La Médiation pousse à la reprise le processus de mise en œuvre de l’Accord de paix au Mali
Bamako, 16 mar (AMAP) La Médiation internationale de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger a procédé, lundi dernier, à une analyse approfondie de la situation, afin de d’aider à la reprise du processus de mise en œuvre de l’Accord, ainsi que des initiatives prises depuis décembre 2022, selon une source officielle. Dans un communiqué rendu public, ce jeudi, par la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), la Médiation internationale indique avoir, au cours d’une réunion virtuelle sous la présidence de l’ambassadeur Boudjemaa Delmi, président du Comité de suivi de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger (CSA), « pris acte des préoccupations exprimées par les parties au cours de ces consultations. » Elle ajoute, également, avoir relevé leur attachement à l’Accord de paix, et souligne que celui-ci « constitue le cadre le plus viable pour restaurer durablement la paix et la sécurité dans le Nord du Mali et contribuer de façon significative à la stabilisation de la région dans son ensemble. » La Médiation internationale « poursuivra ses démarches auprès des parties signataires dans les jours à venir », relève le communiqué. Elle entend, également, leur « soumettre des propositions concrètes en vue de relancer et d’accélérer le processus de mise en œuvre. » Notamment., à travers la tenue, « le plus rapidement possible, d’une réunion de haut niveau du CSA qui s’accorderait sur des actions prioritaires et concrètes de nature à restaurer la confiance entre les parties et à répondre aux besoins des populations sur le terrain. » La Médiation internationale attire l’attention sur le fait que la « persistance de l’impasse actuelle est porteuse de graves dangers et qu’aucun effort ne doit être ménagé pour surmonter cette impasse au plus vite ». Compte tenu de l’importance des consultations qui ont eu lieu à Bamako, à Kidal (Nord) et à Alger, la Médiation internationale a émis « le souhait d’être reçue, en temps utile, par le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, pour lui rendre compte de ces consultations et solliciter ses vues sur la marche à suivre. » La Médiation internationale « exhorte à nouveau les parties signataires à s’abstenir de tout acte ou toute déclaration susceptible de remettre en cause les acquis enregistrés dans la mise en œuvre de l’Accord et d’entraver les efforts en cours pour relancer la dynamique de paix. » Elle demande à la MINUSMA, qui préside la Commission technique de sécurité (CTS), de convoquer, dans les plus brefs délais possibles, une réunion de la CTS. Cela « pour faire le point de la situation sur le terrain et faciliter l’opérationnalisation du groupe de travail mandaté de réviser les arrangements sécuritaires dont la mise en place avait été convenue lors de la rencontre de la 54è session ordinaire de la CTS en date du 4 octobre 2022. » SS/MD (AMAP)
Anacardier : Cet arbre rapporte 32,5 milliards de Fcfa par an au Mali
Par N’Famaoro KEITA Bamako, 15 mar (AMAP) Le Mali produit environ 90 000 tonnes d’anacarde, qui rapportent 32,5 milliards de Fcfa ,chaque année et le secteur occupe plus de 200 000 personnes en milieu rural, selon le bilan de la campagne 2019 du Projet d’appui à la filière anacarde au Mali (PAFAM). Bien que marginalisée – moins de 1% de la production est transformée – la transformation des produits de l’anacarde occupe plus de 3 000 personnes dont 80% de femmes. majoritairement en milieu rural. Le document du PAFAM souligne que la filière ne bénéficie pas suffisamment de l’accompagnement de l’État, malgré son importance socioéconomique. Cette insuffisance se traduit par le faible niveau de règlementation de la filière et la faible capacité des services techniques concernés. Les autorités travaillent à améliorer la situation. Déjà, le «document de la stratégie nationale de la filière anacarde avec son plan d’action budgétisé est validé par les services techniques», nous apprend le chef de la section des cultures sèches et cultures irriguées à la Direction nationale de l’agriculture (DNA), Souleymane Bagayogo. Il ajoute que cette stratégie, qui est dans le circuit d’adoption du gouvernement, prend en compte