Mali : Suspension de la grève transporteurs routiers (Syndicat)

Bamako, 26 dec (AMAP) Les routiers ont suspendu leur grève entamée le 20 décembre dernier et qui avait perturbé plusieurs axes routiers, a annoncé lundi, le secrétaire général du Syndicat national des transporteurs routiers, urbains interurbains et internationaux du Mali (Syntrui-Mali), Siaka Diakité. Joint au téléphone, M. Diakité  a confirmé levée du mot d’ordre de grève après un accord avec le gouvernement. Cette suspension de la grève des transporteurs intervient au lendemain de l’annonce par la direction générale de la police nationale de la modification des horaires de circulation des gros porteurs dans les villes. Auparavant autorisés à circuler en ville entre 00 heures et 5 heures, les gros porteurs peuvent circuler désormais en ville à partir de 23 heures jusqu’à 5 heures. L’ajustement des heures de circulation dans les grandes villes faisaient partie des revendications des transporteurs. Certains routiers évoquaient aussi des tracasseries dont ils se disent victimes aux postes de contrôle. « Nous demandons que l’heure de circulation dans les villes soit ramenée à 22h au lieu de 00h. Nous avons aussi d’autres difficultés liées aux tracasseries au niveau des postes de contrôles », a expliqué samedi dernier, Oumar Dembélé, un chauffeur de camion de transport de marchandise, dont le véhicule était stationné depuis cinq jours à Yirimadjo, à la sortie de Bamako. Depuis le déclenchement de la grève, des dizaines de camions à destination de Ségou, Mopti (Centre) ou Gao (Nord) pour certains, ont été bloquées à Yirimadio, le long de la route menant au poste de Niamana. Les syndicats routiers ont assuré que suite à l’accord avec le gouvernement les camions bloqués, ces derniers jours, à l’entrée de certaines grandes villes, à travers le Mali, vont reprendre le trafic. MT/MD (AMAP)

