Communiqué du conseil des ministres du mercredi 08 mai 2024

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 08 mai 2024, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : adopté des projets de texte ; procédé à des nominations ; et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté : a. un projet de loi portant modification de la Loi n°2023-060 du 22 décembre 2023 portant loi de finances pour l’exercice 2024. Au cours de l’exercice budgétaire 2024, des mesures nouvelles en termes de dépenses sont apparues. L’intégration desdites mesures dans le budget d’Etat nécessite la modification de la loi de finances initiale 2024. Le projet de loi adopté modifie la loi de finances de l’exercice 2024 pour tenir compte de nouvelles charges liées, notamment: – au renforcement des allocations budgétaires destinées à la prise en charge des opérations de sécurisation du territoire national à hauteur de 190,102 milliards de francs CFA ; – au renforcement de l’enveloppe budgétaire affectée à la subvention d’exploitation en faveur de l’Energie du Mali (EDM-SA) de 30 milliards de francs CFA. Cette modification, qui n’affecte pas l’équilibre budgétaire et financier de la loi de finances initiale 2024, ne concerne que les dépenses budgétaires. Les prévisions initiales de recettes, des ressources et des charges de trésorerie restent sans changement. b. un projet de décret portant approbation de l’Avenant n°1 relatif à la convention de concession pour la construction de la centrale solaire photovoltaïque de cinquante Mégawatts crêtes (50 MWc) à Tiakadougou-Dialokoro, Cercle de Kati, Région de Koulikoro. Le Gouvernement et la société AMEA POWER LLC ont signé un Protocole d’Accord pour la conception, le financement, la construction, l’exploitation et la maintenance des installations en Build, Own, Operate and Transfert, d’un projet de centrale solaire photovoltaïque de 100 Mégawatts crêtes, en deux (02) phases de 50 Mégawatts crêtes. La première phase de ce projet concerne la construction de la centrale solaire de Tiakadougou. L’objectif du projet est de renforcer la capacité de production d’électricité du Réseau interconnecté tout en contribuant à l’atteinte des objectifs en termes d’intégration du renouvelable dans le mix énergétique. Au cours de la mise en œuvre, des contraintes diverses n’ont pas permis de lever toutes les conditions suspensives afin de démarrer les travaux de réalisation du projet. Le présent avenant à la convention de concession est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et la Société AMEA MALI SOLAR SA en vue de faire face aux difficultés. Il a pour objet entre autres : – la prorogation de la date prévisionnelle de prise d’effet ; – la modification de la durée de la convention ; – la mise en place d’une garantie partielle de risque ; – la modification du mode de vente « Take or Pay » en « Take and Pay » ; – la réduction du prix d’achat du KiloWatt heure ; – la modification du lieu d’arbitrage. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DES TRANSPORTS ET DES INFRASTRUCTURES – Directeur Général des Routes : Monsieur Cheick Oumar DIALLO, Ingénieur des constructions civiles. AU TITRE DU MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE – Directeur Général du Centre national des Ressources de l’Education non Formelle : Monsieur Joseph DRABO, Professeur de l’Enseignement secondaire. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE ET DU DEVELOPPEMENT SOCIAL – Directeur Général du Centre Hospitalier Universitaire Gabriel TOURE : Médecin Colonel Thierno Madane DIOP. – Directeur Général de l’Hôpital de Dermatologie de Bamako : Monsieur Drissa DIARRA, Attaché de Recherche. – Directeur Général de l’Institut d’Ophtalmologie tropicale de l’Afrique : Médecin Colonel-major Adama Issaka GUINDO. – Directeur Général du Laboratoire national de la Santé : Docteur Seydou Moussa COULIBALY, Pharmacien. – Directeur de l’Hôpital Régional de Sikasso : Docteur Assetou CISSOUMA, Médecin pédiatre. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS 1. Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a informé le Conseil des Ministres : a. des conclusions de la 4ème Session de la Commission mixte de Commerce, de Coopération économique et technique Türkiye-Mali. Dans le cadre du raffermissement des relations entre le Mali et la Türkiye, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a conduit à Ankara, les 17 et 18 avril 2024, la délégation malienne pour la tenue de la 4ème session de la Commission mixte de Commerce, de Coopération économique et technique Türkiye-Mali. Les travaux de cette rencontre ont permis d’évaluer le niveau de la coopération entre les deux pays et d’envisager de nouveaux axes de coopération stratégique. Les deux parties ont convenu d’accroître leurs échanges économiques, commerciaux, culturels et sociaux, notamment en examinant les mesures à prendre pour faciliter l’entrée et le séjour des ressortissants respectifs des deux pays, de part et d’autre. En marge de leur séjour à Ankara, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale et le ministre de l’industrie et du Commerce ont rencontré le Vice-Président de la République de Türkiye et d’autres personnalités turques. b. de la participation du Mali à la 15ème Conférence islamique au Sommet de l’Organisation de la Coopération islamique. Les 04 et 05 mai 2024, à Banjul, République de Gambie, le Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a représenté Son Excellence Le Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat, à la 15ème Conférence islamique au Sommet de l’Organisation de la Coopération islamique (OCI). A l’issue des travaux, le Sommet de l’OCI a réaffirmé son unité et sa position de principe en soutien indéfectible à la cause palestinienne, particulièrement dans un contexte marqué par l’agression en cours de l’Etat hébreu contre les populations palestiniennes à Gaza. Le Sommet a également endossé l’appropriation nationale, par le Mali, du processus de paix, à travers le Dialogue Inter-maliens. 2. Le ministre du

