Hajj et Omra : Le ministère saoudien autorise tous les types de visas

Bamako, 15 août  (UNA-AMAP) Le ministère saoudien du Hajj et de la Omra a permis aux titulaires de tous les types de visas et aux voyageurs de tous les pays, à des fins de tourisme et de visites, d’effectuer la Omra 2022, pendant leur séjour au Royaume d’Arabie saoudite, annonce l’Union des agences de presse de l’Organisation de la coopération islamique (UNA-OCI). Cette possibilité est offerte, aussi, aux voyageurs qui ont obtenu des visas des États-Unis d’Amérique, du Royaume-Uni et des pays Schengen, « dans le cadre des efforts déployés pour faciliter les procédures de la Omra et de fournir des services de qualité, conformément aux objectifs des programmes de la Vision 2030 du Royaume ». La plateforme « Maqam », en coopération avec nombre d’entreprises et d’agences de tourisme agréées, permet la possibilité d’obtenir un visa Omra pour ceux venant de l’extérieur du Royaume, et de choisir le forfait de services disponible sur l’une des plateformes électroniques agréées via le lien : https://maqam.gds.haj.gov.sa/. « Ceux qui ont obtenu un visa de visite familiale ou de visite personnelle peuvent effectuer la Omra facilement, en prenant rendez-vous via l’application « Eatamarna » tout en rendant visite à leurs parents et amis à l’intérieur du Royaume ». Pour effectuer la Omra, il est nécessaire d’obtenir une assurance maladie complète pour les visiteurs, qui comprend la couverture des frais de traitement contre l’infection par le coronavirus, les accidents personnels entraînant la mort ou l’invalidité, les retards ou annulations de vol, et d’autres questions. MD (AMAP)

