Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 10 janvier 2024
Le Conseil des ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 10 janvier 2024, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté un projet de texte ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LÉGISLATIVES ET RÈGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de la Santé et du Développement social, le Conseil des ministres a adopté un projet de décret déclarant Pupilles de la Nation en République du Mali. La Loi n°2016-058 du 27 décembre 2016 institue les Pupilles de la Nation et les Pupilles de l’Etat en République du Mali en vue d’assurer la protection des enfants pouvant prétendre à l’une de ces qualités. En application des dispositions de cette loi, le projet de décret adopté accorde le statut de Pupilles de la Nation à trente et un enfants dont les parents ont été tués lors des attaques terroristes du bateau « Tombouctou » le 07 septembre 2023 et d’une mission officielle dans la région de Nara. Ces enfants bénéficieront, entre autres : – de la prise en charge des frais de soins médicaux ou du ticket modérateur ; – de la prise en charge des frais de scolarité au niveau de l’enseignement fondamental et secondaire ; – de la prise en charge des frais d’apprentissage et de formation professionnelle ; – de l’octroi d’une bourse entière de l’enseignement supérieur ; – du placement ou de l’adoption en institution spécialisée. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux a informé le Conseil des ministres de la Rentrée solennelle des auditeurs de justice recrutés au titre de l’exercice budgétaire 2022, à l’Institut national de Formation judiciaire, Maître Demba DIALLO. Dans le cadre de la mise en œuvre de la loi d’orientation et de programmation pour le secteur de la justice 2020-2024, le ministère de la Justice et des Droits de l’Homme a procédé, au titre de l’exercice budgétaire 2022, au recrutement de cent (100) auditeurs de justice dont quatre-vingt (80) auditeurs de l’ordre judiciaire et vingt (20) de l’ordre administratif. Les candidats déclarés admis et nommés auditeurs de justice ont accompli le Service national des Jeunes du 25 avril au 25 octobre 2023. Après ce service militaire obligatoire, ils doivent entamer leur formation professionnelle pour devenir magistrat. Cette formation comprend une phase théorique et une phase pratique d’une durée de neuf (09) mois chacune. La rentrée solennelle à 1’Institut national de Formation Judiciaire marque donc le démarrage de ladite formation. Le ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions a informé le Conseil des ministres de l’Etat des préparatifs de la célébration de la Journée nationale de la souveraineté retrouvée. Au regard de l’impact de la Manifestation historique du 14 janvier 2022 sur la vie de la Nation, notamment le renforcement de la résilience des populations, l’engagement du Peuple pour le respect de la souveraineté du pays, l’éveil de conscience, le Président de la Transition, Chef de l’Etat a institutionnalisé la célébration de la journée commémorative de cette grande mobilisation du « 14 janvier comme Journée de la souveraineté retrouvée », pour renforcer le sentiment patriotique pour le respect de la souveraineté nationale et la défense citoyenne des intérêts vitaux du Peuple malien. La commémoration de la journée du 14 janvier 2024 intervient dans un contexte marqué par le recouvrement de l’intégrité entière du territoire national avec la reprise de la région de Kidal par les Forces Armées Maliennes et l’adoption par le gouvernement du Programme national d’Education aux Valeurs. L’objectif général est de mobiliser les énergies pour défendre la patrie et les valeurs républicaines afin de maintenir la flamme patriotique, la volonté de résistance et de résilience, face aux défis de tous genres, dans le souci de la préservation de la souveraineté nationale, de l’appropriation de la souveraineté par les citoyens et l’affirmation des aspirations légitimes du Peuple malien. La Journée sera consacrée aux activités commémoratives suivantes : – la montée des couleurs et la tenue des conférences dans les régions et le district de Bamako sous la présidence des délégations ministérielles ; – la leçon modèle dans les écoles ; – les dons de sang en faveur des blessés de guerre à Bamako et dans les capitales régionales ; – la promotion de l’usage du drapeau national ; – l’organisation des tables rondes et conférences sur les notions de patriotisme, de langues nationales, du triptyque Défense-Diplomatie-Développement, de restauration de la souveraineté nationale et sur le processus de Refondation de l’Etat. Le ministre de l’Education nationale a informé le Conseil des ministres de l’évolution des travaux des Etats généraux de l’Education. Conformément à l’agenda établi par la Commission nationale d’Organisation, les ateliers se sont tenus dans toutes les capitales régionales, le District de Bamako et dans la diaspora, notamment à Berlin, Ottawa, Paris, Tunis et Washington. La phase nationale qui regroupera toutes les parties prenantes à la mise en œuvre des politiques publiques dans le secteur de l’Education se tiendra du 16 au 19 janvier 2024, à Bamako. Le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne a informé le Conseil des ministres du déroulement du diner Gala et du téléthon dans le but de mobiliser des ressources additionnelles pour soutenir la participation du Mali à la CAN, Côte d’Ivoire 2023. La Commission nationale de Mobilisation pour la Participation des Aigles à la Coupe d’Afrique des Nations, Côte d’Ivoire 2023, a organisé un diner Gala et un téléthon respectivement le 04 et le 06 janvier 2024. L’organisation de ces évènements s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Programme de mobilisation des ressources additionnelles en vue de favoriser une participation accrue de supporters des Aigles à la CAN, Côte d’Ivoire 2023. A l’issue du dîner et du téléthon, les annonces se chiffrent à la somme de 138 millions 500 francs CFA. Ces événements ont permis de donner de la visibilité
Impact du retrait de la MINUSMA : Une stratégie d’atténuation bien pensée
