Énergie électrique : Près de 180 milliards de Fcfa pour interconnecter le Mali et la Mauritanie

Bamako, 27 dec (AMAP) Le Conseil d’administration du Fonds africain de développement (FAD) a approuvé, jeudi dernier, à Abidjan, un financement de 302,9 millions de dollars américains (environ 180 milliards de Fcfa) pour interconnecter le Mali et la Mauritanie, dans le cadre de «l’Initiative Desert to Power». L’initiative contribue à la mise en œuvre du «Projet d’interconnexion électrique de 225 kV Mauritanie-Mali et de développement de centrales solaires associées» dans le cadre de «l’Initiative Desert to Power». Elle devrait permettre d’assurer la disponibilité permanente d’une électricité de qualité et à un coût abordable. Ce qui permettra de renforcer la résilience des populations des localités bénéficiaires, en promouvant le secteur privé, le commerce et la création d’opportunités d’emplois. Ce projet représente une opération d’investissement stratégique qui vise à favoriser l’essor de la production d’énergie solaire et à garantir un accès universel à l’électricité dans ces deux pays du Sahel. Il a pour objectif d’établir une interconnexion électrique haute tension sur 1.373 kilomètres, avec une capacité de transit de 600 mégawatts (MW) entre les deux pays, et de construire une centrale solaire de 50 MW à Kiffa, en Mauritanie, reliée à l’interconnexion. Ce sont 100.000 nouveaux ménages qui seront connectés au réseau électrique dans les localités traversées. En outre, le Projet permettra de créer des opportunités d’entreprenariat agricole et de services pour les jeunes et les femmes. «Au Mali, le projet interviendra dans la Région de Kayes et bénéficiera à 500.000, habitants dont 20.000 ménages répartis dans les 50 localités qui seront raccordées au réseau», selon le responsable du Bureau pays de la Banque africaine de développement (BAD) au Mali, Adalbert Nshimyumuremyi. Opération prioritaire de l’Initiative Desert to Power, ce projet est inscrit dans la feuille de route régionale approuvée en 2021 par les pays bénéficiaires du programme. Il s’agit d’un premier tronçon de la dorsale trans-sahélienne devant relier la Mauritanie au Tchad, en passant par le Mali, le Burkina Faso et le Niger. L’interconnexion permettra de développer de nouvelles centrales d’énergie renouvelable, dont la production sera plus intégrée aux réseaux interconnectés. Sa mise en exploitation facilitera l’accès à une électricité de qualité, à faible teneur en carbone et à un prix abordable. L’appui du guichet concessionnel du Groupe de la BAD comprend 269,6 millions de dollars pour la Mauritanie et 33,3 millions de dollars (environ 19 milliards de Fcfa) pour le Mali. Le reste du financement du projet, d’un coût d’environ 888 millions de dollars, sera fourni par d’autres partenaires et des fonds climatiques. «L’approbation de ce projet montre que l’Initiative Desert to Power se concrétise progressivement à travers les projets structurants qui permettront de développer des moyens de production d’énergie renouvelable dans les deux pays», a déclaré le directeur des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique à la Banque africaine de développement, Daniel Schroth. Pour sa part, la responsable du Bureau pays de la Banque en Mauritanie et directrice générale adjointe de la Banque pour la région Afrique du Nord, Malinne Blomberg, a souligné que «la préparation de ce projet était un défi que les autorités maliennes et mauritaniennes et la BAD ont relevé ». « Son approbation consolide le soutien de la Banque au secteur de l’électricité en Mauritanie. Il aura un impact sur la promotion du secteur privé, la promotion du commerce et la création d’opportunités d’emplois . ID/MD (AMAP)  

