Produits pétroliers : Les prix restent inchangés au Mali

Bamako, 13 mai (AMAP) Les prix indicatifs plafonds, à la pompe des produits pétroliers liquides en vigueur restent inchangés. annonce la Commission de suivi du mécanisme de taxation des produits pétroliers  Dans un communiqué rendu public, mercredi, la commission précise que la décision a été prise sur la base des prix fournisseurs de mai 2022.  Ainsi, les prix en vigueur sont de 762 Fcfa/litre pour le supercarburant sans plomb, 760 Fcfa/ litre de gasoil et du Distillat Diesel Oil (DDO). Quant au Fuel-oil 180, il est de 588 Fcfa/litre. Les prix du litre du pétrole lampant et du Jet A1 sont libres.  Le communiqué ajoute que le prix subventionné du kilogramme de gaz butane est de 485 F Fcfa. Par conséquent, le prix de vente de la bouteille de 2,75 kilogrammes est de 1.335 Fcfa et celui de la bouteille de 6 kilogrammes est de 2.910 F cfa. Quant au prix non subventionné du kilogramme de gaz butane, il reste à 985F cfa. MD (AMAP)

Grève illimitée des boulangers à Sikasso (Sud) 

Sikasso, 13 mai (AMAP) Les boulangers de Sikasso (Sud) ont déclenché la grève illimitée pour protester contre le respect des prix plafonds du pain qu’impose la Direction régionale du commerce et de la concurrence (DRCC). Ce mouvement intervient après un contrôle de la DRCC qui a sillonné, mardi dernier, les différentes boulangeries afin de veiller au « respect rigoureux et strict des prix » qui ont connu une flambée. Depuis la veille de la fête du Ramadan, le prix de la baguette du pain a augmenté dans la Cité du Kénédougou. La baguette de 125g, qui était cédée aux consommateurs à 125 Fcfa se vend, désormais, à 150 Fcfa. Celle de 250 g. qui coûtait à l’unité 250 Fcfa, est maintenant mise en vente à 300 Fcfa. Il est 8 heures à la Boulangerie Hawa Sy (BHS), le mot d’ordre de grève est bien respecté et les boulangers brillent par leur absence. Dehors, les clients mécontents maugréent et font le va-et-vient. Selon l’adjoint du gérant de cette unité, Idrissa Berthé, la DRCC et les boulangers sont en désaccord sur le prix du pain. «Hier soir, une équipe de contrôle de la DRCC et des éléments de la police sont venus s’enquérir de la situation. Ils nous ont clairement expliqué qu’on ne pouvait pas céder, par exemple, l’unité de la baguette de 125g à 150 Fcfa, Ce qui est en violation, selon eux, des prix fixés par l’Etat», a-t-il expliqué, avant de préciser que l’augmentation est liée à celle du prix du sac de 50 kg de la farine qui est passé de 20.250F à 25.500 Fcfa.  Au passage de notre équipe de reportage à la boulangerie moderne de Wayerma ou ‘’Show ka boulangerie’’, des consommateurs exprimaient leur mécontentement de ne pas disposer de pain.  «Walaye aw ya tognon bi dè, anw te yafama». Ce qui, en Bambara, veut dire :  «vous nous faites du tort et on ne vous le pardonnera pas», éructe un  client.  Selon le président de l’Association des consommateurs de Sikasso (ASCOMA), Jean Louis Koné, les boulangers ont unilatéralement augmenté le prix du pain, sans préalablement  informer les consommateurs. Il ajoute que son association a écrit aux autorités régionales pour une application stricte de la loi à l’encontre des contrevenants. Pour le président du Syndicat des boulangers de Sikasso, Boubacar Yara, c’est compte tenu de l’augmentation du prix du sac de la farine que les boulangers ont décidé cette hausse. «On avait convenu avec la DRCC de se retrouver quinze jours après la fête du Ramadan afin de trouver la solution. C’est avant ce délai que la DRCC nous a convoqués», a-t-il expliqué   Pour le directeur de la DRCC, Sékou Bougadar Fofana, les prix indicatifs plafonds de vente en gros et au détail sont fixés par l’arrêté n° 2022-0865/MIC-SG du 6 avril 2022. Selon ce texte, la miche de 250g ou encore le gros pain est vendue à 270 Fcfa, la miche de 125g ou encore le petit pain est cédé à 135 Fcfa. Et d’affirmer que c’est le dernier vendredi, avant la fête qu’ils ont été informés de l’augmentation du prix chez un boulanger.  «Sur place, nous avons constaté la véracité des faits». Il a ajouté que cet acte va à l’encontre de l’arrêté du ministre parce que c’est une violation de la réglementation. « C’est pour cela que nous avons ordonné de fermer la boulangerie fautive. Nous avons eu le feu vert de l’exécutif régional pour la poursuite des actions, conformément à la réglementation », a ajouté M. Fofana.  Les pourparlers sont toujours en cours entre la DRCC et le syndicat des boulangers afin de trouver un terrain d’entente.  MFD/MD (AMAP)

