Ségou : 21 journalistes et bloggeurs formés sur le journalisme sensible aux conflits

Ségou, 24 sept (AMAP) Vingt-un journalistes et bloggeurs de la Région de Ségou (Centre) ont pris part du 20 au 21 septembre, à un atelier de formation sur le journalisme sensible aux conflits, a c9nstaté l’AMAP. Cette session a été financée par l’ambassade des États-Unis au Mali et initiée par le formateur et ancien directeur général de l’Office de radio et télévision du Mali (ORTM), Salif Sanogo. L’atelier de formation a abordé, entre autres modules, des consignes de sécurité dans le cadre d’une couverture médiatique, à l’éthique et la déontologie du journalisme, la loi sur la cybercriminalité, les fake news et deepfakes aux principes du journalisme économique. Les participants repartis en 4 groupes ont également effectué des exercices dans les conditions du direct suivis d’une séance de correction avec le formateur Salif Sanogo. L’objectif visé à travers cette session est de promouvoir un journalisme éthique, professionnel et sensible aux conflits. D’après Salif Sanogo, le Mali est victime d’une guerre informationnelle. Face à cette situation, il faut que les journalistes sachent décrypter les messages et ce qui est approprié de dire et de faire dans le strict respect de l’éthique et de la déontologie de notre profession, a-t-il expliqué. Dans un monde en constance évolution, l’apprentissage continu permet de se démarquer et de répondre aux enjeux actuels. M. Sanogo estime qu’ «on a beau avoir des formations diplômantes et toutes les attestations du monde, de temps à autre, il est indispensable de se recycler pour actualiser ses connaissances et rester à jour dans son domaine. » Quant à Amadou Abdoulaye Haïdara, au nom du bureau de la coordination régionale de l’Union des radios et télévisions libres du Mali (URTEL) de Ségou, il a adressé ses remerciements les organisateurs de cet atelier pour le choix porté sur Ségou pour abriter cette session de renforcement de capacités. Quant au directeur de cabinet du gouverneur de la Région de Ségou, Boureïma Ongoïba, qui a presidé l’ouverture de l’atelier, il a souligné que les journalistes jouent un rôle éminemment important dans le traitement et la diffusion de l’information en temps de crise. Selon lui, « cet espace du donner et du recevoir permettra aux journalistes et bloggeurs d’œuvrer au renforcement de la cohésion social et du vivre-ensemble. » À l’issue des deux jours de travaux, les participants ont, chacun, reçu un certificat de participation. MS/MD (AMAP)  

Mali : Ségou (Centre) a commémoré le 22 septembre :

