Ouverture de la 4-ème conférence de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) sur la médiation à Djeddah, en Arabie Saoudite

Djeddah (UNA-AMAP) – Les travaux de la quatrième conférence de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) sur la médiation « Expériences et perspectives », accueillie par le ministère saoudien des Affaires étrangères en coopération avec le Secrétariat général de l’Organisation, ont débuté les 5 et 6 juin , à Djeddah au Royaume d’Arabie saoudite. Dans son discours d’ouverture, le vice-ministre saoudien des Affaires étrangères, Walid bin Abdul Karim Al-Khuraiji, a déclaré que cette conférence intervient à un moment où beaucoup d’évènements ravagent le monde et affectent la paix et la stabilité internationales. Et d’ajouter : « Le Royaume d’Arabie saoudite estime que la stabilité, la paix et la sécurité sont le noyau du progrès, du développement et de la prospérité des peuples. » Al-Khuraiji a expliqué que cette conférence se présente comme « une suite des conférences précédentes tenues en République de Turquie, dans une tentative d’établir des règles et une approche pour le rôle espéré dans le domaine de la médiation sous l’égide de l’Organisation de la Coopération islamique. » Le chef de la diplomatie saoudienne a souligné que « les problèmes complexes et urgents au sein du monde islamique et d’autres pays du monde ont un besoin urgent, à la lumière des circonstances délicates que traverse le monde aujourd’hui, d’une solution et des moyens plus efficaces, en adoptant plusieurs méthodes et méthodes, y compris combiner les efforts de l’organisation avec les partenaires régionaux et internationaux pour trouver les meilleures solutions. » Il s’agit « de répondre à tous ces défis et risques, en investissant dans l’approche de la diplomatie préventive visant à prévenir l’émergence de conflits entre les différentes parties, faire face à leur escalade, arrêter leur propagation par le dialogue et les négociations et faire de bons offices pour réconcilier les parties en conflit. » Al-Khuraiji a souligné que l’Arabie saoudite « repose, depuis sa création, en tant que pays pivot, sur des piliers fondamentaux, dont le plus important est de contribuer à la réalisation de la paix et de la sécurité internationales et de s’efforcer de résoudre les différends par des moyens pacifiques ». « Par tous les moyens et par divers moyens, y compris en activant le rôle de la diplomatie humanitaire », a-t-il martelé. Il a souligné que « le Royaume, sous les directives généreuses du Serviteur des Deux Saintes Mosquées, le Roi Salman bin Abdulaziz, et avec le suivi inlassable du Prince héritier Mohammed bin Salman, s’est attaché à fournir un soutien et une assistance, que ce soit à travers le King Salman Center for Relief and Humanitarian Action ou par le biais du Fonds saoudien pour le développement, afin que le Royaume devienne l’un des premiers pays donateurs ». Au début de son allocution, le Secrétaire général de l’OCI, Hussein Ibrahim Taha, a remercié le Royaume d’Arabie saoudite pour avoir accueilli la quatrième Conférence de l’OCI sur la médiation, louant tous les efforts déployés par le Royaume en tant que pays siège de l’Organisation de la coopération islamique et président de la quatorzième session du Sommet islamique. Taha a souligné que la question de la médiation est d’une grande importance pour l’organisation, car la quatrième session de la Conférence de médiation se tient « à un moment critique, où le monde a un besoin urgent de médiation, de dialogue et de négociations afin de pour résoudre les conflits ». Le Secrétaire général a expliqué que la Charte de l’OCI « exige des États membres qu’ils adoptent des moyens pacifiques de règlement des différends par les bons offices, la négociation, l’enquête, la médiation, la conciliation, l’arbitrage, le règlement judiciaire ou tout autre moyen pacifique. » Il a souligné que l’Organisation accorde une attention particulière à la médiation, « car environ 60 % des conflits dans le monde relèvent de la géographie de l’organisation, notant qu’en raison de ces conflits, les peuples ont été exposés à de nombreuses expériences amères et le développement global dans ces pays a décliné. » Par conséquent, les membres de l’OCI sont fermement résolus à résoudre pacifiquement et durablement les différends en suspens. Le Secrétaire général a cité des succès remportés par l’OCI dans la médiation dans divers conflits, notamment dans le sud des Philippines, le sud de la Thaïlande, le Soudan, le Tchad et l’Afghanistan.  L’organisation a joué un rôle en soutenant les efforts internationaux visant à établir la paix et la sécurité et à rétablir l’état de droit en Somalie et en Guinée et une tentative de mettre fin aux tensions sectaires en Irak .en 2006. À son tour, le Représentant permanent de la République de Turquie auprès de l’OCI, l’ambassadeur Mehmet Metin Eker, a félicité l’Arabie saoudite et l’OCI pour l’organisation de cette conférence opportune. L’ambassadeur Eker a déclaré que la prévention, la résolution et la médiation des conflits sont devenues encore plus importantes aujourd’hui, compte tenu des développements géopolitiques récents et du nombre croissant de conflits. Il a ajouté que si la fréquence des conflits augmentait, leur nature se développait également rapidement. Et, pour cette raison, l’OCI et ses États membres devraient se concentrer davantage sur la résolution pacifique des différends. Il a souligné que la Turquie s’est concentrée sur l’OCI en accueillant les trois premières sessions de la Conférence de médiation, car elle croit aux capacités de l’organisation en tant que deuxième plus grand cadre  international et voix unificatrice du monde islamique, soulignant que cette conférence sera certainement une plateforme importante pour assurer le suivi de l’important travail qui a été accompli jusqu’à présent. Pour sa part, Kumba Jo, Conseillère d’État principale auprès du ministère de la Justice de la Gambie, a déclaré, lors de son discours, au nom du Groupe africain de l’OCI : « La Conférence de médiation est une plateforme innovante pour partager nos diverses expériences afin de consolider la paix et la sécurité pour le monde islamique. Elle a souligné la nécessité de renforcer les capacités de la diplomatie préventive pour prévenir les coûts élevés des conflits sur la vie et les biens et le retard de nos aspirations au développement. Dans son discours pour le Groupe asiatique, le Représentant permanent de la République islamique du Pakistan auprès de l’OCI,

