Campagne agricole 2023-2024 : le Mali encourage l’importation de pesticides (Officiel)
Bamako, 15 avr (AMAP)Le Conseil des ministres a adopté un projet de décret relatif à l’importation et à l’utilisation des pesticides à titre exceptionnel pour la campagne agricole 2023-2024, annonce le communiqué de la séance du vendredi 14 avril 2023. Pour les producteurs de coton, c’est bonne nouvelle dans la lutte contre les jassides. La campagne cotonnière 2022-2023 a été marquée par une invasion massive d’insectes nuisibles appelés jassides dans les champs. Ce sinistre a concerné de toutes les filiales cotonnières des zones de la Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT) et de l’Office de la haute vallée du Niger (OHVN) où des dégâts importants ont été enregistrés, principalement sur le coton. Dans une interview accordée à l’Essor, à l’issue de la 97è session du Conseil d’administration de la CMDT, tenue le mercredi 1er février 2023, son Président directeur général (PDG), Dr Nango Dembélé a signalé qu’en plus des ravages des jassides, les inondations ont fait perdre au Mali plus de 150 000 hectares de cultures. Les traitements phytosanitaires de cette nouvelle espèce n’étaient disponibles ni au Mali ni dans les autres pays de la sous-région. « Tous les traitements traditionnels que nous connaissons n’ont pas eu d’effet sur cet insecte au Mali, en Côte d’Ivoire, au Sénégal, au Burkina Faso, au Togo et au Bénin », a-t-il fait remarquer. Depuis lors, lutter contre cette espèce est devenu une priorité de la direction de la CMDT et des dispositions ont été prises pour résoudre définitivement la problématique des intrants agricoles avant la campagne prochaine. Les 16 et 18 mars derniers, une mission de la Holding-CMDT a même sillonné les zones de Koutiala (Sud) et Kita (Ouest) pour donner des conseils aux producteurs de coton leur permettant de réussir la prochaine campagne agricole. Ainsi que les informer sur l’utilité du flonicamide dans la lutte contre les jassides. « Au Mali, nous avons la solution aux jassides et tout le monde peut faire son plan de campagne à hauteur de souhait. La problématique des jassides est derrière nous », a annoncé le directeur des producteurs agricoles de la CMDT, Moro Diakité. Au cours de la même mission, Moro Diakité a recommandé le semis précoce, qui constitue une solution aux jassides. « Les producteurs doivent respecter l’itinéraire technique qui rend le coton vigoureux contre les jassides », a-t-il conseillé. Selon le gouvernement de la Transition, l’analyse des échantillons de jassides collectés a montré la présence de plusieurs espèces nuisibles aux cultures. Pour lutter contre ces espèces nuisibles, les autorités ont annoncé que les chercheurs du Programme régional de production intégrée du coton en Afrique ont proposé de nouvelles matières actives. Et de préciser que le projet de décret est adopté en vue de permettre, à titre exceptionnel, l’importation et l’utilisation de ces matières pour la campagne agricole 2023- 2024. SS/MD (AMAP)
Ramadan : Les vertus sanitaires et religieuses de la datte
Par Oury Diallo DICKO Bamako, 14 avr (AMAP) Pendant le ramadan, mois béni des musulmans, la datte, un incontournable, est l’un des fruits les plus consommés, en raison de ses vertus sanitaires et religieuses. Outre les dattes locales qui proviennent des régions dans le Nord du Mali, on trouve sur les marchés, plusieurs variétés importées du Maghreb (Maroc, Algérie, Tunisie) et du Moyen Orient. De nombreux consommateurs préfèrent les dattes importées pour leur qualité. C’est le cas de Mme Awa Sacko. «Personnellement, j’aime les dattes importées qui sont un peu moelleuses et fondantes. Mon mari et mes enfants les adorent également. Mais, les commerçants ont juste augmenté leurs prix», dit notre interlocutrice. En cette période de Ramadan, certains jeunes se frottent les mains avec la vente de dattes dans la circulation. Depuis le début de ce mois, Baba Touré vend des dattes entre les files de voitures, surtout au niveau des feux-tricolores. «Chaque jour, à partir 15 heures, je