Le Mali interdit le financement des ONG par la France (Communiqué)

Bamako, 22 Nov (AMAP) Le gouvernement malien a décidé d’interdire, « avec effet immédiat, toutes les activités menées par les ONG opérant au Mali sur financement ou avec l’appui matériel ou technique de la France, y compris dans le domaine humanitaire », selon un communiqué officiel publié lundi. Cette décision fait suite à l’annonce par la France, mercredi dernier, « de certaines mesures relatives à l’aide publique au développement à destination de notre pays », explique la source. Le gouvernement malien, qui juge «fallacieux» les motifs avancés par Paris , «réaffirme que ces allégations fantaisistes sont sans aucun fondement». Il considère l’annonce du gouvernement français comme « non évènement » et estime qu’elle « n’est qu’un subterfuge destiné à tromper et manipuler l’opinion publique nationale et internationale aux fins de déstabilisation et d’isolement du Mali ». Le communiqué du gouvernement signale que la France a notifié « par voie diplomatique, depuis février 2022, la suspension de sa coopération au développement en faveur du Mali ». Pour Bamako, cette décision « qui ne suscite aucun regret » de son côté, contribue, « au contraire, à la restauration de notre dignité bafouée par une junte française spécialisée d’une part dans l’octroi d’aide déshumanisante pour notre peuple et utilisée comme moyen de chantage des gouvernants et, d’autre part, dans le soutien actif aux groupes terroristes opérant sur le territoire malien». MD (AMAP)

Opération coup de poing dans un repaire de bandits à Gao (Nord)

Gao, 17 nov (AMAP) Une opération de contrôle appelé «Dugu Basigui», dans la nuit du 9 au 10 novembre 2022, au quatrième quartier (Aljanabandja), pour lutter contre l’insécurité qui sévit dans la ville de Gao (Nord), a permis un grand coup de filet, dans ce quartier réputé être le nid de bandits et de trafiquants, a appris l’AMAP de source militaire. Elle a permis de mettre la main sur 8 suspects, 2 véhicules, 4 motos, une arme de guerre et une importante quantité de drogues composée de 218 briques de cannabis (chanvres indiens), 17 cartons d’emballages pour rouler les joints et 67 cartons de comprimés de diazépam, tafranking et tramaking. Toutes les saisies et les personnes interpellées ont été remises à la direction régionale de la police de Gao. Cette descente musclée des forces de défense et de sécurité, sous la conduite du commandant du théâtre-est de l’opération « Maliko », le colonel Famouké Camara, accompagné par le commandant de la zone de défense n° 1 de Gao, le colonel Issa Bagayoko, a mobilisé 177 éléments avec un équipement mobile de 20 véhicules et 2 blindés. Le gouverneur de la Région de Gao, le général de brigade Moussa Traoré a salué cette action des forces de défense et de sécurité. Le chef de l’exécutif régional a sollicité la continuité de la bonne collaboration des populations de la région avec les forces de défense et de sécurité. AT/MD (AMAP)

Cercle d’Ansongo (Nord) : Les patrouilles de la MINUSMA rassurent les populations