Bamako, 10 janv (AMAP) Les opérations de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation du Mali (MINUSMA) ont officiellement pris fin le 31 décembre 2023, conformément à la résolution 2690 du Conseil de sécurité des Nations unies. Selon la résolution, la phase de liquidation commence le 1er janvier. Ce départ accéléré découle d’une décision du gouvernement du Mali demandant le retrait sans délai de la force onusienne. Mais la situation n’est pas sans conséquence sur les 3 390 employés de la Mission et les entreprises cocontractantes avec un impact, à la fois, sécuritaire, socioéconomique et environnemental dans les régions d’implantation de la mission, voire à l’échelle nationale. Le retrait des Casques bleus a ainsi provoqué des pertes d’emplois, des baisses de revenu des entreprises, des appuis en moins aux structures sanitaires et des diminutions subséquentes de leurs capacités d’intervention et de prise en charge de la population locale entre autres. Les pouvoirs publics, qui avaient réfléchi en amont aux conséquences de leur décision, se sont, en conséquence, efforcés d’anticiper les effets négatifs du retrait. Ainsi, sur instruction du président de la Transition, le gouvernement a initié la formulation d’une stratégie nationale d’atténuation de l’impact socioéconomique du départ de la mission onusienne. Il a mis en place deux comités, l’un au niveau ministériel et l’autre au niveau «expert». Ces deux structures ont travaillé étroitement avec les équipes de la MINUSMA pour, d’une part, examiner, valider et mettre en œuvre le plan de retrait de la mission, et d’autre part, identifier et engager des mesures d’atténuation de l’impact sécuritaire, social et économique du retrait. Contacté au téléphone, Mohamed A. Idrissa Maïga, ancien staff de la MINUSMA, vice-président national et porte-parole de l’Association de staff local de la MINUSMA (ASLAM) à Tombouctou, décrit la situation de ses mandants : «Depuis le départ de la mission, les impacts s’exercent sur plusieurs secteurs, autant sur le plan économique que social». Le plus frappant, de son point de vue, est le fait que plus de 3 000 jeunes, toutes catégories confondues, se retrouvent sans travail. «Le boulot d’une personne est sa dignité et même sa vie, dans le contexte d’une famille africaine», constate-t-il d’une voix affectée. « Avec le retrait de la Minusma, note-t-il, nombre de familles feront face à de sérieux problèmes, particulièrement dans les régions où il y a peu d’emplois et de services qui embauchent. » « C’est, dit-il, la MINUSMA qui employait beaucoup à travers des activités génératrices de revenus par l’entremise de différents projets, ONG et entreprises. «Il va être très difficile pour les nombreuses personnes désormais sans travail stable d’être absorbées par le marché local de l’emploi. Les demandeurs sont très nombreux pour une offre limitée», analyse notre interlocuteur Le retrait de la Mission onusienne, souligne Mohamed Idrissa Maïga, « survient de surcroit dans un contexte déjà détérioré du fait de l’insécurité sur le terrain. Celle-ci a entrainé le départ de pas mal d’ONG et de certaines agences qui auraient pu constituer une alternative à l’absence de la MINUSMA. Aujourd’hui, le départ de la mission déclenche une spirale négative qui tire vers le bas tous les business liés aux multiples volets du mandat onusien. OUTIL NATIONAL PERTINENT – L’ampleur de ces impacts justifie donc pleinement le Plan stratégique national d’atténuation de l’impact socioéconomique du retrait de la Minusma et son plan d’actions 2024-2026 élaborés par le ministère de l’Entreprenariat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle. Il s’agit d’un document de 52 pages abordant quatre axes stratégiques en fonction des mesures urgentes à prendre et du souci du développement socioéconomique du pays, tout en se basant sur la mise en œuvre des politiques et programmes existants. Le partage de ce document a eu lieu le 12 décembre dernier à la faveur d’un atelier organisé dans les locaux du Conseil national du patronat du Mali (CNPM) en présence de la ministre de l’Entreprenariat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Mme Bagayoko Aminata Traoré. Le document, élaboré de façon inclusive et participative, se veut un outil national pertinent, efficace et efficient, destiné à atténuer à tous les niveaux l’impact du retrait onusien. Ses axes traitent des mesures urgentes, du développement des compétences, de la promotion de l’emploi et de l’esprit d’entrepreneuriat, de l’appui aux entreprises et de la fourniture des services sociaux de base. Agir dans ces domaines permettra, entre autres, d’atténuer la pression sur les employés de la MINUSMA, d’assurer la promotion des ex-cadres de la Mission, de renforcer les capacités des jeunes femmes et de créer de nouveaux emplois en faveur des ex-employés de la MINUSMA. À ceci, s’ajoutent la relance des activités des entreprises à l’arrêt, le retour accru à l’école dans les localités ciblées ainsi que l’amélioration de l’offre de santé dans les localités. En la matière, le plan d’action de la stratégie s’étend sur trois ans, du 1er janvier 2024 au 31 décembre 2026. Il coûtera 809,3 milliards de Fcfa avec une participation financière de 70% de l’État. Selon la ministre de l’Entreprenariat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, ces mesures constituent une réponse aux inquiétudes et appréhensions que nos citoyens des zones concernées peuvent ressentir dans le cadre de la fourniture des services sociaux de base. Expert en économie et président de l’Organisation des jeunes patrons du Mali, Cheick Oumar Soumano juge le document bien élaboré car la politique de la promotion de l’emploi doit intégrer dans sa logique la protection et la préservation de l’emploi créé. « Dans cette dynamique, note-t-il, le nombre de Maliens employés directement ou indirectement par la MINUSMA est énorme. » «Quand du jour au lendemain il est question que la MINUSMA se retire et que, par conséquent, la plupart de ces employés se retrouvent sans rien faire, cela peut véritablement donner sujets à réflexion», reconnait-il, en estimant que les autorités maliennes doivent être saluées pour la proactivité dont elles ont fait preuve en réfléchissant et en élaborant ce document de qualité. Pour lui, la promotion de l’emploi et tout ce qui touche à la politique de l’emploi, relève
