Kolokani : L’ONG Sahel 21 TSF réalise des infrastructures dans la commune rurale de Sagabala

Kolokani, 2 février (AMAP) Les populations des localités de Sagabala, Marabougou et de Kourounè dans la commune rurale de Sagabala viennent de disposer de la réalisation et l’équipement d’une nouvelle maternité pour le CSCOM de Sagabala et de deux adductions d’eau sommaires pour les deux autres villages, La cérémonie d’inauguration s’est déroulé le 23 janvier 2023 sous la présidence du préfet du cercle de Kolokani, Alou Diarra, dans ces différentes localités. Ces nouvelles infrastructures dotées d’équipements adéquats sont l’œuvre de l’ONG Canadienne Sahel 21- TSF et ses partenaires pour une enveloppe globale de 58 237 969F CFA entièrement financée par la fondation Marcelle et Jéan Coutu toutes ces actions s’inscrivant dans le cadre du bien-être des populations, la cérémonie d’Inauguration a été une opportunité de réaffirmé leur satisfaction du partenariat établi avec Sahel 21-TSF. L’occasion était opportune pour les autorités locales d’attirer l’attention des uns- des autres sur la nécessité de l’amélioration du taux de fréquentation de la maternité en matière de CPN – d’Accouchement et Consultations Post- Natales. Par ailleurs, les autorités ont saisi l’occasion pour remercier l’ONG Sahel 21-TSF à travers son Directeur Général Monsieur Seydou Togola, présent à la cérémonie pour son soutien précieux aux activités s’inscrivant dans le cadre du développement local de sa zone d’intervention. Les responsables de Sahel 21 et leurs partenariats ont invité de leurs côtés les populations bénéficiaires à bien s’approprier des infrastructures mises à leur disposition et sur tout à promouvoir la fréquentation de la maternité par les femmes enceinte.  Birama  KEITA (AMAP Kolokani)

Le Premier ministre burkinabè à Bamako pour raffermir les liens entre le Burkina Faso et le Mali

Bamako, 1er fév (AMAP) Le Premier ministre du Burkina Faso, Me Apollinaire Joachimson Kyelem de Tambela, est arrivé à Bamako, mardi, en fin d’après-midi, pour une visite de travail et d’amitié de 48 heures, a constaté l’AMAP sur place. À sa décente d’avion, le chef du gouvernement Burkinabé a été accueilli par son homologue malien, Dr Choguel Kokalla Maïga, à l’aéroport international président Modibo Keïta Senou de Bamako. Porteur d’un message du président de la Transition Burkinabé, le Capitaine Ibrahim Traoré à son homologue du Mali, le colonel Assimi Goïta. Le Premier ministre, burkinabè devrait rencontrer les plus hautes autorités maliennes durant son séjour. « J’ai quitté chez moi, je suis venu chez moi », a brièvement déclaré le chef du gouvernement a son arrivée dans la capitale malienne. Cette visite de travail se tient dans le cadre du renforcement des liens historiques d’amitié, de fraternité, de solidarité et de coopération entre la République du Mali et le Burkina Faso. Le déplacement du Premier ministre du Burkina Fasio s’inscrit, également, dans le cadre du renforcement de la concertation et du dialogue entre les deux pays qui font face à une guerre asymétrique contre des groupes terroriste et extrémistes. « La rencontre traduit la volonté et la détermination de deux pays voisins et frères à imprimer une nouvelle dynamique à leur coopération riche et multiforme. », a indique une source officielle. Le président de la Transition au Burkina Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a réservé sa première visite officielle au Mali, juste quelques mois après sa prise du pouvoir. Le capitaine Ibrahim Traoré et le colonel Assimi Goïta avaiet échangé sur la mutualisation des forces et des intelligences des armées burkinabè et malienne afin de lutter efficacement contre le terrorisme. AT/MD (AMAP)

Koulikoro : Lancement du projet « promotion et protection des droits de l’enfant au Mali »

