Bla : Lancement des activités de la journée de reboisement à Yangasso

Bla, 30 août (AMAP) Le lancement des activités de reboisement dans le cercle de Bla, organisée par la Jeune Chambre Internationale (JCI) de Bla et ses partenaires a été présidé dimanche à Yangasso par le sous-préfet, Yaya Togo, a constaté l’AMAP. C’était en présence de l’adjoint du maire de la commune, Issa Tangara, des responsables des services techniques, des représentants du conseil communal de la jeunesse, des femmes de la CAFO communale et plusieurs autres personnalités. Le représentant du chef de l’exécutif local q saisi l’occasion pour remercier la JCI pour le choix porté sur son arrondissement parmi tant d’autres dans le cercle de Bla. Le sous-préfet s’est dit convaincu que ces arbres qui seront plantés dans les services publics et privés de Yangasso contribueront fortement dans un bref délai à la restauration des terres dégradées, à la conservation de la diversité biologique, à l’embellissement de la ville de Yangasso et à la protection de l’environnement. Il a remercié les partenaires de la Jeune Chambre Internationale comme l’ADICO, le B5 plus, le PGRL+ et l’entreprise HATTS pour leurs appuis constants à cette organisation pour la réalisation des activités. Selon le sous-préfet, cette journée de reboisement de la JCI vient s’ajouter à d’autres actions déjà menées dans l’arrondissement de Yangasso parmi lesquelles le dépistage du diabète et de la tension au Centre de Santé Communautaire CSCOM. Avant de déclarer lancer la journée de reboisement dans les services publics et privés de Yangasso, Yaya Togo a invité les bénéficiaires de prendre soin de ces jeunes plants et que c’est à ce prix que nous pourrons bénéficier de ces arbres dans l’avenir. Selon le sous-préfet, l’arbre de chacun doit faire l’objet d’un suivi et l’édition prochaine les autorités et la JCI passeront voir l’état d’évolution de ces arbres. Quant au président de la JCI de Bla, Docteur Soumaila Diallo, il a remercié toutes les personnes qui ont fait le déplacement, en commençant par les autorités administratives et politiques. Selon le président, cette journée rentre dans le cadre de l’exécution du plan d’action 2022 de la JCI de Bla. Docteur Soumaila Diallo a profité de l’occasion pour présenter les membres de la JCI de San, de Ségou et de Bamako qui ont effectués le déplacement pour venir s’ajouter à eux afin de donner un éclat à la cérémonie de cette journée de reboisement. Dans son intervention, le directeur de projet Amadou Diakité a fait une brève de l’historique de la JCI au Mali en général et à Bla en particulier. Selon M. Diakité la JCI a vu le jour dans le cercle de Bla le 20 Juillet 2019. Cette journée de reboisement organisée par la JCI de Bla qui a été parrainé par Yaya Diarra dit Yani, président du district de football de Bla a concerné la plantation de 100 plants de plusieurs espèces d’arbres reparties entre la mairie, la perception, la clinique Djiguiya, le CSCOM et le Centre de Formation Professionnelle (CFP) tous de Yangasso. Après le travail collectif, un pied d’arbre a été confié à chaque responsable de service y compris les collectivités, les groupements de femmes et de jeunes leaders pour l’amener chez soi et veillez sur ce jeune plant. MO/KM (AMAP)

