Énergie : Une première centrale électrique à gaz à Diatoula, près de Bamako
Bamako, 21 mar (AMAP) Genesis Energy, une société londonienne de production d’électricité, en collaboration avec l’usine Malian Cashew Corporation Sarl (MACC), a installé à Diatoula (près de Sénou) la première centrale de production d’électricité via le gaz. D’une puissance de production de 80 MW, la centrale fournira à l’usine une énergie moins chère que celle produite par les générateurs au diesel et plus fiable que les panneaux photovoltaïques car plus constante. Cette énergie est, également, beaucoup moins polluante. La cérémonie d’inauguration de cette centrale à gaz a eu le 9 mars dernier, à Diatoula, à l’usine Malian Cashew Corporation Sarl (MACC). Elle était présidée par le directeur général de l’Agence pour la promotion des exportations du Mali (Apex-Mali), Massoudou Cissé, en présence du représentant du directeur général de Genesie Energy, Akinwole Omboriowo, du représentant de Malian Cashew Corporation Sarl, Firoz Kapadia et beaucoup d’autres invités. Selon le directeur régional de Genesis Energy, Henry Dubier, ce projet est une preuve de l’engagement de sa compagnie «à décarboniser l’Afrique en général et le Mali en particulier». Et d’ajouter que l’électricité étant au cœur du développement, les pays doivent être en mesure d’en produire efficacement. «Par cette réalisation qui allie l’expertise de Malian Cashew, l’industrie et l’agriculture du Mali, le savoir-faire panafricain de Genesis, la technologie américaine des turbines Capstone, le gaz importé de la sous-région, nous avons le parfait exemple que la meilleure façon de progresser, c’est de travailler ensemble», a commenté Henry Dubier. Il a ajouté que c’est une meilleure manière de réitérer leur vision qui est d’éclairer l’Afrique, de développer des solutions énergétiques plus pratiques et en phase avec les besoins de notre continent. Le représentant de Malian Cashew Corporation Sarl a soutenu que grâce à la nouvelle centrale électrique, cette usine est économe en énergie, rentable, brûle du gaz moins néfaste sur l’environnement contrairement au diesel. Cette centrale à gaz règle aussi les besoins énergétiques de l’usine. Et Firoz Kapadia de préciser : «Ces micro-turbines sont très efficaces contrairement aux moteurs diesel et peuvent également utiliser la chaleur générée pour produire plus d’électricités». «Grâce à cette technologie, nous sommes en mesure de réduire notre facture énergétique et, plus important encore, nous avons le confort nécessaire que notre usine ne subira aucune panne pendant la haute saison. Notre engagement envers le Mali et l’Afrique de l’Ouest nous a amenés à mettre en place une usine de transformation de noix de cajou de 15 tonnes par jour ici au Mali», a-t-il indiqué. Malian Cashew Corporation Sarl a, aussi, mis en place une usine de traitement de la gomme arabique au Mali et agrandi cette usine pour traiter l’huile de sésame et l’huile d’arachide. L’entreprise emploie actuellement plus de 350 personnes. Au cours des cinq prochaines années, la société prévoit des plans ambitieux pour soutenir la croissance de cette usine et soutenir le gouvernement du Mali dans sa tentative de moderniser ses infrastructures et de créer beaucoup plus d’emplois. Le directeur général de l’Apex-Mali, Massoudou Cissé, a renouvelé l’engagement du Mali à accompagner les entreprises dans le cadre du développement. Selon M. Cissé, le gouvernement est résolument engagé dans un processus de transition énergétique depuis quelques temps « afin de soutenir l’énergie au bénéfice des citoyens. » OD/MD (AMAP)
La CMDT Holding préconise les semis précoces contre les jassides à Koutiala (Sud) et Kita (Ouest)