Kangaba : Le 2ème passage de la SIAN-C prévu du 26 au 29 décembre 20022

Kangaba, 23 décembre (AMAP) Le deuxième passage 2022 de la Semaine d’Intensification des Activités Nutritionnelles Communautaires (SIAN-C) couplée au dépistage de la Malnutrition est prévue du 26 au 29 décembre 2022 dans le district sanitaire de Kangaba, a appris l’AMAP de source officielle. Pour une bonne réussite de cette campagne, le comité de pilotage s’est réunie le mardi 20 décembre 2022 dans la salle de réunion du cercle sous la présidence de l’adjoint du préfet, Moussa Sagara. Le représentant du chef de l’exécutif local a, après avoir souhaité la bienvenue aux membres du comité et salué la présence effective de tous, donné la parole au responsable chargé de la nutrition au centre de santé de référence de Kangaba Docteur Boubacar Konaté. Ce dernier a fait une projection au cours de laquelle il a expliqué le contexte et les objectifs de la SIAN-C, l’importance de la supplémentation en vitamine A en Albendazole, les cibles, la stratégie, les ressources et les signes conventionnels de la SIAN-C. Docteur Konaté s’est appesanti sur les objectifs de la SIAN-C et l’importance de la supplémentation en vitamine A et ne Albendazole comme il l’a fait au premier passage. Il s’agira spécifiquement durant ce second passage, de supplémenter au moins 90% des enfants de 6 à 59 mois, de déparasiter au moins 90% des enfants de 12 à 59 mois et les FPPI à l’Albendazole, de dépister systématiquement tous les enfants de 6 à 59 mois à l’aide de bande Sharir et le orienter vers les sites de prise en charge, de mener des séances de communication pour le changement social de comportement et sur l’importance de la supplémentation en vitamine A et le déparasitage à l’Albendazole chez les cibles. D’autres objectifs non moins importants de cette SIAN-C vise à rechercher les cas de cécité crépusculaire chez les enfants de 6 à 59 ans et les femmes en âge de procréer, à mettre en place un mécanisme d’appropriation des interventions par la communauté et les autorités locales ainsi que la pérennisation des interventions, et de faire le ciblage des communes vulnérables et des couches les plus pauvres de la communauté et l’extension progressive des interventions. Par rapport à l’importance de la SIAN-C, docteur KONATE a précisé l’importance de la supplémentation en vitamine A et en Albendazole. Selon lui les helminthiases jouent un rôle dans la carence en vitamine A, le déparasitage fait régresser l’anémie qui est liée à l’accroissement de l’avitaminose A, les helminthiases, comme la carence en vitamine A, ont de graves conséquences pour la santé de l’enfant en développement et doivent donc constituer des priorités dans les pays d’endémie et les problèmes de santé publique posés par les helminthiases et l’avitaminose A concernent les mêmes zones géographiques. Le responsable chargé de la nutrition au CSREF de Kangaba a précisé également que la distribution de vitamine A et le déparasitage visent des groupes cibles très similaire. Apprendre à administrer des médicaments antiparasitaires (antihelminthiques) est très simple et c’est une formation qu’il est facile d’intégrer à l’apprentissage de la distribution de vitamine A a ajouté Dr. KONATE. Aussi, ajouter le déparasitage à la distribution de vitamine A ne perturbe en rien ce programme et Il s’avère même que cette adjonction augmente l’assiduité aux séances de distribution car le déparasitage est très apprécié des enfants et des parents. Le comité de pilotage a été informé aussi de la population cible des résultats du premier passage, des ressources humaines et de la stratégie. Au premier passage, sur 4449 enfants de 6 à 59 mois, 5352 ont reçu la vitamine A soit 120% ; sur 40038 enfants de 12 à 59 mois, 40947 ont reçu la vitamine A soit 102% Pour le déparasitage en Albendazole, sur 7785 enfants de 12 à 3 mois, 9055 ont reçu leur dose soit 116% ; et sur 32253 enfants de 24 à 59 mois 31899 ont reçu leur dose soit 99%. Quant aux femmes en Post Partum Immédiat (FPPI), sur 837 concernées, 765 ont été traitées soit 91%. Comme au premier passage, la stratégie porte à porte sera utilisée. 114 distributeurs, 4 superviseurs niveau district et 36 superviseurs niveau aire de santé ont été mobilisés pour réussir ce second passage. A la fin de la présentation, le premier adjoint au préfet a invité les membres du comité de pilotage à s’impliquer fortement pour corriger les insuffisances du passé en vue d’atteindre les objectifs assignés dans les 22 aires de santé du district sanitaire de Kangaba. La SIAN-C vise à contribuer à la réduction de la mortalité et la morbidité liées à la carence en vitamine A et les parasitoses chez les enfants de moins de 5 ans de même que chez les Femmes en Post partum Immédiat (FPPI).  SD/KM (AMAP)

Des drônes de surveillance et de combat pour les Forces armées maliennes (FAMa)

Bamako, 22 dec (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa) ont acquis des drones de surveillance et de combat de dernière génération de type TB2 que le chef d’état-major de l’armée de l’Air, le général de Brigade Alou Boï Diarra, a présenté, mercredi, au ministre de la Défense et des anciens Combattants, le colonel Sadio Camara. Lors d’une visite dans la Région de Mopti, (Centre, le colonel Sadio Camara et sa délégation ont assisté sur place à des vols de reconnaissance effectués par les nouveaux drones. Ces équipements, qui viennent ainsi renforcer le vecteur aérien malien, sont le fruit du partenariat stratégique entre le Mali et la Turquie. AT/MD (AMAP)