Journées culturelles «Tombouctou, terre de rencontres»: C’est du 10 au 12 Juin prochain à Bamako

Bamako, 03 juin (AMAP) Les journées culturelles « Tombouctou, terre de rencontres », se tiendront du 10 au 12 juin prochain, au Palais de la culture de Bamako, ont annoncé, mercredi dernier, les responsables de l’Association pour le développement du Cercle de Tombouctou (ARDCT).  A la sortie d’une audience avec le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga, le porte-parole de l’ARDCT, l’ambassadeur Mahmoud Mohamed Arby, a indiqué que ces journées visent à promouvoir le tourisme interne en faisant découvrir au grand public la richesse culturelle de la localité afin de l’inciter à s’y rendre.  L’objectif général de cette manifestation est de promouvoir la culture de la paix et la tolérance au Mali, à travers le partage et la diffusion des valeurs positives métissées de la culture de la Cité des 333 Saints.  Cette rencontre sera, également, une occasion de perpétuer la renommée de cette ville légendaire du Mali qui, au 15è siècle déjà, était un centre culturel et religieux ainsi qu’un véritable poumon du commerce transsaharien. Les membres de l’ARDCT ont réaffirmé leur soutien à la Transition. Le Premier ministre les a invités à soutenir le gouvernement, notamment par rapport à la situation sécuritaire, aux réformes et à la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger.  BD/MD (AMAP)

Nouvelle cimenterie Atlas : Le président Assimi Goita donne le coup d’envoi des travaux 