tous les acteurs de la filière, des producteurs aux transformateurs, en passant par les commerçants et les transporteurs. Cultivée en zone tropicale, l’anacardier ou pommier-cajou est une espèce de plante originaire de l’Amérique tropicale. Au Mali, les producteurs ruraux le cultivent à plusieurs fins, telles que la clôture des champs, ses fruits (pomme et noix de cajou), ses écorces et ses feuilles pour leurs vertus thérapeutiques. Cet arbre est bien connu dans le Cercle de Kangaba, dans lOuest du Mali. À Dioulafoundo, dans la Commune de Nouga, la plupart des paysans disposent de centaines de pieds d’anacardiers. VERTUS THÉRAPEUTIQUES – Madou Keïta a clôturé son jardin avec des anacardiers qui donnent de délicieux fruits, en cette période de l’année. Mais, ce sont surtout les noix qui intéressent le paysan. Il les vend pour faire face aux frais scolaires de ses enfants. Les enfants, aussi, vont dans les champs pour cueillir des pommes de cajou, en extraire les noix et les vendre aux commerçants. L’instrument de mesure utilisé pour cette vente est la boite de pate de tomate dont le plein équivaudrait à deux kilogrammes. Ainsi, une boite remplie est vendue entre 500 et 1 000 Fcfa. Amadou Diarra évolue dans l’agriculture et l’élevage, depuis des années. L’agropasteur soutient que l’anacardier est une plante exceptionnelle, un «don de Dieu à l’Afrique subsaharienne». En effet, cet arbre n’a pas besoin d’humidité et d’entretien particulier pour survivre. Et en seulement deux ans, il commence à donner des fruits. L’anacardier contribue beaucoup à la lutte contre la désertification. A cet égard, sa culture demande à être davantage valorisée. «Il faut développer le secteur agricole pour que les gens puissent s’intéresser à cette culture pour la sauvegarde de l’écosystème», prône Amadou Diarra. Et pour jouer sa partition, notre interlocuteur prépare un «nouveau champ qui sera spécialement réservé aux anacardiers». Au-delà de sa capacité à contrer l’avancée du désert, l’anacardier a des vertus thérapeutiques. Daouda Keïta nous informe que son «écorce peut guérir la toux, les maux de ventre et bien d’autres maladies». En plus, «l’anacardier peut contribuer à la sécurité alimentaire», ajoute Daouda Kéita qui regrette l’absence de «projet dans sa commune pour aider à la transformation des produits de cette plante». Le manque d’infrastructures de conservation et de transformation fait que plusieurs tonnes de pommes de cajou pourrissent dans les champs, quand elles ne sont pas ingurgitées par les animaux. Au même moment, ce fruit se vend cher à Bamako, la capitale malienne. Massaran Keïta vend des pommes de cajou, au quartier du fleuve, à 50 Fcfa, l’unité. Elle peut se faire, « chaque jour, un bénéfice de 5 000 Fcfa », nous a-t-elle dit. NK/MD (AMAP)
Attaque repoussée contre le Commissariat du 2ème arrondissement de Ségou
Ségou, 14 mar (AMAP) Le Commissariat du deuxième arrondissement de Ségou (Centre) a fait l’objet, mardi, aux environs de 22h, d’une « attaque terroriste » que les policiers ont repoussée, selon la Direction régionale de la police de Ségou. Selon cette source sécuritaire, le bilan provisoire de cette attaque par des individus armés non identifiés est de trois « policiers blessés légèrement, un véhicule de la police endommagé et une moto brûlée. » «Un assaillant a été arrêté par les Forces de sécurité», précise la même source. De son côté, l’Armée assure qu’un ratissage est en cours dans le quartier de «Sido Sounikoura» où se sont repliés les terroristes. Selon des sources non officielles, l’attaque aurait duré une dizaine de minutes avant que les assaillants ne prennent la fuite. Des impacts de balles sont visibles sur les murs d’enceinte du commissariat situé sur la route de l’an 2000. ADS/MD (AMAP)
Coopération militaire : Le chef d’état-major des armées du Niger reçu par le président de la Transition au Mali