Ségou, 24 sept (AMAP) La Région de Ségou (Centre) a célébré dimanche dans l’allégresse le 64ème anniversaire de l’accession du Mali à l’indépendance, à l’instar de Bamako et des autres localités du pays, a constaté l’AMAP sur place. La cérémonie, qui s’est déroulée à la Place d’arme du Camp militaire Amadou Sékou Tall de Ségou sous la présidence du gouverneur de la Région, le Contrôleur général de police, Alassane Traoré, a été marquée par une cérémonie des couleurs, la revue des troupes, le dépôt de gerbe, un défilé militaire et la remise de lettres de félicitation aux militaires qui se sont distingués par leurs comportements remarquables et leur abnégation dans le travail. En présence du commandant de la 2ème de la zone de défense N2, Souleymane Doumbia et des autorités administratives, coutumières, le chef de l’exécutif de la région a rendu hommage aux hommes et aux femmes qui, « de haute lutte et parfois au prix de leur vie, ont pris une part déterminante dans la libération de notre pays du joug colonial. » « A ces pères de l’Indépendance, martyrs et pionniers de la lutte de libération nationale, la Région toute entière, par ma voix, rend un vibrant hommage. J’associe à ces hommages, tous ceux qui, civils comme militaires, ont été arrachés à notre affection, après avoir rendu de loyaux services à la nation » a-t-il-indiqué tout en ayant une pensée toute particulière à nos vaillants soldats tombés sur le théâtre des opérations pour la défense de la liberté, de l’unité et de l’intégrité du territoire national. Par ailleurs le contrôleur général de police a souligné que la fête nationale de l’indépendance « nous rassemble plus que toute autre. » « Par-delà nos diversités, elle incarne et exalte le vivre ensemble hérité de nos anciens et que nous devons transmettre à nos enfants et aux générations futures », a-t-il-dit. Le contrôleur général de police a expliqué qu’au cours des douze derniers mois, au plan politique et administratif, la Région de Ségou a su relever le défi de l’organisation des phases communales et régionale du « Dialogue inter-maliens pour la Paix et la Réconciliation Nationale », initié par le président de la Transition, Assimi Goïta. A cet effet, il a adressé ses vives félicitations à toutes les forces vives de la Région de Ségou pour leur constance dans le soutien aux autorités de la Transition à tous les grands rendez-vous de la nation. Dans le domaine de l’Administration générale, le chef de l’exécutif régional a souligné que la déconcentration de la représentation de l’Etat se consolide avec la nomination des préfets et sous-préfets au niveau des circonscriptions administratives nouvellement créées. « Les préfets des nouveaux cercles de Dioro, Markala, Farako, Sokolo, Nampala et Sarro ainsi que les sous-préfets des 09 nouveaux arrondissements nommés en juillet 2024, ont effectivement pris service, toute chose qui marque le début de l’opérationnalisation effective des nouvelles circonscriptions administratives de la Région », a-t-il-fait savoir. « Quant à la décentralisation, les collectivités territoriales de la Région se portent bien malgré les difficultés conjoncturelles que traverse notre pays. Les ressources des collectivités territoriales, au 20 Septembre 2024, se chiffrent à plus de 38 milliards de recettes », s’est-il réjoui. Il a souligné qu’« en matière de sécurité des personnes et des biens, la région déplore la persistance de l’insécurité, notamment dans les Cercles de Macina, Niono et dans les localités situées dans l’inter fleuve du Cercle de Ségou où les populations sont menacées par les Groupes armés terroristes. » De même, la criminalité et les accidents graves de la circulation dans les villes et sur les axes routiers persistent, en dépit des efforts déployés au quotidien par les services de sécurité. Quant à la campagne agricole en cours, le gouverneur a dit qu’elle a été marquée par l’installation tardive de l’hivernage et les fortes précipitations enregistrées en juillet et août, qui ont occasionné des inondations dans plusieurs localités, notamment dans les Cercles de Bla, Baraouéli et Ségou. « L’élan de solidarité aussitôt manifesté en faveur des victimes par le Gouvernement, le Système des Nations Unies et par d’autres partenaires, a permis d’atténuer les conséquences du sinistre. En dépit de ces inondations a-t-il-dit, l’état végétatif des cultures fait espérer des récoltes abondantes et des pâturages bien fournis », a-t-il-dit. Au plan économique, le contrôleur général de police a salué l’engagement des acteurs publics et privés « qui conforte sans cesse la réputation de poumon économique du pays », que porte la région Ségou. Il a révélé que, dans le domaine financier, la prise en charge des dépenses de fonctionnement des services déconcentrés et décentralisés en 2024 s’élève à trente milliards trois cent soixante-quinze millions- vingt-neuf mille six cent-vingt-huit (30 365 029 628) Fcfa. ADS/MD (AMAP)

