Dr Aly Tounkara, directeur du Centre des études sécuritaires et stratégiques au Sahel (CE3S) : «La présence de Barkhane au Niger n’est qu’un redimensionnement de sa visibilité »
Par Dieudonné DIAMA Bamako, 26 juil (AMAP) L’Armée française a redéployé ses soldats engagés au Sahel sur le territoire nigérien, après avoir quitté le Mali. Pourquoi le choix de notre grand voisin de l’Est? Pourquoi un changement de paradigme dans la coopération militaire avec ce pays? Qu’est-ce qui pousse la France à se maintenir au Sahel malgré le sentiment anti-présence exprimé dans plusieurs pays de la région? Autant de questions auxquelles a répondu Dr Aly Tounkara, directeur du Centre des études sécuritaires et stratégiques au Sahel (CE3S) dans un entretien avec l’AMAP. Pour le spécialiste de sécurité au Sahel, le choix du Niger pour le redéploiement de la Force Barkhane permet à la France de rester le plus près possible du dossier malien. Et, en même temps, d’avoir un regard vigilant sur ce qui se passe en termes de sécurité dans le Liptako Gourma, cette zone frontalière entre le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Dr Tounkara estime que le contrôle de cette partie dite zone des «trois frontières» est un des enjeux importants pour l’Hexagone. Une autre raison, et pas la moindre, selon le directeur du CE3S, est la préservation des intérêts des compagnies françaises comme Areva, Total, Bouygues, etc. Dr Tounkara livre également son analyse sur le changement de paradigme que l’Armée française entend opérer avec son redimensionnement au Niger. D’après lui, le sentiment anti-français (anti-politique française, plus précisément), exprimé un peu partout dans les pays du Sahel, témoigne de la nécessité pour Paris, à défaut de se remettre en cause, de questionner clairement sa manière d’agir dans la région, notamment le fait d’être perçu comme le premier acteur dans la lutte contre les groupes radicaux violents. Se référant à ce qui s’est passé au Mali, l’analyste soutient que c’est quelque chose qui pourrait s’apparenter à une sorte d’empiètement sur la souveraineté des États. Face à cette situation, selon Dr Aly Tounkara, la France s’efforcerait, aujourd’hui, à jouer un rôle accessoire, tout en restant aux côtés des forces partenaires nigériennes sans se substituer à elles. Il précise que c’est ce qu’elle faisait, jusqu’à une période récente, qui a provoqué ces différents soulèvements et la manifestation du sentiment anti-français çà et là. Malgré cela, le chercheur soutient que la présence de la France au Niger n’est autre qu’un redimensionnement de sa visibilité. « Car les finalités recherchées par cette présence demeurent la préservation des intérêts des compagnies françaises dans le Sahel », estime-t-il. En plus, de faire en sorte que la France reste influente sur le plan international à travers le Conseil de sécurité des Nations unies par sa présence dans le Sahel. Le directeur du CE3S estime, également, que cette présence lui permet de s’intéresser aux routes clandestines empruntées par les candidats à la migration irrégulière qui passent par les zones méditerranéennes pour regagner l’Occident. Pour lui, « les finalités de cette présence ne vont pas connaître de mutations mais ce sont les manières d’agir qui vont s’accommoder au gré des sentiments anti-français en matière politique et militaire exprimés çà et là ». PRÉSENCE DISCRÈTE – Pour Dr Tounkara, au Niger, on peut parler d’une présence discrète symboliquement. Mais au fond, quand on interroge certains officiers supérieurs de l’Armée nigérienne, des personnalités non des moindres parmi les populations, on se rend compte que ce redimensionnement de la Force Barkhane au Niger serait une affaire entre Paris et le président Mohamed Bazoum et certains de ses lieutenants. « Même si cette présence est légale car approuvée par l’Assemblée nationale, elle est loin d’être une volonté populaire affichée par les Nigériens », dit le chercheur. À propos de l’argument d’opérations ou patrouilles conjointes mis en avant avec ce redéploiement de la Force Barkhane, Dr Tounkara explique que c’est un concept qui voudrait dire que « dorénavant, les militaires français vont évoluer sous le commandement de l’Armée nigérienne ». Il estime que « c’est un beau discours » mais qu’il serait difficile pour la France de rompre avec les habitudes anciennes caractérisant sa présence militaire au Sahel. «Ça m’étonnerait fort que l’état-major nigérien planifie ou prenne des décisions et des initiatives, en associant l’Armée française comme un élément accessoire et que ces décisions soient exécutées», estime Aly Tounkara. D’après lui, « si la France venait à évoluer militairement sous la coupole de l’état-major nigérien, en termes d’opérations conjointes à mener, d’initiatives sécuritaires à réfléchir