A Dio, près de Bamako, les fermes poussent comme des champignons 

Par Rokiétou MAÏGA Bamako, 27 août (AMAP) Située à Magnambougou, village de la Commune rurale de Dio-Gare, Cercle de Kati et Région de Koulikoro, la ferme de Ousmane Diakité offre depuis 13 ans une gamme variée de produits agricoles. Avec le phénomène de «fermage» qui se développe de plus en plus autour de la capitale malienne, notamment à Baguinéda et périphérie, la Commune rurale de Dio, à 40 kilomètres seulement de Bamako, accueille  un chapelet de fermes. Aménagée sur une superficie de 15 hectares, la ferme de Diakité est le résultat de son amour pour le travail de la terre. Fils d’agriculteur, sa passion pour l’agriculture n’a pas tardé à éclore. «Mes frères et moi travaillions au champ, et de fil en aiguille, j’ai pris du plaisir à gratter la terre», explique Ousmane. La ferme est composée en grande partie d’orangers de variétés différentes, d’un hectare de papayers et de melons encore à l’état brut. Les variétés d’orangers s’étalent tout le long de la ferme. Les 2 000 à 3 000 pieds d’agrumes constituent son patrimoine. Le sol gravillonnaire de la zone s’adapte à tout type de cultures. Dans la ferme et aux environs, il cultive de la vigne, le pommier, ce qui peut surprendre, ou encore l’avocatier. L’orange du Mali «lemourouba», «le tengelo », de son nom scientifique citrux-tengelo, ou encore «le niva» qui a sa pulpe rouge, sont autant de variétés qui sur l’exploitation. Le choix de cette production agricole s’explique par la rentabilité du produit qui, une fois planté, génère des bénéfices à long terme. «Après leur implantation, au bout de deux ans à deux ans et demi, ils commencent à donner les premiers fruits. Et cela est valable pour toutes les saisons», se réjouit Diakité. Avec un investissement personnel et des prêts auprès de deux banques de la place, l’exploitation agricole de Diakité a débuté en 2009. Pour les cinq ouvriers qui y travaillent et le gardien, le travail de la ferme n’est pas de tout repos. Arrosage et désherbage par-ci, cueillette des fruits par-là, l’effectif est insuffisant, mais cela se comprend aisément. L’arrivée de l’hivernage fait que beaucoup d’entre eux rentrent chez eux pour les travaux champêtres en famille. L’ensemble des produits de la ferme sont écoulés sur place. Un groupe de cinq hommes sont venus acheter chacun un kilo d’oranges à 350 Fcfa. Tous enseignants de la localité, ils préfèrent acheter directement à la ferme pour le prix car chez les revendeurs, il s’élève à 750 FCFA voire plus. Et en même temps, ils viennent profiter de l’air frais et pur que dégagent les plantes en harmonie avec la nature. «À la saison des fruits, c’est un véritable marché qui règne là», commente le gardien Kariba Diarra. Électromécanicien de formation, Ousmane Diakité fait remarquer qu’il fait face à beaucoup de difficultés : la commercialisation des produits sur le marché avec la redoutable concurrence des importations, le manque de main d’œuvre qualifiée et la non-maitrise de l’activité agricole. RM/MD (AMAP)

Le Tribunal administratif de Gao (Nord) tient sa première audience publique (MINUSMA)

Bamako, 25 août (AMAP) Le Tribunal administratif de Gao a tenu le 15 août dernier sa toute première audience publique, depuis sa création le 15 juillet 2011, sur demande du ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, selon un communiqué de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA). « Quatre juges du Tribunal administratif ont été déployés pour statuer sur quatre dossiers inscrits au rôle de l’audience », indique le communiqué, publié ce jeudi 25 août. Ces affaires concernaient des recours en annulation pour excès de pouvoir de décisions prises par des préfets et des procès-verbaux d’attribution de parcelles dressés par des chefs de village. Deux dossiers ont été également renvoyés pour instruction complémentaire et deux autres dossiers ont fait l’objet de débats puis mis en délibérés. Cette juridiction a pour attribution de sanctionner l’administration en annulant ses actes entachés d’illégalité et causant du tort aux administrés. « Il fait de l’État un justiciable au même titre que les citoyens », souligne le communiqué de la Mission onusienne. Et d’expliquer que ses décisions, qui obligent l’État à se soumettre à la loi qu’il a lui-même édictée, « participeront à la restauration de la confiance entre celui-ci et les populations ». La MINUSMA dit avoir fait un plaidoyer auprès des autorités pour le déploiement de ces magistrats, établis à Bamako depuis leur nomination. Outre l’appui logistique, un appui technique pour la tenue de cette première audience a également été fourni par la mission onusienne. « Compte tenu du fait que nous avons des besoins colossaux par rapport même au fonctionnement du Tribunal administratif, la MINUSMA nous a prêté son accompagnement et son concours et nous ne pouvons que nous en réjouir », a dit le président du Tribunal, Seydouba Laïco Traoré, cité par le communiqué de la Mission. L’opérationnalisation de cette juridiction constitue non seulement une avancée significative dans la restauration de l’autorité de l’État, mais aussi dans l’extension et la consolidation de l’État de droit. SS/MD (AMAP)