Kayes : Le mouvement An Biko organise la 1ère édition du festival sous le vocable de » Kayi Kum Ben 2024″
Le mouvement politique et citoyen An Biko a organisé du 26 décembre 2023 au 10 janvier 2024, la 1ère édition du festival sous le vocable de » Kayi Kum Ben 2024″, à Kayes. C’est une initiative de la première responsable de l’organisation politique et citoyen, Mme Fatoumata Niane dite Batouly. L’objectif visé à travers ce festival est de permettre aux artistes locaux, nationaux et internationaux, ainsi que les ethnies qui composent le Mali de se produire sur une scène en exprimant leur authenticité, leur langage fort destiné à la paix, à la cohésion sociale et au vivre ensemble. Au delà du l’aspect festif, on a constaté et compris à travers ce festival un impact pluri dimensionnelles notamment le côté économique à travers l’organisation de la foire (plus de 83 stands et d’exposants) dont beaucoup d’exposants ont exprimé leur sentiment de satisfaction quant à l’organisation de cette foire qui somme toute leur ont permis de réaliser environ 40% de leur chiffre d’affaires. Le social était également au rendez vous avec plusieurs dons dans les orphelinats, structures de santé, infrastructures scolaires. Le festival a été officiellement ouvert le 29 décembre 2023, couplé à celui de la foire, qui a eu lieu au terrain Kass de Légal Ségou, un quartier populaire de la Région de Kayes. La cérémonie de lancement était co-présidée par le gouverneur de la Région de Kayes, le Colonel major Moussa Abdoulaye Soumaré et Mme Fatoumata Niane dite Batouly, promotrice du festival « Kayi akaum Ben 2024 ». « Je suis un gouverneur réellement comblé, car, une digne fille manifeste sa générosité dans la Région de Kayes et du Mali. Cette digne fille manifeste comme elle a l’habitude de faire, depuis trois ans, sa générosité, sa sympathie et son attachement à la région. Comment ne pas être heureux si on est gouverneur d’une région dont ses enfants contribuent à son développement », a évoqué le gouverneur de Kayes. Il a réitéré son accompagnement et de la population de Kayes. « Vous avez nos bénédictions. Et, nous en tant que administration publique, tout ce qui va dans le sens du développement de la région nous serons là pour soutenir et sommes là pour vous accompagner à l’atteinte de vos objectifs », a fait savoir le colonel major Moussa Abdoulaye Soumaré, gouverneur de Kayes. La vice présidente du mouvement An Biko, Mme Touré Binta Niane, a rappelé que ce festival se veut de rassembler les jeunes du Mali, de Kayes à Kidal, afin de montrer l’unité du Mali et faire savoir que le Mali est Un et Indivisible. La vice présidente a également rappelé que ce festival, à travers la foire, veut montrer aux opérateurs économiques et partenaires que Kayes a besoin des investisseurs dans plusieurs domaines de développement. « Batouly est en train de faire de son mieux mais, si d’autres viennent s’ajouter à elle, cela boostera davantage l’économie et le développement de la Région », a expliqué Mme Touré Binta Niane. Arrivée dans la capitale des Rails, sa ville natale, le 28 décembre dernier, la présidente du mouvement An Biko, Mme Fatoumata Niane a été accueillie par des Kayesiens et Kayesiennes de la manière impressionnante, à la gare ferroviaire de Kayes. Très émue, pour cet accueil exceptionnel, Batouly a remercié la population de Kayes et les Hommes de médias pour l’accueil qui lui a été réservé. Le séjour de la première responsable du mouvement politique et citoyen à Kayes n’a pas été de tout repos. En marge du festival « Kayi Kum Ben 2024 », Mme Fatoumata Niane a célébré le réveillon de 2023, présidé des cérémonies de remises de dons et inaugurations des réalisations par le mouvement An Biko et installation de 20 premiers sur 100 jeunes dans plusieurs domaines de développement. Mme Fatoumata Niane dite Batouly a, dans le cadre de ces réalisations (rénovation et réhabilitation des infrastructures scolaires) inauguré le lycée Dougoukolo Konaré de Kayes. C’est un établissement scolaire construit en 1975. 44 sur 45 Salles de classes ont été entièrement rénovées plus des toilettes, un terrain de basketball construit dans la cour et dons de 40 lampadaires pour éclairer la cour de l’établissement scolaire, qui compte plus de 3 000 élèves et d’une centaine d’enseignants, après la cérémonie inaugurale elle a visité les locaux du lycée, qu’elle a effectué une partie de ses études secondaires. Batouly a également rénové entièrement le groupe scolaire du quartier Khasso de Kayes et le groupe scolaire du quartier liberté et des dons de table- bancs. Mme Fatoumata Niane a visité l’hôpital Alfousseyni Daou de Kayes et fait dons de kits sanitaires composés des moustiquaires, des draps et des savons. Le séjour de la présidente du mouvement politique et citoyen An-biko, a été également marquée par visite et remise d’importantes quantités de kits alimentaires et sanitaires à l’orphelinat de Khouloum dans le quartier Kayes n’di (Attbougou). 40 lampadaires remis aux habitants du quartier de Kayes n’di. La native de la capitale des Rails a visité le centre de formation An Biko pour les femmes de Kayes, au quartier liberté, afin de s’imprégner du bon fonctionnement du centre. Et, aussi dans le cadre du festival « Kayi Kum Ben 2024 », elle a présidé les cérémonies de « Somonofoli » et courses de pirogues au bord du fleuve de Légal Ségou. La réalisation de ces projets et dons a été accueillie avec un grand soulagement par la population de Kayes et les autorités de la région. Mme Fatoumata Niane Batouly a, pendant son séjour à Kayes, rendu des visites de courtoisie à des chefs de quartier et des autorités coutumières notamment le chef de coordination des quartiers de Kayes, Moussa Diarra, qui lui a décerné une attestation pour ses œuvres de bienfaisances dans les quartiers de Kayes et pour les bons et loyaux services rendus. Ce n’est pas tout, partout où elle est passée, elle a été accueillie avec tous les honneurs par la population et les bénéficiaires de ses actions humanitaires. Le proviseur du lycée Dougoukolo Konaré, Sékou Tahara Traoré lui a délivré une attestation de reconnaissance pour la réhabilitation et rénovation d’infrastructures au lycée
Mali : Le chef de l’État reçoit le rapport du Forum national de relance économique
