Mali : Le hadj 2022 coutera 3,9 millions de Fcfa (officiel)

Bamako, 30 mai (AMAP) Le hadj (pèlerinage à la Mecque) coûtera 3,9 millions de Fcfa aux candidats de la filière gouvernementale, cette année 2022, contre un peu plus de 2,7 millions de Fcfa en 2020 et 2021, a annoncé le directeur général de la Maison du hadj, Dr Abdoul Fatah Cissé, samedi dernier, à la Maison du hadj, à Hamdallaye. « Le pèlerinage sur les lieux saints de l’islam aura officiellement lieu en 2022, après une annulation successive en 2020 et en 2021 pour cause de pandémie de la Covid-19 », a indiqué Dr Cissé lors d’une conférence de presse. Cependant, le hadj 2022 reste subordonné pour tous les pèlerins aux restrictions édictées par le Royaume d’Arabie Saoudite, principalement la limite d’âge fixée au maximum à 65 ans et 6 mois, la vaccination contre la Covid-19, le test PCR anti-Covid-19.  « En application de ces mesures qui concernent tous les pays musulmans du monde, le quota alloué au Mali, qui était de 13. 323 pèlerins, a connu une diminution drastique de 55% », a révélé le directeur de la Maison du hadj. « Ainsi ramené à 6.032 pèlerins, a-t-il précisé, 883 pèlerins partiront avec la filière gouvernementale et les 5.080 autres seront pris en charge par la filière privée », assurée par les agences de voyage.     « A l’opposé du quota qui a diminué, le coût du pèlerinage 2022 au Mali, sans le pécule mouton, ni le passeport, a connu une hausse vertigineuse, passant de plus de 2,7 millions en 2020 à un peu plus de 3,9 millions cette année, soit une augmentation de plus de 1,2 million de Fcfa pour la filière gouvernementale et d’un peu plus de 2,9 millions de Fcfa en 2020 contre, cette année, un peu plus de 4,6 millions (toutes dépenses comprises) pour la filière privée », a indiqué Dr Abdoul Fatah Cissé. Cette augmentation du coût du hadj 2022 au Mali comme dans tous les pays s’explique par les nouvelles dispositions prises par les autorités saoudiennes, a-t-il soutenu. « Tout d’abord, il y a eu une augmentation des frais liés aux services et prestations à Mina et à Arafat, passant de 211.000 Fcfa à environ 1 million de Fcfa », a-t-il précisé. « La TVA est, aussi, passée de 0,5% à 15% », a-t-il ajouté. L’assurance-maladie et le test PCR pour 50.000 Fcfa sont, également, de nouvelles mesures instaurées par les autorités saoudiennes. A cela, il faut ajouter la flambée du prix des hydrocarbures à l’échelle mondiale ayant un impact direct sur le coût du transport aérien, a relevé le conférencier.  Sont par conséquent éligibles au hadj 2022, en priorité, les candidats inscrits pour les campagnes 2020 et 2021. Toutefois, tous les candidats au hadj 2022, sans exception, doivent payer le gap financier permettant de se mettre au niveau du prix pratiqué cette année à savoir un peu plus de 3,9 millions. Dr Abdoul Fatah Cissé a salué le soutien conséquent et l’accompagnement sans réserve du département de tutelle. MD (AMAP)

Le chantier d’élaboration de la politique nationale de Défense et de sécurité est ouvert 