Ségou : Sékou Berthé, la passion de la cuisine

Par Moussokoro COULIBALY Ségou, 17 sept (AMAP) Diplômé de la Faculté d’agronomie et de médecine animale (FAMA) à l’Université de Ségou, Sékou Berthé a pu se frayer un chemin dans le domaine de la gastronomie. Dans son restaurant situé au quartier Sébougou, à proximité de l’Université de Ségou et du fleuve Niger, Berthé se dédie entièrement à sa passion pour la cuisine. Pourtant, rien ne prédestinait ce natif de la Cité du Kénédougou (Sikasso) à tenir les fourneaux. Le jeune Sékou s’est résolu à se lancer dans l’entreprenariat, en ouvrant son restaurant en 2019 depuis la fin de ses études universitaires. Il propose à la clientèle une gamme variée de mets locaux. Du riz au gras, du djouka, du widjila, de l’attiéké, autant de saveurs qui captivent les papilles et réchauffent le cœur. Notre interlocuteur intervient, également, dans la préparation des repas lors des cérémonies de mariage à Ségou et travaille, aujourd’hui, avec une équipe de de quatre femmes et un homme. En plus des étudiants, plusieurs couches sociales fréquentent son restaurant, notamment des fonctionnaires, des voyageurs, etc. Sékou propose chaque jour à la clientèle un menu varié. Les prix des repas commencent à partir de 250 Fcfa. «Lorsque j’étais enfant, pendant que ma mère était au travail, je restais à la maison et je préparais le dîner de mon père. C’est ainsi que j’ai appris les bases de la cuisine», nous a-t-il confié, nous relatant ses premiers pas dans la cuisine. Par la suite, le jeune Sékou a affiné ses compétences culinaires, en se formant auprès de Maïmouna Coulibaly, restauratrice à Ségou. Selon lui, deux raisons principales l’ont motivé à choisir le métier. Premièrement, il a observé que lui et les étudiants du campus universitaire de Ségou avaient des difficultés à se nourrir correctement. Deuxièmement, il voyait dans cette profession une opportunité de sortir du chômage. S’exprimant sur les difficultés rencontrées, Sékou Berthé, le cuisiner, a révélé que certains étudiants ne règlent pas leurs factures et accumulent des impayés. « Paradoxalement, ils continuent à acheter de la nourriture ailleurs », a-t-il déploré. Comme avantages, il estime que ce métier lui permet de subvenir à ses besoins Sékou Berthé exhorte la jeunesse à persévérer dans l’effort en exerçant des petits métiers. Dès son jeune âge, il a été plongé dans l’univers du commerce. « À Sikasso, je me rendais au marché avec ma tante pour y vendre des épices et des vêtements. J’ai ainsi développé une passion pour le commerce et la cuisine », a-t-il témoigné. Au quotidien, Sékou Berthé ajoute une pincée de passion à chacun de ses plats et son restaurant ne désemplit pas. De nombreux clients apprécient les plats délicieux proposés et l’ambiance chaleureuse qui règne dans son établissement. C’est le cas de Kadiatou Dembélé. « Je viens ici deux fois par semaine pour acheter du riz au gras. J’apprécie particulièrement la qualité de la nourriture. Sékou Berthé mérite des encouragements », a-t-elle indiqué. Quant à Gaoussou Berthé, un autre client régulier, il se dit satisfait de la nourriture préparée, avant d’apprécier les conditions hygiéniques ainsi que la qualité des repas servis. MC/ADS/MD (AMAP)  

