Huit morts dont deux douaniers lors d’une attaque terroriste à Koutiala (Sud du Mali)

Koutiala, 11 juin (AMAP) Une attaque terroriste a fait huit morts et de nombreux blessés, samedi soir, à N’gountjina, à 11 km de Koutiala, dans le Sud du Mali.  Aux environ de 18 heures 30minutes, des hommes armés, à bord d’un véhicule 4/4, ont ouvert le feu sur le poste de contrôle appelé PK 11 faisant huit morts dont deux contrôleurs de douane et six civils. Après leur acte criminel, les assaillants avec leur véhicule ont pris la direction de la ville de Koury, à la frontière avec le Burkina Faso. Ils ont emporté un véhicule des Douanes avec un agent à bord.  Les forces de défense et de sécurité ont ouvert une enquête.

La commission de rédaction de la nouvelle Constitution du Mali créée 

Bamako, 11 juin (AMAP) Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a signé, vendredi 10 juin, le décret de création de la Commission de rédaction de la nouvelle Constitution du Mali. Cette Commission aura « la tâche d’élaborer un avant-projet de loi portant Constitution de la République du Mali, dans le cadre de la refondation de l’État, » indique le décret. Sa mission n’excédera pas deux mois. En fin de mission, elle remettra au président de la Transition le rapport de fin de mission et l’avant projet de Constitution. En plus de son président, la Commission a pour membres un rapporteur général, un rapporteur général adjoint, des experts et un personnel d’appui. Ils sont tous nommés par le président de la Transition. Selon son décret de création, cette commission « peut faire appel à des personnes ressources dans le cadre de sa mission ». Et aussi « consulter l’ensemble des forces vives de la nation ».  MD/MD (AMAP)

Koro réclame l’ouverture d’une Académie d’enseignement

Koro, 10 juin (AMAP) La synergie locale des enseignants du cercle de Koro en concertations avec les forces vives du cercle a organisé jeudi une marche pacifique pour réclamer l’ouverture de l’académie d’enseignement de Koro, a constaté l’AMAP. Partie du rond-point central de Koro pour se terminer à la préfecture où une déclaration a été remise au Préfet, cette marche pacifique a mobilisé toutes les forces vives de Koro à savoir les notables, les femmes, les jeunes, les groupes d’âges et les élus. Le cercle de Koro qui compte trois centres d’animation pédagogique, quatre lycée publics, trois centres d’animation pédagogique, un institut de formation des maitres, 16 établissements privées (d’ordre général, technique et professionnel et 454 écoles fondamentales est toujours rattaché à l’académie de Douentza pendant que le cercle relève administrativement de la région de Bandiagara depuis l’opérationnalisation des nouvelles régions administratives. Selon le porte-parole de la synergie locale des syndicats de l’éducation signataires du 16 Octobre, Hamidou Bamadio cette marche vise non seulement à attirer l’attention des plus hautes autorités du pays sur cette situation mais aussi à corriger dans un bref délai cette injustice. C’est la deuxième marche pacifique de protestation organisée dans ce sens et d’autres actions vont suivre a-t-il laissé entendre. La grande mobilisation autour de cette initiative de création d’une académie d’enseignement à Koro prouve à suffisance qu’elle émane de la volonté de tout un cercle. Cela permettra sans doute à réduire les retards administratifs dans la gestion de certains dossiers scolaires. Le Préfet du cercle de Koro, le commandant Abdoulaye Boré, qui a reçu les manifestants à la préfecture de Koro a donné l’assurance que leur doléance sera transmise à qui de droit. MN/KM (AMAP)

Ténenkou : Début des opérations de recensement général de la population et de l’habitat

Ténenkou, 9 juin (AMAP) Les opérations de recensement général de la population et de l’habitat ont démarré le mercredi 08 juin 2022 à Ténenkou, dans la région de Mopti, au centre du pays, a constaté l’AMAP. Pour la commune urbaine de Ténenkou, ce sont 03 équipes de 6 agents chacune qui ont été mobilisées pour recenser la population de Ténenkou qui comprend 18 SE (section d’énumération). Pendant un mois, ces différents agents vont se rendre dans les différentes maisons de Ténenkou pour dénombrer la population de la ville qui comptait 15071 habitants lors du dernier recensement en 2009. A Ténenkou les opérations se déroulent normalement et dans le calme. Cependant dans les autres localités du cercle, les opérations n’ont pas pu se faire à cause de l’insécurité qui sévit dans cette zone. D’autre part, par peur de représailles, plusieurs agents recenseurs qui avaient suivi la formation ont renoncé à se rendre dans les villages. Cette situation pourrait altérer les résultats de ce recensement. AS/KM (AMAP) 

