Fonction publique du Mali : Le recensement des agents a débuté le 1er septembre jusqu’en novembre prochain
Bamako, 14 sept (AMAP) Le recensement des agents de la Fonction publique de l’État et des Collectivités territoriales a débuté le 1er septembre et prendra fin le 30 novembre prochain, annonce une lettre circulaire du 31 août 2022. Selon cette lettre relative au déroulement de cette phase du projet Système intégré de gestion des ressources humaines des Fonctions publiques (SIGRH), cette opération concerne tous les agents de l’État et des Collectivités territoriales sur l’ensemble du territoire malien, dans les ambassades et les consulats. « Ce recensement cible précisément les agents fonctionnaires et contractuels de la Fonction publique de l’État, du statut général et des statuts autonomes ». Les Forces de défense et de sécurité sont exemptées. L’opération concerne, aussi, les agents fonctionnaires et contractuels des collectivités territoriales des secteurs de l’éducation, de la santé et de l’emploi et de la formation professionnelle pris en charge par l’État, à travers le système de mise à disposition. « Les enseignants des écoles communautaires (ECOM), les animateurs du Centre d’éducation pour le développement (CED), du Centre d’alphabétisation fonctionnel (CAF), du Centre d’apprentissage féminin (CAFE) et du Centre d’éducation pour l’intégration (CEI) bénéficiant des appuis financiers du budget d’État sous forme de subvention et les fonctionnaires des collectivités territoriales du cadre de l’administration générale » font également partie de la population cible de ce recensement. Les agents contractuels des collectivités territoriales payés sur ressources propres en font partie. Tout comme les agents des organismes spécialisés Établissement public à caractère administratif (EPA), Établissement public à caractère scientifique et technologique (EPST), Établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC), Établissement public hospitalier relevant de la Fonction publique de l’État. Ces populations cibles doivent renseigner la Fiche individuelle de collecte de données disponible chez leurs chefs de services respectifs. Et y joindre une copie de l’arrêté de leur intégration ou de la décision de leur recrutement, une copie de la carte Nina ou de la fiche descriptive individuelle. Et également une copie de leur extrait d’acte de naissance y compris celle de l’acte justifiant leur position statutaire. Cette phase de recensement dans le cadre du projet SIGRH a été lancée le 1er septembre dernier. « Le projet vise à lutter contre la fraude et à faire des économies sur les budgets de l’État et des collectivités. Il permettra également d’avoir une maîtrise des effectifs et de la masse salariale ». MDD/MD (AMAP)
Tontine en troc : Un bon investissement
Par Fatoumata M. SIDIBÉ Bamako, 09 sept (AMAP) Une nouvelle forme de tontine, organisée autour d’articles divers comme le savon, les pagnes et même l’or, fait fureur chez les femmes. «À l’origine, la tontine est une manière pour les femmes de s’entraider ou de se rencontrer pour discuter de leurs problèmes, payer chacune une somme d’argent qu’elles octroient aux membres de l’association à tour de rôle », explique d’Awa Soumaoro, retraitée domiciliée à Sébénikoro, un quartier de Bamako, la capitale malienne. « Aujourd’hui, la tontine a beaucoup évolué et tend à devenir un vrai business entre des groupes de personnes», ajoute Awa Soumaoro Notre interlocutrice sait de quoi elle parle, elle qui a été, pendant de longues années, membre de ce qu’on appelle «Ton» en bambara. Fatoumata Diaby, dite Faty est «Ton Ba» (responsable de tontine). Elle et les autres adhérentes cotisent, depuis quatre ans, pour s’acheter de l’or. «Je fais la tontine de l’or parce que la demande est là. Cette tontine permet, par exemple d’avoir des bijoux en métal jaune qui coûtent très cher sur le marché», sourit la jeune fille qui gère un magasin de vente de bijoux en or, à Boulkassoumbougou, un quartier de Bamako. Cette femme d’affaire est membre ou responsable de plusieurs tontines. «Je fais également le business tontine qui consiste à récolter du matériel que les membres veulent vendre par exemple »,dit-elle. L’objectif est d’aider les adhérentes « à lancer leur commerce parce que ce n’est pas facile d’économiser soi-même de l’argent pour pouvoir acheter des produits ou articles nécessaires pour ce faire», explique Faty, qui précise que généralement, elle connait les membres. « Le réseau, s’empresse-t-elle d’ajouter, est ouvert à tout le monde ». «Aux personnes désireuses d’adhérer à l’association, j’exige une copie de la