Culture du blé : Une plateforme d’innovation pour booster la production

Bamako, 31 janv (AMAP) La plateforme d’innovation pour le développement de la culture du blé au Mali a été mise en place lors d’un atelier organisé, mardi, dans les locaux du Centre national de la recherche agricole (CNRA), par l’Institut d’économie rurale (IER). Cette rencontre de deux jours vise à faire une analyse du contexte de la culture du blé au Mali. Elle permettra, également, d’identifier les contraintes liées à sa production et de proposer des solutions techniques adaptées pour le développement de la chaîne de valeur blé au Mali. Cet atelier est l’occasion, pour les participants, de valider la feuille de route qui sera la boussole de la plateforme pour le développement de la culture du blé. Le ministre de l’Agriculture, Lassine Dembélé, qui a présidé, la cérémonie d’ouverture des travaux a souligné les contraintes majeures de notre agriculture à savoir l’insuffisance de la pluviométrie et la dégradation de l’environnement. M. Dembélé a estimé que la maîtrise de ces facteurs requiert des concertations régulières entre les différents acteurs du secteur et une collaboration soutenue pour harmoniser les approches en vue de relever le défi de la sécurité alimentaire et nutritionnelle. Il a ajouté que la consommation du blé est en constante augmentation due à l’accroissement de la population, de l’urbanisation et du changement des habitudes alimentaires. À ce titre, le ministre a indiqué que les besoins de consommation sont estimés à environ 400 000 tonnes par an alors que la production nationale dépasse rarement les 40 000 tonnes par an. En quantités produites au Mali, le blé vient après le riz, mil/sorgho et le maïs. Cependant, le Mali pays dispose d’importantes potentialités pour la production du blé. « La mise en valeur de ce potentiel, a-t-il souligné, permettra de faire de cette culture, une céréale stratégique pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle, d’améliorer le revenu des producteurs et de réduire considérablement les importations massives de blé dans notre pays. » Lassine Dembélé espère que la mise en place de cette Plateforme et son opérationnalisation permettront aux producteurs, aux vulgarisateurs et aux industriels, de donner une nouvelle impulsion à la filière blé, à travers la maîtrise des nouvelles technologies éprouvées issues des activités de la recherche sur le blé. « Au regard de l’importance du blé pour notre pays, a déclaré le ministre Dembélé, la nouvelle Plateforme d’innovation devra être inclusive et représentative de l’ensemble des acteurs de la filière blé. » « Elle devra, a-t-il poursuivi, s’approprier les nombreux résultats de recherche probants disponibles sur le blé au Mali et ailleurs, dans des conditions agroécologiques similaires aux nôtres. » Il a remercié les partenaires techniques et financiers du Projet, notamment le Centre international de recherche agricole pour les zones arides (ICARDA) qui collaboration avec l’IER à travers le projet « Technologies pour la transformation de l’agriculture en Afrique (TAAT) phase II-Blé », et la Banque africaine de développement (BAD). C’est pour trouver une solution au faible niveau de production du blé au Mali, que l’Icarda et l’IER ont signé un accord de collaboration relatif au projet TAAT phase II-Blé portant sur le développement de la chaîne de valeur blé au Mali. L’objectif de ce projet est d’obtenir l’autosuffisance en blé par la transformation de la filière en contribuant à l’augmentation durable de la productivité et de la production pour améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle tout en réduisant la pauvreté et la dépendance excessive aux importations de blé. Les activités de diffusion de technologies éprouvées des institutions de recherche et l’organisation des acteurs en plateforme d’innovation, constitueront des outils de mise en œuvre du projet dont bénéficieront les acteurs de la chaîne de valeur dans 37 pays à faible revenu dont le Mali. MS/MD (AMAP)