Koulikoro 26 janvier 2023 (AMAP) La salle de réunion du conseil régional de Koulikoro a abrité récemment la cérémonie officielle de lancement du projet « promotion et protection des droits de l’enfant au Mali » (PPDEM) dans le cercle de Koulikoro, a constaté l’AMAP. La cérémonie qui a été présidée l’adjoint du préfet de Cercle, Souleymane Coulibaly s’est déroulée en présence du président du Conseil régional, du directeur exécutif de de l’association malienne pour la promotion du sahel (AMAPROS), du représentant de DIAKONIA. D’une durée de 24 mois, le budget du projet s’élève à 243 995 000 FCFA  et couvre 25 villages des cercles de koulikoro et de Niono. Il est financé par Music Aid à travers l’ONG Suédoise Diakonia et sa mise en œuvre est assurée par l’association malienne pour la promotion du sahel, (AMAPROS). Ce projet qui s’étend de juillet 2022 à juin 2024 vise à contribuer au bien-être de 2000 enfants (dont 50% de filles) âgées de 07 à 15 ans par leur insertion socio – éducative et professionnelle. Dans cette perspective ses interventions se situent dans 3 communes du cercle de Koulikoro, à savoir Koulikoro, Méguetan  et Doumba. Selon le premier adjoint au préfet  de cercle, Souleymane Coulibaly, la région de Koulikoro en générale et le cercle de Koulikoro en particulier de part sa caractéristique à  vocation agro –sylvo- pastoral, se trouve aujourd’hui  être  un terreau de violation  des droits  des enfants par excellence. En effet,  bon nombre d’enfants font l’objet  de toutes formes  d’abus  et d’exploitation en tout genre notamment celle de leur force de travail  dans plusieurs  secteurs  d’activités. « Les conséquences de cette situation sont connues, parmi lesquels, la déperdition scolaire, l’abandon scolaire, le mariage précoce, le risque de recrutement  par les groupes armés, l’extrémisme violent. A cet état de fait se greffent l’insuffisance, la vétusté, l’éloignement des infrastructures  socio – éducatives entrainant  du coup la faiblesse  du taux  d’achèvement au niveau du fondamental », a constaté Monsieur Coulibaly. Ce nouveau projet de promotion et de protection  des droits de l’enfant  au Mali(PPDEM) vient non seulement renforcer les actions déjà entreprises  par l’ONG AMAPROS dans le cadre  du développement en général et de la promotion  des droits  de l’enfant en particulier au niveau du cercle de koulikoro. Mais aussi magnifier l’engagement de DIAKONIA à accompagner le Mali vers un développement durable  « ce  projet cadre avec l’engagement du Mali en matière de protection de droit de l’homme en général et ceux des enfants en particulier ».S ‘est réjouie le représentant  de DIAKONIA Noufou Sanogo. Le directeur exécutif de l’AMAPROS, Salikou Ouattara a, quant à lui, fait le bilan  des activités de son ONG dans le cercle de Koulikoro de 1995 à 2023 .Du programme de développement  des écoles communautaires financé par l’USAID  aux questions  de droits humains financées par DIAKONIA. Tous ces programmes ont comme toile  de fond la défense  et la promotion  des droits de l’enfant .A –t-il conclu. « La mise en œuvre du projet PPDEM permettra non seulement de consolider les acquis  des précédents projets  et programmes exécutés par AMAPROS mais aussi  d’étendre l’action à l’effet de donner la chance à d’autres enfants qui n’ont pas été jusque là bénéficiaires directs  des différents projets », a assuré M. Ouattara. Ont participé à cette cérémonie de lancement les sous préfets et les maires  des communes concernées, des chefs de services techniques, les autorités scolaires.  AM/KM (AMAP)