Campagne agricole au Mali : Une situation globale en dents de scie

Par Makan SISSOKO Bamako, 13 sept (AMAP) La campagne agricole bat son plein sur l’ensemble du territoire malien. La bonne santé des cultures est indispensable dans l’atteinte des objectifs de production agricole. Au regard de l’importance du secteur agricole pour l’économie nationale, les services techniques d’encadrement de l’agriculture et de la protection des végétaux sont à pied d’œuvre aux côtés des producteurs pour limiter les dégâts des inondations et des nuisibles. À ce stade, la situation phytosanitaire de la campagne est jugée relativement calme dans l’ensemble, dans les différents bassins de production et l’état végétatif des cultures est satisfaisant. Malgré ces appréciations des techniciens de l’agriculture, les producteurs gardent toujours en souvenir les attaques des parasites lors de la campagne précédente. L’on se rappelle que ce contre coup a affecté la production végétale. L’inquiétude des paysans est montée d’un cran face à la réapparition de ces ravageurs malgré la disponibilité des produits dont la qualité est diversement appréciée. Noumou Keïta, un producteur de la zone de Kita (Ouest), cultive notamment du riz, du maïs, du mil, du sorgho, du coton, de l’arachide et de la patate douce sur environ 102 hectares de champs dans les différentes agglomérations de sa zone. Contacté par téléphone, il explique que la campagne se déroule normalement dans sa localité malgré quelques infestations sur les cultures et des cas d’inondations sur les cultures de maïs, de coton et d’arachide qui vont certainement affecter les rendements. Ces cultures de choix de la zone supportent difficilement l’humidité contrairement au sorgho et au riz. Aussi, après plusieurs traitements, le producteur n’arrive toujours pas à se défaire des nuisibles. « Cette année, les produits qui sont mis à notre disposition ne sont pas aussi efficaces pour lutter contre les ravageurs. Après plusieurs traitements, les parasites sont toujours présents sur le cotonnier et sur d’autres cultures maraîchères », explique Noumou Keïta. Les nuisibles ont globalement causé des dégâts sur ses exploitations d’environ 16 hectares. Cette situation donne des soucis au producteur qui commence déjà à se préoccuper pour sa production qui pourrait chuter cette année. Hormis ces difficultés, il juge qu’à ce stade, l’état végétatif des cultures s’est beaucoup amélioré contrairement à l’année précédente. Par ailleurs, Noumou Keïta regrette de ne pas avoir accès aux produits utilisés l’année dernière contre les jassides. Il réclame ces produits qui ont permis, selon lui, de sauver sa production lors de la campagne dernière. Face à cette situation, il exprime son souci sur sa capacité à pouvoir rembourser les dettes contractées qui lui ont permis de s’assurer les services de main-d’œuvre et d’acquérir des intrants agricoles pour cette campagne. DIFFICULTÉS IDENTIQUES – Selon nos informations, ces pesticides qui ont produit un effet foudroyant sur les jassides, ont été conseillés par le programme coton dans l’ensemble des pays producteurs de la plante de l’Afrique. Toutefois, des préoccupations d’ordre environnemental et sanitaire ont été posées. Raison pour laquelle, l’utilisation de ces produits a été interdite au Mali, en attendant la