Kangaba : De fortes mesures afin d’éviter un autre sinistre après Kolobani

Kangaba, 31 janvier (AMAP) Le préfet du Cercle de Kangaba, Abou Dao a annoncé, le lundi 29 janvier 2024, les premières mesures pour éviter un autre sinistre dans la même zone, un peu plus d’une semaine après la catastrophe de Kobadani qui a fait plus d’une cinquantaine de morts suite à l’éboulement d’une galerie. C’était au cours d’une réunion tenue dans la salle de conférence du cercle en présence de nombreux invités venus des villages de la Commune rurale de Nouga au nombre desquels le maire et ses adjoints, les chefs de village, les Tombolomas et la jeunesse. Ont également participé à la rencontre le Commandant de Brigade de la Gendarmerie et les responsables de la société minière Bakama Mining. En convoquant cette rencontre, le Préfet de cercle de Kangaba visait comme objectif d’informer non seulement les participants sur les différentes missions et visites effectuées sur le site de la société minière AGG/Toubani Ressources suite à l’éboulement d’une galerie d’orpaillage sur ce site mais aussi sur la décision N°2024 – 001 / P – CK, portant suspension de toutes les activités aurifères sur le site de la société minière AGG/Toubani ressources. En effet cette décision précise en son article 1, qu’en vue de préserver les vies humaines et en attendant les enquêtes, suite à l’éboulement d’une galerie d’orpaillage survenue sur le site de la société minière AGG/Toubani Ressources ayant occasionné beaucoup de victimes et à titre de mesures conservatoires, sont suspendues, toutes les activités aurifères sur les superficies octroyées à ladite société. Selon le Préfet, les rapports de missions ont été fournis et les enquêtes sont en cours pour déterminer les vraies raisons de cette catastrophe, une première dans l’histoire de l’orpaillage dans le Cercle de Kangaba. Pour rappel, l’éboulement dont il est question s’est déroulé le vendredi 19 janvier  2024 faisant plus de 50 morts sur le permis de AGG (African Gold Group).

Sikasso : Immersion dans le monde burlesque de la confrérie des Korèdugaw

Par Mariam F. DIABATE  Sikasso, 26 janv (AMAP) Les bouffons ou «Korèdugaw», en langue bamanakan répondent à d’autres noms dans d’autres localités du Mali, notamment  dans le Cercle de Sikasso (Sud) où les Senoufo leur collent les appellations «mpwugni» ou «mpwubi». Dans le Cercle de Kadiolo, les «Shènnabele» (Senoufo) les affublent du sobriquet de «mpuwi» et «mpuubii» tandis que les Minianka leur collent aussi le nom «xodubalaa». Le korèdugaw représente une personne qui a le sens du burlesque, du rire, voire de la dérision. C’est aussi un être qui s’exprime ou passe des messages par des grimaces, des codes de résignation et une forme de sagesse. Les spécialistes définissent le korèdugaya comme une confrérie initiatique du patrimoine culturel du Mali. L’origine de la confrérie date de la nuit des temps. On les rencontre dans les milieux bambara, malinké, senoufo, minianka et samogo. Tout comme les confréries des chasseurs, des prêtres, des divinités du monde bambara, chaque communauté à ses propres korèdugaw. Le korèdugaya tirerait son nom de «korè» (l’une des six divinités du monde bambara qui joue un rôle rituel et public) et de «duga» qui signifie vautour en français. En milieu senoufo, il officie comme maître de cérémonie, amuseur du public et interface entre les groupes d’âge. Grossomodo, le korèduga, c’est cet être humain qui a la particularité de s’habiller bizarrement. Il porte des haillons, des colliers, des pantalons dont l’un des pans est plus souvent long que l’autre. A Sikasso, ces personnages atypiques sont toujours présents dans les rencontres culturelles. Ils se caractérisent par leur gestuelle mais, aussi, leurs chants, danses, accoutrements, parures, langages verbaux et non-verbaux. Mais, surtout, cette façon ubuesque de faire des bénédictions, annonçant une chose à travers son contraire. C’est un code propre aux korèdugaw. Certains, sans prendre de gants, déclarent que les korèdugaw n’ont pas de pudeur (autrement sans scrupule). C’est une perception erronée de cette couche sociale. Parce ces manières, ils