Bamako, 09 janv (AMAP) Le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM), Mandiou Simpara, a remis officiellement, lundi, au palais de Koulouba, le rapport du Forum national de relance économique au chef de l’État, le colonel Assimi Goïta. Dans son rôle de force d’analyse, de diagnostic et de propositions, la CCIM a mobilisé les acteurs économiques les 30 et 31 mars derniers, à Ségou 9Centre), pour se poser les bonnes questions, mener les bonnes réflexions et proposer les vraies solutions à la relance économique post-crise. Cette rencontre a formulé des recommandations qui touchent le cadre institutionnel, la stratégie industrielle, la stratégie opérationnelle des filières, la stratégie d’exploitation des filières, le dispositif de financement, les infrastructures de supports à l’activité économique, le commerce et les collectivités territoriales. Tout en remerciant le président de la Transition pour son accompagnement dans la tenue de ce Forum, Mandiou Simpara a indiqué que la mise en œuvre de ces recommandations permettra au Mali de se donner des chances de réaliser son développement économique. Dans un exposé synthétique sur le Forum, le président du comité stratégique, Mamadou Tiéni Konaté, a identifié, entre autres, la promotion des produits locaux, le soutien au secteur privé pour aller de l’agriculture vivrière à celle industrielle avec à la clé la mise en valeur de plusieurs filières. « C’est pourquoi, nous avons voulu que le secteur privé soit au centre de l’opérationnalisation du Forum », a-t-il soutenu. il a été proposé également l’implication des entreprises nationales dans le domaine minier pour offrir des produits compétitifs dans la sous-région. Bref, en promettant tout accompagnement de la Chambre pour le rayonnement du Mali Kura, le président du comité stratégique du Forum a souhaité que le président de la Transition fasse bon usage du rapport pour l’essor économique du Mali. Selon le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, la présence du Premier ministre à ce rendez-vous à Ségou montre tout l’intérêt que le gouvernement porte au projet. M, Diallo a souligné aussi, qu’en plaçant l’industrialisation au cœur de l’opérationnalisation des filières, les conclusions et les recommandations du Forum de Ségou s’inscrivent parfaitement dans la vision stratégique tracée par le colonel Assimi Goïta. Le ministre Diallo a soutenu que la promotion des petites, moyennes et grandes industries, pour assurer la transformation de la production agricole, la création d’emplois, de richesses et la redistribution de revenus, n’est pas une urgence, mais une exigence. Il a précisé qu’il ne s’agit aucunement d’opposer le secteur du commerce à celui de l’industrie. Mais, plutôt, d’assurer la synergie et la complémentarité entre les deux secteurs pour permettre leur plus grande contribution à la croissance économique de notre pays. Le Forum s’est également penché, notamment, sur la mise en place d’un comité paritaire État/secteur privé pour le suivi des conclusions et recommandations. La cérémonie de remise a enregistré la présence du président du Conseil national de Transition, (CNT), le colonel Malick Diaw, du Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, accompagné des membres du gouvernement. Étaient également présents le président du Conseil national du patronat du Mali (CNPM), Mossadeck Bally, et d’autres responsables de la CCIM. OD/MD (AMAP)
Diéma : Le Telimani dans la ville !
Par Ouka BA Diéma, 08 janv (AMAP) Dans la ville de Diéma, dans l’Ouest du Mali, le seul moyen de transport urbain se limitait, jusque-là, à des motos-taxi qui vont la navette, quotidiennement, le quartier Razel à l’intérieur de la ville, sillonnant souvent certains villages périphériques. Depuis quelques jours, on constate la présence de deux motos-taxi « Telimani » (Rapide en Bambara), dont le point de stationnement se trouve au Razel, une zone commerciale, faut-il le rappeler, située à l’intersection des routes internationales Bamako-Diéma-Dakar au Sénégal et Diéma-Nioro du Sahel-Nouakchott, en Mauritanie. C’est là que les différentes compagnies de transport stationnent. Le Telimani, une moto généralement de fabrication asiatique, courte, plate, allongée et solide, est surtout sollicitée à cause de sa rapidité et son coût modeste du transport. Cependant, certains conducteurs de ces engins à deux roues font l’objet de critiques. On les accuse surtout de non-respect du code de la route, roulant souvent à tombeau ouvert, comme bon leur semble, occasionnant ainsi des accidents mortels. Oumar Diarra, employé de commerce en séjour dans la localité, avoue que le Telimani convient mieux si on n’a pas de bagages et si on a une course urgente à faire. Pour emprunter un taxi, il faut faire souvent des acrobaties…Tout compte fait, le Telimani reste d’utilité publique surtout dans une localité où les moyens de transport sont limités. « C’est surtout pendant l’hivernage que ce moyen de transport dérange, « car on peut être mouillée par la pluie, à moins d’utiliser un parapluie ou porter un imperméable. », renchérit Kadiatou Traoré, une ménagère intéressée par le débat. Durant ces dernières années, le nombre de Telimani n’a cessé de s’accroître dans la capitale malienne, Bamako, et dans plusieurs autres villes du pays. C’est un phénomène nouveau à Diéma où notre équipe de reportage est allée à la rencontre d’un conducteur de Telimani, dénommé Hamet Konté, âgé de 32 ans, et père de cinq enfants. Il n’a pas voulu braver les eaux de la Méditerranée, comme beaucoup de ses compatriotes, qui continuent de migrer, à leurs risques et périls. Il compte rester au bercail pour soutenir ses parents. Avec sa moto flambant neuf, il dessert la ville, et couvre de nombreuses localités, s’aventurant souvent jusqu’à Nioro du Sahel. Chaque jour, il empoche 4 à 5 000 Fcfa. Si la course est en dehors de la ville, le tarif est revu à la hausse. Il ne connait pas de répit. Toujours à la recherche de clients. Cependant, Hamet regrette le mauvais état des artères de la ville qui ne sont pas bitumées, et qui comportent, par endroits,des nids de poules ou du sable. Cet état désastreux des routes pourrait contribuer à vite amortir son engin. Le conseil prodigué par Mahamadou Sidibé, du Syndicat de transport, n’est pas à prendre à la légère. Il demande aux conducteurs de Telimani