Mali :  Le gouvernement étale ses efforts contre la vie chère

Bamako, 12 août (AMAP) Les ministres maliens en charge du Commerce et des Finances ont rappelé, jeudi, à Bamako, les mesures gouvernementales contre la flambée des prix de certaines denrées de première nécessité. Au cours d’une conférence de presse, qu’ils ont co-animée, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Mahmoud Ould Mohamed, et son collègu de l’Economie et des Finances, Alousséni Sanou, ont indiqué que les efforts consentis par l’État pour la stabilisation des prix des denrées de base ont été, souvent malmenés par des pratiques spéculatives. Ils ont annoncé des sanctions contre le non-respect des prix subventionnés convenus. Face à la vie chère caractérisée par la hausse des prix de certains produits de première nécessité, notamment sur le marché national, le ministre de l’Industrie et du Commerce a précisé que ces augmentations constatées ne sont « ni spécifiques ni particulières » au Mali, assurant que tout sera mis en œuvre pour stabiliser les prix. Il a rappelé que l’inflation vertigineuse au Mali  a encore augmenté avec le début de la crise ukrainienne et les sanctions illégales et injustes prises par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) contre notre pays. Qui, selon lui, était confronté à la double crise sécuritaire et sanitaire liée à la Covid-19. « Pandémie qui est à l’origine de la hausse des prix de la plupart des produits sur le marché international », a soutenu le chef du département en charge du Commerce. Pour preuve, il a précisé que selon les données de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’ouest (BCEAO), l’indice des prix des produits importés par les pays de l’UEMOA, a augmenté de 48,6% au mois de juin 2022 par rapport à son niveau de la même période de 2021. Cet indice, a-t-il poursuivi, a accéléré par rapport à mai 2022 où il avait enregistré une hausse de 46,2%. « Les hausses les plus importantes sont notées au niveau du blé (plus de 73,1%), du riz (plus de 44,8%), des huiles (plus de 39,6%) et du sucre (plus de 24,2%) », a expliqué le ministre Ould Mohamed. Selon lui, les cours du pétrole brut sur les marchés internationaux (moyenne WTI, Brent, Dubaï), exprimés en dollars US, ont enregistré une progression de 55,7%, en glissement annuel, en juin 2022, après une hausse de 62,8% au mois de mai 2022. Concernant le Mali, la situation aurait été plus compliquée si des mesures d’atténuation n’avaient pas été prises par les autorités. Par exemple, le prix de la tonne de blé est passé de 177.000 Fcfa en novembre 2021 à 262.000 Fcfa en avril 2022, soit une hausse de 48%. Au même moment, a déploré le conférencier, le prix du sac de 50 kg de la farine boulangère est passé 22.500 à 25.000 Fcfa soit une augmentation de 11%. Quant aux prix fournisseurs du sucre, ils sont passés de 275.000 à 445.000 Fcfa, soit 62%. Selon le ministre Mahmoud Ould Mohamed, cette performance enregistrée par notre pays a été rendue possible grâce aux concertations engagées par son département avec les industriels, les importateurs et les commerçants détaillants. Qui, à leur tour, ont accepté de renoncer à une part substantielle de leur marge commerciale.   LES PRÉCISIONS DU MEF – Le ministre de l’Economie et des Finances a insisté sur les efforts déployés par le gouvernement de la Transition pour assurer l’approvisionnement correct du pays en produits de première nécessité à un prix maîtrisé. Ces efforts rentrent dans le cadre du soutien direct aux ménages et en termes d’appui au pouvoir d’achat de ces derniers. Il s’agit, concernant l’approvisionnement du pays, de la réduction de 50% de la base taxable à l’importation de 300.000 tonnes de riz, 60.000 tonnes de sucre et 30.000 tonnes d’huile alimentaire. À ces efforts s’ajoute l’administration des prix des produits alimentaires pour éviter les augmentations injustifiées et le renforcement des brigades de contrôle des prix. Le ministre Alousséni Sanou a, aussi, souligné les subventions à l’énergie du Mali, à hauteur de 63 milliards de Fcfa en 2021 et 30 milliards de Fcfa en 2022 pour continuer à assurer une distribution continue de l’énergie à un tarif fixe. Selon lui, le gouvernement veillera à la suspension de la perception de la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) sur les importations et les achats locaux de graines de coton, le maintien du prix à la pompe malgré une augmentation moyenne de plus de 40% des prix des produits pétroliers. Sans ces subventions, les prix à la pompe seraient de 1.136 Fcfa pour le gasoil et 1.139 Fcfa pour le super carburant. Egalement, le maintien de la subvention du gaz butane jusqu’en mai 2022. En conséquence, sur la période du 1er janvier au 31 juillet 2022, les manques à gagner au cordon douanier sur les produits subventionnés par l’Etat s’établissent à 115,684 milliards Fcfa dont : 11,882 milliards de Fcfa sur les produits alimentaires, 100,956 milliards de Fcfa sur les produits pétroliers, 2,846 milliards de Fcfa sur les graines de coton. Au total, sur la période du 1er janvier 2021 au 31 juillet 2022, ces manques à gagner sont estimés à 154,786 milliards de Fcfa. Toujours dans l’optique de soulager la souffrance des populations, le gouvernement, au titre du soutien direct aux ménages, a poursuivi la politique de subvention en matière de santé. Ainsi, plus de 15 milliards de Fcfa par an ont été engagés pour assurer le financement de la gratuité de certains services de santé notamment la césarienne, la lutte contre le paludisme, le Sida, la tuberculose, le RAMED, les vaccins et certains médicaments. En appui direct aux populations vulnérables à travers le programme gouvernemental de transfert monétaire, 39 milliards de Fcfa ont été distribués, pour l’instant, à 366.964 ménages, soit 90.000 Fcfa par ménage. LIQUIDATION D’ARRIÉRÉS – Au plan de l’appui au pouvoir d’achat des ménages, le gouvernement a amélioré les conditions salariales à travers, entre autres, l’unification de la grille à un indice plafond de 1.382 Fcfa pour le personnel relevant des statuts des