Kangaba : Début de la campagne de vaccination contre la poliomyélite

Kangaba, 6 novembre (AMAP) A l’instar des autres localités du Mali, la campagne nationale de vaccination contre la poliomyélite a débuté, le vendredi 03 novembre 2023, dans le district sanitaire de Kangaba, a constaté l’AMAP. Pour réussir cette campagne de riposte, le Centre de Santé de Référence (CSRéf) de Kangaba en partenariat avec l’OMS et l’UNICEF a d’abord procédé à la formation non seulement des Directeurs Technique de Centre mais aussi des vaccinateurs et des moniteurs de flacons. Le lancement de la campagne s’est déroulé dans l’enceinte du CSCOM central de Kangaba en présence des chefs de famille proche du CSCOM, des responsables administratifs et politiques et ceux des associations et organisations de la société civile sous la présidence du préfet de Cercle, Abou Dao. Sur place le médecin chef du CSRéf a placé la campagne dans son contexte. Selon Dr Moussa Sougané, le Mali, après une période d’accalmie en 2021, suite à une flambée de variant du poliovirus avec 56 cas détectés en 2020, est replongé dans une autre flambée depuis septembre 2022. Le pays a notifié jusqu’à ce jour 11 cas de variant du poliovirus circulant de type 2, tous humains dont 2 cas de 2022. Parmi les 11 cas confirmés, 9 sont localisés dans le bloc Nord tous couverts par les deux passages (juin et août 2023) et 2 dans le bloc Sud (district sanitaire de Kangaba et Ségou). Voilà ce qui explique toujours selon Dr Sougané, l’organisation par le ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique, de cette campagne nationale de riposte contre le variant du poliovirus circulant de type 2 en tenant compte de l’accessibilité sécuritaire des aires de santé dans notre pays. Le médecin chef a également énuméré les objectifs de la riposte. L’objectif général vise à renforcer l’immunité collective chez les enfants de moins de cinq (05) ans, contre le variant du poliovirus de type 2, en administrant le Vaccin Polio Oral de type 2 à tous les enfants de cette tranche d’âge et stopper ainsi sa circulation. Spécifiquement il s’agit de vacciner 100% des enfants de moins de 5 ans, d’assurer l’information effective des parents sur la poliomyélite et sur les campagnes de riposte avant le passage des vaccinateurs, de rechercher activement et notifier tout cas de paralysie flasque aiguë en communauté, d’assurer une gestion efficace des vaccins en ramenant 100% des flacons de nVPO2 à la fin de la campagne, de détruire 100% des déchets produits pendant les  Journées Nationales de Vaccination (JNV) au plus tard dans les 14 jours, après chaque passage et prendre en charge 100% des cas de manifestations indésirables post vaccinales (MAPI) constatées lors des JNV et ce jusqu’à 6 semaines après chaque passage. Pour atteindre ces objectifs dans le district sanitaire de Kangaba à savoir vacciner 42 080 enfants de 0 à 59 mois, 137 équipes de vaccinateurs, 26 superviseurs de proximité, 06 superviseurs du district, 01 superviseur de la région utiliseront la stratégie porte à porte durant quatre jours. Les consultants de l’OMS et le l’UNICEF sont également sur le terrain avec 71 mobilisateurs de proximité et 24 superviseurs et moniteurs de flacons pour réussir la campagne. A cela s’ajoute 02 radios de proximité pour donner la vraie information sur la campagne. Satisfait de l’organisation de cette campagne, le préfet de Cercle a invité les femmes et les chefs de ménages à se mobiliser pour la réussite de cette activité dans le Cercle de Kangaba. Il faut signaler que le district sanitaire de Kangaba compte 23 CSCOM. SD/KM (AMAP)

Tenenkou : Rencontre sur la problématique du retour précoce des animaux de la transhumance

Ténénkou, 1er novembre (AMAP) Une rencontre d’échanges entre les représentants de l’État et les autorités traditionnelles et coutumières autour de la problématique du retour précoce des animaux de la transhumance, s’est déroulée mardi à Tenenkou, a constaté l’AMAP. Ont pris part à la réunion, les sous-préfets de Diondiori et de Sossobé, le 2e adjoint au maire de la commune urbaine, le chef du détachement des FAMA, l’adjoint au commandant de brigade, les représentants des services techniques des secteurs de l’agriculture et de l’élevage, le président de la chambre locale d’agriculture et le président de l’union locale des éleveurs. Depuis quelques jours les animaux commencent à débarquer dans le bourgou alors même que la récolte des champs n’a pas commencé dans les zones débarquées.  Ce retour précoce peut provoquer d’énormes dégâts pour les agriculteurs. Jadis ce retour était encadré par les autorités administratives en collaboration avec les Diôros qui sont les propriétaires terriens dans le bourgou. Ces dates étaient fixées lors des conférences bougoutieres qui étaientt un cadre d’échanges pour l’établissement d’un calendrier de retour des animaux.  Cependant, depuis quelques années, ce calendrier n’est plus respecté avec l’affaiblissement de l’autorité des Dioros dûe à la situation sécuritaire dans le cercle de Tenenkou. C’est pour tenter d’encadrer ce retour afin d’éviter d’autres conflits notamment entre éleveurs mais aussi entre éleveurs et agriculteurs ou pêcheurs que le préfet du cercle de Tenenkou, Mamadou Dao a initié cette rencontre pour échanger avec les légitimités traditionnelles afin de trouver des pistes de solution à cette situation. Le préfet de cercle a saisi l’occasion pour inviter les légitimités traditionnelles et coutumières à s’investir pleinement pour trouver une réponse adaptée à cette question cruciale du retour précoce des animaux. Quatre heures d’horloge, les participants ont passé en revue les principaux facteurs favorisant le retour précoce des animaux qui sont liés à l’ensablement des mares dans le Méma et l’affaiblissement de l’autorité des Dioros. Pour remédier à cette situation les participants ont formulé quelques recommandations qui sont entre autres, la redynamisation des conférences bourgoutières, le surcreusement des mares dans le Méma et la restauration de l’autorité des Dioros . Selon le président de l’union locale des éleveurs monsieur Amadou Daou, il existe 10 pistes pastorales dans le cercle de Tenenkou qui vont de Diafarabé à Toguéré coumbé. « Le retour des animaux de la transhumance est un grand moment ici au sein des communautés car les communautés s’identifient aux animaux », a –t-il conclu. Le Cercle de Tenenkou zone agro -pastorale par excellence est une zone de concentration des animaux venant de la région de Segou, Mopti et Tombouctou lors de la transhumance entraînant un rétrécissement des espaces pastorales. Pour rappel, les bergers étaient célébrés et magnifiés à leur retour si leurs troupeaux revenaient avec beaucoup de graisseur. Ils entraient ainsi dans la prospérité et devenaient des légendes à jamais. AS /KM (AMAP)