carte d’identité en cours de validité. La personne paie aussi une caution égale à la contribution mensuelle et signe un engagement personnel devant l’officier de police ». « Ainsi, nous pouvons avoir l’autorisation de saisir les biens des mauvais payeurs pour éponger les impayés», ajoute Faty. Concernant la tontine pour l’or, chacun paye 100 000 Fcfa par mois pour avoir l’équivalent d’un million de Fcfa en métal jaune. Celles qui payent la moitié perçoivent l’or d’une valeur de 500 000 Fcfa. «Le cours de l’or varie. Le gramme vaut actuellement 38 000 Fcfa. Le poids pour chaque membre est fonction du prix de l’or sur le marché. L’or que je vends vient de Dubaï», nous explique Fatoumata Diaby. GRAMMES D’OR – Notre interlocutrice a créé un groupe WhatsApp qui lui permet d’envoyer la photo des bijoux à celles qui en font la commande. «On passe la commande et je conduis l’intéressé à la boutique à Boulkassoumbougou pour récupérer son bijou contre une facture d’achat», précise Faty. Elle ajoute que l’objectif visé est de permettre aux femmes d’avoir ce qu’elles veulent et leur permettre de faire des investissements. La commerçante assure ne recevoir aucune rémunération en échange. Les attentes des adhérentes sont-elles comblées ? À en croire Fanta Diallo, membre de la tontine de Faty, la réponse est oui. «La tontine m’a permis d’avoir 27 grammes d’or dont une chaine, des boucles d’oreille et une bague pour ma fille qui va bientôt se marier :, dit-elle. « Sans la tontine, je ne sais pas comment j’allais obtenir un tel trésor», témoigne Fanta, sourire aux lèvres. Comme Faty, plusieurs autres femmes initient des tontines. Détentrice d’une licence en agroéconomie de l’Institut polytechnique rural (IPR) de Katibougou, Aminata Soumano est entrepreneuse. Elle tient une boutique à Hamdallaye ACI, en Commune IV du District de Bamako. «Je fais des tontines de savons, wax, draps et de basin Getzner», dit la jeune dame de 30 ans dont les activités se passent de façon virtuelle. GROUPE WHATSAPP – La date de démarrage de la tontine est annoncée en ligne via les plateformes de réseaux sociaux. «Quand les membres atteignent le nombre souhaité, je crée un groupe WhatsApp pour les répertorier. Le canal de communication établi, les membres sont informés à chaque fois qu’une personne paye sa cotisation», confie l’agronome. Elle précise que la tontine dure environ un an. La cotisation de la tontine pour les pagnes wax qui compte dix membres, est de 8 000 Fcfa, soit un montant total de 80 000 Fcfa. «Je peux avoir les pagnes à 7 500 Fcfa avec les grossistes, soit une remise de 500 Fcfa par pièce :, explique noyre interlocuteur. Les photos des adhérents sont envoyées sur le groupe. Le choix des pagnes est fait en fonction de la marque. Il y a des pagnes qui viennent de la Chine, d’Inde et de la Turquie. À leur arrivée, les pagnes sont livrés par un coursier. Et, après réception du colis, la photo est partagée sur le groupe pour permettre à tout le monde de s’assurer de l’arrivée de la commande. Pour adhérer, «il faut juste être sérieux», souligne Aminata, en précisant que la photo de chaque membre est publiée sur le groupe. Membre de la tontine, Rabia Cissé, 22 ans, avoue qu’au début elle s’en méfiait parce qu’elle ne connaissait pas l’initiatrice. «Mais la tontine de wax dont je suis membre s’est bien déroulée», confirme-t-elle assurant avoir intégré le groupe pour aider sa mère à constituer son trousseau de mariage. Fatoumata Diané est initiatrice d’une tontine de chaussures, de hijabs, d’abaya (longue robe noire portée par les femmes musulmanes) et de foulards. Elle dit avoir choisi ces articles pour faciliter l’achat de ses marchandises et fidéliser la clientèle. «J’organise cette tontine entre les étudiants de mon université. Nous sommes dix personnes. Chaque membre paye 2 000 Fcfa par semaine pour un total de 20 000 Fcfa. Libre à eux de choisir ce qu’ils veulent : hijabs, foulards, chaussures ou abaya. Elle a créé un groupe WhatsApp à travers lequel elle envoie les photos de ses marchandises pour attirer davantage les membres de la tontine, mais aussi de nouveaux clients. Et d’assurer que pour le moment, elle ne se plaint pas. FMS/MD (AMAP)
Environnement au Mali : Urgence d’agir