de rouler avec beaucoup de prudence et de veiller à l’entretien courant de leur engin, en faisant régulièrement la vidange, en fonction du nombre de kilométrages parcourus. Samba Traoré, vendeur ambulant de thé, apprécie le Telimani mais émet des réserves. L’homme propose que le secteur soit mieux réglementé afin d’éviter des accidents liés, surtout, à la mauvaise conduite. Celui qui a le complexe de monter sur une moto- taxi, c’est bien Issa Doumbia. Il fait désormais recours au Telimani chaque fois qu’il rentre de voyage, pour rejoindre sa famille. C’est avec enthousiasme que Salimata Konaté, vendeuse de têtes de moutons et de galettes de mil, a appris l’arrivée des Telimani dans la ville. La dame se lève tôt chaque matin pour trouver une moto-taxi, afin de se rendre à son lieu de vente. Avec le Telimani, le problème est résolu. Certains de ses clients, des ouvriers en majorité, n’attendront plus longtemps son arrivée sur le site de son activité. La joie est perceptible chez Oumar Niafo, chef du Service local de la Jeunesse et des Sports, qui salue les exploitants de ces motos pour leur bonne initiative. Ce qui permettra, selon lui, « de résorber quelque peu le chômage des jeunes dans le cercle de Diéma. » Il a souhaité que ce genre d’actions se multiplient pour contribuer à diminuer davantage la fuite des bras valides qui s’intensifie, malgré les mesures d’accompagnement de l’État et ses partenaires pour endiguer le fléau. Il a demandé aux conducteurs de Telimani d’éviter l’excès de vitesse, et de ne pas passer par les zones d’insécurité afin de ne pas être victimes de braquages ou de banditisme. Mamoudou Konté, qui dispose déjà d’une moto-taxi, envisage se procurer un Telimani, qu’il juge rapide et moins encombrant. « Surtout, ajoute l’homme, si un parent, un ami ou un proche rentre tardivement de voyage, le Razel étant loin de la ville… Et, aussi, pour ses courses personnelles. « C’est une bonne chose ! « s’exclame le chef de village de Diéma, Fousseiny Sissoko. La rapidité, certes, mais faudrait-il que le transport se fasse dans les règles de l’art. « La présence des Telimani nous arrange beaucoup. J’encourage ce genre d’initiative qui permet de booster le secteur du transport en souffrance dans notre ville », dit-il. Une femme qui requiert l’anonymat dit se garder d’emprunter le Telimani à cause de la jalousie de son époux qu’elle compare à celle du « Dagamé ». Moussa T. Konaté, deuxième adjoint au maire de la Commune rurale de Sansankidé, lorsqu’il arrive au Razel, est obligé d’emprunter la moto d’un ami pour ses courses. Maintenant qu’il y a des Telimani, il se sent plus à l’aise. Mais l’élu recommande que les conducteurs d’engins, à défaut de passer par une auto-école, afin de maîtriser les techniques de conduite. En définitive, l’Etat et ses partenaires doivent réorienter plus de soutiens vers les femmes et les jeunes, afin de mettre un frein à la migration qui vide quotidiennement les villages et hameaux de leurs enfants. OB/MD (AMAP)
Doïla : lancement de la 3ème édition de l’exposition des innovations des technologies paysannes
DoÏla, 4 janvier (AMAP) La cérémonie de lancement des activités de la 3ème édition de l’exposition des innovations des technologies paysannes, placée sous la présidence du Directeur de Cabinet du Gouverneur, Siriman Kanouté, a regroupé récemment l’ensemble des organisations paysannes des régions de Dioila, de Ségou et de Mopti, des ONG, des partenaires, l’administration civile, les élus et les médias, a constaté l’AMAP. Le représentant du Chef de l’Exécutif régional et celui du maire, Salif Nianson Sidibé ont respectivement ont dans leur intervention, salué cette initiative qui vise à augmenter le rendement des professionnels du secteur de l »Agriculture en cette période de changement climatique. Pour le Coordinateur de PROFEIS-Mali, Bourama Diakité, ces échanges permettent aux paysans, aux techniciens de l’agriculture et le monde maraîcher de partager leurs expériences de bonnes pratiques, de valoriser leurs savoirs locaux dans la production agricole des paysans à faibles ressources humaines dans un contexte de changement climatique. Le Directeur de Cabinet, le Préfet de Dioila, Alidji Bagna et sa délégation ont visité plusieurs stands qui leur ont permis d’apprécier le savoir-faire des paysans, allant de la transformation du Karité amélioré des femmes de la Coopérative Benkady de la Commune de Zantiébougou (région de Ségou), aux produits des femmes de la Coopérative de Soprovak des communes de Konobougou et Kalaké et au pot de Gakou de Cheick Oumar Gakou, une véritable innovation dans le domaine maraîcher et la poudre de Néré mélangée à la semence, un moyen efficace de lutte contre les prédateurs. Durant trois jours, les échanges ont permis aux participants de se familiariser avec les textes législatifs sur le foncier en plus des techniques d’innovation. Pour rappel, la 3ème édition de l’exposition des innovations des technologies paysannes a été organisée avec le concours financier et technique des structures comme IER, ADAF/GALLE, la direction régionale de l’Agriculture, l’association des organisations professionnelles paysannes, « Ensemble pour un monde juste » et sous le leadership de PROFEIS-Mali (promouvoir l’Expérience et l’Innovation Paysannes au Sahel). DF/KM (AMAP)
Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 03 janvier 2024