Bamako, 03 juin (AMAP) Bâtie sur une superficie de 14 ha, avec une production annuelle de 800.000 tonnes par an, la cimenterie de Dio Gare emploiera, au moins, 100 personnes directement et 150 indirectement dès le lancement.  Avec l’objectif de parvenir à plus de 1.000 emplois sur les dix prochaines années, cette nouvelle usine de ciment située à Dio Gare, dénommée Cimenterie Atlas, est l’œuvre de la société S&S industrie dirigée par deux jeunes Maliens, Papa Oumar Samaké et Amadou Sow. C’est une société de droit malien créée en 2021 avec un capital initial d’un million de Fcfa porté à 100 millions de Fcfa, en novembre dernier. L’objectif est de doter le Mali d’une nouvelle cimenterie de dernière génération dans le cadre d’un partenariat cent pour cent malien. Le montant total de la réalisation de la future usine de ciment est estimé à plus de 50 milliards de nos francs. L’infrastructure doit être opérationnelle dans trois ans. Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a procédé, dans une ambiance de fête, à la pose de la première pierre de l’usine, jeudi, sur le site, à Dio Gare. La cérémonie a réuni le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, des membres du gouvernement, le président du Conseil national de Transition (CNT), le colonel Malick Diaw, et les autorités coutumières, administratives et politiques de la localité.     Après la pose de la première pierre, le chef de l’État, dans une interview à la presse, a indiqué que ce projet « cadre avec la vision du gouvernement qui consiste à soutenir toutes les initiatives nationales et, surtout, celles portées par la jeunesse pour le  développement de notre pays ». Une condition sine qua non de notre indépendance économique. «Je suis sûr et convaincu que la réalisation de cette usine permettra de créer des emplois et combler le déficit du ciment sur le marché national et, aussi, de booster le secteur économique», a déclaré le colonel Goïta.   Le président de la Transition a lancé un vibrant appel à tous les Maliens de l’intérieur comme de la diaspora à venir investir au Mali. Il a assuré que les autorités de la Transition les accompagneront dans le strict respect des intérêts du peuple malien. RÉDUIRE LES IMPORTATIONS – Selon le ministre de l’Industrie et du Commerce, Mahmoud Ould Mohamed, la présence du colonel Assimi Goïta à cette cérémonie témoigne de tout l’intérêt particulier qu’il porte au développement industriel de notre pays en général, et singulièrement à la promotion de l’entreprenariat de la jeunesse malienne. M. Ould Mohamed a aussi remercié les promoteurs pour avoir choisi de faire un tel investissement dans notre pays.  Pour le ministre de l’Industrie et du Commerce, la pose de la première pierre de cette usine témoigne de la volonté des autorités à mettre en œuvre la politique de développement industriel. «Un des objectifs de cette politique est, justement, la création d’unités de transformation de nos minerais et en particulier la transformation du calcaire du Mali », a-t-il précisé. Mahmoud Ould Mohamed a, par ailleurs, salué la vision qui a animé les promoteurs, Papa Oumar Samaké et Amadou Sow, tous jeunes opérateurs maliens évoluant dans le monde des affaires, pour la création de cette usine de ciment de type CEM32,5. «Cette nouvelle unité industrielle contribuera à l’accroissement de la production du ciment et réduira considérablement le niveau de dépendance du pays aux importations créant ainsi plus de valeur ajoutée. Elle va, aussi, réduire la fuite  des capitaux», a indiqué le ministre, précisant que la société S&S industrie a bénéficié de l’accompagnement de l’Etat à travers l’octroi d’un agrément suivant le Code des investissements.   De son côté, le Président directeur général (PDG) de la cimenterie Atlas, Papa Oumar Samaké, a précisé que l’un des objectifs de la réalisation de cette usine est de réduire considérablement l’importation de ciment au Mali et, surtout, de contribuer au développement socio-économique du Mali, tout en mettant en valeur le savoir-faire malien. Après avoir remercié le chef de l’État pour son déplacement, il a dit que ce projet répond, en quelque sorte, à son appel lancé à la jeunesse malienne pour relever le défi. OD/MD (AMAP)