Festival Ogobagna : Sous le signe de la résilience des communautés

Bamako, 26 janv (AMAP) La 8è édition du Festival Ogobagna sous le thème : «Les cultures locales à l’épreuve de la mondialisation : les formes de résilience des communautés» a démarré, lundi, à Bamako pour un rendez-vous culturel qui est, aussi, un espace d’expressions, de communication orale, de formation pour les jeunes, les professionnels et les enseignants-chercheurs. Initié par l’Association Ginna Dogon, le festival inscrit ses activités dans le cadre du renforcement de la résilience des communautés maliennes et se propose d’ouvrir un débat sur cette question qui revêt une importance capitale pour la société malienne. À travers l’organisation du Festival Ogobagna, Ginna Dogon ambitionne d’asseoir un concept événementiel mobilisateur des communautés culturelles autour de la thématique de la contribution des cultures maliennes pour le renforcement de la résilience. C’est pourquoi la communauté invitée d’honneur de cette 8è édition est celle des Kel Tamasheq. L’initiative met l’accent sur le rôle des communautés dans le renforcement de la résilience, de la cohésion sociale et la consolidation de la paix. Plus spécifiquement, les activités feront ressortir la place de la femme dans nos sociétés traditionnelles, conformément au thème central du Festival. Au programme de cette 8è édition, il y aura la sortie des masques dogon appelés «Emna» (un groupe de masque du pays dogon), apportant des messages de paix et de cohésion sociale. Emna est toujours perçue comme le moment le plus important et le plus solennel dans les événements de la culture dogon. Il est prévu aussi la musique traditionnelle dogon, bambara, malinké, kel-tamasheq, arabe, bozo, peul, bwa, soninké, sonrhaï, mamala… Tout comme les foires-expositions des produits artisanaux du Mali et de la sous-région avec près de 200 stands, permettant une pérennisation du savoir-faire des artisans mais, aussi, de leur donner une autonomisation. Des concerts géants avec des artistes nationaux modernes et internationaux se tiendront sur un grand podium sur les berges du fleuve Niger. Un défilé de mode en tenues traditionnelles pour la mise en valeur du circuit artisanal de la cotonnade et de la teinture locale. Enfin, il y aura un tournoi de lutte traditionnelle avec des jeunes pour pérenniser la lutte comme valeur sportive et culturelle. Une course de pirogues pour réhabiliter ce sport qui suscite tellement d’engouement et renforce la cohésion sociale. Le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Andogoly Guindo a insisté sur la capacité de résilience du Mali à travers sa culture. «À travers la tenue de ce festival, le peuple malien en général et le peuple dogon en particulier donnent la preuve que le Mali est une puissance culturelle mondiale résistante, résiliente et dynamique», a dit M. Guindo. « Une terre d’accueil et un pays ouvert qui ne cèdera pas face aux chantages, aux intimidations et à l’obscurantisme qui menaçaient d’oblitération la paix, le vivre ensemble, l’unité et l’intégrité du territoire national du Mali », a-t-il poursuivi. Le ministre en Culture a, aussi, tenu à saluer la commission d’organisation du festival pour la pertinence et l’originalité du thème de cette 8è édition. Le président de l’Association Ginna Dogon, Nouhoum Tapily, a insité sur l’apport de cette rencontre culturelle à la recherche de la paix. Il a, ensuite, mis l’accent sur les conférences-débats sur des thématiques d’actualité en lien avec le thème central du festival qui se veut, également, un espace d’expressions plurielles. Quant à Mohamed Ag Hamani, ancien Premier ministre, s’exprimant au nom de la communauté Kel Tamasheq, il a remercié ses cousins à plaisanterie, les Dogons, pour leur esprit de partage. YD/MD (AMAP)  