Sikasso : Deux ponts inaugurés à Faniena et N’Tiobougou

Sikasso, 8 mai (AMAP) Le ministre des transports et des infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko a procédé, samedi dernier à Faniéna (commune rurale de Doumanaba) et à N’Tiobougou (commune rurale de Blendio), à l’inauguration de deux ponts. L’un à Faniéna et l’autre à N’Tiobougou. Ces infrastructures ont été financées par le Projet d’amélioration de l’accessibilité rurale (PAAR), sur financement de la Banque mondiale. La maîtrise d’ouvrage a été assurée par le Conseil régional. L’évènement a enregistré la présence des autorités régionales de Sikasso dont le Gouverneur de la  région Mme Kanté Marie Claire Dembélé et le président du Conseil régional, Yaya Bamba. On notait également la présence du maire de la commune rurale de Doumanaba, Adama Bayoko. Pour un coût total de plus de 435 millions de francs CFA, le pont de Fanièna a une longueur de 47,46m. Il est composé de 3 travées dont 2 de rive de 15,73m et celui du milieu 16m. La largeur fait 7m et deux guides roues surmontées de garde-corps. Le pont a une hauteur sous dalle de 8m et 6 fûts de 100 cm de diamètres. Il lie la piste Tabarako(RN11)-Doumanaba-Sibirifina- N’Tiobougou- Blendio- Nièna. Celui de N’Tiobougou a été réalisé à plus de 434 millions de nos francs. Ses caractéristiques techniques sont identiques à celui de Faniéna à part sa hauteur sous dalle qui fait 6,5m. Ces infrastructures permettront de faciliter l’acheminement des productions agricoles, l’amélioration de l’accès des services sociaux de base et de fluidifier les échanges et le trafic. Il contribuera également au développement de la localité.   D’entrée de jeu, le maire de la commune rurale de Doumanaba Adama Bayoko a, au nom de sa commune, exprimé toute sa joie pour la construction de ces joyaux dans leurs localités. Il a, par ailleurs, saisi l’opportunité pour demander au ministre de goudronner la piste Doumanaba- Blendio- Nièna. Toute chose qui, selon lui, apportera un ouf de soulagement à la population.  « La réalisation de ces ponts est un vieux rêve qui est devenu une réalité », a indiqué Yaya Bamba avant de poursuivre que Fanièna et N’Tiobougou constituent de grands bassins de productions agro-sylvo-pastorales. Il a saisi l’occasion pour souligner l’importance des nouvelles infrastructures ainsi que celles des aménagements connexes et les pistes Tabarako-Tjibougou-Ziguéna-Doumanaba-Fonsebougou-Fanièna-Sibirifina, ensuite Sibirifina-Doumanani-Kessena-N’Tiobougou-Blendio-Kassoumbougou-Nièna et la bretelle Blendio- Ouetto- Kounian. En outre, le président de la collectivité région a affirmé que ce projet est une initiative du gouvernement du Mali pour accompagner les collectivités territoriales dans la dynamique de la régionalisation. « Les laborieuses populations bénéficiaires verront sans doute une valorisation de leurs produits agricoles  et une augmentation de leurs revenus ainsi qu’une grande fluidité de leur transport. Ces infrastructures renforceront leur cohésion sociale », a-t-il conclu. Pour le ministre des transports et des infrastructures Mme Dembélé Madina Sissoko, cette cérémonie marque la concrétisation de la volonté des plus hautes autorités du pays. A l’en croire, celles-ci sont résolument engagées à satisfaire la demande sociale pressante en matière d’infrastructures routières afin de désenclaver les zones rurales. Se prononçant sur les nouvelles infrastructures, le ministre a indiqué que des aménagements connexes ont également été réalisés aux bénéfices des villages traversés. Il s’agit des périmètres maraîchers, des plateformes multifonctionnelles pour les femmes, des points d’eaux, des magasins, des hangars de marché et des clôtures d’infrastructures existantes. Le PAAR a également construit et réhabilité des salles de classes, il a réhabilité certains centres de santé et leur a offert des ambulances médicalisées. Enfin, le ministre Mme Dembélé Madina Sissoko a invité les bénéficiaires à faire un bon usage des nouvelles infrastructures. Quant aux collectivités locales, elle a sollicité leur forte implication dans la bonne marche du mécanisme de maintenance des pistes aménagées. Toute chose qui permettra d’assurer la praticabilité des pistes en toutes saisons. MD/KM (AMAP)                                                                               