Tominian : Une semaine culturelle dédiée à la paix et au vivre ensemble

Tominian, 22 décembre (AMAP) Une semaine culturelle, organisée par l’ONG Caritas Mali, dédiée à la paix, à la cohésion sociale et  au vivre ensemble, s’est déroulée à Tominian du 15 au 18 décembre derniers, sous la présidence du Préfet de cercle, Moustapha Kanté, en présence de l’Evêque de San Monseigneur, Hassa Florent Koné et de plusieurs autres invités de marque, a constaté l’AMAP. Le Préfet de cercle a saisi l’occasion pour déclarer que les plus hautes autorités du pays attachent une importance toute particulière au renforcement de la cohésion sociale et du vivre ensemble entre les Maliens, héritiers de grands empires ayant donné naissance au Mali actuel, notre chère patrie. Selon lui, la refondation de l’État passe  nécessairement par la refondation de la citoyenneté, en d’autres termes, la refondation du Malien de type nouveau, respectueux de ses valeurs sociétales et républicaines. Le préfet estime que nous devons contribuer à relever les défis de l’heure que sont les changements climatiques, l’éradication de l’extrémisme violent et l’incivisme. Il  a enfin exhorté les partenaires au développement à accompagner et renforcer les capacités des Collectivités Territoriales et des citoyens en vue de la réduction de la pauvreté et de l’atteinte des objectifs de Développement Durable. Le président du conseil de cercle de Tominian Douba Mounkoro a pour sa part affirmé que le cercle de Tominian, conformément aux orientations du Cadre Stratégique de la Refondation de l’État CSRE 2022-2031 et dans le cadre de la mise en œuvre des activités de son Programme de Développement Économique Social et Culturel PDESEC, a organisé cette semaine culturelle avec l’appui de Caritas Mali et du Diocèse de San. L’évêque du diocèse de San aprécisé que cette semaine culturelle, organisée pour la promotion de la paix, la cohésion sociale, la justice, nous donne l’occasion de promouvoir la solidarité et le vivre ensemble.  Par la même occasion, l’évêque a exprimé, au nom de l’Eglise catholique, sa reconnaissance, à tous ceux qui ont pris part à cette semaine culturelle, qui marque la volonté et le désir indéfectible de l’Eglise catholique de bâtir une société solidaire, conviviale et  paisible. Selon le chef de programme de Caritas Mali, Para Yves Koné, Caritas Mali du Diocèse de San, dans le cadre des fonds décentralisés du Ministère Fédéral Allemand de la Coopération Économique et du Développement BMZ à travers la Caritas Allemagne, a proposé un projet dénommé Promotion de résilience aux crises alimentaires et renforcement des mécanismes locaux de la gestion non violente des conflits au Mali, pour une durée de 4 ans 4 mois Les troupes de l’ensemble des 12 communes ont chacune émerveillé le public pendant cette semaine culturelle. A cette 1ère édition, une conférence débat sur la légitimité traditionnelle présentée Mamadou Samaké professeur en droit à l’Université de Bamako, a permis d’éclairer la lanterne des participants à cette conférence. A cette compétition des troupes, celle de Tominian s’est hissée à la première place, suivi de celle de la troupe de Ouan.  ST/KM (AMAP)