Kangaba : Restitution du 1er passage de la CPS 2022

Kangaba, 12 août (AMAP) Le médecin chef du centre de santé de référence de Kangaba, Dr. Moussa Sougané a présidé récemment les travaux de restitution du 1er passage de la campagne de la Chimio prévention du Paludisme Saisonnier (CPS) 2022 avec digitalisation couplée au dépistage de la malnutrition et la TPIg (l’intégration du Traitement Préventif Intermittent au cours de la grossesse), a constaté l’AMAP. La rencontre s’est déroulée dans la salle de délibération du conseil de cercle en présence des Directeurs Techniques de centre (DTC), des présidents des ASACO et des maires. Il s’agissait pour les participants venus des 9 communes de cercle de valider les résultats de la campagne CPS 1er passage 2022 avec digitalisation couplée au dépistage de la malnutrition et à la TPIg. Selon Dr. Sougané, les résultats sont bons dans l’ensemble. Il a précisé que 78,94% des enfants de 3 à 11 mois et 92,64% des enfants de 12 à 59 mois soit au total 90,24% des enfants attendus ont reçu la combinaison de Sulfadoxine/Péryméthamine (SP)+Amodiaquine (AQ) à dose thérapeutique. Le nombre d’enfants dépistés de la malnutrition est de 89 enfants dont 55 en malnutrition aigüe modérée et 34 en malnutrition aiguë sévère. S’agissant de l’Intégration du Traitement Préventif Intermittent au cours de la grossesse (TPIg), sur 1131 femmes présentes, 321 femmes ont reçu la SP et 114 femmes ont été référées. Le médecin chef a signalé les points forts et les points à améliorer pour mieux réussir les 3 autres campagnes à venir. Au nombre des points forts, il a évoqué la forte implication des autorités administratives et de la société civile, l’adhésion de la communauté à la stratégie CPS malgré la période hivernale, la disponibilité des intrants et matériels sur le terrain, la dotation en smartphone de tous les binômes, le traitement systématique de tous les cas de palu détectés, et la bonne couverture des aires de santé. Quant aux points faibles, il a souligné le manque d’intrants pour la prise en charge des effets secondaires, l’absence de certains parents dans les ménages lors du passage des équipes et la réticence de certains d’entre eux, l’insuffisance des équipes de distribution, les problèmes techniques liés à l’outil, l’insuffisance de forfait dans les smartphones et la rupture du stock de SP dans certaines maternités rurales. La digitalisation de la campagne CPS bien que très utile est en partie responsable de la baisse du taux de couverture. C’est pour cette raison que les participants ont recommandé d’améliorer non seulement les points faibles mais aussi de prolonger la durée de la campagne CPS afin d’accroitre le taux de couverture. En rappel, la CPS a concerné les enfants de 3 à 59 mois, le dépistage les enfants de 6 à 59 mois et la TPIg-SP les femmes enceintes ayant 3 semaines d’aménorrhée. SD/KM (AMAP)

Journée africaine de l’état civil : Renforcer les systèmes d’enregistrement et de production des statistiques