Le Conseil des ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 03 janvier 2024, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LÉGISLATIVES ET RÈGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des ministres a adopté un projet de décret portant approbation de l’avenant n°1 au marché relatif à l’extension de la fibre optique pour les zones de Mopti, Koro, Tombouctou, Gao, Ansongo et Labenzaga, le réseau d’accès par câble à la fibre optique, le système de vidéosurveillance, le système EID du Projet Mali Numérique. L’avenant est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et la Société China International Télécommunication Construction Corporate pour un montant de 117 millions 387 mille 180,77 dollars US et un délai d’exécution de vingt-quatre (24) mois. Il vise à prendre en compte les modifications intervenues dans l’exécution du projet en ce qui concerne : – les composantes ainsi que la substitution dans le projet des localités de Mopti, Koro, Tombouctou, Gao, Ansongo et Labenzaga par celles de Kati, Diéma, Diboli, Diéma-Guogi ; – le réajustement du design de l’itinéraire de la construction de backbone de fibre optique, l’ajustement du contenu du réseau d’accès et de la composante Safe City ; – la réservation du centre des données et la suppression de la composante EID ; – le contrôle et le suivi par les services techniques compétents. Sur le rapport du ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, le Conseil des ministres a adopté : a. des projets de texte relatifs à l’organisation, aux modalités de fonctionnement et au cadre organique de la Direction générale des Domaines et du Cadastre. La Direction nationale des Domaines et la Direction nationale du Cadastre ont été créées respectivement par l’Ordonnance n°2017-025/P-RM du 30 mars 2017 et l’Ordonnance n°2017-024/P-RM du 30 mars 2017 suite à la scission de la Direction nationale des Domaines et du Cadastre. Après cette scission, les deux directions ont été confrontées à des difficultés dans l’exécution de leur mission, notamment : – l’insuffisance et la mauvaise répartition du personnel ; – l’absence de liens directs entre les structures régionales et subrégionales des deux (02) Directions ; – l’insuffisance des ressources financières pour assurer la réalisation des activités essentielles à l’exécution des missions et à l’atteinte des objectifs. Les projets de texte adoptés consacrent la fusion de la Direction nationale des Domaines et celle du Cadastre à travers la création de la Direction générale des Domaines et du Cadastre dans la perspective d’améliorer l’efficacité du service et d’accroitre sa fonctionnalité. Leur adoption permettra également de doter ladite direction, pour les cinq prochaines années, en personnel nécessaire à l’exécution de sa mission. b. un projet de décret autorisant et déclarant d’utilité publique les travaux du Centre d’Enfouissement Technique de Noumoubougou et de construction de la décharge finale de Dialakorobougou et leurs voies d’accès. Dans le cadre de la mise en œuvre du Projet de Résilience Urbaine de Bamako, il est prévu la réalisation des travaux du Centre d’Enfouissement Technique de Noumoubougou et de construction de la décharge finale de Dialakorobougou et leurs voies d’accès. La réalisation desdits travaux empiète sur des propriétés privées qu’il convient d’exproprier pour cause d’utilité publique. Le projet de décret est adopté dans ce cadre. La réalisation de ces travaux contribuera à l’amélioration de la gestion des déchets solides dans le District de Bamako. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTÈRE DE LA DÉFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANTS – Inspecteur à l’Inspection générale des Armées et Services : Colonel Yaya DOUCOURE, Armée de Terre. AU TITRE DU MINISTÈRE DES TRANSPORTS ET DES INFRASTRUCTURES – Directeur Général de l’Agence nationale de l’Aviation civile : Colonel Yaya TRAORE, Armée de l’Air. AU TITRE DU MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES ET DE LA COOPÉRATION INTERNATIONALE – Conseiller Consulaire à l’Ambassade du Mali à Dakar (Sénégal) : Commissaire de Police Florentin DOUYON. – Conseiller Consulaire à l’Ambassade du Mali à Abidjan (Côte d’Ivoire) : Commissaire Divisionnaire de Police Makan GUEYE. – Secrétaire Agent Comptable à l’Ambassade du Mali à Doha (Qatar) : Monsieur Yssouf BAGAYOKO, Contrôleur du Trésor. AU TITRE DU MINISTÈRE DE L’AGRICULTURE – Secrétaire général : Monsieur Oumar TAMBOURA, Ingénieur de l’Agriculture et du Génie Rural. – Directeur national de l’Agriculture : Monsieur Souleymane YACOUBA, Ingénieur de l’Agriculture et du Génie Rural. – Directeur national du Génie Rural : Monsieur Garantigui TRAORE, Ingénieur de l’Agriculture et du Génie Rural. – Directeur Général de l’Institut d’Economie Rurale : Monsieur Kalifa TRAORE, Professeur de l’Enseignement supérieur. – Président Directeur Général de l’Agence d’Aménagement des Terres et de Fourniture de l’Eau d’Irrigation : Monsieur Bréhima SOGOBA, Ingénieur de l’Agriculture et du Génie Rural. – Inspecteurs à l’Inspection de l’Agriculture : Monsieur N’Diougou DIALLO, Ingénieur de l’Agriculture et du Génie Rural ; Monsieur Oumar BERTHE, Ingénieur de l’Agriculture et du Génie Rural. AU TITRE DU MINISTÈRE DE LA PROMOTION DE LA FEMME, DE L’ENFANT ET DE LA FAMILLE – Chef de Cabinet : Madame Néné Maina BA, Ingénieur en Génie Informatique. – Conseiller Technique : Monsieur Youssouf BAGAYOKO, Professeur de l’Enseignement secondaire. – Directrice nationale de la Promotion de la Femme : Madame Bocoum Aoua GUINDO, Administrateur de l’action sociale. – Directeur national de la Promotion de l’Enfant et de la Famille : Monsieur Harouna SAMAKE, Administrateur de l’action sociale. AU TITRE DU MINISTÈRE DE L’INDUSTRIE ET DU COMMERCE – Directeur national de l’Industrie : Monsieur Gaoussou KONE, Ingénieur de l’Industrie et des Mines. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux a informé le Conseil des ministres : a. de la participation du
Education : les cours démarrent à l’Université de Sikasso ce mois de janvier
Sikasso, 3 janvier (AMAP) Les cours de l’Université de Sikasso démarreront ce mois de janvier 2024 avec l’Institut universitaire de développement rural (IUDR), a appris l’AMAP de source officielle. L’information a été annoncée, jeudi dernier au gouvernorat de Sikasso, par le Coordinateur de l’opérationnalisation de l’Université de Sikasso, Badiè Diourté au cours du lancement des activités de l’IUDR. C’était en présence du gouverneur de la 3ème région Mme Kanté Marie Claire Dembélé, des chefs de services régionaux et d’un parterre de professeurs et de docteurs du domaine de l’agropastoralisme et autres. Les filières prévues sont notamment le génie rural, le machinisme agricole, la construction métallique et la transformation agroalimentaire. Dans un premier temps, il est prévu de commencer les cours avec 20 000 étudiants. D’entrée de jeux, le maire de la commune urbaine de Sikasso Kalifa Sanogo a souhaité la bienvenue aux participants avant de se réjouir du démarrage des cours de l’Université de la 3ème région. « Aujourd’hui est un grand jour pour la population de Sikasso. On attendait cette Université avec impatience. Cela