San : 05 morts et 31 blessés dans un accident de la circulation

San, 8 juin (AMAP) Cinq (5) personnes ont trouvé la mort et 31 autres blessées dans un accident de la circulation routière survenu le 06 juin dernier sur l’axe de la RN6, entre Sienso, village situé dans la commune urbaine de San et Somo, chef-lieu de la commune rurale du même nom, dans le cercle de San, a constaté l’AMAP. Un car de transport de la compagnie Somatra et une voiture HYUNDAI, circulant en sens inverse, se sont heurtés aux environs de 16 H dans un tournant à 07 kilomètres du Péage de Sienso, du côté de Somo. L’accident a été provoqué par un âne qui est brusquement monté sur la chaussée au moment du passage de ces deux engins. Ainsi, le conducteur de la voiture, voulant dévier l’animal à sa gauche s’est aussitôt mis sur le sens de la marche du car. De ce fait, ledit car a heurté à la fois la voiture HYUNDAI et l’âne pour se renverser par la suite dans le ravin, au bas-côté de la chaussée, occasionnant la mort de 05 personnes et faisant 31 blessés, désintégrant les deux engins et tuant sur le coup, l’âne. Notre source précise que les deux conducteurs sont sortis indemnes de cet accident, sauf que celui du car demeure pour le moment introuvable. Selon les informations recueillies et recoupées sur place, cet accident serait dû, à la divagation de l’animal, en passant par l’inobservation des règles élémentaires de la circulation routière du chauffeur de la voiture et à l’excès de vitesse des deux conducteurs. Les éléments de la Brigade Territoriale de Gendarmerie de San étaient présents sur les lieux en vue d’établir les circonstances exactes du drame selon notre source qui précise qu’après constat, corps et blessés ont été transportés au CSREF de San. NC/KM (AMAP)

Diéma : « Laga » !!! C’est quoi ça ?