Bamako, 11 aout (AMAP) Le thème de la 5è édition de la Journée africaine de l’état civil, célébrée, mercredi, est : «mettre à profit la coordination, le leadership des pays pour renforcer les systèmes intégrés d’enregistrement des faits d’état civil et de production des statistiques de l’état civil : un vecteur pour compter tout le monde. » Instituée en 2018, cette journée est une opportunité pour mieux appréhender les acquis enregistrés dans le cadre de l’enregistrement des faits d’état civil. Mais aussi jeter un regard critique sur la gestion de notre système d’état civil. A l’instar des autres pays d’Afrique, le Mali a célébré, à Bamako et dans la Région de Kayes, cette 5è édition. Dans la capitale, l’évènement était placé sous la présidence du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Porte-parole du gouvernement, le colonel Abdoulaye Maïga, en présence de ses collègues en charge des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, de la Justice, Mahamadou Kassogué et de la Santé, Diéminatou Sangaré. Et, également des partenaires techniques et financiers et de plusieurs autres personnalités. Depuis l’indépendance, l’état civil constitue une préoccupation majeure au Mali. C’est ainsi que plusieurs actions pertinentes ont été menées, notamment l’évaluation exhaustive du système d’état civil ayant abouti à l’adoption de la Stratégie nationale de l’état civil (SNEC), l’organisation des campagnes de rattrapage et des audiences foraines pour atteindre le maximum de personnes et celle d’un Recensement administratif à vocation d’état civil (RAVEC). S’y ajoutent l’archivage physique et la numérisation des actes d’état civil. BONNE PLANIFICATION – « Grâce à ces acquis, non moins importants, le Mali est cité en exemple dans le cadre de l’amélioration de l’enregistrement des faits d’état civil en Afrique », s’est réjoui le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation. En effet, chaque Etat a besoin de connaître ses statistiques démographiques, ses caractéristiques et ses tendances en termes de naissance, de décès et autres indicateurs fondamentaux tels que les taux de mariage et de divorce. Pour le colonel Abdoulaye Maïga, les données fournies par un système d’état civil fonctionnel permettent une bonne planification et une mise en œuvre efficace des politiques de développement, notamment dans les domaines de la santé, de l’éducation, de l’eau et de l’assainissement. Il a ajouté que l’absence de telles données risque de « fausser la planification et les réponses étatiques visant à améliorer les conditions de vie des populations ». D’après le chef du département en charge de l’Administration territoriale, seul un enregistrement efficace, capable de fournir des informations détaillées sur la croissance démographique à chaque niveau administratif, peut permettre à la collectivité d’apprécier, entre autres, les tendances générales de la natalité et de la mortalité. Et d’identifier les disparités géographiques, sociales ou selon le sexe sur le territoire national. Faut-il le rappeler, l’état civil a également des implications directes sur la sécurité, les politiques publiques, la gouvernance, la planification et le développement des systèmes de suivi évaluation au niveau national. De son côté, la représentante du Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF), Andrea Berther, a félicité le gouvernement pour les différentes initiatives et les résultats encourageants enregistrés dans le domaine du système d’enregistrement et de statistiques de l’état civil, en général et des enregistrements de naissance, en particulier. « Si les résultats sont généralement satisfaisants avec un taux national estimé à environ 87% de naissance enregistrés, il faut, cependant, noter que ce taux reste très faible dans certaines régions, particulièrement en milieu rural », a relevé Mme Berther. Comme les autres partenaires présents, l’UNICEF, à travers la voix de sa représentante, a réaffirmé sa disponibilité et son accompagnement pour accélérer l’amélioration et la transformation du système d’état civil au Mali. BD/MD (AMAP)