Envoyée Spéciale Fadi CISSÉ Kita, 21 mar (AMAP) Une mission de la compagnie malienne pour le développement du textile (Holding-CMDT) a sillonné, du 16 au 18 mars, les zones de Koutiala (Sud) et Kita (Ouest) pour donner des conseils aux producteurs de coton afin de leur permettre de réussir la prochaine campagne agricole. Après l’étape de Kadiolo, le directeur des producteurs agricoles de la CMDT, Moro Diakité, s’est rendu dans les Régions de Koutiala et de Kita où il s’agissait d’informer les producteurs de coton sur l’utilité du flonicamide dans la lutte contre les jassides. Il s’agissait, également, pour M. Diakité et la forte délégation qui l’accompagnait, d’informer ces producteurs sur les dispositions prises par la CMDT pour résoudre définitivement la problématique des intrants agricoles avant la campagne prochaine. «Au Mali, nous avons la solution aux jassides et tout le monde peut faire son plan de campagne à hauteur de souhait. La problématique des jassides est derrière nous », a dit le directeur des productions agricoles. Selon lui, «iIl s’agit juste d’approvisionner correctement les producteurs pour que le produit soit disponible à tous les niveaux et c’est le cheval de bataille de la direction de la CMDT » À en croire Moro Diakité, la compagnie a anticipé sur la gestion de la problématique des engrais cette année. Sur une commande de 120.000 tonnes de complexe coton correspondant à 800.000 ha, le Mali est à plus de 50% de réception et environ 50% des engrais sont déjà livrés pour que chaque producteur puisse avoir son engrais avant le 30 mai. Concernant la problématique des jassides, le chef de mission a prodigué des conseils aux coton-culteurs. Il a recommandé le semis précoce, qui «constitue une solution aux jassides». « Les producteurs doivent respecter l’itinéraire technique qui rend le coton vigoureux contre les jassides », a-t-il conseillé. À Koutiala, l’administrateur général de la filiale Nord-Est, Ibrahima Sissoko, a dit qu’aujourd’hui, après le bilan de la campagne écoulée, cette filiale s’est engagée à relancer la culture du coton pour encore réussir la grande production cotonnière. Pour y arriver, la filiale fait en sorte que les intrants soient en place dès maintenant. «Par exemple, nous sommes à plus de 55% de réception du complexe coton et céréale contre à peu près 0% l’année dernière. Pour l’urée, nous sommes à plus de 70% de réception, ce qui rassure les producteurs», a détaillé M. Sissoko. La délégation s’est rendue dans les villages de Deresso et de Niéssoumana, pour s’assurer que les fournisseurs ont effectivement déjà commencé à livrer les intrants aux producteurs. La mission a aussi sensibilisé les paysans sur le flonicamide. À Deresso, Kadiomo Coulibaly, délégué à la production de ce village, a assuré que le magasin est fin prêt pour la campagne à venir. Selon lui, les quantités demandées (300 sacs en complexe coton et 200 sacs de complexe céréale) sont sur place. Il ne manque que les 250 sacs d’urée. «L’essentiel est fait. Et des dispositions sont déjà en cours pour faciliter l’acquisition du flonicamide afin de vaincre les jassides», s’est-t-il réjoui. À Niessoumana, les producteurs se sont, également, réjouis de la solution trouvée pour neutraliser les jassides. Ils affirment avoir réceptionné tous les engrais pour la campagne et attendent avec impatience les premières pluies pour commencer leurs activités, tout en respectant les consignes qui leur ont été données par la Holding CMDT. Après l’étape de Koutiala, la délégation a mis le cap sur le village de Founia Doumba dans la Région de Kita (Ouest). Là, également, plusieurs périmètres maraîchers ont été abandonnés à cause des jassides. Les producteurs de cette zone, qui pensaient que les jassides étaient un mal incurable, ont salué la mise à disposition du flonicamide. Ils ont souhaité que le produit leur soit vendu à un prix abordable. Auparavant, les visiteurs s’étaient rendus dans le périmètre maraîcher de Seyba Cissé qui a vu son jardin se régénérer grâce au flonicamide. Il a invité tous les producteurs de coton et exploitants de périmètres maraîchers à utiliser ce produit très efficace contre les jassides. FC/MD (AMAP)
Kayes : Le trafic routier perturbé
Kayes, 21 mar (AMAP) Le transport a été perturbé, lundi, sur les principaux axes routiers de la Région de Kayes, dans l’Ouest du Mali, vers la frontière sénégalaise, a constaté l’AMAP sur place. Le mouvement de protestation, «Je suis les routes de Kayes», a initié ce blocus de 24 heures. Il réclame la rénovation et la reconstruction des axes routiers (Kayes-Diéma-Bamako, Kayes-Sadiola-Kéniéba, Kayes-Aourou-Kiffa, Kéniéba-Kita-Bamako). Lundi matin, seuls les taxis, les voitures de service et les particuliers, les engins à deux ou les tricycles circulaient dans la ville de Kayes. Beaucoup de gros porteurs étaient garés dans les parkings de stations. La route de Sadiola avait été, aussi, bloquée depuis minuit. Le rassemblement, qui était prévu à la Tribune de l’indépendance, a été annulé vers 23 heures par les responsables du mouvement. Un dispositif de sécurité avait été mis en place pour contenir tout débordement. BMS/MD (AMAP)