Par Cheick Amadou DIA Bamako, 08 sept (AMAP) Le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), en collaboration avec le gouvernement malien et la société civile, dans un rapport d’évaluation de l’environnement intégrée du Mali, réalisée sur la période 2021-2022, dressent un bilan sombre de la situation de l’environnement au Mali. Vaste pays continental situé au milieu de la sous-région ouest-africaine, le Mali est un véritable miracle de la nature. Sa partie désertique qui s’étend du centre à l’extrême nord (2/3 du territoire national) et le sud qui concentre l’essentiel du couvert végétal, regorgent d’immenses ressources naturelles composées de flore, de faune et de cours d’eau, dont le plus important est le fleuve Niger. Son delta intérieur abrite une biodiversité extraordinaire. Ses terres très fertiles et inondables par endroits, se prêtent aux cultures de toutes sortes (céréales sèches, légumineuses, arbres fruitiers et fourrage). Le couvert végétal se caractérise par des forêts classées, dont la superficie totale dépasse les 1,3 million hectare, les aires protégées (boucle du Baoulé) à cheval sur le Cercle de Kolokani et la Région de Kita (Ouest), habitat de grands fauves d’Afrique, les chimpanzés et d’une grande variété de faune sauvage. Au nord-est, on y trouve des oasis paradisiaques et des espèces de faunes qui concourent à rendre la zone écologiquement magnifique. À la faveur des sécheresses récurrentes qu’a connues le pays depuis les années 1970-80, ces ressources ont subi de fortes pressions humaines. Mais, c’est au cours des dix dernières années qu’on a assisté à une dégradation sans précédent des terres, à cause de la destruction massive du couvert végétal, l’érosion des sols et les pratiques non durables, telles que mise en évidence par l’évaluation des organismes de l’Organisation des Nations unies (ONU. Ces facteurs émanent du changement climatique, de la démographie et des diverses conséquences de la mondialisation. Au niveau de écosystèmes naturels, l’état des ressources forestières est alarmant. En une décennie, le Mali a perdu 15% de son couvert végétal. Cela est dû à l’absence de surveillance et à l’accroissement des besoins des populations en crise, note la mission d’évaluation. La superficie des pâturages qui a connu une augmentation avec 35 millions d’hectares, a perdu 40% de sa surface à cause des incendies. Les sécheresses qui en découlent, ont mis à mal la sécurité alimentaire du pays. La pratique dominante de l’agriculture fluviale couplée aux conditions climatiques extrêmes, contribue à une baisse de rendement importante de plusieurs cultures (maïs, mil, sorgho). Ceci représente un risque considérable pour la sécurité alimentaire des populations, prévient le rapport. Autrefois légion, la plupart des grands mammifères ont disparu suite au braconnage, à la compétition avec l’élevage et à la conversion de leur habitat en hameaux de cultures ou de pêche, qui se transforment souvent en village. Dans le cadre de la préservation du patrimoine hydrique, le constat est amer. Les cours d’eau sont fortement pollués par les activités agricoles, industrielles et énergétiques. En particulier, le secteur de l’industrie utilise beaucoup d’eau et rejette dans la nature, des eaux usées (souvent chargés de déchets dangereux), généralement sans traitement. Les infrastructures d’assainissement sont insignifiantes dans un contexte d’urbanisation galopante et anarchique. L’extraction minière, qui est une activité économique dynamique dans le pays, cause des dégâts incommensurables à l’environnement, allant de la déforestation à la perte des terres cultivables, en passant par la pollution des cours d’eau et la modification de leur hydraulicité, selon l’enquête. L’utilisation massive de produits chimiques dangereux, comme le mercure et le cyanure dans l’exploitation minière artisanale, est une préoccupation particulière, tant pour la santé physique des communautés que pour les écosystèmes. En outre, la dégradation de la situation sécuritaire a négativement impacté l’environnement et la gestion des ressources naturelles. L’état de droit s’est affaibli, ainsi que l’application du cadre règlementaire de gestion des ressources naturelles. L’exploitation anarchique des ressources s’est accentuée. Les populations rurales n’ont pas accès aux terres agricoles et aux ressources dans les zones contrôlées par les groupes armées. La chaîne de valeur des produits économiques est bloquée par l’usurpation des moyens de transport et le contrôle des axes routiers par les bandits armés. RESSOURCES INSUFFISANTES – Malgré la richesse du cadre politique, administratif et institutionnel en place, l’Evaluation environnementale intégrée du Mali (EEI) relève que les ressources pour assurer la mise en œuvre des actions prioritaires en termes d’environnement, de changement climatique, de promotion de la diversité biologique et l’approfondissement des liens entre environnement, pauvreté et développement durable, restent insuffisantes. Elle a