Niani Sangha : Les retrouvailles des frères Keita 

Bamako, 03 juin (AMAP) Avec environ 6.000 habitants, essentiellement constitués de Keïta, Koursalé est un gros village manding, à 45 km de la capitale malienne, Bamako,  dans la Commune rurale du Mandé.  Qui parle d’un village du Mandé, parle de l’histoire et de la culture. Koursalé a accueilli du 28 au 29 mai dernier, pour la première fois la rencontre traditionnelle, culturelle, touristique et sociale : «Niani Sangha» de l’espace «Badougou». Les habitants des villages voisins, notamment Manicoura, Kéniéroba, Naréna et ceux de trois villages malinké de la Guinée Conakry (Niani, Niagassolo, Badougou-Balandougou) ont répondu présents à ce rendez-vous mémorable voire historique puisque l’événement était organisé pour la première fois, en terre malienne.  Organisée tous les neuf ans, cette activité favorise la consolidation des relations entre frères de la lignée de l’empereur du Mandé, Soundjata Keïta, le partage d’expériences et de doléances, ainsi que la quête d’identité culturelle. «Niani Sangha», ce sont, aussi, des retrouvailles et une consolidation de l’héritage et des traditions légués par Soundjata Keïta. La rencontre rituelle a été agrémentée par des animations folkloriques, des tirs de fusil, des démonstrations de magie des chasseurs maliens et guinéens.  Le représentant du chef de village de Koursalé, Yacouba Keïta, s’est réjoui de l’organisation de cette fête dans son village et félicité les populations d’avoir donné un éclat particulier à la cérémonie. Le président de l’Association des ressortissants de Badougou résidant à Bamako, El Hadj Siriman Keïta, a invité les peuples de l’espace Badougou à se donner la main pour célébrer la concorde, la paix, l’union et, surtout, à travailler ensemble.  Le président de l’Autorité intérimaire da la Commune rurale du Mandé, Nouhoum Kélèpily, a jugé que cette rencontre est un espace de paix et de cohésion sociale. Il a remercié les présidents de la Transition en Guinée, le colonel Mamady Doumbouya, et au Mali, le colonel Assimi Goïta, pour leur collaboration. «J’invite le peuple malien à une prise de conscience collective et à l’union sacrée autour de la République», a-t-il exhorté.  Pour sa part, le sous-préfet de Kalaban-coro, Daha Keïta, a soutenu que les peuples de l’espace Badougou ont surtout faim et soif de leurs culture, us et coutumes. Il a invité tous à s’accorder sur l’essentiel. «Avec Niani Sangha, nous avons montré au monde que nous sommes soudés et pouvons nous comprendre», a déclaré l’administrateur civil, avant d’inciter la nouvelle génération à s’approprier les valeurs, traditions et  l’identité mandingues.  La rencontre a pris fin par une réunion de famille dans le grand vestibule de Koursalé. SYW/MD (AMAP) 