révèlent la beauté et la qualité du korèdugaya. Feu Tiémoko André Sanogo, qui a été rappelé à Dieu, en octobre 2021, était le président de l’Association des korèdugaw de la Région de Sikasso. Dans une publication intitulée : ‘’Les korèdugaw en milieu Senoufo’’, il évoquait l’initiation à la confrérie des korèdugaw ou « tuer quelqu’un à la confrérie », selon l’expression consacrée par la confrérie. D’autres confréries comme celles des chasseurs, géomanciens et sorciers ont une appellation à l’initiation. L’initiation se fait tous les 3 ou 7 ans, selon les aires culturelles. Les initiés suivent toujours un cursus de formation. Les étapes de la formation commencent de 0 à 7 ans jusqu’à 42 à 63 ans. Au-delà de 63 ans, le korèdugaw se résigne à limiter ses déplacements et apparitions publiques. Il se contente du peu qu’on lui donne et s’interdit de quémander. « C’est à 63 ans que le korèduga devient un (duga mansa) signifiant roi des vautours ou un (duga koro) vieux vautour », expliquait l’ancien chef de l’Association des korèdugaw. Et d’ajouter que c’est en cette période que le «duga koro» entre dans l’univers du mysticisme visionnaire. Par ailleurs, les interdits des korèdugaw, selon Tiémoko André Sanogo sont notamment ne jamais allumer le feu de la discorde, du malentendu ou de la guerre mais, surtout, être ouvert aux autres et recevoir le pêcheur comme le bienfaiteur avec la même courtoisie et ne jamais toucher ce qui ne lui appartient pas ou ne lui a pas été donné. Sur un tout autre registre, le défunt affirmait que leur confrérie est sollicitée par les couples stériles pour réaliser leur aspiration à la parenté. Le couple prête serment et, une fois, le vœu exaucé, juste après le baptême, l’enfant est amené à la confrérie. Cette dernière lui donnera un prénom korèdugaw comme «malokini» (plat de riz), «tobogo» (boue de to), «dèguè» (brouet ), «galama»  (louche), «gnama» (ordures), «duga» (vautour), «tchètèmalo» (l’homme qui  n’a pas froid aux yeux). En outre, les chants évoqués par les korèdugaw sont relatifs à l’éducation, la religion, la politique, etc. De son côté, le chercheur au Centre de recherche pour la sauvegarde et la promotion de la culture senoufo de Sikasso, Abbé Edouard Coulibaly, fait beaucoup d’investigations dans les villages senoufo, surtout sur le korèdugaya. Le Senoufo et l’originaire de Kadiolo dresse le tableau de la vie des korèdugaw du Folona (Kadiolo). Selon lui, les korèdugaw de Sikasso sont différents de ceux de Kadiolo. Le symbole du korèdugaya est représenté par la sculpture d’un oiseau appelé « calao ». Son bec fermé appelle les initiés à ne pas dévoiler ce qu’ils ont appris lors de l’initiation ; le long bec de la sculpture qui se traine sur le ventre signifie que le vrai korèdugaw se nourrit par lui-même (indépendance) ; ses ailles déployés l’encouragent à bondir sur le travail; la position droite de la sculpture appelle les bouffons à ne pas mentir, à ne pas toucher à la femme d’autrui et à ne pas voler. Qui n’apprécie pas ces valeurs ? MFD/MD (AMAP)   Encadré : Apparats de korèduga En général, les bouffons sont reconnus par leurs habillements qui sortent de l’ordinaire. On les rencontre, très souvent, avec des becs d’oiseaux sur les chapeaux, des haillons, des sacs, des colliers ou chapelets, des chevaux, des caméras, des masques, des éventails … à ce niveau, le chercheur du Centre de recherche pour la sauvegarde et la promotion de la culture senoufo de Sikasso, Abbé Edouard Coulibaly, précise que le bec de l’oiseau «calao» que les bouffons de Kadiolo portent sur leur chapeau signifie l’entente, le porte bonheur, la procréation… ; les haillons sont des habits tout terrain (on s’assoie par terre et on fait tout avec); les sacs contiennent des objets dont l’antidote contre les poisons ; les flûtes sont leurs instruments de musique. Ils égrainent les colliers pour apaiser les malentendus, les tensions ; leurs chevaux sont symboliques, c’est pourquoi, les cavaliers ne sont pas choisis par hasard; c’est grâce aux éventails que les korèdugaw se nourrissent. C’est en ventant les repas des gens que ces derniers leur offrent de la nourriture