L’agro-industrie peine à tenir ses promesses au Mali

Par Oumar SANKARE Bamako, 25 janv (AMAP) Le Mali traverse une crise profonde depuis 2012, qui a impacté toute l’économie et réduit la capacité de l’État à accompagner le développement. Illustration : le cas de l’agro-industrie, un secteur prometteur qui peine à prendre son envol. «L’industrialisation traîne au Mali faute d’accompagnement de l’État, comparé au Ghana, à la Côte d’Ivoire et au Burkina Faso», estime la directrice générale de Sahel Industrie, Aminatou Touré. « À titre d’exemple, note-t-elle, en Egypte, l’État accompagne en matière de financement et d’appui logistique les entreprises qui font de l’exportation. » Dr Fatimata Cissé est la directrice du laboratoire de technologie alimentaire, à l’Institut d’économie rurale (IER). Elle coache un étudiant sur l’importance de la valeur nutritive et le goût d’un produit qu’il lui présente dans un bocal vert après l’avoir goûté. Ce laboratoire s’occupe de l’amélioration et de la mise au point des techniques de transformation et de conservation des produits agroalimentaires. Sa directrice préconise la création d’unités industrielles pivot dans tous les secteurs où le Mali a un avantage comparatif. «La filière est sous exploitée malgré l’énorme potentiel. Dans les années 1970, il y avait des champions industriels comme Huicoma à Koulikoro. Une telle unité peut être mise en place dans les zones de production de mangues, tomates, arachides, de coton … « pour le marché intérieur et pour l’exportation afin de faire rentrer des devises», analyse-t-elle. « Mais, s’empresse-t-elle d’ajouter, cette façon de faire ne peut réussir sans un système éducatif adapté aux besoins et aux réalités du pays et qui oriente les jeunes vers ces filières porteuses pour réduire le chômage endémique». Tako Sylla, directrice de USTako Sarl, partage cette analyse du Dr Fatimata Cissé. Son entreprise opère dans la transformation agro-alimentaire. Elle possède un séchoir de pulpe de mangue semi-industrielle. Elle soutient que les entreprises ne peuvent véritablement se développer sans l’implication de l’État qui doit leur accorder des facilités en termes d’accès aux financements à moindre coût et assurer la disponibilité de l’énergie à temps plein pour permettre aux machines de tourner. L’État doit aussi promouvoir des alternatives comme l’énergie solaire afin d’amoindrir les coûts. Il faut, par ailleurs, envisager le problème de mise sur le marché des produits agricoles transformés (distribution) et faire la promotion de nos produits locaux au niveau national, particulièrement au sein des ministères et autres structures.   potentiel agricole – Faut-il alors compter sur les projets financés de l’extérieur pour apporter un appui ? Le Projet d’appui à la compétitivité agro-industrielle au Mali (PACAM), un vaste projet de la Banque mondiale dans la filière, entend contribuer à la levée des défis et au développement du potentiel du secteur agricole. Cela afin de réduire les pertes post-récoltes, d’améliorer la transformation des produits agricoles et de faciliter l’accès aux marchés des produits frais et transformés. Le projet a fourni un appui à la stratégie du gouvernement à travers 4 composantes : augmenter la transformation et l’exportation des mangues, améliorer l’accès aux zones de production de mangues, promouvoir la production d’alimentation animale et renforcer les capacités institutionnelles et de mise en œuvre. Fatoumata Ba Haïdara, coordinatrice du PACAM, explique que pour «faciliter la collecte et la commercialisation de la mangue dans les grands bassins de production, le projet a construit six centres de collecte et de commercialisation de la mangue à Yanfolila et à Sikasso, doté la jeunesse de dix sociétés coopératives en matériels et équipements d’entretien et de production des vergers de mangue». Autre volet : l’alimentation animale. En la matière, le projet a financé 48 sous-projets dans le cadre d’alliances productives entre le PACAM, la Banque nationale de développement agricole (BNDA), les emboucheurs et l’abattoir Laham industrie. Conscient du problème d’accès aux matières premières, le PACAM a aussi réhabilité 300 km de pistes rurales dans les Cercles de Sikasso et de Yanfolila. « Ces pistes rurales permettront l’évacuation de 35.000 tonnes de mangues supplémentaires », selon Fatoumata Ba Haïdara.   DIFFICILE ACCÈS AU FINANCEMENT – «La principale contrainte au niveau du projet est comment pérenniser les acquis après le projet», explique la coordinatrice du PACAM. Ensuite, il faut parvenir à une extension des activités du projet dans d’autres zones de production. Il convient, également, de relever que les acteurs de certaines filières porteuses, non prises en compte par le projet, comme le karité, le sésame, la pomme de terre, l’horticulture l’ont sollicité à maintes reprises pour des appuis techniques et financiers. Au niveau des acteurs, le difficile accès au financement au niveau de tous les maillons reste une réalité. Le vieillissement des vergers est également un véritable challenge. Il faut donc moderniser les vergers par la reconversion et la plantation de nouveaux vergers. À cela, il faut ajouter l’insuffisance des équipements et matériels de production, de transformation et de post-récolte, l’insuffisance de logistique de transport adapté. Une autre difficulté, et pas des moindres, est le problème de certification des vergers et des produits transformés. Enfin, il y a le problème d’accès à certaines zones de production. Ahmadou Cissé a travaillé dans plusieurs projets de développement pendant 20 ans. Aujourd’hui, fonctionnaire international, basé au Ghana, il estime que beaucoup de projets n’apportent pas les résultats attendus «à cause du népotisme». « Très souvent, déplore-t-il, les bénéficiaires sont choisis par affinités, alors qu’on peut se demander s’ils répondent aux critères. Sans oublier le problème lié au suivi des bénéficiaires, qui permettrait de corriger les failles». Un autre problème est la capacité des bénéficiaires des projets. «Les bénéficiaires sont souvent incapables de monter des rapports techniques et financiers conformes, ils sont responsables de dépassements dans les dépenses, la fiabilité des justifications et la gestion administrative sont douteuses». Alors que si ces éléments ne sont pas conformes, les bailleurs plient bagages ou ne débloquent plus les fonds. Plusieurs projets ont ainsi été fermés sans que les fonds alloués n’aient été dépensés totalement. OS/MD (AMAP )  