Grande commission mixte de coopération Mali-Côte d’Ivoire : Les experts débutent ce mercredi
Bamako, 21 mar (AMAP) La réunion des experts de la 4è session de la Grande commission mixte de coopération Mali-Côte d’Ivoire se tiendra du 22 au 24 mars 2023, annonce l’ambassade de Côte d’Ivoire au Mali, dans une correspondance, en date du 16 mars dernier, adressée au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale. L’objectif étant de préparer la réunion ministérielle dont la date sera fixée de commun accord par les deux parties, ces échanges entre techniciens maliens et ivoiriens seront mis à profit pour faire le point de la coopération bilatérale en vue de sa redynamisation. Les domaines de coopération prioritaires retenus pour la réunion des experts sont : sécurité et défense, mines et énergie, commerce, transport, équipements et entretien routier, justice, ressources animales et halieutiques, et santé. Le Mali et la Côte d’Ivoire entretiennent des relations multiformes car unis par l’histoire et la géographie. Les deux pays appartiennent aux mêmes ensembles sous-régionaux et régionaux tels que l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), l’Union africaine (UA), les Nations unies, etc. Ils ont signé, le 17 février 1977 à Abidjan, un accord portant création d’une Grande commission mixte de coopération, qui devrait se réunir tous les deux ans. alternativement entre les deux pays. Ce, afin de faire le point de la coopération bilatérale. Malheureusement, relève un document du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale (MAECI), publié le 16 mars courant, faisant le point de la coopération Mali-Côte d’Ivoire, « ce cadre de concertation ne fonctionne pas à souhait. » De 1978, date de la tenue de la première session à nos jours, seules trois réunions de la Grande commission mixte de coopération ont pu se tenir avec un écart de plus de 20 ans entre la première et la deuxième session (tenue en 1999). «Toutes les sessions ont également eu lieu à Bamako», précise la note du ministère, soulignant que malgré cet état de fait, les départements techniques des deux pays ont poursuivi les concertations bilatérales et tenaient régulièrement des réunions techniques et des visites de travail de part et d’autre. Selon la même source, plusieurs initiatives sont prises en vue de la redynamisation de la coopération transfrontalière dans le cadre de l’initiative Sikasso-Korhogo-Bobo Dioulasso (SKBO). Le document rappelle que la ville de Sikasso avait abrité, les 15, 16 et 17 janvier 2012. une rencontre tripartite Mali-Burkina Faso-Côte d’Ivoire, à l’issue de laquelle une feuille de route a été élaborée et un Protocole d’accord conclu. Le département des Affaires étrangères souligne également que la troisième session de la Grande commission mixte, tenue les 24 et 25 juillet 2004 à Bamako, a permis aux deux parties d’examiner les différents points de coopération et d’envisager des perspectives. En somme, pour le MAECI, sur l’exécution des recommandations de la troisième session de la Grande commission mixte de coopération Mali-Côte d’Ivoire, «le constat s’impose qu’il n’y a pas eu d’avancées significatives dans leur mise en œuvre». Le ministère souligne que le temps relativement long entre la tenue des différentes sessions explique en partie cette situation. Selon le département, il paraît judicieux de respecter la périodicité des réunions de la Grande commission mixte de coopération, ainsi que la rotation entre les pays. La coopération entre le Mali et la Côte d’Ivoire s’articule autour de plusieurs domaines : administration territoriale, équipements et transports, énergie et eau, économie et finances, sécurité et défense, postes et nouvelles technologies, intégration africaine. S’y ajoutent la santé, l’éducation, la sécurité sociale, la promotion de la jeunesse et du sport, l’agriculture, l’environnement, l’artisanat et le tourisme, la culture, l’élevage et la pêche. Sans oublier la promotion de la femme et de l’enfant, le commerce et l’industrie, la géologie et les mines ainsi que l’urbanisme. SS/MD (AMAP)
