Gingembre, Tamarin, Kinkéliba : Des prix acceptables
Par Ana Coulibaly & Fatoumata Koné Ségou, 05 mar (AMAP) Le gingembre, le tamarin, le citron et le kinkéliba sont également très prisés pendant le mois de ramadan. Utilisés pour la rupture du jeûne, le gingembre, le tamarin, le citron rentrent dans la préparation de la traditionnelle bouillie. Certains transforment également ces produits en jus. Quant au Kinkéliba, Originaire d’Afrique de l’Ouest, elle utilisée en infusion pendant la rupture. L’utilisation de ces quatre denrées n’est point fortuite pour les Maliens si l’on mesure leurs valeurs nutritives. Le gingembre est connu pour sa valeur culinaire mais, également, pour soulager différents maux comme le rhumatisme, la fatigue, les nausées, le rhume et les maux de tête et surtout pour les problèmes digestifs. Quant au tamarin, il est riche en anti-oxydant en anti-cholestérol, protège le foie et anti-diabétique. Le kinkéliba aide à traiter les troubles de la digestion et aussi les problèmes de constipation tout comme les épisodes de diarrhée aiguë. Le citron est notamment connu pour sa teneur en vitamines C et sa capacité à favoriser une bonne digestion grâce à sa concentration en acide citrique. Dans les trois grands marchés quotidiens de Ségou, le grand marché du centre commercial, le marché de Médine et le marché du château, les prix semblent abordables par rapport aux années précédentes si l’on se fie aux confidences de différents vendeurs et consommateurs. Au marché hebdomadaire de Ségou « Ségou ntènè » le kilo du gingembre varie entre 400 et 450 Fcfa. Le kinkéliba est cédé entre 500 et 1 000 Fcfa le seau, selon que le produit soit nouveau ou ancien. Le prix du tamarin varie entre 600 à 650 Fcfa le kilo. Au marché de Médine comme au marché dit « château » les prix sont les mêmes. Le tamarin est vendu entre 750 et 800 Fcfa le kilo. Le gingembre à 400 Fcfa, le kinkéliba à 500 Fcfa le seau. Assan Camara, vendeuse de jus de gingembre et de tamarin pendant le mois de Ramadan indique qu’elle trouve son compte « Pour le moment, les prix sont abordables par rapport à l’année précédente. Nous prions qu’ils restent stables », a-t-elle indiqué avant de confier que pour éviter une surprise désagréable, elle a préféré faire son stock dès maintenant. Il faut signaler que le citron se fait rare sur les trois marchés. Six petits citrons sont cédé à 200 Fcfa, huit à 500 Fcfa. Ce nouveau climat affecte beaucoup les vendeurs ainsi que les consommateurs. « J’utilise beaucoup le citron pendant le mois de Ramadan. Je le préfère dans la bouillie plus que le tamarin. Depuis plusieurs jours, le produit est devenu introuvable sur le marché. Quelques vendeuses qui le proposent vendent très cher. Nous espérons que la donne change d’ici le Ramadan » espère Mariam Kassogué. AC/FK (AMAP)
Sikasso : Des mesures contre la flambée des prix
Sikasso, 07 mar (AMAP) « Le marché de Sikasso est suffisamment approvisionné en produits de première nécessité. Il n’y aura pas de flambée, ni de rupture pendant le Ramadan », a affirmé le directeur régional du commerce, de la consommation et de la concurrence, Sékou Bougadar Fofana. « Cette année, nous avons déjà fermé trois boutiques pour non-respect du prix plafond du sucre. Les clés seront remises à leurs propriétaires après la fête de Ramadan », a indiqué le directeur. « Dans ces magasins, poursuit-il, les produits seront vendus uniquement en détails et en-dessous des prix indicatifs plafonds. » « La décision sera prise à Bamako. Au moment opportun, on nous enverra les noms des opérateurs économiques retenus », a-t-il expliqué. Sékou Bougadra Fofana a invité les commerçants au respect des prix indicatifs plafonds et les consommateurs à dénoncer les cas de non-respect de ces prix à chaque fois qu’ils en sont victimes. Il est revenu sur les prix indicatifs plafonds des denrées de première nécessité. Le prix carreau-usine du sucre local de 50 kg est de 26 250 Fcfa, le prix des commerçants grossistes du sac de 50 kg du sucre local est de 28 250 Fcfa, celui du sucre importé 30 500 Fcfa, le sac de 50 kg des demi-grossistes coûte 28 750 Fcfa, celui du sucre importé est de 31 000 Fcfa. Le prix détaillant du sucre local est de 600 Fcfa le kilo et celui du sucre importé 650 Fcfa. En ce qui concerne le litre de l’huile locale, Fofana affirme que celui-ci est vendu en dessous du prix indicatif plafond. Quant au