Douentza: Tenue de la première session extraordinaire du CLOCSAD

Douentza, 25 janvier (AMAP) Le comité local d’orientation, de coordination et de suivi des actions de développement du cercle de Douentza a tenu le 18 janvier dernier dans la salle de conférence de l’hôtel des Falaises sa première session extraordinaire au titre de l’année 2023, a constaté l’AMAP. La rencontre qui était présidée par le préfet du cercle de Douentza, Antoine Berthé avait à son ordre du jour la présentation du projet communautaire de relèvement et de stabilisation du sahel (PCRSS), l’actualisation de la carte sécuritaire du cercle et la validation des activités de la première année du projet. C’était en présence du chef d’antenne régionale du PCRSS de Mopti, Bakary Keïta, des chefs de services et élus locaux, les représentants des organisations de la société civile et les partenaires au développement du cercle. Pour une harmonisation de compréhension et susciter l’engagement citoyen pour la résilience et le relèvement des populations, le chef d’antenne PCRSS de Mopti, Bakary Keïta a succinctement présenté le projet. De la présentation on note que le projet communautaire de relèvement et de stabilisation du sahel, financé par la Banque mondiale est une réponse à l’escalade de la violence et de conflit qui menace de déstabiliser la région du Liptako Gourma qui s’étend sur le Burkina Faso, le Mali et le Niger. Il est doté d’une enveloppe de 100 millions USD (soit 50 millions USD en Don et 50 millions USD en prêt) environ 54,3 milliards FCFA. Le PCRSS entré en vigueur  au Mali le  31 mai 2022 pour 5 ans (2022 – 2026), il couvre toutes les communes des régions de Mopti, Bandiagara, Douentza, Gao et Ménaka et du cercle de Gourma Rharous (région de Tombouctou) soit un total de 142 communes avec un potentiel de bénéficiaires estimé à 3 848 000 personnes.  Selon le chef d’antenne, le projet est articulé autour de 5 composantes majeures que sont, le volet rrelèvement résilient et inclusif des communautés touchées par les conflits ; l’appui transitoire à la stabilisation et au développement territorial des communautés ; le dialogue régional, coordination et renforcement des données et des capacités ; la gestion de projet et une composante d’intervention d’urgence. Les participants ont aussi été édifiés sur la méthodologie et l’approche d’intervention du PCRSS conditionnée à l’analyse préalable du niveau de sécurité de la zone, qui permet de classer les localités en zones : Noire, Rouge, Orange et Jaune selon le degré de gravité des conflits. Les procédures de validation des activités et du cycle de financement des sous-projets, la sauvegarde environnementale et sociale et l’évaluation du niveau de risque ont été largement expliqué au cours de la session avec un accent sur les violences basées sur le genre (VBG). Car selon les responsables du projet, les activités impliquant l’afflux de travailleurs dans un contexte fragile, peuvent accroître les risques de VBG. A l’ouverture des travaux, le préfet du cercle de Douentza, Antoine Berthé a rappelé l’importance des sessions de comités régionaux, locaux et communaux d’Orientation, de Coordination et de Suivi des Actions de Développement institué au Mali par le décret n° 08 – 095/P-RM du 21 février 2008. Le PCRSS repose sur la participation active et la responsabilisation des collectivités locales et des communautés a ce titre j’invite les maires à s’approprier de cet ambitieux projet de développement a souligné le préfet avant de remercier les partenaires du projet pour leur soutien constants et indéfectibles. En rappel, le projet PCRSS financé par la Banque Mondiale fait partie d’un programme régional plus vaste et d’un engagement à long terme pour soutenir le relèvement et le renforcement de la résilience dans la région des 3 frontières du Liptako-Gourma. Il accorde une attention particulière aux populations vulnérables dans les zones d’intervention sélectionnées, notamment les femmes, les jeunes, les personnes déplacées et les personnes porteuses d’un handicap. DC/KM (AMAP)

Mali : Le comité de pilotage du référendum et des élections à la tâche

Bamako, 24 janv (AMAP) Le comité de pilotage du référendum et des élections générales s’est mis à la tâche, depuis lundi, pour réussir sa mission, lors d’une cérémonie d’ouverture de ses travaux au siège de l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE), à Badalabougou. Aux termes des dispositions de la loi électorale, notamment dans ses articles 4 et 5, l’AIGE partage avec le ministère de l’Administration territoriale et de la Décentration d’importantes prérogatives d’appui dans les domaines spécifiques. Il s’agit de l’organisation et de la gestion du référendum et des élections générales. En clair, cette rencontre s’inscrit dans le cadre des préparatifs et la bonne tenue des  différents scrutins. Le colonel Abdoulaye Maïga a salué le triumvirat (ministère en charge de l’Administration territoriale,  celui de la Refondation de l’Etat et  ministère délégué auprès du Premier ministre, chargé des Réformes politiques et institutionnelles) pour les efforts louables et les sacrifices consentis tout au long du processus de mise en place de l’AIGE. Le comité de pilotage contribue, aussi, à la conception, le suivi et la mise en œuvre des actions de formation destinée aux autorités administratives et aux agents électoraux. « Notre objectif, en instaurant ce comité de pilotage, est qu’il puisse être le cadre de coordination des actions des départements ministériels concernés par les élections et des partenaires techniques et financiers», a expliqué le colonel Maïga, affirmant qu’il ne s’agit nullement de faire reprendre au collège les opérations référendaires et électorales. Le ministre Maïga a précisé que le gouvernement ne vient qu’en appui. Selon lui, pour avoir une vision claire des prochaines étapes à venir, le département de tutelle,  en collaboration avec les ministères concernés, a présenté au Conseil des ministres du 29 juin 2022 le chronogramme du référendum et des élections générales. Pour lui, cela  est intervenu  après les échanges avec les partis politiques et la société civile. PARTENARIAT FRANC – En s’adressant aux administrateurs du comité, Abdoulaye Maïga a déclaré que cette réunion du comité pose « les jalons d’un partenariat franc, de mutualisation des efforts et des compétences afin de parvenir à l’organisation d’élections justes, crédibles et transparentes. » Abondant dans le même sens, le président de l’AIGE, Moustapha Cissé, a fait savoir que la tenue de ce comité dans son service, est la preuve de la volonté commune d’agir ensemble. Me Cissé a laissé entendre que chacun est dans son rôle pour la réussite du pari de la bonne organisation d’élections transparentes. Ainsi, a-t-il fait remarquer, « la finalité  est d’offrir au peuple malien un cadre institutionnel normal dans un contexte de paix et de sécurité. » Le président Cissé a assuré  que l’Autorité  continue de réceptionner les tableaux rectificatifs issus de la révision des listes électorales de 2022. C’est pourquoi, il entend mettre en place des cadres de concertation permanents avec l’administration, les formations politiques et la société civile pour répondre les préoccupations en lien avec les élections. Il n’a pas manqué d’évoquer les défis de l’heure, tels la carte d’identité biométrique, le vote des Forces de défense et de sécurité et celui des déplacés. NK/MD (AMAP)