Mali : Deux membres du personnel du Comité international de la Croix-Rouge libérés
Bamako, 20 mar( AMAP) Deux membres du personnel du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), enlevés le 04 mars dernier, sur la route entre Gao et Kidal, dans le Nord du Mali, ont été libérés « sans conditions » dimanche 19 mars 202é, a annonce le CICR, lundi, par un communiqué. Le CICR, dans son communiqué soulignant « qu’il ne divulguera ni les noms ni les nationalités des deux membres de son personnel qui ont été libérés, afin de protéger leur vie privée. » « Nous ne sommes pas en mesure de fournir des détails sur l’enlèvement, la captivité ou la libération de notre personnel », précise le Comité international. Le chef de la délégation du CICR au Mali, Antoine Grand, a, de son côté, déclaré qu’ils sont soulagés « de retrouver leurs collègues sains et saufs, ajoutant que les ex otages seront réunis avec leurs familles dès que possible. » ] « Nous remercions toutes les personnes qui ont travaillé sans relâche depuis le début de l’incident afin d’assurer leur libération rapide et inconditionnelle », s’est-il réjoui. Le CICR est une organisation exclusivement humanitaire et strictement neutre, indépendante et impartiale. Selon le Comité international, ses équipes doivent être respectées et protégées. « De tels actes mettent en danger toutes les interventions humanitaires sur le terrain et peuvent avoir un impact significatif sur les services humanitaires fournis aux populations les plus vulnérables affectées par le conflit », signale le CICR. « Nous tenons à poursuivre nos activités humanitaires au plus près des populations affectées par la violence et le conflit au Mali tout en préservant la sécurité de notre personnel dans une région où les besoins humanitaires sont très importants », a expliqué le directeur régional du CICR pour l’Afrique, Patrick Youssef. Présent au Mali depuis 32 ans, le CICR opère dans ce pays à travers sa délégation à Bamako, ses sous-délégations de Mopti (Centre), Tombouctou, Kidal et Gao (Nord), ainsi qu’un bureau de Ménaka(Nord). SS/MD (AMAP)
Mali: Deux policiers blessés dans l’attaque du poste de contrôle de Dioba (Kati)
Bamako, 18 mar (AMAP) Deux policiers ont été blessés dans l’attaque du poste de contrôle de Dioba, dans le Cercle Kati, près de Bmnako), par des individus armés non identifiés, vendredi, aux environs de 3 heures du matin, rapportent plusieurs sources locales. Selon, les mêmes sources concordantes, il n’y a pas eu de perte en vie humaine mais le bilan fait état de trois véhicules personnels calcinés, le château d’eau endommagé et deux autres véhicules criblés de balles. Après leur forfait, les assaillants ont disparu dans la nature. La situation est désormais sous le contrôle des forces de défense et sécurité qui ont déployé des renforts, afin de ratisser les lieux. Cette nouvelle attaque intervient deux jours après une autre moins spectaculaire en terme de dégâts matériels, perpétrée contre le Commissariat de police du 2ème arrondissement de Ségou (Centre), qui a fait trois blessés légers parmi les policiers. Les agents de police ont arrêté un assaillant, Ses complices se sont évaporés dans la nature. AT/MD (AMAP)
Performance des hôpitaux du Mali : CHU de Kati, en tête de peloton
Bamako, 17 mar (AMAP) Le Centre hospitalier universitaire (CHU) Pr Bocar Sidy Sall de Kati, sacré premier lauréat de la 4è édition de l’évaluation de la performance des hôpitaux du Mali, au titre de l’année 2021, a reçu sa distinction, jeudi, Comme lors de la précédente édition, l’établissement hospitalier occupe la tête du classement. Il a obtenu un score de 103 points sur 135. Le CHU de Kati a perçu une récompense symbolique, un chèque de 750 000 Fcfa. L’hôpital de Sikasso, qui a été classé deuxième avec un score de 97 points, a reçu 500 000 Fcfa. Le Centre national d’odontostomatologie Pr Hamady Traoré a occupé le troisième rang avec 95 points. Cet établissement