lait, il ne fait pas partie des prix indicatifs plafonds fixés par l’État cette année. Le mois béni de Ramadan ou encore le mois des grandes dépenses pour les fidèles musulmans approche à grand pas. Ce mois est surtout celui de forte consommation des produits de première nécessité comme le sucre, l’huile importée ou locale, le lait… Certains commerçants sans scrupule n’hésitent pas à entretenir la spéculation autour de ces produits. Or, l’État a fixé des prix indicatifs plafonds et pris des dispositions pour réduire les dépenses de la population. Notre équipe de reportage a rencontré quelques acteurs concernés, mais aussi des consommateurs ainsi que la direction régionale du commerce, de la consommation et de la concurrence. Youssouf Maïga, commerçant détaillant au quartier Wayerma II, affirme que la situation est tenable, car il arrive à tirer son épingle du jeu tout en respectant les prix indicatifs plafonds fixés par l’État. Notre interlocuteur cède le kilogramme du sucre local à 600 Fcfa et celui du sucre importé à 650 Fcfa. Quant aux consommateurs, Mme Diallo Alimata Berthé et Oumar Konta, ils estiment que les prix des différents produits de première nécessité sont abordables. « Sincèrement, cette année les prix ne sont pas aussi élevés. On souhaite que la situation demeure ainsi jusqu’à la fin du mois de Ramadan », a dit Mme Diallo. MFD/MD (AMAP)
FINAGRI 2024 : Les défis et perspectives de la promotion du genre dans les chaînes de valeur agricoles en ligne de mire
Ségou, 07 mar (AMAP) La 10ème édition du Salon du financement de l’griculture (FINAGRI 2024) se tient, depuis mercredi, à Ségou (Centre) à la Chambre de Commerce et d’Industrie de la ville, sous le thème «Défis et perspectives de la promotion du genre dans les chaînes de valeur agricoles, pour une meilleure inclusion financière à travers le financement des projets individuels, EAF et MPME ».. La rencontre qui prend fin le 08 mars 2024 est organisée par le réseau AgriVision Sahel, réseau dédié à l’inclusion financière rurale, au développement de l’Agribusiness et de l’entreprenariat Agricole au Mali, en partenariat avec le Conseil Régional de Ségou, la BNDA, l’Office du Niger, l’Office Riz de Ségou, la GIZ, LUXDEV, MEREF, Projet Inclusif, SENE Yiriwa, SUGU Yiriwa, les institutions de financement, Mali FolkeCenter, le Réseau des Femmes Opératrices Economiques de Ségou, les Organisations Professionnelles Paysannes et les Collectivités locales. Placée sous le co-parrainage des Ministres de l’économie et des finances ; de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche ; de la Promotion de Femme, de l’Enfant et de la Famille ; de l’Entreprenariat National, de l’Emploi et de la Formation professionnelle et de l’industrie et du Commerce, l’édition 2024. Le FINAGRI 2024 c’est : la galerie marchande, des conférences-débat, des rencontres B2B où les acteurs du monde agricole (Producteur, Transformateur, distributeur, négociant), les projets et programmes de développement axés sur l’Agriculture, les porteurs de projets et les institutions de financement ont l’occasion de se retrouver autour des questions brûlantes de financement Agricole Le Salon du financement de l’Agriculture, qui s’inscrit en droite ligne de la mise en œuvre d’un axe phare d’intervention du réseau Agri Vision Sahel à savoir « Accès aux services financiers adaptés », est devenu une tradition. Le coordinateur de AgriVision Sahel, Oudou Bengaly, a fait remarquer que la tenue des éditions successives est la preuve tangible de sa pertinence, de son efficacité. Il a souligné qu’en dépit de l’importante potentialité agro-sylvo-pastorale et halieutique, le Mali n’arrive pas encore à couvrir régulièrement la totalité de ses besoins alimentaires et ce, pour atteindre un niveau de souveraineté alimentaire durable. Aussi, il est urgent de créer des espaces propices aux réflexions pour mieux appréhender la problématique dans toutes ses dimensions et explorer des pistes pour faciliter l’accès des petits producteurs au financement. « Afin d’améliorer davantage les performances de l’agriculture, une des alternatives serait sa mutation vers l’Agrobusiness et ce, pour promouvoir et renforcer les chaînes de valeur inclusives orientées vers le développement durable, liant but avec profit et à la création de valeur partagée pour les besoins de consommation des populations urbaines de plus en plus nombreuses