Par Abdourhamane TOURÉ Gao, 17 nov (AMAP) La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) a dépêché une mission, du 6 au 7 novembre 2022, dans les villages de Tacharane, Kobé, Gargouna, Bara, Tabango, dans le Cercle d’Ansongo (Nord) et dans la Commune rurale d’Ansongo. L’objectif était d’échanger avec les communautés, les autorités locales et communales sur le rôle de la Mission onusienne dans le processus de paix, les activités des casques bleus en appui aux forces de défense et de sécurité maliennes (FDS) dans le cadre de la protection des civils. Cette mission conduite par l’assistant aux affaires civiles de la MINUSMA, Badarou Maïga, comprenait des responsables de la section Démobilisation, Désarmement et Réinsertion (DDR), de la justice correctionnelle, de l’information publique et celle des droits de l’Homme. La sécurisation de la mission était assurée par le contingent suédois de la MINUSMA. L’insécurité est devenue un problème récurrent dans la Région de Gao (Nord). En attestent les derniers événements malheureux, d’il y a quelques jours, sur le tronçon Gao-Ansongo et qui ont causé de nombreux morts et blessés graves. À Tacharane, le chef de village, Mohomodou Maïga, a expliqué à ses hôtes que sans la paix et la sécurité, personne ne peut penser au développement. Tacharane est certes épargné par l’insécurité, mais toutefois, il enregistre un afflux massif de personnes déplacées internes (environ 350 ménages) qui ont fui leurs localités. Tacharane est une zone de pâturage et de transhumance par excellence. L’année dernière, les éleveurs ont été victimes d’enlèvement de milliers de têtes de bovins et de petits ruminants. La majorité des habitants du village sont des éleveurs, des pêcheurs et des cultivateurs. C’est pourquoi, le chef de village a jugé utile de solliciter de la MINUSMA pour l’aménagement des mares et des périmètres irrigués sur 70 hectares afin que les populations puissent assurer leur sécurité alimentaire. Il a, aussi, sollicité l’appui de la MINUSMA pour la réalisation des forages, ce qui évitera aux habitants de se ravitailler en eau à partir du fleuve Niger qui passe par là. Mohomodou Maïga a également expliqué que le village dispose de six classes du premier cycle, 2 classes de second cycle, 6 medersas. À cause de l’insécurité, toutes ses classes sont confrontées à un manque d’enseignants. Il a souhaité l’appui de la MINUSMA. De Tacharane, la délégation a mis le cap sur Kobé. Il faut rappeler que ce village a subi, le mois dernier, « des assassinats ciblés et les enlèvements de personnes et de bétail en plein jour, à trois reprises, par des individus armés sans foi ni loi », a expliqué le fils du chef de village, Abdoulaye, le seul que la délégation a trouvé sur place, à part les enfants et les femmes. Selon lui, tous les autres habitants ont trouvé refuge derrière le fleuve. À Gargouna, la situation sécuritaire n’est guère reluisante. Les visiteurs s’en sont rendus compte avec les explications données par le chef de village, Mohamed Asaliha. « Ici, plus de 2 000 têtes de bétail ont été emportés », a-t-il dit. La majeure partie du bétail que les terroristes ont emporté représente les vaches qui ont laissé des veaux derrière elles. Cet acte de banditisme a laissé les ménages sans source de protéine que constituait le lait des vaches. « Le village a besoin d’appui de toutes natures, mais sans la sécurité aucune activité de développement ne peut se réaliser, aussi nous souhaitons que la MINUSMA organise des patrouilles souvent par là, car leur présence peut dissuader les bandits armés », a dit le chef de village Mohamed Asaliha. À son arrivée dans le village de Tabango, la mission n’a trouvé que les femmes et les enfants qui puisaient de l’eau dans un puits à grand diamètre. À la question de savoir où sont passés les hommes ? Elles ont répondu que ces derniers sont au champ. Est-ce que vous savez que l’eau du puits n’est pas potable ? Les dames ont répondu qu’elles le savent très bien, mais elles n’ont pas le choix puisqu’elles ne disposent pas d’autre source d’eau potable, elles sont obligées de s’accommoder avec ce qu’elles ont. Après les entretiens sommaires dans les différents villages visités, le préfet du Cercle d’Ansongo, Ahmed Ag Akilini, a salué la MINUSMA pour cette initiative. Il a renouvelé ses remerciements à l’endroit de la Mission onusienne pour son appui en équipements, en infrastructures. Dans le seul Cercle d’Ansongo, plus de 2 milliards de Fcfa ont été investis dans le cadre des services sociaux de base, dans les projets de communautés ainsi que dans les infrastructures étatiques. Le capitaine du contingent suédois, Sante Nathanson, a expliqué que les missions de terrain de la MINUSMA sont toujours appréciées par les populations. «Nous leur fournissons un niveau de sécurité plus rassurant et nous savons aussi que ces populations locales sont meurtries dans leur âme à cause des groupes terroristes. Chaque semaine, nous tenons des réunions de coordination avec les forces de défense et de sécurité maliennes pour mener des opérations dans les mêmes zones et dans des zones différentes sans s’interposer. Nous sommes très fiers de servir le Mali et nous soutenons les populations et les autorités maliennes pour la promotion de la paix», a souligné le casque bleu suédois. Badarou Maïga a relevé que les populations attendent de la MINUSMA des patrouilles de longue portée en appui aux forces de défense et de sécurité, en vue d’assurer la libre circulation des personnes et de leurs biens. À ce titre, elles souhaitent aussi le renforcement des communautés à la base. Dans le secteur de l’éducation, les points focaux ont souhaité que les forces de défense et de sécurité multiplient les patrouilles pour que les écoles soient fonctionnelles. Les enseignants ont souhaité des garanties sécuritaires pour revenir en classe. Dans le secteur de la santé, les points focaux ont réclamé des appuis en équipements sanitaires et en intrants en vue de faire face au traitement des maladies les plus courantes à savoir le paludisme, les maladies respiratoires et les malnutritions sévères.