viens vendre des dattes afin de subvenir à mes petits besoins et ceux de ma famille», dit-il. « Les dattes moelleuses dont celles qui proviennent du Maroc sont les plus sollicitées par les consommateurs », précise notre interlocuteur. Chez les grossistes, la concurrence fait rage.Ousmane Dicko, un grossiste qui vend une autre variété de dattes, explique son quotidien. « Je suis dans ce commerce depuis huit ans que. Mes dattes viennent d’Algérie. Le prix du sac de datte varie entre 75 000 et 76 000 Fcfa. Et le kg est cédé entre 700, 900 et 1000 Fcfa…», explique Ousmane. D’après lui, de nos jours, le marché tourne au ralenti à cause des difficultés que traverse le pays. Nous avons rencontré une vendeuse de dattes installée au bord de la route. «Je prends mes dattes au marché Dabanani. Je vends le kg à 1 000 Fcfa. Les dattes les plus demandées par les clients sont celles en carton», explique notre interlocutrice qui a requis l’anonymat. Elle a confié que pendant le mois de ramadan, elle vend trois qualités de dattes : les dattes sèches, moelleuses et peu moelleuses. UN FRUIT BÉNI – La consommation des dattes est-elle bénéfique pour la santé ? Le Pr Ousmane Diabaté, médecin-nutritionniste, répond par l’affirmative. «Tout d’abord, la datte est riche en protéine et en fibres solubles et insolubles. Dans 100 g de dattes, on retrouve 8 g de fibres. Les fibres jouent un rôle important dans le transit intestinal. Elles permettent d’augmenter la sensation de satiété, tout en favorisant un bon transit. Les personnes diabétiques peuvent consommer jusqu’à deux dattes par jour», explique le spécialiste. Ses vertus sont également mises en avant au niveau de la religion musulmane. L’exposé du guide spirituel, l’imam Namory Sissoko, sur le sujet est assez édifiant. «La datte est un fruit béni. Malgré la diversité de ses créatures, Dieu n’a cité que peu de plantes et d’aliments dans son livre saint parmi lesquels la datte», rappelle le religieux. Pour lui, ce choix peut s’expliquer par le contexte culturel dans lequel le Coran a été révélé. Le guide religieux a signalé que de nombreuses narrations soulignent le caractère béni de cet arbre. D’après lui, les saintes écritures rapportent que le Messager d’Allah, Mohamed (PSL), rompait le jeûne avec quelques dattes fraîches avant d’accomplir la prière. « Et, s’il n’y en avait pas de fraiches, il prenait des sèches. » ODD/MD (AMAP)
Conseil national de la Réforme du secteur de la sécurité : Le PM réaffirme l’engagement du gouvernement pour l’accord de paix
Bamako, 14 avr (AMAP) La première session statuaire du Conseil national de la Réforme du secteur de la sécurité, de 2023 qui s’est tenue, jeudi, à Bamako, a été l’occasion pour le Premier ministre, Choguel Kokalla Maiga, de réaffirmer que la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation, issu du processus d’Alger est une priorité du gouvernement. Le chef du gouvernement, qui a présidé les travaux, a rappelé que « conformément aux directives données par le président de la Transition, la mise en œuvre de l’Accord est une priorité du gouvernement. » En présence, notamment, du ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le général Daoud Aly Mohammedine, du commissaire à la Réforme du secteur de la sécurité (RSS), le général Abdoulaye Coulibaly, et de la hiérarchie militaire, Choguel Kokalla Maïga a salué toutes les initiatives ayant permis « de renforcer le dialogue et la confiance entre les différentes parties signataires du document, notamment la dernière réunion de niveau décisionnel tenue du 1er au 5 août dernier. » Par ailleurs, le Premier ministre a insisté en diquant que « la première préoccupation des autorités maliennes, aujourd’hui, est de garantir la sécurité et la paix sur l’ensemble du territoire national. » Il faut souligner que des mouvements signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger, notamment la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) n’ont pas participé aux travaux. L’ordre du jour de la rencontre portait sur l’état de mise en place des comités consultatifs