et exigeantes » a-t-il dit. Oudou Bengaly a rendu un grand hommage aux acteurs des chaînes de valeur agricole (Productrices, producteurs, transformatrice transformateurs, commerçants, commerçantes), qui en dépit du caractère peu clément du climat, se battent au quotidien pour donner les performances souhaitées au secteur de l’agriculture. Sans oublier les accompagnateurs du processus d’intermédiation financière. Soulignant l’importance des activités du salon pour l’économie du Mali en général, et celle de la Région de Ségou en particulier, le conseiller aux affaires juridique du gouverneur, Mohamed Aboubacrine Ag Mohamed Aly, qui a présidé la cérémonie d’ouverture de cette 10ème édition, a indiqué que la rencontre offre un cadre idoine de rencontre entre les acteurs de la filière agricole du Mali, et les partenaires financiers, ainsi que les organisations de Développement axées sur l’Agriculture. « Le Développement de toute Nation est lié au développement de ses systèmes de marchés pour l’atteinte de l’autosuffisance alimentaire, favorisant ainsi une croissance économique, sociale et durable. Cela passe par la valorisation du secteur privé à travers le financement des projets agricoles pour un entreprenariat agricole inclusif. C’est pourquoi la migration de l’agriculture familiale vers le développement de l’Entreprenariat agricole, pour une Agriculture durable et inclusive est une forte ambition du Gouvernement du Mali en vue de faciliter l’émergence des PME compétitives dans toutes ses filières » a-t-il dit. Le ministre de l’Agriculture, Lassine Dembélé, qui a visité les différents stands a estimé que la FINAGRI est une initiative à soutenir et à encourager pour pouvoir mettre la jeunesse au cœur du développement agricole. « Le monde agricole ne peut pas être financé uniquement par l’État. Il y a des propositions de services agricoles qui sont effectués par les particuliers à travers leurs réseaux et que nous constatons qui font des effets non seulement pour l’organisation des jeunes et le soutien aux différents projets mais, aussi, à leurs entreprises. Je crois que c’est de cela dont nous avons besoin présentement » a-t-il dit. Le ministre Dembélé a aussi indiqué que les activités parallèles d’accompagnement du secteur agricole peuvent être portées par la jeunesse aujourd’hui. « C’est des opportunités qu’on doit mettre en œuvre, exploiter, renforcer et encourager pour que notre jeunesse puisse vraiment s’impliquer davantage et profiter de ce qu’ils savent faire pour pouvoir appuyer notre agriculture » a-t-il dit, mettant l’accent sur l’intelligence artificiel. De son côté, le président du Conseil régional, Siaka Dembélé, qui a salué la tenue de cette rencontre, a souligné que le thème est en droite ligne de la vision du Conseil régional de depuis plusieurs années, sur le genre dans les chaînes de valeur agricoles et le développement de la Région de Ségou. La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence, également, de la présidente des femmes rurales Mme Diaw Kadiatou Tall. ADS/MD (AMAP)
Sucre, datte et lait en poudre : les consommateurs plaident pour une baisse des prix
Par Fatoumata Doumbia Ségou, 05 mar (AMAP) Fruit comestible du palmier dattier, la datte est très consommée au mois de ramadan pour sa valeur nutritionnelle et son importance en islam. Elle contient en effet des glucides, des fibres, des protéines, des minéraux (potassium, magnésium, fer…) et des vitamines (A, B, C…) A Ségou, Cité des Balanzans, le produit est vendu dans les trois principaux marchés, (Médine, Château et marché hebdomadaire) entre 900 et 1000 Francs CFA. En ce qui concerne les dattes importées en assiette, plusieurs commerçants ont confié attendre la veille du mois pour apporter le produit afin d’éviter des pertes. En ce qui concerne le sucre, c’est le local qui domine le marché. Le sucre importé se fait rare. Le local est cédé entre 28 000 et 28 500 Fcfa, le sac de 50 kg. Celui importé est vendu à 30 000 Fcfa. Certains commerçants fustigent déjà : « j’ai décidé de ne pas vendre le sac de sucre cette année car c’est cher. En plus de cela, il n’y a pas de bénéfice. Je me limite à le vendre en détail entre 600 à 650 francs CFA », indique Djiré, un commerçant de la place. Une ménagère, Ana Coulibaly, que nous avons rencontrée dans sa boutique soutient, pourtant, que le prix au détail a diminué. « Il y a quelques mois, avec 