Conseil national des prix : Les clarifications du ministre Mahmoud Ould Mohamed

Bamako, 11 août (AMAP) Le ministre malien de l’Industrie et du Commerce, Mahmoud Ould Mohamed, a partagé avec la presse, mercredi, les conclusions du Conseil des ministres extraordinaire de dimanche dernier sur «la vie chère» et la hausse des prix des produits de base, a constaté l’AMAP. Le ministère en charge de l’Industrie veut mettre fin à l’anarchie dans la fixation des prix de certaines denrées de base (sucre, huile alimentaire et riz brisure) et qui serait à l’origine, depuis un moment, de la «hausse injustifiée» des prix de ces produits. Cela à travers la vérification obligatoire de la fixation des prix, le contrôle du respect des conventions et règlements en vigueur. Un Conseil national des prix tenu à cet effet dans les locaux du département a été présidé par le ministre Mahmoud Ould Mohamed. C’était en présence des commerçants importateurs, grossistes et détaillants de toute la chaine de distribution des produits de première nécessité. «Nous avons constaté que sur les produits subventionnés, il y a eu une certaine augmentation des prix sans au préalable passer par le Conseil national des prix. Il s’agit de l’huile alimentaire, du riz brisé à 50% et du sucre. L’État a accepté de laisser tomber près de 14 milliards de Fcfa pour que ces produits soient accessibles aux populations », a dit le ministre. «Le Conseil national des prix et nous, intervenons pour faire en sorte que cette politique puisse être poursuivie et exécutée normalement sur le marché dans le respect des engagements des uns et des autres », a-t-il poursuivi. « L’ensemble des acteurs qui ont souscrit à cette activité ont signé un cahier de charges dans lequel il était consigné un prix plafond. Le sucre a connu une hausse vertigineuse qui ne se justifie pas», a rappelé le ministre en charge du Commerce. Face à la situation, le Conseil des ministres extraordinaire de dimanche a pris des décisions pour endiguer le phénomène. Ces dispositions avaient trait, entre autres, à la vérification obligatoire de la fixation des prix, le contrôle du respect des conventions et règlements en vigueur. Le communiqué du Conseil des ministres  invite, également, la population à dénoncer les cas d’augmentation des prix et à renforcer les fréquences des contrôles des brigades de contrôle. « Pour y arriver, a promis Mahmoud Ould Mohamed, les brigades de contrôle du respect des cahiers de charges signés entre le ministère de l’Industrie et du Commerce et les grands importateurs vont sévir pour exiger le respect des prix plafonds consensuels fixés pour certaines denrées de première nécessité ». Cela, en intensifiant le contrôle sur toute la chaine de distribution et en mettant en place un comité interministériel qui s’assurera que toutes les décisions prises lors du Conseil ont été exécutées. Il s’agit, par exemple, de l’obligation d’affichage des prix, de l’évaluation de la situation du sucre et de l’huile alimentaire. « Car, a estimé le ministre en charge du Commerce, il est inacceptable que des prix soient fixés unilatéralement par des acteurs et appliqués sur le marché sans passer par le Conseil national des prix». Reconnaissant que c’est grâce au secteur privé que le Mali a pu tenir l’embargo pendant les six mois derniers, Mahmoud Ould Mohamed a invité les membres de la chaine de distribution « à se donner la main pour contrôler le secteur en vue de soulager la population ». FC/MFD (AMAP)

Trois jours de deuil national en hommage aux soldats tombés à Tessit, dans le Nord du Mali

Bamako, 11 août (AMAP) Un deuil national de trois sur l’ensemble du territoire malien a été décreté, mercredi, par le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, suite à l’attaque terroriste complexe et coordonnée contre une unité des Forces armées maliennes FAMa, dimanche, à Tessit (Nord) dans le Cercle d’ Ansongo « Un deuil national de 03 jours est décrété à compter du jeudi 11 août  à 00h au samedi 13 août 2022 sur toute l’étendue du territoire national en hommage aux victimes de l’attaque terroriste perpétrée à Tessit le dimanche 07 août 2022 », indique le décret  présidentiel. Le bilan de l’attaque terroriste  est de 42 militaires morts et 22 blessés, selon un communiqué du gouvernement en date du mercredi 10 août, qui fait état « de 37 terroristes tués et d’un important lot de matériels détruits par des frappes aériennes de l’armée, ainsi que d’autres récupérés. Le communiqué précise que les Forces armées maliennes (FAMa) « ont vigoureusement riposté tout en mettant en avant la protection des civils au cours de violents combats qui ont duré plusieurs heures .» « En cette douloureuse circonstance, le gouvernement présente les condoléances les plus émues de la Nation  aux familles des victimes et souhaite prompt rétablissement aux blessés », poursuit le texte. « Le président de la Transition, chef de l’État, chef suprême des armées, le gouvernement de la Transition et l’ensemble du peuple malien, condamnent énergiquement cette attaque lâche et barbare ayant occasionné des victimes civiles et militaires ainsi que des dégâts matériels », indique le communiqué Le gouvernement  loue les efforts constants des « vaillantes Forces de défense et de sécurité maliennes » et assure « qu’une enquête sera ouverte pour faire la lumière sur les circonstances de cette attaque terroriste, puis traquer et traduire ses auteurs et complices devant la justice. » AT/MD (AMAP)