L’Etat malien investit 17 milliards de Fcfa cette année dans le développement rural

Bamako, 13 mai (AMAP) Le Mali investit, cette année,  17 milliards de Fcfa dans le développement rural, a révélé, jeudi, le ministre du Développement rural, Modibo Keita. Le ministre, qui était l’invité de l’émission «Mali Kura Taasira» de la Télévision nationale,  a explique que cet effort financier considérable est destiné à augmenter le niveau de productivité des exploitations agricoles, faciliter l’accès aux intrants, remédier à l’appauvrissement et la fragilisation des sols… Le Mali investit beaucoup dans son agriculture, mais continue d’importer encore d’importantes quantités de céréales. Comment donc dynamiser l’agriculture de subsistance et la conduire à la production de surplus ?  Selon M. Keita, la question est essentielle pour les autorités de la Transition. Celles-ci veulent changer les tendances négatives, en consolidant les fortes dynamiques agricoles  pour le vivrier, notamment le riz et le maïs, et pour certaines cultures d’exportation comme le coton. L’objectif ultime est de subvenir aux besoins nutritionnel et alimentaire des populations maliennes. Selon lui, les défis consistent, pour l’essentiel, à augmenter le niveau de productivité des exploitations agricoles, faciliter l’accès aux intrants, remédier à l’appauvrissement et la fragilisation des sols, renforcer la professionnalisation et l’intégration des organisations de producteurs…  Pour cela, le président de la Transition  a donné des directives. Particulièrement pour le secteur coton, le chef de l’État a mis en place des mesures incitatives. Ainsi, en raison de la hausse excessive du prix des engrais sur le marché mondial, le colonel Assimi Goïta a décidé que la quote-part du producteur dans le prix du sac de 50 kg de l’engrais minéral soit fixée à 12.500 Fcfa. Quant à l’engrais organique, la quote-part est fixée à 2.500 Fcfa le sac de 50 kg.  Au total, la subvention accordée par l’État se chiffre à 17 milliards de Fcfa. L’État mettra également à disposition plus de 200 tracteurs subventionnés à 50%. Et le chef de l’Etat a donné son quitus pour le recrutement de plus de 300 techniciens pour apporter conseils et assistance aux paysans. PREMIERE MARCHE – Les autorités entendent poursuivre les efforts afin que les paysans voient leurs revenus augmenter d’année en année. Déjà, le Mali est le premier producteur de coton en Afrique. Le défi, aujourd’hui, est de se maintenir sur la première marche. En attendant, le pays est confronté à des difficultés liées à l’exportation vers le marché international. Cela, à cause de l’embargo imposé par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Mais le ministre en charge du Développement rural considère cette épreuve comme une occasion, pour notre pays, de diversifier ses partenaires, de sorte à ne plus dépendre d’un seul port. En outre, le département promeut, conformément à la volonté du chef de l’État, certaines productions céréalières et maraîchères de très grande consommation. Une attention particulière est accordée aux secteurs de l’Élevage et de la Pêche qui bénéficient, également, de subvention.  « Au Mali, l’élevage est fortement intégré à l’agriculture familiale », a souligné le ministre. L’Etat entend intensifier l’insémination artificielle pour renforcer la place des filières viande et lait dans l’économie du Mali. Cet objectif passe, nécessairement, par le développement d’un système viable et maîtrisé. Aussi, des initiatives sont mises en œuvre pour faciliter l’accès à l’aliment bétail.  ID/MD (AMAP)

Approvisionnement en produits pétroliers :  Livraison de 2 millions de litres de gaz-oil