observé d’importantes lacunes dans l’accessibilité, la disponibilité, la couverture spatiale des données et l’échelle de collecte des données environnementales et climatiques au Mali. Selon l’EEI, l’insécurité dans le Centre et le Nord du Mali est l’une des raisons qui expliquent ces lacunes. Mais, les services responsables souffrent, également, du manque de ressources humaines et de moyens techniques, pour couvrir l’ensemble du territoire. «C’est pour toutes ces raisons que l’État du Mali doit agir au plus vite, avant qu’il ne soit trop tard», alerte Alain Noudehou, représentant-résident du Système des Nations-Unies au Mali et représentant spécial adjoint du Secrétaire général de l’ONU pour le Mali. En réagissant à ces préoccupations des enquêteurs de l’ONU, le ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Modibo Koné dit : «Face à ces menaces multiples et diverses, nous sommes résolus à assumer nos responsabilités de manière déterminante». Il affirme que l’intégration de l’environnement dans la planification du développement est désormais un impératif national, pour la survie de nos écosystèmes. Le Mali a toujours montré son engagement dans la défense de l’environnement, depuis le sommet mondial de la terre en 1992 à Rio (Brésil), en ratifiant plusieurs accords internationaux sur l’environnement dont la Convention sur la diversité biologique, la Convention-cadre des Nations-Unies sur le changement climatique et la Convention des Nations-Unies sur la lutte contre la désertification. Pour renforcer cet engagement, le Mali a inscrit dans le préambule de sa Constitution du 25 février 1992 : «Le Peuple souverain du Mali s’engage à assurer
Le colonel Assimi Goïta reçoit le ministre guinéen Morissanda Kouyaté
Bamako, 08 sept (AMAP) Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a reçu, mercredi, au palais de Koulouba, le ministre guinéen des Affaires étrangères, de la Coopération internationale, de l’Intégration africaine et des Guinéens de l’étranger, Morissanda Kouyaté. Le chef de la diplomatie guinéenne était porteur d’un message du président de la Guinée, le colonel Mamadi Doumbouya, à son homologue le colonel Goïta. A sa sortie d’audience, l’émissaire guinéen, sans entrer dans les détails, a expliqué que le colonel Doumbouya l’a chargé de transmettre un message personnel à son «frère et ami» le colonel Goïta. «Le président Doumbouya et son frère jumeau (le colonel Goïta) veulent redynamiser, dépoussiérer leurs relations pour les mettre au service de nos peuples», a souligné Morissanda Kouyaté. Morissanda Kouyaté a rappelé les propos de l’ancien président guinéen, Ahmed Sékou Touré, qui a affirmé que «le Mali et la Guinée sont les deux poumons dans un même corps». Aujourd’hui, ces deux pays sont confrontés au problème de terrorisme. Exprimant la solidarité de la Guinée avec notre pays dans cet effort, M. Kouyaté a soutenu que «tout ce qui arrive au Mali, arrive à la Guinée». Il a, ensuite, rappelé que depuis 2012, des contingents guinéens sont présents au Mali dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Le chef de la diplomatie guinéenne a, aussi, fait remarquer que c’est à partir d’une rectification institutionnelle qu’une phase de Transition s’est imposée dans les deux pays. En marge de « ces phases transitionnelles », le ministre guinéen estime que les deux États peuvent redynamiser plusieurs axes de coopération comme les infrastructures routières, aériennes, ferroviaires et fluviales. «Je me souviens, quand j’étais très jeune, on parlait de petits bateaux qui allaient de Kouroussa jusqu’à Bamako», a rappelé Morissanda Kouyaté. L’audience s’est déroulée en présence du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop. BD/MD (AMAP)
Macina : Tenue des réunions des Conseils communaux de pêche
Macina, 07 Septembre (AMAP) Les réunions des Conseils communaux de pêche se sont tenues du 05 au 10 Septembre 2022 dans les communes rurales de Macina, en passant par Kokry-Centre, et Kolongo, sous la présidence des Sous-Préfets, a constaté l’AMAP. Ces rencontres se sont déroulées en présence des maires, des Chefs de village, des responsables des Services techniques, de la CAFO, den la Jeunesse, den la Chambre d’Agriculture, des chefs traditionnels de pêche et de 65 participants par commune. Il s’agissait de faire participer les Fields Officers à la ténue de la 3ème réunion des Conseils Communaux des Pêche et d’aquaculture dans les Communes concernées. De façon spécifique il s’agissait de restituer les avant-projets de convention pêche et d’aquaculture au CPA, de prendre en compte les observations des membres des CPA dans les avant