Gao : Succès du tissu artisanal « Dali Fini »

Par Abdourhamane TOURE Gao, 11 mai (AMAP) A Gao, la Cité des Askia, dans le Nord du Mali, les commerçants n’arrivent plus à satisfaire la forte demande du pagne «Dali fini». Le pagne «Dali fini» en langue nationale Bamanan est un tissu artisanal en coton tissé par nos artisans. Ce tissu est originaire de la Région de Ségou. Si dans notre pays on l’appelle «Dali fini», au Burkina, c’est le «Faso fani». Actuellement, il est très prisé sur le marché de Gao. Ce regain d’intérêt pour le made in Mali peut être attribué au Premier ministre Choguel Kokalla Maïga qui porte constamment ce tissu.  À Gao, s’en vêtir est devenu un phénomène de mode. «Je vendais avant ce tissu «Faso fani» et pouvais passer des mois sans en écouler le moindre mètre. Mais depuis que le Premier ministre le porte, les clients se sont ruées là-dessus. Malheureusement, il y a une rupture», explique la commerçante Hawa Traoré, originaire du Burkina Faso. Elle dit avoir beaucoup de commandes non encore satisfaites.  «J’achète mes tissus au Burkina Faso à trois endroits différents, notamment chez les revendeurs, les tisserands et au niveau des associations féminines burkinabè. Souvent, j’achète 2 pagnes à 6.000 Fcfa et les revends à 15.000 Fcfa. Il y a aussi un autre motif dont les 2 pagnes coûtent 18.000 Fcfa. On revend ce modèle à 25.000 Fcfa», explique la commerçante.  La clientèle de Hawa Traoré est majoritairement constituée de femmes qui en achètent pour leurs époux, en guise de présents. Ce tissu a une valeur culturelle ancestrale parce quon le retrouve dans le trousseau de mariage. Mais, la différence réside dans le motif choisi en fonction des ethnies. Au Mali, le «Dali fini» est produit dans les Régions de Koutiala, Ségou, Sikasso et Bamako. «Même avec toutes ces productions, on n’arrive pas à satisfaire les commandes, autrement dit à approvisionner le marché suffisamment»,  confie un responsable du Centre de développement artisanal des textiles. Selon lui, ce tissu coûte 4.000 Fcfa l’unité à Bamako, la capitale, alors qu’à Gao, les trois pagnes sont cédés à 25.000 Fcfa. Dans la boutique de la société Adama Maïga et Frères, on trouve des pagnes de toutes les qualités (wax, bogolan) à l’exception du «Dali fini» ou «Faso fani». Le gérant de la société, Modibo Kane Maïga, oriente les clients qui cherchent  le «Dali fini» vers la commerçante Hawa Traoré. Mme Sidibé Kadia Maïga, fraichement mariée, confie être venue chez «Maïga et Frères» pour acheter du bogolan parce qu’elle a déjà dans son trousseau de mariage trois pagnes de «Dali fini». L’opérateur économique Albouhari Alhousseini déclare que s’habiller avec du «Dali fini» est une reconnaissance des efforts de nos cultivateurs, mais aussi un acte de panafricanisme et d’affirmation de l’indépendance du Mali. Quant à l’enseignant à la retraite, Youssouf Maïga, il estime que le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, assure bien la promotion du Made in Mali, avant d’ajouter : «Si nous voulons notre souveraineté, nous devons consommer ce que nous produisons». Le directeur régional de l’artisanat de Gao, Sékou Diakité, relève qu’hier le «Dali fini» n’était pas à la portée de tout le monde parce que, selon lui, c’était le mode vestimentaire des plus nantis. Aujourd’hui, il est accessible à tous. Il recommande aux autorités de développer des industries textiles pour davantage vulgariser ce tissu. AT/MD (AMAP) 