Kangaba : rencontre sur les cliniques mobiles pour les activités de dépistage et de traitement du paludisme en milieu communautaire

Kangaba, 31 octobre (AMAP) La 2ème rencontre sur les cliniques mobiles pour les activités de dépistage et traitement du paludisme en milieu communautaire a regroupé, le 25 octobre dernier à Kangaba, les tradithérapeutes, les agents de santé communautaire, les responsables religieux et les représentants des groupements féminins, a constaté l’AMAP. La rencontre était présidée par le médecin chef du CSRéf Docteur Moussa Sougané. Selon le médecin chef du CSRéf, dans le cadre de la lutte contre le paludisme au Mali, l’ONG ARCAD santé PLUS a bénéficié d’un financement de la subvention NFM3 du Fonds Mondial pour la riposte communautaire contre le paludisme. Pour mener à bien cette lutte contre le paludisme au niveau communautaire, ARCAD santé PLUS en collaboration avec le Programme National de lutte contre le Paludisme (PNLP), la Direction Régionale de la Santé de Koulikoro, organise des cliniques mobiles dans les aires de santé des districts sanitaires d’intervention du projet dont Kangaba. Commencé à Kangaba à l’instar des autres districts sanitaires du projet le dimanche 24 septembre couplée au troisième passage de la Chimio Prévention du Paludisme Saisonnier (CPS), l’activité se poursuit avec le quatrième passage de la CPS qui est en cours dans le district sanitaire de Kangaba. L’objectif global vise à réaliser des activités mobiles pour le diagnostic et le traitement du paludisme en milieu communautaire. Spécifiquement, il s’agira de sensibiliser les populations sur les mesures préventives du paludisme, diagnostiquer et traiter les cas de paludisme simple chez les enfants de moins de 5 ans, diagnostiquer et traiter les cas de paludisme simple chez les femmes enceintes. Il s’agira également de référer les cas avec signe de gravité vers les CSCOM, appuyer la campagne CPS d’une part par la recherche des enfants manqués et leur orientation vers les CSCOM d’autre part par la vérification auprès des parents l’administration de la 2ème et la 3ème dose d’Amodia quine (AQ) aux enfants et rapporter les données de l’activité. Comme pour la CPS, la stratégie utilisée est la même pour les cliniques mobiles. Une fois au village, les équipes se déplacent de porte à porte. Elles visiteront 15 ménages par jour pour chercher les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes. Les sorties se feront tous les jours durant 5 jours et les axes seront définis par les conseillers psychosociaux et partagés avec les Directeurs Techniques de Centre (DTC). Les activités des cliniques mobiles seront supervisées par les équipes du niveau national, régional et du district. Les participants en général et ceux de la médecine traditionnelle en particulier se sont réjouis d’avoir toujours participé à ces rencontres du donné et du recevoir. Ils ont tous promis de véhiculer le maximum d’information sur les activités de la clinique mobile. SD/KM (AMAP)

Sikasso : Les principes du marketing et de la commercialisation au centre d’une formation