projets de convention de pêche et d’aquaculture. Il s’agissait également de formuler des recommandations et de suivre la rédaction et la collecte des Procès-Verbaux des rencontres auprès des rapporteurs des CPA Sur Cofinancement de l’Union Européenne et de l’Agence Française de Développement avec l’exécution de l’Agence Belge de Développement et ses partenaires, le projet PAHFa+ vise à contribuer à la réduction de l’insécurité alimentaire et nutritionnelle au Mali. Durant 6 jours, c’est-à-dire du 05 au10 Septembre, les participants de ces rencontres se sont familiarisés aux textes en vigueur notamment le décret N° 18-750 / PRM du 24 Septembre 2018, fixant les modalités d’application de la loi N° 2014-062 du 29 décembre 2014 déterminant les principes et les conditions de gestion de la pêche et de l’aquaculture au Mali. Cette loi et son décret d’application détermine les modalités de création, fonctionnement et mission des Conseils de pêche et d’aquaculture en matière de la gouvernance et de l’exploitation des ressources halieutiques. A l’issue des travaux, les Conseils Communaux de pêche de Macina, Kokry-centre et Kolongo se sont engagés à faire de ce projet un havre de bonheur pour les populations du Cercle de Macina. AOK/KM (AMAP)
L’Armée malienne lance l’opération « Hakilisigui » dans la Région de Sikasso (Sud)
Bamako, 07 sept (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa) ont lancé, le 25 août dernier, dans la Région de Sikasso, une opération dénommée « Hakilisigui » dans le but de sécuriser des personnes et des biens, a annoncé, mardi, l’état-major général des Armées dans un communiqué. « Dans la zone de défense numéro 8, Région de Sikasso, l’opération Hakilisigui qui a pour but la sécurisation des personnes et des biens, débuté le 25 août 2022, continue dans les secteurs de Kignan-Tella-Karangana-Kouoro barrage », indique le communiqué. Selon la même source, « la dynamique offensive des FAMa se poursuit pour rechercher et détruire les terroristes et leurs sanctuaires dans le cadre du plan Maliko et de l’opération Kèlėtigui malgré les contraintes liées à la période hivernale ». Au cours de ces deux dernières semaines, les FAMa ont consolidé « les succès tactiques avec des actions majeures contre les terroristes, de plus en plus fébriles et orientant désormais leurs actions désespérées et pressions sur les paisibles populations civiles ». L’état-major général des Armées précise que « la protection et la sécurité des populations restent la priorité des FAMa (…) conformément au respect des Droits de l’Homme (DH) et du Droit international humanitaire (DIH). » L’état-major rassure les populations qu’ « aucun effort ne sera de trop pour les FAMa dans leur lutte implacable pour la protection des personnes et de leurs biens ». Le lancement de cette nouvelle opération « Hakilisigui » est destinée à confirmer cette dynamique. SS/MD (AMAP)
Perturbation des réseaux téléphoniques : La galère des usagers
Par Mohamed TOURÉ Bamako, 07 sept (AMAP) Des appels téléphoniques interrompus en pleine conversation ou encore des signalisations d’indisponibilité. Telles sont, entre autres, les perturbations de réseaux téléphoniques signalées par les clients de différents opérateurs. Dr Adama Traoré, président Réseau malien des consommateurs de téléphonie mobile (REMACOTEM) s’indigne de la situation qu’il juge «dramatique» pour les consommateurs. «On n’arrive pas à joindre son correspondant parce que les réseaux sont dégradés», regrette le défenseur des droits des consommateurs. Le problème pénalise doublement les usagers qui sont obligés de payer pour le répondeur parce que le réseau du correspond n’est pas bon. Le responsable associatif pointe du doigt une insuffisance de la couverture du réseau. Ce qui provoque des perturbations à quelques 20 ou 30 kilomètres de Bamako. Il dénonce des manquements aux cahiers des charges de la part des opérateurs qui doivent assurer la couverture entière du territoire national. Du côté des opérateurs Orange-Mali et Moov Africa Malitel, on assure qu’il n’y a pas de problème de réseau. «À la date d’aujourd’hui, il n’y a pas de cas général de perturbation du réseau. Nous n’avons reçu aucune plainte à ce sujet», assure Amadou Niang, chef de service pilotage de l’optimisation à Orange-Mali, joint au téléphone. Le technicien souligne que son entreprise dispose de voies pour faire remonter les plaintes des clients. « Aucun problème de ce genre n’a été pas signalé », assure-t-il. Qu’est-ce qui peut donc expliquer des problèmes récurrents de réseaux ? A cette question, Amadou Niang dit qu’il y a plusieurs facteurs. Selon le