Mopti : Tenue de la 2ème session ordinaire du CROCSAD

Mopti, 20 décembre (AMAP) Le comité régional d’orientation, de coordination et de suivi des actions de développement (CROCSAD)de Mopti a tenu les 14 et 15 décembre dans la salle de conférence du gouvernorat de Mopti sa 2ème session ordinaire au titre de l’année 2022, a constaté l’AMAP. La session qui était présidée par le directeur de cabinet du gouverneur, Kantara Diawara s’est déroulée en présence des chefs de services régionaux, les élus, les représentants des organisations de la société civile et les partenaires au développement de la région. Le directeur de cabinet du gouverneur  a rappelé que l’organisation des sessions de CROCSAD vise à impulser le développement socio-économique au niveau régional, d’assurer le suivi des activités mises en œuvre et de contrôler le respect des engagements souscrits par les différentes parties impliquées dans le développement de la région. Il a invité les membres du comité à redoubler d’ardeur pour que la région assure un pilotage, une orientation et une coordination efficaces des actions de développement régional et local. Les acteurs du développement de la région ont fait le point des recommandations de la précédente jugée satisfaisante au regard des résultats atteints et la revue des indicateurs du DCPND de l’année2022. Ils ont également examiné la situation de la mobilisation des ressources des collectivités territoriales et le point des conventions de financement du fonds national (FNACCT) annulées des exercices de 2015 à 2019 et le bilan technique et financier des exercices 2020 et 2021. Ils ont enfin analysé plusieurs autres documents de développement dont le nouveau PDSEC (2022 – 2031) et le plan triennal d’investissement (PTI) du conseil régional en charge de la maitrise d’ouvrage régional et l’état de la mise en œuvre du 8ème programme de coopération Mali- UNFPA 2020 – 2024. A la lumière des présentations, les participants ont noté une amélioration significative des indicateurs du DCPND avec le maintien de la diminution des dépenses des collectivités à hauteur de 2 378 F par personne et des dépenses d’investissement à 485 F par habitant. Cependant, il est noté un ratio positif pour les cercles de Djenné (253 F), Tenenkou (33 F) et Youwarou (246 F). Le taux brut de scolarisation des filles dans la région est de 40,70%, tandis que celui de l’accès à un point d’eau potables est de 71,01%. Par rapport aux conventions de financement du fonds national (FNACCT) on note la fermeture de 2 conventions et l’annulation de 35 autres pour une enveloppe de plus de 410 millions de F CFA. Au cours de la session, le comité a validé le nouveau PDSEC (2022 – 2031) et un plan triennal d’investissement (PTI) 2022 – 2026 du conseil régional. Cet outil opérationnel décliné en action qui prend en compte les aspirations de développement de la région dans l’ancienne configuration avec un budget prévisionnel d’environ 121,200 milliards. En plus du capital humain, l’outil met un accent sur le secteur de l’environnement à travers 3 projets majeurs. A l’issue des travaux de cette session ordinaire tenue dans un contexte marqué par l’adoption par le gouvernement de la stratégie de stabilisation du centre et son plan d’actions, les participants ont formulé des recommandations en lien avec le financement pérenne des sessions du CROCSAD, le défi de la mobilisation à bonne date des ressources du FNACT et le faible financement des projets et programmes de développement des Collectivités Territoriales.  DC/KM (AMAP)

Kayes : La procédure d’élaboration du budget des Collectivités au centre d’un atelier

Kayes, 20 décembre (AMAP) Un atelier sur la procédure d’élaboration du budget des Collectivités destiné aux secrétaires généraux, les conseillers communaux et les régisseurs des mairies des communes du Cercle de Kayes a été organisé récemment par le Conseil de Cercle et la direction régionale du Contrôle Financier, a constaté l’AMAP. Cette formation porte essentiellement sur les innovations dans la conception et l’élaboration du budget (mode croisée, par nature et par fonction). Le représentant du préfet de Kayes, Hamadou Kassogué, a déclaré que cet atelier dont le thème est indispensable, vient à point nommé car, notre pays a opté pour la décentralisation qui nécessite une administration performante. « On veut voir une nette amélioration dans l’élaboration et l’exécution de vois politiques pour que vous soyez en phase avec la réalité. Cette procédure budgétaire est un bon document qui cadre avec la bonne gouvernance », a assuré l’adjoint du préfet de cercle. Pour sa part, le président par intérim du Conseil de Cercle de Kayes, Mamadou Bah dit Makambo que cette formation a été initié pour renforcer les capacités des secrétaires généraux, des conseillers des collectivités et des financiers, surtout dans la mobilisation des ressources. « Nous avons initié cette formation. Sans vous, le Conseil ne peut pas exister. Nous faisons des prélèvements sur vos recettes », a expliqué le président par intérim du Conseil de Cercle. « Il y a une réforme majeure dans la gestion du Budget des Collectivités Territoriales marquée par beaucoup d’innovations. Le rôle du Contrôle Financier consiste à appuyer les ordonnateurs des budgets de ces entités », a souligné Abdramane Kansaye, directeur régional du Contrôle Financier de Kayes. Le Conseil de cercle sert d’interface entre les communes et la région, d’où la nécessité pour cette collectivité de travailler en symbiose avec les communes qui doivent penser à l’élaboration de plan d’actions. BMS/KM (AMAP)