Santé : Sikasso sensibilise sur le RAMU

Sikasso, 11 mai (AMAP) La cérémonie d’ouverture des journées d’information et de sensibilisation sur le Régime d’assurance maladie universelle (RAMU) a été présidée lundi par le représentant du gouverneur de région, Moussa Diallo, a constaté l’AMAP. C’était en présence des autorités administratives et politiques, les responsables des services régionaux, du conseiller technique de la Caisse nationale d’assurance maladie (CANAM) également chargé du RAMU, Seriba Traoré, du directeur régional de la santé, Dr Dramane Traoré, du représentant du maire de la commune urbaine de Sikasso, Adama Ballo et de nombreux agents de la santé de Sikasso. Il s’agissait, entre autres, d’assurer une large diffusion du RAMU afin que toutes les parties prenantes, surtout les partenaires sociaux, soient les plus impliquées possibles dans le processus de mise en place de la réforme de l’assurance maladie dans le cadre de l’extension de la protection sociale et à disséminer les textes instituant l’assurance maladie universelle et expliquer la démarche qui a abouti à la bascule de l’Assurance maladie obligatoire (AMO) vers le RAMU. Le représentant de l’exécutif régional a saisi l’occasion pour rappeler que la mise en place des différents dispositifs de protection sociale (l’AMO, le Régime d’assistance médicale(RAMED) et les mutuelles sociales) a pour but essentiel de faciliter l’accès aux soins de santé de qualité aux différents assurés ainsi que leurs ayants droit. « Mais aujourd’hui, force est de reconnaitre que malgré les résultats enregistrés à travers les différents dispositifs de protection sociale, beaucoup de maliens demeurent sans aucune couverture sanitaire » a- t-il ajouté. « C’est face à ce défi que notre pays, par la loi n°2018-074 du 31 décembre 2018, a institué le RAMU en République du Mali. Ceci permettra de prendre en compte l’ensemble des couches sociales en matière de couverture sociale », a expliqué Moussa Diallo qui précise que le processus d’institution du RAMU a plus de 5 ans. Pour le représentant du gouverneur, il est maintenant à sa phase de mise en œuvre effective avec son lancement officiel prévu courant 1er semestre 2022. Il a enfin, exhorté les participants à une écoute attentive de la rencontre afin d’avoir une meilleure appropriation des différents types d’organisation du RAMU. Pour sa part, le conseiller technique à la Caisse nationale d’assurance maladie (CANAM) également chargé du RAMU, Seriba Traoré, a donné des explications sur la bascule de l’AMO vers le RAMU. A cet effet, M. Traoré a insisté sur l’engouement que l’AMO à crée au sein de la population. « Aujourd’hui, tout le monde veut avoir la couverture médicale (AMO), même ceux  qui avaient refusé d’y adhérer au début. Les textes de l’AMO étant limités, c’est pourquoi nous avons pensé à mettre en place le RAMU afin que tous les maliens puissent bénéficier des services de la couverture médicale », a-t-il conclu. MD/KM (AMAP)

Festival Holà Bamako ! :  Rendez-vous vendredi prochain au Musée national du Mali.

Bamako, 10 mai (AMAP) La 5è édition du «Festival Hola Bamako !» se déroulera  du 13 au 14 mai prochain au Musée national du Mali sous le thème: «Culture et jeunesse : pilier du vivre ensemble», a annoncé, lundi, l’ambassadeur d’Espagne au Mali, José Hornero Gomez.  Lors d’une conférence de presse animée, à la représentation espagnole à Bamako, M. Gomez a indiqué que l’objectif de ce rendez-vous culturel est de créer un cadre de promotion des échanges culturels entre l’Espagnol et ld Mali, et travailler pour la restauration de la paix à travers la musique. L’ambassadeur avait a ses cotés le chargé culturel, Luis Tapis, et un membre de la commission d’organisation de l’événement, Bandjougou Diabaté. Au cours du Festival, artistes espagnols et maliens présenteront leurs œuvres et créations artistiques au grand public. La grande innovation de cette année sera la participation de deux groupes musicaux espagnols (Argentina et David Palomar), tous artistes de Flamenco. Plusieurs artistes ou groupes musicaux maliens se produiront en concerts. Il s’agit de Mohamed Diaby, Mariam Bah, Mamou Sidibé, Oumou Diarra, Fousco, Doudou Tamasna, les orchestres de l’Institut national des arts (INA) de Bamako et du Conservatoire des arts et métiers Balla Fasseké Kouyaté. Le diplomate a salué l’engagement des partenaires techniques et financiers qui soutiennent, depuis sa première édition, le Festival Holà Bamako organisé par l’ambassade d’Espagne au Mali. Selon M. Gomez, qui a expliqué les diversités culturelles de son pays, l’ambassade d’Espagne travaille, depuis 5 ans, « avec ses partenaires pour faire de la culture un vecteur de paix, de cohésion sociale et de compréhension entre les peuples ». Le diplomate a, également, évoqué ce que « nous avons en commun, mais aussi les diversités culturelles de nos deux pays ».Pour lui, ce rendez-vous est un moyen de rapprochement des deux peuples, mais aussi de promotion de la musique malienne et celle de son pays.    Il a ajouté que, malgré la Covid-19, le Festival poursuit son petit bonhomme de chemin en vue de développer le secteur de la culture au Mali. Aux différentes interrogations ou  préoccupations des journalistes, les conférenciers ont apporté des réponses. Ils ont soutenu que le Festival a su s’agrandir, d’année en année, et permettre de faire la promotion des artistes maliens.   AS/MD (AMAP)

Fédération nationale des chasseurs du Mali : Salif Togola Investi « Dossoba » (chef des Chasseurs)