Bamako, 13 mai (AMAP) Un convoi de 48 camions citernes, parti du port de Conakry a été réceptionné, jeudi, à Kourémalé, à la frontière de la Guinée, par les autorités maliennes.   C’était aux environs de 12 heures 30, sous un soleil de plomb que la délégation a réceptionné le premier convoi de 48 citernes sur 52 prévues. Cette cargaison, représentant la moitié de la quantité prévue, est destinée à Energie du Mali (EDM), la compagnie publique d’électricité, pour renforcer ses stocks Le carburant transportée par la Société malienne de produits pétroliers (SOMAPP) de la Guinée Conakry a été réceptionné sur le territoire malien par le directeur général des Douanes, Amadou Konaté, celui de l’Office national des produits pétroliers (ONAP), Modibo Gourou Diall, et du président de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM), Youssouf Bathily.  Plusieurs  autorités politiques et administratives de la localité étaient présentes. Cette livraison fait suite aux commandes que les autorités maliennes ont faites, le 28 avril dernier, auprès de la Guinée.  À cet effet, une mission de haut niveau conduite par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, s’est rendue dans la capitale guinéenne. La délégation comprenait, également, le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, la ministre des Transport et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko, le président de la CCIM et le  directeur général de l’ONAP. Selon le président de la CCIM, la délégation a pu échanger avec les autorités guinéennes pour voir dans quelle mesure le Mali peut trouver la quantité de produits pétroliers afin de renforcer la capacité du stock  national.  «Les autorités guinéennes avaient promis de nous donner 4 millions de litres de gazole. Les 2 millions de litres sont arrivées ce matin (Ndlr hier).  48 camions sont déjà arrivés à Kourémalé sur les 52 chargés. Les autres arriveront ce vendredi», a expliqué Youssouf Bathily.  SATISFAIRE LES BESOINS – En ce qui concerne la rareté du carburant, constatée ces deux jours, au Mali, le président de la CCIM a dit que cette situation n’est pas liée à la crise mais à  une grève déclenchée par les syndicats  du groupement professionnel du pétrole qui est composé des multinationales.  Youssouf Bathily a assuré que toutes les dispositions sont prises pour satisfaire les besoins des populations en carburant. «Toutes les dispositions sont prises pour ravitailler le pays en produits pétroliers par le secteur privé et l’État qui se sont engagés à trouver des moyens très rapidement avec les pays amis », a-t-il soutenu. Pour sa part, le directeur général des Douanes a rassuré les opérateurs économiques maliens que l’État prend toutes les dispositions pour que l’axe Bamako-Conakry soit le corridor le plus sécurisé du pays.  «J’invite les opérateurs économiques à emprunter le corridor Conakry-Bamako. C’est le corridor le plus sûr», a déclaré l’inspecteur général Amadou Konaté, insistant sur la solidité des relations entre la Guinée et le Mali.  « Quand il y a eu la pandémie d’Ebola en Guinée, le Mali n’a pas fermé ses frontières à la Guinée. Et quand il y a eu l’embargo contre le Mali, la Guinée est restée ouverte au Mali », a rappelé Amadou Konaté. Le port de la Guinée étant le plus proche du Mali, il faudrait, selon lui, que nos opérateurs économiques réorientent leurs activités vers ce port. En marge de la cérémonie de réception, la délégation a rendu une visite de courtoisie au chef de village de Kourémalé. AG/MD (AMAP)

Familles recomposées: La « cohabi-tension »