De Sikasso à Bamako, récit d’un périple de 6 heures en car

Par Aboubacar TRAORÉ Bamako, 25 août (AMAP) A 11heures, le soleil brille de tout son éclat. Le ciel semble gorgé de pluie en cette période d’hivernage, lorsque nous arrivions, ce dimanche de juillet 2022, dans la cour d’une compagnie de transport, l’une des nombreuses sociétés de transport voyageur à la gare routière de Sikasso. La veille, nous y avions réservé notre ticket à 7 000 Fcfa pour le trajet Sikasso-Bamako. C’était 5 000 Fcfa avant la crise qui a fait grimper le prix des hydrocarbures sur le marché mondial. Malgré l’assouplissement des mesures de prévention contre la Covid-19 par les autorités maliennes, quelques rares passagers portent toujours des masques. Une attitude qui rappelle les pires moments de la pandémie ayant secoué la planète  entière en 2020 et 2021. Le départ du bus est annoncé pour midi. Le moteur de l’engin crache le feu depuis notre arrivée et la climatisation à l’intérieur est au point. Mais avant l’embarquement des passagers, on procède à l’enregistrement des bagages. Pour gagner du temps, l’équipe de la billetterie procède à un contrôle  vérification physique à travers un appel. Le principe est simple : chaque passager donne le numéro de son billet au bagagiste qui le marque sur les bagages. Seul argument valable pour récupérer ses effets à l’arrivée. Comme tout le monde, nous nous plions à l’exercice, de bonne grâce. On y aperçoit des sacs de pommes de terre, patates, igname, banane plantain (Aloco), du souchet, d’agrumes d’avocats, ananas, bananes, oranges, mangues, du gingembre, bref un peu de tout ce que la cité verte du Kénédougou peut offrir aux visiteurs en cette période de l’année. À 12h 05mn, le car quitte la gare en direction du centre-ville que nous traverserons avec beaucoup de difficultés. La ville est en plein chantier. Un échangeur et ses voies d’accès, plus un viaduc sont en construction, nécessitant des déviations avec énormément de poussière à avaler pour les riverains. Néanmoins, une vingtaine de minutes suffiront à notre chauffeur pour traverser la ville par la Route nationale (RN-7) qui mène à la ville des «trois caïmans», Bamako, la capitale du Mali. CHANSONS DU TERROIR –  Ha ! Qu’il est agréable de voyager sur ce trajet de 375 km en période d’hivernage : on contemple une végétation verte et luxuriante et autres merveilles de la nature.  Après le poste de sortie de Sikasso, le spectacle commence avant de traverser les villages de Banankoroni, Kampiasso, Mpébougou, Farakala, Fantérila, Nkourala où les constructions en dur sont de plus en plus nombreuses. Même constat à Niéna, le village natal de Malamine Koné, promoteur de la marque Airness. Niéna est aussi connu pour être la capitale du cyclisme au Mali. Le chauffeur est obligé de ralentir pour ne pas écraser un âne en errance. Nous continuons notre chemin pour arriver à Koumantou, reconnaissable par les usines de la Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT). Après Koumantou et Koualé, nous atteignons Zantièbougou où une plaque annonce à gauche, la ville de Kolondièba, une sortie vers la Côte d’Ivoire sur une voie bitumée. Une demi-heure de route après, voilà le poste de péage de Bougouni. Le conducteur ralentit pour permettre à son apprenti d’aller payer le péage. Nous enjambons ensuite le fleuve Baoulé par son pont d’une centaine de mètres. À l’intérieur du bus, les passagers sont bercés par la musique du terroir avec en vedette, celles de la diva du Wassoulou , Oumou Sangaré et de la reine du Didadi, Nahawa Doumbia. Difficile d’adopter une autre démarche si l’on sait que près de 90% des passagers sont des fils de la contrée. Soudain, une voix attire l’attention de tous, annonçant l’escale de la capitale du Banimonotié, Bougouni. «Nous arrivons à Bougouni. Vous avez droit à une pause de 5 minutes pour vous soulager et prier pour ceux qui le souhaitent. Mais, que tous ceux qui portent des effets personnels dans le car prennent le soin de descendre avec», explique Ayouba Traoré, le convoyeur du bus. Sans doute, une manière pour la Compagnie de décliner toute responsabilité en cas de perte. Le jeune convoyeur demande par la même occasion aux clients de sortir leurs pièces d’identité pour faciliter le contrôle au poste installé à l’entrée de Bougouni. Un poste réputé le plus difficile à franchir si l’on n’est pas en règle. Après l’escale de Bougouni, nous reprenons la route. Le car se transforme en un restaurant ambulant où les odeurs de nourriture agressent les narines. Qu’à cela ne tienne. Pour 6 heures de route, il faut bien s’alimenter. MANA ET L’ÉGLISE DU PASTEUR MICHEL SAMAKE – Nous apercevons ensuite Ouéléssébougou vers 16h 20mn après avoir dépassé Sido, Soulouba et Kéléya.  Et cinq minutes plus tard, nous sommes à Mana, village où le pasteur Michel Samaké a transféré son église, il y a plus de deux ans. Auparavant située au village de Tenkelé à une dizaine de kilomètres de Ouéléssébougou sur la route de Sélingué, le pasteur Samaké y a transféré son lieu de culte après des histoires avec la Mairie de la commune rurale qui a morcelé une partie du site abritant l’édifice religieux, nous a raconté un de ses fidèles. Au bord de la route, une grande plaque indique l’église qui se trouve à droite à une centaine de mètres. « Depuis son implantation à Mana, le visage du village a carrément changé avec de nombreuses constructions en dur », dit notre interlocuteur. À 17 heures, nous arrivons à Dialakoroba, l’une des plus grandes bourgades sur la RN-7.  Au bout de 15 minutes, nous sommes au poste de péage et de pesage de Sanankoroba où il y a une longue file de voitures comme pour nous annoncer le début des embouteillages monstrueux de la capitale. « De nombreux véhicules dans cette file indienne reviennent de l’église du pasteur Michel Samaké », fait savoir un habitué de la localité. On y aperçoit des voitures de particuliers, des minibus de transport den commun « Sotrama », des taxis, des bus et même des gros camions. Entre Sanankoroba et Senou, la lumière du soleil filtre par les