Bamako, 10 mar (AMAP) Le chef d’état-major des armées du Niger le général, Mody Salifou, qui a été reçu en audience, jeudi, au Palais de Koulouba, par le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, est arrivé à Bamako, pour échanger avec les chefs militaires maliens de coopération entre le Niger et le Mali face aux terroristes, notamment dans la zone des trois frontières. Selon le général Mody Salifou, les efforts entre son pays et le Mali, dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, ont toujours été permanents. « Il a été question, aujourd’hui, de faire le tour de cette coopération et voir comment nous pourrons rentabiliser davantage cette coopération sécuritaire entre nos deux pays », a confié à la presse le chef d’État-major des Armées du Niger. Le haut gradé de l’armée nigérienne, à discuté, en substance, de la meilleure façon de rentabiliser davantage la coopération sécuritaire entre le deux pays dans la lutte contre le terrorisme. Cette question était au menu de l’audience avec le colonel Assimi Goïta. L’officier général nigérien était venu transmettre au chef de l’État « les salutations amicales » de son homologue du Niger, Mohamed Bazoum. Mais, aussi. de lui rendre compte de ses discussions avec ses « camarades » des Forces armées maliennes (FAMa). Le Mali et le Niger partagent une frontière commune de près de 821 km et sont confrontés à un défi commun : la lutte contre le terrorisme. Pour l’officier général nigérien, il est de bon ton que « nous nous retrouvions régulièrement pour faire le point de la situation, de part et d’autre de la frontière pour le bien de nos populations respectives ». Et de poursuivre : « nos forces ont toujours été ensemble. Nous travaillons toujours ensemble et nous soutenons les unes les autres». Cette audience intervient au moment où la zone dite «des trois frontières» entre le Mali, le Niger et le Burkina Faso est confrontée au terrorisme. Selon l’Armée malienne, la montée en puissance des FAMa et la mutualisation des efforts accrus avec les pays voisins ont porté un coup sérieux à la capacité de nuisance des terroristes. Par ailleurs, ce déplacement des hauts gradés de l’armée nigérienne u Mali arrive dans un contexte marqué par le retrait du Mali de tous les organes et instances du G5-Sahel, y compris sa force conjointe. Toutefois, les autorités de Bamako ont déclaré être ouvertes à toute coopération bilatérale dans la lutte contre les ennemis de la paix dans la région. BD/MD (AMAP)
Relance imminente du trafic ferroviaire au Mali (Ministère des Transports et des Infrastructures)
Bamako, 09 mar (AMAP) Une mission d’information et de sensibilisation est parti, jeudi, de la gare ferroviaire de Bamako pour Kayes, pour informer et sensibiliser les populations et autorités des localités riveraines sur la relance imminente du trafic ferroviaire national, annonce la cellule de communication du département des Transports et des Infrastructures. « La délégation, à bord de la locomotive CC 2207, fera le trajet Bamako-Kayes. Il est prévu une escale dans toutes les gares le long de la voie ferrée », ajoute la source indiquant que la mission a été mise en route sur instruction du ministre des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko. Toutes les activités de reprise du trafic ferroviaire sont financées par le budget national. À cet égard, au cours d’un voyage test, le 13 juillet 2022, Mme Sissoko a salué « l’engagement du président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, pour cette relance du trafic ferroviaire. » Selon elle, « c’est grâce à l’engagement des autorités que les techniciens maliens ont réparé entièrement deux locomotives et les voitures voyageurs. » Un communiqué publié par la même source, le mercredi 01 février 2023, a annoncé le ministre des Transports et des Infrastructures a réceptionné « symboliquement » des pièces de rechange destinées aux locomotives maliennes (CC 2205 et CC 2207) en provenance de Dakar (Sénégal). Au cours de cette cérémonie, Madame Dembélé Madina Sissoko a indiqué que des « actions doivent être engagées diligemment pour la libération du domaine ferroviaire des occupations irrégulières et la finalisation du cadre institutionnel de gestion du trafic ferroviaire. » La ministre en charge des Transports a, ainsi, appelé le personnel ferroviaire « à l’esprit d’initiative, au sens de responsabilité, au courage et à la persévérance. » « Cela afin que la marche du train soit irréversible et que le trafic ferroviaire national ne s’arrête plus jamais. » SS/MD (AMAP)
Spécial 8 mars : Maïga Adam Maïga, présidente et cheville ouvrière d’un Centre de santé communautaire