et à expérimenter, ce serait une aubaine pour l’Armée nigérienne ». Cependant, prévient le chercheur, il ne faut pas crier victoire car, «il serait naïf de penser que. du jour au lendemain, la France fasse fi de pratiques qui remontent à des siècles au nom d’une coopération d’égal à égal». Il pense plutôt qu’il faut concevoir une telle volonté de l’État français comme une quête de légitimation ou de légitimité de la part des éléments réticents au sein de l’Armée nigérienne à cette présence. Dr Tounkara rappelle que « ce qui a été reproché à la France au Mali et au Burkina Faso, à certains égards, c’est cette volonté de voir les Armées partenaires comme des accessoires et échappatoires ». «Cette image a beaucoup joué en défaveur de la France. Aujourd’hui, elle chercherait à changer cette image dont elle a été étiquetée dans le dossier malien», analyse Aly Tounkara qui soutient que ce sont des stratégies de positionnement sur le plan militaire, d’acceptabilité qu’orchestrerait, aujourd’hui, l’Armée française au Niger, en vue de plus de légitimité et, même, d’efficacité en termes de partenariat entre les deux pays. REDORER SON BLASON – Pour le directeur du CE3S, si le changement de paradigme venait à être opéré par l’Armée française, cela va, forcément, demander des efforts importants à consentir d’abord par l’élite politique française au pouvoir. Il s’agit, pour cette élite, de s’abstenir de s’ingérer dans les affaires éminemment internes des pays telles que les questions d’intégrité territoriale, de révision constitutionnelle, de choix politiques, entre autres. Le spécialiste estime, aussi, que la France aurait aujourd’hui tout à gagner en acceptant de sortir progressivement de son regard condescendant vis-à-vis des Armées partenaires. «Cela va beaucoup l’aider à redorer son blason. Une fois
Rencontre président de la Transition-gouverneurs : Au menu, retour de l’Administration et rétablissement des services sociaux de base
Bamako, 26 juil (AMAP) Le chef de l’Etat malien, le colonel Assimi Goita, a réuni, lundi, l’ensemble des gouverneurs de régions pour une rencontre inédite dont les échanges ont porté sur le bon fonctionnement des services de l’administration locale et régionale, ainsi que l’amélioration des services sociaux de base au profit des populations, Les travaux ont démarré dans la salle des banquets du palais de Koulouba, sous la présidence du chef de l’État. Prennent part à cette rencontre le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, plusieurs membres du gouvernement et les gouverneurs des régions et du District de Bamako. La rencontre de deux jours va se dérouler en deux phases. Dans un premier temps, chacun des gouverneurs procède à une présentation de la situation politique, économique, sécuritaire et sociale dans sa région. Et de faire le point des besoins propres de l’administration régionale et ceux des populations en termes de services sociaux de base (santé, éducation, routes, etc). Secundo, les membres du gouvernement apporteront des éléments de réponse aux doléances et préoccupations soulevées par les gouverneurs. Dans son discours d’ouverture, le président de la Transition a précisé que cette importante rencontre intervient dans un contexte marqué par des avancées notables dans la mise en œuvre des recommandations des Assises nationales de la refondation (ANR). À ce propos, il a cité la fixation de la durée de la Transition, l’adoption et la promulgation de la nouvelle loi électorale qui consacre la création de l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE), la publication du chronogramme des réformes politiques et institutionnelles majeures ainsi que celui du référendum et des élections. D’autres avancées remarquables s’articulent autour de la création et l’installation de la Commission de rédaction de la nouvelle Constitution, la création et l’installation du Comité indépendant de suivi évaluation de la mise en œuvre des recommandations des ARN. CONDAMNÉS À RÉUSSIR – Ces résultats, selon le chef de l’Etat, s’inscrivent dans le cadre de la mise en œuvre de la feuille de route de la Transition dont les axes portent sur le renforcement de la sécurité sur l’ensemble du territoire national, la promotion de la bonne gouvernance, la réforme du système éducatif, les réformes politiques et institutionnelles ainsi que l’adoption d’un pacte de stabilité sociale et l’organisation des élections générales. Ces axes, qui répondent aux principaux défis du Mali, demandent l’engagement des gouverneurs pour la réussite de ces missions. « En dépit du contexte difficile que notre pays traverse depuis 2012, le gouvernement ne ménage aucun effort pour mobiliser les ressources nécessaires à la réussite des missions de la Transition. Il ne saurait en être autrement, car nous sommes collectivement