Par Rokiatou TRAORE Bamako, 13 mai (AMAP) Un quartier périphérique de Bankoni. Une famille recomposée : le couple a vécu une ou plusieurs expériences antérieures de mariages . La famille n’est pas très aisée. Ses membres habitent, quand même, dans leur propre maison. Des orphelins de mère, depuis leur prime enfance, vivant avec leur père seul. Après le remariage de leur père, ils partagent aujourd’hui leur quotidien avec une nouvelle maitresse de maison que le père a épousée pour combler le vide laissé par la défunte première femme.  La nouvelle, à son arrivée, a installé une toute autre ambiance dans la famille. Les petits orphelins, dans une atmosphère de terreur, vivent un calvaire depuis que cette belle-mère a mis pied dans la maison. Et, les choses vont de mal en pis, depuis que l’ainé de la famille s’est marié. La femme de ce dernier, supposée être une belle-fille, est devenue une rivale, une co-épouse pour madame. Elle voit en elle la défunte épouse de son mari. Et bonjour les querelles, tout le temps, et pour tout. Elle n’hésite pas à se saisir de son souffre-douleur jusque derrière son mari, dans leur lit conjugal, pour la frapper. Il y a de cela quelques mois, l’ainé de la famille, qu’on surnomme Damba, est rentré du marché pour se reposer, après une journée très chargée et harassante. Avec sa jeune femme, dans l’intimité de leur chambre. C’est là que la belle-mère fait irruption. Elle se met à battre la jeune femme avec un gros bâton. Sans raison apparente. Surpris, Damba est resté sans réaction comme figé par le geste. Il ne put s’interposer. Il sortit de sa chambre, laissant sa femme subir le courroux de la marâtre. Celle-là, une fois qu’elle a fini de battre sa belle-fille, ressortit de la chambre, des insultes grossières à la bouche.  Le garçon rentra se recoucher, l’appétit coupé et demanda à sa femme d’en faire autant, sans lui poser de questions sur ce qui venait de se passer. Toute la scène s’est déroulée, en présence du chef de famille, le père de Damba et l’époux de la marâtre dont nous tairons le nom. Il n’a pipé mot, ne serait-ce que pour prouver qu’il n’est pas sous l’emprise de sa femme.  A la mort du chef de famille, il y a quelque temps, Damba est devenu chef de famille. Les choses pourront changer. Cette famille est loin de faire exception. La cohabitation, dans les familles recomposées, notamment maliennes, est plus proche de la « cohabi-tension » alimentée par l’attitude de certaines belles-mères qui veulent s’imposer au couple. Rendant ainsi, la vie de foyer très compliquée surtout dans ces familles recomposées. Certaines belles-filles vivent le calvaire, victimes d’agression par leur belle-mère ou belles-sœurs. Ces dernières ont tendance à vouloir tout contrôler, tout gérer en «vraie maitresse des lieux».  À Quinzambougou, la belle-mère de Kadi ressemble à ces vieilles dames qui ont un droit de regard sur tout ce qui se passe dans la famille. Jeune dame, Kadi vit avec son mari dans la famille maternelle de ce dernier. Alassane, son époux, enfant unique, a perdu sa maman depuis sa tendre enfance. Son père, sans moyens financiers, décide le confier à grand-mère maternelle pour pouvoir s’occuper de lui-même. Quelque temps après, le père d’Alassane rencontre une veuve qu’il épouse. Devenu réparateur, le fils, lui, épouse Kadi, des années plus tard. Alassane décide que son épouse se rende, tous les jours, au Bankoni pour faire la cuisine pour son père et sa belle-mère qui n’ont pas eu d’enfants. En épouse dévouée, Kadi quitte Quinzambougou, tous les matins, pour se rendre à pieds au Bankoni. Faute de ressources.  Là-bas, la belle-mère l’accueille avec insultes et reproches. Aussitôt arrivée, elle doit se rendre au marché. Pour une famille de six membres, « la popote » varie entre 500 et 750 Fcfa pour acheter du riz, du charbon de bois et autres condiments. Le chef de famille ne travaille plus en raison de son âge avancé. Sa femme, elle, vend du savon au marché. Il arrive, souvent, que Kadi arrive en retard. Gare à elle si le repas n’est pas prêt à midi. La belle-mère qui revient du marché à cette heure-là, ne se privera pas de la sermonner. Elle l’insulte de père et de mère. La jeune épouse se souvient : «Un jour, ma belle-mère est revenu du marché avec son amie. Le repas n’était pas encore prêt. Elle m’a insulté de mère. Ce jour-là, je lui demandé de ne plus jamais insulter mes parents. Elle est venue se planter devant moi et l’a refait. Je n’ai rien dis. Elle et son amie ont passé toute cette journée à me bouder.»  Kadi a enduré cette situation durant deux ans. Sa délivrance n’est arrivée qu’après la mort de sa belle-mère, il y a près d’un an. Depuis, elle prépare de chez elle et apporte à manger à son beau-père « qui me comprend », témoigne-t-elle.  Contrairement à Kadi, Aïcha vit dans sa belle famille mais craint de se faire répudier à cause de l’autre épouse de son beau père. Cette dernière est déjà arrivée à mettre dehors sa co-épouse (la mère de l’époux d’Aïcha). Elle tente d’obtenir de son mari l’expulsion du jeune couple du domicile. Convaincue que son beau père ne pourra résister à la pression de sa femme, Aïcha craint de se retrouver dehors avec son mari qui «n’a pas de travail fixe pour le moment ». « On ne pourra pas tenir, c‘est sûr», pense-t-elle.        Le sociologue Dr Brema Ely Dicko explique qu’une famille recomposée comprend un couple d’adultes, mariés ou non et, au moins, un enfant né d’une union précédente de l’un des conjoints. Consécutives à des décès, ces unions passaient par le remariage d’un veuf ou d’une veuve. « Jusqu’à la seconde guerre mondiale, elles étaient rompues par la mort d’un des deux conjoints alors qu’aujourd’hui la cause principale des ruptures est le divorce (ou la séparation dans les couples non mariés)», poursuit le sociologue. Les recompositions familiales concernaient, autrefois, des orphelins, qui trouvaient