5 000 Fcfa on ne pouvait acheter que 5 kg de sucre mais, actuellement, avec le même montant, on peut avoir 8 kg de sucre. Nous remercions Dieu pour cette baisse légère du prix du sucre même si nous voudrions que les commerçants revoient les prix en cette veille du ramadan », a-t-elle dit. Quant au lait en poudre, également prisé pendant le mois sacré, son prix reste élevé selon les consommateurs. Un kilo de lait en poudre est vendu à 2 500 Fcfa et 2 600 Fcfa. Dans les trois marchés les plus fréquentés, le prix du sac de 5 kg varie entre 14 500 et 15 000 Fcfa. Le lait en sachet de 400g varie entre 1 400 et 2 400 Fcfa. La boite du lait Nido est cédé à 3 250, 6 500 et 18 000 Fcfa la petite, moyenne et grande boîte. Une consommatrice confie qu’elle a arrêté d’acheter du lait depuis plusieurs mois. « Le kilo de lait en poudre est cher. Ce n’est pas pour nous les pauvres. C’est pourquoi je l’ai enlevé de mon alimentation », confie-t-elle. Boubacar Traoré, un chef de famille, sollicite les autorités en vue d’une diminution des prix qu’il trouve trop élevés. « Mes enfants aiment beaucoup le lait et les dattes. Pendant le Ramadan, la consommation est forte dans ma famille. Je trouve que les prix sont assez élevés cette année. Nous souhaitons que les autorités prennent des mesures pour alléger nos dépenses pendant le mois de ramadan ». FD/MD (AMAP)
Panier de la ménagère : A Ségou, les ménagères ne se plaignent pas
Par Aminata Dindi SISSOKO Ségou, 05 mar (AMAP) Les marchés les plus fréquentés a Ségou, dans le Centre du Mali, sont suffisamment approvisionnés et les ménagères estiment qu’elles n’auront pas assez de difficultés au cours du mois de Ramadan pour concocter les savoureux plats dont les jeûneurs raffolent A l’instar de la communauté musulmane, le Mali observera, dans quelques jours, le mois de Ramadan, le neuvième mois du calendrier musulman. Tout comme l’année précédente ce mois de pénitence va se dérouler dans un contexte socio-économique difficile marquée par une longue crise sécuritaire. Toute chose qui inquiète les fidèles musulmans dont les dépenses se démultiplient pendant ce mois. Il est aussi avéré que les prix flambent pendant le mois de ramadan par le comportement peu catholique de certains commerçants qui profitent de l’occasion pour faire de la spéculation, face à la forte demande des produits. Pour s’imprégner de l’état du marché, notre équipe de reportage a sillonné les trois principaux marchés de la capitale des balanzans, Ségou. Il s’agit du marché dit Château, le marché de Médine et le marché hebdomadaire, communément appelé « Ndènè Sugu ». Constat : ces différents marchés sont suffisamment approvisionnés en produits rentrant dans le panier de la ménagère. Les ménagères n’auront pas assez de difficultés, cette année, à Ségou. Le mois tombe sur une période caractérisée par l’abondance de plusieurs produits sur le marché comme l’oignon, l’échalote, le gombo, la carotte, la tomate, le haricot vert entre autres. Du coup, beaucoup prix ont baissé pour le bonheur des ménagères. « Cette année on n’a pas trop à s’inquiéter pour le Ramadan en ce qui concerne le panier de la ménagère. Le Ramadan coïncide avec la récolte de plusieurs produits. Actuellement sur le marché plusieurs légumes sont abordables. Nous espérons que les commerçants ne feront pas de spéculation face à la forte demande pendant le mois de Ramadan », a dit une ménagère, Aïssatou Doumbia, que nous avons rencontré au marché de Médine. Pas seulement elle, plusieurs ménagères interviewées ont toutes confié que les produits sont moins chers. A Ségou, dans les trois marchés cités plus haut, les prix sont presque les mêmes. L’échalote est cédée entre 250, 300 Fcfa, l’oignon, entre 200 et 250 Fcfa le kilogramme. La pomme de terre locale est cédée entre 200 et 400 Fcfa le kilo, selon la taille. L’importée qui se fait rare sur le marché. Le prix varie entre 800 et 900 Fcfa. Au moment du passage de notre équipe de reportage, le prix de la viande restait inchangé. Le kilo de ce produit incontournable dans l’alimentation du Malien était cédé à 3 300 Fcfa sans os et 2 750 Fcfa avec os dans les trois marchés. L’huile rouge est cédée entre 14 500 et 15 000 Fcfa, le bidon de 20 litres et 15 500 l’huile blanc. Au détail, l’huile blanc est vendue à 800 Fcfa et le l’huile local entre 700 et 750 Fcfa. Le bidon de 5 litres est vendu à 5 000 Fcfa. ADS/MD (AMAP) .