finalisation de son processus d’homologation en cours pour confirmer leur efficacité et leur non toxicité pour l’environnement et pour les personnes. Modibo Camara est le président de la Fédération des producteurs de coton de la Région de Kita. Il possède 20 hectares de coton sur une exploitation globale de 60 hectares et espère un bon rendement cette année. Mais, la présence des nuisibles et l’inondation des cultures suite à l’abondance des pluies sont aussi des difficultés qui affectent ses cultures. La zone est également confrontée à la mise à disposition à temps des intrants agricoles. « À cette étape de la campagne, le cotonnier est très sensible aux attaques des parasites. Les insectes piqueurs sucent la sève des plantes provoquant l’arrêt de leur croissance. Cela peut réduire considérablement la qualité de la production », dit le producteur dont le désarroi est palpable. « L’efficacité des produits phytosanitaires diffère selon les zones agro-écologiques », croit savoir le président des producteurs de coton de Kita. Contrairement à Noumou Kéita, il affirme que les produits disponibles pour cette campagne se montrent efficaces dans le traitement de ses champs. Il espère de ce fait rattraper les pertes enregistrées l’année dernière, à cause des attaques des jassides. Il souhaite que la recherche agricole trouvera une alternative de traitement plus efficaces dans la lutte contre les ravageurs afin de tirer le maximum de profits des productions. Ces mêmes difficultés sont vécues par les producteurs de la Région de Koutiala (Sud). Dans ces localités visitées le mois dernier, les producteurs étaient confrontés, entre autres, aux problèmes de qualité des engrais, à l’inondation des cultures ainsi que l’apparition des jassides sur le cotonnier. Au rythme où se déroule la campagne agricole avec des orages abondants sur l’ensemble du pays, il n’est plus étonnant que toutes les zones de culture connaissent les mêmes inquiétudes quant aux prochaines récoltes au regard des cas d’inondations, d’attaques de nuisibles et d’insuffisance d’engrais minéraux. BIOPESTICIDES CONSEILLÉS – Interrogé sur la question, le directeur général de l’Office de protection des végétaux (OPV) explique que, de façon globale, la situation phytosanitaire de la campagne est relativement calme dans l’ensemble. Toutefois, Halidou Mohomodou rassure qu’à ce stade, les jassides sur le cotonnier et les nuisibles sur les cultures céréalières et maraîchères sont maîtrisés avec les différents programmes de traitement en cours. Par ailleurs, il indique que la chenille légionnaire d’automne est la principale préoccupation qui cause énormément de pertes avec des attaques sur le maïs. Fort heureusement, à ce jour, le pays ne connaît pas de nuisibles susceptibles de causer des pertes significatives sur la production agricole, rassure le directeur général de l’OPV. «Malgré les attaques en dents de scie, il faut souligner que le niveau de la pluviométrie joue beaucoup sur le développement des ravageurs. Là où il y a eu des infestations, des traitements ont été conseillés aux producteurs », affirme-t-il. « Il leur a été demandé de faire remonter toutes les informations relatives aux infestations aux services de la protection des végétaux et aux services régionaux et locaux de l’agriculture», ajoute-t-il.