Filière bétail-viande au Mali : Labélisation de la viande rouge et ses dérivés

Bamako, 26 janv (AMAP)  Le Mali dispose désormais d’un nouveau logo pour le label viande rouge et ses dérivés avec une étiquette dénommée «Mali Sogo» officiellement présentée au grand public, mercredi, à Bamako. Ce label pour la filière bétail/viande, lancé lors d’un atelier organisé par le Projet d’appui à la compétitivité de l’Afrique de l’Ouest volet Mali (PACAO-Mali), va permettre aux acteurs de la filière de valoriser et promouvoir la viande rouge et ses dérivés. Il est, aussi, destiné à développer des opportunités pour la viande rouge et ses dérivés afin qu’ils pénètrent les marchés et soient protégés contre toute usurpation. Il permettra, également, de renforcer l’information des consommateurs sur la viande rouge et ses dérivés et des liens entre les acteurs de la filière. Le ministre de l’Élevage et de la Pêche, qui a presidé la rencontre, dans les locaux de son département, a rappelé que plus de 30% de la population rurale malienne tirent exclusivement leurs revenus de l’élevage, qui constitue le 3è secteur d’exportation du Mali, après l’or et le coton et contribue à plus de 15% au Produit intérieur brut (PIB) du pays. Et le ministre Youba Ba a ajouté qu’il y a lieu de renforcer cette position en mettant sur le marché des produits de qualité avec l’assurance de la traçabilité. C’est dans ce cadre que l’IFBV-Mali, en partenariat avec PACAO, a initié la réalisation de l’étude de faisabilité de la Marque collective (MC) et de développement d’un label viande rouge et ses dérivés pour la filière bétail/viande. Cette étude dont le lancement a été fait le 20 juillet 2023 par le ministre de l’élevage et de la Pêche a été réalisée par la Société d’ingénierie pour le développement (SID-Sarl), et a surtout permis de réaliser une étude de faisabilité de mise en place de la marque collective pour la viande rouge et ses dérivés de la filière bétail/viande, de faire des sessions d’information et de sensibilisation des acteurs de la filière bétail/viande sur le concept marque collective et ses implications dans les Régions de Kayes, Koulikoro et du District de Bamako. Et, aussi, d’élaborer le logo du label viande rouge et ses dérivés et son règlement d’usage encadrant son utilisation. Au cours de cette étude de faisabilité, les acteurs de l’IFBV-Mali ont effectué, du 18 au 22 décembre 2023, un voyage d’études et d’échanges d’expériences auprès de l’Association nationale ovine et caprine (ANOC) du Maroc. Compte tenu de l’importance de ce label qui sera mis en place, le ministre chargé de l’Élevage a invité les services techniques et les partenaires techniques et financiers(PTF) à accompagner la démarche afin que la viande du Mali soit parmi les plus prisées d’Afrique voire du monde. Il a également réitéré la volonté des plus hautes autorités de soutenir cette initiative qui permettra aux acteurs de la filière bétail-viande de développer et de disposer d’une marque collective permettant de donner une visibilité à leurs produits sur les marchés national et international afin de garantir l’origine des produits. Le patron du département de l’Élevage et de la Pêche, a aussi encouragé l’IFBV, le PACAO ainsi que leurs partenaires dont l’Union européenne (UE) pour cette initiative. Pour sa part, le président de l’Interprofession de la filière bétail/viande du Mali (IFBV-Mali), Mamoudou Abdoulaye Diallo, a souligné qu’aujourd’hui, la viande rouge a été choisie par le Mali pour promouvoir son économie raison pour laquelle, son groupement à solliciter l’appui de PACAO-Mali pour la labélisation. «Ce label nous permet de faire connaître notre valeur économique qui est notre bétail et aussi de pouvoir exporter la viande du Mali au niveau international», a fait savoir M. Diallo. La rencontre a noté la présence du chef de PACAO au Mali, Souleymane Bassolé, ainsi que des responsables des services techniques en charge de la promotion de la filière. MS/MD (AMAP)  

Les autorités maliennes annoncent la fin de l’Accord d’Alger (Officiel)

Bamako, 26 janv (AMAP) Le gouvernement de la Transition a annoncé, jeudi la fin, avec effet immédiat, de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger, signé en 2015 avec des mouvements rebelles touarègues. Dans un communiqué lu à la télévision nationale par le ministre d’État, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le colonel Abdoulaye Maïga, avance « des faits graves dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger. » Il s’agit « du changement de posture de certains groupes signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger, devenus des acteurs terroristes et poursuivis par la justice malienne, après avoir commis et revendiqué des actes terroristes. » S’y ajoute l’incapacité de la médiation internationale dont l’Algérie est le chef de file, « à assurer le respect des obligations incombant aux groupes armés signataires, malgré les plaintes formulées par le gouvernement de la Transition. » Le communiqué rappelle que le ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, chargé de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation nationale, a adressé une lettre en date du 24 février 2023, aux autorités de la République algérienne démocratique et populaire, chef de file de la médiation internationale. Sans oublier « les actes d’hostilité et d’instrumentalisation de l’Accord de la part des autorités algériennes », mentionnés dans un communiqué de Bamako publié le 25 janvier 2024 par le gouvernement de la Transition. « Au regard de ces faits suffisamment graves précités, selon le ministre d’État, le gouvernement de la Transition constate l’inapplicabilité absolue de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger, signé en 2015. » Et par conséquent, la fin de l’Accord, avec effet immédiat. Le gouvernement assure de sa volonté à œuvrer pour le règlement pacifique de la crise malienne, « en tirant les enseignements des accords précédents et en consolidant leurs acquis. » En outre, il « invite tous les autres groupes signataires du caduc accord de paix, non impliqués dans le terrorisme, ainsi que les partenaires du Mali à s’inscrire dans l’esprit du dialogue direct inter-Maliens ouvert à tous nos compatriotes épris de paix », annoncé par le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, le 31 décembre 2023. SS/MD (AMAP)

Goundam : la Campagne de vaccination contre la COVID 19 dans le District Sanitaire au menu