Campagne agricole : La promesse de pluies régulières 

Par Anne-Marie KEITA Bamako, 25 août (AMAP) L’hivernage atteint sa vitesse de croisière. Caractérisée par de longues périodes sèches au début, la pluie est de plus en plus régulière et abondante. À vue d’œil, les parcelles sont bien entretenues. À l’Office du périmètre irrigué de Baguinéda (OPIB),pres de Bamako, la capitale malienne,  les cultures ont amorcé leur phase de maturité. L’aspect végétal des champs de riz, de maïs et de sorgho est prometteur. À condition que «les paysans maintiennent la cadence quant à l’entretien des champs et les traitements phytosanitaires, indispensables au bon développement des plantes». Baguinéda est une ville et une commune, dans la sous-préfecture du Cercle de Kati, dans la Région de Koulikoro. Située à 30 km de Bamako sur le fleuve Niger, cette commune rurale qui regroupe 32 villages, abrite plus de 3.000 hectares aménagés en maîtrise totale d’eau par l’OPIB. Créée en janvier 1998, cette structure est la plus grande zone de production agricole de notre pays, après l’Office du Niger (ON). Elle est chargée du développement intégré, de promouvoir le développement des principales cultures vivrières de base et maraichères. En plus des activités agricoles possibles en saison des pluies, les paysans de Baguinéda pratiquent aussi la culture de contre-saison. Celle-ci est une activité agricole consistant à faire le maraîchage et des cultures céréalières pendant la saison sèche. Elles s’inscrivent dans le cadre de la mise en œuvre de la Politique nationale de développement de l’État. Le but étant de mettre un accent particulier sur les aménagements de terres agricoles au profit des producteurs et de combler le déficit céréalier du Mali. Paysan à l’OPIB depuis plus de 15 ans, Mahamadou Diarra, œuvre pour l’atteinte de ces objectifs. Il trouve que la campagne évolue bien. Arguant qu’il pleut en abondance, le cultivateur prédit : «Cette année, la campagne sera meilleure que l’année dernière car les paysans ont commencé à semer à l’OPIB depuis le mois de juin. Alors que l’année dernière, les semis ont débuté en juillet». « Cela à condition qu’il n’y ait pas une fin précoce de la pluie comme cela a été le cas l’année dernière », ajoute M. Diarra qui exploite un hectare de riz, deux hectares de maïs et un demi-hectare de gombo. Son collègue Bakary Doumbia est producteur à Kognimba, dans la Commune de Baguinéda. Il détient à l’OPIB un champ de riz et de maïs d’une superficie d’un hectare chacun. De l’avis de celui qui accumule 22 ans d’expérience dans l’agriculture, le niveau satisfaisant des pluies présage d’un bon rendement et d’une bonne campagne. Le directeur général de l’OPIB, Mamadou Togola, partage les constats de des producteurs. M. Togola estime que l’allure que présentent les champs permet d’espérer que les objectifs de production pour cette année pourraient être atteints. Ils sont, a-t-il dit, estimés à 24.419 tonnes pour les céréales, dont 17.722 pour le riz, 6.300 pour le maïs et 299 tonnes pour le mil et le sorgho. Concernant les cultures maraîchères, les objectifs sont évalués à 27.995 tonnes, toutes spéculations confondues. En la matière, le niveau de réalisation est de 104% pour le mil, 86% pour le sorgho, 82% pour le maïs. Pour le riz cultivé en maîtrise totale d’eau (riz repiqué dans le périmètre), la réalisation est de 70% pour une superficie de 1.935 hectares. « Les emblavures se poursuivent en ce qui concernent le riz et sont à un niveau satisfaisant », assure le premier responsable de l’OPIB. Il faut ajouter qu’à l’OPIB, l’Adny 11 est la variété de riz la plus cultivée. Son cycle est de 120 jours. En matière de cultures sèches, c’est le Sotubaka, une variété de maïs dont le cycle est de 90 jours. Elle arrive à boucler son cycle pendant la période d’hivernage sans un grand souci de sècheresse. À propos des équipements agricoles, Mamadou Togola a dit que