Bamako, 10 mai (AMAP) Salif Togola a été investi «Dossoba» par la Fédération nationale des chasseurs du Mali, succédant, ainsi, à ce poste, à Goché Niakaté.  De nombreuses délégations de chasseurs venus de l’intérieur du Mali ainsi que de la Côte d’Ivoire et du Burkina-Faso, ont participé à la cérémonie, organisée à cet effet, dimanche dernier, à Faladiè, à Bamako,. L’intronisation a été présidée par le représentant du Premier ministre, Salia Samaké. Dans son intervention, le tout nouveau chef de la Fédération nationale des chasseurs du Mali a invité ses camarades à l’union. Salif Togola a, ensuite, souhaité le retour de la paix au Mali, avant de réitérer le soutien de son organisation a cet objectif. Le Dossoba  a demandé l’accompagnement des autorités aux côtés des chasseurs.  Pour sa part, le représentant du Premier ministre a, lui-aussi, demandé aux chasseurs de se rassembler autour du Mali et de leur chef. Salia Samaké a noté que les chasseurs se sentent concernés par tout ce qui se passe au Mali. Il faut souligner que le Dossoba est élu pour un mandat à vie.  Pour rappel, la Fédération nationale des chasseurs du Mali a été créée en 1993.  BD/MD (AMAP)

Exportation du coton du Mali : Le chemin mène au port de Conakry 

Bamako, 10 mai (AMAP) Une trentaine de camions chargés de fibre de coton pour environ 1.000 tonnes a quitté, vendredi dernier, Kourémalé,  pour la capitale guinéenne, Conakry. Ces camions de fibre de coton de la production 2021/2022, qui part de la frontière Mali-Guinée, transitera par le Port de Conakry.  Le top départ de ce premier convoi a été donné par le ministre du Développement rural. Modibo Keïta était accompagné de ses collègues en charge des Infrastructures et des Transports, Mme Dembélé Madina Sissoko, et de l’Industrie et du Commerce, Mahmoud Oud Mohamed.  C’était en présence du directeur général du Port autonome de Conakry, Mamadou Biro Diallo, du directeur général adjoint de la Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT), Cheick Oumar Tidiane Doucouré, des responsables des douanes et opérateurs économiques des deux pays.  Le gouvernement malien est résolu de faire du Port autonome de Conakry, concédé à la société de droit turc Albayrak, géré par sa filiale guinéenne Alport Conakry, le principal débouché du Mali sur la mer pour son commerce extérieur.  Redynamisée à cet effet, suite à l’embargo imposé au Mali par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), la coopération économique et commerciale entre Bamako et Conakry continue de se renforcer.  « C’est après la rénovation des magasins et des aires de stockage conformément aux exigences de stockage du coton que ce premier convoi quitte Kourémalé », a précisé le ministre du Développement rural. Des missions de prospection commerciale de la CMDT ont séjourné en Guinée de janvier à avril 2022. Elles ont défini tous les contours de cette opération qui doit se dérouler dans les meilleures conditions de transport, de transit, de chargement sur bateaux et d’expédition. Cette opération s’inscrit dans le cadre de la matérialisation de la volonté de diversification des voies d’exportation  des produits maliens. «Dans le cadre de la diversification de l’accès à la mer, le Mali a signé avec l’ensemble des pays frontaliers des Accords de coopération en matière de transport et transit maritime. Aujourd’hui, nous sommes sur le corridor Bamako-Conakry, le corridor le plus proche du Mali (environ 900 km) comparé aux ports que nous fréquentons», a expliqué la ministre des Infrastructures et des Transports Mme Dembélé Madina Sissoko, Elle a exhorté l’ensemble des opérateurs économiques à œuvrer pour la redynamisation de ce corridor qui, selon elle, n’avait reçu un trafic de ce genre depuis plus de 23 ans, c’est-à-dire l’exportation de produit essentiel du Mali qui est l’or blanc. INVESTISSEMENTS – « Produit essentiel car le coton est le principal produit d’exportation de notre pays après l’or, il reste un espoir sûr pour le Mali au regard du rôle important qu’il joue dans le développement économique, politique, social et culturel du pays », a souligné le ministre Modibo Keïta. Selon lui, la transformation locale du coton étant encore peu significative, seule son exportation reste, pour le moment, la solution de sa valorisation. « Il importe alors de transcender notre continentalité pour diversifier les voies et moyens de faciliter l’accès de notre coton au marché international», a dit le ministre Modibo Keïta. L’exploitation du corridor Conakry-Bamako, jusqu’à une date récente, était restée timide. Elle a commencé à se développer grâce aux efforts d’investissements routiers de la partie guinéenne. Des investisseurs étrangers tel que le turc Albayrak font l’effort de mettre en valeur ce corridor pour diversifier les ports de desserte du Mali et faciliter le transit des marchandises à l’importation et à l’exportation. Toute chose qui justifie l’ouverture à Bamako de la représentation d’Alport Conakry au Mali.  Cet élan s’est renforcé suite à la déclaration des autorités de Conakry de ne pas fermer leurs frontières terrestres et aériennes au Mali, au lendemain de l’embargo imposé au Mali par les chefs d’État de la CEDEAI. Cela en raison non seulement des liens historiques qui lient la Guinée et le Mali mais aussi, et surtout, en reconnaissance du fait que notre pays est le seul à n’avoir pas fermé ses frontières aux citoyens guinéens pendant l’épidémie  de la maladie à virus Ebola. COOPÉRATION – Les autorités portuaires guinéennes ont confirmé leur engagement par des efforts énormes d’investissements. Ce qu’a illustré le directeur général du Port autonome de Conakry, Mamadou Biro Diallo, en citant la reconstruction complète de la route Lankan-Conakry, des échangeurs de désengorgement à Kagbelen et km 36, et la construction de la pénétrante routière de 4,2 km au Port de Conakry avec un parking de stationnement de 1.200 camions dont un espace dédié spécialement aux camions maliens.  Autres acquis, de l’avis du directeur du Port de Conakry, la construction de quais supplémentaires et l’aménagement des aires de dépotage pour les marchandises maliennes, la modernisation des installations du terminal à conteneurs du Port de Conakry, l’acquisition des portiques et des grues mobiles permettant d’améliorer la cadence de déchargement des conteneurs à 60 EVP/heure. Pour la sécurité des biens et marchandises, le dispositif d’éclairage public et de vidéo surveillance des installations portuaires a été renforcé. S’y ajoutent, selon M. Diallo, la mise aux normes de sécurité des magasins dédiés au coton malien et la fonctionnalité du Port de Conakry 24/24 et 7/7.  Les autorités maliennes ont demandé aux chauffeurs de camions et autres accompagnateurs du convoi de respecter les lois et réglementations du pays d’accueil pour préserver la bonne image du Malien et les relations exemplaires qui ont toujours existé entre nos deux États. Interrogé à la fin de la cérémonie, le directeur général adjoint des douanes du Mali, Ahmed Ag Boya, a assuré que toutes les mesures sont prises pour éviter les tracasseries au cours de cette opération.  BBC/MD (AMAP)