Une session de formation sur les principes du marketing et de la commercialisation des produits transformés a regroupé du 22 au 24 octobre dans la Capitale du Kénédougou, neuf (9) coopératives transformatrices de la pomme de terre et de l’anacarde du cercle de Sikasso. Ces coopératives composées de 56 membres viennent des communes de Farakala, Lobougoula, Finkolo Ganadougou, Missirikoro, Nièna et Sikasso. L’initiative est de l’Organisation pour la réflexion, la formation, l’éducation à la démocratie et au développement (ORFED) et de son partenariat CIDEAL. La session de formation visait à améliorer la commercialisation des produits transformés par les coopératives à travers une meilleure appropriation des principes du marketing et de la commercialisation. A l’entame de ses propos, le représentant de l’ORFED Siaka Ballo a expliqué les deux objectifs de sa structure pour l’organisation de cette formation. Il s’agit du renforcement organisationnel de la dynamique associative afin que les coopératives soient structurellement fortes. Le second objectif vise à promouvoir la consommation locale des produits dérivés de la pomme d’acajou à travers des actions de sensibilisation. « Cette session permettra aux différentes coopératives d’avoir du marché sur le terrain et de se spécialiser dans leur domaine », a-t-il indiqué. Siaka Ballo ajoutera qu’au cours de ces deux jours, les participantes seront édifiées sur plusieurs modules relatifs aux techniques de marketing et de commercialisation. Il a, enfin, invité les participantes à suivre attentivement la session afin d’avoir des notions de bases en marketing et en commercialisation. Pour le représentant de CIDEAL Mamadou Touré, leur accompagnement s’inscrit dans le cadre de la conception du plan de marketing de chacune des coopératives présentes à la formation. « Cette formation permettra aux coopératives de mieux vendre leurs produits », a-t-il souligné. Il poursuivra que la réalisation de ses activités constitue une grande satisfaction pour eux. Les stratégies de marketings tirés de ces sessions permettront aux coopératives du cercle de Sikasso d’être autonomes. Les participantes Mme Koné Assetou Diabaté et Mme Touré Aminata Berthé représentantes respectivement des coopératives Djiguya de Nièna et sigutè mogoson de Lobougoula sont toutes satisfaites d’avoir participé à la session de formation. « Actuellement nous avons plus de 100 sachets de produits invendus dans notre usine, faute de clients », a témoigné Mme Koné Assetou Diabaté. Elle estime que cette formation est la bienvenue car elle leur permettra de mieux vendre leurs produits, de gagner de l’argent et de se faire connaître également. Abondant dans le même sens, Mme Touré Aminata Berthé estime que cette formation leur enlèvera une grosse épine des pieds car sa coopérative était vraiment dans le besoin. Elles ont, toutes, remercié l’ORFED et ses partenaires pour leur appui. Il est à noté que l’ORFED est une ONG de droit national malien créée en 2004 sous le récépissé n° 0272/0022048 pour soutenir le processus de décentralisation et de développement local. Elle s’intéresse aux thématiques comme la décentralisation et la gouvernance locale, l’éducation à la paix, la cohésion sociale autour des exploitations minières du Mali, la gestion non-violente des conflits, l’agriculture et l’environnement…Ses interventions couvrent tout le territoire national. La présente session de formation s’inscrit dans le cadre de la convention 18-CO1-1092 (autonomie économique et sociale des femmes de la région de Sikasso à travers la transformation et la commercialisation de l’anacarde) de l’ORFED et de son partenaire CIDEAL. Le projet est financé par la coopération Espagnole (AECID) pour une durée de quatre ans (2019-2023). L’ORFED réalise ce projet en consortium avec d’autres ONG nationales dans les cercles de Bougouni, Kolondièba, Kadiolo et Sikasso.  MD/KM (AMAP)

Kangaba : Les revenus miniers au budget public se sont élevés à 395 milliards CFA en 2021