condamnés à réussir cette phase transitoire. Cela requiert, de nous tous, un engagement et une mobilisation sans réserve », a indiqué le chef de l’État. En outre, le président de la Transition a mis un accent particulier sur les missions attribuées aux gouverneurs. Il s’agit, entre autres, de préserver les intérêts nationaux, de veiller au respect des lois, règlements et décisions de l’état. «Vous devez également assurer l’information permanente du gouvernement sur la vie politique, économique, sociale et culturelle de la circonscription administrative», a déclaré le colonel Assimi Goïta. Ainsi, pour le chef de l’État, il est donc évident que les gouverneurs sont responsables de la réalisation des objectifs nationaux de développement assigné aux services déconcentrés de l’état dans les circonscriptions administratives. «Soyez à cet égard rassurés, car le gouvernement sera toujours à votre écoute et veillera à la mise à disposition de ressources nécessaires pour mener à bien vos missions», a assuré le colonel Assimi Goïta. Et de préciser que le retour et le renforcement de l’autorité de l’état demeurent une priorité du gouvernement malgré la persistance des menaces. Les travaux de la rencontre prennent fin aujourd’hui. Après la cérémonie de clôture, chaque gouverneur sera reçu en audience par le président de la Transition. OD/MD (AMAP)
Deuil : Le célèbre musicien du Kanaga Sory Bamba quitte la scène
Par Youssouf DOUMBIA Le grand musicien multi-instrumentiste, chanteur, auteur compositeur, arrangeur, chef d’orchestre de l’orchestre régional du Kanaga de Mopti s’est éteint, samedi dernier. Son décès a été annoncé par le ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme dans un communiqué et a fait l’effet d’un coup de tonnerre dans un ciel serein. C’est un monument de la musique d’orchestre et des Semaines nationales et Biennales artistiques et culturelles du Mali qui s’en est allé définitivement. Fondateur et premier chef d’orchestre du Kanaga. C’est sous son maestria, que cet ensemble musical remportera successivement le titre de «meilleur orchestre» des biennales de 1974, 1976 et 1978. Ce qui lui conféra le titre d’orchestre national. Ainsi, le Kanaga ne pouvait plus participer aux compétitions de la Biennale. La Région de Mopti se fera donc représenter par sa formation B. Avec le Kanaga, Sory Bamba a su tirer le meilleur des sons et des rythmes des différentes ethnies de la Venise malienne. Ce découvreur de sonorités, marie admirablement les cultures. Les formations qu’il a dirigées ont collectionné les récompenses. Ses innovations ont marqué les années d’indépendance en Afrique. Il fut le premier à faire monter sur scène Ali Farka Touré, mais aussi à introduire dans la musique moderne la «calebasse-guitta» (calebasse renversée servant de tambour basse). L’un des meilleurs arrangements de Sory Bamba fut sans doute le morceau dédié au roi peul d’Hamdalaye, Sékou Amadou, intitulé : «Ambodédjo». Avec ce splendide morceau de compétition, il obtiendra le premier prix de la Biennale de la jeunesse en 1970. Puis, il s’intéresse aux Dogons avec leur répertoire musical resté jusqu’à présent dans l’anonymat, car réservé aux initiés. Au cours des années, Sory obtiendra toute la confiance des sages du pays Dogon et leur autorisation d’interpréter les musiques les plus secrètes de la société des masques. Arrangeur éclectique, Sory arrange d’abord «Sigui», «Manden po», puis «Ambendjélè», trois chants sacrés qui font découvrir au grand public la musique dogon. Le rythme du masque Kanaga (symbolisant le Dieu Amma) fait un tel tabac que le groupe prend le nom «Kanaga régional de Mopti», sous lequel il gagnera plusieurs récompenses. Il organisera même une sortie des masques sacrés en Europe et jusqu’au Japon ! C’est cette exploration moderne de thèmes dogons, peuls et bambaras qui fait l’objet du CD qu’il sortira en 1996 quant il avait entamé une carrière solo. élaboré à Mopti, enregistré à Bamako et à Paris, il rassemble les musiciens les plus sophistiqués de la scène de fusion africaine : Cheikh Tidiane Seck (clavier), Manu Dibango (sax), Boney Fields (trompette), et toute une pléiade de virtuoses maliens, issus de la tradition, mais aussi des solistes et improvisateurs raffinés, qui mettent au service d’une musique dansante les belles sonorités acoustiques de leurs instruments. Sory Bamba, l’un des arrangeurs les plus éclectiques de la musique malienne naquit en 1938 à Mopti. La Venise malienne, située à la jointure entre les deux «ailes» du pays qui s’étendent, l’une vers la forêt au Sud, l’autre, au Nord, vers le désert. Après les écoles française et coranique, il découvre les vertus de la musique ; il berce sa solitude en jouant de la flûte ou des percussions. Il apprécie particulièrement la musique moderne comme celle des