de sécurité et la stratégie nationale de la Réforme du secteur de la sécurité et son plan d’actions 2022-2024. Ces comités consultatifs de sécurité, qui constituent le dernier maillon de l’architecture institutionnelle de la Réforme du secteur de la sécurité, sont institués par le décret n° 2019-0041/PM-RM du 29 janvier 2019. Ils offrent l’opportunité à tous les acteurs, au niveau régional et local, de conjuguer leurs efforts pour une coproduction de la sécurité à travers l’implication de toutes les couches de la société. Leur opérationnalisation permettrait de réduire significativement l’insécurité à travers les propositions qui émaneront des populations auxquelles le gouvernement s’efforcera d’apporter des réponses. Quant à la stratégie nationale de la Réforme du secteur de la sécurité, adoptée par le décret n°2022-0208/PT-RM du 04 avril 2022, elle est la base juridique qui décline la vision, les objectifs et les axes prioritaires du gouvernement en la matière. Elle constitue donc la référence pour les acteurs publics et les partenaires qui accompagnent les efforts des autorités. DES DIFFICULTÉS – Cette session a permis de décliner les orientations stratégiques des autorités de la Transition sous le leadership du chef de l’État en matière de RSS. En effet, les participants ont été édifiés sur les efforts déployés par le Commissariat à la réforme du secteur de la sécurité avec l’appui de ses partenaires pour installer, progressivement et en priorité, les comités consultatifs de sécurité au niveau régional. Il s’agit, aussi, d’expérimenter des comités dans des communes de certaines régions administratives. Toutefois, il est apparu que des difficultés demeurent, notamment par rapport au fonctionnement des comités déjà existants. À ce propos, le chef du gouvernement a instruit le ministre en charge de la Sécurité de lui faire parvenir des propositions de prise en charge des crédits de fonctionnement pour les comités installés ainsi qu’un projet de décret fixant les indemnités de déplacement de leurs membres lors des sessions. Dr Choguel Kokalla Maïga a remercié l’ensemble des partenaires qui accompagnent le Commissariat à la RSS pour rendre opérationnels ces comités. Il les a également invités à poursuivre leur appui. Le chef du gouvernement a, en outre, exhorté les membres du gouvernement à diligenter la mise en œuvre de la stratégie nationale, conformément au plan d’actions prioritaires 2022-2024. Pour appel, en vertu de l’article 4 du décret n° 2016-0401/P-RM du 09 juin 2016, modifié, fixant le Cadre institutionnel de la Réforme du secteur de la sécurité, (CNRSS) doit évaluer périodiquement la mise en œuvre de la «réforme». BD/MD (AMAP)
Mali: Deux morts dont un policier dans l’attaque du poste de contrôle frontalier de Herèmakono (sources locales)
Bamako, 13 avr (AMAP) Une attaque contre le poste de contrôle mixte de Hèrèmakono, dans le Sud du Mali, à la frontière avec le Burkina Faso, jeudi, aux environs de 04 heures du matin, a fait deux morts dont un policier et un chauffeur de nationalité ghanéenne, rapportent plusieurs sources locales. Le bilan provisoire de cette attaque par des individus armés non identifiés, fait, également, état de trois blessés dont un agent de la police. En outre, l’on enregistre des dégâts matériels importants et du matériel militaire et logistique emporté ou détruit par les assaillants arrivés sur des motos et en véhicules. Le bureau des douanes a été saccagé, les postes de la police, de la gendarmerie et du péage de la localité ont tous été incendiés. Huit motos ont été brulées, quatre vaches tuées et six autres blessées par balles. Côté ennemis, un suspect a été arrêté. Les blessés ont été tous évacués sur Sikasso, la capitale régionale. Après l’arrivée des renforts, le ratissage est en cours pour traquer les auteurs et des enquêtes ont été, aussitôt, ouvertes pour déterminer les circonstances de l’attaque. AT/MD (AMAP)
Le délestage dope le marché des groupes électrogènes a Gao, dans le Nord du Mali