Les travaux de l’atelier de dissémination des rapports ITIE (Initiative pour la Transparence des Industries Extractives) 2020 et 2021ont été présidés, le mercredi 18 octobre 2023, à Kangaba, par le préfet de Cercle, Abou Dao. Ont pris part aux travaux 50 participants venus du conseil de cercle, de la mairie, des services techniques, de la chambre des mines, des associations et organisations de la société civile, de la Brigade de Gendarmerie et de la Garde Nationale. Organisé par le Comité de pilotage, cet atelier se situe dans le cadre des campagnes de disséminations des rapports ITIE à travers le pays. Ces campagnes selon le chef de la mission, Abdoul Wahab Diakité visent à diffuser de manière large les informations tirées des rapports ITIE du Mali afin d’accroitre la communication et la sensibilisation sur les enseignements tirés de ces rapports. Elles visent également selon lui, à mettre à la disposition des citoyens et des autres parties prenantes, des informations pertinentes sur la gouvernance du secteur extractif afin de susciter le débat public sur les enjeux et les retombées du secteur. Dans son discours d’ouverture le Préfet de Cercle a été n ne peut plus claire. Selon lui, au Mali, les ressources minières du pays appartiennent à l’ensemble de la population. L’exploitation et la gestion de ces ressources doivent être faites dans la transparence et la redevabilité absolues. C’est pourquoi l’Etat du Mali, afin d’assurer une transparence et une redevabilité dans le secteur extractif a adhéré à l’ITIE, a ajouté le préfet Abou Dao. Aussi, le Mali s’est engagé à mettre en œuvre les exigences de cette initiative parmi lesquelles la production, la publication et la dissémination des rapports ITIE. Le présent atelier de dissémination des rapports ITIE a été l’occasion pour la mission du comité de pilotage d’informer le public sur la publication et la disponibilité des rapports 2020 et 2021, d’organiser des débats d’échanges sur les enseignements de ces rapports et de rendre accessible à travers les médias les enseignements de ces rapports. Au cours des travaux, les participants ont eu droit à une projection sur la synthèse de des rapports 2020 et 2021. La projection a permis de mettre en évidence des informations sur le contexte du secteur extractif au Mali, le secteur couvert par le rapport, les types de paiements, les entreprises concernées par les déclarations, les attestations et certifications des données, la contribution du secteur à l’économie nationale, la contribution du secteur au budget des collectivités et au développement communautaire, les achats et autres transactions effectués entre les mines et les fournisseurs locaux, la répartition des paiements par l’administration et par entreprise, les principaux écarts et les recommandations d’améliorations formulées. Les participants ont retenu après la présentation qu’en 2020 et 2021, la contribution du secteur extractif à l’économie nationale a été de 10% du Produit Intérieur Brut du Mali, 2% de l’emploi formel du pays, 21% des recettes fiscales de l’Etat et 82% des recettes d’exportation du pays avec comme périmètre de réconciliation 10 entités publiques pour 32 entreprises extractives. S’agissant de l’affectation des revenus miniers au budget public, elle s’élève à 305 milliards de CFA en 2020 contre 395 milliards CFA en 2021. Au nombre des constats et recommandations, les participants ont retenu trois en 2020 à savoir les défaillances dans la gestion du cadastre minier et du suivi des licences, les défaillances dans le suivi des participations de l’Etat dans les entreprises extractives et la non déclaration des paiements spécifiques par projet. Un seul constat a été retenu en 2021 à savoir la mise en œuvre des recommandations ITIE. SD/KM (AMAP)

Le Bataillon des forces armées reconstituées sous protection de la MINUSMA à Kidal

Bamako, 10 oct (AMAP) Les composantes Forces armées maliennes (FAMa) et de la Plateforme du Bataillon des forces armées reconstituées (BATFAR) ont quitté, mardi, le camp1 de Kidal pour celui de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), annonce l’Armée malienne sur son site web officiel. Le BATFAR, initialement composé des FAMa, des combattants de la Plateforme et de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), « était placé dans le camp1 de Kidal et sous la protection de la MINUSMA », indique la même source. Dans son mémorandum sur le dernier rapport trimestriel du secrétaire général des Nations unies sur la situation au Mali, couvrant la période de janvier à mars, le gouvernement malien a fait le point de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger. « L’opérationnalisation du Mécanisme opérationnel de coordination (MOC), la mise en place de projets structurants pour l’insertion des ex-combattants, la création de la Commission vérité, justice et réconciliation, la création du Bataillon des forces armées reconstituées (BAFTAR) sont, entre autres, des avancées enregistrées dans la mise en œuvre de l’Accord », a énuméré le gouvernement ; Il ajoute, aussi, entre autres, l’adoption le 29 mars dernier, de deux projets de décret pour un meilleur fonctionnement des structures essentielles au mécanisme de suivi à savoir la Commission nationale de désarmement-démobilisation-réinsertion (DDR) et la Commission nationale d’intégration. Bamako indique que son engagement s’est également traduit par la poursuite des travaux entre la Commission nationale DDR et la MINUSMA qui a notamment permis l’identification et le cantonnement de 900 femmes associées aux groupes armés dans les Régions de Gao, Kidal, Ménaka et Tombouctou. En dépit du retard accusé dans le processus DDR et le plan d’action 2022-2024, à ce jour, 2 750 ex-combattants ont été intégrés au sein des Forces de défense et de sécurité nationales. Parallèlement, l’opérationnalisation du Fonds pour le développement durable (FDD) s’est poursuivie par l’allocation de ressources budgétaires spécifiquement dédiées au développement des régions du Nord La composante de l’armée malienne est arrivée à Kidal, dans le nord du pays, en février 2020. Ce déploiement était prévu dans le cadre de l’Accord de paix d’Alger de 2015. Cet accord prévoit que les unités armées des mouvements signataires intègrent l’armée nationale. Il prévoit aussi le redéploiement de l’armée malienne sur l’ensemble du territoire, notamment dans les zones contrôlées par les signataires de l’accord de paix, comme la CMA. La mise en place du BATFAR et la réalisation de toutes les autres étapes du processus de paix de l’Accord d’Alger devaient permettre de passer à une étape pour l’armée malienne : la lutte contre le terrorisme. MD (AMAP)