le taux d’exploitation est également acceptable. « La situation phytosanitaire, elle, est jugée calme. Les produits phytosanitaires sont disponibles », assure-t-il. « Néanmoins, des problèmes existent », nuance le patron de l’OPIB. Selon lui, la difficulté principale concerne l’acquisition des engrais minéraux, une situation générale liée au conflit en Ukraine. Autres difficultés, selon lui, l’insécurité dans la zone OPIB, l’insuffisance des ressources financières, les besoins en matériels agricoles pour les producteurs, le manque de main-d’œuvre. Sur les difficultés d’acquisition des engrais minéraux, il estime que les sols sont si pauvres qu’il faut des appoints. Le paysan Mahamadou Diarra, natif de Kobalacoro, Commune de Baguinéda, déplore également le problème d’accès aux intrants surtout les engrais minéraux. «En attendant la mise à disposition de la subvention de l’État, nous achetons le sac d’engrais entre 35.000 et 40.000 Fcfa», explique-t-il. «Nous sommes toujours en attente de l’engrais minéral. À part ce problème qui nous inquiète un peu, la campagne agricole est rassurante cette année car il pleut suffisamment», confirme Rokia Samaké, exploitante d’un demi-hectare de riz à l’OPIB. « L’État a déjà fait des acquisitions avec certains fournisseurs qui ont été déjà mises à la disposition de certaines structures agricoles’, annonce le directeur général de l’OPIB qui assure que les objectifs seront atteints si la pluie maintenait la même cadence. AMK/MD (AMAP)

Kangaba : Tenue d’un atelier de formation des collecteurs des récits de changement

Kangaba, 24 août (AMAP) Une équipe de l’Institut Malien de Recherche Action pour la Paix (IMRAP) organisé du 15 au 19 août 2022 à Kangaba un atelier de formation des collecteurs des récits de changement, a constaté l’AMAP. Cet atelier entre dans le cadre du projet « vestibule de la paix » qui vise à placer les populations elles-mêmes au cœur du système de construction de la paix. Cette appropriation endogène est une réponse structurée à une forte demande des populations maliennes elles-mêmes. L’approche recherche action systématique, développée par International Development Studies (IDS), offre une nouvelle opportunité aux communautés maliennes pour avoir une compréhension approfondie de la gestion pacifique de leurs conflits en faisant d’elles des acteurs pertinents du diagnostic et de pistes de solutions durables et consensuelles. Cette méthodologie, couplée avec la recherche action participative de l’IMRAP et Interpeace, a le potentiel d’inspirer non seulement les communautés locales dans toutes les régions du Mali mais également les acteurs aux niveaux national et international pour faire la consolidation de la paix un processus ancré dans les réalités locales. Ainsi, le processus mené à Kangaba par l’IMRAP connait maintenant de grandes avancées en termes de réalisation des activités, de maturité des groupes de recherche action (GRA), d’émergence de changements individuels, de groupes et/ou communautaires. Dans le but de capitaliser et de documenter ces changements afin d’en tirer des leçons d’apprentissage, une opération de collecte des récits sera effectuée à Kangaba auprès des bénéficiaires du projet. C’est en prélude à cette opération de la collecte que l’équipe opérationnelle de l’IMRAP a organisé cet atelier de 05 jours en vue de renforcer les capacités de vingt-cinq (25) collecteurs en technique de collecte et de documentation des récits de changements à Kangaba. A l’issue des travaux, comme résultats obtenus, les vingt-cinq (25) collecteurs de récits de changements ont été formés dans la conduite des entretiens de collecte, une collecte test de récits de changements a été réalisée dans la ville de Kangaba en vue de familiariser les collecteurs à la pratique et aux outils de collecte de résultats et la méthode et les outils de collecte de résultats ont été adaptés au contexte. SD/KM (AMAP)