technicien, la qualité du réseau, notamment en matière de connexion internet, peut dépendre de la performance de l’appareil de l’utilisateur. Son entreprise, Orange-Mali donne une performance haute gamme, à l’en croire. « Ceux qui n’ont pas des téléphones 4G 4è génération ou 3G, vont se limiter à une connexion 2G qui donne un débit limité par rapport à la 3G », explique-t-il. Les délestages de courant électrique sur le site d’une antenne d’un opérateur peuvent, également, occasionner des perturbations, s’il n’y a pas de groupe électrogène. Cela entraine la mise hors service de l’antenne et la perturbation du réseau dans sa zone de couverture. Pour palier ce genre d’aléas, Amadou Niang assure que son entreprise utilise des panneaux solaires dans les zones où il y a pénuries de carburant. «Même dans les zones d’insécurité dans le Centre et dans le Nord du pays, nous approvisionnons nos antennes en carburant», souligne le technicien qui évoque aussi des probables problèmes techniques liés aux appareils électroniques. MUTUALISER LES INSTALLATIONS – Il y a aussi le fait que les opérateurs organisent des maintenances pour faire l’entretien du matériel et remplacer les pièces défaillantes. Il relève également la possibilité d’avarie sur les fibres optiques lors de travaux routiers. «Cela peut impacter les clients le temps que la panne soit résolue», fait-il remarquer. Quant à l’extension du réseau, le technicien reconnait qu’il peut y avoir des problèmes de couverture. «Nous faisons des campagnes de mesures pour connaitre la couverture et les différents services de réseau. L’Autorité malienne de régulation des télécommunications, des tics et des postes (AMRTP) fait un audit au plan national», explique-t-il. Cependant, Amadou Niang assure qu’il n’y a pas de zone en périphérie de Bamako non couvert par le réseau. «Il peut y avoir des zones non couvertes à cause de l’éloignement. Mais, nous faisons aussi des réajustements de couverture pour les clients dans ces situations», indique-t-il. «La qualité du réseau est en train de baisser», alerte Dr Alioune Badara Traoré, ingénieur en télécommunication et ancien cadre de la Société des télécommunications du Mali (SOTELMA) et de l’AMRTP. Cet expert ne croit pas que des raisons techniques puissent expliquer la mauvaise qualité du réseau. Il pense même que « ce sont des défaillances qui peuvent être résolues ». L’ingénieur explique qu’il peut y avoir des problèmes liés à la rupture de l’alimentation électrique, des câbles coupés, aux installations. Des défaillances auxquelles, il pense que des solutions peuvent être trouvées. «Mais est-ce qu’on est prêts pour dépenser de l’argent afin de corriger ce problème», se demande-t-il. Il est plutôt convaincu d’un manque de suivi de la qualité du réseau. Dr Alioune Badara Traoré trouve que la couverture du réseau dynamique est difficile à évaluer en terme de qualité. Il attire l’attention sur la pertinence d’un plan d’installation globale du réseau sur l’ensemble du pays. C’est-à-dire une mutualisation des tronçons d’installation des fibres optiques des différents opérateurs et de l’Agence de gestion du fonds d’accès universel (AGEFAU). Pour le spécialiste, un tel projet permettrait aux opérations d’évoluer, par exemple, en colocation des bornes. Ce qui, selon lui, diminuerait les coûts de communication pour le Malien lambda et permettra d’avoir une visibilité globale de la couverture du pays par le réseau. Il souligne que la couverture dans certaines zones où la démographie n’est pas importante est du ressort de l’AGEFAU, car non rentable pour les opérateurs. LES BOOSTERS EN CAUSE ? – Certaines perturbations du réseau seraient dues à l’utilisation de types d’appareils particuliers censés améliorer les signaux. Les opérateurs et l’Autorité de régulation voient dans l’utilisation de ces appareils qui ont fleuri, notamment dans les marchés, des grands facteurs de dégradation du réseau. Cependant, l’hypothèse ne fait pas l’unanimité. «Le client prend le booster pourquoi ? Si l’installation dont vous disposez ne vous permet pas de bénéficier du service alors vous cherchez des moyens alternatifs. Le marché est le centre des affaires et est connecté au monde entier», estime Dr Adama Traoré. Pour le Dr Traoré, la part des boosters dans la mauvaise qualité du réseau n’est pas considérable. Au contraire, il note même qu’ils connaissent leur succès parce que la qualité du réseau est mauvaise. Pour sa part, le technicien d’Orange-Mali, assure que tant que les boosters resteront allumés, le problème ne sera pas résolu. Amadou Niang affirme que le problème des boosters est au niveau de l’autorité de régulation. «Nous avons déployé des nouveaux sites au marché. C’est au tour du régulateur de prendre des mesures de sensibilisation pour que les commerçants éteignent les boosters», préconise-t-il. Il n’est pas à exclure que