Bla : Fin des travaux des assises du dialogue inter-maliens, niveau communal

Bla, 15 Avril (AMAP) La cérémonie de clôture des travaux des assises du dialogue inter maliens, a été présidée, lundi à Bla par le préfet de cercle, Mme Fanta Samaké  en présence de son 2ème adjoint Moriba CAMARA, du maire et de ses adjoints, a constaté l’AMAP. Ont pris part à cette assise du dialogue inter maliens niveau communal, les chefs des 19 villages de la commune rurale de Bla, les responsables des unités des FDS, des responsables syndicaux, les leaders religieux (chrétiens et musulmans), toutes les composantes de la société civile, le RECOTRAD et la presse locale. Après les mots de remerciement du maire de la commune rurale de Bla, du vice-président des travaux du dialogue inter maliens de la commune de Bla, du coordinateur des chefs de village de la commune rurale de Bla, le préfet de Cercle Fanta a, dans son allocution, remercié tous les participants pour leur participation massive et effective et de leur engagement sacerdotal durant tout le processus de ces travaux. Durant trois jours les participants ont échangé sur les cinq thématiques à savoir la Paix, Réconciliation nationale et cohésion sociale ; les Questions politiques et institutionnelles ; l’Economie et développement durable ; les Aspects sécuritaires et défense du territoire et la Géopolitique et environnement international. A l’issue des travaux, les participants ont formulé entres autres recommandations, la Prolongation de la transition à cinq ans, la limitation du nombre de partis politiques à trois (03), l’abandon du francs CFA au profit de la monnaie malienne ou celle de l’Alliance des Etats du Sahel (AES), la création de camp militaire dans tous les chefs-lieux de cercle du Mali, le Renforcement et l’équipement des Forces de Défense et de Sécurité du Mali en blindés et autres équipements adéquats de dernière génération dans le cercle de Bla et dans les autres cercles du Mali. Les travaux des assises du dialogue inter maliens qui ont débuté le samedi 13 avril dernier, ont pris fin ce lundi 15 avril 2024 par les mots de clôture du préfet du cercle de de Bla, madame Fanta SAMAKE. MO/KM (AMAP)  