Par Ouka BA Diéma, 07 mai (AMAP) Il en est des habitudes alimentaires et culinaires comme des individus, leur culture et leurs milieux. Les recettes sont aussi variées que diverses mais, surtout, sont sujettes à des influences, Ainsi, l’art culinaire se modernise de plus en plus, car soumis, en grande partie, aux divers courants et influences venus de partout. Demandez aux enfants d’aujourd’hui s’ils connaissent l’existence de certains mets traditionnels maliens ! S’ils les connaissent, ils s’en détournent. C’est le sort qui est réservé au « laga », dans la zone de Diéma, dans l’Ouest du Mali.  Par contre, beaucoup de nos enfants raffolent des aliments modernes appelés « toubabou doumouni » (nourriture de Blancs), sous forme de frites, de petits pois ramolli, de salade avec concombres, de pâtes alimentaires (macaroni), de brochettes de viande, de sandwichs, chawarma, tacos, hamburgers, omelettes. Bref, tous ces mets supposés bons avec de délicieux ingrédients. Certains lient la bonne santé de nos grands-parents aux aliments qu’ils consommaient et faisaient d’eux des modèles de conservation physique et de résistance. Les tenants de cette thèse citent le « gnégnékini » un plat de brisure de mil et le « tô », (de pâte de mil), simplement sans sauce tomate, ainsi que le couscous préparé avec peu de condiments. A ceux-ci, il faut ajouter le « laga », une sorte de bouillie fait généralement à base de farine de mil. Après cuisson, on met le « tô » dans une tasse pour le refroidir. A l’aide d’une louche, on fait un trou au  milieu du « tô » pour y verser du lait caillé sucré. Ainsi, l’aliment est prêt à être consommé. Seyba Traoré, boulanger de son état, nous dit que dans sa famille, s’il veut manger du « laga », il demande  à sa femme de le préparer à part. « En dehors du repas commun, car tous mes enfants détestent ce met sauf l’aîné qui mange tout ce qu’on lui donne », dit-il. « Je l’ai entendu, un jour, dire à ses frères qu’ils ne resteront pas éternellement à côté des parents. Et qu’ils ont donc intérêt à s’adapter à certaines conditions de vie », se souvient Traoré. « Le jour où vous irez ailleurs, vous risquez de mourir de faim  à cause de vos choix compliqués en alimentation », a assené le grand frère à ses cadets. Selon Gaoussou Coulibaly, vendeur de chaussures de seconde main, le « laga » vous évite la constipation. « J’en mange régulièrement, car j’ai peur de la constipation. C’est cette sale maladie qui a tué mon père, victime d’occlusion intestinale ». Et d’expliquer doctement que le « laga » « est fait de céréales et de lait, deux éléments nutritifs qui facilitent la digestion. » « J’adore le « laga », mais je n’apprécie pas la façon dont on le mange. Tout le monde plonge sa main dans le même plat. Surtout, si on partage le plat avec des enfants, c’est de la saleté qu’on avale. C’est pourquoi, je préfère manger souvent seul ce genre d’aliment », renchérit Elimane Dicko, ancien migrant résidant à Garamboubou. « C’est à cause de la rareté du lait, cette année que je ne mange pas régulièrement le « laga ». Les vaches ne produisent plus assez de lait à cause de la sècheresse qui prévaut cette année », déclare cet éleveur croisé en chemin. Bakary Doumbia, tâcheron soutient : « Le prix du sucre a atteint des sommets. Or pour la  préparation  du « laga », il faut suffisamment de sucre. Quand on veut préparer le « laga » dans notre famille, il faut au moins deux kilos de sucre, sans compter la quantité de lait à y associer », dit-il.  Ses enfants « mangent le ‘laga’ avec gourmandise.» Quant à Ousmane Sow,  il préfère le « laga » préparé avec du lait cru de vache. « C’est un met consistant. Il donne la force. Quand on s’en gave le matin, on passe toute la journée à boire de l’eau » dit-il. Sékou Dibassy, gérant de station-services, soutient qu’aujourd’hui, le « laga » n’existe que de nom. « Cet aliment est préparé rarement dans les familles. Quand on était encore enfant, si mes frères et moi avions envie de ‘laga’, on se rendait chez notre grand-mère. « Le ‘laga’ est un bon laxatif. Il nettoie le ventre », dit l’homme, sûr de ses dires. Selon Mamadou Morifing Kéita, que nous avons trouvé dans son bureau, certains aliments traditionnels, bien que rejetés par de nombreux enfants, aujourd’hui, jouent un rôle important dans l’amélioration de la santé humaine. « Il faut que les enfants sachent que ces aliments qu’ils repoussent ne sont pas faits uniquement pour une catégorie de personnes, ils conviennent à tous, mais tout est une question de goût », professe-t-il. Selon lui, il est temps que les parents sensibilisent davantage leur progéniture afin que les enfants acceptent certains de nos aliments. « On doit préparer des aliments traditionnels dans les familles, même si ce n’est pas de façon régulière, afin que les enfants, dans leur majorité, y prennent goût », estime M. Kéita. Il propose d’améliorer nos plats traditionnels afin de les adapter aux réalités de notre époque. OB/MD  (AMAP)

Hausse des prix de l’essence et du gasoil au Mali (Communiqué)

Bamako, 08 juin (AMAP) Au Mali, le litre de supercarburant passe de 762 à  811 Fcfa et celui du gasoil de 760  à 809 Fcfa, depuis mercredi 08 juin 2022, a annoncé l’Office nationale des produits pétroliers (ONAP), dans un communiqué publié mardi 07 juin. « C’est suite à plusieurs facteurs exogènes ayant eu pour conséquence la hausse des cours des produits pétroliers sur le plan international, le gouvernement du Mali a décidé de procéder à un réajustement tarifaire des prix à la pompe », explique l’ONAP. « Malgré cette hausse, le gouvernement continue de subventionner le supercarburant et le gasoil dont les prix de revient non subventionnés devraient être arrêtés respectivement à 1024 Fcfa et à 1039 Fcfa le litre à la pompe », indique la même source. Le communiqué précise que les pertes de recettes relatives aux hydrocarbures pour l’État, au titre de l’année 2022, étaient de l’ordre d’environ 87 milliards de Fcfa. Et d’ajouter qu’avec cette tendance haussière actuelle, « elles sont projetées à environ 215 milliards de Fcfa au 31 décembre 2022 ». Face à la persistance de cette situation, qui engendre une raréfaction et un renchérissement des produits pétroliers, relève le communiqué, le gouvernement appelle les consommateurs à « adopter des gestes et comportements permettant de faire des économies d’énergie pour aider à la maîtrise des besoins ». Le gouvernement salue les partenaires pour leur engagement et rassure les consommateurs que » tout sera mis en œuvre pour amortir l’impact de la flambée des cours mondiaux sur leur pouvoir d’achat ». SS/MD (AMAP