Bamako, 30 mai (AMAP) Le Secrétariat permanent du Conseil de sécurité nationale (SP-CSN) a organisé, du 26 au 27 mai dernier, au palais de Koulouba, un atelier de clarification des concepts de la Politique de sécurité nationale (PSN) du Mali, dans la situation sécuritaire particulière du Mali qui nécessite la mise en place d’une PSN adaptée à la nature et aux nouvelles formes de menaces et basée sur nos valeurs sociétales. La rencontre de deux jours visait, globalement, à susciter un consensus général autour de certaines terminologies utilisées dans la rédaction de la PNS pour pouvoir défendre le projet lors des prochains ateliers de validation externes.  La cérémonie de clôture était présidée par le ministre secrétaire permanent du CSN, le général Yamoussa Camara, en présence de plusieurs officiers supérieurs des Forces de défense et de sécurité. L’atelier a, aussi, vu la participation des représentants des départements sectoriels concernés, des historiens et universitaires maliens, ainsi que des partenaires étrangers, notamment la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation du Mali (MINUSMA).  Le Mali a initié un processus d’élaboration d’une PSN en 2014. Le premier projet avait été approuvé par le CSD lors de sa session du 22 décembre 2014 et renvoyé, par la suite, pour la tenue de consultations élargies à d’autres acteurs pour la prise en compte des questions non militaires.   Dans son discours de clôture, le général Camara a indiqué que l’élaboration de la PSN « est un processus lent et laborieux qui nécessite l’implication d’un grand nombre de participants ». Selon lui, une politique nationale est d’abord fondée sur une vision et celle du Mali consiste à faire en sorte qu’à l’horizon 2050, «nous puissions avoir un pays pacifié, stable et prospère où l’État peut assurer la sécurité des personnes et des biens». Soulignant l’importance d’avoir une PSN, Yamoussa Camara a relevé que «si nous sommes dans une situation déplorable aujourd’hui, et même de drame existentiel que nous connaissons depuis 2012, c’est parce qu’on n’avait jamais mis en place une structure de veille et d’anticipation». Même s’il a reconnu l’existence de certaines structures, de façon sectorielle depuis fort longtemps, pour essayer de gérer les crises et les catastrophes, le général Camara a déploré l’absence de synergie d’efforts et de coordination. «Si bien qu’à l’apparition de la première grande crise, l’État s’est montré en défaut de capacité. On s’est dit : ‘plus jamais ça ». « Il faut une structure qui puisse coordonner l’ensemble de ces services pour assurer et anticiper les risques et les menaces», a-t-il expliqué. Pour sa part, l’ancien ministre et historien, Doulaye Konaté, a confié que les hommes de sciences sociales ont été sollicités pour apporter leur contribution à la définition de cette PNS. Selon lui, « lorsqu’on aborde la question sous cet angle, on ne peut bâtir une politique que sur un socle de valeurs, toute chose qui renvoie à notre passé ». AT/MD (AMAP) 

Mopti : Remise de chèques et enveloppes à des veuves de militaires

Mopti, 30 mai (AMAP) Le mouvement An Biko a procédé mardi dernier à Sévaré  à la remise de chèques et enveloppes à des veuves de militaires qui ont perdu la vie lors de la dernière attaque, dans la région de Mopti, a constaté l’AMAP. Une délégation du mouvement An-biko a fait le déplacement depuis Bamako pour la circonstance. La cérémonie de remise symbolique de ces enveloppes s’est déroulée dans la ville de Sévaré sous la présidence du préfet du cercle de Mopti, Abba Kaba en présence du coordinateur régional du mouvement An-biko à Mopti, Baba Diarra, de la délégation du bureau national mouvement An-biko et de plusieurs invités. Le premier responsable du mouvement An Biko antenne Mopti s’est dit très fier aujourd’hui de ce geste de la présidente du mouvement An-biko, Mme Fatoumata Niane Batouly. Baba Diarra a réaffirmé que les femmes de la 5ème région de notre pays Mopti, « toutes disent An biko, Mme Fatoumata Niane Batouly », a évoqué le coordinateur du mouvement An-biko de Mopti, M. Diarra « Lorsque on lui a fait savoir notre de notre préoccupation afin qu’elle nous vienne en aide et en assistance, elle n’a pas posé de problème. Et, elle tout simplement fait savoir qu’elle nous apporterait de ce qui est de son possible, donc promesse tenu, promesse réalisé. Que Dieu lui accord tous les bonheurs possibles qu’elle souhaite, dans la santé, et de bonheur », a ainsi lancé la porte-parole des bénéficiaires, a voulu reste dans l’anonymat. Le préfet de Mopti a salué la délégation qui a effectué le déplacement depuis Bamako. « Nous remercions très sincèrement la présidente de l’organisation mouvement An-Biko, Mme Fatoumata Niane Batouly, pour ce précieux geste en ce moment crucial que traverse notre pays. Nous demandons toujours à cette généreuse dame de veiller à la communauté de Mopti notamment, les femmes et jeunes », a évoqué Abba Kaba, préfet du cercle de Mopti. La délégation du bureau national de l’organisation des œuvres caritatives de Mme Fatoumata Niane Batouly a remercié l’ensemble des autorités : administratives, politiques, coutumières et le bureau mouvement An-biko de Mopti pour l’accueille qui lui a été réservé. KM (AMAP)