Koulikoro lance sa campagne régionale de reboisement

Koulikoro, 22 Aôut (Amap) Le parc animalier de Tienfala dans le cercle de koulikoro a abrité jeudi dernier le lancement de la campagne régionale de reboisement 2022, sous le thème « une seule terre, agissons ensemble », a constaté l’AMAP. Cette 28ème édition était présidé par le ministre de l’environnement, de l’assainissement et du développement durable, Modibo Koné en présence du gouverneur de la région de koulikoro, Col Lamine Kapory Sanogo, de la directrice nationale des eaux et forets madame Kanouté Fatoumata Koné et plusieurs invités. L’objectif de cette journée rappelle – t- on est de restaurer des terres dégradées, lutter contre la désertification, d’embellir des agglomérations pour un meilleur cadre de vie, réaliser des divers types de plantation, conserver la diversité biologique entre autres. « Conscient des impacts négatifs que peuvent entrainer la détérioration des ressources biologiques sur le plan économique, social et culturel de notre region,nous,nous engageons à prendre toutes les mesures appropriées avec l’ensemble des acteurs afin d’inverser la tendance de la dégradation des ressources forestières et fauniques de notre circonscription en conformité avec la vision des plus hautes autorités du pays » a déclaré le ministre de l’environnement Modibo Koné. Le programme de cette année prévoit la production 998230 plants toutes espèces confondues et la plantation de 1121 hectares. Aussi a insisté le ministre, la présente cérémonie de lancement au delà de son caractère symbolique, sera une journée de plantation d’enrichissement de 08 hectares avec 200 plants de néré, 100 plants de caïlcédrat ,150 plants de baobab, 150 plants de balanzan et de gommier et 200 noix de rônier. Le ministre a exhorté les acteurs forestiers à intensifier les sensibilisations pour des reboisements sur des espaces sécurisés avec des essences forestières utilitaires autochtones afin d’augmenter nos formations forestières et de restaurer nos sols dégradés.   Le ministre après avoir expliqué le choix du parc animalier de Tienfala a vivement remercié le parrainage   du consortium AZHAR/AFAD pour sa contribution de 20 000 plants et de plantation d’enrichissement sur 35 hectares  dans la forets classée de Tienfala. C’est de cela a conclu le ministre que la campagne de reboisement nous interpelle et nous invite à agir ensemble pour sauvegarder notre environnement mais aussi freiner le phénomène de la désertification.  AM/AD/KM (AMAP)

Plus de 80 terroristes neutralisés par les FAMa courant août (Etat-major)

Bamako, 20 août (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa) ont neutralisé plus de 80 terroristes, du 04 au 20 août 2022,  au cours de plusieurs frappes aériennes, a annoncé l’état-major général des Armées dans un communiqué publié samedi. « Plusieurs dizaines de terroristes ont, également, été interpellés et une quantité importante de matériels de guerre récupérée, suite à des opérations d’opportunité contre d’énormes sanctuaires des Groupes armés terroristes (GAT) », ajoute la même source. La précision des renseignements « a focalisé les opérations sur des actions aéroterrestres et des frappes aériennes effectuées notamment avec les nouveaux aéronefs de l’armée de l’air ». Les GAT « dans une asymétrie profitent des couverts de la période hivernale, dans plusieurs localités couvertes par le plan Maliko et l’Opération Keletigui ». Il s’agit, entre autres, des localités de Tessit, Bourem, Ménaka (Nord) sur le théâtre Est de l’opération Maliko, celles de Boni, Sofara, Mondoro, Douentza, Diabaly, Niono, sur le théâtre Centre. « D’autres bilans de ces opérations sont en cours d’évaluation », indique le communiqué. Selon le communiqué militaire, les premières frappes aériennes du Sukkhoi-25 récemment acquis ont ciblé des positions des Katibat Macina et Serma dans les localités de Niono et Boni. « Ainsi, la précision du renseignement a permis d’interpeler plusieurs responsables terroristes dont le dernier s’appelle Hamadoun Touré dit Bosso, le 18 août 2022 vers 11h 30mn à Konna », précise le texte. En zone Sud, poursuit l’état-major général, des frappes aériennes ont visé les terroristes auteurs de l’embuscade contre la relève de police de Sona. dans le secteur de Tandjo et Karangana, dans la Région de Koutiala (Sud). « Des reconnaissances offensives et frappes aériennes ont été conduites dans la Faya, la zone de Fana et de Dioila », ajoute le document. L’état-major général des Armées appelle à la vigilance les populations « dont la protection et la sécurité restent la priorité, conformément au respect des droits de l’Homme et du droit international humanitaire ». AT/MD (AMAP)