Bart Ouvry, l’ambassadeur de l’Union européenne (UE) au Mali  : «La volonté de l’UE est d’être aux cotés des Maliens » 

Bamako, 09 mai (AMAP) L’ambassadeur de l’Union européenne (UE) au Mali, Bart Ouvry, a organisé un déjeuner de presse, vendredi dernier, dans sa résidence sise à Badalabougou.  Lors de cette rencontre dans le cadre de la Journée de l’Europe, célébrée chaque le 9 mai, les échanges avec les hommes des médias ont porté sur diverses questions dont les actions de l’UE au Mali, la coopération et le différend entre le Mali et la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).  «L’UE, avec ses États membres, est un acteur de coopération diplomatique présent au Mali depuis longtemps. Il est important de dire que sa volonté, c’est d’être aux côtés des Maliens, confrontés aujourd’hui à de nombreux défis sur les plans économique, social et sécuritaire», a déclaré l’ambassadeur de l’UE. « De tous les Etats africains, a révélé M. Ouvry,  le Niger et le Mali sont les pays qui reçoivent le plus d’appuis de la part de l’Union européenne ».  «Déjà dynamique, cette coopération se densifiera dans les mois à venir touchant notamment à la question des frontières, la sécurité alimentaire, l’investissement dans des services sociaux de base, les actions en faveur du secteur privé», a annoncé le diplomate européen.   Selon Bart Ouvry, l’UE veut maintenir son action en faveur de la stabilité du Mali. Admettant  l’existence d’un différend entre le Mali et l’UE sur la durée de la Transition, Il a rassuré sur la volonté européenne de ne pas aller à la rupture. «Au contraire, nous voulons faire partie de la solution. Nous travaillons avec nos partenaires africains (CEDEAO, Union africaine) et aussi avec les Nations unies pour arriver à une solution », a-t-il fait savoir. Entre le Mali et la CEDEAO, l’ambassadeur souhaite le dialogue, affirmant que s’il y a un mécanisme de suivi de la Transition et un bon dialogue, ce sont des facteurs de confiance. «Que ce soit la durée ou l’agenda de la Transition,  a poursuivi le diplomate européen, l’essentiel d’un accord, c’est la confiance ». Selon lui, « pour cette confiance, il faut un bon dialogue».   Par ailleurs, Bart Ouvry a indiqué que la Mission de formation de l’Union européenne au Mali (EUTM) et Eucap Sahel sont dans une logique de continuité, leur mandat restant le même avec la possibilité de mener beaucoup d’activités.  MK/MD (AMAP) 