Mopti : Tenue de la session extraordinaire du CROCSAD

Mopti, 29 mai (AMAP)Le Comité Régional d’Orientation, de Coordination et de Suivi des Actions de Développement (CROCSAD) de Mopti a tenu le 24 mai dernier dans la salle de conférence du gouvernorat une session extraordinaire pour la validation des rapports d’évaluation de la performance des communes du projet de déploiement des ressources de l’Etat pour l’amélioration des services et de riposte à la COVID-19 (PDREAS), a constaté l’AMAP. La cérémonie d’ouverture du CROCSAD consacré à la validation des rapports d’évaluation de cet important projet était présidée par le directeur de cabinet du gouverneur de la région de Mopti, Kantara Diawara. C’était en présence des représentants des gouverneurs des régions de Bandiagara et Douentza, les autorités administratives, les élus des collectivités concernés et les services techniques membres du comité. Le PDREAS est un projet multi bailleurs dont le lead est assuré par le groupe de la Banque Mondiale. Il est financé à hauteur d’environ 29,2 milliards de francs CFA par la Banque mondiale et l’Agence Française de Développement avec un financement additionnel de 31,7 milliards de francs CFA par l’ambassade des Pays-Bas et de la Coopération Suisse pour une durée de 5 ans. Avec comme objectif d’augmenter les ressources mises à la disposition des collectivités pour fournir des services et à renforcer les mécanismes décentralisés, y compris l’implication des bénéficiaires et les utilisateurs des services, le projet couvre 102 communes reparties entre les 10 régions administratives du Mali dont 14 dans la région de Mopti ancienne configuration. Dans son discours d’ouverture le directeur de cabinet, Kantara Diawara a d’abord mis l’accent sur l’importance de la présente session du comité qui vise à créer un cadre d’échange avec les autorités régionales, locales et communales sur les modes opératoires du projet ainsi que les rôles et responsabilités des différentes parties prenantes dans le cadre du programme de dotation de performance des communes avant d’exhorter les participants à plus d’assiduité aux travaux. Suite à la présentation des 14 collectivités bénéficiaires du PDREAS dans la région de Mopti composée de 5 communes urbaines, Mopti, Djenné, Bandiagara, Douentza, Tenenkou et 9 communes rurales que sont : Dandoli, Derrary, Fakala, Pondori, Femaye, Ouro-Ali, Konna, Débéré et Petaka, les participants se sont familiarisé avec les principes d’intervention du projet dont le mécanisme d’évaluation de performance d’écrit dans le manuel de dotation conditionnelle. Le directeur régional de la planification de Mopti, Amadou Niaré a présenté les critères de l’évaluation des communes qui tournent autour de 10 indicateurs de performance inclus dans 4 grands axes que sont : la gouvernance interne ; la maîtrise d’ouvrage ; transparence, redevabilité et participation citoyenne ; qualité de la fourniture des services. Les collectivités bénéficiaires ont eu connaissance de leur score de notation en vue de formuler des réserves ou réclamations par rapport à une formulation qu’ils supposent incompatible. A l’issue des travaux le CROCSAD a formulé des recommandations entre autres la prise en compte du contexte conjoncturel de chaque collectivité pour l’évaluation ; élargir le PDREAS aux autres niveaux de collectivité (cercle, région) et revoir la stratégie de couverture et d’accompagnement du projet en tenant compte du nouveau découpage territorial. DC/KM (AMAP)

Ténenkou (Centre) : Un homme abattu par des assaillants armés non identifiés

Ténenkou, 27 mai (AMAP) Un membre du comité de veille pour la paix de Ténenkou (Centre) a été abattu, vendredi, aux alentours de 20 heures, par des hommes armés non encore identifiés, a appris l’AMAP de sources locales. Amadou Koïta, connu sous le nom de Diadiourou, âgé d’une soixantaine d’années, été tué, dans sa propre famille, devant ses proches. L’acte n’a pas été revendiqué. Le corps de la victime a été récupéré par les autorités qui, en principe, ouvriront une enquête puisque la gendarmerie est présente à Ténenkou.