Accidents de la circulation routière : Plus de 680 tués en 2023

Bamako, 08 avr (AMAP) En 2023, le nombre d’accidents sur nos routes a chuté de l’ordre de 6% et celui des victimes de 4%, alors que le nombre de personnes tuées a augmenté de 684 à 689 morts, a révélé, jeudi, le directeur général de l’Agence nationale de la sécurité routière (ANASER), Oumar Bah Maïga. Selon ces chiffres publiés à l’occasion de la 14è édition de l’atelier de validation des statistiques d’accidents de la circulation routière de l’année 2023, il y a plus d’accidents graves, provoqués essentiellement par l’excès de vitesse. « Cette situation est désolante, car malgré la réduction des accidents, les pertes de vies sont considérables », a regretté le directeur général de l’Agence nationale de la sécurité routière (ANASER), Oumar Bah Maïga. Il a précisé que les engins les plus impliqués dans les accidents en 2023 ont été les transports communs : cars, poids lourds, taxis, Sotrama (Transports en commun)… « Ils ont fait plus de victimes que les engins à deux roues.  21% des personnes tuées sont des piétons, cela est inconcevable », a révélé M. Maiga. Chaque année, l’ANASER organise, à l’intention des acteurs de la sécurité routière (police, gendarmerie, protection civile, services de santé, association de sécurité routière), cet exercice pour valider les statistiques des accidents de la circulation routière. Les statistiques des accidents constituent le levier principal de la gestion de la sécurité routière. Elles permettent à l’ANASER d’élaborer des stratégies, de faire des programmes, d’identifier les accidents (types et emplacements), de diagnostiquer les causes…», a expliqué Ousmane Bah Maïga. Et d’ajouter que l’ambition de sa structure est d’aller au-delà des chiffres pour compléter sa base de données en faisant l’inventaire des routes, des enquêtes sur les comportements et en collectant les données sur les sanctions policières et le réseau routier et la qualité du système médical d’intervention. La représentante du ministère des Transports et des Infrastructures, Bintou Aliou Maïga,  qui a présidé la cérémonie d’ouverture des travaux, a mis l’accent sur l’importance de la conjugaison des efforts dans la lutte contre l’insécurité routière. Cela, afin d’atteindre la vision retenue conformément à la Stratégie nationale de sécurité routière 2021-2030 qui est de réduire le taux de mortalité des accidents de la route de 50% en le ramenant de 25 à 12 tués par 100 000 habitants à l’horizon 2030. Pour atteindre cet objectif, Bintou Aliou Maïga a estimé que les outils et les méthodologies de recueil et de traitement des données d’accidents doivent être améliorés dans l’optique de satisfaire l’engagement pris par notre pays suite à la ratification de la Charte africaine de la sécurité routière. Cette Charte demande en effet aux parties de fournir les données les plus détaillées à l’Observatoire africain de la sécurité routière des pays africains. «Cette rencontre s’inscrit dans cette dynamique par la validation des données d’accidents de l’année 2023 afin de disposer de statistiques fiables et harmonisées pour les acteurs de la sécurité routière, les consultants, les chercheurs, les journalistes, les étudiant», a déclaré la représentante du ministère des Transports et des Infrastructures. En outre, Bintou Aliou Maïga a souligné que les données collectées permettront d’évaluer les risques d’accidents en vue d’orienter la prise de décision pour établir la priorité et appliquer des mesures de prévention pour un meilleur renforcement de la sécurité routière. MD/MD (AMAP)  

Canicule au Mali : De nombreux décès constatés 