Réseaux sociaux : La folie Tik Tok 

Jessica Khadidia DEMBÉLÉ Bamako, 03 juin (AMAP) Musical.ly avant son rachat en 2017 par la compagnie chinoise ByteDance, TikTok s’est imposée comme un incontournable du divertissement numérique chez les jeunes. C’est une plateforme facile d’utilisation, sur laquelle les gens font des vidéos créatives et divertissantes, assez courtes (15 secondes à 3 minutes).  Les utilisateurs dansent, font des playbacks sur des audio, imitent des scènes de films, réalisent des challenges, suivent des tendances qui sont virales et qui sont, plus spécifiquement, appelées dans le jargon de l’appli, des Trend. Il est très facile de percer sur la plateforme, on peut rapidement passer de quelques milliers de vues à des millions en une seule vidéo qui vous fera propulser au-devant de la scène. On peut, également, gagner de l’argent grâce à TikTok après avoir obtenu 10.000 abonnés et 100.000 vues sur ses dernières vidéos.  Tout le monde peut bénéficier de ces facteurs sur la plateforme, à condition d’avoir plus de 13 ans. C’est l’âge requis pour s’inscrire sur l’application. Cependant, avec tout ce que cette enquête nous fera découvrir, est-ce que cette limite d’âge est-elle efficace ? Cette restriction est-elle même respectée ? NARCISSISME À OUTRANCE – L’une des choses les plus marquantes sur TikTok est la mise en valeur de l’aspect physique. Ce qui n’est, en aucun cas, une mauvaise chose sauf si c’est pour exposer aux yeux du monde entier le narcissisme à outrance. Tout est fait pour être beau et donne envie a l’audience. Le corps sur TikTok est devenu le ou l’un des moyens favoris des utilisateurs pour gagner le plus rapidement en visibilité, c’est même la marque de fabrique de certains comptes de ‘tiktokeurs’ très célèbres.  Pour certaines ‘tiktokeuses’, il s’agit d’exposer certains attributs du corps avec des tenues suggestives, des challenges qui montrent leurs apparences au plus bas pour revenir, la seconde d’après, à un aspect qui frôle le perfectionnisme. Pour cela, hommes comme femmes utilisent des tenues de détente, s’ébouriffent les cheveux, puis la seconde d’après, dans la même vidéo, on les retrouve avec des tenues élégantes ou sexy, torse nu pour les hommes, bien habillés et coiffés. Ce genre de vidéo est généralement très regardée par les ‘tiktokeurs’ et les commentaires qui en résultent sont pour glorifier le physique de l’auteur de la vidéo. On ne retrouve pas de «super vidéo, continue ainsi» mais des «tu es trop belle» ou «tu es trop beau». Que des commentaires sur le physique et pas que des élégants parfois. Pour le Docteur en sociologie et professeur d’université à la Faculté des sciences humaines et des sciences de l’éducation, Bréhima Elie Dicko, TikTok est devenu un phénomène de mode et donc il y a une course au voyeurisme. Le mot influenceur, pour désigner les personnalités des réseaux sociaux, surtout ceux qui ont des milliers voire des millions d’abonnés, est un terme bien choisi car c’est en cela leur grande contribution. Se retrouver avec ce genre de vidéos de façon permanente sur la plateforme est très probable, surtout qu’il suffit juste de quelques secondes de visionnage d’une vidéo pour subir une déferlante du même genre de contenu indéfiniment. L’algorithme fonctionne de la sorte. Si TikTok interdit l’accès au moins de 13 ans, il n’y a aucun moyen pour vérifier cela puisqu’il existe plusieurs manières de contourner cette règle.  Si Astou Madani Dabo, jeune étudiante âgée de 23 ans et utilisatrice de TikTok, se sent complexée devant un tel étalage de «corps parfait», imaginez ce qu’éprouve un mineur qui rentre à peine dans l’adolescence. En effet, les enfants sont facilement exposés à tout ce qui se rapporte au physique, surtout chez les jeunes filles qui développent rapidement une obsession pour leurs corps.  Astou n’est sûrement pas la seule fille majeure qui se retrouve dans cette situation. Elle déclare qu’elle veut devenir ‘tiktokeuse’ depuis des années mais malheureusement ne trouve pas son corps «assez sexy » pour correspondre au standard de beauté sur l’application. «Sur TikTok, les filles ne mettent en avant que leurs corps et si je ne fais pas ça, sauf reproduire seulement d’autres vidéos, je n’aurai pas assez de vues», se désole la jeune femme.  Une influence dangereuse qui a un impact sur la psychologie des plus jeunes, les poussant vers un chemin court : celui de la chirurgie esthétique, considérée comme le moyen le plus rapide de se débarrasser de ses complexes. Elle est très en vogue aux États-Unis. Étant très addictive aussi, Astou pousse cette couche de la société à s’éloigner de plus en plus de leurs études.  Malgré des centaines de comptes dédiés à la formation scolaire, le professeur Comlanvi Innocent Amouzou, enseignant au collège Yeleen de Bamako, affirme que l’application participe plutôt à la régression du niveau d’études de la plupart des élèves. « Bien sûr que la plateforme est un outil d’apprentissage pour les enfants d’une part mais la plupart des élèves ne vont pas sur TikTok pour suivre ces formations scolaire », déplore-t-il. HYPERSEXUALISATION – «Quand j’ai installé l’application TikTok, c’était la tendance des danses de Twerk. Ma fille prenait mon téléphone en mon absence pour aller sur l’appli alors que ce genre de vidéos étaient fréquentes», témoigne Anta Cissé, mère de deux enfants.  Le WAP challenge ou la dance consiste à enchainer différentes positions sexuelles en dansant ; le Buss It challenge qui consiste à porter une tenue lambda et danser timidement sur la musique Hot in here du chanteur américain Nelly. Soudain la caméra descend rapidement et on retrouve la même personne avec cette fois-ci une tenue beaucoup plus sexy s’adonnant à une séance de Twerk sur la chanson Buss It de la chanteuse américaine Erica Banks. Ce sont les vidéos qui étaient les plus populaires et les plus recommandées. Les Hashtags Wap challenge et le Buss It challenge en comptent chacun plus de 4 milliards sur l’application TikTok. Et ils ne sont pas les seules catégories de danse sexy facilement trouvables et recommandées sur la plateforme. Vous, vous retrouvez facilement avec des contenus hypersexualisés, voire pornographiques. «Elle n’est pas juste normalisée ou banalisée, elle