L’Armée malienne repousse deux attaques terroristes (Etat-major)

Bamako, 20 août (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa) ont repoussé, samedi, deux attaques terroristes qui ont visé un check-point militaire à Ménaka (Nord) et le Centre de santé de référence (CSRef) et le Centre d’animation pédagogique (CAP) de Kignan, dans la Région de Sikasso (Sud). « Les FAMa ont repoussé vers 13 heures une attaque terroriste du JNIM contre un check-point à la sortie de Ménaka sur la route menant à Kidal » a confirmé l’Armée sur les réseaux sociaux.  Selon la même source, les assaillants ont laissé sur place un corps et emporté plusieurs corps emportés. Les FAMa ont, également, récupéré six armes de guerre après la fuite des assaillants. « Les ratissages sont en cours avec l’appui aérien. Les militaires maliens ont enregistré deux blessés », a indiqué l’Armée. Dans la même journée, des assaillants ont attaqué le Centre de santé de référence (CSRef) et le Centre d’animation pédagogique (CAP) de Kignan, dans la Région de Sikasso, (Sud). Selon des sources locales, l’attaque a fait un blessé grave, mais aucune perte en vies humaines n’a été enregistrée grâce à l’intervention des FAMa qui étaient à proximité du lieu de l’attaque. MD/MD (AMAP)

Macina organise un atelier de dissémination du plan de contingence

Macina le 18 Août (AMAP) Un atelier de dissémination du plan de contingence dans le cercle a ouvert ses portes ce jeudi à Macina, sous la présidence de l’adjoint du préfet de cercle, Tiemoko Diaguiri Magassa, a constaté l’AMAP. La rencontre s’est déroulée en présence des autorités administratives politiques, des responsables des services Techniques le Centre de Santé de Référence, du Développement Social et de l’Economie Solidaire, du Service de l’Agriculture, des Eaux et Forêts, l’hydraulique, du Service de l’Assainissement des pollutions et nuisances. Etaient également présents les représentants des FAMA de la Mairie, du conseil de cercle, du Chef de village, la CAFO, du conseil local de la jeunesse, 5 ONG opérant dans le cercle et du Président ainsi que deux volontaires du Comité local de la Croix rouge. Il s’agissait de renforcer les capacités des Communautés et les individus à risque ainsi que les acteurs locaux à agir par des stratégies innovantes et intégrées pour anticiper, se préparer, résister, répondre et « accélérer l’action locale dans les crises humanitaires et sanitaires ». Le représentant du chef de l’exécutif local a saisi l’occasion pour inviter les participants à bien identifier les acteurs et de coordonner les interventions pour plus d’efficacité. L’objectif global est de contribuer à disséminer le plan de contingence dans le cercle et de mieux coordonner les actions en faveur des communautés affectés par les facteurs de risque humanitaire à travers des actions harmonisées et de protection. De façon spécifique, il s’agissait d’assurer une assistance et une protection adéquates aux personnes affectées par des crises et catastrophes à travers la dissémination du plan de contingences pour promouvoir les actions concertées dans la prévention et de gestion harmonisées et de protection et de mener des activités de pérennisation des acquis opérationnels dans le cercle. L’atelier a été possible avec l’appui de la Croix Rouge Malienne sur financement de la DG – ECHO à travers le projet Partenariat Programmatique Pilote « PPP – ECHO » en partenariat avec Croix Rouge Danoise, la Croix Rouge Espagnole et la Croix Rouge Luxembourgeoise. AOK/KM (AMAP)