Filiale sud de la CMDT : Une campagne agricole sous pression, mais pleine d’espoir

Envoyé spécial Amadou GUÉGUÉRÉ Sikasso, 10 sept (AMAP) Le ministre de l’Agriculture, Daniel Siméon Kelema, a sillonné, du 6 au 8 septembre dernier, la filiale sud (Sikasso et Bougouni) de la Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT). Une tournée qui lui a permis d’être en contact avec les exploitants agricoles et d’apprécier, à travers des visites de champs, l’état végétatif des cultures. Il a aussi rencontré, samedi dernier, dans un hôtel de Sikasso, les cadres de la CMDT, les services techniques en charge des productions agricoles, ainsi que les représentants de la profession agricole. Lors de cette rencontre, les participants ont évoqué, entre autres, les difficultés liées à l’accès aux ressources financières, l’insuffisance d’engrais, notamment pour les céréales, le problème d’approvisionnement en eau pour les activités de contre-saison. Ils ont également souligné le manque d’équipements, parfois non adaptés et l’absence de collaboration entre les différents acteurs. La campagne agricole 2024-2025 de la filiale sud de la CMDT a démarré dans un contexte difficile en raison des conditions pluviométriques. L’administrateur général de la filiale sud de la CMDT, Mamari Berthé, a expliqué que cette situation a perturbé les semis, notamment dans la division de Bougouni. Au 30 juin, 263.029 hectares avaient été cultivés, soit 82,97% des prévisions. Et grâce à la mobilisation des producteurs et à l’encadrement fourni, les objectifs ont presque été atteints avec 307.475 hectares de coton (97%), 295.973 hectares de maïs (105%), 76.737 hectares de mil (106%) et 109.015 hectares de sorgho (84%). Malgré ces progrès, l’approvisionnement en intrants agricoles a également été affecté par des livraisons tardives. La filiale a reçu 95% des besoins en complexe coton, 99,99% pour le complexe céréale, et 102% pour l’urée, bien qu’une grande partie soit arrivée après les délais requis. Le traitement insecticide a couvert 45% des surfaces de coton, traitées quatre fois, tandis que 9% ont bénéficié de cinq traitements. Cependant, deux facteurs pourraient compromettre la campagne. Le premier est lié aux pluies excessives enregistrées depuis le 10 août, dépassant souvent 120 mm par jour, provoquant des inondations dans les champs. À la fin du mois d’août, 4.789 hectares de coton, 1.125 hectares de maïs, 262 hectares de mil et 323 hectares de sorgho étaient inondés. Le second facteur est l’apparition d’un pic de jassides, particulièrement dans les zones de Kignan, Nièna et Sikasso, contre lequel des mesures sont déployées. Malgré ces défis, Mamari Berthé reste optimiste et espère une production de 293.500 tonnes de coton graine, contre 248.360 tonnes l’année dernière et une auto-suffisance alimentaire avec un excédent estimé à 433.151 tonnes. Le ministre de l’Agriculture s’est montré optimiste face aux préoccupations soulevées par les producteurs agricoles, tout en reconnaissant que tout ne peut être résolu à 100%. Daniel Siméon Kelema a souligné que la mise en œuvre d’une campagne agricole comporte toujours des hauts et des bas, et qu’il est essentiel d’en tirer des leçons. Il a également appelé à la solidarité nationale envers les victimes des récentes inondations. En outre, le chef du département en charge de l’Agriculture a mis en garde les producteurs contre les conditions météorologiques exceptionnelles cette année. Contrairement aux années précédentes, où les pluies s’estompaient fin septembre, des pluies intenses sont prévues jusqu’en novembre, avec des périodes de sécheresse, variant selon les zones agroécologiques. Il a exhorté les producteurs à rester vigilants. Daniel Siméon Kelema a insisté sur la nécessité d’organiser les filières agricoles, de la production à la commercialisation. Il a suggéré que chaque maillon de la chaîne soit structuré, comme cela est fait pour le coton, afin d’attirer davantage d’investisseurs dans le secteur. Le président directeur général de la CMDT a insisté sur l’importance de suivre rigoureusement les calendriers de traitement et d’utiliser des produits adaptés pour garantir une bonne récolte de coton. Mamadou Moustapha Diarra a exprimé que si ces pratiques sont respectées, la récolte de coton sera satisfaisante. Il a aussi souligné l’importance de la diversification des cultures, notamment pour assurer la sécurité alimentaire. À ce propos, il a rappelé que sa structure soutient partiellement l’approvisionnement en intrants pour la culture du maïs. Le patron de la CMDT est revenu sur l’importance de récolter le coton à temps pour éviter que les pluies dégradent sa qualité, car un coton de première qualité est mieux payé qu’un coton déclassé. Le président de l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture du Mali (APCAM), Sanoussi Bouya Sylla, et le président de la Confédération des sociétés coopératives des producteurs de Coton (C-SCPC), Yacouba Traoré ont participé à cette mission. AG/MD (AMAP)  

Un an après l’attaque du bateau Tombouctou : Les populations se souviennent douloureusement du drame