Les engrais en zones CMDT et OHVN conformes, selon l’Institut d’économie rurale (IER)
Par Fadi CISSÉ Bamako, 06 sept (AMAP) Une analyse sur 151 échantillons d’engrais prélevés par la Direction nationale de l’agriculture (DNA), effectuée par le laboratoire de l’Institut d’économie rurale (IER) a conclu à un taux de conformité de 100% pour le complexe coton, 98,5% pour le complexe céréale, 87,5% pour l’urée. Les résultats d’analyse chimiques, réalisées à partir de ces échantillons d’engrais prélevés en zone Compagnie malienne pour le développement du textile (CMDT) et Office de la haute vallée du Niger (OHVN), dont nous avons reçu une copie, révèlent qu’au titre de la Campagne agricole 2022, «les engrais complexe céréale et ceux du coton ne présentent pas de déficience ». Concernant le complexe coton, 100% des échantillons d’engrais analysés par le laboratoire de l’IER sont conformes aux normes en vigueur. Quant au complexe céréale, 98,5% des échantillons d’engrais analysés par le laboratoire de l’IER sont conformes aux normes en vigueur. En ce qui concerne l’urée, 87,5% des échantillons d’engrais analysés sont conformes aux normes exigées. À ce niveau, un léger déficit azoté a été, par exemple, constaté. « Cette déficience est essentiellement liée aux conditions de transport et de manutention», expliquent les analystes. «Les résultats sont satisfaisants en termes de teneur en éléments nutritifs et d’état physique qui ne compromettent pas l’atteinte des objectifs de production agricole de la campagne», conclut la DNA. Concernant les paramètres physiques, il ressort que les poids des sacs sont entièrement conformes à 50 kg à la norme requise (règlement C/Reg.13/12/12) selon laquelle le poids du sac ne doit pas être inférieur à 49,5 kg. L’équipe de contrôle « n’a pas constaté de prises en masse sur les trois types d’engrais contrôlés (complexe coton, complexe céréale et urée) ». La granulométrie (étude de la répartition des différents grains d’un échantillon de granulats) « est conforme aux normes en vigueur pour les trois types d’engrais contrôlés (complexe coton, complexe céréale et urée). » Les sacs sont étiquetés conformément à la norme requise (règlement C/Reg.13/12/12) selon laquelle les informations suivantes doivent être inscrites sur les sacs : nom du type d’engrais, formule chimique, poids du sac, nom du fabricant, nom du distributeur ou du revendeur, campagne agricole de production, présence de l’emballage double, etc.) Quant aux analyses chimiques, les paramètres contrôlés ont surtout porté sur les teneurs en éléments nutritifs (phosphore, azote, potassium, soufre, bore). Pour parvenir à ce résultat, la DNA a prélevé des échantillons d’engrais effectués par une de ses équipes. Avant de les faire analyser au laboratoire de l’IER. Ces prototypes ont concerné le complexe coton, céréale et l’urée. L’échantillonnage a concerné toutes les filiales cotonnières : Sud (Bougouni, Koumantou, Sikasso et Kadiolo), Nord-Est (Koutiala, Karangana et Kimparana), Centre (Fana, Dioila, Ouéléssébougou) et Ouest (Kita) ainsi que les magasins de l’OHVN à Bamako. Le nombre total d’échantillons d’engrais prélevés est de 59 pour le complexe coton, 62 pour le complexe céréale et 30 pour l’urée. Ce qui fait un total de 151 échantillons d’engrais prélevés. Le contrôle a priori de la qualité des engrais s’avère nécessaire et même vital pour le secteur. Cette tâche d’inspection et de contrôle est confiée à la DNA. C’est dans ce cadre qu’elle organise, chaque année, sous l’égide du département en charge de l’Agriculture, des missions de contrôle de qualité. Objectif : garantir la qualité des engrais et leur mise à la disposition des producteurs en zone CMDT/OHVN. Cela, en vérifiant la conformité des engrais aux normes en vigueur, en prélevant des échantillons d’engrais au niveau des magasins CMDT/OHVN pour les transmettre au laboratoire pour analyse. FC/MD (AMAP)
Culture : La chanteuse Nabintou Diakité est décédée dimanche à Fana à l’âge de 44 ans