Par Abdourhamane TOURÉ Gao, 13 avr (AMAP) Les coupures d’électricité font le bonheur des vendeurs et réparateurs de groupes électrogènes à Gao, dans le Nord du Mali. Tout comme les marchands de carburant et de pièces de rechange qui affichent le sourire. La clientèle est abondante, car les habitants aisés ne lésinent pas sur les moyens pour échapper à la canicule, en ce mois de ramadan, en pleine saison sèche. L’électricité devient, de plus en plus, un luxe presque inaccessible aux abonnés du réseau d’Énergie du Mali (EDM-SA). Les coupures d’électricité sont devenues monnaie courante et sévissent, de jour comme de nuit. Les abonnés en souffrent d’autant plus qu’ils sont confrontés à des températures caniculaires insupportables. L’électricité a tendance à devenir un confort permis aux seuls détenteurs de groupes électrogènes de secours. Ceux qui n’en disposent pas sont condamnés à croiser les doigts et à patienter que EDM-SA rétablisse la fourniture d’électricité et, cela, de façon aléatoire. Dans la Cité des Askia, Gao, le délestage affecte tous les domaines d’activité. Le directeur de la société EDM-SA de Gao, Mahamane Cissé, a expliqué les raisons de cette difficulté aux autorités régionales. En effet, la centrale thermique de la société produit 3 mégawatts qui sont repartis sur quatre lignes. Il est évident que cette production est insignifiante au regard de la forte demande. Selon M. Cissé, la Commune urbaine de Gao a besoin de 11 mégawatts. Lors de la récente visite du Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, à Gao, le gouverneur de la 7èmerégion administration a égrener, devant le chef du gouvernement, quelques préoccupations des populations parmi lesquelles, la faible desserte en eau et en électricité. Le directeur général de l’hôpital régional, Hangadoumbo Moulaye Touré, de Gao, Dr Youssouf Almoustapha Touré, soutient que la structure sanitaire est la première victime du délestage et cela dure depuis 15 mois.bSelon Dr Touré, l’hôpital régional dispose de quatre services qui fonctionnent uniquement avec l’électricité. Il s’agit du bloc de réanimation, du bloc opératoire, du service d’urgence et de l’imagerie. Des groupes électrogènes de 180 Kva et 440 Kva tournent en permanence et dont la consommation en gasoil est estimée à 47 litres par heure. Pour le responsable de la structure sanitaire, il est évident que les charges inhérentes au fonctionnement de ces groupes constituent une source de préoccupation dans la mesure où les recettes ne font pas le poids. Cette situation est, aussi, source d’insomnies pour Dr Touré qui avoue son impuissance à alléger la souffrance des patients en besoin de soins. SUR-SOLLICITÉS – Si les patients continuent à souffrir du délestage, les vendeurs et les dépanneurs de groupes électrogènes se frottent les mains. A Gao, le bruit sourd d’un groupe électrogène en marche fait partie de l’ambiance sonore. À la moindre coupure d’électricité, les groupes électrogènes reprennent automatiquement le relais au niveau des marchés, des services publics ou dans certaines familles en déversant des tonnes de décibels. Cette solution palliative a pour objet de faire fonctionner le climatiseur dans les boutiques et les appareils électroniques et informatiques dans les services publics ou les réfrigérateurs, les climatiseurs et autres appareils électroménagers dans les domiciles. Ce confort génère à son tour des opportunités d’affaires pour d’autres catégories d’acteurs comme les réparateurs qui font de leur mieux pour dépanner ces machines sollicitées au-delà de leur capacité de fonctionnement. Français installé à Gao, Jacques Mauret est considéré comme l’un des premiers dépanneurs de groupes électrogènes ou portatifs de la Région. «Il y a de cela 40 ans, que j’ai appris ce métier à travers la réparation d’engins à deux roues puis de motopompes. Ces interventions sur ces machines m’ont conduit, petit à petit, vers la réparation de groupes électrogènes », explique-t-il. « Mes premiers dépannages de groupes électrogènes ou groupes portatifs ont porté sur les marques française Bernard et russe Tomax et autres marques telles que Robin