pêcheurs venus du Ghana, qui ont une fanfare et un groupe Hi life, l’un des tout premiers styles électrisés de l’Afrique. Sory entend réunir la jeunesse par-delà les barrières des castes et ethnies : son premier groupe, c’est un «gumbé», un style de bal importé de Côte d’Ivoire -une formation encore acoustique, mais déjà détachée de la tradition. Kanaga du nom d’un masque dogon Sory y joue la trompette, un instrument qu’il a découvert au concert de Louis Armstrong à Bamako en 1956. Comme tous les jeunes musiciens africains de l’époque, il est fasciné par la musique noire américaine. Son premier groupe électrique portera le nom de «Bani Jazz»… Lorsque le Mali obtient son indépendance en 1960, le ministère en charge de la Culture crée une série d’orchestres régionaux chargés de mettre en valeur les musiques locales et de chanter l’avenir radieux des indépendances. Sory Bamba est choisi pour créer l’orchestre régional de Mopti, une formation électrique, avec des cuivres, pour lequel il arrangera tour à tour des thèmes peuls, bambaras, songhaïs, dogons… L’orchestre est rebaptisé «Kanaga» du nom d’un masque dogon représentant le Dieu Amma. Sory est aussi chargé de l’Ensemble instrumental traditionnel, une large formation où se côtoient des musiciens de toutes origines, pour laquelle il invente des méthodes d’arrangement inédites conciliant des modes musicaux et des instruments apparemment inconciliables. Ce travail le place à l’avant-garde des «musiques du monde», aux côtés des grands groupes guinéens financés par Sékou Touré, Horaya Band, Bembeya Jazz, les précurseurs de la musique mandingue électrique. Pour son dernier album solo intitulé : Dogon Blues, sorti en 2009, l’enregistrement des rythmiques s’est fait au Mali avec les musiciens originaux et leurs instruments acoustiques et la participation d’Ogodana Dolo de Sangha. Une fois la base rythmique posée, la scène africaine internationale a pris le relais à Paris. La plupart des participants sont ces musiciens sophistiqués grâce auxquels le jazz, depuis quelques années, trouve un nouveau souffle : de Manu Dibango (sur «Lawanayé ») au maître de la kora Toumani Diabaté, du clavier malien de Cheick Tidiane Seck, du ngoni de Mama Sissoko au synthé «africain» de JP Rykiel, en passant par la batterie de l’Ivoirien Paco Sery et toute une pléiade de nouveaux talents de l’Afrique internationale… C’est toute la scène qui se presse aux côtés de «l’orphelin à la mèche blanche» comme pour un hommage à l’aîné, l’un des visionnaires des musiques du monde. YD (AMAP)
L’Armée malienne neutralise un terroriste et interpelle sept suspects à Sévaré (état major)
Bamako, 24 juil (AMAP) Les Forces armées maliennes ont vigoureusement répliqué, dimanche, aux environs de 05h40, à Sevaré (Centre), à une attaque d’un groupe d’au moins 15 terroristes à bord d’un tricycle, a annoncé un communiqué de l’état-major général des Armées. L’Armée ne déplore aucune perte en vie humaine ni de dégâts matériels. Elle a neutralisé un terroriste et interpellé sept suspects, précisant que c’est après la mise en alerte des différentes unités, un ratissage a permis d’appréhender les suspects. « 01 tricycle, 01 PKM, 02 roquettes RPG-7, 03 maillons de PKM garnis, 01 obus de 60 mm, 02 grenades, 07 grenades HME improvisées, des cocktails Molotov improvisés ont été récupéré», ajoute le document. L’état-major général des Armées se « félicite de la réactivité et de la bravoure des hommes ». Il en appelle également « à la vigilance des populations dont le soutien et la collaboration constituent la clé de réussite de cette lutte antiterroriste ». Il rappelle que le respect des Droits de l’Homme (DH) de même que le Droit international humanitaire (DIH) « reste toujours une priorité dans la conduite des opérations des Forces armées maliennes », souligne le communiqué. SS/MD (AMAP)
L’Armée malienne neutralise 07 assaillants lors d’une attaque terroriste à Kati, près de Bamako (Communiqué)
Bamako, 22 juil (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa) ont annoncé avoir neutralisé sept assaillants, interpellés huit et récupéré beaucoup de matériels, après avoir vigoureusement repoussé, très tôt vendredi 22 juillet 2022, une attaque terroriste contre la caserne de Kati, près de Bamako, a indiqué un communiqué Ce bilan provisoire fait état, côté FAMa, d’un mort, cinq blessés militaires et un civil, précise la source militaire. Le communiqué indique que l’attaque s’est déroulée aux environs de 05 heures du matin avec deux véhicules piégés remplis d’explosifs pour des actions kamikazes contre une installation de la Direction du matériel, des hydrocarbures et des transports des armées (DMHTA) du Camp militaire de Kati. « Les FAMa ont immédiatement procédé au bouclage de la zone, tout en engageant les opérations de ratissage qui se poursuivent à l’heure », selon la même source. La situation est sous contrôle et le ratissage est en cours pour débusquer les auteurs et leurs complices. « Le chef d’état-major général des Armées rassure les populations » et les invite « à vaquer à leurs occupations habituelles ». BD/MD (AMAP)