Goundam, 18 janvier (AMAP) La salle de Conférence du Centre de Santé de Référence du Cercle de Goundam a servi récemment de cadre pour l’organisation et le lancement de la campagne de vaccination contre la COVID 19 prévue du 11 au 21 janvier 2024. Après les Interventions des Autorités Administratives et Politiques, le Médecin Chef du Centre de Santé de référence, Dr Mamadou Couloubaly a procédé à l’exposé du plan de la vaccination. Il a informé les participants de la disponibilité de deux types de vaccins pour la présente campagne 2024, notamment le SINOVAC, et le Johnson and Johnson. Dr Couloubaly a, par ailleurs souligné que L’état des préparatifs que les préparatifs sont axés sur les aspects suivants pour la présente Campagne, il s’agit de déterminer la cible à privilégier, les personnes âgées, les femmes en saintes et les femmes allaitantes, les zones ciblées, les ressources humaines prévue, l’enjeux de la Campagne, le financement autant de sujets à débattre. Pour le Dr Mamadou Couloubaly, selon un communiqué N° 998 du 15 novembre 2022 la région de Tombouctou a enregistré 72 cas confirmés avec 17 décès. Ainsi les résultats de la précédente campagne à Goundam sont de 2260 personnes vaccinées avec Johson and Johnson et avec le SINOVAC 11872 personnes ont été vaccinées. Pour cette campagne la quantité de doses de vaccin Johnson and Johnson fournie par l’UNICEF est de 2250 doses et 11872 doses de SINOVAC. La stratégie reste la même notamment celle de porte à porte, fixe, avancée, mobile, les gares, les marchés, les garnisons, les personnes âgées, les femmes enceintes et allaitantes. Les doses prévues pour la présente campagne sont de 520 doses reçues pour SINOVAC, 2250 doses de Johnson and Johnson, avec 186 vaccinateurs qui seront mobilisés, 4 superviseurs mobiles, 23 coordinateurs pour les 23 aires de santé. La mobilisation sociale s’effectue à travers les radios FM, et les mobilisateurs de proximité. Les participants ont émis un certain nombre d’inquiétudes notamment le retard dans l’acquisition des stocks de vaccin, le cas des populations déplacées, la faible quantité de vaccin octroyée au district sanitaire de Goundam, compte tenu du nombre de sa population (environ 22000 habitants). Sur toutes ces questions, des réponses adéquates ont été données par le Médecin Chef et les techniciens venus de Bamako et de la région de Tombouctou.  AAT/KM (AMAP)

Production de sucre : Des experts brésiliens au Mali pour relancer le secteur

Bamako, 17 janv (AMAP) Une délégation d’experts brésiliens séjourne, depuis mardi, au Mali, pour une semaine, afin d’explorer les perspectives de renouveau dans le secteur sucrier au Mali,  a constaté l’AMAP sur place. Dans le cadre de cette visite, à l’initiative du ministère de l’Industrie et du Commerce, le département en charge de l’Industrie a organisé dans ses locaux, une réunion de cabinet élargie à la mission d’études des experts brésiliens, en présence de l’ambassadeur du Brésil au Mali, Miguel Griesbach de Perira Franco, du chef de la mission brésilienne, Ricardo Soares De Arruda Pinto et du consultant, Adama N. Diarra. Selon le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, qui a dirigé les travaux, le Mali connaît un déficit en sucre depuis les indépendances. «Le déficit sucrier est structurel. Mais, nous avons toujours apporté une réponse conjoncturelle par le biais d’importations et d’exonérations », a estimé M. Diallo. Expliquant que la mission du jour consacre le démarrage de la vision du gouvernement à moyen et à long terme pour apporter une réponse structurelle au déficit structurel du sucre dans notre pays. « C’est pourquoi, nous avons estimé faire appel aux experts brésiliens », a-t-il expliqué. Et de justifier que le Brésil, premier producteur mondial de sucre, possède une expertise avérée tant dans la technologie que dans la production sucrière. Il a dit que les experts brésiliens ont été sollicités pour deux missions cruciales qui permettront de concevoir une stratégie à moyen et long terme, garantissant notre capacité à assurer l’autosuffisance du Mali en sucre. Le ministre Diallo a révélé que la mission va premièrement procéder à une évaluation des performances industrielles de Sukalla et N’Sukalla. Il s’agit, selon lui, de déterminer le maximum de production de sucre que le Mali peut attendre de ces deux unités industrielles, actuellement limitées à 100.000 tonnes. Il a, aussi, souligné que l’état des installations industrielles et des équipements sera évalué avec précision et les réelles possibilités de production maximale de sucre définies au niveau de ces deux unités industrielles. Pour lui, à partir de cette évaluation de l’outil industriel, différents scénarios pourront se présenter à son département. «En fonction de chaque scénario qui se dégagera, nous apporterons des réponses et des ajustements pour pouvoir atteindre notre objectif, qui est d’assurer l’autosuffisance de notre pays en sucre en produisant entre 300 000 et 400 000 tonnes voire 500.000 tonnes par an», a affirmé Moussa Alassane Diallo, soulignant que l’objectif ultime est de devenir un pays producteur de sucre pour garantir notre autosuffisance et devenir un exportateur net de cette denrée. En outre, le ministre Diallo a confié que la deuxième étape de la mission consiste à préparer une étude sur la base des aménagements de nos terres. « Il s’agira, a-t-il expliqué, de savoir la superficie à aménager pour parvenir à produire jusqu’à 500 000 tonnes de sucre. Et de connaître les techniques culturales qu’il faut promouvoir pour maximiser les rendements sur la base des aménagements. » «Troisièmement, sur la base de l’aménagement des terres et des techniques culturales, nous allons voir les rendements qu’on peut attendre sur la base de l’introduction des variétés culturales», a-t-il dit, ajoutant qu’une fois ces deux études menées, «il nous appartiendra d’organiser et de planifier toutes les mesures financières et techniques pour élaborer un dossier». Le Brésil, renommé comme l’un des principaux producteurs mondiaux de sucre, tire sa prééminence de l’excellence de sa production de sucre de canne. Cette expertise a conduit à la sélection du Mali comme destination pour une mission d’évaluation approfondie. Les évaluations de l’équipe d’experts seront cruciales pour envisager une relance stratégique et engager un changement structurel dans la dynamique actuelle du secteur sucrier au Mali. Au cours de leur séjour, les experts brésiliens auront des séances de travail avec les autorités, les représentants des deux unités, ainsi qu’avec des acteurs clés du secteur. L’ambassadeur du Brésil au Mali, Miguel Griesbach de Perira Franco, a assuré que ces experts sont bien qualifiés. Le diplomate brésilien a fait savoir que son service est prêt à suivre les conclusions de cette mission, et que son pays va rester aux côtés du Mali pour qu’il soit capable d’atteindre ses objectifs de souveraineté alimentaire. Pour cela, il a souhaité que cette initiative soit élargie au maïs et au soja. Auparavant, la délégation a rencontré le ministre de l’Économie et des Finance, Alousséni Sanou à huit clos. Rien n’a filtré de cette rencontre. AG/MD (AMAP)