Tominian : Renforcement des capacités des Comités de Gestion Scolaire
Tominian, 3 mars (AMAP) Un atelier de renforcement des capacités des membres des Comités de Gestion Scolaire (CGS) des communes de Timissa et Lanfiala a été organisé vendredi, dans la salle de réunion de la mairie de la commune rurale de Tominian, a constaté l’AMAP. La cérémonie d’ouverture de la rencontre a été présidée par le Directeur du Centre d’Animation Pédagogique CAP de Tominian Niamory Keïta, en présence des représentants de l’ONG ADRA Narcisse Keïta et Benoît Dembélé. Etaient également présents le président et 6 autres membres des CGS des 2 communes ci-dessus citées. L’objectif de l’atelier était de renforcer les capacités des membres du Comité pour une gestion saine et durable des infrastructures scolaires dont ils ont la responsabilité de façon spécifique à savoir connaître l’effectif et la composition des Hommes des communautés et les postes de chaque membre des comités, former les membres du comité sur le fonctionnement du CGS, le rôle du CGS dans la gestion de l’eau, l’hygiène et l’assainissement dans l’espace scolaire et mettre à leur disposition des outils pour la gestion. Selon les responsables de ladite ONG, Adventist Developement Relief Agency – ADRA (Agence Adventiste d’Aide de Développement) est une organisation non gouvernementale mondiale, présente dans plus de 140 pays, dont la mission est de travailler pour créer un changement positif et juste à travers le renforcement du partenariat et une action responsable. ADRA Mali met en œuvre dans le Cercle de Tominian et les communes de Fangasso, Koula, Lanfiala, Timissa et Tominian le projet BMZ NEUXS intitulé « Promouvoir la coexistence pacifique et renforcer la résilience en améliorant la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations vulnérables ( déplacés internes et communautés d’accueil) dans le centre du Mali et le centre Nord du Burkina Faso (BMZ NEUXS BEFA Mali), BFA Mali » pour une période de 47 mois (de décembre 2022 à octobre 2026) sur financement du ministère Fédéral Allemand de la Coopération Economique et du Développement (BMZ). Dans un second temps, il est prévu la planification, la construction et la réhabilitation de manière fonctionnelle et participative dans les communes du projet, les infrastructures sociales de base (eaux, éducation, santé et pastorale) Au terme des travaux de réhabilitation de 5 salles de classe à Lanfiala et Timissa et la construction de 3 salles de classe à Pakan-Bobo dans la Commune rurale de Lanfiala, la mission du Comité de Gestion Scolaire en charge de la gestion de ces ouvrages scolaires est terminée. ST/KM (AMAP)
Sikasso : le CESEC lance les missions de recueil annuel 2024
Sikasso, 1er mars (AMAP)Le président du Conseil Economique, Social, Environnemental et Culturel (CESEC), Yacouba Katilé a présidé, mardi dernier au Gouvernorat de Sikasso, le lancement des missions de recueil annuel 2024, a constaté l’AMAP. Il s’agissait de collecter les besoins, les attentes et les problèmes des populations de la région de Sikasso (les cercles de Sikasso et Kadiolo) au titre de l’année 2024. La cérémonie de lancement a enregistré la présence du directeur de Cabinet du Gouverneur de Sikasso Bernard Coulibaly, le préfet de Cercle Djiby Diawara, le représentant du maire de la commune urbaine, Abdramane Sidibé ainsi que les chefs des services techniques, les autorités politiques et coutumières de Sikasso. Le président du CESEC Yacouba Katilé a, dans son allocution, rappelé que ce sont les dispositions de l’article 165 de la Constitution qui assignent au CESEC, la mission de collecte, de rédaction d’un rapport des besoins, des attentes et des problèmes de la société avec des propositions et des orientations à l’adresse du Président de la République, du Premier Ministre et des présidents des deux chambres du parlement. « C’est dans le cadre de l’exécution de cette mission constitutionnelle que les délégations de l’institution sillonneront l’ensemble des dix-neuf régions administratives », a déclaré Yacouba Katilé. Selon lui, cette