et Honda », se rappelle-t-il. Selon M. Mauret, les groupes électrogènes de 7 à 16 Kva ne peuvent pas fonctionner 24 heures sur 24 sans avoir une panne, parce qu’ils ont besoin de repos pour se refroidir. Or, les propriétaires pensent que le groupe doit tourner 24 heures sur 24. Ces machines sont conçues juste pour pallier une panne de quelques heures. Il explique qu’un groupe portatif de 7 Kva qui démarre à 17 heures jusqu’à 22 h, aura besoin d’un temps d’arrêt pour son refroidissement. CARBURANT DOUTEUX – En dehors du besoin de refroidissement, les pannes des groupes électrogènes sont dues soit à la mauvaise qualité du carburant soit au manque de pression ou encore de bobine. Le dépanneur est beaucoup sollicité mais il a du mal à se faire payer par certains clients. L’astuce de Jacques Mauret pour les impayés est de se rattraper sur les prix des pièces de rechange. «Pour une panne, qui ne dépasse pas une journée de travail, je demande 5 000 à 10 000 Fcfa », dit-il. « Comme vous pouvez le constater, dans mon atelier, il y a des groupes électrogènes disposés un peu partout. Certains sont là depuis deux mois et d’autres depuis dix ans et plus. Certains clients ne sont plus revenus à cause de manque d’argent et moi je n’ai plus de places pour les ranger. Même ma cour déborde de groupes électrogènes réparés mais que le temps a ranci en dégradant les couleurs », poursuit le dépanneur. « Dans les années 1970, je gagnais bien dans le dépannage et la vente des pièces de rechange. Actuellement, le marché est saturé de réparateurs et de boutiques de vente des pièces de rechange», se plaint Mauret. Zackaria Maïga est un autre jeune réparateur de groupes électrogènes qui évolue dans ce secteur depuis plus de dix ans. Il est chef d’atelier. «Je répare les petits groupes électrogènes d’essence de 7 à 16 Kva, mais je n’ai jamais dépanné les gros groupes électrogènes. La panne de la plupart des groupes que je reçois ici est due à la mauvaise qualité du carburant», révèle-t-il. « Le carburant, qui se vend sur le marché de Gao, contient du Jet et cette qualité
Le Conseil national de Transition approuve un prêt de 45 milliards de Fcfa pour apurer une partie de la dette d’Energie du Mali (EDM)
Bamako, 12 avr (AMAP) Le Conseil national de Transition (CNT) a approuvé, mardi, un projet de loi relatif au remboursement partiel de la dette des fournisseurs stratégiques d’Energie du Mali (EDM), la société publique de fourniture d’électricité. « Ce qui fait un montant de 242 milliards de Fcfa », a précisé le ministre des Mines, de l’Energie et de l’Eau, Lamine Seydou Traoré, qui défendait l’accord de prêtdevantcette première séance plénière de la session ordinaire d’avril 2023. Il a ajouté que la totalité de la dette d’EDM-SA, y compris celle fiscale et sociale, tourne autour de 600 milliards de Fcfa. Le ministre des Mines, de l’Énergie et de l’Eau a précisé que les fournisseurs stratégiques sont ceux qui interviennent dans le processus de production de l’électricité, notamment les fournisseurs de carburant, les bailleurs, les concessionnaires. Cet accord de prêt a été signé à Lomé, au Togo, le 30 mars 2023, entre le gouvernement et la Banque ouest africaine de développement (BOAD) pour le financement partiel du programme d’apurement de la dette des fournisseurs stratégiques d’EDM. Le projet de loi, initié par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, a été adopté par le Conseil des ministres le 5 avril dernier. Il était défendu par le ministre des Mines, de l’Energie et de l’Eau, Lamine Seydou Traoré représentant son collègue de l’Economie et des Finances. Selon le rapport de la Commission des finances, de l’économie, du plan, de la promotion du secteur privé, des industries et des mines saisie pour l’étude au fond, au Mali, la société EDM-SA assure l’essentiel de la distribution de l’énergie électrique. Le renforcement du potentiel de cette société est donc indispensable dans la fourniture régulière d’électricité malgré le niveau élevé de son endettement. C’est dans ce cadre que le gouvernement a initié un programme