Bamako, 5 septembre (AMAP) L’artiste chanteuse Nabintou Diakité est décédée ce dimanche 04 septembre 2022 à Fana, 120 km de Bamako sur l’axe de Ségou, dès suite d’une longue maladie à l’âge de 44 ans, a appris l’AMAP de plusieurs sources proches de sa famille. Nabintou Diakité, découverte par le grand public aux côtés de la Diva du Wassoulou Oumou Sangaré, a été l’une des voix marquantes de la scène musicale nationale des années 2000. Elle est auteure de trois albums dont le dernier intitulé «Dunia » est sorti en décembre 2021. Elle a débuté plus tard son aventure professionnelle à proprement dite, avec le lancement de l’Album « Na Diara Minyé », sorti en 1999 sous la houlette du maestro Massambou Wélé Diallo. Cinq ans après le succès remarquable de ce coup d’essai, elle concoctera son 2è album signé « Ma Ouléni», en 2004 cette fois-ci sous le label MBD Production, du réalisateur malien M’Baye Boubacar Diarra. Nabintou Diakité vient de lancer « Dunia », son 3è album, produit par Bertin Coulibaly. Ce troisième album comprend 10 chansons dont Denko, Nani Nani, Diarabi… Les obsèques de l’artiste chanteuse Nabintou Diakité ont eu lieu dimanche au domicile de son époux à Fana. AT/KM (AMAP)
Kayes : Dissémination du rapport sur le profil socioéconomique des Communes
Kayes, 5 septembre (AMAP) Le ministère de la Santé et du Développement Social, à travers l’Observatoire du Développement Humain Durable et de la Lutte contre la Pauvreté (ODDHD/LCP), a produit, en collaboration avec la Banque Mondiale/PASSNM (Projet d’Amélioration du Système Statistique National du Mali), le rapport sur le Profil socioéconomique des 703 communes du Mali, Edition 2021, a appris l’AMAP de source officielle. La dissémination de ce rapport a fait l’objet d’un atelier régional tenu du 29 au 30 Août 2022 au gouvernorat de Kayes. La cérémonie de cet atelier s’est déroulée dans la salle de conférence du gouvernorat sous la présidence du conseiller aux Affaires Administratives et Financières du gouverneur de région, de Bakary Traoré,. Elle vise à répondre au besoin d’analyse et de diffusion d’information statistiques afin de permettre à l’ensemble des acteurs de la région de s’en approprier. Elle s’inscrit également dans la composante 1 « Amélioration de la qualité par le renforcement des capacités, la diffusion et la dissémination des données » du PASSNM. Le conseiller aux Affaires Administratives et Judiciaires du gouverneur, Bakary Traoré a saisi l’occasion pour déclarer que l’organisation de cet atelier illustre la volonté constante des plus hautes autorités de notre pays dans le combat contre la pauvreté pour un véritable développement humain durable. « Au Mali, la décentralisation adoptée comme choix irréversible est incontestablement un puissant levier de développement économique, social et culturel à la base. Il est donc important de disposer d’un outil de suivi de l’évaluation des conditions de vie des populations des communes, ceci, afin de dresser les profils de développement des communes à travers la description des déterminants de la production de richesses, de l’enclavement intérieur et extérieur des communes et l’accessibilité des populations aux services sociaux de base, ainsi que la mobilisation des ressources pour le financement du développement », a estimé Bakary Traoré. Le chargé des questions de Statistiques à l’ODHED, Mody Simpara a précisé que l’objectif ultime de ces études est de contribuer à améliorer la contribution, la compréhension et ses questions et à orienter la prise de décision. « Ce profil est un outil important permettant non seulement d’améliorer la connaissance des décideurs mais également celle des acteurs au développement sur l’état de développement économique et social des communes. « L’Observatoire du Développement Humain Durable et de la lutte contre la Pauvreté réalise, depuis 2003, une étude tous les trois ans pour informer sur la situation socioéconomique de nos communes. Et c’est une enquête exhaustive qui couvre l’ensemble des communes du Mali. Donc, c’est pour informer les acteurs au développement, les responsables au niveau régional, les partenaires techniques et financiers, toutes les parties prenantes impliquées sur l’état de développement de nos communes », a précisé Mody Simpara. Selon lui, ce rapport donne des indications sur l’offre des services sociaux de base au niveau de nos communes afin d’orienter les décideurs, les acteurs au développement dans la programmation et la réalisation de leurs activités. « Au niveau de Kayes, par exemple, il y a un peu plus du tiers des 129 communes de Kayes qui se retrouve dans la pauvreté (environ 34 à 35%). Pour leurs interventions, les acteurs ont besoin d’informations précises sur le niveau de besoin de l’accès aux infrastructures de santé, à l’éducation, parmi tant d’autres ? Un cas simple, c’est le cas de l’ANICT (Agence d’Investissement des Collectivités Territoriales) qui utilise ces résultats pour allouer des droits de tirage aux communes », a-t-il assuré. BMS/KM (AMAP)