Banamba : Elaboration du processus d’élaboration du PDESC 2023-2027 du conseil régional de Koulikoro

Banamba, 20 décembre (AMAP) Une mission du conseil régional de Koulikoro en collaboration avec le conseil de cercle de Banamba a organisé le 16 décembre dernier un atelier local du processus d’élaboration du PDESC 2023-2027, a constaté l’AMAP. Les travaux ont eu lieu dans la salle des délibérations de la mairie de Banamba sous la présidence de Birama Sissoko, président du conseil de cercle, en présence du représentant du chef de village de Banamba, Mambé Simpara et du Chef de mission du conseil régional de Koulikoro, M’Bare Dicko Cette rencontre qui a regroupé les acteurs locaux au développement et les membres de la délégation du conseil régional de Koulikoro visait à partager avec ces derniers le plan d’action 2023-2027 du conseil régional de Koulikoro, recenser les besoins du cercle et recueillir les critiques et suggestions des acteurs impliqués en vue de parfaire ledit document. Le présent plan d’action quinquennal englobe 03 régions, notamment Dioïla, Koulikoro et Nara soit 7 cercles. Le contenu de ce document a été largement débattu par les participants d’où la satisfaction de M. M’Baré Dicko, 1er Vice président du conseil régional de Koulikoro pour les résultats obtenus. L’aménagement de la vallée du serpent appelée Korossa, la réalisation d’une nouvelle gare routière, la construction d’un centre de formation multifonctionnelle pour les jeunes et les femmes etc ont été entre autres les préoccupations du cercle de Banamba à prendre en compte dans le PDESC 2023-2027 du conseil régional de Koulikoro. Malgré que les défis à relever soient énormes, le conseil régional de Koulikoro entend s’activer pour la réalisation des préoccupations recensées dans son PDESC 2023-2027 sachant que le développement est une prévision. AT/KM (AMAP)

Kangaba organise la concertation avec les organisations de la profession agricole du Mali

