acquises et se disent résolument engager à les mettre en pratique pour le bonheur des populations. MS/KM (AMAP)
Mali-Mètre 2022 : La majorité des Maliens satisfaite de la gestion de la Transition (Enquête de la Fondation Friedrich Ebert Stiftung)
Bamako, 20 mai (AMAP) Quelque 84% des Maliens trouvent que la situation générale du pays s’est améliorée au cours des douze derniers mois, selon les résultats de la 13è enquête d’opinion intitulée ‘Mali Mètre’ de la Fondation Friedrich Ebert Stiftung rendus publics, jeudi, à Bamako. Durant la même période, 8% des personnes sondées estiment que la situation du Mali s’est plutôt détériorée. Le même nombre de Maliens pense que la situation est restée au même niveau, indiquent ces résultats. L’enquête a été menée auprès de 2.344 personnes âgées de 18 ans ou plus dont 50% de femmes. Cette enquête d’opinion politique est menée au Mali depuis fin 2012. Elle a recueilli les opinions des Maliens sur différentes questions marquantes de l’actualité ou décisives pour le présent et le futur du pays. Selon Christian Klatt, qui a présenté les conclusions du sondage, la proportion de personnes estimant que la situation générale du pays s’est améliorée a augmenté de 50% par rapport à 2021 et de 58% en comparaison à 2017. Toutefois, a-t-il précisé, elle est de 20% en deçà des statistiques se situant entre 2019 et 2021. Outre l’évolution de la situation générale du pays, le sondage d’opinion a interrogé les défis auxquels le Mali est confronté actuellement. En la matière, 76% des sondés se sont dit préoccupés par la lutte contre l’insécurité. Si la lutte contre l’insécurité alimentaire inquiète 48% des songés, celle contre le chômage des jeunes est un défi majeur pour 41% de personnes interrogées. La lutte contre la pauvreté focalise l’attention de 40% d’entre eux. Ces préoccupations restent presque les mêmes que celles soulevées lors des cinq dernières années, a noté le présentateur du rapport d’enquête. Les principaux défis et priorités du Mali évoquées à l’occasion étaient entre autres, la lutte contre l’insécurité, le chômage des jeunes, la lutte contre l’insécurité alimentaire, la pauvreté ainsi que l’amélioration du système éducatif. Concernant la gestion de la Transition, a exposé Christian Klatt, plus de neuf personnes sur dix sont satisfaites, dont 67% très satisfaits et 28% plutôt satisfaits de la gestion de la Transition. Parmi les autorités de la Transition, le président de la Transition est la personnalité en qui les personnes enquêtées ont le plus confiance avec un taux de 72%. Par rapport aux partenaires internationaux, les principales attentes des Maliens sont : la lutte contre l’insécurité (75%), la lutte contre l’insécurité alimentaire (42%), la lutte contre le chômage des jeunes (39%) et la lutte contre la pauvreté (36%). Plus de la moitié des enquêtés estiment que les conflits inter et intracommunautaires sont inexistants, note le document. L’enquête s’est également intéressée aux principales sources d’information des Maliens sur l’actualité. À ce niveau, Il a été constaté que 38% des Maliens s’informent à travers la radio, 27% par la télévision, 11% sur Facebook, 8% sur les sites internet et 8% par le bouche à oreille. Cette enquête a été menée auprès de 2.344 personnes âgées de 18 ans ou plus se trouvant dans les capitales régionales et le District de Bamako du 13 mars au 4 avril 2022. La taille de l’échantillon a été fixée suivant la formule d’estimation d’une proportion. Sa taille finale a tenu compte de deux autres aspects : ajustement des régions à faible poids et anticipation de la non réponse. Le tirage de l’échantillon a été fait de sorte à assurer la représentativité de la population vis-à-vis de sa structure démographique. Comme technique de collecte, les enquêteurs ont utilisé la méthode des quotas avec des catégories comme le sexe, l’âge et le niveau d’instruction. Le plan d’échantillonnage adopté garantit une représentativité égalitaire entre les deux sexes (50% de l’échantillon enquêté sont des femmes). FC/MD (AMAP)
Musique : Retour au bercail de l’artiste compositeur, Sory Bamba
Par Dramane COULIBALY Mopti, 19 mai (AMAP) Berceau de grandes civilisations de l’Afrique de l’Ouest, le Mali regorge d’immenses richesses culturelles dont les artistes musiciens, comme Sory Bamba, Salif Keïta, Toumani Diabaté et beaucoup d’autres, depuis 1960, année d’indépendance, sont des ambassadeurs de part le monde. Après plusieurs décennies au service de l’art et de la musique du Mali ainsi que de promotion des riches et variées facettes de la culture malienne, Sory Bamba, appelé « le Maître » par les jeunes musiciens, est de retour au pays depuis 2019 et s’est, définitivement, installé dans sa ville natale, Mopti, dans le Centre du Mali. Une des figures emblématiques de la musique malienne, Sory Bamba, est née en 1938 à Mopti, aux confluents des fleuves Niger et Bani, dans le Delta intérieur. A son jeune âge, après être confronté à l’interdiction des parents qui ne voulaient pas le voir faire de la musique, considérée comme réservée aux griots, Sory commença son destin de musicien en jouant de