Moussa Ag Acharatoumane, secrétaire général du Mouvement pour le salut de l’Azawad (MSA, ex-rébellion) : «Je ne vois pas d’autre alternative à l’Accord»

Propos recueillis par  Massa SIDIBÉ Dans cette interview exclusive, le secrétaire général du Mouvement pour le salut de l’Azawad (MSA) dénonce les incohérences de certains groupes signataires de l’Accord qui préfèrent s’allier avec les terroristes islamistes contre l’Armée nationale. Ag Acharatoumane, artisan d’un pays uni dans sa diversité, évoque, aussi, l’avenir du processus de paix à la lumière des événements en cours L’Essor : Quelles explications donnez-vous à la récente multiplication des attaques dans plusieurs localités du Mali ?  Moussa Ag Acharatoumane : En réalité, cela est dû à plusieurs choses en même temps. Je pense que les dernières en date, c’est malheureusement la rétrocession des emprises de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) à l’Armée malienne. Une Résolution votée au Conseil de sécurité de l’ONU dit que cette rétrocession doit se faire à l’État malien. Je pense que c’est autour de ces emprises militaires qu’il y a eu des incompréhensions entre les autorités centrales et une partie des movements, notamment ceux basés à Ber et à Kidal. Il s’agit essentiellement des entités de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA). Je pense que c’est, malheureusement, autour de cela que ces incompréhensions ont conduit à un certain nombre de choses qui ont conduit à ce que lon voit aujourd’hui, c’est-à dire la reprise des hostilités entre d’une part l’Armée malienne et d’autre part, même si c’est le sigle du Cadre stratégique permanent pour la paix, la sécurité et le développement (CSP-PSD) qui est utilisé, et majoritairement des organisations issues de la CMA. Ces emprises posent problème pour la CMA, mais chez nous à Ménaka, Gao et ailleurs, il n’y a pas eu de difficultés majeures. Parce que nous n’avons pas fait de cette rétrocession des emprises de la MINUSMA un enjeu important. Pour nous, le plus important, c’est que les gens conjuguent leurs efforts dans le cadre de la protection des personnes et de leurs biens qui sont aujourd’hui victimes des organisations barbares. Il s’agit en l’occurrence de l’État islamique dans la zone dite des trois frontières.  Malheureusement, c’est ce qui a conduit à ce qui se passe. Il faut, aussi, comprendre qu’au Nord du Mali, il n’y a pas que des affrontements seulement avec les mouvements de la CMA qui sont sous appellation du CSP-PSD. Mais il y a, aussi, en réalité des affrontements avec les groupes armés d’obédience «djihadiste». Ceux qu’on appelle les mouvements issus d’Al-Qaïda, donc le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM). Et, de l’autre côté, il y a d’autres organisations comme l’État islamique qu’on appelle Daesh dans la zone des trois frontières. Aujourd’hui, l’Armée malienne a en face tous ces acteurs. L’Essor : Pourquoi les difficultés ont surgi dès le démarrage de la deuxième phase de la rétrocession des emprises de la Mission onusienne à l’Armée malienne ?       MAA : Parce que la première phase s’est passée dans des zones qui sont sous contrôle du gouvernement avec d’autres mouvements qui, en réalité, sont en harmonie avec l’État malien. C’est ce qui explique qu’à Ménaka, la rétrocession s’est bien passée et ailleurs aussi. Le problème a éclaté quand on a voulu reprendre le camp de Ber qui était contrôlé par la CMA. Elle a rejeté la Résolution du Conseil de sécurité, ainsi que la volonté du gouvernement malien de prendre possession de ces emprises. Les autres emprises sont beaucoup plus au Nord, c’est-à-dire celles de Kidal, Aguelhok, Tessalit. Ces emprises sont dans la Région de Kidal qui est majoritairement contrôlée par des éléments issus de la CMA. Ces derniers ont, apparemment, des raisons qui sont propres à eux selon lesquelles ces emprises ne peuvent pas être occupées par les Forces de défense et de sécurité nationales. Ce qui est en contradiction bien évidemment avec la Résolution du Conseil de sécurité. L’Essor : Pouvez-vous revenir sur les raisons fondamentales du retrait du MSA du CSP-PSD ? MAA : Quand on créait le CSP-PSD, c’était pour apaiser les tensions, reconstruire les communautés et mettre un terme aux conflits qui opposent les mouvements. Le deuxième objectif, c’était de conjuguer nos efforts pour protéger les populations et leurs biens. Et le troisième, c’était de mutualiser nos efforts dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation. Sur le deuxième objectif, nous n’avons malheureusement pas réussi à protéger les communautés, parce que cela fait une année et demi qu’une grande partie de nos populations est massacrée, de façon atroce, par l’État islamique notamment dans les Régions de Ménaka, de Gao, dans le Gourma frontalier avec le Burkina Faso. Pendant tout ce temps, nous avons toujours demandé à ce que nos frères de la CMA, qui sont membres du CSP, nous viennent en aide pour protéger ces populations. Malheureusement, ils ne sont jamais venus nous aider. Pendant un an et demi, il y a eu plus de mille civils  tués, massacrés et chassés de chez eux. Malgré tout cela, nous avons gardé notre calme, et un beau jour, on se lève et on fait une déclaration en notre nom pour dire que le CSP aurait décidé d’adopter cette légitime défense contre les Forces de défense et de sécurité avec lesquelles le MSA et le GATIA ont de très bons rapports. L’incompréhension est venue de là. Pourquoi adopter une légitime défense contre les FAMa et ne pas faire la même chose contre l’État islamique qui est l’auteur des massacres atroces contre les communautés majoritairement touarègues ? Donc, c’est à partir de là que nous avons compris qu’il y a d’autres choses qui se cachent derrière notre initiative. C’est la raison principale pour laquelle nous avons décidé, en toute responsabilité, de mettre fin à notre participation au CSP. L’Essor : Le MSA continue donc à collaborer avec les Force armées maliennes (FAMa) ?  MAA : Le MSA et les FAMa ont de très bons rapports. Nous collaborons dans le cadre de la lutte contre l’État islamique dans les Régions de Ménaka et Gao. Nous collaborons, aussi, dans le cadre de la lutte contre le banditisme urbain et rural. À ce niveau, nous avons de très bons résultats. Par exemple, à Ménaka, la plupart des brigands, malfrats ou terroristes que nous neutralisons sont remis aux Forces de défense et de sécurité. À ce titre, nous faisons souvent des patrouilles ensemble. Nous