La Guinée et le Mali veulent imprimer un nouvel élan à leur coopération

Bamako, 10 août (AMAP) Une délégation dépêchée par le président de la transition en Guinée est arrivée vendredi dernier, à Bamako, où elle a été reçue, le lendemain, en audience par le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, dans sa résidence à Kati. Les échanges avec la délégation guinéenne, conduite par le ministre secrétaire général de la présidence guinéenne, le colonel Amara Camara, et en présence des ministres maliens des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, et du Transport et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko ont, essentiellement, porté sur le renforcement de la coopération bilatérale. Au terme de la rencontre, l’émissaire guinéen a fait savoir qu’il était venu transmettre « le message d’amitié et de fraternité du président de la Guinée, le colonel Mamadi Doumbouya à son homologue malien ». Il  a, aussi, révélé que cette audience a été l’occasion, pour lui, de rendre compte au chef de l’Etat des réunions qu’il a eues « avec la partie malienne sur des sujets d’intérêt stratégique pour nos deux pays. » Le colonel Camara a remercié le président de la Transition au Mali pour toute l’attention et la main tendue à l’endroit de son pays, avant de souligner qu’il a, aussi, évoqué avec le chef de l’Etat malien « les questions de réussite des processus de transition, dans l’intérêt de nos deux peuples ». Le ministre secrétaire général a, également, déclaré qu’il retourne à Conakry satisfait de tout ce qui se passe à Bamako. Cette visite a permis, selon lui, de raffermir davantage les liens de coopération entre le Mali et la Guinée. «Et nous espérons pouvoir revenir très rapidement pour donner suite aux conclusions de nos travaux», a dit l’hôte de marque. En tout cas, «nous partons très satisfaits », a-t-il insisté. Il a remercié le président Assimi Goïta, le gouvernement et l’ensemble du peuple malien, avant de souhaiter « bonne chance dans la conduite de la Transition dans nos deux pays. » Selon lui, la Guinée et le Mali sont deux pays liés par l’histoire, la géographie et la culture. « Ces liens séculaires qu’entretiennent nos deux peuples sont de plus en plus matérialisés par les héritiers des pères de l’indépendance, les présidents Ahmed Sékou Touré et Modibo Keïta », a ajouté le colonel Camara. Cette coopération concerne les secteurs clés pouvant donner de l’oxygène en quantité aux «deux poumons d’un même corps. ». Cette visite fait suite à la celle effectuée, récemment, à Conakry par des ministres maliens. Pendant les sanctions imposées au Mali par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), la Guinée a été le seul pays de l’Organisation sous regionale à maintenir ses frontières ouvertes avec le Mali. NK/MD (AMAP)