la flûte traditionnelle. Il devient, au fil du temps, multi-instrumentiste, chanteur, auteur compositeur, arrangeur. Interrogé par l’AMAP, sur son parcours de musicien, le doyen dit avoir commencé par créer, avec un groupe d’amis, une fanfare avec la flûte et des instruments à percussion. En 1957, il forma un « groupe de Goumbé » un style de folklore de la Côte d’Ivoire et devient le leader de l’Orchestre régional de Mopti, fondé en 1966. A la faveur de la nomination de Diby Silas Diarra, comme gouverneur de la Région de Mopti, l’orchestre bénéficia d’instruments, Sory Bamba et ses amis comme Sory Traoré dit Sitek, Kissima Traoré, Loré Dédéou et d’autres, sont plus tard rejoint par la formation locale, le « Bani Jazz ». De 1966 à 1974, la formation régionale, sous la direction de Sory Bamba, chef d’orchestre, s’est focalisé sur l’exploitation des rythmes et mélodies du terroir et des styles traditionnels du pays, avec un accent particulier sur la musique Dogon, toute chose qui lui a valu le grand succès enregistré de partout dans le monde. A la fin de l’année 1974, Sory Bamba s’envola pour la Côte d’ivoire où il a rencontré des artistes comme Manfila Kanté, Mory Kanté avec qui il produit, entre autres, ‘Kèlèmagni’, ‘Sérré’, ‘Kéléya’, ‘Soufiana’ et ‘Makoura’. « Mon départ pour la Côte d’Ivoire se justifiait par le désir de saisir des opportunités que ce pays offrait aux artistes pour leur promotion et celle de sa culture avec des studios d’enregistrement, des maisons de disque, des producteurs et des arrangeurs », a expliqué le doyen Sory Bamba. Selon lui, son séjour en terre ivoirienne a, aussi, été l’occasion de découvrir beaucoup d’autres talents africains et internationaux comme Manfila Kanté, qui l’a accompagné jusqu’à Mopti, sa ville natale. « De retour au pays, la moisson d’expériences de ce voyage m’a ouvert les jeux et oriente vers la recherche d’autres talents et artistes musiciens, comme Koko Dembélé et autres, pour renforcer l’existant. A la suite d’un travail de recherche approfondie, l’Orchestre régional a réussi un chef-d’œuvre, un hommage aux masques Dogon intitulé « Kanagayé » (le Kanaga), le plus prestigieux de la contrée », se souvient Sory Bamba. A partir du succès de cet opus, l’Orchestre régional de Mopti fut alors rebaptisé, en 1976, Orchestre Kanaga de Mopti. Sous l’impulsion du vertueux chef d’orchestre, Sory Bamba et le Kanaga de Mopti enregistrent, successivement, avec au bout un grand succès, ‘Kaméléba’ (Le faux galan), ‘Kulukutu’, ‘Yayoroba’, un hymne aux femmes rondes et d’autres titres, non des moindres, comme : ‘Mayel’ (Sory Bamba du Mali) réalisé en 1979 sur une sonorité qui s’apparente au Jazz, influencée par la musique Dogon. Pendant ce temps le mythique Kanaga se hisse au rang d’Orchestre national, après avoir remporté le Premier prix de la Biennale artistique du Mali trois fois consécutives : 1978, 1980 et 1982, un an après le départ de Sory. En 1981, Sory Bamba fasciné par la culture, se lance dans une nouvelle aventure, celle de faire la promotion de la culture Dogon qui le conduit en Côte d’Ivoire, puis en France où il s’installe. Considéré comme le plus grand promoteur du patrimoine culturel Dogon, il organise des tournées en Europe, avec des groupes de danseurs et musiciens venant du plateau Dogon et enseigne des cours de percussion et de danse au Café de la Gare à Paris. Pendant son séjour en France, parallèlement à l’enseignement, il enregistre trois albums : ‘Sigui’ en 1989 dédié à Djéli Baba Sissoko, ‘Mali-ballon’ (en l’honneur de l’équipe nationale de football, Les Aigles) en 2001 et ‘Dogon Blue’ en 2010. Ces consécrations lui ouvrent la voie d’une vaste tournée au Japon, Espagne, France et Allemagne. Ce monument de la musique malienne a signé son retour définitif au bercail en 2019 et vit ses 84 hivernages, en bonne santé, chez lui, au quartier populaire de Gangal, à Mopti. « J’ai fait ce que j’ai pu. Derrière cela, je regrette ne pas avoir atteint un idéal : celui de créer une musique propre uniquement au Mali, comme le Sénégal l’a fait avec le Mbalax. Je demande aux jeunes générations de travailler à cela’, dit le doyen Bamba. Ses collaborateurs, les administrateurs de la culture et ses admirateurs sont fiers de l’homme et apprécient sa contribution au rayonnement du riche patrimoine culturel malien. Mamadou Kébé, compagnon de tous les temps qui fut le responsable en charge du matériel de Sory, depuis la fanfare jusqu’à l’Orchestre Kanaga, dit de lui que c’est « un homme téméraire, humble, modeste et gros travailleur ». « Il a créé le Kanaga et grâce à son courage l’a conduit à son apogée et à la consécration qui lui ont permis de sillonner le pays et au-delà, dans des pays voisins et d’Europe’, poursuit Kébé. Selon lui, Sory Bamba « reste, pour nous une fierté régionale et nationale, dans le cadre du développement et de la promotion de la culture ». Pour le directeur régional de la Culture de Mopti, Adama Traoré, Sory Bamba « est incontestablement une icône de la musique malienne qui a su sceller un mariage fécond entre le traditionnel et le moderne, en imposant, d’une manière adaptée,