Par Mohamed Gakou Gourma Rharous, 08 sept (AMAP) 7 septembre 2023-7 septembre 2024. Voici, un an déjà que le bateau « Tombouctou » de la Compagnie malienne de navigation fluviale (COMANAF) avait été victime d’une attaque terroriste, d’une rare violence, faisant plus d’une centaine de morts, de nombreux blessés et laissant beaucoup de séquelles psychologiques. Les populations de la bande du fleuve, du Cercle de Gourma Rharous et particulièrement, celles des communes de Banikane, où avait eu lieu le drame et celle de Rharous qui avaient accueilli les rescapés, se souviennent de cette sombre journée, qui a endeuillé des centaines de familles et l’ensemble des Maliens. Les populations des communes de Banikane et Rharous se souviendront longtemps de cette journée du 7 septembre où avait eu lieu, une attaque terroriste contre le bateau long-courrier « Tombouctou », de la COMANAF. Cette attaque lâche et barbare et son chapelet de drames humains continuent de hanter les esprits. La fille d’un enseignant à la retraite, au nombre des victimes, témoigne : « jusqu’à mon dernier souffle, je n’oublierai jamais cette journée où mon père est décédé dans des conditions atroces, victime de la barbarie humaine, sans avoir eu le temps de nous dire adieu. Il est présent à chaque instant dans mon esprit et mon cœur ne pourra jamais se défaire de cette lancinante douleur ». Ce témoignage est interrompu par un long sanglot, suivi de chaudes larmes. A.T, lui, est commerçant de son état. Il était allé se ravitailler en marchandises à Gao et revenait par le bateau, quand l’attaque s’est produite. Les yeux perdus dans le vague, il témoigne : « les passagers étaient à mille lieux de s’imaginer une attaque, quand le ciel nous est tombé sur la tête ». Le bateau est une entité grouillante de vie et à bord, chacun s’occupe de ses activités ou se repose, le temps d’arriver à destination. Ce témoin poursuit : « j’étais là à déguster du thé et à deviser avec des compagnons de voyage, quand une détonation sourde retentit, semblable à un violent coup de tonnerre. Le bateau tangue dangereusement. Le temps s’est comme figé. Puis, soudain, les portes de l’enfer s’ouvrent. De tous les côtés les armes crachent la mort. Le bateau tangue de toutes parts, sous l’impact des projectiles. Les éléments des FAMa qui escortent le bateau ripostent énergiquement. C’est la panique totale à bord. Le sauve-qui-peut s’empare des passagers. Certains sautent à l’eau, d’autres s’enferment dans leurs chambres, bientôt prises par un incendie général. Tout crame à bord. Ce spectacle macabre est ponctué par les cris des enfants et des femmes qui implorent, secours. En face du lieu du drame, les habitants lancent leurs pirogues sur le fleuve, pour porter assistance à ceux qui se débattent dans les eaux, cherchant à fuir cet enfer flottant. Un spectacle à fendre l’âme ». Sur ces mots, le regard de notre témoin s’embue de larmes et il tourne le dos pour s’en aller, incapable de terminer son récit et comme s’il cherche à fuir ce cauchemar. Des témoignages du genre foisonnent et leurs auteurs partent toujours avant de finir de raconter leurs histoires, comme pour exorciser, ce jour tragique. « Ce douloureux souvenir restera gravé dans les mémoires pour l’éternité et sera écrit en lettres de feu, dans les annales de  l’histoire de la lutte contre le terrorisme dans notre pays », conclut un édile de la commune de Rharous. MG/MD (AMAP)

Diéma : prière collective pour la pluie

Diéma, 06 sept (AMAP) L’Imam de la grande mosquée de la ville de Diéma (Ouest), El Hadji Salim Sacko, a initié, ce vendredi matin, une prière collective, sur la place d’indépendance, pour la pluie, a constaté l’AMAP sur place. Plusieurs centaines d’hommes, de femmes et d’enfants, ont imploré le Tout-puissant, afin qu’Il fasse pleuvoir, à Diéma où depuis près de vingt jours, une seule goutte de pluie n’a arrosé la terre de cette localité, reconnue cependant comme zone agro-sylvo-pastorale. On craint que la campagne agricole de cette année ne soit perdue. Selon l’Imam Salim Sacko, « ce genre de prière était organisé par le Prophète Mohamed (Paix et Salut sur Lui), chaque fois qu’il y avait un arrêt prolongé des pluies. » Ainsi, chaque fidèle a fait quelques rakats avant de prêter une oreille attentive aux précieux messages du guide religieux. L’heure est grave à Diéma. Les populations ne savent plus à quel saint se vouer. Les personnes et les animaux souffrent énormément de l’absence prolongée de pluie. Les producteurs agricoles commencent à perdre espoir. A l’heure actuelle, toutes les cultures sont attaquées par la moisissure. OB/MD (AMAP)