Bamako, 08 avr (AMAP) Le Centre hospitalier universitaire (CHU) Gabriel Touré de Bamako, au Mali, a enregistré 102 décès du 1er au 4 avril derniers avec 60% des victimes âgées de plus de 60 ans, ont annoncé des sources médicales. Ces statistiques, fournies par le Service d’accueil des urgences (SAU) de l’hôpital Gabriel Touré, comparées aux 130 décès enregistrés pour tout le mois d’avril en 2023 appellent à agir pour éviter la catastrophe. Le tableau n’est guère plus reluisant dans d’autres structures hospitalières alors que le pays connait une vague de canicule. Les températures ressenties sont très souvent très élevées. Le thermomètre affiche une moyenne de 40 à 45° Celsius dans la capitale voire plus dans d’autres localités du pays. Cette chaleur extrême serait à l’origine de nombreux décès, notamment chez les personnes du troisième âge, c’est-à-dire les 60 et plus. L’ampleur de la situation suscite des appréhensions légitimes, mais aussi des interprétations erronées sur les réseaux sociaux. Des personnes sans scrupule alignent des chiffres dans leur post qui sont loin de la réalité. Le Centre hospitalo-universitaire (CHU) Gabriel Touré qui s’inscrit dans la dynamique de partage de la bonne information a organisé, vendredi dernier, une conférence de presse pour expliquer la situation qui prévaut en vue de couper court aux folles rumeurs. Le CHU Gabriel Touré entend surtout sensibiliser la population sur les risques encourus pendant cette période de forte poussée de chaleur par tout le monde, particulièrement par les personnes vulnérables, notamment les 60 ans et plus et les tout-petits, et sur les mesures à adopter pour se préserver d’un éventuel coup de chaleur. La conférence était animée par le chef du département de la médecine d’urgence et d’anesthésie-réanimation, Pr Diango Mahamane Djibo. Le praticien hospitalier dans son exposé liminaire a tenu à préciser qu’il ne faut pas mettre ces décès sur le compte de la canicule. L’esprit cartésien qu’il demeure toujours estime simplement qu’il faut des études pour cerner les causes réelles de ces nombreux décès très souvent constatés à l’arrivée à l’hôpital. Le conférencier explique aussi que 60% de ces personnes décédées durant les quatre premiers jours du mois d’avril étaient âgées de plus de 60 ans. Selon lui, à cet âge, ces personnes sont parfois fragilisées par des pathologies chroniques comme le diabète et l’hypertension artérielle, entre autres. «On est en période de canicule qui décompense ces maladies chez les patients», souligne le Pr Diango Mahamane Djibo. Et l’anesthésite-réanimateur d’indiquer que les enfants à bas âge sont aussi très fragiles face à la canicule parce qu’ils n’ont pas suffisamment d’eau dans l’organisme pour affronter les températures extrêmes. Le toubib relève également que lorsque la température ambiante augmente, l’organisme met en place plusieurs mécanismes pour faire baisser la température. «Si sa capacité de défense est dépassée, cela conduit à un déficit d’eau. Les effets secondaires de cette déshydratation sont notamment une importante fatigabilité, des maux de têtes, des nausées et la perte de conscience», énumère-t-il. Pour le Pr Djibo, en raison de cette vague de canicule, la fréquentation de son service avait atteint, il y a trois jours, plus de 100 patients par jour contre une moyenne de 70. Il invite la population surtout les aînés et les tout-petits à observer les mesures de prévention, notamment se soustraire à un environnement très chaud, se mettre à l’ombre et également boire de l’eau. Le conférencier conseille tout simplement d’éviter de donner de l’eau glacée à une personne lorsque sa température est en train de monter. Selon le spécialiste en médecine d’urgence, la bonne attitude, c’est de lui donner de l’eau tiède en petite quantité et à des petits intervalles pour la réhydratation. Les autres établissements hospitaliers sont tous débordés. Le personnel hospitalier est un peu partout aux petits soins pour tenter de soulager les familles qui accourent avec leurs malades. Certains arrivent trop tard puisque ce sont des Décès constatés à l’arrivée (DCA). Les plus chanceux sont immédiatement pris en charge. A l’hôpital du Mali, par exemple, une source médicale, « sans entrer dans le jeu des chiffres », confirme qu’il y a de nombreux morts parce que la capacité d’accueil de la morgue a été largement dépassée. Cette source hospitalière explique simplement qu’un rapport a été adressé à la ministre de la Santé et du Développement social. A l’hôpital du Point G, c’est le même constat. Dans cet établissement hospitalier, on a enregistré dans la semaine du 1er au 6 avril 34 DCA et 26 décès au service des urgences. A l’hôpital de Kati, c’était aussi le même vécu ou presque. Selon une source hospitalière, l’établissement a enregistré dans la semaine 19 DCA et autant de corps déposés directement à la morgue. MDD/MD (AMAP)