CAN 2023 en Côte d’ivoire : Des supporters maliens bloqués à la frontière ivoirienne 

Envoyés spéciaux Ladji M. DIABY Habib Kouyaté Korhogo, 16 janv (AMAP) Le voyage pour Korhogo s’est transformé à un calvaire pour les supporters maliens. Plus 300 personnes ont quitté Bamako, dimanche matin, dans une dizaine de bus (certaines sources évoquent 5 bus), mais ils n’étaient pas encore arrivés à destination 24 heures plus tard alors que la distance ne fait que 558,1 km. La raison : escortés par les forces de l’ordre maliennes de Bougouni à Kadiana, la derrière ville malienne, les supporters ont été bloqués à la frontière à Nigouni. «Nous sommes arrivés à la frontière vers 14h et nous avons rempli les formalités avec la présentation des documents, dont le carnet de vaccination. C’est quand nous avons voulu prendre le départ, ils nous ont dit que l’ordre est venu que nous devons justifier notre lieu d’hébergement. Pourtant l’UNASAM a envoyé un précurseur à Korhogo qui a trouvé un logement et payé les frais. Certains gendarmes sont allés regarder notre lieu d’hébergement et ils ont certifié que nous pouvons être logés là-bas. Ensuite, ils ont demandé de billet d’entrée au stade et nous avons répondu que nos autorités ont déjà acheté des tickets que nous aurons le jour du match», a expliqué le président de l’Union nationale des associations des supporters des Aigles du Mali (UNASAM), Souleymane Diabaté, joint au téléphone. «Ils ont ensuite demandé à chaque individu de justifier son hébergement. Vers 23 heures, nous avons décidé de revenir sur notre territoire pour plus de sécurité et éviter les problèmes. Nous avons passé la nuit à Kadiana en plein air, les gens n’ont même pas dormi, en attendant une solution», a ajouté le premier responsable de l’UNASAM qui invite les supporters au calme et à la retenue. «J’ai dit toujours de garder le calme. Ce n’est pas notre pays. Nous sommes là pour le football et nous faisons tout cela pour le pays. Cette souffrance peut être pour nous une chance pour remporter la coupe», a conclu Souleymane Diabaté. Si l’UNASAM a pu justifier son logement, plusieurs membres du convoi ne savaient pas où dormir à Korhogo. Dimanche, la préfecture de Korhogo a adressé un courrier au président de la communauté malienne de Korhogo concernant le «séjour des spectateurs maliens à l’occasion des matches de poule à Korhogo». Le préfet hors grade André Ekponon Assomou indique dans la correspondance qu’il lui revient de façon récurrente, que dans le cadre de la Coupe d’Afrique des nations de football et à l’occasion des matches du groupe E, plusieurs dizaines de cars en provenance du Mali et affrétés par les supporters maliens vont arriver dans la ville de Korhogo. «A cet effet, certains espaces seraient retenus pour recevoir ces milliers de supporters qui y séjourneraient plusieurs jours. Si ces informations sont avérées, cela poserait d’énormes difficultés tant au niveau sécuritaire qu’environnemental, dans la mesure où ces espaces qui n’ont pas été aménagés ne disposent ni d’électricité, ni de toilettes et ne sont pas clôturés. Cela n’est pas acceptable», a écrit André Ekponon Assomou. «En conséquence, a-t-il poursuivi, il serait indiqué d’orienter les nombreux supporters que la ville de Korhogo a plaisir à recevoir, soit vers des tuteurs éventuels, soit des réceptifs hôteliers (hôtels, résidences meublées), soit encore d’envisager leur retour après chaque match, au Mali». Approché, un Malien résident à Korhogo met ces couacs dans le panier du manque de communication entre la délégation malienne, les Maliens résident à Korhogo, les supporters des Aigles à Korhogo et les autorités de Korhogo. Notre interlocuteur qui a requis l’anonymat a, en effet, indiqué que les espaces qu’évoque l’autorité de Korhogo ne sont pas réservés pour les supporters qui viennent du Mali, mais plutôt des supporters qui viendront d’autres villes de Côte d’Ivoire, notamment Abidjan qui vont juste regarder le match et retourner dans leurs villes. Les tractations étaient encore en cours pour laisser passer le convoi. L.M.D. H.K.  