Koutiala (Sud) inaugure ses premiers feux tricolores

Koutiala, 05 août (AMAP) La ville de Koutiala, dans le Sud du Mali, a étrenné ses premiers feux tricolores lors d’une cérémonie officielle, jeudi, au rond-point Zanga Coulibaly, dans la nouvelle capitale régionale. Le gouverneur de Région, le général de brigade Abdoulaye Cissé, a présidé cette cérémonie à laquelle ont pris part plusieurs personnalités. Le rond-point Zanga Coulibaly connait un trafic intense de véhicules et d’engins de toutes catégories et constitue un point critique de convergence où la circulation n’est pas sans risque. La place a connu, assez souvent, des accidents de la circulation routière dont certaines sont été tragiques. De janvier à septembre 2024, la police a enregistré 148 cas d’accidents, 196 blessés et 03’morts. « C’est pourquoi, les feux tricolores viennent à point nommé », a dit le gouverneur de Région. Selon le général Abdoulaye Cissé, ces deux feux tricolores « vont sans nul doute réduire le taux d’accidents de la circulation routière dans la ville de Koutiala. » ID/MD (AMAP)

La douane malienne saisit 148 briques de cannabis à Diboli (frontière sénégalaise)

Bamako, 05 août (AMAP) Le bureau secondaire des Douanes du Mali, à Diboli (Ouest), à la frontière avec le Sénégal, a saisi, lundi, 148 briques de chanvre indien transportées sur deux motos, indique un communiqué des services de communication de la direction générale. Selon ce texte, publié mercredi, la drogue, en deux colis, aurait pu être introduits sur le territoire national, n’eut été la vigilance des soldats de l’économie Le Bureau secondaire des douanes de Diboli n’est pas à sa première saisie de drogue. La dernière remonte au jeudi 8 août 2024 quand une patrouille a mis la main sur 78 briquettes de cannabis provenant de Bamako et à destination du Sénégal. Le produit prohibé était caché dans l’habitacle d’une vieille voiture. Pour l’extraire, les douaniers ont dû démonter les sièges arrière, avant d’ouvrir les parois de séparation du coffre du véhicule. AT/MD (AMAP)

Sikasso célèbre de la journée africaine de la décentralisation et du développement local

Sikasso, 14 août (AMAP) La région de Sikasso n’est pas restée en marge de la célébration de la journée Africaine de la décentralisation et du développement local. L’évènement a eu lieu, samedi dernier, au conseil régional de Sikasso sous la présidence du conseiller aux affaires administratives et juridiques du Gouverneur Amadou Soumaré, a appris l’AMAP de source officielle. Le thème retenu pour la présente édition  est : « Etablir un système d’éducation et de formation solidaire ancré dans les réalités de l’Afrique au niveau local ». La cérémonie a enregistré la présence du président de la collectivité région Yaya Bamba, du préfet du cercle de Sikasso Amadou Gassamba, des responsables des services techniques et de nombreux invités. A l’entame de ses propos, le conseiller aux affaires administratives et juridiques du gouverneur Amadou Soumaré a souligné que la décentralisation en tant que politique de gouvernance a été adoptée dans plusieurs pays Africains pour rapprocher l’administration des citoyens. Egalement, elle a été adoptée pour renforcer la gestion des ressources locales et promouvoir un développement équilibré et équitable. « Dans la région de Sikasso nous en mesurons l’impact tant sur la qualité des services publics que sur l’autonomisation des populations », a-t-il témoigné. Il précisera que les défis de la décentralisation sont nombreux et ceux-ci doivent être perçus comme des opportunités permettant de renforcer notre résilience collective. Il a saisi l’occasion pour souligner que le développement local est le corollaire naturel de la décentralisation. « Ce développement repose sur la capacité de nos collectivités à prendre en main leur propre destin… », a-t-il ajouté. De son côté, le président de la collectivité région Yaya Bamba a indiqué que le thème retenu pour l’évènement est évocateur. Car, a-t-il renchéri, nous vivons actuellement dans un monde perturbé, tourmenté par des dérives, dépravations sociales etc. A l’en croire, l’Afrique doit repenser son système d’éducation et de formation afin de l’adapter à ses réalités locales. La présentation de la collectivité région et de ses investissements réalisés ainsi que celle de son expérience de la restitution publique des pôles de développement ont été les temps forts de la journée.  MD/KM (AMAP)