troisième édition revêt un caractère particulier. Elle constitue la toute première après le passage à la 4ème république. Ce qui a apporté des innovations majeures à leurs différentes missions. A cet effet, il a annoncé qu’avec la nouvelle loi fondamentale, il existe désormais un mécanisme de suivi de la mise en œuvre du rapport annuel du CESEC. Il a saisi l’opportunité pour remercier les autorités administratives, politiques et coutumières de Sikasso pour leur participation. Pour sa part, le Directeur de Cabinet du Gouverneur de Sikasso, Bernard Coulibaly a, au nom de la population, de Sikasso exprimé sa joie pour le choix porté sur la 3ème région pour le lancement des activités. Il a saisi l’occasion pour remercier le président de la Transition, le Colonel Assimi Goïta et la délégation du CESEC pour avoir mis la population au cœur de leurs préoccupations. Au cours de la synthèse des préoccupations collectées au niveau du Cercle de Sikasso qui s’est déroulée le jeudi dernier, le Conseiller de la République et Chef de la mission de collecte des informations pour l’élaboration du rapport du CESEC, Abdoulaye Diabaté a révélé que cette synthèse permettra de prendre en compte les grandes préoccupations de toute la région. « Les travaux se sont bien passés avec la pleine participation des services techniques et de la société civile de Sikasso », a affirmé Abdoulaye Diabaté avant de préciser qu’auparavant la mission du CESEC consistait à faire le recueil annuel pour le transmettre aux plus hautes autorités (président de la Transition, le président du CNT et le premier ministre). Mais avec la Constitution du 22 juillet 2023, le constituant a stipulé que chaque année, le CESEC va évaluer avec le Gouvernement le rapport annuel qu’il soumettra aux hautes autorités. Lors des travaux, les préoccupations des services techniques du Cercle de Sikasso ont concerné les quatre différents secteurs (primaire, secondaire, tertiaire, infrastructures et équipements). Ces préoccupations étaient, entre autres, relatives à l’insuffisance du quota d’intrants alloués à la région, les difficultés d’accès à l’engrais spécifiquement adapté à la production de la pomme de terre, la vente illicite des produits pharmaceutiques etc. En effet, la majorité des préoccupations et des solutions évoquées en 2023 par les différents services a été maintenue. MD/KM (AMAP)
Invasion de criquets arboricoles dans la Région de Ségou (Centre)
Ségou, 29 fev (AMAP) Des essaims de criquets arboricoles ont causé des grands dégâts sur les vergers, les cultures maraichères et les arbres fruitiers sauvages dans la ville de Ségou, dans le Centre du Mali, a constaté l’AMAP sur place. Selon le Service régional de protection des végétaux de Ségou, ce phénomène national ne concerne pas que lq ville de Segou. Depuis le début de ce mois de février 2024, des signalisations de criquet arboricole leur sont parvenues depuis plusieurs localités de la Région notamment Niono, Boidié Dougoufé (Cercle de Baraoueli) ; Molodo Niéminani, N’Débougou, Koutiala Coura (Cercle de Niono) ; Sakoiba, Farako Kalabougou, Konodimini, Gara, Sébougou, Cinzana Gare, Saminé, Ségou (Cercle de Ségou) et Touna (Cercle de Bla). Les densités sont estimées à des milliers d’individus par groupe de vol. La superficie infestée est d’environ 7 000 ha dont 22 ha de cultures maraichères, 14 ha de mangueraies et le reste sur les épineux (Accacia sp et Balanites aegyptiaca). Le Service régional de protection des végétaux de Ségou estime que pour faire face à ce ravageur qui continue d’envahir toute la région, il est très urgent d’agir en vue de réduire ses dégâts. Mais ce service traverse des moments difficiles (manque de pesticides homologués, manque d’équipement de traitement, manque de ressources financières pour conduire les missions de prospection etc.) Son directeur régional, Oumar Kamissoko, sollicite un appui financier en vue de gérer cette catastrophe naturelle que traverse toute la région. ADS/MD (AMAP)
Ténenkou : Recueil des besoins et attentes des populations