Festival Bôdôgôla : Une pratique ancienne à faire revivre 

Bamako, 27 mai (AMAP) La 2è édition du Festival Bôdôgôla de Yangasso dans le Cercle de Bla (Centre) se déroulera du 27 au 29 mai prochains, a annoncé, lundi, le président de l’Association jeunesse pour l’aide au développement de la Commune de Yangasso (AJ-ADC), Me Bakary Dembélé .  Lors d’une conférence de presse, au siège du Groupe Renouveau FM, à Missabougou, Me Dembélé, a indique que les objectifs de ce rendez-vous culturel sont le renforcement de l’éducation des jeunes, les retrouvailles des ressortissants de la localité et la promotion socio-économique de Yangasso. La nouveauté de cette année est l’organisation d’une foire artisanale qui va accueillir les artisans de plusieurs localités. Les artistes invités de cette 2è édition sont, entre autres, Mamadou Dembélé dit Dabara, Dios Saramani, Drissa Tangara. C’est également une opportunité pour les artistes en herbe de montrer au public leur savoir-faire. En présence d’autres membres de l’Association et de plusieurs ressortissants de la localité, le conférencier a ajouté que des milliers de festivaliers sont attendus, cette année, à ce rendez-vous culturel organisé à l’initiative de l’AJ-ADC de Yangasso, en collaboration avec les communautés locales. Me Dembélé a fait le bilan de la précédente édition, avant de relever le partenariat des hommes des médias, y compris le Groupe Renouveau, pour leur accompagnement. Bôdôgôla est une manifestation culturelle ancestrale qui magnifiait les filles. C’est une manière de rendre hommage aux  parents qui ont bien éduqué leurs filles. L’événement était organisé chaque année avant l’hivernage pour préparer les futures mariées sous l’arbre sacré, en présence de l’ensemble de la population.  Pendant trois jours, les festivaliers vont découvrir la riche culture de la localité à travers des récits de vieilles personnes, des découvertes touristiques, des prestations de troupes folkloriques, des échanges culturels et des concerts géants. Mais tout tournera autour de l’éducation traditionnelle. Pour les organisateurs, le but de cette pratique ancienne était de glorifier celles qui ont su garder leur virginité. En outre, le conférencier a relevé que cette pratique est aujourd’hui en voie de disparition malgré son importance. Et de déplorer l’abandon de ce rituel depuis plus de deux décennies.  « C’est un devoir pour la jeune génération de faire revivre cette pratique culturelle et le festival est une opportunité pour joindre l’utile à l’agréable », a dit Me Dembélé. Les initiateurs ont donné l’assurance que toutes les dispositions sont prises pour assurer la sécurité des festivaliers et de leurs biens.  AS/MD (AMAP)

Esclavage par ascendance à Kayes (Ouest) : Un rapport alarmant de la Commission malienne des droits de l’Homme 