Education : L’UNICEF et le PAM font œuvre utile à travers le PAIS

Bamako, 17 nov (AMAP) Une caravane de presse, organisée par le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) et le Programme alimentaire mondial PAM afin de s’imprégner de l’état d’avancement de la mise en œuvre du Projet d’appui à l’inclusion scolaire (PAIS), financé par l’Union européenne (UE), s’est déroulée du 07 au 11 novembre 2022 dans trois établissements des villages du cercle de Kolokani, Région de Koulikoro, a constaté l’AMAP. Les écoles publiques des villages concernés sont Tenezana, Kodjan et Kodjè ont accueilli la caravance, en présence des directeurs, des Centres d’animation pédagogique (CAP) de Nossombougou et de Kolokani, des directeurs d’école, des responsables des ONG G Force et la Fondation Strome, des parents d’élèves, des responsables de cantines scolaires et des présidentes de la scolarisation des filles. L’objectif du projet est d’insérer, de réinsérer et de maintenir à l’école 250 000 enfants dont au moins 50% de filles non scolarisées dans les régions du Sud du Mali à haute démographie et forte exclusion scolaire . D’autre part, il offre des opportunités éducatives aux enfants démunis et non scolarisés, dont au moins 50% de filles et permettre le retour et le maintien à l’école primaire dans les zones affectées par l’insécurité au Centre et dans le Nord du Mali. Enfin, il vise à pérenniser le fonctionnement des cantines dans les communes ayant les plus faibles indicateurs éducatifs et de sécurité alimentaire pour favoriser l’accès, le maintien et la performance éducative des enfants, notamment des filles. La mise en œuvre du projet a permis d’insérer et de réinsérer plus de 67 000 enfants à l’école formelle à travers la stratégie de scolarisation accélérée/passerelle (SSAP) et l’insertion directe, à 6 000 familles de recevoir des transferts monétaires qui ont servi à l’inscription et le maintien de leurs filles à l’école et 96 écoles des régions de Koulikoro et de Sikasso (Sud) ont été dotées d’infrastructures d’hygiène et d’assainissement à travers des points d’eau, des latrines équipées de dispositifs de lavage des mains bénéficiant à 23 381 élèves (11 061 filles) ainsi que 88 enseignants ; (19 femmes) ; 72 000 filles ont reçu des kits d’hygiènes menstruelle ; Sur le plan de la  qualité, 7 148 enseignants (1 692 femmes) ainsi que 178 animateurs (dont 46 femmes) ont été formés sur la didactique et la pédagogie et dotés de kits enseignants ; plus de 150 000 élèves ont reçu des kits scolaires en 2021-2022 ; Par ailleurs, la mise en œuvre du projet a été l’occasion pour 14 105 membres de 1 848 CGS dont 4 209 femmes d’être formées sur leurs rôles et responsabilités dans la gestion de l’école ainsi que l’élaboration et la mise en œuvre de projets d’amélioration de l’environnement scolaire ; Les élèves du fondamental 1 ciblés par l’action possèdent des compétences en lecture/écriture et en calcul correspondant à leur niveau ;
Les élèves inscrits dans les centres d’apprentissages accélérés ciblés par l’action sont préparés et réintégrés dans l’école formelle ;
L’engagement des parents et des responsables dans l’éducation formelle et non formelle des enfants et les moyens d’envoyer régulièrement les filles et les garçons à l’école sont améliorés. Le représentant de l’UNICEF, Amadou Samaké, a précisé que son institution couvre à travers le projet PAIS, la Région de Ségou (Centre), Sikasso (Sud), Koulikoro et Kayes (Ouest) et vise à insérer, et à maintenir à l’école 250 000 enfants de la tranche d’âge de 7 à 12 ans. Il mène, aussi, des activités accessoires dont la formation des CGS, des enseignants, la dotation en point d’eau, l’organisation de cours de rattrapage… Les élus locaux, les  directeurs des CAP de Nossombougou et de Kolokani ont salué les organisations onusiennes « pour le travail remarquable sur le terrain » avant de les assurer de leur accompagnement et du suivi du projet. Les parents d’élève, les président des CGS, de tous les établissements visités ont remercié les partenaires avant d’exprimer leur satisfaction pour cet appui de l’UNICF et du PAM, à travers des dotations en kits scolaires et alimentaires qui ont permis d’accroitre le taux de scolarisation et de réussite scolaire. « Les élèves issus du Programme de la scolarisation accélérée passerelle (SSAP) font des merveilles dans leurs écoles d’accueil respectives, car ils figurent toujours parmi les meilleurs », selon le  directeur de l’école de Tenezana, Abdoulaye, Il donne en exemple Binta Ba,10 ans, et Dramane Coulibaly, 12 ans, tous deux, issus de SSAP, en 4 ème année, à Tenezana, qui ont obtenu respectivement une moyenne de 7,84 et de 8,02. « Le PAM évolue dans le domaine de l’alimentation scolaire notamment dans les cantines, à travers le projet PAIS, qui couvre 44 écoles, dans la Région de Koulikoro, avec environ, 9 000 pensionnaires qui bénéficient tous les jours, d’un repas chaud », a précisé son représentant, Issa Diakité, qui est confiant quant à la relève du projet, « avec la détermination de la communauté ». KM (AMAP)    