Bamako, 8 mar (AMAP) La Région de Kayes (Ouest) regorge de figures emblématiques, notamment de femmes, engagées pour les causes communautaires et nationales. Mme Maïga Adam Maïga en est une. Sage-femme de son état, elle est responsable de l’ Association de santé communautaire de Kayes N’Di (ASACOKADI), un quartier de la commune urbaine de Kayes. C’est l’une des rares femmes qui assure la présidence d’un Centre de santé communautaire (CSCOM) du pays depuis 2002. « Je suis impliquée dans toutes les activités de Bencounda, un nouveau quartier, fondé par la diaspora, notamment celle basée en France. Je dirige la première association de ce quartier. C’est la confiance de la population qui a prévalu dans le choix porté sur ma modeste personne pour présider aux destinées de notre structure socio sanitaire », assure Mme Adam Maïga. « Pour moi, le 8 Mars symbolise la féminité, la valorisation de la femme. Nous devons avoir confiance en nous-mêmes et nous battre pour avoir la confiance de la population. On a vu des femmes pilotes, présidentes de la République… Il faut travailler comme les hommes. Le Mali Kura est fait pour les femmes qui y retrouveront sûrement leur place », estime notre interlocutrice. Bien qu’elle soit de nationalité malienne, cette dame est l’illustration parfaite d’une intégration réussie entre le Mali et le Niger. Adam Maïga est née en 1972 au Niger où elle a reçu son parchemin, avant de venir dans son pays d’origine pour entamer sa vie professionnelle. Elle a fréquenté l’Ecole nationale de Santé publique du Niger de 1996 à 2000. Son père, Mamadou Zeti Maïga, a servi dans ce pays voisin du Mali comme gouverneur de la Région de Tahoua. Mariée et mère de 4 enfants, Adam Maïga a été affectée à l’ASACOKADI en 2001 après son admission au concours d’entrée à la Fonction publique des Collectivités territoriales. « C’est mon premier poste. J’encadre une vingtaine de personnes. Bientôt (probablement le 8 Mars), notre structure sanitaire sera érigée en CSCOM Universitaire pour promouvoir la prise en charge de qualité, la formation des ressources humaines », affirme-t-elle. En ce jour très ensoleillé du lundi 20 février 2023, nous nous sommes rendus à l’Association de santé communautaire de Kayes N’Di situé dans le quartier du même nom sur la rive droite du fleuve Sénégal qui traverse la ville de Kayes. Dans les locaux, les préparatifs de l’érection de la structure en CSCOM universitaire battent leur plein. Près de la porte d’entrée de la sage-femme responsable, on voit une dame debout sur une balance, près d’une assistante qui notait son poids, en attendant la consultation chez Mme Maïga. Entre-temps, cette dernière ouvre la porte de son bureau. « Ah vous êtes là, attendez un peu. Il y a une femme en travail », s’exclama-t-elle à notre vue. Ensuite, cette sage-femme responsable est ressortie pour aller faire le tour de quelques unités relevant de son service. Dans sa salle d’attente, elle réorganisait le dispositif mis en place pour offrir plus de commodités aux patients et à leurs accompagnateurs avant les consultations néo-natales et prénatales. Arrivée au niveau du grand hall où se font les pesées ordinaires, l’infirmière ordonna à certaines personnes d’amener des bancs métalliques devant son bureau pour soulager certaines personnes qui se tenaient débout. Elle remettait un peu d’ordre au niveau du hall avant de passer à une brève séance de sensibilisation et d’information sur l’importance du planning familial et des consultations prénatales. Adam Maïga se distingue par sa courtoisie, son sérieux et sa rigueur au travail. Elle ne retourne jamais dans son bureau sans frapper à la porte. Elle est très appréciée par sa hiérarchie et les populations. Tout le monde attend son tour et il n’y a ni bousculade ni dispute pour accéder au bureau de la « Sage », appellation de la sage-femme dans certaines localités de cette région. «C’est mon 4è passage chez cette sage-femme. Ma première fille est née ici. Elle a une bonne méthode de travail. Elle est dévouée, dynamique et accueillante. C’est pourquoi, les gens fréquentent ce CSCOM, malgré la distance », témoigne Mahamadou Wagué de Soutoucoulé-Badalabougou, commune de Khouloum. « J’accompagne ma petite sœur ici pour la pesée parce que nous