Bamako, 26 mai (AMAP) La Commission nationale des droits de l’Homme (CNDH) a indiqué que dans la Région de Kayes, dans l’Ouest du Mali, « des personnes sont considérées comme nées esclaves parce que leurs ancêtres ont été capturés et réduits en esclavage ». Dans une étude sur les besoins et attentes des victimes de l’Esclavage par ascendance (EPA), publiée récemment,  la CNDSH ajoute que de fait, les familles des victimes « appartiennent aux familles propriétaires d’esclaves depuis des générations ». « Et les personnes considérées comme des esclaves travaillent sans rémunération, peuvent être héritées et sont privées des droits humains fondamentaux», déplore la CNDH.  L’organisation souligne que les personnes considérées comme esclaves, et traitées comme telles, ne sont pas des captifs de guerre. «Il s’agit de personnes parties à la recherche de meilleures conditions de vie par le canal de l’exode rural qui se sont installées dans plusieurs localités de la zone», explique le rapport.  «Selon les enquêtes, l’hospitalité offerte en milieu Soninké peut conduire à l’esclavage lorsque la personne bénéficiaire se marie avec une femme esclave», regrette la CNDH. Ajoutant que les personnes, qui naissent en situation d’esclavage font l’objet de nombreuses violations de droits humains.  « Selon les personnes enquêtées, indique le document, les violences subies sont principalement physiques et morales ». «L’une des mesures importantes ayant conduit à l’exclusion des victimes d’EPA est l’interdiction d’accès à la terre cultivable», déplore l’organisation.  En outre, les initiateurs et les partisans de la lutte contre la pratique ont été exclus de l’accès aux différents services sociaux de base. La pratique a, également, provoqué de nombreux déplacements dans la région.  La CNDH explique qu’aujourd’hui, les victimes réclament que des actions  judiciaires soient prises.  Le rapport signale qu’entre 2017 et 2020, 102 plaintes ont été déposées au Tribunal de grande instance de Kayes (Ouest). Quelque 70% des victimes enquêtées s’estiment « non satisfaites » du traitement de leur cas. « Ce pourcentage significatif implique la nécessité d’agir, de façon optimale, dans la prise en charge des victimes de pratique d’esclavage par ascendance », plaide l’organisation.  Selon elle, certaines victimes veulent la reconnaissance et la criminalisation de la pratique tandis que d’autres réclament la réparation du préjudice causé par la pratique ainsi que la restitution de leurs terres. Le rapport indique que les Organisations de la société civile (OSC) estiment, aujourd’hui, que « les réponses apportées par l’Etat restent insuffisantes, laissant les victimes dans une situation de vulnérabilité exacerbée ». Alors que l’article 2 de la Constitution du 25 février 1992 dispose que «tous les Maliens naissent et demeurent libres et égaux en droits et en devoirs.  Toute discrimination fondée sur l’origine sociale, la couleur, la langue, la race, le sexe, la religion et l’opinion politique est prohibée». La Convention relative à l’esclavage du 25 septembre 1926, le définit comme étant « l’état ou la condition d’un individu sur lequel s’exercent les attributs du droit de propriété ou certains d’entre eux ».  BD/MD (AMAP)

Le président de la Transition annonce un enrôlement biométrique des fonctionnaires du Mali

Bamako, 25 mai (AMAP) Le président de la Transition, le colonel Assimi Goita, a annoncé, mardi, un enrôlement biométrique de l’ensemble des fonctionnaires maliens, lors du lancement officiel, à Koulouba, d’un projet pour une gestion plus efficiente des effectifs de la fonction publique de l’État et des collectivités territoriales. « Il apparaît de plus en plus que la gestion des ressources humaines au niveau de la fonction publique de l’État et des collectivités territoriales est entravée par des difficultés qui exigent des solutions plus adéquates si nous voulons donner un sens à notre projet de refondation », a déclaré à cette occasion le président de la Transition, dans son allocution. La maîtrise des effectifs, selon le chef de L’Etat, « au niveau de la fonction publique et des collectivités territoriales et de la masse salariale demeurent un véritable défi à relever ». Le « Système intégré de gestion des ressources humaines des fonctions publiques de l’État et des collectivités territoriales (SIGRH) » est une réforme qui vise à mieux gérer les ressources humaines employées dans le service public. AC/MD (AMAP)

Près de 200 unions célébrées lors de la 13ème édition du mariage collectif à Banamba (Ouest)