Berges du fleuve Niger : L’industrie du sable tourne à fond

Par N’Famoro KEITA Bamako, 16 nov (AMAP) Le quartier de Djicoroni para, en Commune IV, dans la capitale malienne, Bamako, abrite l’un des plus grands sites de vente de sable. Un marché s’est développé autour de l’exploitation de granulats avec plusieurs autres activités connexes génératrices de revenus. Le sable est un matériau indispensable dans la construction d’infrastructures tels les routes, ponts et bâtiments, entre autres. Ce qui en fait un produit commercial très prisé. Son extraction et sa commercialisation sont, aujourd’hui, une industrie qui crée beaucoup d’emplois. Ici, on distingue plusieurs catégories de travailleurs. La première chaîne est composée de propriétaires de pirogues. Ceux-ci emploient directement des extracteurs de sable dans le fleuve ou louent leurs embarcations à des particuliers. Ces derniers, à leur tour, font travailler des extracteurs pour charger les pirogues de sable à des dizaines de kilomètres de la berge. La chaîne est bien organisée. Chaque jour, un convoi de 20 voire 30 pirogues, attachées les unes aux autres, est propulsé par une seule pinasse à moteur. Celui-ci quitte le port d’attache pour le voyage à la recherche du sable. Le périple peut durer souvent des jours. A leur retour, on assiste à un spectacle d’embarcations chargées à ras bord, qui glissent en grappe vers le port. A quelques centaines de mètres, elles se détachent et arrivent en rang dispersé. Ce spectacle rythme le quotidien des acteurs et les riverains du «Tchin tchin danguan», le quai de sable de Djicoroni para. Sur la berge, se trouvent les acteurs de l’autre maillon de la chaîne : les négociants de sable parmi lesquels l’on retrouve beaucoup de femmes qui y ont fait fortune et les intermédiaires ou «coxeurs» qui cherchent de potentiels clients pour les revendeurs. On assiste à un ballet incessant de camions bennes qui assurent le transport du sable vers les clients. Ces véhicules sont chargés au rythme des cris de gaillards triés sur le volet, compte tenu de la rudesse de la tâche qui consiste à charger les véhicules à la pelle. Cette activité très lucrative a favorisé la création d’un marché où, on peut trouver sur place tout ce dont on a besoin. Des étals pour articles d’usage courant, aux gargotes, en passant par les vendeurs ambulants, tout y passe. On se croirait dans une fourmilière. Yaya Keïta est propriétaire de deux pirogues. Ce qui lui permet « de gagner dignement » sa vie, confie-t-il. Il envoie régulièrement ses pirogues chercher du sable sur commande des clients. Il rémunère les déchargeurs à 15 000 Fcfa. A quelques encablures, nous rencontrons Kanda Camara. Assis sur une chaise, à l’ombre d’un arbre, discutant avec ses collègues. Il nous parle de sa petite entreprise au port de sable. Il est propriétaire de trois pirogues et explique comment les choses se passent. «Nous donnons nos pirogues aux laptots (ouvriers chargeurs) qui partent extraire le sable à plusieurs kilomètres d’ici. A leur retour, je paie les miens à 15 000 Fcfa chacun, les dockers à 13 000 Fcfa et il revient à la pirogue à moteur 17 500 Fcfa de la part de tous les piroguiers associés à lui. Car, une seule pirogue à moteur peut tirer une vingtaine d’embarcations». Selon le jeune homme, les bennes sont numérotées entre 7, 6, 5, 4 et 3, en fonction de leur contenance. Un chargement de pirogue équivaut à un chargement de benne de 7 ou 6 bombée (plus évasée). Kanda Camara dit vendre un chargement de benne 7 bombée (b7b) à 65 000 F cfa et non bombée à 50 000 Fcfa. Il ajoute que les chauffeurs de benne peuvent vendre à leurs prix et selon les distances. Il explique aussi, que quand le prix du carburant augmente, les propriétaires des pirogues à moteur majorent aussitôt leurs prix. Le jeune patron déplore, le tarissement progressif du fleuve. «Quand l’eau tarit, à partir du mois de janvier, les marchés ralentissent au port de Djicoroni para, car les pirogues cognent les rochers. Toute chose qui cause  des dégâts», regrette-t-il. Kounadi Doumbia nous a accueilli. Maniant la pelle, aussi bien que les mots, elle nous lance : « Eh mon fils ! Ni ye ntori ye san fè, dugumala man nôgon a bolo », prosaïquement : « quand on voit le crapaud grimper, cela atteste des difficultés que le batracien éprouve plus bas. »   La sexagénaire est entourée d’autres femmes. Certaines remplissent les récipients de sable pour constituer un stock. Elle avoue évoluer dans cette activité depuis 20 ans. «Notre travail est de sortir le sable de l’eau pour constituer un stock qui est ensuite vendu par les chefs. Ce que nous gagnons par semaine est reparti entre les travailleuses et la caisse collective pour faire face aux taxes et autres problèmes sur le site». Selon Kounadi, ce gain oscille entre 15 000 à 20 000 Fcfa par semaine pour chacune d’entre elles. La brave femme exprime son regret de toujours exercer cette activité malgré son âge. Moussa Diarra, marié et père de 5 enfants, y évolue depuis 25 ans et arrive à joindre les deux bouts. Il rappelle aussi que les difficultés rencontrées sont liées au ravitaillement en bois. Ces bois viennent de la Côte d’ivoire ou de la Guinée Conakry. « On les utilise pour souder les pirogues », explique le quadragénaire. Le prix d’une pirogue neuve peut atteindre un peu plus de 1,1 million de Fcfa selon la dimension. Solomane Djiré est natif de Sinzani, dans la Région de Ségou (Centre). Marié et père de deux enfants, ce jeune laptot vient travailler pendant 6 à 7 mois, chaque année. Après il retourne au village auprès des siens. Selon lui, cette activité lui permet d’être indépendant, d’aider ses parents au village. Mais il reste conscient que c’est un travail pénible aussi sans oublier l’épuisement corporel et l’insomnie. « Quand on quitte ici dans la journée, on arrive à destination souvent à des heurs indues. Nous remplissons nos pirogues en plongeant dans l’eau pour extraire le sable. C’est un travail de nuit, même en période de froid», explique-t-il, avant de préciser qu’en plus de