Le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Mahamadou Kassogué : «Il n’y a pas droit de cité pour l’impunité»

Bamako, 09 mai (AMAP) L’affaire dite « des ristournes des producteurs de coton », le sort des rapports des structures en charge de la lutte contre la corruption, la liberté d’expression au Mali sont les principales questions que le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux a abordées, la semaine dernière lors de l’émission «Invité de la semaine» de la Télévision nationale Pour rappel, l’affaire dite « des ristournes des producteurs de coton », dans laquelle l’ancien président de l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture du Mali (APCAM), Bakary Togola est poursuivi, a récemment connu un nouveau rebondissement. L’acquittement de ce dernier et de ses 11 coaccusés, par la Cour d’assises spéciale de Bamako, a été cassé par la Cour suprême, en avril dernier. Pour le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, cet arrêt de la Cour suprême est un tournant dans la lutte contre la corruption. Pour Mahamadou Kassogué, cette affaire était un des dossiers emblématiques de la lutte contre la corruption, ajoutant que son jugement devait couronner tous les efforts qui ont été consentis durant toutes ces années. Et ce, afin de montrer que « nous sommes dans un système où il n’y a pas droit de cité pour l’impunité». Le Garde des Sceaux a, ensuite, indiqué que cette affaire doit être rejugée. Toute chose qui montre qu’au-delà de tout ce qui peut être fait par les uns et les autres pour essayer de mettre en mal la conduite des procédures pénales, on peut toujours se rattraper à travers les voies de recours, avertira-t-il.  « Donc, c’est un message fort qui est adressé à tous ceux qui tentent, par des petits moyens, d’essayer de mettre en mal la procédure et l’appareil judiciaire », a renchéri celui qui connaît le contenu de ce dossier comme « la paume de sa main » pour avoir été procureur de la République en charge du Pôle économique et financier de Bamako. « J’étais vraiment très surpris quand cette décision a été rendue, surtout que nous avons eu des remontées qui ont fait état qu’au cours du jugement de ce dossier, il y a eu des actes qui, techniquement, ne sont pas compatibles avec l’éthique et la déontologie du magistrat », a déploré le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme. Mahamadou Kassogué a, en outre, informé que l’enquête administrative a établi des faits contre certaines personnes qui étaient dans la composition de ce jugement comme ayant commis des fautes professionnelles susceptibles de les conduire devant le conseil de discipline. TOLERANCE ZERO – Le chef du département de la Justice a, par ailleurs, assuré que les rapports des structures en charge de la lutte contre la corruption, notamment le Bureau du Vérificateur général, ne sont pas mis dans le tiroir. Mahamadou Kassogué a informé que les audits sur la Loi d’orientation et de programmation militaire (LOPM), la Loi de programmation relative à la sécurité intérieure (LPSI), des institutions et la cession des bâtiments publics ont été réalisés. Il a, par la suite, affirmé que les rapports de certains de ces audits sont « entre les mains du procureur de la République en charge du Pôle économique et financier », ajoutant que d’autres sont à la Brigade économique et financière. Assurant qu’il n’y a pas de justice sélective, encore moins de chasse aux sorcières, Mahamadou Kassogué a, néanmoins, déclaré que « les jours à venir beaucoup de dossiers connaitront des développements très importants ». Et le chef du département en charge de la Justice de rappeler que la lutte contre la corruption est au cœur de l’action gouvernementale.  Selon lui, la vision des autorités de la Transition, c’est de mener une lutte implacable contre le fléau. Donc, a insisté le ministre, c’est tolérance zéro en matière de lutte contre la corruption. Outre la répression, la lutte efficace contre la corruption passera, également, par le recouvrement des avoirs dilapidés. « Sur la période de 2018 à décembre 2021, le nombre total de dossiers ouverts en matière de corruption est de 1.462. Sur ce chiffre, 690 dossiers ont été bouclés et transmis, 275 dossiers ont déjà été totalement jugés », a revelé le ministre Kassogué. Ajoutant que les montants en cause sont de l’ordre de 126,1 milliards de Fcfa. Au titre des remboursements, la somme de 4,2 milliards de Fcfa a pu être versée au Trésor public. Pendant la même période, les cautions  versées, pour les remises en liberté et autres sont de l’ordre de 15, 3 milliards de Fcfa. Aussi, en vue de mener une lutte implacable contre la corruption,  d’importantes réformes sont en train d’être menées par les autorités. La création d’un Pôle national économique et financier ainsi que la toute prochaine mise en place de l’Agence de recouvrement et de gestion des avoirs criminels figurent au nombre de ces réformes majeures.  Actualité oblige, le ministre Kassogué a soutenu qu’il n’y a pas de rétrécissement d’espace de liberté.  Pour lui, les lois, qui sont en train d’être appliquées, existaient bien avant . D’après le Garde des Sceaux, ce que ces textes ont prévu, n’a pas été, peut-être, appliqué correctement en temps normal. « Mais chaque fois qu’un pays est en guerre contre le terrorisme, avec beaucoup d’adversité de part et d’autre, on ne peut pas se permettre de dire certaines choses », a-t-il dit. BD/MD (AMAP)