Gao : Le directeur général de la gendarmerie nationale en visite d’inspection

Gao, 24 janv (AMAP) Le directeur général de la Gendarmerie nationale, le général de brigade Samou Minkoro Diakité, a effectué le 19 janvier 2023 une visite d’inspection inopinée à la 8è région de la Gendarmerie de Gao (Nord), annonce un communiqué de la Direction des relations publiques des armées (DIRPA). Le directeur général de la Gendarmerie nationale, porteur d’un message du chef d’état-major général des Armées (CEMGA), est venu s’imprégner « des conditions de vie et de travail des gendarmes, remercier les Forces armées maliennes (FAMa) et leur faire part des encouragements des autorités nationales » indique le communiqué. Le général Diakité est, également, venu pour encourager les gendarmes à persévérer et à rester sereins et professionnels. Il a prodigué des conseils à l’ensemble des gendarmes de la 8è région pour le respect des us et costumes du terroir et le respect des droits de l’Homme. Le directeur général de la Gendarmerie nationale a demandé l’application de la loi et l’esprit de la loi car tout acte posé par les gendarmes doit l’être dans le sens de la cohésion sociale, du vivre ensemble et de la consolidation de la confiance entre la population et son armée. Il a appelé les gendarmes à travailler en synergie avec la population, les autorités traditionnelles pour faire régner la quiétude. Le haut gradé a rappelé aussi que toutes les Forces de défense et de sécurité (FDS) sont aux ordres du commandant du PCIAT-EST que « la discipline ne doit jamais faillir » et que «la solidarité reste la force des frères d’armes. » À cet effet, le général Diakité a demandé aux gendarmes de redoubler d’ardeur et de courage. Il était accompagné par l’inspecteur en chef de la Gendarmerie nationale, le colonel Seydou Mariko. Le général de brigade a été reçu à sa descente d’avion par le commandant théâtre du PCIAT-EST de l’opération Maliko, le colonel Makan Alassane Diarra, accompagné du commandant de la région militaire n° 1, le colonel Issa Bagayoko. Après le piqué d’honneur, la délégation s’est réunie à huis clos avec le commandement de l’opération Maliko dans le poste de commandement. Auparavant, le général de brigade Samou Minkoro Diakité avait rendu une visite de courtoisie au gouverneur de la Région de Gao, le général de brigade Moussa Traoré et a visité l’escadron de la Gendarmerie et la légion, sous la direction du légionnaire colonel Bassekou Berthé. Il a constaté l’état des infrastructures des locaux de la Gendarmerie et promis des solutions aux sollicitations exprimées. MD (AMAP)