Koutiala, de Sikasso et de Bougouni : Les constats rassurants du ministre Modibo Keïta

Par Kadiatou OUATTARA Envoyée spéciale Bamako, 16 nov (AMAP) Le ministre du Développement rural, Modibo Keïta, s’est rendu, le weekend passé, dans les Régions de Koutiala, de Sikasso et de Bougouni (Sud), en zone cotonnière pour constater la commercialisation de la production. Pour la première étape de la visite, samedi, la délégation composée des membres de la Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT), a mis le cap sur un espace de commercialisation cotonnière, à Koutiala, capitale de l’or blanc. Sur le marché de coton de la coopérative « Koto gnogon tala » au village de Signe situé à 17 km de la ville de Koutiala, la délégation a pu voir les expositions des récoltes de coton graine de la saison en cours. Le coton sera pesé avant de l’acheminer vers les unités d’égrenage. Cette période de commercialisation a débuté depuis le 27 octobre dernier. Le secrétaire général de la coopérative, Drissa Koné, a révélé que 250 hectares de coton ont été cultivés et 100 tonnes sont vendues. « C’est une grande satisfaction pour moi de voir ce rendu », s’est réjoui le ministre du Développement rural. La visite a permis à Modibo Keïta de recenser les difficultés auxquelles les cotonculteurs ont été confrontés lors de cette campagne. Evoquant les difficultés, le président de la coopératif, Aguibou Sounkara, a souligné les maladies du cotonnier provoquées par les ravageurs piqueurs suceurs appelé « Jassides ». Ce ravageur s’est mué en deux nouvelles espèces qui sont apparues pour la première fois au Mali. Il s’agit de Jacobiasca et Amrasca biguttula. Selon M. Sounkara, les pluies abondantes et l’insuffisance d’engrais ont réduit la quantité de récolte. Il a également demandé la mise en place à temps des subventions nécessaires pour les cultures. La visite s’est poursuivie dans la ville de Koutiala, à l’usine d’égrenage. Là, le directeur industriel de la filiale Nord-Est de la CMDT, Moussa Yattara, a expliqué que les balles sont classées par catégorie, stockées et expédiées vers les ports de Lomé (Togo) et d’Abidjan (Côte d’Ivoire). Après cette étape, le ministre du Développement rural a réuni les directeurs des services techniques et les responsables des producteurs. Au cours de cet échange, ils ont fait le bilan des travaux réalisés. Pour le ministre Keïta, la campagne a été bonne en matière de pluviométrie. Il a invité les exploitants agricoles à bien gérer les céréales. « J’espère que nous allons conserver notre position de premier producteur en Afrique », a dit Modibo Keïta. Auparavant, la délégation avait rendu une visite de courtoisie aux autorités religieuses et coutumières de la région de Koutiala. Nkouroula, une localité située à 50 km de Sikasso, fut la deuxième étape de la tournée. La délégation a fait une descente dans le champ de coton de Adama Sanogo qui fait une superficie de 17 hectares. Ce cultivateur natif de la zone, a effectué les premières récoltes dans son champ. Il a également fait face aux attaques du « Jassides » dans son cotonnier, ce qui lui a causé beaucoup de pertes. « Les cotonniers qui ont été plantés très tôt ont donné quelques capsules. Par contre, ceux qui ont été plantés en retard, n’ont rien donné. Ce qui a joué sur le rendement », a-t-il dit. Modibo Keita a, au cours d’une rencontre avec ses collaborateurs, membres de la filiale Sud Sikasso et les producteurs, assuré que les chercheurs mènent des travaux en vue d’anéantir les insectes qui font des ravages. Il a également expliqué que les contraintes d’approvisionnement en engrais sont dues au conflit en Ukraine et à la fermeture des frontières de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Pour sa part, l’administrateur général de la filiale Sud-SA, Kabaou Dolo, a déclaré que durant cette campagne agricole, sa filiale a fait une production de 307 926 tonnes de coton graine, à raison d’un rendement de 1 041 kg/ha. « Cette production représente 40 % de la production nationale avec une valeur de production de 88 milliards de Fcfa », a-t-il estimé, ajoutant que le prix du coton est de 285 Fcfa le kilogramme. L’administrateur général a souligné que les travaux des routes dégradées ont commencé, en vue de faciliter le transfert des produits. Parlant des difficultés, le délégué régional, Hamidou Goscoko, a évoqué les besoins en aliment bétail. Le périple de deux jours s’est achevé à Zantiéla, une localité de Bougouni par la visite du champ de 5 hectares de coton de Bakary Kouyaté. Le paysan s’est réjoui de la présence de la délégation sur son périmètre au moment où il avait entamé la cueillette du coton. Sur place, le ministre du développement rural s’est dit satisfait. Modibo Keita a salué et félicité les efforts du producteur. KO/MD (AMAP)