nous enlèvera une grosse épine du pied car nos enfants souffraient énormément à l’Université de Bamako », a-t-il indiqué. De son côté, le président du Conseil Régional de Sikasso, Yaya Bamba a affirmé qu’après Bamako, Sikasso est la région qui enregistre le plus grand nombre d’admis au Baccalauréat. Ces bacheliers rencontrent d’énormes difficultés à Bamako et à Ségou en termes de logement, de transport et d’adaptation socioculturelle. « Les conséquences qui en résultent sont notamment la déperdition, les dérives sociales, l’abandon pur et simple après l’admission au baccalauréat », a-t-il affirmé. Et de poursuivre que l’Université de Sikasso est une réponse à des préoccupations multiples des populations de la région de Sikasso. Par ailleurs Yaya Bamba dira que le domaine, la mention et les spécialités/filières de formation de l’UIDR sont en parfaite cohérence avec les orientations stratégiques de développement définies dans le Plan stratégique de développement régional (PSDR). « Les spécialités prévues contribueront à valoriser les filières agricoles, un chantier dans lequel le Conseil Régional déploie, depuis des décennies, d’immenses efforts », a-t-il fait savoir. Pour sa part, Badiè Diourté est revenu sur les procédures par lesquelles sa commission est passée de 2018 à nos jours. Il a souligné l’engagement du ministre de l’Enseignement Supérieur et de la recherche scientifique, Boureima Kansaye à réaliser l’université de Sikasso. Selon lui, l’ouverture de l’Université se fera de façon progressive. Après le démarrage des cours, des filières agropastorales, si tout va bien, l’ouverture des autres filières se fera les années prochaines. Auparavant, la cheffe de l’exécutif régional s’était réjouie de la bonne nouvelle. Elle a salué les efforts consentis par les gouverneurs précédents ainsi que l’ensemble des autorités régionales pour la réalisation de cette université. En outre, elle a affirmé que deux missions sont à pied d’œuvre pour la recherche du site devant servir de salle pour dispenser les cours en 2024 et élaborer la maquette de l’Université. Mme Kanté Marie Claire Dembélé a apprécié le choix porté sur les filières agropastorales car Sikasso est la zone la plus adaptée pour cela. Elle a saisi l’occasion pour remercier les autorités de la transition pour la bonne initiative et le maire de Gongasso pour leur avoir octroyer la parcelle de 400 ha devant servir de site pour la construction de ladite Université. Les questions des participants ont porté sur le sort des enseignants détenteurs de masters qui enseignent dans les établissements d’enseignement secondaires de Sikasso, le lieu où les cours seront dispensés, la prise en compte de la filière journalisme et communication… MD/KM (AMAP)
Colonel Assimi Goïta, président de la Transition : «J’ai pris l’option de privilégier l’appropriation nationale du processus de paix»
Dans son discours à la nation à l’occasion du Nouvel an 2024, le colonel Assimi Goita a dévoilé une nouvelle stratégie dans la recherche de la paix, en donnant ses chances à un dialogue direct inter-malien, piloté par un comité dont le rapport est attendu en février prochain. Par ailleurs, le chef de l’État est revenu sur les réformes engagées par le gouvernement en vue de l’amélioration de la gouvernance et du développement économique et social. Au cours de l’année 2024, a-t-il assuré, la lutte contre les groupes armés terroristes et les efforts en direction du retour à l’ordre constitutionnel se poursuivront . Texte intégral Maliennes, Maliens, Mes chers compatriotes, Hôtes du Mali, Je suis particulièrement heureux de m’adresser à vous ce soir, par la grâce d’Allah, à l’entame de la nouvelle année. La traditionnelle présentation des vœux de Nouvel An nous offre l’occasion de faire le point de l’année écoulée pour mieux nous projeter dans la nouvelle année. Je voudrais tout d’abord, en cette circonstance, exprimer ma compassion à l’endroit de toutes les Maliennes et de tous les Maliens, affectés par les difficultés du moment. Ma pensée va également à l’endroit de nos forces de défense et de sécurité engagées dans la défense opérationnelle du territoire. Mes chers compatriotes, L’année 2023 aura été une année de grands défis pour les autorités de la Transition totalement dédiées à la mise en œuvre des recommandations des Assises nationales de la Refondation. Les réformes sont en cours dans tous les domaines, particulièrement dans les secteurs de la justice, la santé, l’économie et les mines. Le secteur minier, porteur de grandes opportunités de développement, a été doté d’un nouveau code et d’une loi sur le contenu local. Il ouvre la voie à d’énormes opportunités de développement endogène et à d’importantes ressources budgétaires. Mes chers compatriotes, L’État a renforcé l’amélioration de la gouvernance et accéléré l’appui aux entreprises publiques. Il a également poursuivi l’appui au monde rural à travers les subventions sur les intrants et l’aide aux producteurs de coton sinistrés. L’État a soutenu le financement du secteur privé en fournissant un appui conséquent au fonds de garantie du secteur privé à plus de 100 milliards de Fcfa. Dans le même temps, le gouvernement a poursuivi ses actions dans différents domaines en vue d’améliorer les conditions de vie de la population et les indicateurs macroéconomiques sont bien orientés malgré les effets de la crise multidimensionnelle. Les investissements importants sont aussi engagés dans les domaines de la santé et de l’éducation par la construction d’infrastructures, l’acquisition d’équipements et le renforcement des capacités. L’étude prospective du Mali 2063 avec un phasage décennal a été lancée, afin de doter notre pays d’une orientation et d’une vision claires pour son avenir. Mes chers compatriotes, Toutes ces actions déterminantes pour l’avenir de notre pays ont été réalisées grâce à la résilience du peuple malien qui consent d’énormes sacrifices pour le retour de la paix, de la prospérité et de l’autorité de l’État. Dans le cadre de la pacification durable du climat social, le gouvernement et les partenaires sociaux ont signé le Pacte de stabilité sociale et de croissance, dont l’incidence financière est évaluée à plus de 105 milliards de Fcfa. Ce pacte intègre l’ensemble des réformes administratives, juridiques