Kita : Dons de vivres aux déplacés, personnes âgées et handicapés physiques

Kita, 3 juin (AMAP) Dans le cadre de la mise en œuvre des activités humanitaires du ministère délégué auprès du ministre de la Santé et du Développement social, le ministre Oumarou Diarra en compagnie d’une forte délégation a effectué une mission d’une journée dans la régionale Kita pour faire une donation de 5 tonnes de vivre aux déplacés, personnes âgées et handicapés physiques, a constaté l’AMAP. La remise symbolique s’est déroulée lundi dans la nouvelle direction régionale du développement sociale et de l’économie solidaire de Kita en présence de la directrice dudit service, Mme Touré Kadidia Oulogueme. Bien avant, le ministre et sa délégation avaient effectué une visite de courtoisie aux autorités traditionnelles pour expliquer le but de leur mission et demander l’accompagnement de la population. En retour, les sages ont manifesté leurs accompagnement et soutien aux autorités de Transition. Il faut noter que les différents chefs ont reçu une enveloppe symbolique conformément au respect de la tradition. La mission va se poursuivre aujourd’hui sur Kayes. AS/KM (AMAP)

Année scolaire 2021-2022: Le calendrier des examens 

Bamako, 02 juin (AMAP) Les dates des examens des enseignements fondamental, normal, secondaire général, technique et professionnel, au titre de l’année scolaire 2021-2022 ont été publiées, mercredi, par le ministère de l’Education nationale. Le calendrier est fixé comme suit : les épreuves écrites de l’examen du Certificat d’aptitude professionnelle (CAP) auront lieu du 20 au 23 juin 2022.  Les épreuves anticipées de l’Education physique et sportive (EPS) du Diplôme d’études fondamentales (DEF) démarreront à compter du 6 juin 2022.  Les épreuves écrites du Diplôme d’études fondamentales (DEF) se tiendront du 27 au 29 juin 2022. Le Brevet de techniciens (BT) aura lieu du 4 au 7 juillet 2022. Les épreuves anticipées du Baccalauréat technique et professionnel (Bac) se tiendront du 14 au 15 juillet 2022. Les épreuves écrites du Bac. proprement dit auront lieu du 18 au 21 juillet 2022.  L’EPS des Instituts de formation des maîtres (IFM) se déroulera du 4 au 9 juillet 2022. Les épreuves orales et pratiques des IFM auront lieu du 12 au 16 juillet 2022. Le BT santé se tiendra du 25 au 29 juillet 2022.  Quant au Brevet de technicien (BT) agro-pastoral, il se déroulera du 1er au 5 août 2022.   SYW/MD (AMAP)

La cachexie décime le bétail à  Gao (Nord)