Alimentation : La tradition de la  boisson « manchi » se perd sur les rives du fleuve Niger

Par Mohamed GAKOU Gourma Rharous, 08 (AMAP) Le manchi » est la principale boisson traditionnelle, commune à tous les constituants du peuple Songhoy, traditionnellement, tous implantés sur les rives du fleuve Niger, d’où le nom de « Issa Bôrô », qui signifie, « gens du fleuve », autrement, les riverains. Toutes ces sous-composantes Songhoy, boivent ce sirop, issu d’un fourrage aquatique, appelé « Bourgou », depuis des dizaines de siècle. Cette plante pousse, dans le lit du fleuve, parfois, sur ses berges, pendant la crue du fleuve. Elle sert de fourrage aux animaux, pendant les périodes de soudure, et est en même temps, transformé en boisson pour la consommation humaine, selon un procédé de sélection, immuable depuis des siècles. « Manchi » est un dérivé alimentaires du « bourgou », scientifiquement appelé « Echinocloa stagnation ». Cette boisson multi-séculaire, est désaltérante, tonifiante et est, un délice pour le palais, à cause de son goût caramélisé. Le processus de production de cette boisson est laborieuse et passe par, de nombreux procédés. La boisson « manchi » est un produit dont la chaîne de production est basée sur une parfaite connaissance du « bourgou », la matière première. Celle-ci, est récoltée en période de basses eaux et, dès cet instant, les producteurs, véritables initiés, sélectionnent les tiges qui serviront à confectionner la précieuse boisson. Celles-ci, sont d’apparence épaisses. Elles ont une couleur verte, qui tirent vers le brun foncé, quand elles sont sélectionnées, elles  prennent désormais le nom de « koundou », et mises à sécher au soleil. Les gerbes constituées par les tiges sont disposées de façon savante au soleil pour le séchage, qui est rigoureusement suivi, pour éviter l’excès de déshydratation de celles-ci.  Il faut noter que, la chaîne de fabrication de cette boisson, implique les hommes aussi bien que les femmes à toutes les étapes, sauf pour la coupe du « bourgou » qui est exclusivement réservée aux hommes. Quand, les gerbes sont séchées à point, elles sont mises à fumer, pendant une période déterminée, dans de grands fours en terre séchée. Ce procédé permet au « koundou » de se bonifier à souhait. Le fumage se fait généralement avec, les crottes de chameaux séchées. Elles ont la particularité de donner au « koundou », un fumet particulier, qui rappelle, celui du caramel. Le fumage terminé, il revient, alors,  aux femmes de concasser finement les tiges . Elles sont méticuleusement entassées, dans de grands mortiers où les gerbes sont écrasées grâce à de lourds pilons. Le produit obtenu de ce concassage ressemble, à un mélange homogène de fines brindilles et de poudre, à la couleur blanchâtre. Au goût, il est  sucré. Cette substance devient, alors, l’ingrédient basique du « manchi ». La préparation, proprement dite de celle-ci, peut commencer. Cette opération de distillation, revient aux femmes.  Le concassé de « koundou » est mis dans un récipient plat et délicatement aspergé d’eau. Quand il est bien imbibé, il est soigneusement entassé, au point de prendre l’aspect d’une pâte épaisse, dans un panier cylindrique, percé au flanc et au fond, de plusieurs trous. Quand le panier est bien garni, il est délicatement déposé, sur l’ouverture d’une jarre en argile. Le contenu est arrosé d’eau, de façon intermittente. Le « koundou », ainsi gorgé d’eau, suinte à un rythme espacé et régulier, dans la jarre.  Le liquide ainsi libéré, est le « manchi ». Il est de couleur marron foncé, presque moiré. Son goût est sucré et rappelle celui du caramel. À le humer, de près, il sent la brise fluviale. Le fond du liquide, dans la jarre, est concentré et s’appelle « katou ». Il peut être considéré comme la confiture de « koundou ». Étalé sur les galettes ou le pain, il est délicieux. On l’utilise, également, pour garnir les fonds des outres en peau, dans le but de mieux conserver, le beurre de vache et lui donner un goût, particulièrement, bon. Le sirop de « koundou » appelé « manchi », est une boisson désaltérante, qui tonifie l’organisme, surtout après une journée de travail harassante ou pour rompre le jeûne. Il fait intégralement partie du patrimoine culinaire des Songhoy.  Aujourd’hui, cette boisson est en voie de disparition. Elle est méconnue et oubliée. Nombreux sont les héritiers de  la culture Songhoy qui ne connaissent, aujourd’hui, cette boisson, que par ouï-dire. Sa quasi-disparition est causée, également, par le désintérêt des producteurs qui préfèrent s’adonner à d’autres activités plus lucratives. La vulgarisation des boissons manufacturées a, aussi, fortement, contribué à la disparition du « manchi ». Celui-ci, fait aujourd’hui, presque figure de « boisson de musée ». Il faut sauver ce breuvage historique, en reprenant sa production et en le mettant au jour. MG/MD (AMAP)               