Kangaba, 20 décembre (AMAP) Les travaux de l’atelier national de concertation avec les organisations de la profession agricole du Mali ont été présidés vendredi dernier à Kangaba par le Ministre du Développement Rural, Modibo Keïta, a constaté l’AMAP. Ont pris part aux travaux   le président de l’Association des Organisations Paysannes (AOPP), le président de l’Association des Pêcheurs Résidents au Mali (APRAM, le président de la Plateforme Paysanne au Sahel, le président de la Fédération des organisations Productrices de banane (FOPB), le président de la Fédération Nationale de la Filière Bétail et Viande (FEBEVIM)et le président de l’Union Nationale des Coopératives de Planteurs et Maraîchers (UNCPM). Il y avait également le président de l’Association pour la Promotion des Filières Agricoles (APROFA), le président du Collège des Syndicats Paysans, les représentants de la Fédération Nationale des Femmes Rurales (FENAFER) des Jeunes Ruraux (FENAJR) et des Producteurs de Lait (FENALAIT), le président de la Plateforme Nationale des Producteurs de Riz (PNPR), les Coordinateurs AOPP, FEBEVIM, UNCPM, APROFA,FENAFER, FENAJR, FENALAIT et PNPR de Bamako et le secrétaire exécutif du Collège des Syndicats Paysans de Koutiala. Le Ministre a rappelé le contexte et les objectifs de la tenue de ce premier atelier national de concertation avec les organisations professionnelles agricoles du Mali. « En effet, plus de 10 ans l’adoption de la Loi d’Orientation Agricole (LOA), le contexte de développement agricole du Mali a beaucoup changé. Il est marqué par une forte variabilité du climat, des besoins alimentaires de plus en plus croissants, la pauvreté des milieux ruraux et la détérioration des conditions de vie des exploitations familiales, la crise sécuritaire entraînant des déplacements des populations rurales vers les centres urbains, un environnement institutionnel en pleine évolution, le cloisonnement des actions de développement, le bicéphalisme dans la présentation des organisations professionnelles et la lenteur dans la mise en œuvre des décrets d’application de la LOA », a- il -déclaré. Il est à signaler par ailleurs, selon Modibo Keïta, que l’agriculture malienne est confrontée à une forte concurrence des produits importés et une absence d’industries mettant en cause la valorisation, la transformation et la compétitivité des produits agricoles. Pour ce faire les exploitations agricoles familiales doivent être au cœur du projet de modernisation de l’agriculture malienne car ce sont elles qui assurent la production. Pour accélérer la transformation de l’agriculture malienne, le Ministère du Développement Rural se propose d’engager un processus de concertation national pour mettre à contribution l’ensemble des acteurs ruraux afin de concevoir une véritable politique nationale de transformation et de valorisation de l’agriculture. Ce processus permettra, de son avis, aux différents acteurs de se prononcer sur le choix et les options à développer dans le domaine de la modernisation et de la transformation malienne sur les dix prochaines années. C’est ce qui explique l’organisation, signala –t- il de ce premier atelier en vue de donner la parole aux organisations paysannes pour partager et échanger autour des politiques et des stratégies, des visions, des contraintes, des savoirs et des expériences afin d’avoir leur adhésion sur le projet de relance et de modernisation de l’agriculture malienne prenant en compte les évolutions de l’environnement institutionnel et politique mondial. Le Ministre a également rappelé les défis majeurs du secteur agricole et les actions mis en œuvre pour relever ces défis. Au nombre de ces actions il a cité la subvention des intrants et équipements agricoles par l’Etat, la mise en œuvre  de plusieurs programmes et projets de développement agricole, l’organisation de plusieurs filières en Interprofession, l’aménagement hydroagricole  dans le cadre de l’Irrigation de Proximité et des grands aménagements, l’élaboration d’un plan Marshall, l’engament du processus d’élaboration de la loi de programmation des investissements et des dépenses publiques dans le secteur agricole (LPISA) conformément à l’article 195 de la LOA et le démarrage du processus d’élaboration et de mise en place du Système National de Conseil Agricole conforme aux articles 114 et 115 de la LOA . Ces acquis doivent être consolidé dira le Ministre. Par rapport aux objectifs, le Ministre a précisé l’objectif global et les objectifs spécifiques. S’agissant de l’objectif global, il vise à créer un dialogue constructif et une concertation permanente entre le Ministère du Développement Rural et les faitières nationales des organisations paysannes pour mutualiser les initiatives de transformation et de relance de l’agriculture malienne dans le but d’assurer à la fois l’alimentation du pays et créer des revenus décents pour les exploitations familiales paysannes. Quant aux objectifs spécifiques, ils visent à instaurer un dialogue politique et un partenariat constructif autour de l’agriculture malienne, à présenter les initiatives en cours et recueillir les propositions de la profession agricole, à définir une stratégie concertée de relance de l’agriculture malienne pour assurer la sécurité et la souveraineté alimentaire des populations et réduire substantiellement la pauvreté rurale et le rôle des organisations de producteurs dans le processus. Au cours des travaux, les débats ont été orientés vers les initiatives en cours au niveau du Ministère pour relancer l’agriculture malienne. SD/KM (AMAP)