d’apurement de la dette des fournisseurs stratégiques de cette société. L’objectif principal de ce prêt est d’assurer la continuité de la fourniture d’électricité aux populations maliennes et de soutenir le développent économique et social du Mali. Par cet accord de prêt, la BOAD consent au gouvernement, un montant de 45 milliards de Fcfa reparti en une tranche concessionnelle de 25 milliards de Fcfa et une tranche marchande de 20 milliards de Fcfa. La tranche concessionnelle sera remboursée sur une période de 18 ans y compris un différé de 5 ans. Tandis que la tranche marchande sera remboursée sur une période de 12 ans y compris un différé de 3 ans. Dans son rapport, la Commission des finances, de l’économie, du plan, de la promotion du secteur privé, des industries et des mines du CNT a recommandé de procéder à un audit externe des dettes d’EDM pour s’assurer de leur sincérité et régularité dès l’entrée en vigueur de l’accord de prêt, de veiller à la mise en œuvre rigoureuse des plans de développement concernant le sous-secteur de l’électricité, de promouvoir les énergies renouvelables et la réalisation des barrages hydro-électriques en vue de réduire la dépendance à l’énergie thermique. Le ministre Lamine Seydou Traoré a expliqué qu’en 2020, EDM avait un résultat déficitaire qui avoisinait 80 milliards de Fcfa. C’était à peu près la même chose en 2021 et en 2022, ce résultat tournait autour de 75 milliards de Fcfa. Il a rappelé que l’État est actionnaire unique et il lui revient de proposer des mesures pour assurer la continuité de l’exploitation. Lamine Seydou Traoré a précisé que c’est la marge commerciale de la société qui est déficitaire. Selon le ministre en charge de l’Énergie, le coût de production est largement supérieur au prix de vente. C’est pourquoi, la société a forcément besoin d’un complément du prix de vente autrement dit, une subvention d’exploitation. Car celle qui lui est accordée actuellement est insuffisante. Le ministre Traoré, a expliqué ce prêt que l’État a contracté avec la BOAD va être rétrocédé à EDM. Devant les membres du CNT, Lamine Seydou Traoré a dit que pour redresser cette société, la seule solution, en l’absence de pouvoir augmenter les tarifs de l’électricité, est de jouer sur le coût de production qui demande des investissements structurants. Il a reconnu que ce prêt n’est pas la solution car il va être rétrocédé à une société déficitaire. DD/MD (AMAP)
La remise de la carte nationale d’identité biométrique a commencé mardi
Bamako, 12 avr (AMAP) Le coup d’envoi de la remise de la Carte nationale d’identité biométrique sécurisée (CNIBS) d’une durée de validité de 5 ans a été donné, mardi, par le ministre en charge de l’Administration territoriale et son collègue chargé de la Sécurité. Pour connaitre le lieu de retrait de sa carte, les titulaires doivent se rendre sur le site web www.jevalidemonnina.ml ou appeler les numéros verts 80 00 80 80 et 80 00 82 82. Il y a aussi la consultation par SMS au 36223. La remise de la CNIBS se fera sur l’ensemble du territoire national ainsi que dans les représentations diplomatiques et consulaires du Mali. Le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le colonel Abdoulaye Maïga, a donné le coup d’envoi de l’opération sur la Rive gauche de Bamako, à la mairie de la Commune IV. C’était en présence des ministres en charge de la Refondation de l’État, Ibrahim Ikassa Maïga, des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko. Les autorités maliennes ont institué, depuis 2009, à travers le Recensement administratif à vocation d’état civil (RAVEC), une base de données nationales biométriques.L’enrôlement dans cette base donne accès à un Numéro d’identification nationale (NINA) dont la vocation est de garantir l’identité juridique du citoyen. L’arrimage des bases de données sectorielles à celles du RAVEC est un objectif de premier plan pour assurer une cohérence et une interopérabilité entreles sous-systèmes d’identification des citoyens. C’est ainsi que le ministère de la Sécurité et de la Protection civile, avec