Bla : Lancement du 1er passage de la Campagne de vaccination de la chimio prévention contre le paludisme saisonnier
Bla, 22 Juillet (AMAP) Le lancement de la Campagne de vaccination de la chimio prévention contre le paludisme saisonnier (CPS) 1er passage 2022 dans le cercle de Bla a été présidé par l’adjoint du préfet, Moriba Camara, mardi au domicile du Chef de quartier, a constaté l’AMAP. C’était en présence du représentant du président du conseil de cercle, du 2ème adjoint au maire, des représentants de l’ONG Catholic Relief Services (CRS), des partenaires financiers, de la société civile, de nombreuses femmes accompagnées de leurs enfants. Les enfants âgés de trois à 59 mois repartis entre 35 aires de Santé sont concernés par ce premier passage de cette campagne préventive contre le Paludisme Saisonnier dans le cercle. Les agents de santé mobilisés pour la cause feront le porte à porte durant cette opération qui durera 5 jours et concernera 84.729 enfants dans tout le cercle. La première dose de ce médicament a été donnée par l’adjoint du préfet, Moriba Camara qui a lancé un appel à tous les parents surtout en cette période hivernale de tout faire pour que les enfants puissent bénéficier de ce médicament, car prévenir vaut mieux que guérir. Pour rassurer la population du cercle, le Docteur Soumaila Diallo, représentant du médecin chef du centre de santé de référence de Bla a bien précisé que ce médicament concerne uniquement la prévention du paludisme et doit être donné pendant trois jours (2 comprimés le 1er jour et 1 comprimé respectivement les 2èmes et 3èmes jours. Le paludisme étant une maladie très grave transmise uniquement par la femelle du moustique appelée l’anophèle, tue beaucoup d’enfants chaque année. C’est pourquoi, les autorités administratives et politiques de Bla ont tour à tour lancé un vibrant appel aux parents des enfants de tout faire pour que les enfants âgés de 3 à 59 mois puissent bénéficier de ce médicament durant le passage des agents. MO/KM (AMAP)
Kangaba échange sur la campagne de la chimio prévention du paludisme
Kangaba, 21 juillet (AMAP) Le comité de pilotage s’est réuni mardi à Kangaba sous la présidence de l’adjointe du préfet de Cercle, Aminata Sanogo, en prélude à la campagne de la chimio de prévention du paludisme (CPS)2022 avec digitalisation couplée au dépistage de la malnutrition et l’intégration du Traitement Préventif Intermittent au cours de la grossesse (TPIg)-SP, a constaté l’AMAP. Le médecin chef du Centre de Santé de Référence Docteur SOUGANE a expliqué clairement aux participants le contexte, les objectifs, les cibles, la stratégie, la période, et les ressources pour cette campagne. Cette CPS a pour objectifs de diminuer non seulement le nombre de cas de paludisme simple et grave et le nombre d’hospitalisation du au paludisme, mais aussi de diminuer la mortalité des enfants de moins de 5 ans liée au paludisme. Pour le dépistage de la malnutrition, il s’agit de détecter tôt et prendre en charge les enfants malnutris pour éviter les complications et pour l’intégration du TPIg-SP, il s’agit d’augmenter la couverture d’administration du TPIg-SP et stimuler la participation des femmes à la CPN. Par rapport aux cibles, la CPS concerne tous les enfants de 3 à 59 mois ; le dépistage communautaire va concerner tous les enfants de 6 à 59 mois et les femmes enceinte ayant 3 semaines d’aménorrhée sont concernées par l’administration du TPIg-SP. La stratégie porte à porte sera utilisée et d’autres stratégies novatrices seront également utilisées afin d’atteindre toutes les cibles au cours de cette campagne qui débute ce jeudi pour prendre fin le25 juillet 2022 dans les 21 aires de santé du district sanitaire de Kangaba. Pour réussir cette campagne, 259 distributeurs, 52 superviseurs dont 02 niveau région, 04 niveau district, 44 niveau aire de santé et 02 niveau national ont été mobilisés. En ressources matérielles, le district a reçu 147 sacs, 239 imperméables et 93 smartphones. En effet, programmée en 2020 dans les districts sanitaires de Koutiala et Sélingué, la CPS est organisée au niveau communautaire sous forme de campagne de masse pendant laquelle une combinaison de Sulfadoxine/Péryméthamine (SP)+Amodiaquine (AQ) à dose thérapeutique est donné aux enfants de 3 à 59 mois une fois par mois pendant 4 mois pour une prévention du Paludisme pendant la période de haute transmission (Juillet – Octobre). Selon les résultats des études menées par les instituts de recherche, si les médicaments sont correctement administrés par les enfants, la CPS entraine une réduction de 75% des cas de paludisme simple et une réduction de 75% des cas de paludisme grave. SD/KM (AMAP)