a reçu, aussi, symboliquement un chèque 250 000 Fcfa. Organisée par l’Agence nationale d’évaluation et d’accréditation des établissements de santé (ANAES), la cérémonie de restitution des résultats était présidée par le représentant de la ministre de la Santé et du Développement social, Souleymane Traoré. C’était en présence du directeur général de l’Anaes, Sékouli Fadjadji Touré, et des directeurs des hôpitaux. Cette évaluation des hôpitaux vise à distinguer et récompenser les établissements les plus performants afin de créer une saine émulation entre eux dans le but d’accroitre leur performance. Au titre de l’année 2021, l’ANAES a évalué 14 hôpitaux à travers treize indicateurs généraux et quatre indicateurs spécifiques dont la pertinence et le mode de calcul ont été fixés de commun accord avec les parties prenantes. Au nombre des indicateurs, le nombre moyen de journées de rupture des 40 Médicaments essentiels génériques (MEG) et consommables traceurs, le nombre moyen des journées d’immobilisation des 10 équipements clés, le taux de recouvrement des recettes et celui de satisfaction des usagers. S’y ajoutent le taux moyen de disponibilité des 10 examens biomédicaux, la capacité d’autofinancement, le taux de mortalité intra hospitalière et la proportion de protocoles de recherche mise en œuvre. « De façon générale, a expliqué le directeur général de l’ANAES, Sékouli Fadjadji Touré, les aspects liés à la rupture de médicaments et réactifs, la panne d’équipements, la gestion des déchets hospitaliers, la gouvernance et la satisfaction des usagers ont connu une nette amélioration au niveau des hôpitaux. Touré a assuré que les établissements hospitaliers ont démontré toute leur capacité d’adaptation à travers la mise en place des comités d’animation et le développement de la culture de l’auto-évaluation. Pour lui, la mise en œuvre des recommandations formulées au cours des différentes missions d’évaluation « a permis, sans nul doute, de rehausser le niveau de la qualité des soins au sein de ces établissements. » Le patron de l’ANAES a aussi estimé que ces résultats sont le fruit du travail en équipe et de l’engagement du personnel de l’Agence. Le représentant de la ministre de la Santé et du Développement social a rappelé le contexte de la cérémonie, placée sous le signe de l’amélioration continue des pratiques professionnelles orientées vers les soins humanisés. Selon lui, ces évaluations constituent une opportunité pour renforcer le dispositif du contrat de performance signé entre son département et les directeurs généraux des hôpitaux, mais aussi d’inciter à l’engagement de tous les acteurs pour la qualité des soins. « Il s’agit pour nous de renforcer les acquis dont nous disposons et de faire en sorte que les meilleurs exemples et les recommandations formulées lors des missions d’évaluation successives soient capitalisés», a relevé Souleymane Traoré. Et de dire que ces contrats feront l’objet d’une évaluation cette année. Les trois lauréats ont promis de redoubler d’efforts pour apporter des soins de qualité à la population. MDD/MD (AMAP)
Mopti : Le PM a entamé jeudi une visite dans la Venise Malienne
Mopti, 17 mars (AMAP) Le Premier Ministre, Dr Choguel Kokalla Maiga accompagné d’une forte délégation dont trois ministres du gouvernement, le ministre du développement rurale, Modibo Keîta, le ministre délégué chargé de l’action humanitaire, Oumarou Diarra et le ministre délégué en charge de l’élevage et de la pêche, Youba Bah, a entamé jeudi une visite de 72 heures dans la Venise Malienne, a constaté l’AMAP. A sa descente d’avion à l’aéroport international Hambodedjo de Sévaré, il a été accueilli par le gouverneur de la région de Mopti, le Colonel-major Abass Dembélé, le préfet du cercle de Mopti, le président du conseil régional, celui du conseil de cercle et le maire de la commune urbaine de Mopti. Après la revue des troupes, la salutation des corps constitués et un rafraîchissement au salon d’honneur de l’aéroport, la délégation s’est dirigée sur Mopti où elle s’est rendue aux notabilités pour une visite de courtoisie. Le Premier Ministre a ensuite procédé à l’inauguration de la salle de spectacle Sory Bamba totalement rénové par le Conseil