Macina : Ouverture de la 5ème Réunion du Comité Local de Veille et de Gestion des Risques et Catastrophes

Macina le 29 Septembre (AMAP) L’ouverture des travaux de la 5ème réunion du Comité Local de Gestion des risques et catastrophes a été présidée par le préfet de Cercle, le Colonel Major Albaraka Ag Amarizag, le Jeudi 28 Septembre 2023 à Macina. Elle s’est déroulée en présence des autorités administratives, municipales, des représentants des organisations de la Société civile et des Leaders Religieux et Coutumiers. Organisé par Catholic Relief Service (CRS) en partenariat avec l’ONG ALPHA lOG et le Service du Développement Social et de l’Economie Solidaire, cet atelier a pour objectif de s’enquérir de l’état des lieux de la situation qui prévaut dans le cercle du mois de Juillet mois d’Août 2023. Il s’agit également de disposer d’un plan d’action locale de prévention et de gestion de l’inondation dans la contrée, de réfléchir et faire ressortir dans les jours à venir un plan stratégique d’assainissement et sa mise en application rigoureuse. Le Chef de l’exécutif local, le Colonel Major Albaraka Ag Amarizag, a saisi l’occasion pour inviter les membres du Comité de Veille à un suivi régulier des activités pour apaiser la souffrance des Personnes Déplacées Internes. Avant de déclarer qu’une crise mal gérée se transforme en catastrophe et la survenance d’une catastrophe est toujours regrettable. A l’issue de leurs travaux, les participants ont formulé, entre autres recommandations, le Rôle déterminant ainsi que la responsabilité des membres du Comité de Veille, la Tenue régulière des réunions du Comité de Veille dans toutes les communes, l’élaboration de la liste de toutes les ONG et Partenaires évoluant dans le Cercle, la mise en place un plan de contingence et le respect de l’accord-cadre que les ONGs ont signé avec l’Etat Pour rappel, avec la crise multidimensionnelle le Cercle de Macina enregistre de nos jours 4821 Personnes Déplacées Internes (PDI) dont 1034 enfants pour 883 ménages avec 2357 Hommes et 2464 Femmes. A cela s’ajoutent 345 PDI tous Donzos venus de Monimpébougou, Wènina, Bengo. Ces Personnes Déplacées Internes sont dans les Communes de Macina, Kolongo, Monimpé, Sana, Matomo et Souleye. AOK/ KM (AMAP)