L’Armée malienne neutralise 56 terroristes au cours de plusieurs opérations (état-major général des armées)

Bamako, 07 mai (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa) ont neutralisé au moins 56 terroristes et interpelé une dizaine de suspects, au cours d’opérations menées sur les deux dernières semaines, indique l’état-major général des armées. Dans un communiqué, publié vendredi soir,  l’état-major général des armées soutient que sous la pression des FAMa, les groupes terroristes sont « de plus en plus réduits dans leurs tentatives désespérées de réorganisation se soldant par des attaques kamikazes ». L’Armée signale que dans les Régions de Koutiala, Bougouni et Sikasso (Sud), les priorités opérationnelles ont porté sur la précision des renseignements et les recherches des terroristes auteurs de l’incendie des infrastructures étatiques de Molobala. « Ces groupes sont à l’origine de l’attaque qui a coûté la vie à un agent de la douane et de deux bénévoles à Bougoula-Sikasso et de celle contre le Centre d’animation pédagogique (CAP) de Kléla », selon l’Armée. Des reconnaissances offensives sont menées dans les régions de Nara (vers la frontière mauritanienne) et de Koulikoro, dans les secteurs de Dalibougou, Kamissara, Borom et Madina Sacko. « Les tirs d’artillerie suivis de fouilles dans la forêt de Troungalé et les collines de Tola ont fait un bilan de 16 terroristes neutralisés et huit interpellés », précise l’état-major des armées. Ces opérations ont permis la destruction de motos, d’engins de fabrication d’EEI (Engin explosif improvisé), d’armes et munitions et récupération d’arme en bon état. La même source indique que des opérations de sécurisation se sont poursuivies dans la Région de Ménaka (Nord-Est).  « Des frappes d’opportunités ont dispersé une vingtaine de terroristes en mouvement dans le secteur de N’Dacki avec la destruction d’un Pick-up et la neutralisation de huit terroristes », indique le communiqué de l’Armées. « Une opération aéroportée sur les lieux des frappes de destruction d’un important plot logistique opérationnel du 24 avril 2022 dans le secteur de Niasso-Sebe et Sossobe- Togoro a permis de recueillir d’importants renseignements », rapporte le document.  On y apprend, également, qu’une patrouille FAMa, sur l’axe Bankass-Bandiagara (Centre), a récupéré une citerne volée à l’Energie du Mali (EDM). Dans le secteur de Douentza (Centre), poursuit le même communiqué, « une patrouille FAMa sur la route Mondoro-Boni a réagi à une embuscade. Cette attaque a coûté la vie à deux militaires, faisant 10 blessés et deux engins endommagés. Quelque 22 terroristes ont été neutralisés, un véhicule équipé de mitrailleuse 14 ,5 mm, divers armements et munitions récupérés, un véhicule équipé de mitrailleuse 12,7mm ont été détruits, selon le bilan de l’Armée. Dans la Région de Ségou (Centre), l’exploitation des renseignements a permis de cibler les réseaux de renseignements terroristes avec un engin de l’Armée légèrement endommagé par un EEI. Les FAMa ont neutralisé, dans ce secteur, dix terroristes et arrêtes huit suspects. Deux AK 47, cinq chargeurs, deux radio TYT, treize téléphones portable, vingt-deux motos récupérés, trois EEI détruits, un otage civil a été libérés. « En réaction à des tirs de harcèlement au niveau de Moussa Wère sur la route Markala-Niono (Centre) », les FAMa ont détruit deux EEI, un pont de fortune en bois, interpellé quatre suspects et récupéré quatre motos, fait savoir la même source.  Elle souligne des frappes aériennes qui ont ciblé et incendié un plot logistique terroriste dans la Région de Bandiagara, toujours dans le Centre.  Cette opération menée sur la base de renseignements a détruit quatre motosdans une forêt à 07 km au nord Est de la localité de Baye. L’état-major général des armées rappelle que le respect des Droits de l’Homme (DH) de même que le Droit International humanitaire (DIH) « reste une priorité dans la conduite des opérations des FAMa ». Il appelle à la « vigilance contre les nombreuses manœuvres en cours visant à diviser les populations et les communautés au moment où l’union des Maliens émerge ». MT/MD (AMAP) 