Sikasso : Les boulangers en grève illimitée

Sikasso, 13 mai (AMAP) Depuis la veille de la fête de ramadan, le prix de la baguette du pain a augmenté à Sikasso. La baguette qui était cédée aux consommateurs à 125F (125g) se vendait à 150F ; celle de 250g qui coûtait 250F est vendue à 300F. C’est suite à cette flambée que l’équipe de contrôle de la Direction régionale du commerce et de la concurrence (DRCC) a sillonné, mardi dernier, les différentes boulangeries afin d’y afficher de façon rigoureuse les prix plafonds du pain. C’est cette action qui a déclenché la grève illimitée des boulangers de la ville. Il est 8 heures à la Boulangerie Hawa Sy (BHS). La cour, complètement vide, démontre l’engagement sans faille des boulangers à poursuivre leur mot d’ordre de grève. Pour ce premier jour de grève, on constatait seulement la moto du gérant adjoint de ladite boulangerie et des clients mécontents qui ne cessaient de faire des va-et-vient. Selon l’adjoint du gérant de la boulangerie BHS Idrissa Berthé, la DRCC et les propriétaires des boulangeries sont en mésentente à cause de l’augmentation du prix du pain. « Hier soir, l’équipe de contrôle de la DRCC et la police sont venues s’imprégner du prix du pain de 125g. Quand on les a informés qu’on cédait à 150F, ils nous ont soulignés que cela n’était pas le prix de l’Etat. C’est après cela qu’ils ont affiché les prix plafonds du pain devant notre boulangerie », a affirmé M. Berthé avant de préciser que leur flambée est due à l’augmentation du prix du sac de 50 kg de la farine, 25 500F au lieu de 20 250F. Au passage de notre équipe de reportage à la boulangerie moderne de Wayerma ou encore ‘’ Show ka boulangerie’’ c’était le scandale. La cliente qui n’a pas trouvé de pain s’exprimait ainsi à l’endroit des boulangers : « Walaye aw ya tognon bi dè, anw te yafama » signifiant en français « Vous nous avez vraiment fait du mal aujourd’hui, on ne vous pardonnera pas ». Les clients ont passé la journée à sillonner les boulangeries en quête du pain. Du point de vue du président de l’Association des consommateurs de Sikasso (ASCOMA), Jean Louis Koné, les boulangers ont augmenté de façon unilatérale le prix du pain. « Ils n’ont même pas informé les consommateurs », a-t-il affirmé. Il soutient que face à la situation, l’ASCOMA a adressé une correspondance aux autorités régionales pour que la loi soit appliquée. Pour le président du syndicat des boulangers de Sikasso, Boubacar Yara, c’est compte tenu de l’augmentation du prix du sac de la farine que les boulangers ont décidé d’augmenter le prix du pain depuis la fête du ramadan. « On s’était entendu avec la DRCC que 15 jours après la fête, on allait s’entretenir avec les responsables impliqués afin de trouver la solution. C’est avant la fin de ce délai que le DRCC nous a convoqué mardi», c’est pour cela que les boulangers ont entamé une grève à partir du mardi (minuit) et ce, jusqu’à nouvel ordre. Le DRCC a apporté un démenti. Selon lui aucun accord ne s’était passé entre lui et le syndicat des boulangers sur une éventuelle augmentation du prix du pain. Pour le directeur de la DRCC, Sekou Bougadar Fofana, les prix indicatifs plafonds de vente en gros et au détail sont fixés par l’arrêté n° 2022-0865/MIC-SG du 6 avril 2022. La miche de 250g ou encore le gros pain est vendu à 270F, miche de 125g ou encore le petit pain est cédé à 135F. M. Fofana a affirmé que c’est le dernier vendredi avant la fête qu’ils ont été informés de l’augmentation du prix chez un boulanger. « Sur place, nous avons constaté la véracité des faits et l’intéressé avait même établi un acte pour contredire les prix indicatifs plafonds », a-t-il indiqué, ajoutant que cet acte va à l’encontre de l’arrêté du ministre. C’est une violation de la réglementation. C’est pour cela que nous avons ordonné de fermer la boulangerie de celui qui a signé l’acte. L’intéressé a brisé nos serrures. Nous avons rendu compte au gouverneur qui nous a dit d’attendre après la fête. Hier, c’est l’exécutif régional qui nous a donné le feu vert pour la poursuite des actions mais conformément à la réglementation. Les pourparlers sont toujours en cours entre la DRCC et le syndicat des boulangers afin de trouver un terrain d’entente. MD/KM (AMAP)

L’ambassadeur de l’Union européenne à Bamako, Bart Ouvry : « Partager avec le Mali les espoirs et les ambitions pour l’année à venir»