Par Abdourhamane  TOURE Gao, 02 juin (AMAP) Le mois d’avril est considéré comme le début de la période de soudure pastorale au Mali. Cette période est particulièrement éprouvante pour le bétail du fait de la rareté des pâturages, laquelle est consécutive à la pression exercée sur les ressources pastorales en raison du nombre de plus en plus croissant des troupeaux et de la transhumance interne et externe. Cette période est vécue avec beaucoup d’angoisse pour les propriétaires de troupeaux.  Dans la Région de Gao (Nord) cette année, la situation est particulièrement critique. A la situation d’insécurité presque permanente due à la présence de groupes armés ennemis, s’ajoute, actuellement, une calamité due à la mortalité des animaux. Cette année est considérée comme exceptionnelle à cause de l’apparition d’une maladie qui est en train de décimer, à petit feu, le cheptel local.  Les cadavres d’animaux morts à la suite de cette maladie sont visibles un peu partout. La raison? Une insuffisance de pâturages qui a entrainé une «sous-alimentation» du bétail qui se nourrit exclusivement de fourrages. A cause de cette situation alimentaire désastreuse du bétail, les animaux souffrent de la maladie de cachexie. Selon les spécialistes de la médecine vétérinaire, la cachexie résulte d’un grave affaiblissement de l’organisme avec notamment une perte de poids et une atrophie musculaire liées à une dénutrition très importante. Le directeur régional des productions et industries animales (DRPIA) de la Région de Gao, Aboubacar Habba Maïga, explique que les mouvements des troupeaux sont perturbés par les attaques et enlèvements de bétail par les groupes armés. Ce qui limite les déplacements des animaux dans toutes les zones pastorales. En cette période de soudure, les principales sources d’abreuvement du bétail sont les puits, les mares permanentes et le fleuve Niger. Actuellement, les animaux sont concentrés dans le Gourma et le long de la Vallée, notamment dans les Communes de Gounzourèye, N’Tillit, Gabéro et Ouatagouna. On observe, également, des départs forcés de troupeaux de Tessit vers Anchawadj sous la pression des groupes armés. Le directeur régional exhorte les autorités et les partenaires à apporter une assistance alimentaire et de l’aliment à bétail aux pasteurs et aux agro-pasteurs les plus vulnérables dans toutes les zones en déficit en pâturages. D’ores et déjà, le président de l’Association des réseaux des médiateurs pour la prévention et la gestion des conflits pastoraux, Mahamadou Sidibé, a salué l’appui technique et financier de l’organisation néerlandaise de développement (SNV). Cette dernière a fourni l’aliment bétail, les intrants vétérinaires. Elle a été sollicitée pour le ramassage des cadavres d’animaux et pour apporter un appui aux pasteurs et aux agro-pasteurs dont les animaux ont été enlevés par les hommes armés. L’ONG appuie aussi l’approvisionnement de la banque d’aliment bétail en produits. Il faut noter que le sac d’aliment bétail de 40 kg coûte actuellement 12.500 Fcfa. Le président de la Chambre régionale d’agriculture de Gao, Nouhou Chaïbou Touré, confirme que les ménages sont menacés par une insécurité alimentaire, car la population vit des revenus générés par le commerce du bétail.  Abondant dans le même sens, le maire de la Commune rurale de Gabero et membre des organisations professionnelles des éleveurs de Gao, Abdoulaye Balobo Dicko, a expliqué qu’il faut s’attendre au pire si rien n’est fait. Il ajoute que l’ampleur de la situation ne doit pas être minimisée parce que toute l’économie des régions dans le Nord du Mali est basée sur l’exploitation des produits de l’élevage. L’édile de Gabero recommande, à défaut d’une distribution gratuite d’aliment bétail, la subvention de ce produit pour sauver la vie des milliers de têtes d’animaux et préserver l’économie de leurs propriétaires.  Le conseiller aux affaires économiques et financières du gouverneur de la Région de Gao, Alhader Amadou Bella, salue les initiatives de certains partenaires. Il cite en exemple le bureau régional du Programme alimentaire mondial qui a acheté 10 tonnes d’aliment bétail pour les éleveurs de la localité de Tessit. Les populations sont assaillies par les soucis d’insécurité qui pourrissent leur quotidien. Comme si cela ne suffisait pas, c’est la cachexie qui affecte les économies familiales anéantissant tout espoir de résilience des ménages. Des actions d’urgence sont demandées pour alléger la souffrance de ces dernières et du bétail qui est confronté plus que jamais à cette calamité climatique doublée d’insécurité. La détresse des populations à l’évidence est grande et leur regard ne peut être tourné que vers les autorités pour leur trouver une bouée de sauvetage. Surtout que la fête de Tabaski «frappe» à la porte.  AT/MD (AMAP) 

Kangaba : La gestion des inondations et des catastrophes au menu

Kangaba, 2 juin (AMAP) L’adjoint du préfet de cercle, Moussa Sagara a présidé mardi à Kangaba, la réunion du comité de veille du district sanitaire de Kangaba sur la gestion des inondations et des catastrophes, a constaté l’AMAP. Ont pris part à cette rencontre les chefs des services techniques locaux du Développement Social et de l’Economie Solidaire, de la Santé, de la Promotion de la femme de l’Enfant et de la Famille, la présidente de la CAFO et la coordination des ONG. L’ordre du jour portait sur la redynamisation du comité de veille, l’information et la sensibilisation des membres du comité de veille et l’identification des sites pouvant accueillir les sinistrés en cas d’inondation. En prélude à la saison des pluies de cette année, les directeurs régionaux du Développement Social et de l’Economie Solidaire et de la Protection Civile de la Région de Koulikoro, sur la base des prévisions faites par les structures compétentes en matière de Météorologie, ont jugé nécessaire d’informer les populations de la Région. La présente réunion du comité de veille local de Kangaba organisé par le service local du Développement Social et de l’Economie Solidaire (DSES) s’inscrit dans ce cadre. Le chef de service local du DSES, Moussa Diarra a donné des informations qu’il a reçues de sa hiérarchie. Selon lui, le début de la saison des pluies de cette année sera précoce et la fin sera tardive. Les quantités de pluies attendues présagent des risques élevés d’inondations. Pour prévenir et atténuer les conséquences de ces inondations, le chef de service local du Développement Social a cité quelques efforts individuels et collectifs sollicités auprès de chacun et de tous. Il s’agit entre autres, de dégager les passages des eaux, d’éviter l’occupation des zones inondables par les habitations et les cultures et de curer les caniveaux pour faciliter l’évacuation des eaux de pluies afin d’éviter les maladies. L’adjoint du préfet a remercié les responsables des services techniques pour toutes les informations reçues. Il a invité les animateurs des radios locales à intensifier la sensibilisation sur ces efforts individuels et collectives afin de minimiser les conséquences des inondations cette année. Ensemble, les membres du comité de veille ont identifié trois sites pour accueillir les sinistrés en cas d’inondations. Les sites retenus sont, l’espace Kouroukanfouga, la maison des jeunes, et le stade municipal. Le médecin chef du centre de santé de référence de Kangaba Dr. Moussa Sougané a saisi l’occasion pour informer les membres du comité, de la présence d’une épidémie de Fièvre Lassa en République de Guinée et d’une épidémie de la maladie à virus Ebola en République Démocratique du Congo. Il a énuméré les mesures préventives à mettre en œuvre face à ces situations et a invité les membres à procéder à une large diffusion de ces mesures préventives.  SD/KM (AMAP)