régional de Mopti avec l’appui des partenaires de la région. Pendant ce séjour de trois jours, les populations de la région fondent beaucoup d’espoirs pour la résolution de nombreuses préoccupations entre autres la situation sécuritaire, le problème d’électricité, d’eau et la cherté de la vie en cette veille de ramadan. Durant son séjour, le Chef du gouvernement présidera la cérémonie de lancement de la Stratégie de Stabilisation des régions du centre en présence des membres du corps diplomatique et des représentants des Organisations Internationales et celle d’une donation à la région Dr Maïga bouclera son séjour par une rencontre des cadres et des forces vives sur les préoccupations majeures du moment et des grands chantiers du gouvernement de transition pour le retour de la paix et le vivre ensemble. DC/KM (AMAP)
Banamba : Une mission du conseil économique, social et culturel rencontre des acteurs au développement du cercle
Banamba, 17 mars (AMAP) L’administration locale au nom de la mission du conseil économique, social et culturel a recueilli jeudi les attentes, les besoins et les problèmes des acteurs de la société civile de Banamba , a constaté l’AMAP. Les travaux de la rencontre d’échange étaient présidés par le préfet Souleymane Tembely dans la salle de conférence de la mairie de Banamba. Cette rencontre qui a regroupé les forces vives du cercle avait pour objectif d’échanger avec ces dernières dans les domaines sectoriels de développement afin de diagnostiquer les potentialités et les goulots d’étranglements des attentes et dégager les stratégies concrètes de satisfaction efficiente des besoins exprimés. Cet exercice de l’institution s’inscrit dans le cadre de l’élaboration du recueil annuel 2023 des attentes, besoins et des problèmes de notre cercle. Au cours de la journée, les acteurs ont constaté qu’aucun des problèmes posés n’a pu être résolu dans le cercle de Banamba avec la non dissémination du recueil local. De ce fait, il a été recommandé de prendre en charge certains problèmes posés dans la priorisation des attentes et disséminer le recueil au niveau local. AT/ KM (AMAP)
Transformation locale de l’arachide : Un bon filon pour les femmes
Par Anne Marie KEÏTA Bamako, 16 mar (AMAP) A côté des producteurs d’arachide qui bénéficient de plusieurs avantages liés à sa culture, les femmes qui la transforment en pâte d’arachide tirent, aussi, leur épingle du jeu. La transformation artisanale de l’arachide, une activité informelle majoritairement pratiquée par les femmes, est une manière pour elles d’avoir un revenu et subvenir aux dépenses familiales, tout en obtenant une autonomie financière. L’arachide transformée en pâte, communément appelée «Tiga-dèguè », outre son caractère incontournable dans la gastronomie malienne, génère des revenus importants allégeant ainsi le poste alimentation du budget des ménages. L’arachide constitue une filière essentielle à l’économie malienne. Elle demeure une légumineuse très appréciée et riche en nutriments. La filière a beaucoup évolué au cours de ces dernières années à travers sa transformation artisanale informelle qui conserve d’ailleurs, une place significative dans la valorisation de cette légumineuse. Dans la lutte contre l’insécurité alimentaire et la pauvreté, les femmes sont au premier rang. Elles s’investissent dans les activités génératrices de revenus notamment dans la transformation agro-alimentaire La capacité de ces femmes instruites ou peu instruites à opérer des innovations complexes et à s’inscrire dans une logique de mobilisation de fonds pour propulser les affaires, est un facteur de réussite des actions entreprises. Beaucoup d’entre elles développent leurs activités économiques génératrices de revenus sur fonds propres en renforçant ainsi leur rôle dans la société et dans la famille. Et d’autres, par manque de moyens, s’associent en groupement ou en association pour faire la transformation. Aussi, le caractère pénible des travaux de la transformation de la pâte d’arachide oblige certaines à s’associer. Dans la ville de Kati, sur les hauteurs de Bamako, la capitale malienne, les femmes occupent une place de choix dans la transformation de l’arachide. Elles sont au début du processus