et institutionnelles contenues dans les recommandations de la conférence sociale. Il est important de noter que le climat social s’est considérablement apaisé depuis la signature du pacte. Cet apaisement est à l’actif des partenaires dont il convient de saluer le sens élevé de patriotisme. Les états généraux de la jeunesse qui se sont déroulés du 01 au 22 décembre 2023 ont constitué un moment de retrouvailles et de ferveur qui a permis de faire l’état des lieux des défis de la jeunesse malienne autour de l’essentiel et ont fait de propositions de solutions. Mes chers compatriotes, Notre pays est confronté aujourd’hui à une crise aiguë dans la fourniture de l’électricité qui cause des désagréments à la population. Il faut cependant rappeler que cette situation est consécutive à plusieurs années de mauvaise gestion et de manque de vision pour le développement de ce secteur stratégique. Conscientes de l’impérieuse nécessité d’atténuer les souffrances des populations et de trouver des solutions pérennes à cette crise, les autorités de la Transition ont initié des actions sur le court, moyen et long terme. Ces actions ont concerné l’accélération du renforcement des équipements de production et de transports, le financement d’opérations immédiates, les réformes et l’amélioration de la gouvernance du secteur de l’énergie. Des projets structurants sont lancés avec le concours de nos partenaires. Mes chers compatriotes, Les efforts de développement dans lesquels nous sommes engagés resteraient vains si la lutte contre la corruption dans les domaines administratifs et économiques n’est pas menée avec détermination. Aussi, le gouvernement a-t-il entrepris une lutte implacable contre ce fléau. Des actions sont ainsi en cours pour que tous ceux qui sont impliqués dans les actions de corruption répondent devant les instances judiciaires. Mes chers compatriotes, La question sécuritaire et la reconquête de l’intégrité territoriale de notre pays ont été et demeurent au cœur des préoccupations du peuple malien. Je voudrais ici saluer l’engagement et la détermination des FAMa dans la conduite de l’opération Dougoukoloko, conformément à la Résolution n° 2690 de l’ONU, ainsi que le soutien multiforme dont elles ont bénéficié auprès du peuple malien. Il me plait également de saluer les populations qui ont vécu le martyre pendant onze longues années. Je voudrais cependant les inviter au calme et à la modération. Notre mission n’est pas achevée. Je rappelle qu’elle consiste à recouvrer et à sécuriser l’intégrité du territoire, sans exclusive aucune. C’est aussi l’occasion pour moi de présenter mes condoléances et former les vœux de prompt rétablissement aux victimes civiles et militaires de la tragédie qui a été imposée à notre peuple. Mes chers compatriotes, Il faut rappeler que l’opération Dougoukoloko avait pour seul objectif le redéploiement des forces armées sur toute l’étendue du territoire national, suite au retrait de la Minusma. J’invite la population à se
Campagne agricole 2022-2023 : La Région de Ségou attend une production céréalière de 1,2 million de tonnes
Ségou, 28 déc (AMAP) Les estimations provisoires de l’ensemble de la Région de Ségou, dans le Centre du Mali, font état de 1.297.653 tonnes de production céréalière sur une prévision de 1.361.454 tonnes soit 95,3% pour la campagne d’hivernage 2022-2023, selon des sources officielles. Le chef de bureau statistique suivi/évaluation et communication à la direction régionale de l’agriculture de Ségou, Lassana Camara, précise qu’à la date du 19 décembre, les évaluations provisoires font état d’une production brute de 250.295 tonnes de mil sur une prévision de 318.095 tonnes et 863.854 tonnes de riz sur une prévision de 946.378 tonnes. En ce qui concerne le fonio, les estimations provisoires tablent sur 4.728 tonnes sur une prévision de 2.362 tonnes. 90.737 tonnes de maïs ont été obtenues sur 70.256 tonnes prévues, contre 88.034 tonnes de sorgho sur une prévision de 24.363 tonnes. Six tonnes de blé ont été également récoltées. « Par ailleurs, a-t-il expliqué, la Région de Ségou n’a pas atteint l’objectif à cause de l’arrêt précoce des pluies au mois de juillet, la mauvaise répartition des pluies dans le temps. » «Ceux qui ont su profiter des premières pluies vont avoir une campagne satisfaisante contrairement à ceux qui n’ont pas su en profiter», a-t-il dit. À cette difficulté d’ordre climatique, se sont ajoutés la cherté des intrants agricoles minéraux, le manque de moyens pour l’encadrement, l’insécurité résiduelle, l’insuffisance d’agents d’encadrement. M. Camara a, aussi, déploré le manque de moyens de déplacement des chefs de secteur et agents, l’insuffisance numérique du personnel d’encadrement, la vétusté des bureaux des secteurs et l’insuffisance de formation continue du personnel. Malgré toutes ces difficultés, a noté Lassana Camara, la région s’attend à un excédent céréalier de 426.739 tonnes. Notre interlocuteur a également évoqué plusieurs tares auxquelles les autorités devraient apporter des réponses pour l’amélioration des performances agricoles au niveau de la Région de Ségou. Il a particulièrement insisté sur les conditions de travail des agents, confrontés à la non-disponibilité d’un support juridique permettant l’accès aux ristournes au niveau du budget, à l’absence de prime de risque liés à la manipulation des pesticides et des engrais, à l’insécurité des agents de contrôle phytosanitaires au niveau des postes de contrôle. Ainsi, il a préconisé de vulgariser, en particulier, l’usage des engrais organiques et les produits bio, doter le secteur d’agents d’encadrement et de moyens de déplacement, mettre les agents dans les conditions idéales pour le suivi de la compagne agricole. La Région de Ségou est une zone de production agricole par excellence. Elle abrite principalement l’Office riz, l’Office du Niger et plusieurs grandes zones de production céréalière s’étendant de l’inter-fleuve (Cercle de Macina) jusqu’au moyen-Bani (Cercle de Bla). Ces zones contribuent fortement à l’atteinte de l’autosuffisance alimentaire. Les principales cultures sont le mil, le sorgho, le fonio, le riz, le haricot, le maïs, le blé et l’arachide. Cette vaste zone riche de ses terres arables est également réputée très productive. ADS/MD (AMAP)