Communiqué relatif au réajustement tarifaire des prix à la pompe

Suite à plusieurs facteurs exogènes ayant eu pour conséquence la hausse des cours des produits pétroliers sur le plan international, le Gouvernement du Mali a décidé de procéder à un réajustement tarifaire des prix à la pompe. Ainsi à compter mercredi 08 juin 2022 à 00 H, le litre de supercarburant passe de 762 à 811 F CFA et celui du Gasoil passe de 760 à 809 F CFA. Il convient de noter que malgré cette hausse, le Gouvernement continue de subventionner le supercarburant et le gasoil dont les prix de revient non subventionnés devraient être arrêtés respectivement à 1024 F CFA et à 1039 F CFA le litre à la pompe. L’estimation des pertes de recettes relatives aux hydrocarbures pour l’Etat au titre de l’année 2022 était de l’ordre d’environ 87 milliards de F CFA. Avec cette tendance haussière actuelle, elles sont projetées à environs 215 milliards de francs CFA au 31 décembre 2022. Face à la persistance de cette situation, qui engendre une raréfaction et un renchérissement des produits pétroliers, le Gouvernement appelle les consommateurs à adopter des gestes et comportements permettant de faire des économies d’énergie pour aider à la maîtrise des besoins. Le gouvernement salue les partenaires pour leur engagement et rassure les consommateurs que tout sera mis en œuvre pour amortir l’impact de la flambée des cours mondiaux sur leur pouvoir d’achat. Bamako, le 07 juin 2022 Le Directeur Général de l’ONAP M. Modibo Gouro DIALL

Mali : Lancement des travaux de construction de la mine de lithium de Goulamina (Sud)

Envoyé spécial Makan SISSOKO Bamako, 06 juin (AMAP) Les travaux de construction de la toute première mine de Lithium en Afrique de l’Ouest ont officiellement démarré, vendredi dernier, sur le site de Goulamina, à 60 kilomètres de Bougouni, dans le Sud du Mali. D’une durée de deux ans, la réalisation nécessitera un investissement estimé à 138 milliards de Fcfa. Ce projet d’envergure est porté par la société Leo Lithium, co-entreprise formée par l’australien Firefinch et le chinois Ganfeng Lithium pour l’exploitation de la mine. Le produit brut sera exporté en Chine pour fabriquer de l’hydroxyde de lithium de qualité batterie. En lançant ce chantier gigantesque, le ministre des Mines, de l’Énergie et de l’Eau, Lamine Seydou Traoré, accompagné d’une forte délégation, a réaffirmé la volonté des autorités maliennes « de faire de l’exploitation minière un outil privilégié de croissance économique et de développement social ». Les populations locales sont sorties massivement pour être témoin du lancement officiel de ce projet de classe mondiale dont la phase d’exploitation durera, au moins, 21 années. Ses ressources minérales sont estimées à 109 millions de tonnes, au taux de 1,45% d’oxyde de Lithium (Li20). Des forages sont en cours pour les identifier et les convertir en réserves. Ces explorations permettront de prolonger la durée de vie initiale. Pendant sa première phase de production, Goulamina sera parmi les sept premiers producteurs mondiaux de lithium. Dix-huit mois plus tard, début de la seconde phase, elle figurera parmi les trois premiers producteurs mondiaux de concentré de spodumène. Le produit final attendu est jugé être de haute qualité avec une teneur en oxyde de Lithium (Li20) de 6% et avec peu d’impuretés. Il sera, ensuite, transporté en Chine par Ganfeng, pour la phase de conversion en hydroxyde de lithium de qualité batterie. Le projet coûtera un investissement de 250 millions de dollars (environ 138 milliards de Fcfa). Il sera bâti en se focalisant sur le développement local de la Région de Bougouni et la hausse de la contribution du secteur minier à l’économie du Mali. Pour ce faire, la mine produira plus de 500.000 tonnes de concentrés de spodumène par an lors de la phase 1, avant d’atteindre 800.000 tonnes par an durant la phase 2. Sa construction mobilisera environ 1.200 travailleurs qualifiés et non qualifiés. Son exploitation qui marque l’entrée en production de l’usine, mobilisera près de 650 personnes, « constituées essentiellement de Maliens », a expliqué le directeur général de Leo Lithium et promoteur du projet de lithium de Goulamina, Simon Hay. « Dans sa conception actuelle, un accent particulier est mis sur la création d’emplois locaux, la mise en place d’infrastructures locales et le suivi rapide des plans d’aménagement communautaire pour répondre aux besoins des communautés locales », a précisé le ministre Lamine Seydou Traoré. Il a insisté sur la responsabilité de la mine en termes de promotion du développement local, d’employabilité et de contenus locaux. Pour sa part, le maire de la Commune rurale de Danou, Salif Bagayogo, a exprimé sa satisfaction d’accueillir ce projet dans sa circonscription. MK/MD (AMAP)