San : Tenue de la session extraordinaire du CROCSAD

San, 14 janvier (AMAP) Le Gouverneur de la Région de San, le Colonel Major Ousmane Sangaré, a présidé le jeudi 11 janvier 2024, dans la salle de réunion de la préfecture, la session extraordinaire du Comité Régional d’Orientation, de Coordination et de Suivi des Actions de Développement (CROCSAD), a constaté l’AMAP. L’ordre du jour portait sur la validation des projets de certaines collectivités territoriales bénéficiaires de la dotation conditionnelle de performance (DCP), financés par le Projet de Déploiement des Ressources de l’État pour l’Amélioration des Services (PDREAS). La présente rencontre, faut-il le rappeler, s’inscrit dans le cadre de l’exécution d’une recommandation formulée lors de la session ordinaire du CROCSAD, tenue le 04 décembre dernier, au cours de laquelle les participants avaient souligné et insisté que les projets des exercices 2022 et 2023 du budget national dans le fonds national d’appui aux  collectivités territoriales   (FNACT), ajournés, feront l’objet d’examen et de validation durant cette session extraordinaire dédiée au financement du Projet de Déploiement des Ressources de l’État pour l’Amélioration des Services ( PDREAS). Dans son discours d’ouverture, le Gouverneur de la Région de San, le Colonel Major Ousmane Sangaré, a invité les participants à donner leur avis sur les stratégies et programmes de développement de la région, à formuler des recommandations tendant à assurer la bonne exécution de ces programmes. Il s’agit aussi pour les responsables régionaux, d’orienter, de coordonner, de suivre et d’évaluer les appuis nécessaires à la mise en œuvre des projets et programmes de développement des Collectivités territoriales dans la région. Face à ces objectifs recherchés, le Colonel Major Ousmane Sangaré a rappelé que les sous projets des collectivités territoriales bénéficiaires de la Dotation Conditionnelle de Performance du Projet de Déploiement des Ressources de l’État pour l’Amélioration des Services (PDREAS), analysés, contrôlés et jugés conformes par la Direction Régionale de l’Agence Nationale d’Investissement des Collectivités Territoriales (ANICT), seront les seuls validés par les soins des participants. NC/KM (AMAP)

Koulikoro : Lancement de la semaine d’information et de sensibilisation autour des PPCB