Sikasso organise la 5ème édition de sa Foire agricole

Sikasso, 19 décembre (AMAP) La 5ème édition de la foire agricole de Sikasso (FASKO) s’est déroulée du 15 au 18 décembre au Stade Babemba, sous la présidence du Gouverneur de région, Daniel Dembélé, a constaté l’AMAP. C’était en présence du chef de cabinet du ministère de l’entreprenariat national, de l’emploi et de la formation professionnelle Tidiani Youba Diallo, du président de la chambre d’agriculture de Sikasso Abdoulaye Bamba et du représentant du maire de la commune urbaine de Sikasso Abdramane Sidibé. Le thème retenu pour cette édition était : « La problématique de l’insertion socio-économique des femmes et des jeunes dans les filières agricoles dans la région de Sikasso ». La FASKO 2022 entend introduire une culture de business et un système de production compétitif dans le domaine agro-sylvo-pastoral à travers l’accès des opérateurs agricoles aux services financiers et au marché rémunérateur. Elle vise également à donner de la visibilité au potentiel agricole de Sikasso, à renforcer les capacités des opérateurs agricoles du Mali et à nouer des partenariats commerciaux. « Cette foire offre l’occasion pour accroître les échanges commerciaux et crée l’innovation agricole entre producteurs d’intrants et d’équipements agricoles, transformateurs, chercheurs, banques et institutions financières au niveau régional, national et international », a déclaré le gouverneur de la région de Sikasso. Le chef de l’exécutif régional a, par ailleurs, indiqué que l’organisation de cette foire rentre dans le cadre de la promotion des filières porteuses de la région avant de réaffirmer l’accompagnement des autorités administratives de Sikasso pour l’atteinte des objectifs de développement de la région notamment en matière de filières porteuses. Enfin, le gouverneur a invité les exposants à s’enrichir de l’expérience des uns et des autres. Pour sa part, le chef de cabinet du ministère l’entreprenariat national, de l’emploi et de la formation professionnelle Tidiani Youba Diallo a précisé que le thème de la foire revêt d’une importance capitale. « L’insertion socioéconomique des femmes et des jeunes dans les filières agricoles est notre cœur de métier », a-t-il affirmé avant d’ajouter que l’ambition des autorités de la transition est de boucler la transition avec succès. Ce succès passe par la création d’emplois professionnels de qualité. Ce qui permettra l’insertion économique des femmes et des jeunes. Pour le président de l’Association des organisations professionnelles paysannes (AOPP) de Sikasso Bakary Diarra, c’est suite à l’atelier multi-acteurs tenu par l’AOPP régionale en 2012 qu’ils ont décidé de pérenniser la FASKO. Au cours de la foire, poursuivit-il, des conférences ont été animées sur les thématiques comme les jeunes et l’agriculture (principaux enjeux et solutions concrètes), le rôle et la place des interprofessions dans le développement des filières et chaînes de valeurs, les différents types d’appuis conseils pour le développement des filières agricoles et le financement pour l’insertion socio-économique des jeunes. S’y ajoutent, la transformation des produits agricoles, les problématiques du financement des filières agricoles. Bakary Diarra a, enfin, remercié les partenaires techniques et financiers dont le conseil régional, la coopération Suisse, l’ambassade des Pays-Bas au Mali etc. MD/KM (AMAP)     

Niono : La promotion des droits de l’enfant au centre d’un atelier

Niono, 19 décembre (AMAP) L’Association Malienne pour la Promotion du Sahel (AMAPROS)dans le cadre de son projet Promotion et Protection des Droits des Enfants au Mali a organisé vendredi dernier dans la salle des spectacles des jeunes un atelier, a constaté l’AMAP. C’était sous la présidence de Zanke Diarra représentant le président du conseil de cercle en présence des représentants des communes partenaires du projet (Niono, Sirifila Boundi, Seribala), des représentants des services techniques de l’État, de la société civile, des écoles et des ateliers partenaires du projet. L’atelier avait pour objectifs d’identifier les membres du cadre de concertation ; de faire une brève présentation du document du projet aux participants ; de mettre en place un cadre de concertation ; de rappeler les missions assignées aux membres du cadre de concertation ; de solliciter l’adhésion et l’accompagnement des membres du cadre de concertation dans la mise en œuvre du projet. En rappel, le projet Promotion et Protection des Droits des Enfants au Mali (PPDEM) est financé par MUSIC AID à travers l’ONG Suédoise DIAKONIA et mis en œuvre par l’AMAPROS. Le projet opère dans les régions du Koulikoro et Ségou pour une durée de deux ans allant du 1er Juillet 2022 au 30 Juin 2024. MS/KM (AMAP)