Bafoulabé : La ruée vers… le grenat dans le village de Fansané

Par Boubacar MACALOU Bafoulabé, 26 sept (AMAP) Les zones montagneuses de la Région de Kayes, dans l’Ouest du Mali, regorgent d’énormes potentialités naturelles. Si dans le Cercle de Kéniéba certains sont devenus riches, après avoir ramassé quelque diamant, au cours d’une simple promenade dans la brousse, à Bafoulabé, la chance semble plutôt sourire à ceux qui, sans être des alpinistes, empruntent les sentiers serpentés et accidentés des montagnes. A Fansané, contrée khassonké, regroupant cinq villages et situé dans la Commune rurale de Bafoulabé, à 20 km au nord de son chef-lieu de commune et de cercle, la population extrait des pierres précieuses depuis 1994, derrière les montagnes, près du village de Soria, à 5 km. Cette carrière a été découverte par un fils de la contrée traversée par une montagne qui renfermerait des ressources minières dont les grenats. La population est majoritairement composée de peulhs. Ici, les gens vivent essentiellement de l’agriculture et de la chasse. Dans cette localité, les pierres précieuses sont appelées « grenats et semblent illuminer le paysage par leur éclat. On en trouve derrière les montagnes, au nord du village de Soria. « Il y a trois sortes de grenats : des grenats verts, jaunes et rouges. Le vert a le plus de valeur », explique Cheick Oumar Diallo, revendeur de pierres précieuses et originaire de la Région de Nioro. Tout comme le diamant, le grenat est une pierre précieuse, fine. Elle entre dans la fabrication des bijoux, colliers, vitres et de beaucoup d’autres objets de valeur. Le grenat a été découvert à Fansané par Brema Sidibé, notable du village de Soria en 1994, année où il a quitté pour une autre mine de gemmes de la Commune de Diakon, Cercle de Bafoulabé. « Au cours d’une causerie, j’ai montré un morceau de pierre à mon ami chasseur qui m’a expliqué qu’il voyait ce genre de pierre dans son campement », ajoute Sidibé. Peu de temps après, à l’aide d’un pic, du marteau, de la pelle et du burin, Brema Sidibé a commencé à creuser à la recherche de cette matière appelée grenat mais, sans succès. « Je suis dans cette activité, depuis vingt-neuf ans. Parfois, je peux avoir quelques grammes dont la vente à Bamako peut, souvent, me rapporter 300 000, voire 400 000 Fcfa. Je peux, aussi, passer des années sans trouver aucune pierre », raconte-t-il. La chasse au grenat est devenue une source de revenus pour tous ceux qui espèrent faire fortune. Paradoxalement, la ruée a suscité la colère de certains villageois qui lui attribuent tous les maux. Brema Sidibé qui a repris à son compte cet adage populaire : « Celui qui veut atteindre le sommet, ne doit point se décourager », n’a pas baissé les bras et est parvenu à réaliser une « success story » dans l’exploitation du grenat. « Par la suite, quelques habitants du village m’ont suivi et pratiquent le métier de mineur comme moi. Nous avons maintenu le cap », assure ce notable. Les sites miniers à succès attirent les jeunes, comme c’est le cas à Kéniéba et Sadiola, célèbres pour leur production aurifère. En pareils cas, les nouvelles vont vite surtout dans ce monde interconnecté. Les réseaux sociaux ont vite fait parvenir les échos de ce nouvel « eldorado » à des milliers de jeunes d’horizon divers qui se sont rués vers Fansané pour y tenter leur chance. Cette arrivée massive a suscité l’inquiétude dans certains milieux. Un jeune de Diabesambou, village de Fansané, a extrait trente-huit grammes de grenat vert qui lui ont valu six millions cinq cent mille francs Cfa. « Le prix dépend de la valeur de la matière. A Fansané, il n’y a pas de prix fixe, tout est à discuter », soutient ce revendeur. Les autorités locales, notamment le sous-préfet central, Mme Koné Aïchata Diarra, le maire de la Commune rurale de Bafoulabé, Kandé Doucouré, les légitimités traditionnelles dont le coordinateur des chefs de village de Bafoulabé, Kaba Diallo, et la gendarmerie ont rencontré les autorités coutumières de Fansané, samedi 23 septembre 2023, à Soria. « Cette visite s’inscrit dans le cadre d’un échange pour une meilleure gestion de la carrière compte tenu de l’affluence sur le site. Nous avons appris à travers les réseaux, les nouvelles de Fansané », a dit M. Doucouré qui a présidé la rencontre. « En tant qu’autorités, il est de notre devoir de venir nous imprégner de la situation, d’échanger avec vous pour explorer des pistes de solutions aux problèmes de la localité », a déclaré le maire, Kandé Doucouré. BM/MD (AMAP)