Niono : Enlèvement de l’ambulance du District sanitaire

Niono, 06 Avril (AMAP) L’ambulance Land Cruiser, immatriculée 6042 CAT, don de Médecin Sans Frontières Belgique au District sanitaire de Niono, a été enlevé, le vendredi dernier vers 20heures 30 mn, par deux hommes armés non identifiés, a appris l’AMAP de source locale. Notre source déclare que l’ambulance Land qui a été enlevé, rentrait tout juste d’une mission du village de M’Bewani, localité située dans le cercle de Niono, avant de préciser que les bandits ont pris la direction Est de la ville, en mettant en action la sirène. Aux dernières nouvelles, une patrouille a été engagée pour retrouver l’ambulance et la reprendre des mains de ces hommes armés non identifiés qui sèment la terreur dans cette localité du centre du pays depuis un bon bout de temps. Pour rappel, depuis le 07 mars dernier, le couvre-feu est instauré à Niono par le préfet de Cercle. MS/KM (AMAP)

Irruption des groupes terroristes à Sadou Koïra : Tamymoudary Touré enlevé par GSIM( Président du développement de la commune de Gounzoureye)

Mali (AMAP) Le dimanche, 7 avril 2024 aux environs de 17heures des groupes terroristes du GSIM affiliés à Al-Qaïda ont fait irruption dans le village de Sadou Koïra dans la commune rurale de Gounzourèye dans la région de Gao (Mali). Selon des sources locales, ces groupes terroristes sans foi ni loi sur plusieurs motos et véhicules pick-up étaient venus uniquement pour enlever le président du développement communautaire de la commune. Selon les témoignages des autorités locales, les groupes terroristes ont fait savoir qu’ils sont venus uniquement pour  le président du développement communautaire, Tamy Moudary Touré parce qu’il était soupçonné d’être l’homme qui donnait des renseignements de leur position et leur mouvement dans la zone aux forces de défense et de sécurité maliennes. Un berger communément appelé, Mado a assisté à l’irruption des groupes terroristes affiliés à Al-Qaïda dans leur localité. Selon le berger, quant ils sont arrivés, il était au puits en train d’abreuver ses vaches. Selon lui, ils étaient très nombreux et lourdement armés au bord des engins à deux roues et des véhicules pick-up. A leur entrée, ils ont fait des tirs et les balles crépitaient partout comme s’il pleuvait.  « J’ai pris la fuite pour me cacher dans un enclos des animaux. C’est à partir de ma cachette   que je voyais les groupes terroristes se diriger vers la concession du président du développement communautaire, Tamy Moudary Touré », a confié le berger Mado. Pire, selon plusieurs sources locales, ces troupes terroristes ont commis un acte odieux en frappant et violant la fille, et tuant le  fils aînée du président du développement communautaire . Certaines familles composées des enfants et des femmes dans leur fuite ont été blessées par des balles perdues et  en plus de cela ces groupes terroristes ont emporté un nombre important du bétail des villageois, Alors que ces animaux constituent leurs sources de revenues. L’enlèvement du président du développement communautaire de la commune de Gounzourèye a suscité une vive inquiétude au sein de la population locale et régionale. Chaque fois que des actes similaires se produisent, les populations appellent les autorités maliennes à prendre des mesures pour sécuriser les personnes et leurs biens.  Elles demandent à l’Etat que les acteurs soient traduits devant la justice afin de répondre à leurs crimes. Depuis 2012, le Mali fait face à une   crise multidimensionnelle qui a frappé de plein fouet tous les domaines sur l’ensemble du territoire.  Ce conflit des groupes armés du GSIM affiliés au réseau Al-Qaïda a provoqué des pertes en vie humaines, des assassinats, des viols, des enlèvements des personnes publiques ou collaborateurs du gouvernement et vol du bétail. Et le président du développement communautaire du village Sadou Koïra et sa famille en est un exemple parmi des milliers des gens. Certains se sont retrouvés morts et abandonnés par leurs bourreaux,  et d’autres sont dans les mains de leurs ravisseurs. Les grands efforts des forces nationales de défense et de sécurité pour la sécurisation du pays continuent, malgré la poursuite par les groupes terroristes affiliés au réseau Al-Qaïda de leur basse besogne à travers  les attaques des villages, des villes, le vol du bétail, le rapt des personnes publiques, les assassinats provoquées. Cette situation a poussé, certains chefs des familles, certains responsables de l’Etat et même certains individus à quitter le pays pour se réfugier dans des lieux sûrs ou à aller en exil.  Avec l’ampleur de la situation sécuritaire, économique du pays ainsi que l’étendue du territoire, l’Etat seul ne peut pas être partout au même moment. MK      