jusqu’à la commercialisation du produit fini. On rencontre ces femmes un peu partout au grand marché de Kati, où elles achètent l’arachide et la transforment sur place en pâte pour ensuite la revendre. Mme Diarra Aminata Koné fait partie de ces battantes dont le quotidien est consacré à la transformation de l’arachide. La quinquagénaire, mère de quatre filles, mène cette activité depuis 10 ans. Elle en tire de quoi payer la scolarité de deux de ses filles. Les deux autres, qui ne fréquentent pas l’école faute de moyen, épaulent leur maman. Sa fille, déjà douée dans la transformation, témoigne : «C’est grâce à cette activité que notre mère ne tend plus la main.» Non loin de Mme Diarra Aminata Koné, se trouvent également les dames Sadio Coulibaly et Fanta Traoré. Très occupées, à notre passage, elles n’étaient pas disponibles pour nous parler : «On a une commande de 10 seaux de pate d’arachide à livrer avant 16 heures», nous fait savoir l’une d’elles. Il n’y a pas que les femmes non lettrées qui exercent ce métier. Maïmouna Coulibaly, titulaire d’une maitrise en droit depuis 2010, est de celles-là qui préfèrent le labeur à la facilité. Elle a perdu son mari alors qu’elle était au chômage et mère de deux enfants. Maïmouna décide alors de prendre son destin en main en se lançant dans la transformation de l’arachide. Elle a démarré avec un petit fonds de 50.000 Fcfa. Aujourd’hui, elle réalise un bénéfice mensuel de 75.000 Fcfa. manque de matÉriel – Au quartier mission de Kati, des femmes se sont organisées en groupement pour faire prospérer leur activité. Un mardi matin, à 7 heures, dans la cour de la présidente du Groupement de femmes transformatrices de pâte, Mme Ballo Fatoumata Diarra commence les activités en attendant l’arrivée des autres membres. Tout sourire, elle nous explique que la transformation de l’arachide est une activité pénible mais rentable. Aujourd’hui, Mme Ballo en tire des revenus importants qui lui assurent une indépendance financière. Dans ce même ordre d’idée, la présidente du groupement, Mme Kanté Emilienne Ballo, explique avoir initié cette activité pour permettre aux femmes de son entourage de se prendre en charge financièrement. «J’ai remarqué que beaucoup d’entre nous reste à la maison à ne rien faire. J’ai pensé qu’il faut une activité pour nous occuper quotidiennement et nous procurer des bénéfices pour nous permettre d’assurer notre indépendance financière », explique Mme Kanté, ajoutant que son groupe a une vocation d’entraide et de solidarité. Concernant les difficultés, la présidente confie que son groupement souffre du manque de matériel de travail. Elle a, aussi, fait savoir que le prix de l’arachide a augmenté ces derniers temps : le sac de 100 kg est passé de 65 000 Fcfa à 75 000 Fcfa. D’où la cherté de la pâte d’arachide sur le marché. Actuellement, le seau de 10 kg est vendu à 15.000 Fcfa et celui de 5 kg coûte 7 500 Fcfa. «Notre souhait le plus ardent est d’avoir des appuis financiers pour acheter la matière première et le matériel afin de pouvoir faire des stocks pour s’assurer de la continuité du travail», plaide la présidente. Par jour, ces femmes peuvent parfois transformer plus de 100 kg d’arachides et écouler une dizaine de seaux de pâte d’arachide transformée. Ce qui atteste de la bonne organisation et du sérieux au sein du groupement de femmes dans le travail. «Pour que la pâte soit de bonne qualité et appréciée par les clients, il faut veiller à l’hygiène et à la qualité de l’arachide pour la transformation», précise Mme Kanté Emilienne Ballo. Ce conseil est suivi par les autres membres. « À preuve, poursuit la présidente du groupement, les clients sont satisfaits de leurs produits. » En suivant la chaîne de valeur de transformation de l’arachide en pâte, l ;es transformatrices font, d’abord, de façon minutieuse, le tri de l’arachide à la main pour enlever l’ivraie, les cailloux, les coques et d’autres déchets. Après cette étape, elles font passer à la grillade à l’aide d’un tambour manuel posée sur le feu. Lorsque les graines d’arachide sont soigneusement grillées, sa pellicule rouge commence à se libérer. Les graines blanches sont ensuite passées à la machine pour être transformées en pâte. AMK/MD (AMAP)