Postes de péage et de pesage routiers : La nécessaire optimisation

Par Kadiatou OUATTARA Bamako, 19 janv (AMAP) L’État malien a initié, au début des années 2010, la création des postes de péage et de péage/pesage sur les grands axes routiers interurbains et internationaux du Mali, emboîtant le pas à beaucoup de ses voisins. C’est un dispositif composé d’une barrière métallique, généralement entre deux loges qui servent de guichet de paiement, d’un bureau du chef de poste, d’un hangar ou un abri pour les éléments de la gendarmerie qui assurent la sécurité des lieux. Pour règlementer la gestion de ces infrastructures, un arrêté interministériel du 07 mai 2021, portant création des postes de péage et de pesage routiers, fixe dans son article 3, les tarifs de leur franchissement. Les tricycles sont taxés à 250 Fcfa par passage, les véhicules particuliers, les taxis, les minibus de transport public de moins de 25 personnes, les camions de transport de matériaux de construction à 250 Fcfa par essieu et par passage. Les bus et autocars de transport public de plus de 25 personnes, ainsi que les poids lourds et autres gros porteurs sont taxés  à 300 Fcfa par essieu et par passage. Le poste de péage de Samanko II, est situé sur la sortie de Bamako, sur la Route nationale (RN5) qui mène à la frontière avec la Guinée. Le trafic y est intense compte tenu de la fréquence des gros porteurs qui assurent le transport international des marchandises, des bus et taxis pour le transport des voyageurs et des véhicules de particuliers qui se rendent régulièrement dans les villes et villages situés le long de la route. Nombreux sont les usagers qui se plaignent de «paiements interminables aux postes et de la non informatisation du système.» Moussa Maïga est chauffeur de transport en commun depuis 11 ans. Il est quotidiennement sur la ligne Bamako-Kourémale. Il se plaint des frais supplémentaires incessibles donnés aux agents et évoque, également, l’état déplorable des routes. «On contribue pour avoir des bonnes routes mais avec tous ces paiements-là, le bitume est dégradé. Même sur les routes en mauvais état, nous devons payer», déplore le conducteur. Karim Keïta, un résident du village de Siby (Commune rurale du Mandé), situé à 45 kilomètres de Bamako, est du même avis. En service dans la capitale, il fait chaque jour un aller-retour pour se rendre à son travail. « Auparavant, confie-t-il, il payait une seule fois le tarif de 500 Fcfa pour ce trajet. » La validité du ticket de passage était de 24 heures. Pour rendre la charge plus supportable à ces usagers particuliers, une carte riveraine a été mise à leur disposition contre un paiement annuel de la somme de 12.500 Fcfa. Il y a un an, ce tarif a évolué à 18.000 Fcfa, au grand dam des bénéficiaires. Mais c’est depuis l’entrée en vigueur en 2021 de cet arrêté interministériel qui fixe les tarifs à 250 F CFA par passage, que l’incompréhension a grandi au sein des usagers. UNIFORMISATION – Du côté des autorités compétentes, on avance le souci d’uniformisation avec les dispositions de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) en la matière. Pour les usagers, c’est une mesure qui vise à renflouer les caisses du Fond d’entretien routier (FER-Mali) uniquement. En plus de la tarification, Karim Keïta dénonce le manque de courtoisie des agents sur place. «La dernière fois, a un agent qui s’est plaint de moi parce qu’il n’arrivait pas à déchiffrer les lettres de ma carte. Ensuite, il a fini par me crier dessus en me demandant de plastifier ma carte», raconte-t-il. Selon les statistiques de la direction générale du FER-Mali, les ressources générées par un poste sont estimées entre 15.000 et 1.800.000 Fcfa par jour, en moyenne. Cette manne financière, est destinée à la constitution du Fond d’entretien routier. Cependant, de l’avis de beaucoup d’usagers, l’impact de ce Fonds n’est pas visible sur les routes. C’est le constat de Chaka Diakité, vice-président du Syndicat national des transporteurs routiers urbains, interurbains et internationaux du Mali (SYNTRUI-Mali) et secrétaire chargé du district de Bamako. À titre d’illustration, il pointe du doigt le niveau de dégradation sans précédent de nos routes. «Si ce Fonds est réellement destiné à l’entretien du réseau routier, nous les transporteurs devrions être contents de payer cette taxe », regrette l’ancien routier. « Mais au regard de ce qui prévaut, aucun usager aujourd’hui n’est satisfait des résultats de la constitution de ce Fonds», soutient-il. Le syndicaliste rappelle que le montant à payer pour les camions est de 300 Fcfa par essieu. «Un essieu, c’est une paire de roues ou pneus. Donc, un camion qui a 6 essieux, vous multipliez 300 Fcfa par 6. Un camion peut avoir 8 essieux soit 16 roues ou pneus et même au-delà pour les camions remorques. Ce sont les essieux qui sont taxés par l’État parce qu’ils roulent sur les routes», explique-t-il. Il soutient qu’en plus des pièces administratives à jour et les frais des postes de péage, les chauffeurs sont contraints de payer des faux frais aux postes et sans reçu justificatif. « Pour ces faux frais, affirme-t-il, les véhicules sont souvent confisqués pendant 3 à 4 heures de temps.» À en croire de nombreux usagers, les postes de péage et de péage/pesage ne sont ni plus ni moins, qu’une source de revenu pour quelques individus. C’est-à-dire les agents qui y travaillent et leurs tutelles. Ils arguent que la gestion rudimentaire des paiements (des tickets imprimés avec ou sans sticker) peut prêter à toute sorte de détournement des fonds. « Il n’y a aucune fiabilité dans ces tickets qui peuvent être facilement falsifiés », selon un interlocuteur qui est chauffeur de transport public sur l’axe. « D’où la possibilité pour les agents de détenir des tickets parallèles », soupçonne-t-il. AUDITER LE FONDS – Bablen Traoré, enseignant et usager de la RN 5 enfonce le clou qualifiant cette  gestion de « douteuse » et s’interrogeant sur l’audit de ces postes. « En plus de 10 ans d’existence, on n’a pas entendu une seule fois qu’il y a eu l’audit du FER-Mali », s’étonne l’instituteur. Selon lui, la population doit être informée