Mesures gouvernementales pour faire respecter les prix plafonds des denrées

Bamako, 10 août (AMAP) Un Conseil des ministres extraordinaire tenu, dimanche, à Koulouba sous la présidence du chef de l’État, le colonel Assimi Goïta, a pris certaines décisions face à la flambée injustifiée des prix. Le gouvernement a, ainsi, décidé de « réaffecter les quantités subventionnées non exécutées au cordon douanier, représentant au moins un mois et demi de consommation à d’autres opérateurs économiques’, annonce le communiqué sanctionnant le Conseil des ministres extraordinaire. « Cependant, cette réaffectation, en ce qui concerne le sucre, pourra être accompagnée éventuellement par l’allocation d’une quantité supplémentaire correspondant à environ un mois de consommation’, ajoute le communiqué. Outre la vérification de l’affichage obligatoire des prix des différents produits dans les lieux de commerce, le  contrôle du respect des conventions et règlements en vigueur, « le gouvernement exhorte la population à dénoncer systématiquement les cas de violation des prix des produits subventionnés, en appelant aux numéros mis à sa disposition à cet effet. » « A cet égard, très prochainement un numéro vert pour la dénonciation des cas de violation des prix des produits subventionnés, sera mis en place », annonce le gouvernement. Le renforcement de la fréquence des contrôles, l’augmentation de la taille des brigades de contrôle des prix en y adjoignant des éléments des Forces de sécurité sont des mesures de dissuasion, également, envisagées. Tout comme le contrôle sera intensifié à tous les niveaux de la chaine de distribution et un comité interministériel de suivi de la mise en œuvre des mesures prises sera mis en place. Depuis la levée de l’embargo contre le Mali, l’on assiste une augmentation spectaculaire et injustifiée des prix sur certains produits de première nécessité. Cette flambée soudaine est d’autant plus sauvage qu’elle a fait monter proportionnellement un mécontentement de la population qui subit de plein fouet cette poussée d’adrénaline. « Les ménages ne savaient plus où donner de la tête et tournaient tout naturellement le regard vers les autorités pour arrêter l’hémorragie financière. Fort heureusement, le gouvernement a pris la mesure de la grogne et a pris les dispositions pour rappeler à l’ordre les commerçants qui bénéficient des allègements fiscaux’, dit le communique du Conseil des ministres de dimanche. « C’est ainsi que le Conseil national des prix avait convenu des prix planchers à respecter en avril dernier et qui sont toujours en vigueur », a rappelé le ministre de l’Industrie et du Commerce, Mahmoud Ould Mohamed. À titre d’exemple, le prix du sucre importé fixé à 600 Fcfa le kg, prix plafond détaillant, est cédé de manière injustifiée à 800 Fcfa. Pourtant, pour atténuer l’impact des différentes crises sur les populations, notamment la maladie à coronavirus, aggravé par les sanctions illégitimes et illégales de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) contre le Mali, le gouvernement a accordé 14 milliards de Fcfa de subvention. Une subvention qui a abouti à la fixation des prix, conformément aux dispositions de l’Arrêté n°2022-0865/MIC-SG du 06 avril 2022 portant administration des prix de certaines marchandises parmi lesquelles le sucre dont le kg est cédé à un prix plafond de 600 Fcfa. BBC/MD (AMAP)

Cinq policiers maliens tués dans une embuscade à Sona, près de Koutiala (Sud)

Koutiala, 07 août (AMAP)  Des hommes armés ont ouvert le feu sur un véhicule de relève du poste de contrôle de la police des frontières, à Sona, dans la Région de Koutiala (Sud), faisant cinq morts et des disparus, dans une embuscade, dimanche, aux environs de Ourkila. « La relève descendante du poste de police à la frontière entre le Mali et le Burkina Faso a heurté un engin explosif, ce dimanche 07 août 2022, vers 10h 30 », a confirmé la Direction générale de la police nationale dans communiqué, précisant que le véhicule de la police a reçu des « tirs nourris d’assaillants non encore identifiés.» Le communiqué souligne que 05 policiers ont perdu la vie dans cette embuscade, 01 blessé et 03 portés disparus. Selon cette source policière, « une mission des Forces de défense et de sécurité, dépêchée aussitôt sur les lieux est en train de  procéder au ratissage de la zone et rechercher activement les portés disparus.» La Direction générale de la police nationale présente ses condoléances « les plus attristées aux familles des défunts et souhaite prompt rétablissement au blessé », dit le document. Tout en rassurant la population, qu’elle poursuivra avec « courage et détermination sa lutte contre la criminalité et la délinquance sous toutes ses formes.» ID/AT/MD (AMAP)