Bamako, 12 mai (AMAP) «Il convient de ne pas forcément regarder dans le rétroviseur mais de partager avec le Mali les espoirs et les ambitions pour l’année à venir», a déclaré, mardi, l’ambassadeur résident de l’Union européenne (UE) au Mali, Bart Ouvry.  M. Ouvry, qui s’exprimait lors d’une réception à sa résidence, en commémoration du 9 mai, Journée de l’Europe, a ajouté  que c’est, aussi, « une occasion de célébrer le partenariat de solidarité et d’amitié entre l’UE et le Mali ».  En présence du ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, et de plusieurs autres personnalités maliennes, le diplomate européen a dit espérer que les Maliens retrouvent « les moyens de mieux vivre ensemble ». « C’est pourquoi l’UE au Mali soutient des initiatives de médiation, la montée en puissance de la société civile, la formation des jeunes dans une école politique et les médias (les blogueurs) », a-t-il expliqué.  L’ambassadeur européen  a, ensuite, souhaité que le  Mali  renoue des relations constructives avec la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Bart Ouvry s’est dit convaincu que le pays a besoin de tous les appuis possibles, y compris des pays de la Région. «Il me semble qu’un accord est à portée de main», a-t-il laisse entendre.  Et de prôner la poursuite des actions des Forces de sécurité maliennes avec l’appui de la Mission de formation de l’Union européenne au Mali (EUTM) et Eucap Sahel.  De plus, le diplomate européen espère que l’UE pourra continuer à créer des infrastructures nécessaires au bon fonctionnement des Forces de sécurité.  Pour le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, la journée du 9 mai est une opportunité pour le Mali « de réfléchir sur ce que représentent l’union, l’unité, l’intégration, le brassage économique des populations qui font de l’Europe une force mondiale ».  Abdoulaye Diop a rappelé que les difficultés que le Mali traverse « sont le témoignage de la volonté de voir un certain nombre de choses changer ». « Les difficultés avec nos voisins, a-t-il dit, sont très éphémères par rapport à notre trajectoire historique ». Selon le chef de la diplomatie malienne, « en dépit des difficultés que nous avons entre nos Etats, les peuples ne sont pas mêlés à ces problèmes ». « Toute chose qui,  selon lui, représente un motif d’espoir pour notre pays ». Le ministre Diop a donné l’assurance que le Mali continuera « à travailler dans le sens de la modération, de la compréhension entre Maliens d’abord et, ensuite, avec ceux qui sont autour de nous ». Il a affirmé que « notre pays continue également le dialogue avec la CEDEAO et  le reste de la communauté internationale ». « Ce que nous souhaitons, c’est juste qu’on puisse avoir plus de compréhension de la complexité de ce qui se joue dans ce pays, de la succession des crises que nous traversons. Mais, aussi de la grande résilience de ce peuple qui ne demande qu’à être accompagné et non à se voir dicter ses choix », a-t-il plaidé.  Il a ajouté qu’ « il nous faut, aussi, trouver les moyens entre Maliens de se rassembler pour pouvoir avancer ensemble ». « Mais, aussi, a souhaité le chef de la diplomatie malienne, que les partenaires, qui ont, aussi, historiquement joué des rôles pour la construction de notre pays et de notre armée puissent continuer à être avec nous ». « Le Mali n’est pas fermé, ne rejette pas ses partenaires et n’est pas fâché avec le monde. Mais, le Mali et son peuple ont une vision du monde,  de leur propre pays, souhaitant que les autres prennent le temps d’écouter, de comprendre et de pouvoir accompagner », a clarifié Abdoulaye Diop.  MK/MD (AMAP)

Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 11 mai 2022

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 11 mai 2022, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’État.Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES . Sur le rapport du ministre de l’Économie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté : a. un projet de décret portant approbation du marché relatif au recrutement d’un consultant pour la fourniture de services d’audit des mines d’or en activité au Mali. Le marché est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et le Groupement Iventus Mining et Mazars Sénégal pour un montant toutes taxes comprises de 997 millions 762 mille 705 francs CFA et un délai d’exécution de cent vingt (120) jours.  La réalisation de cet audit permettra au Gouvernement d’avoir plus de visibilité sur les ressources minières en vue d’une meilleure planification pour améliorer les revenus potentiels.Le marché est entièrement financé par le budget national sur l’exercice budgétaire 2022. b. un projet de décret portant approbation de l’avenant n°1 au marché relatif au recrutement d’un bureau pour la réalisation des études de bathymétrie et de topographie pour le compte du Projet de Réhabilitation Economique et Environnementale du Fleuve Niger. Le marché a été conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et le Groupement DN&T SINTEGRA-SID INGENIEUR CONSEIL. Le présent avenant intervient pour changer le chef de file du groupement et le numéro du compte bancaire devant recevoir les paiements dus au consultant au titre du marché.Il est sans incidence sur le montant et sur le délai d’exécution du marché initial. 2. Sur le rapport du ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret fixant les modalités de confection, d’organisation et de fonctionnement du cadastre, d’enquêtes foncières et d’évaluation immobilière. Le Gouvernement a initié en 2016 la réforme domaniale et foncière suite aux états généraux du foncier tenu, du 7 au 12 décembre 2009. L’objectif de la réforme est de refonder les rapports sociaux en vue d’asseoir la paix et la stabilité sociale, de mettre la terre au service du développement, d’appuyer la bonne gouvernance de l’État et de lutter contre la spéculation foncière.  Cette réforme a abouti à l’adoption de l’Ordonnance n°2020-014/PT-RM du 24 décembre 2020, modifiée, portant loi domaniale et foncière qui prévoit qu’un décret pris en Conseil des Ministres fixe les modalités de confection, d’organisation et de fonctionnement du cadastre, d’enquêtes foncières et d’évaluation immobilière.Le cadastre, état civil de la propriété foncière, assure la garantie de la propriété foncière et sert de base aux grands travaux d’aménagement du territoire. Il a pour but de confectionner les documents administratifs et les plans en procédant : – au recensement de toutes les propriétés foncières ; – à la reconnaissance et la définition de leurs limites ; – à la constatation de leur mise en valeur ; – et à leur évaluation en vue de l’assiette fiscale foncière. L’adoption du présent projet de décret permet de combler les insuffisances du cadre règlementaire actuel en apportant plusieurs innovations, notamment : – la prise en charge des fichiers numériques dans la documentation cadastrale ; – la normalisation des échelles et des feuilles des documents graphiques cadastraux ; – la réglementation des modalités et des conditions d’accès aux données du cadastre, des enquêtes foncières et de l’évaluation immobilière. 3. Sur le rapport du ministre des Affaires Religieuses, du Culte et des Coutumes, le Conseil des Ministres a adopté : a. un projet de décret fixant l’organisation et les modalités de fonctionnement de la Maison du Hadj ; b. un projet de décret fixant les conditions d’organisation du pèlerinage aux Lieux Saints de l’Islam. Le Pèlerinage est l’un des cinq piliers de l’Islam dont l’accomplissement est obligatoire pour tout musulman qui remplit les conditions fixées en la matière. L’organisation du Hadj avait toujours été assurée par le Gouvernement avant son ouverture à partir de 1999 aux agences de voyage privées compte tenu du nombre de pèlerins sans cesse croissant d’année en année. Les rapports des différentes missions de contrôle ont révélé des difficultés dans l’organisation du Pèlerinage aux Lieux Saints de l’Islam. Pour pallier ces difficultés, le Gouvernement a adopté l’Ordonnance n°2022-012/PT-RM du 1er avril 2022 portant création de la Maison du Hadj avec pour mission d’assurer l’organisation et la gestion du Pèlerinage aux Lieux Saints de l’Islam. L’adoption des présents projets de décret permet de mieux encadrer l’organisation du Pèlerinage et à la Maison du Hadj de jouer pleinement son rôle. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DE LA PRIMATURE : – Contrôleurs des Services Publics Monsieur Chaka BAGAYOKO, Inspecteur des Finances ; Madame SANOGO Djéneba M. DIARRA, Administrateur civil, Membre du Corps préfectoral ; Commissaire Divisionnaire de police Luc KONE ; Monsieur Seydou KONATE, Inspecteur des Finances ; AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE : – Chef de Cabinet Monsieur Amadou MACINA, Juriste ; – Chargé de mission Monsieur Cheick Ahmed Tidjane SYLLA, Informaticien. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ARTISANAT, DE LA CULTURE, DE L’INDUSTRIE HOTELIERE ET DU TOURISME : – Directeur Général du Centre National de Cinématographie du Mali Monsieur Fousseyni MAIGA, Journaliste réalisateur. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS 1. Le Ministre de la Sécurité et de la Protection civile a informé le Conseil des Ministres des enquêtes en cours suite à l’assassinat de madame Ramata TOGOLA, directrice du premier cycle B du groupe scolaire de Kangaré, à Selingué dans la matinée du 29 avril 2022. L’enquête a permis l’interpellation de trois suspects. Le Gouvernement rassure les populations que tout sera mis en œuvre pour élucider les faits et traduire les responsables devant la justice.

Quatre militaires maliens tués dans l’explosion d’une mine à Djenné (Centre) 

Bamako, 12 mai (AMAP) Quatre soldats des Forces armées maliennes (FAMa) sont décédés et un autre blessé, mercredi, après que leur véhicule a sauté sur un Engin explosif improvisé (EEI) à Djenné, dans la Région de Mopti (Centre).  « Un véhicule d’une unité FAMa en patrouille dans le secteur de Djenné a sauté sur un Engin Explosif Improvisé (EEI). C’était ce matin aux environs de 08h54 faisant 04 morts et 01 blessé côté FAMa », a annoncé l’état-major major général des armées dans un tweet mercredi soir.  Dans le même message, l’état-major « présente ses condoléances aux compagnons d’armes et familles des victimes et souhaite prompt rétablissement au blessé ». MT/MD (AMAP)

Le ministre de la Défense et des Anciens combattants, le colonel Sadio Camara : «La montée en puissance des FAMa est une réalité ».