Le projet de Cadre stratégique de la Refondation de l’État approuvé par le Gouvernement 

Bamako, 1er juin (AMAP) Les membres du gouvernement, réunis, mardi, à la Primature en Conseil de cabinet, sous la présidence du Premier ministre Choguel Kokalla Maïga, ont adopté plusieurs projets de décrets dont celui du Cadre stratégique de la Refondation de l’État. L’ordre du jour de la rencontre portait sur plusieurs et des communications écrites comme celle relative au Cadre stratégique de la Refondation de l’État (2022-2031) et son Plan d’actions (2022-2026), du Plan d’actions prioritaires du gouvernement de la Transition (2022-2024), du projet de décret fixant les avantages accordés aux membres du Secrétariat permanent du comité de coordination et de suivi-évaluation de la Politique nationale de prévention et de lutte contre l’extrémisme violent et le terrorisme. S’y ajoutent le projet de décret fixant les avantages accordés aux membres du Secrétariat permanent du Conseil de sécurité nationale (SP-CSN), le projet de décret fixant les montants des primes et indemnités allouées au personnel de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF) et une communication écrite relative à la mise en place d’une Journée nationale de salubrité appelée Beceya sur l’ensemble du territoire national.  À l’issue de la rencontre, le ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des relations avec les Institutions, Ibrahim Ikassa Maïga a confié que le conseil de cabinet a planché sur un texte portant Cadre stratégique de la Refondation de l’État en seconde lecture. Le document avait été l’objet d’un premier travail qui avait fait des observations pour son amélioration.  Selon M. Maiga, ces observations ont été intégrées et des éléments de données techniques ont, aussi, été prises en charge. «Aujourd’hui, le conseil de cabinet a pu approuver le document pour que cela puisse être présenté en Conseil des ministres, et adopté définitivement», a-t-il annoncé. Ibrahim Ikassa Maïga a rappelé qu’il s’agit d’un document référentiel d’une importance capitale qui donne suite aux recommandations formulées par les citoyens depuis les communes jusqu’au niveau national, en passant par les pays de résidence des Maliens établis à l’extérieur, lors des Assises nationales de la refondation (ANR). À ce propos, le ministre Maïga a précisé que des actions prioritaires ont été proposées pour être mises en œuvre pendant la période restante de la Transition et le reste sera décliné dans le cadre d’un plan quinquennal qui va faire l’objet d’une revue à mi-parcours. La suite sera répartie sur une période beaucoup plus longue.   Pour sa part, le ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Modibo Koné a indiqué qu’il sera désormais institué une Journée nationale de salubrité, dont le lancement sera fait le samedi 11 juin, à Kati, par le  président de la Transition, le colonel Assimi Goïta.  Cette activité s’inscrit dans le cadre de la Quinzaine de l’environnement qui sera célébrée du 5 au 17 juin prochain.   Le ministre du Travail de la Fonction publique et du Dialogue social, Mme Diawara Aoua Paule Diallo,  a défendu trois projets de décret dont celui relatif aux indemnités, avantages et primes allouées au personnel de la CENTIF et du SP-CSN.  AT/MD (AMAP)