Ténenkou, 28 février (AMAP) Une séance de recueil des besoins et attentes des populations, initiée par le Conseil Economique, Social et Culturel, s’est déroulée le mardi 27 février 2024, dans la salle de réunion de la préfecture du Cercle de Ténenkou, a constaté l’AMAP. La rencontre a été présidée par le Préfet de Cercle, Mamadou Dao en présence des Sous- préfet de Tenenkou, Diondiori, Sossobé et des représentants des forces vives de la localité. Dans son allocution d’ouverture, le Chef de l’exécutif local a salué la forte mobilisation des forces vives, toute chose qui démontre l’intérêt qu’elles accordent au développement de leur localité. Il s’agissait de recueillir les besoins, les attentes et les problèmes des populations du cercle de Ténenkou pour cette année 2024. Durant plusieurs heures, les participants ont fait un tour d’horizon de leurs différentes préoccupations qui touchent plusieurs secteurs d’activité à savoir l’agriculture, l’élevage, la pêche, la santé, l’éducation, l’eau et l’électricité, le commerce et le transport, l’administration et la sécurité, la jeunesse, le sport et la culture. On note également l’insécurité qui touche le Cercle depuis 2012, la fermeture des écoles, l’arrêt des travaux de la route Macina- Ténenkou essentielle pour le désenclavement du Cercle, l’accès à l’eau potable et à l’électricité dans de nombreuses communes, la non matérialisation des pistes pastorales. En termes de solutions à ces problèmes, les participants ont proposé entre autres solutions, le renforcement de la sécurité dans le Cercle, la reprise des travaux de la route Macina – Ténenkou, la construction d’un nouveau château d’eau et l’ouverture des écoles fermées. A la fin des travaux, le préfet de cercle a remercié les participants pour la qualité des échanges avant de rappeler que les besoins recensés seront transmis au niveau régional pour une synthèse. AS/ KM (AMAP)
Macina : Consultation publique sur le projet d’aménagement du Fleuve Niger
Macina, 20 février (AMAP) Une grande consultation publique sur le projet d’aménagement du Fleuve Niger a eu lieu le mardi 20 février 2024 à Macina, sous la présidence du Préfet de Cercle, le Lieutenant-Colonel Albaraka Ag Amarizag. C’était en présence des responsables administratifs, politiques, des Chefs des Services Techniques, des leaders Coutumiers, la CAFO, des représentants de la Jeunesse, des transporteurs de sable, de la Société Civile et des représentants des villages concernés. Il s’agissait au cours de cette rencontre d’expliquer aux parties prenantes comment sauvegarder le Fleuve Niger, véritable entité vitale pour le Mali et qui nourrit près de 85% de la population avec les activités socio-économiques. Initiée par le Gouvernement du Mali en partenariat avec l’Autorité du Bassin du Fleuve Niger (ABFN) et le Projet de Réhabilitation Economique et Environnemental du Fleuve Niger (PREEFN), cette activité salvatrice de désensablement concerne les villages de Kokry-Bozo, Konkougourou, Touara, dans la Cercle de Macina, porte d’entrée du Delta Intérieur du Niger Pour le Chef de l’Exécution Local, la sauvegarde de Fleuve Niger doit être le leitmotiv de tous et personne ne peut se prévaloir de ne pas profiter des bienfaits de ce fleuve nourricier et tout le monde doit s’impliquer pour sa survie, gage d’un Mali émergent. Soulignons qu’après plusieurs questions réponses de compréhension sur le projet, les participants ont salué la mise en oeuvre du projet et se sont engagés à l’accompagner. Quant au représentant des villages concernés au nom de l’ensemble des riverains ils ont promis de prendre soin de ce bien précieux qui doit être laissé comme héritage aux futures générations. Il revenait ensuite au Lieutenant-Colonel Albaraka Ag Amarizag, Préfet du Cercle d’inviter toute la population du Cercle à sauvegarder le Fleuve Niger, véritable don de la Nature et pour une meilleure protection. Pour rappel, le Fleuve Niger est la plus importante ressource en eau de surface au cœur du Sahel qui est aussi l’un des espaces au monde les plus affectés par le réchauffement planétaire et le dérèglement climatique. AOK/KM (AMAP)