apprécions la qualité des prestations de Madame (Adam Maïga). Elle est courageuse », renchérit Sadio Diallo de Kersignané qui a fait des bénédictions pour le CSCOM. Adam Maïga occupe également le poste de trésorière de l’Ordre des Sages-Femmes de Kayes et de celle de la Caisse de solidarité référence-évacuation de la Région de Kayes. L’Association des Femmes de Bencounda qui a été créée en 2007 et mène des activités génératrices de revenus (transformation de produits alimentaires, saponification) pour permettre à la cinquantaine de membres d’être autonomes. Au regard de son parcours impressionnant, Mme Maïga Adam Maïga donne de la vivacité au combat des femmes qui rêvent de vivre dans un monde où elles partagent les mêmes activités et responsabilités que les hommes. BMS (AMAP)
Office riz Ségou : Plus de 200 000 tonnes de céréales attendues
Ségou, 08 mar (AMAP) L’Office riz Ségou (ORS) table sur une production de plus de 203 532 tonnes, toutes céréales confondues, dont 115 721 tonnes de riz paddy, pour la campagne agricole 2023-2024, a annonce, mardi, le secrétaire général du ministère du Développement rural, Daniel Siméon Kelema, lors de la 31è session du Conseil d’administration de l’ORS. Selon m. Kelema, « l’atteinte de cet objectif de production dépendra largement de meilleures conditions pluviométriques, hydrologiques, sécuritaires et phytosanitaires. » Le secrétaire général du ministère du Développement rural a rappelé que la session se tient à une période où, le Mali traverse des moments difficiles, mais non insurmontables grâce aux efforts consentis par les autorités du pays. « Les conséquences de la guerre en Ukraine et de la Covid-19 continuent, a-t-il poursuivi, d’impacter négativement le secteur agricole, en affectant la disponibilité des intrants agricoles, particulièrement l’engrais minéral dont le prix est en hausse sur le marché. » S’y ajoute l’insécurité qui sévit encore dans toute la zone d’intervention de l’Office riz Ségou dans le Centre du Mali. À l’ordre du jour de cette session portait, notamment, sur l’adoption du procès-verbal de la 30è session, l’état d’exécution des recommandations issues de la précédente session, la présentation du rapport annuel de performance 2022 et du projet annuel de performance 2023. Le budget prévisionnel 2023 de l’ORS se chiffre à un peu plus de 2,6 milliards de Fcfa contre un peu plus de 3,2 milliards Fcfa en 2022, soit une diminution de 18,56%. Cette régression s’explique par la fin annoncée du Projet de développement intégré et de résilience climatique dans les plaines du delta 2 (Pdir-PD2) en avril 2023 et du Projet d’appui au développement rural de Soké 1 (Pader-S1). «Conformément à la vision du département, les actions de l’ORS se focalisent sur la promotion d’une agriculture durable, moderne et compétitive en vue de contribuer à la sécurité alimentaire et nutritionnelle du pays et améliorer les revenus des exploitants et exploitantes agricoles », a rappelé Daniel Siméon Kelema. « Pour y parvenir, la stratégie qui sous-tend cette vision s’appuie sur deux piliers à savoir la promotion des exploitations familiales pratiquant principalement une agriculture de subsistance et les entreprises agricoles connectées aux marchés», a-t-il ajouté. Par ailleurs, il a révélé que l’accompagnement du secteur agricole par l’État a permis aux acteurs du monde rural de bénéficier de plus de 2 386,7 tonnes d’engrais subventionnés au cours de la campagne agricole 2022 sur un besoin exprimé de 7.451 tonnes. « L’un des défis majeurs, aujourd’hui, est d’arriver à produire en quantité et en qualité tout en réduisant le coût de production ; a analysé M. Kelema qui a évoqué la nécessité, pour l’ORS, de rechercher des financements pour l’aménagement de 21 000 ha dans l’inter-fleuve, 4 650 ha de Soké II et Dioro I, la réhabilitation du réseau hydraulique de tous les complexes et des études de reconversion de 1 350 ha de Famana et d’aménagement de 2 000 ha de Mallé. La réunion s’est tenue dans les locaux de la structure, en présence du directeur de cabinet du gouverneur de la Région de Ségou, Afel B. Yattara, du directeur général de l’ORS, Salif Sangaré et des administrateurs. MS/MD (AMAP)
Kayes : Inauguration du site pilote du projet Brigade verte pour l’Emploi et l’Environnement à Diyalla