Niakaléna : Les écoliers retrouvent leur pirogue scolaire

Boubacar MACALOU Bafoulabé, 16 nov (AMAP) Les élèves de Niakaléna, petit village à 1 km de Bafoulabé, son chef-lieu de Commune, dans la Région de Kayes (Ouest), avaient besoin d’aide pour acheter une nouvelle pirogue et faire la navette entre leur bourgade et la ville de Bafoulabé où ils étudient. Ils ont enfin pu faire réparer leur embarcation restée à quai, pendant 15 jours pour réparation. La pirogue a repris le trafic, le lundi 20 Octobre 2022 ! Ici vivent peulhs, sénoufos et bambaras pour une population de 70 habitants, tout confondu. A cause de sa situation démographique, cette localité ne remplit pas les conditions pour la création d’une école. Une situation qui la pénalise. Mais, le village espère et croit au miracle et la grâce de Dieu. « A cause de la petite taille de sa population, ce village ne peut pas avoir d’école. De ce fait, les parents sont obligés d’envoyer leurs enfants dans les différentes écoles de la ville de Bafoulabé. Ces enfants empruntent à longueur de journée la seule pirogue dont dispose le village, depuis 2010, pour se rendre dans leurs écoles respectives », dit Sakalé Dembélé, une écolière en 3ème Année de l’Ecole de Bafoulabé III. L’état de la seule pirogue dont dispose ce village pour la traversée du fleuve Bafing, n’est pas rassurant, même si elle vient d’être réparée à 50 000 Fcfa. D’après le fabricant Brouma Séréta, qui signale que la garantie de toute pirogue est de trois ans, cette embarcation, vieille de 12 ans, peut tomber en panne à tout moment. Depuis la rentrée de cette année scolaire, les élèves de la localité du Cercle de Bafoulabé effectuent à pied un parcours de trois kilomètres pour joindre leurs camarades du village de Babaroto voisin, Babaroto, afin qu’ils fassent ensemble la traversée du fleuve Bafing. « A cause de l’état dégradé de la pirogue, certains écoliers préfèrent marcher 3 km pour se joindre à leurs camarades à Babaroto afin de regagner la rive gauche », confirme l’écolière. La situation  n’est pas du tout facile pour les élèves de ces villages, parmi tant d’autres. Ces jeunes scolaires sont obligés de faire la corvée, matin et soir, afin de ne pas rater les cours. « Nous souffrons beaucoup actuellement. Nous faisons le parcours quatre fois par jour. Pour arriver à Babaroto, nous traversons une rivière. Une fois en classe, nous ne pouvons pas suivre les explications du maître, à cause de la fatigue. Nous souhaitons avoir une pirogue scolaire afin de traverser dans la quiétude », lâche-t-elle. En attendant de voir le bout du tunnel, les habitants de Niakaléna ont été obligés de prendre leur mal en patience. « La population ne pouvait pas trouver 300 000 Fcfa pour acheter une pirogue », s’était lamenté Moussa Sidibé, président de la jeunesse de Niakaléna. INQUIETUDE DISSIPEE – « Nous avons tenu plusieurs concertations avec les politiques et l’administration scolaire au sujet de l’acquisition d’une nouvelle pirogue. A présent, les démarches administratives n’ont pas abouti», avait déclaré le chef de village Niakaléna, Ousmane Diakité. La population de Niakaléna, consciente du danger qui guette les habitants et soucieuse de l’avenir de ses enfants, a tenu au village, le 26 septembre 2022, une assemblée sur cette épineuse question. Le chef de village et ses conseillers, Makan Sanogo, Seydou Diakité, ainsi que Moussa Sidibé de la jeunesse ont été envoyés en délégation à Bafoulabé, le 2 octobre dernier, auprès des autorités de la Commune dont fait partie Niakaléna pour plaider la cause des écolières et écoliers et trouver des fonds afin de réparer la vieille pirogue de 12 ans. Le maire Kandé Doucouré a reçu la délégation. Il leur avait proposé payer la moitié des frais de réparation et a demandé aux émissaires de [prendre en charge l’autre moitié de la somme. « Car, la mairie ne peut pas tout gérer, faute de moyens financiers », avait expliqué l’édile de Bafoulabé. D’après Makan Sanogo, cette proposition n’a pas été du goût des émissaires du village, Ceux-ci ont simplement remercié leur hôte pour sa bonne foi, avant de prendre congé de lui. Toujours en quête du bon samaritain, la délégation s’est rendue le 4 octobre 2022 au Centre d’animation pédagogique (CAP) pour rencontrer l’adjoint Fomba. Le directeur Oumar Sissoko, empêché, pour raisons de santé. Bien que le CAP n’a pas de budget pour les actions humanitaires, il a donné 25 000 F à la délégation, en guise de contribution. Après avoir obtenu la moitié des frais de réparation et n’ayant plus d’autres alternatives, les émissaires de Niakaléna ne pouvaient que revoir leur position, en allant voire à nouveau le maire de Bafoulabé pour lui signifier leur adhésion à sa proposition, en lui présentant les 25 000 F cfa comme leur propre quote-part. C’est ainsi que le maire leur a donné le complément. Et le lendemain, la pirogue a été envoyée à Mahinading chez Séréta. BM/MD (AMAP)  