Mali : Lancement de la remise des symboles d’autorité aux légitimités traditionnelles
Bamako, 19 juil (AMAP) Quelque 10.000 chefs de village, 664 chefs de fraction et 8.223 chefs de quartier recevront des insignes, symbole d’autorités, en vue de renforcer davantage leur rôle dans la gestion des affaires publiques de base, dans le cadre d’une imitative dont le lancement officiel a eu lieu, lundi, au Centre international de conférence de Bamako (CICB). Lors de la remise symbolique de drapeau national, des insignes et des certificats aux chefs de village, de fraction et de quartier du District de Bamako, le chef de l’État, le colonel Assimi Goita, qui a présidé la cérémonie, a exprimé sa reconnaissance à ces autorités et légitimités traditionnelles pour leur soutien à la Transition. Cette remise symbolique, qui a concerné une soixantaine de chefs de villages et de quartiers de Bamako, a pour objectif de valoriser les fonctions des légitimités traditionnelles et de raffermir leur ancrage dans la société. Les attributions et rôles des chefs de village, de fraction et de quartier sont adossés aux dispositions législatives et réglementaires qui consacrent la prééminence de nos us et coutumes dans les conditions de désignation de ces autorités. Le statut relatif à la création et l’administration des villages, des fractions et des quartiers est régi par la loi n° 06-023 du 28 juin 2006. Le décret n° 2022-0128 /PT-RM du 4 mars 2022 instituant la Journée nationale des légitimités traditionnelles, le 11 novembre, renforcer le rôle de ces représentants des différentes communautés. C’est pourquoi, conformément aux dispositions de l’arrêté n° 2018-2279/MATD-SG du 5 juillet 2018, le ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisations a confectionné pour les chefs de village 10.000 insignes et 10.000 certificats. Le département de tutelle a fait 664 insignes et 5.000 certificats pour les chefs de fraction. Il est prévu 8.223 insignes et 10.000 certificats pour les chefs de quartier. Le ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation compte organiser des cérémonies similaires dans les 19 régions du Mali. Ainsi, les gouverneurs, les préfets et les sous-préfets procéderont, dans leurs circonscriptions administratives respectives, à la remise symbolique du drapeau national, des insignes et des certificats aux légitimités. La cérémonie solennelle a eu lieu en présence du Premier ministre Choguel Kokalla Maïga, du président du Conseil national de Transition (CNT), Malick Diaw, et d’autres présidents d’institutions de la République. Elle a enregistré aussi la présence des ambassadeurs accrédités au Mali et plusieurs autres personnalités. RETOUR DE L’ETAT – Le président de la Transition a remercié les chefs de village, de fraction et de quartier pour le rôle qu’ils jouent dans la gestion des structures administratives de base. « En tant que relais de l’administration, ils aident dans la gestion des affaires publiques, » a expliqué le président Goïta avant de dire qu’ « ils sont aussi le garant de la cohésion sociale, de la stabilité et du vivre ensemble ». Dans le cadre de la prévention et de la gestion des conflits dans nos différentes localités, le colonel Assimi Goïta a dit que ces « autorités interviennent beaucoup pour apaiser les cœurs et les esprits ». Il a témoigné sa reconnaissance à ces chefs traditionnels, surtout, pour leur assistance à la population, à travers les sensibilisations pendant l’embargo. «Cette cérémonie est consacrée dans le cadre de la refondation de notre Etat et dont l’un des objectifs majeurs est la valorisation de nos légitimités traditionnelles et culturelles », a fait savoir le chef de l’Etat avant d’ajouter que cette remise symbolique des insignes, des certificats et du drapeau national « traduit à suffisance le début de la valorisation » de ce secteur. Le président de la Transition les a exhortés ensuite « à plus d’engagement non seulement pour soutenir tous les efforts du gouvernement dans le cadre de la refondation mais, surtout, le retour de notre Etat dans les différentes localités ». Parlant toujours de ces légitimités, Assimi Goïta a insisté sur leur le rôle de relais entre l’administration et la population. Convaincu de l’importance que ces représentants occupent au sein de nos communautés, le colonel Assimi Goïta leur demande « de faire plus afin de juguler les défis liés à la sécurité et ceux liés à la crise politique », promettant de les soutenir pour accomplir leurs missions. Pour sa part, le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le colonel Abdoulaye Maïga, a souligné que cette remise