Tominian : Initiation des jeunes ruraux aux techniques de collecte et de diffusion des données pluviométriques

Tominian, 7 avril (AMAP) La salle de réunion du cercle de Tominian a abrité, les 4 et 5 avril 2024, un atelier de formation de 50 jeunes ruraux identifiés aux techniques de collecte des données pluviométriques et la diffusion des informations agro météorologique, a constaté l’AMAP. C’était sous la présidence du Coordonnateur de Sahel Éco zone de Tominian, Thiery Tandin Keïta, en présence de l’ensemble des participants. Les modules de l’atelier facilité par Boubacar Koné de l’agence météorologique de San, ont porté sur le guide pratique des semis, les notions d’utilisation du pluviométrie, les notions sur la variation, la variation sur le climat. Selon le Coordonnateur de Sahel Éco, c’est dans le cadre de la mission de promotion d’un développement socio-économique inclusif respectueux de l’environnement et assurant les besoins des générations présentes et futures au Sahel, que l’ONG Sahel Éco a initié en consortium avec l’ONG AMEDD le « Projet de renforcement de la résidence des exploitations familiales aux changements climatiques dans les anciens sous bassins cotonniers des Cercles de Tominian, Koutiala et Yorosso P2REF ». Le projet vise la promotion de paquets de techniques et pratiques intégrées pour améliorer la fertilité des sols et la gestion de l’eau en vue d’accroître la production et la productivité agricole des exploitations agricoles. En plus, il entend diversifier et renforcer les sources de revenus des femmes et des jeunes, pour renforcer les capacités de résilience des populations vivantes dans les anciens bassins cotonniers, face aux effets des changements climatiques. L’objectif général du projet, est de faciliter l’accès aux technologies résilientes et durable de mobilisation, la valorisation et la protection des ressources en eau pour soutenir la productivité des systèmes de production et créer les opportunités de diversification des moyens d’existence. De façon globale, les actions du présent projet vont bénéficier directement à l’ensemble de la population des 50 villages d’intervention du projet, estimée à plus de 72.000 habitants dont 35.280 hommes et 36.720 femmes. Le projet est financé par le Fonds climat avec le parrainage du Programme Alimentaire Mondial (PAM Mali) pour 36 mois. La mise en œuvre dans le Cercle de Tominian est assurée par Sahel Éco dans 25 villages des Communes de Bénéna, Diora, Mandiakuy et Mafouné. L’agro météorologie utilise les données météorologiques et agronomique pour aider à la prise de décision dans la conduite des activités des exploitations agricoles afin de réduire les risques pluviométriques sur la production. Elle a été introduite au Mali à la faveur des sécheresses des années 1970. La technologie agri météorologique repose sur une approche participative, une sensibilisation-formation des bénéficiaires. C’est un système de communication performant pour la circulation de l’information. Cette assistance agro météorologique s’avère être d’une excellente contribution à l’adaptation au changement climatique pour les pays du Sahel, du fait que le changement climatique se traduira entre autres, par une multiplication des phénomènes extrême comme les sécheresses auxquelles, l’Agriculture, encore pilier des économies de la sous-région devrait s’adapter. En prise, pour mieux s’adapter aux effets néfastes des changements climatiques, les producteurs ont besoin d’avoir les principales informations agro météorologique telles les prévisions saisonnières tout au long de l’année, les dispositions à prendre face aux prévisions saisonnières, certains effets indirect liés aux changements climatiques comme l’apparition de chenilles, criquets et autres insectes ravageurs des cultures et les mesures à prendre pour y faire face, la nature des cultures à semer ( cycle court, cycle long, etc.) en fonction de leurs avantages. Ainsi, pour entrainer les producteurs sur cet exercice, le projet entend doter les villages d’intervention en matériels de collecte des précipitations mais aussi renforcer les capacités techniques de 50 jeunes identifiés à cet effet sur les techniques de collecte des données pluviométriques et leur diffusion. Enfin, de Kits, composés chacun d’un pluviomètre, de téléphone et un registre de note, ont été remis aux bénéficiaires par l’Adjoint du Préfet de Cercle, Amadou Gassambé, en présence des Sous-préfets et du secrétaire exécutif de Sahel Éco Pierre Dembelé.                                                                                                                                            ST/KM (AMAP)