Banamba, 22 mai (AMAP) La marie de la Commune rurale de Banamba, dans l’Ouest du Mali, a enregistré près de 200 mariages, entre 09 et 13 heures, le jeudi 19 mai dernier, dans sa grande salle de célébration et dans les centres d’état civil secondaire, a constaté l’AMAP. La 13ème édition du mariage collectif de Banamba, qui a regroupé toutes les sensibilités locales, les partenaires et sponsors, les invités de marque, les forces de l’ordre, les médias, les visiteurs, avait pour objectif de partager cet évènement socio culturel avec les uns et les autres. A titre de rappel, l’événement a lieu, chaque année, suivant le croissant lunaire sur décision des sages de la ville qui coïncide avec ce mois-ci, le 19 mai 2022. Le principal et les centre secondaires d’état civil de Banamba a scellé, cette année, près de 200 mariages en majorité des jeunes couples. Cet évènement a été soutenu, en partie par les partenaires sponsors, notamment la  parfumerie Gandour et une marque de produit de beauté. Cette journée singulièrement agitée s’est bien déroulée sans difficulté spécifique majeure. La parfumerie partenaire, « dans sa politique sociale, accompagne la mairie de la Commune rurale de Banamba pour le succès de ce grand évènement socioculturel,  depuis 13 ans » , a confié M. Julien, son agent commercial. Elle a coiffé les nouvelles mariées, offert aux couples des gammes de produits et a permis aux jeunes couples de s’équiper, à travers un  tirage au sort pour gagner des meubles et des équipements électro-ménagers. Ces cadeaux mis en jeu par le partenaire et sponsor étaient au nombre de 50 au total.  Les lauréats des gros lots de ce grand tirage au sort sont respectivement le couple Abdoulaye Bambera et Assan Kanté qui a reçu un salon complet remis par la 1ère adjointe au préfet, Diallo Fatoumata Simpara, suivi du couple Karim Diarra et Hawa Sidibé avec une armoire remise par le président du Conseil de Cercle, Birama Sissoko et, enfin, un lit et coiffeuse remis au couple Issa et Hawa Gadiaga par le maire de la Commune rurale de Banamba, Ousmane Baye Simpara. Auparavant, le représentant de la chefferie, Mambé Simpara, avait eu les mots de bienvenue, suivi de l’intervention du maire Ousmane Baye Simpara et des partenaires sponsors. Quant à la 1ère adjointe au préfet, Diallo Fatoumata Simpa , elle a invité les acteurs impliqués à promouvoir et à pérenniser cet évènement socioculturel « tout en encourageant les couples à faire établir l’acte de mariage, essentiel pour l’équilibre du foyer conjugal ». L’entreprise sponsor est spécialisée dans la fabrication et la commercialisation des produits cosmétiques et parfums. Elle est certifiée ISO 9001 depuis 2006. Depuis plus de 55 ans, ce label qui a réussi à s’imposer comme la marque de beauté auprès des consommateurs. Elle est présente au Sénégal, Maroc, Cameroun et Cote d’Ivoire. AT/KM/MD (AMAP)

Ministres tchadien et mauritanien à Koulouba : Le G5 Sahel au menu des échanges 

Bamako, 23 mai (AMAP) Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a reçu, successivement, vendredi dernier au palais de Koulouba, le ministre tchadien de la Communication, Porte-parole du gouvernement, Abderaman Koulamallah et le ministre mauritanien des Affaires étrangères, de la Coopération et des Mauritaniens à l’Extérieur, Dr Mohamed Salem Merzoug, pour des agences sur le retrait du Mali du G5-Sahel. Premier à être reçu, le ministre tchadien de la Communication a, à sa sortie d’audience, évoqué les liens étroits qui unissent le peuple malien et celui du Tchad. Abderaman Koulamallah a souhaité que les relations bilatérales entre le Tchad et le Mali soient encore plus renforcées. Il a, par ailleurs, affirmé avoir compris le départ du Mali du G5-Sahel. « Cependant, nous aurions aimé qu’il y ait une autre solution», a-t-il nuancé. «Toutefois, le Mali est libre et souverain et prend souverainement ses décisions que nous respectons», a indiqué le ministre tchadien de la Communication.  D’après M. Koulamallah, le G5-Sahel continuera sa mission, ajoutant que « le Mali reste, quand même, un élément clé de l’organisation communautaire ». «Nous ne perdons pas espoir que le Mali puisse retrouver, un jour, tous ses droits au sein du G5-Sahel», a-t-il dit, notant que le président Goïta a affirmé sa disponibilité à continuer les relations bilatérales avec son pays.  Quant au ministre mauritanien des Affaires étrangères, de la Coopération et des Mauritaniens à l’Extérieur, il a rappelé que le G5-Sahel a été mis en place pour permettre à «nos pays de conjuguer leurs efforts pour faire face aux défis convergents et cumulatifs, notamment au plan sécuritaire, qui font peser de graves menaces sur nos différentes populations».  Selon le Dr Mohamed Salem Merzoug, c’est par la mutualisation et l’intégration que nos pays peuvent relever l’ensemble de ces défis.  Le chef de la diplomatie mauritanienne a indiqué que le G5-Sahel est une jeune organisation, qui a fait du chemin, mais qui reste «perfectible». «Donc, nous devons faire en sorte que dans le respect de la souveraineté de nos Etats qu’il puisse fonctionner le mieux possible», a dit M. Merzoug, avant de magnifier les relations bilatérales entre Bamako et Nouakchott. BD/MD (AMAP)