Sommets CEDEAO-UEMOA à Accra : Les propositions du Mali accueillies favorables (Ministre des Affaires étrangères) 

Issa DEMBELE Envoyé special  Accra, 06 juin (AMAP)  Le rapport présenté par le médiateur Goodluck Jonathan, lors du Sommet extraordinaire de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) sur le Mali, le Burina Faso et la Guinée, samedi à Accra, au Ghana, a été «accueilli favorablement par les délégations présentes», a déclaré le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, présent dans la capitale ghanéenne. Ce rapport est basé sur les propositions faites par le gouvernement du Mali, dont celle relative aux 24 mois (22 mars 2022-mars 2024), a précisé le ministre Diop au terme des deux rencontres d’importance égale pour le MalI tenues, au Ghana : la session extraordinaire de la conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) et celle de la CEDEAO.  Invité à la première rencontre, le Mali y a été représenté par son chef de la diplomatie, qui était accompagné de son collègue en charge de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou.  Les chefs d’Etat ont, cependant, souhaité avoir des éléments complémentaires concernant le chronogramme et le mécanisme conjoint proposé par le gouvernement malien pour assurer le suivi régulier de la mise en œuvre de ce chronogramme. «Des informations détaillées sont attendues par rapport à ces aspects pour pouvoir lever les sanctions au niveau du prochain Sommet ordinaire qui est prévu le 3 juillet prochain», a expliqué le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale.  Abdoulaye Diop s’est félicité qu’une grande majorité de pays se soit prononcée en faveur des propositions faites par le Mali. Signe qu’il y a une «dynamique positive au niveau de la Communauté pour pouvoir aller de l’avant». À cet égard, Abdoulaye Diop a salué les efforts déployés par le médiateur Goodluck Jonathan et «l’action discrète et efficace» du président de la République togolaise, Faure Gnassingbé. Pour le ministre Diop, la levée des sanctions n’est plus qu’une question de semaines. «Nous devons être patients. Nous sommes dans une dynamique qui nous permettrait d’arriver à ça dans quelques semaines», a-t-il confié à la presse. Entre-temps, a-t-il insisté, les Maliens doivent garder leur sérénité, éviter de répondre aux provocations et continuer à regarder dans la même direction. «Ce qui est important, c’est que les conclusions finales de ce sommet prennent en charge les propositions du gouvernement, donc les aspirations des Maliens pour les reformes sécuritaires, politiques et institutionnelles dans une période de 24 mois de transition». Le chef de la diplomatie malienne a invité les partenaires (CEDEAO, Union africaine, Nations unies) à soutenir le Mali dans la réalisation du chronogramme proposé. Pour lui, ils ont une certaine responsabilité dans le respect d’un certain nombre d’engagements qui permettent d’arriver à cette échéance. À l’arrivée de la délégation malienne au palais présidentiel du Ghana, aux environs de 14 heures, les dirigeants ouest-africains s’entretenaient encore à huis clos sur la situation politique dans la sous-région. C’est à 17 heures que la session de l’UEMOA a démarré et n’aura duré qu’une quarantaine de minutes. Les enjeux du rendez-vous étaient importants aussi bien pour le Mali que pour les autres membres de l’Union monétaire qui s’est alignée sur la position de la CEDEAO. En se rendant dans la capitale ghanéenne, le ministre Diop et sa délégation espéraient surtout une normalisation de nos rapports avec les deux Organisations sous-régionales. D’autres délégations officielles n’en espéraient pas moins,  Mais, ce sommet de la CEDEAO n’a été qu’une étape. Et les autorités maliennes, sur la base des éléments d’appréciation portés à leur connaissance, attendent, avec optimisme, le prochain rendez-vous des dirigeants ouest africains, le 3 juillet 2022. ID/MD (AMAP)