Festival : Ségou’Art 2023 retrouve son format habituel

Bamako, 18 janv (AMAP) La 19è édition de Ségou’Art, Festival sur le Niger, qui se déroulera du 31 janvier au 5 février 2023, à Ségou (Centre), sous le thème : «Patrimoine et créativité», sera marquée par le retour des concerts sur la berge du fleuve Niger, a annoncé son coordinateur, Ataher Maïga, samedi, au cours d’une conférence de presse au siège de la Fondation qui porte le nom de l’évènement. En outre, pour l’édition de cette année, placée sous la présidence du président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, l’entrée sera payante pour les deux grands spectacles de vendredi et samedi avec les deux têtes d’affiche Abdoulaye Diabaté et Salif Keïta. Le colloque de Ségou, un espace international d’échanges autour des grands thèmes et enjeux de notre société, fera aussi son retour sous format ancien. Il accueillera des chercheurs, créateurs, professionnels de l’art et décideurs de pays 30 pays d’Afrique et du monde. L’innovation de cette année réside dans l’initiation d’une plateforme créative d’échanges et de partage d’expériences qui consiste à organiser des séries de conversations avec des personnes ressources et des tables rondes sur différentes thématiques. Pour l’édition 2023, les conversations et les tables rondes s’articuleront autour du thème : «Arts, culture et changements climatiques : enjeux et perspectives et la circulation des œuvres et la mobilité des artistes, quelles stratégies pour mettre en réseau les opérateurs d’Afrique de l’Ouest ?» Il y aura aussi le Korê Fab Lab, conçu comme un espace de promotion et de collaboration créative pour les jeunes entrepreneurs, porteurs de projets, qui sont dans le domaine de l’innovation technologique, le design, les industries culturelles et créatives… Il occupera une place importante dans les activités. LA CRÉATIVITÉ EN LUMIÈRE – La rencontre se veut aussi un espace de promotion de l’art contemporain africain. Cette année, plusieurs activités ont été programmées. Il s’agit, entre autres, de l’exposition «Bi Mali» (le Mali contemporain) avec des artistes émergents du pays, l’exposition internationale des artistes confirmés d’Afrique et d’ailleurs et d’autres en off, à travers la ville de Ségou et un atelier d’art plastique pour les enfants avec Souleymane Ouologuem. Au menu, il y aura aussi l’exposition des galeries d’art du Mali, le mur de marionnettes de Yaya Coulibaly et la foire internationale. L’équipe d’organisation a décidé d’initier à partir de cette édition, la Foire de l’art contemporain (FLAC) afin de mettre la lumière sur la créativité des artistes maliens et leur permettre de vendre leurs œuvres. En effet, la FLAC, selon les organisateurs est une occasion pour les créateurs de rencontrer des collectionneurs, amateurs et des articles locaux. Pour ce qui concerne l’exposition «Bi Mali», c’est un espace de visibilité et de promotion pour la génération montante des artistes visuels du Mali. «Cette exposition est exclusivement dédiée aux artistes maliens pour montrer leur savoir-faire», indique le communiqué de presse qui annonce l’évènement. Cette édition de Ségou’Art, Festival sur le Niger sera l’occasion pour le « maaya bulon », le nom donné à une pièce spécifique de l’architecture malienne, un espace multifonctionnel qui est le siège du pouvoir familial, clanique ou villageois, de la tradition d’hospitalité, lieu de conservation d’objets protecteurs, des esprits. «Lieu des grandes décisions du pouvoir collectivement exercé en prenant à témoin les forces ancestrales et les divinités pour que la maisonnée, la communauté villageoise, continue de garder son unité, sa cohésion, mais surtout fonctionner et prospérer», développe le communiqué. Le présente « maaya bulon » est présenté comme un lieu où se pratique l’hospitalité (accueil, discussions, échanges avec l’hôte), une notion centrale dans la culture malienne. Ségou’Art, Festival sur le Niger, c’est aussi la caravane culturelle pour la paix, un projet Sahélo-transsaharien créatif et conscient soutenant la paix, la tolérance et la solidarité au Sahara et dans la Région du Sahel. YD/MD (AMAP)