Communiqué du Conseil des ministres du vendredi 06 mai 2022

Bamako, 07 mai (AMAP) Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le vendredi 06 mai 2022, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’État. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – procédé à une nomination ; – et entendu des communications.  AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre des Transports et des Infrastructures, le Conseil des Ministres a adopté : a. un projet de loi portant création du Fonds d’Entretien routier du Mali ; b. un projet de décret fixant l’organisation et les modalités de fonctionnement du Fonds d’Entretien routier du Mali ; c. un projet de décret fixant les modalités d’exécution des travaux éligibles et les frais de fonctionnement et d’investissement du Fonds d’Entretien Routier du Mali. L’Autorité routière a été créée par la Loi n°00-051 du 04 août 2000 avec pour mission d’administrer les fonds destinés à l’entretien du réseau routier. Son organisation et ses modalités de fonctionnement sont fixés par le Décret n°01-283/P-RM du 03 juillet 2001. L’application de ces textes a relevé des insuffisances, notamment : – la non prise en compte de certaines ressources innovantes ; – le manque de précision sur le financement des prestations de maîtrise d’ouvrage et de maître d’œuvre ; – la nécessité de prendre en compte certains travaux, la perception de frais ainsi que certaines dépenses pour se conformer à la réalité actuelle. En outre, à la suite de la transposition de la directive relative à la stratégie d’entretien routier par le Décret n°2020-0197/PT-RM du 03 avril 2020, il est apparu nécessaire d’adapter l’organisation de l’organisme en charge du financement de l’entretien routier aux dispositions communautaires. L’adoption des présents projets de texte permettra entre autres : – d’adapter l’appellation de l’organisme de financement de l’entretien routier aux dispositions communautaires ; – de préciser la répartition des membres du Conseil d’administration et le mode de désignation de son président ; – de préciser le mode de recrutement du personnel ; – d’étendre les ressources du fonds d’entretien routier à d’autres ressources innovantes ; – de définir le cadre de l’exécution de certains travaux. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé à la nomination suivante : AU TITRE DU MINISTERE DE LA RECONCILIATION, DE LA PAIX ET DE LA COHESION NATIONALE, CHARGE DE L’ACCORD POUR LA PAIX ET LA RECONCILIATION NATIONALE : – Président de la Commission Nationale de Désarmement-Démobilisation-Réinsertion (DDR) Colonel-major Faguimba Ibrahima KANSAYE. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS 1. Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a pris acte d’une communication relative au Document de Programmation budgétaire et économique pluriannuelle sur la période 2023-2025. Le document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle permet au Gouvernement d’informer l’Assemblée Nationale sur l’évolution des finances publiques et de partager les objectifs, les orientations et les contraintes de la politique budgétaire à moyen terme. Le document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle sur la période 2023-2025 s’appuie sur les orientations stratégiques définies dans le Cadre Stratégique pour la Relance Economique et le Développement durable, les actions contenues dans le Programme d’Actions du Gouvernement de Transition adopté par le Conseil national de Transition et les recommandations des Assises Nationales de la Refondation. Il est établi sur la base d’une prévision de croissance réelle de 5,3% en moyenne entre 2023 et 2025 et un taux de pression fiscale en moyenne de 16,6%. Sur la période 2023-2025, la politique budgétaire sera soumise à des contraintes multiples, notamment la nécessité de se conformer aux critères de convergence communautaire de l’UEMOA et de la CEDEAO ainsi que la mise en œuvre des engagements pris avec le Fonds Monétaire International dans le cadre du Mémorandum de Politiques Economiques et Financières. Les dépenses seront orientées vers la prise en charge des engagements du Gouvernement pour lesquels la priorité sera accordée, en termes d’allocations budgétaires, tels que : – la poursuite du renforcement des capacités opérationnelles des forces de défense et de sécurité ; – l’organisation des élections générales ; – le renforcement du système judiciaire ; – le maintien des efforts budgétaires en faveur de l’agriculture et de l’investissement ; – le renforcement des dépenses sociales et de développement prioritaire ; – l’amélioration des conditions de vie des travailleurs ; – l’opérationnalisation des nouveaux services publics issus des nouvelles régions ; – la contribution budgétaire de l’Etat à la mise en œuvre de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger. – l’amélioration de la déconcentration et de la décentralisation budgétaire. 2. Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de l’évolution de la maladie à Coronavirus marquée par une augmentation du nombre de cas testés positifs par rapport à la semaine précédente. Le Président de la Transition, Chef de l’Etat a appelé la population au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre la maladie. Bamako, le 06 mai 2022 Le Secrétaire général du Gouvernement, Mahamadou DAGNO Officier de l’Ordre national