Communiqué du conseil des ministres du mercredi 03 avril 2024

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 03 avril 2024, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a :- adopté des projets de texte ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre des Transports et des Infrastructures, le Conseil des Ministres a adopté un projet décret portant création du Comité interministériel de Sécurité routière. La problématique de l’insécurité routière revêt un caractère préoccupant dans notre pays. En effet, entre 2017 et 2022, il a été recensé 58 615 cas d’accidents de la circulation ayant occasionnés 54 892 blessés et 4 119 tués. Face à la recrudescence des accidents de la route, le Gouvernement a pris diverses mesures pour renforcer la sécurité routière et minimiser les impacts négatifs de ce fléau sur la population et l’économie nationale. Ces mesures se sont traduites, notamment par : – l’institution de l’audit de sécurité routière, d’une semaine et des journées nationales dédiées à la sécurité routière; – la construction et la réhabilitation d’infrastructures routières sur l’ensemble du territoire national ;- la formation des acteurs, la sensibilisation des usagers de la route et le renforcement du contrôle routier ; – l’adoption de la Stratégie nationale de Sécurité routière pour la décennie 2021-2030.Malgré la mise en œuvre de ces mesures, des insuffisances ont été révélées lors de l’examen des capacités de gestion et de coordination de la sécurité routière. Le caractère transversal de la gestion de la sécurité routière fait ressortir le besoin d’une collaboration plus étroite entre les parties prenantes des différents secteurs pour atteindre les résultats attendus en termes de réduction du nombre d’accidents de la route et du taux de mortalité qui en résulte. En vue de pallier ces insuffisances, la Stratégie nationale de Sécurité routière prévoit la mise en place d’un organe de décision au plus haut sommet pour décider des orientations prioritaires et donner l’impulsion nécessaire à l’amélioration de la sécurité routière. Le projet de décret adopté consacre la création du Comité interministériel de Sécurité routière avec pour mission de déterminer les orientations de la politique du Gouvernement en matière de sécurité routière. 2. Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant approbation du marché relatif au transport des pèlerins de la filière gouvernementale et leurs bagages dans le cadre du Hadj 2024.Le marché est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et le groupement EGYPTAIR-KALIS VOYAGES SARL, pour un montant de 2 milliards 980 millions 204 mille francs CFA toutes taxes comprises et un délai d’exécution de deux mois. Son exécution permettra aux pèlerins de la filière gouvernementale d’accomplir leur devoir religieux dans les meilleures conditions possibles à travers, notamment la maîtrise des programmes de vols.3. Sur le rapport du ministre des Mines, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant approbation des statuts modifiés de la Société de Recherche et d’Exploitation des Ressources minérales du Mali (SOREM-MALI-SA). La Société de Recherche et d’Exploitation des Ressources minérales du Mali a pour objet la recherche, l’exploitation, le traitement et la commercialisation des substances minérales dans les limites des périmètres qui lui sont octroyés. Ses statuts ont été adoptés par le Décret n°2022-0723/PTRM du 23 novembre 2022.Pour renforcer la gouvernance de la Société, il est apparu nécessaire de prévoir la nomination d’administrateurs indépendants dans le Conseil d’Administration. Le projet de décret est adopté dans ce cadre.4. Sur le rapport du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant classement des anciens bâtiments de l’Institut National des Arts. L’Institut national des Arts de Bamako est un établissement d’enseignement professionnel en Arts, Métiers et Animation socioculturelle créé en 1933 sous le nom « la Maison des Artisans Soudanais ».De sa création à nos jours, l’Institut a formé plusieurs hommes de culture, de célèbres artistes et hommes de médias. Les difficultés d’accessibilité, la vétusté des locaux et les inconforts liés aux pollutions et nuisances ont rendu nécessaire la délocalisation de l’établissement dans la zone aéroportuaire de Bamako. De style néo-soudanais, les anciens bâtiments de l’Institut National des Arts, construits sur la parcelle de terrain objet du titre foncier n°1752 de la Commune II du District de Bamako sont inscrits depuis 2009 à l’inventaire du patrimoine culturel national. Les anciens bâtiments de l’Institut font aujourd’hui partie du patrimoine matériel urbain de Bamako. Ils sont le témoignage de la mémoire collective et jouent un rôle important dans la constitution du paysage urbain contemporain. Le projet de décret adopté consacre le classement des anciens bâtiments de l’Institut National des Arts dans le patrimoine culturel national en vue de renforcer sa protection juridique. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS 1. Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a informé le Conseil des Ministres de la tenue de la 15ème Session de la Conférence islamique au Sommet de l’Organisation de la Coopération islamique, prévue les 04 et 05 mai 2024, à Banjul en République de Gambie. L’Organisation de la Coopération islamique a pour vocation, le renforcement de la coopération et de la solidarité entre les Etats membres, la protection des droits et intérêts du monde islamique ainsi que le soutien au peuple palestinien. Elle compte 57 Etats membres, y compris le Mali.Le 15ème Sommet islamique placé sous le thème : « Renforcer l’unité et la solidarité par le dialogue pour le développement durable » vise à réaliser la quête de paix globale, de stabilité, de développement durable, de sécurité, de prospérité, de compréhension et d’unité entre les pays musulmans, face aux défis liés à la propagation du terrorisme, de l’extrémisme violent et de l’islamophobie, qui affectent la Oummah islamique. Elle sera l’occasion pour les Chefs d’Etat et de Gouvernement, d’examiner la mise en œuvre des

Banamba : Plus de 47 millions pour la construction de trois salles de classe dans la cour du lycée LFIAAB

Banamba, 03 avril (AMAP) La Banque mondiale, à travers le projet MICRA a fiancé la construction de trois salles de classe dans la cour du lycée LFIAAB à Banamba, a constaté l’AMAP. Après le démarrage des travaux, le préfet de Cercle Souleymane Tembely, en compagnie de sa délégation, s’est rendu mercredi, sur le site pour s’enquérir de l’état d’avancement des dits travaux. La délégation qui l’accompagnait comprenait le maire de la Commune rurale de Banamba, le chef service du domaine et du cadastre, le chef service de subdivision de l’urbanisme et de l’habitat, le président de la société civile, le président de l’APE, le proviseur du lycée LFIAAB, le chef de chantier de l’entreprise malienne de construction de construction d’infrastructure EMCI et le contrôleur groupement EMGC. Les travaux ont débuté le 22 janvier 2024 pour un délai d’exécution de 120 jours soit quatre mois sur financement du projet MICRA à travers la banque mondiale à hauteur de 47 750 000 FCFA. Les entreprises EMCI et EMGC sont chargées de l’exécution des travaux. Au cours de cette visite de terrain, le préfet Tembely a apprécié l’état d’avancement des travaux surtout avec les matériels et matériaux de travaux de qualité. Toutefois, M. Tembely a suggéré aux contrôleurs de chantier d’être vigilants afin que les débris issus des travaux de chantier ne causent pas des désagréments aux élèves de l’établissement, suggestion bien notée par les contrôleurs.  AT/KM (AMAP)