Kayes, 8 mars (AMAP) Le site pilote de ce projet a été inauguré lundi ; à Diyalla, commune rurale de Liberté Dembaya, par le Ministre Commissaire à la Sécurité alimentaire, Redouwane Ag Mohamed Ali, a constaté l’AMAP. C’était en présence des ministres de la Jeunesse, Sports et Construction Citoyenne, Mossa Ag Attaher et de la Promotion de la Femme, Enfant et Famille, Mme Wadidié Founé Coulibaly ainsi que de nombreux invités. Après la coupure du ruban symbolique du site, les ministres, en compagnie du gouverneur, visité l’un des bassins d’irrigation du projet. « Cette note d’espoir m’offre l’occasion d’exhorter la population bénéficiaire à faire bon usage de l’infrastructure afin qu’elle réponde à la durabilité tant désirée, aux aspirations légitimes des populations et à l’attente de nos plus hautes autorités », a déclaré Redouwane Ag Mohamed Ali. Pour le chef de l’exécutif régional, cette cérémonie ouvre surtout une nouvelle ère pour nos concitoyens frappés de plein fouet par les sécheresses récurrentes avec pour conséquences ultimes : l’insécurité alimentaire et la migration clandestine. Selon lui, ce projet, combine en lui seule, une réponse structurelle à toutes les problématiques majeures du sahel. Dans les prochaines semaines, le site de Nioro du sahel sera bientôt réceptionné. Les travaux d’aménagement de 23 autres sites dans les cercles de Kayes, Yélimané, Bafoulabé, Nioro et Diéma vont bientôt démarrer. Ce site pilote concerne la clôture du site d’une superficie de 88 ha ; l’aménagement de 05 ha de périmètre maraîcher ; la réalisation de 04 forages positifs équipés de pompes solaires ; la réalisation de 02 châteaux d’eau de 20 m3. On retient aussi la réalisation d’un local technique constitué d’un hangar de conditionnement, d’un magasin d’entreposage, d’un bureau, d’une latrine de deux cabines et d’un réseau d’irrigation (canaux + 08 bassins principaux et 08 secondaires). Le site s’autonomisera sur le long terme car, avec un coût de réalisation initial s’élevant à 189 120 500 FCFA, l’exploitation du site génèrera en moyenne 43 462 500 FCFA de chiffre d’affaires par an pour toute production agricole confondue ; 21 716 397 FCFA de chiffre d’affaires par an pour l’exploitation de la gomme arabique. 1 500 jeunes, constitués en coopératives, sont formés sur les techniques de production agroforestière, le fonctionnement des coopératives et sur la gestion administrative et comptable pour assurer le bon fonctionnement du site. Les jeunes membres des coopératives nouvellement créées ou redynamisées sur chaque site d’intervention sont considérés comme des employés permanents. Chaque coopérative sera dotée de moyens nécessaires à l’activité de production, de moyens de surveillance de la nature et de fonds de roulement pour sa prise en charge pendant la première campagne de production. A côté de la formation typiquement agricole, des formations sont prévues aussi en entrepreneuriat pour favoriser le développement des filières dont, entre autres, l’entretien des équipements fournis par le projet, le processus de conditionnement et de stockage de la production, le transport et l’écoulement des produits. Aussi, à travers l’approche « Haute Intensité de Main d’œuvre (HIMO), le projet prévoit la réalisation d’aménagement de terres avec une main d’œuvre de 3 000 jeunes, en raison de 20 hommes/jour par hectare (Ha) pour la préparation du terrain, les semis, l’entretien et la récolte. Les mêmes jeunes sont aussi employés à titre temporaire pour la plantation de la gomme arabique, les travaux d’aménagement des infrastructures sans compter les brigades de surveillance de la nature. En outre, les localités concernées, étant réputées être des zones à forte migration, le projet va s’ouvrir aux candidats au retour afin de minimiser l’exode rurale des jeunes. Les organisations de femmes sont spécifiquement formées en connaissances, attitudes et pratiques liées à la nutrition. Sur les 3 000 Ha de terres qui seront concernés dans les régions de Kayes et de Nioro du Sahel, il est prévu d’aménager 120 ha par site, dont 05 ha sont affectés aux activités de maraîchage dédiées exclusivement aux organisations des femmes. Ce projet multidimensionnel est le fruit de la coopération entre