L’Armée malienne neutralise plus d’une dizaine de terroristes (Etat-major)

Bamako, 06 août (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa) ont neutralisé plus de 14 terroristes, entre le 29 juillet et 03 août 2022, a annoncé l’état-major général des armées, jeudi 04 août, dans un communiqué. Selon la source militaire, le 29 juillet dernier, les FAMa ont interpellé 03 présumés guetteurs des terroristes dans le secteur de Boni (Centre) avec 01 moto et des talkies walkies récupérés. Le 30 juillet, ajoute le communiqué, les FAMa ont mené une reconnaissance offensive, non loin de la localité de Sokolo (Centre) dont le bilan est de 02 terroristes neutralisés et 01 autre blessé. Au cours de  cette opération, beaucoup de matériels et de la cocaïne ont été également saisis. « Le 30 juillet 2022, une patrouille FAMa en reconnaissance offensive dans 03 villages aux alentours de Sokolo, notamment à Famabougou, Seguendara et Diadian, a neutralisé 03 terroristes et blessé 02 autres qui ont fui », précise l’Armée. Et d’ajouter qu’elle a, aussi, récupéré 04 motos et brulé 01. Le 31 juillet, les FAMa ont arrêté 02 individus à Sarakala, à proximité du pont barrage de Markala (Centre) en possession d’une arme artisanale et des munitions. « Ils ont été mis à la disposition de la Brigade Territoriale de Markala pour des investigations », indique le communiqué. Le même jour, d’après l’Armée, une section du Groupe tactique interarmes (GTIA) Kèlètigui de Sokolo a effectué une mission de reconnaissance offensive dans les villages de Uemoa, Karka et Mbentié au cours de laquelle 01 terroriste a été neutralisé. Et, après une frappe aérienne dans la forêt abritant une base terroriste, dans le secteur de Malgou, à environ 09 Km au Sud de Mondoro, « une patrouille FAMa a fouillé ladite forêt et a récupéré 18 motos, 01 tricycle rempli de vivres calcinés et plusieurs caisses de munitions brûlées ». Le 02 août 2022, selon la même source, un détachement FAMa, au cours d’une opération, a détruit une base terroriste dans les alentours de Koramembougou, non loin de Sokolo, avec 03 terroristes neutralisés, plusieurs armes lourdes et 01 véhicule KIA récupérés. « Le 03 août 2022, une patrouille FAMa, dans le secteur de Boni à environ 30 Km à l’Est, a procédé à une opération d’opportunité dont le bilan est de 05 terroristes neutralisés, 01 fusil avec cartouches, 07 motos brulées, 02 radios, 04 chargeurs de radios, 07 téléphones et plusieurs autres matériels récupérés. 01 otage, trouvé enchainé entre les mains des groupes terroristes a été également libéré », précise le communiqué. Également, le même jour, une reconnaissance offensive FAMa, appuyée par l’aviation a été lancée contre des groupes terroristes dans le secteur de Segué, Niondo et environs. Cette opération a permis de récupérer « 01 PM, 01 FM, 02 carabines, 10 fusils de chasse, 01 caissette de 7,62mm, des cartouches en vrac pour fusils de chasse, 04 détonateurs, 13 motos, 05 talkies Walkies avec 01 chargeur, 300 kg de fonio, 06 bidons d’huile de 20 litres, 01 sac de 50 kg de sucre 02 grands cartons de thé, 01 carton de maggy, 04 sacs de 50 kg de riz, 01 poste téléviseur, 01 machine à coudre et autres petits matériels », indique l’Armée étant comme le bilan. Le 02 août 2022, une patrouille FAMa a interpellé 08 présumés terroristes à Hombori. « Après vérification par la Prévôté, 06 ont été relâchés et les deux autres soupçonnés d’héberger des GAT sont retenus pour des besoins d’enquête », relève la source sécuritaire. SS/MD (AMAP)