Campagne agricole 2022/2023 : La CMDT revoit ses ambitions à la baisse

Par Cheick M. TRAORÉ Bamako, 16 nov (AMAP) La direction générale de la Compagnie malienne pour le développement du textile (CMDT) a revu ses ambitions à la baisse, en prévoyant une production cotonnière inferieure à celle annoncée au titre de la campagne agricole 2022/2023, a annoncé la compagnie étatique, dans une note consultée, samedi dernier, par l’AMAP. «La production de coton graine attendue sera en deçà des prévisions fixées au début de la campagne agricole et inférieure à la production de la campagne 2021/2022», précise la Holding CMDT dans sa note. Cette source précise que la baisse pourrait dépasser 20%, par rapport au niveau de production de 2021/2022. Cette contreperformance attendue est, selon le document de deux pages, due à l’abondance de pluies, aux inondations, au lessivage des sols, aux attaques des jassides. La conjonction de «ces facteurs défavorables» a entrainé l’abandon par les paysans d’une superficie totale de 158.090 ha sur un total 743.824 ha semés. En effet, analyse la CMDT, les hauteurs de pluies enregistrées jusqu’en fin septembre 2022 ont été excédentaires au niveau de plusieurs postes pluviométriques. De fortes pluies ont été enregistrées dans toutes les zones de production. Elles ont entrainé des inondations dans les parcelles situées au bord des cours d’eau et dans les bas-fonds. L’encadrement dit avoir, en la matière, dénombré en début du mois d’octobre 34.596 ha de coton inondés. Or «le cotonnier n’aime pas les fortes pluies et les fréquences élevées de pluies», expliquent les experts de la Compagnie. En conséquence, des cas de lessivage sont visibles dans plusieurs parcelles. « Les plants sur ces parcelles sont rabougris. La pourriture des capsules de base est constatée sur plusieurs parcelles de coton . » Les excès de pluies ont toujours été contreproductifs pour le rendement du coton, font remarquer les spécialistes. Ils illustrent leur analyse par les contreperformances de la campagne 1999/2000 au cours de laquelle la pluviométrie «très excédentaire» a occasionné des inondations. La production du coton graine est ainsi passée de 518.364 tonnes en 1998/1999 à 459.123 tonnes en 1999/2000, soit une baisse de 11%. Il en a été de même pour la «campagne 2018/2019 où la pluviométrie a été également très excédentaire, occasionnant des submersions. «La production du coton graine est ainsi passée de 728.606 tonnes en 2017/2018 à 656.531 tonnes en 2018/2019, soit une baisse de 10%», rappelle la CMDT. Elle ajoute : «Le seul fait de la forte pluviosité entrainant les inondations, favorisant l’enherbement des parcelles et le lessivage peut occasionner une baisse de production de plus de 10% par rapport à une campagne normale.» PULLULATION DE JASSIDES– Des superficies d’environ 32.523 ha n’ont pas pu être entretenues. Il s’agit des parcelles très enherbées à cause de la fréquence élevée des pluies, celles endommagées par les animaux et quelques cas de reconversion en d’autres cultures. À ces phénomènes est venue se greffer la forte pullulation des jassides, depuis fin juillet 2022. L’espèce de jassides habituellement connue dans la sous-région est Jacobiella fascialis. Les produits insecticides disponibles permettent de la maîtriser. Mais la capture et l’analyse des individus de jassides de cette campagne dans les pays infestés a abouti à l’identification de deux espèces dominantes : Jacobiasca lybica et Amrasca biguttula. Ces deux espèces font leur apparition pour la première fois au Mali. C’est surtout l’espèce Amrasca biguttula qui était beaucoup plus dominante. Cette espèce se multiplie très rapidement et fait plus de dégâts que la Jacobiella fascialis. Les attaques sévères de l’Amrasca ont amené les producteurs à abandonner 90.971 ha. La mission conjointe traditionnelle CMDT-Institut d’économie rurale (IER) relative au suivi phytosanitaire des cultures du système coton s’est rendue sur le terrain pour faire le constat. Le PDG de la CMDT, Dr Nango Dembélé, et ses techniciens ont pris des mesures urgentes pour limiter les dégâts. Il a ainsi été demandé à l’encadrement et aux producteurs un changement immédiat de stratégie de protection phytosanitaire du cotonnier en réduisant l’intervalle de traitement de 14 à 07 jours et l’utilisation des produits indiqués contre les jassides. Le GIE C-SCPC/CMDT/OHVN a commandé et mis à disposition des quantités d’insecticides contre les jassides recommandés par le Programme coton de l’IER. Des campagnes de sensibilisation ont été diffusées dans ce sens sur les radios pour informer les producteurs des mesures à prendre pour maîtriser les jassides. Ce phénomène de pullulation de jassides est un problème sous régional. Les pays touchés sont le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Mali, le Sénégal et le Togo. Le Bénin, le Cameroun et le Tchad sont moins touchés. Ainsi, la production de coton de l’Afrique de l’Ouest et du Centre devrait sensiblement diminuer lors de la campagne 2022/2023 pour se situer à environ un million de tonnes de coton-graine, selon des chercheurs. D’après les estimations de plusieurs négociants, comparativement au niveau de production de 2021/2022, la baisse pourrait même dépasser 20%. SOUTIEN DES AUTORITES – Le mauvais signal avait commencé dès le début de la campagne agricole 2022/2023 qui a démarré dans un contexte difficile marqué par deux principales situations défavorables. La flambée des prix des intrants agricoles sur le marché mondial (suite de l’impact de la pandémie de Covid-19 et du conflit entre la Russie et l’Ukraine). L’embargo imposé au Mali par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) de janvier à juillet 2022, privant le Mali de l’accès aux principaux ports d’approvisionnement du pays. Ce qui a entrainé une hausse des prix des engrais du système coton (coton, maïs, mil et sorgho). À titre d’exemple, le prix fournisseur du complexe coton est passé de 383.000 Fcfa en 2021/2022 à 620.000 Fcfa/tonne. Celui du complexe céréales est passé de 380.000 Fcfa/tonne à 615.000 Fcfa/tonne. Et celui de l’urée est passé de 370.000 Fcfa à 640.000 Fcfa/tonne. Il faut, aussi, noter l’insuffisance de cet engrais sur le marché mondial. Pour y faire face, le président de la Transition, lors de la 12ème session du Conseil supérieur de l’Agriculture en mars 2022, a pris des décisions qui ont encouragé les producteurs. Le prix