symbolique s’inscrit en droite ligne des recommandations des Assises nationales de la refondation (ANR) qui font de la valorisation des légitimités traditionnelles et coutumières un élément du Malikura (Mali nouveau). Selon lui, cela dénote une vision politique dont l’un des objectifs est de trouver un équilibre harmonieux entre la tradition et la modernité. Le ministre Maïga a ajouté que ces chefs traditionnels sont chargés d’une mission d’intérêt public à savoir la représentation de la communauté auprès des pouvoirs publics et celui de l’administration aux côtés de leurs communautés. « Ils appuient l’Etat, a-t-il dit, pour le recouvrement des impôts et des taxes. S’y ajoutent la mobilisation des populations à l’occasion des recensements, des campagnes de vaccination, de dépistage de maladies, de soins collectifs et de calamités ». « En retour, avec cette reconnaissance de la République, ces légitimités traditionnelles bénéficient d’une indemnité de fonction et de déplacement. Elles ont droit aussi à la réduction de leurs frais d’hospitalisation. NK/MD (AMAP)
Cérémonies de mariage : Le sel en passe de détrôner la cola
Par Mariétou KOITE Bamako, 18 juil (AMAP) Nous sommes le deuxième dimanche de mai, il est 12h 20 et le soleil répandait encore ses rayons sur les peaux humaines. Malgré la chaleur insupportable, la famille Coulibaly est en fête à Hamdallaye, en Commune IV du District de Bamako. Elle célèbre la cérémonie de fiançailles de l’une de ses filles. Des chants de griottes, accompagnés parfois des applaudissements, animaient la cour. Parallèlement à cette ambiance, certaines femmes, assises sur une natte, faisaient de petits sachets de sel qui seront ensuite distribués. Adam Traoré, venue pour la circonstance, est surprise de voir ce produit utilisé dans la célébration du mariage. «Le sel est en train de voler la vedette à la cola lors de nos cérémonies de fiançailles», murmure-telle. Effectivement, après plusieurs décennies de règne sans partage, la cola est en train de perdre sa place au profit du sel lors des cérémonie mariage. Ce phénomène s’explique par le fait que le panier de la noix de cola devient de plus en plus cher. «Le choix du sel par les femmes lors des cérémonies de fiançailles n’est pas un hasard. Il est dû à la hausse du prix du panier de cola», explique Mariam Diallo, une mère de famille. Pour la sexagénaire, le fruit de colatier n’est plus prisé dans notre société comme auparavant. Alors le sel devient beaucoup plus accessible et moins cher. En plus, il est utilisé par les femmes dans diverses tâches quotidiennes comme la cuisine. «Le sac de sel est vendu à 2500 Fcfa et c’est pour cette raison que nous le choisissons», ajoute la vieille dame. Si notre première interlocutrice se plaint de la cherté du panier de cola, Aminata Coulibaly, elle, met l’accent sur le prix de la dot de mariage. Selon elle, la dot ne dépasse pas 200 000 Fcfa et si l’on doit acheter le panier de cola à 75 000 Fcfa dans cet argent, il ne restera plus 125 000 Fcfa, «une somme largement insuffisante pour payer les ustensiles de cuisine et autres cadeaux pour la future mariée». Aissata Maiga a un avis différent sur la question. Pour elle, le sel ne peut, en aucun cas, remplacer la noix de cola lors des cérémonies de fiançailles. «La cola est donnée pour être croquée, ce qui n’est pas le cas du sel. Il faut respecter la tradition, parce que nos parents n’ont pas choisi la cola par hasard», dit-elle, avant de renchérir : «le sel peut même jeter un mauvais sort sur le foyer». Au marché de colas, communément appelé «Woro courou», le panier de cola est cédé entre 55 000 et 75 000 Fcfa. Adama Keita, vendeur de cola depuis plus de 20 ans, indique que le prix du panier varie en fonction de sa source de provenance (Côte d’Ivoire ou Guinée). Pour lui, la hausse du prix du panier de cola s’explique aussi par les tracasseries routières. Avant, le panier était vendu à 30 000 Fcfa, a révélé le commerçant. LA SAVEUR DANS UN FOYER – Pour un interlocuteur, la cola a un goût particulier qui représente l’union, la paix et la cohésion. Aussi, estime-t-il, le fruit marque des moments de solennité dans la vie de l’homme. «Partager le sel pour sceller une union sème beaucoup de zizanie dans un couple», affirme notre interlocuteur, ajoutant que l’utilisation de cet épice est à la source de conflits entre les époux, pouvant aboutir au divorce. « Fruit du colatier avec ses multiformes et plusieurs couleurs (blanche, rouge), la noix de cola a beaucoup de vertus », assure un homme habitué des démarches de mariage. Selon lui, l’utilisation de la cola lors des cérémonies de mariage renforce le lien entre l’homme et la femme et fait d’eux des noix de cola difficiles à séparer. Quant à la symbolique du sel, elle annonce la saveur dans un foyer, soutient notre interlocuteur. A chacun son interprétation. MK/MD (AMAP)