l’Italie, à travers l’Agence Italienne pour la Coopération au Développement (AICS), et le Mali. Il traduit la volonté des gouvernements malien et italien de relever des défis fondamentaux de nos régions à savoir : la régénération de nos forêts, la création d’emplois vertes pour les jeunes, le développement de nouvelles filières économiques basées sur la promotion de la gomme arabique mais aussi et surtout la mise à la disposition de l’eau potable aux femmes pour le développement du maraichage. En marge de cette cérémonie, la ministre Wadidié Founé Coulibaly a offert des kits de maraîchage aux femmes. De son côté, le ministre Mossa Ag Attaher a offert des vélos aux jeunes pour leur faciliter la surveillance de l’infrastructure. Rappelons que les travaux d’aménagement de ce site avaient démarré le 24 Mai 2022 dans la même localité. Cette initiative présidentielle permettra de générer 43 462 500 FCFA de chiffre d’affaires par an pour toute production agricole confondue ; 21 716 397 FCFA de chiffre d’affaires par an pour l’exploitation de la gomme arabique BMS/KM (AMAP)
Célébration du 8 mars: Sous le signe de l’innovation et la technologie pour l’égalité des sexes
Bamako, 08 mar (AMAP) Le monde célèbre ce mercredi 08 mars, la Journée internationale des femmes dont l’édition 2023 est placée sous le thème de « l’innovation et des technologies pour l’égalité des sexes : pour un monde digital inclusif. » Dans une déclaration, publiée ce mardi, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, indique que « dans le secteur des technologies, les hommes sont deux fois plus nombreux que les femmes. Et dans le domaine de l’intelligence artificielle, la proportion s’élève à cinq contre une. » Pour lui, « la discrimination que subissent les femmes dans le domaine de la science et de la technologie est le résultat de siècles de patriarcat, d’inégalités et de stéréotypes néfastes. » Il a souligné que les femmes ne représentent que 3% des personnes récompensées par un prix Nobel dans les catégories scientifiques depuis 1901. Le thème de la Journée internationale des femmes 2023 permet de saluer et de célébrer les femmes et les filles qui défendent l’avancement de la technologie transformatrice et de l’éducation numérique. Cette célébration permet d’explorer l’impact de l’écart numérique entre les sexes sur l’élargissement des inégalités économiques et sociales, et permet de mettre également en lumière l’importance de protéger les droits des femmes et des filles dans les espaces numériques, de lutter contre la violence sexiste en ligne, facilitée par les TIC. L’intégration des femmes dans les domaines technologiques se traduit par des solutions plus créatives et offre un plus grand potentiel d’innovations qui réponde aux besoins des femmes et favorisent l’égalité des sexes. Leur manque d’inclusion, en revanche, s’accompagne de coûts énormes. Par ailleurs, les femmes en ligne, notamment les scientifiques et les journalistes, sont, souvent, la cible de discours haineux et d’agressions sexistes qui visent à les dénigrer et à les réduire au silence. « Nous devons également agir pour offrir aux femmes un environnement numérique sûr et mettre fin à l’impunité des auteurs d’agressions en ligne et des plateformes numériques qui leur permettent de perpétrer de tels actes », a dit Antonio Guterres. SS/MD (AMAP)
Gao : Sept morts et deux blessés dans une attaque à Arhabou
Gao, 6 mars (AMAP) Sept personnes ont trouvé la mort et deux autres blessés dans une attaque perpétrée par des hommes armés non identifiés vendredi, dans le village de Arhabou (Commune rurale de Gounzoureye), situé à trois kilomètres de la ville de Gao, a appris l’AMAP de source locale. Notre source précise que les assaillants venus à bord d’engins à deux roues, après la grande prière, ont tiré sur des agents d’une entreprise locale qui assure les travaux d’une piste rurale dans la zone, faisant deux morts et deux blessés, d’importants dégâts matériels dont des véhicules calcinés. Par ailleurs, dimanche dans la matinée aux environs de 10 heures, des individus armés ont fait irruption dans le village de Bazi Gourma dans le Cercle d’Ansongo (Région de Gao) où ils ont incendié le Centre de santé de référence (Csref), le marché et des maisons. AT/KM (AMAP)