Koulikoro 12 janvier (AMAP)Le ministre de l’élevage et de la pêche, Youba Bah a présidé ce vendredi dans la salle de conference du Gouvernorat de Koulikoro la cérémonie de lancement de la semaine d’information et de sensibilisation autour des objectifs des plans nationaux stratégiques de contrôle de la péripneumonie contagieuse bovine(PPCB)et d’éradication de la peste des petits ruminants (PPR), a constaté l’AMAP. Outre le Gouverneur de la région, le Colonel Lamine Kapory Sanogo, étaient présents le directeur national des services vétérinaires, Boubacar y Kanouté, les directeurs des services centraux du département de l’Elevage et de la Pêche, les responsables des Collectivités, les services techniques et tous les acteurs du secteur de l’élevage. L’objectif de cet événement est de mettre au même niveau d’information tous les acteurs du secteur de l’élevage, sur l’éradication de la peste des petits ruminants par la vaccination et inciter les populations à faire vacciner les petits ruminants pour atteindre l’horizon 2030 qui doit être l’horizon d’éradication de cette maladie. L’économie du Mali rappelle t- on est essentiellement agro – sylvo –pastorale et l’élevage y occupe une place importante avec plus de douze (12) millions de bovins, 21149809 ovins, 29201079 caprins (DNPIA 2021). Cependant sa productivité est très significativement réduite par la persistance sur le territoire national de la plupart des grandes endémies animales et notamment de la péripneumonie contagieuse bovine et de la peste des petits ruminants . Le contrôle et l’éradication des ces maladies sont des défis auxquels la direction nationale des services vétérinaires et ses partenaires sont confrontés. Parmi les partenaires clés de la direction nationale des services vétérinaires figure le projet régional d’appui au pastoralisme au sahel (PRAPS). Il est financé par la Banque Mondiale et le gouvernement du Mali. La mise en œuvre de la première phase a durée six (6) ans de 2016 à 2021 et a permis de toucher 447475 bénéficiaires. Celle de la deuxième phase (PRAPS 2 a commencé en janvier 2022 à décembre 2027 et prévoit de toucher 5350000 bénéficiaires. « L’objectif de développement de la phase 2 du PRAPS est d’améliorer la résilience des pasteurs et agropasteurs dans certaines zones ciblées de la région du sahel » a précisé le ministre Youba Bah. Aussi a- t-il souligné cet objectif comprend cinq (5) composantes ; amélioration de la santé animale et contrôle des médicaments vétérinaires, la gestion durable des paysages et amélioration de la gouvernance, l’amélioration de chaines de valeurs du bétail, amélioration de l’inclusion sociale et économique des femmes et des jeunes, coordination du projet, renforcement institutionnel, la prévention et la réponse aux crises. Selon le directeur nationale des services vétérinaires, Dr Boubacar  Y Kanouté compte tenu de l’importance de l’espèce  et compte de tout ce qu’il ya comme moyen de lutte contre cette maladie, il a  été jugé nécessaire de bâtir un plan de contrôle de cette maladie pour diminuer la prévalence  de cette maladie au sein du cheptel. Il a aussi indiqué que ce plan a été élaboré compte tenu de l’importance de l’espèce et compte tenu de tout ce qu’il ya de moyens de lutte contre cette maladie. Aussi, il a précisé que ce plan va s’exécuter sur plusieurs étapes dont la plus importante est celle de la vaccination parce que précise t-il le vaccin disponible est très efficace. L’objectif recherché par ces plans est d’atteindre 80% du cheptel afin de maitriser la circulation du germe au sein de l’espèce en ce qui concerne PPCB. Par contre a souligné Boubacar Kanouté, la peste de petits ruminants est une dynamique mondiale. Egalement il a rappelé les petits ruminants constituent à peu près l’épargne en milieu rural. Ce sont des espèces à cycle court mais qui permettent à la franche fragile notamment des femmes d’avoir des revenus certains. La peste de petits ruminants est très dangereuse indique -t-on pour ces espèces les bovins et les caprins. Quand elles rentrent dans le troupeau le taux de mortalité peut atteindre jusqu’à 70% alors que nous avons un moyen de lutte efficace qui se trouve être le vaccin et un animal vacciné normalement, correctement, est immunisé à vie, estime Dr Kanouté. Cest pourquoi il a été décidé de lutter contre cette maladie et jusqu’à son éradication par la vaccination de masse. Au cours de ce lancement, Dr Cheick Oumar Fomba, chef de division surveillance et protection sanitaire à la direction nationale des services vétérinaires a présenté une communication sur les plans nationaux stratégiques de contrôle de la péripneumonie contagieuse bovine et l’éradication de la peste des petits ruminants. L’objectif de ces plans a –t-il indiqué, c’est d’éradiquer la peste des petits ruminants par la vaccination pour atteindre un taux d’immunité de plus de 70%. Il a surtout insisté sur les axes stratégiques des plans, à savoir l’appui à l’épidémie surveillance, le renforcement des capacités opérationnelles de vaccination, le laboratoire, un maillon essentiel qu’il faut appuyer, la sensibilisation que la banque mondiale a voulu financer, la cérémonie de ce jour se situe dans ce cadre. Il s’agit de mettre au même niveau d’information tous les acteurs du secteur de l’élevage.  AM/KM (AMAP)