Ecole militaire interarmes (EMIA) : Les 68 officiers de la 44è promotion prêts à servir
Envoyés spéciaux Bembablin DOUMBIA Habib KOUYATE Bamako, 18 juil (AMAP) La 44è promotion de l’Ecole militaire interarmes (EMIA), qui compte 68 officiers dont 56 nationaux et 12 étrangers, est sortie vendredi dernier, lors d’une cérémonie à la place d’armes du Centre d’instruction Boubacar Sada Sy de Koulikoro, près de Bamako. Sur les 56 officiers maliens, 8 sont des personnels féminins. Au terme de deux années d’intense formation, ces stagiaires ont acquis les savoirs de base nécessaires et indispensables pour servir dans les forces armées et de sécurité, comme leaders de contact. Ils ont, également, atteint un niveau opérationnel «satisfaisant» pour se hisser à hauteur de mission afin de commander une section d’infanterie motorisée en temps de paix, de conflit ou de crise. La 44è promotion de l’EMIA porte le nom de « l’équipage du Super Tucano TZ04C ». Il s’agit du commandant Moussa Maïga et du lieutenant Mamadou Boubacar Traoré décédés suite au crash de l’avion de chasse Super Tucano TZ04C, survenu le 07 avril 2020 à Sévaré (Centre). Alors qu’ils revenaient d’une mission commandée dans la zone de Tombouctou (Nord). Selon le commandant de l’EMIA, le colonel Joachim Famagan Cissoko, en choisissant comme parrains les membres de l’équipage du Super Tucano TZ04C, le président de la Transition « vient, une fois de plus, d’illustrer son engagement à galvaniser les troupes pour le sacrifice ultime ». NOUVELLE POSTURE – Le major de la 44è promotion de la prestigieuse école est le Malien. le sous-lieutenant Alhousseini Maïga, avec une moyenne de 17,22/20. La cérémonie a été marquée par la remise des sabres et des épaulettes aux stagiaires. Ces derniers ont, également, prêté serment devant le drapeau national et le chef suprême des Armées, notamment de servir la patrie avec loyauté, dévouement et honneur. Pour le chef d’état-major général des Armées, le général de division Oumar Diarra, l’évolution de la situation socio-politique et sécuritaire exige des Forces armées maliennes (FAMa) « d’adopter une nouvelle posture qui leur permettra de couvrir l’ensemble du territoire national et de sécuriser les différentes élections à venir ». « C’est dans cet esprit que j’ai décidé de fixer un cap renouvelé aux armées et services tout en réaffirmant, avec force, les principes qui garantissent leur efficacité», a déclaré le général Diarra. Ajoutant que les états-majors et directions de services ont reçu un nouveau contrat opérationnel pour parvenir à ce résultat. L’officier général a, en outre, réitéré l’engagement des forces armées et de sécurité à poursuivre les efforts en cours afin d’apporter la paix et la sécurité au peuple malien. Mais aussi à tous «ceux qui vivent parmi nous sur l’ensemble du territoire national, même au prix de leurs vies s’il le faut» Au terme de la cérémonie, le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a, devant la presse, félicité les stagiaires pour avoir accompli cette formation initiale dont l’objectif principal est « de les préparer à l’exercice du commandement, conformément à la réalité du terrain ». D’après le colonel Assimi Goïta, aujourd’hui, le terrain est dominé par les opérations offensives terrestres et aériennes contre les groupes terroristes. « Donc, a-t-il poursuivi, ces officiers fraichement sortis de l’école auront l’opportunité de mettre en pratique leurs savoir-faire tactique et technique pour la réussite de leur mission ». Aussi, le chef de l’Etat a-t-il invité les stagiaires « à rester fidèles à leur serment d’officier. Mais, aussi, d’être à l’écoute des conseils des «aînés» et d’avoir le souci constant des «subordonnés» qui seront désormais le fer de lance de toutes les opérations qu’ils auront à mener sur le théâtre des opérations. Le chef suprême des Armées a, également, rendu un vibrant hommage aux deux parrains de la promotion. Avant de demander aux promus de défendre toutes les valeurs qui ont marqué la vie de ces derniers, notamment la loyauté, le dévouement et le sacrifice suprême. En souvenir de la bravoure et du professionnalisme des deux aviateurs militaires disparus, un Super Tucano a survolé la place d’armes de l’Emia de Koulikoro pendant la cérémonie de sortie. L’évènement a été présidé par le président de la Transition, chef suprême des Armées, le colonel Assailli Goïta, en présence du Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, du président du Conseil national de Transition, le colonel Malick Diaw et de plusieurs membres du gouvernement. On notait également la présence de la hiérarchie militaire, des membres du corps diplomatique accrédité au Mali, des parents et proches des officiers stagiaires. BD/MD (AMAP)