Mali : Ouverture de la 1ère édition de la Journée nationale des légitimités traditionnelles 

Bamako, 11 nov (AMAP) Le Premier ministre par intérim, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le colonel Abdoulaye Maïga, a présid.é, ce vendredi, l’ouverture de la 1ère édition de la journée nationale des légitimités traditionnelles au Centre international de conférences de Bamako (CICB), a constaté l’AMAP. Cette 1ère édition dont le thème est : « Place et rôle des légitimités traditionnelles dans la réconciliation nationale, la promotion de la paix, de la cohésion sociale et de la refondation de l’État », a été organisée par le ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a consacré le 11 novembre comme Journée nationale des légitimités traditionnelles par décret du 4 mars 2022.  Son objectif « est de contribuer à mieux exploiter le système de gouvernance des légitimités traditionnelles pour promouvoir la paix, la cohésion sociale et soutenir la refondation de l’État.» Il s’agit, aussi, « de mieux faire connaitre les légitimités traditionnelles, de valoriser leurs fonctions, de raffermir leur ancrage dans la vie politique, économique et sociale, de s’appuyer sur leur système de gouvernance pour soutenir la refondation ». Mais, également, « informer et sensibiliser les jeunes générations à s’inspirer des valeurs de société des légitimités traditionnelles pour l’éducation civique et la construction citoyenne ainsi que renforcer la synergie d’actions entre les pouvoirs administratifs et ces légitimités ». DD/MD (AMAP)

L’Armée malienne repousse une attaque terroriste à Markala

Bamako, 11 nov (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa) ont neutralisé, dans la nuit du 9 au 10 novembre, un assaillant et récupéré du matériel au cours d’une attaque terroriste visant le poste de contrôle de l’entrée sud de la ville de Markala (Ségou), dans le Centre du Mali, a annoncé, jeudi, l’Armée sur sa page twitter. Le même jour, le commandant du secteur 5 de l’Opération Maliko, le colonel Youssouf Oumar Cissé et le commandant de la Région de Gendarmerie de Ségou, accompagnés de certains collaborateurs, se sont rendus au poste qui était visé. Selon la même source, le colonel Cissé a félicité et encouragé, au nom de la hiérarchie militaire, « les vaillants soldats stationnés » au pont rouge, véritable verrou à l’entrée de la ville. « Il a transmis aux FAMa du poste la fierté du commandement. Il leur a demandé de rester constamment en veille afin d’éviter toute surprise », selon le communiqué. Les autorités administratives locales, communales ont assuré le colonel Youssouf Oumar Cissé de leur soutien et accompagnement dans la lutte anti-terroriste que mènent les FAMa. La délégation du colonel Cissé s’est rendue, également, au COFEAT abritant la formation du Certificat interarmes, note le Communiqué, aux Ateliers militaires centraux, à la Brigade territoriale de Gendarmerie. Puis, elle a franchi le pont du barrage de Markala afin de vérifier le dispositif sécuritaire. SS/MD (AMAP)