Bamako, 11 mai (AMAP) Le ministre de la Défense et des Anciens combattants, le colonel Sadio Camara, invité de l’émission «Mali Kura tassira» de la Télévision nationale a évoqué, mardi, les efforts engagés par le Mali dans la lutte contre le terrorisme, la présence des instructeurs russes aux côtés de l’Armée et la dénonciation par le gouvernement des accords de défense avec la France. « Déterminées qu’elles sont, les Forces armées maliennes (FAMa) viendront un jour à bout du terrorisme », a estimé le colonel Camara. Selon lui, « l’espoir collectif est dopé par les succès opérationnels obtenus grâce à un engagement politique qui a permis d’équiper notre Armée en moyens adéquats ». Aujourd’hui, les soldats peuvent, pour emprunter un langage militaire, «dégager et bomber le torse». Le ministre de la Défense et des Anciens combattants ne peut que s’en enorgueillir. Invité de l’émission «Mali Kura tassira», le colonel Sadio Camara a, trente minutes durant, évoqué la situation sur le terrain, les efforts déployés pour réqualifier notre outil de défense, les relations avec nos partenaires, les allégations de bavures et les perspectives.  Cette émission verra passer chaque membre du gouvernement devant la presse pour exposer son action. Sans doute, le ministre de la Défense et des Anciens combattants était l’un des plus attendus, car sa charge constitue l’une des priorités de l’action gouvernementale. Le phénomène terroriste a en effet ébranlé le pays, corseté son développement et mis en lambeau le tissu social. Cela, pendant des années et malgré la présence des troupes françaises. Aujourd’hui, a rassuré l’invité du jour, la situation est «sous contrôle». Le colonel Camara est revenu sur les progrès grâce à la dynamique offensive enclenchée par les FAMa. On y retiendra la déstructuration de la chaîne logistique de l’ennemi et la destruction de « plusieurs de ses bases». Des faits attestent cette évolution positive, comme le retour massif de «déplacés et de réfugiés dans leurs localités». Ainsi, les FAMa, «mieux équipées grâce à la vision du président de la Transition », répondent aux aspirations des populations. Au sujet des efforts consentis, le ministre Camara a souligné et apprécié le sacrifice du peuple malien qui a «accepté que d’autres priorités soient abandonnées pour équiper nos forces».  Cette attention collective à l’endroit des FAMa fait qu’elles sont désormais plus autonomes. Il y a quelques mois, elles dépendaient de certains partenaires en termes d’appui feu et pour l’évacuation des blessés. Actuellement, ces manœuvres sont convenablement accomplies par nos « propres aéronefs», a dit le ministre avec fierté. Et d’ajouter que nos forces « détiennent désormais l’initiative sur le terrain. Elles traquent l’ennemi jusque dans son dernier retranchement ».   PARTENARIAT FÉCOND – Mais combien de francs Cfa ont coûté ces équipements au contribuable malien ? La question se pose au sein de l’opinion nationale. S’il n’a pas donné de chiffres, le ministre Camara a indiqué que le « prix du matériel que nous achetons est connu». Mieux, dès la fin de cette première opération d’acquisition, les montants mobilisés seront dévoilés. En attendant, il est connu que ces moyens sont acquis dans le cadre d’un partenariat fécond avec la Russie. Avec Moscou, Bamako entretient une relation diplomatique « franche », basée sur le respect mutuel. Et cela ne date pas d’hier.  A juste titre, le colonel Sadio Camara a rappelé que dès 1960, la Russie avait envoyé des centaines d’instructeurs et de conseillers pour aider le Mali à organiser son administration, son armée. C’est ce partenariat que les nouvelles autorités ont rédynamisé et, « aujourd’hui, en plus des précieuses compétences acquises par nos pilotes, l’expertise des Russes a permis de remettre en état d’usage certains matériels (blindés) que l’on croyait irrécupérables ».  Aussi, le ministre Camara a précisé que les «instructeurs russes ne participent pas au combat aux côtés des FAMa». Démentant ainsi une allégation distillée par la France qui ne se prive pas non plus de charger nos forces, régulièrement accusées de commettre des exactions sur les civils. Comme à Gossi, où un charnier a été découvert après, justement, le départ de Barkhane. Le ministre Camara s’en remet à la justice, mais il a fait remarquer que «l’état de putréfaction avancée des corps exclut toute implication des FAMa». Le Mali a dénoncé les accords de défense avec la France. Certains, estimant que l’ancienne puissance n’obéira pas aux injonctions de Bamako, évoquent de possibles affrontements entre les FAMa et les forces françaises sur le terrain. Le colonel Sadio Camara a rassuré : «Nous ne sommes pas dans cette logique. Nous avons sensibilisé pour éviter, dans la mesure du possible, tout incident ».  Les Maliens caressent encore de vastes espérances. Raison pour laquelle cette dynamique positive sera maintenue et par conséquent, a annoncé Sadio Camara, « les autorités continueront à équiper, former et améliorer les conditions de vie des soldats ». Il revient aux populations de continuer à les soutenir et éviter des actions tendant à saper le moral de la troupe, très déterminant pour l’opérationnalité des unités.   ID/MD (AMAP)