l’appui du département en charge de l’Administration territoriale, a décidé de partir de la base de données RAVEC pour produire la CNIBS. Ce, afin que chaque citoyen puisse avoir son numéro NINA sur sa carte conformément à la loi n°06-040 du 11 août 2006 portant institution du Numéro d’identification nationale des personnes physiques et morales. ANTI- FRAUDE ÉLECTORALE – Dans la perspective des prochaines élections, les autorités se sont engagées àce que chaque citoyen participe à l’expression du suffrage.Pour atteindre cet objectif, il a été retenu de mettre en place un dispositif sécurisé et moderne reposant surla nouvelle carte d’identité arrimée au Nina. Celle-ci constitue undocument adéquat au regard des garanties d’inviolabilité qu’elle présente. Cet outil est l’unique document d’identification. Il remplace la carte NINA, la carte d’électeur, la carte d’identité classique et la carte consulaire. Il est sécurisé,personnel et incessible. Pour cette première phase, tous les Maliens âgés d’au moins 18 ans recevront leur cartenationale biométrique gracieusement offertes par l’État. Toutefois, a signalé le représentant du ministère en charge de la Sécurité, le colonel Mamadou Sougouna, le renouvellement est payant.L’actuelle carte nationale d’identité reste valide, au maximum une année, après la délivrance des nouvelles cartes biométriques.Ce délai peut être prorogé par un arrêté du ministre chargé de la Sécurité. Les anciennes cartes nationales d’identité et consulaires et la carte NINA sont remises auxautorités compétentes lors de la délivrance de la nouvelle carte biométriquesécurisée. Le ministre en charge de l’Administration territoriale a précisé que la carte nationale d’identité biométrique sécurisée répond à quatre intérêts. Premièrement, grâce aux éléments de sécurité que comporte ce document, il permettra d’éviter la falsification de nos pièces d’identification. « Le deuxième intérêt, a dit le colonel Abdoulaye Maïga, est que cette carte tient lieu de carte d’électeur. » À ce propos, il a indiqué qu’elle permettra de prévenir la fraude électorale. Le ministre a indiqué que le troisième intérêt du document est qu’il permet de réduire substantiellement les dépenses de l’État, conformément aux recommandations des Assises nationales de la refondation (ANR). «Aujourd’hui, avec la carte nationale d’identité biométrique sécurisée, disparaitront la carte Nina et la carte d’électeur, ce qui permettra à l’État de réduire les dépenses», a fait savoir le ministre Maïga qui a ajouté que le quatrième intérêt est très symbolique en ce sens que le Mali rejoint les autres États dans la Région dans l’utilisation de la carte nationale d’identité biométrique sécurisée. Lors du lancement de l’opération, une trentaine d’usagers ont reçu leur carte biométrique des mains des officiels. C’est le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le général Daoud Aly Mohammedine qui a procédé au lancement du retrait de la CNIBS sur la Rive droite de la capitale malienne, au commissariat de police de Sogoniko. «Nous sommes passés par plusieurs processus avant aujourd’hui. Je suis rassuré par ce processus de retrait qui va se poursuivre de façon normale», s’est-il réjoui, souhaitant que chaque citoyen dispose, « dans un avenir très proche », de sa nouvelle carte d’identité nationale. » Le chef du département en charge de la Sécurité a insisté sur la sécurité autour du retrait de la carte qui est individuel. Il a indiqué que le retrait en deux modes : la reconnaissance faciale et l’empreinte. BD/NK/MD (AMAP)
Décès à Kati du père du président de la Transition au Mali (Officiel)
Bamako, 09 avr (AMAP) Le capitaine à la retraite Bakary Goïta, père du président de la Transition au Mali, est décédé, dimanche, des suites d’une longue maladie, a annoncé le chef de l’État, le colonel Assimi Goïta, dans un tweet. « Le secrétaire général de la Présidence de la République a la profonde douleur d’annoncer le décès du capitaine à la retraite Bakary Goïta, père de Son Excellence le colonel Assimi Goïta, président de la Transition, chef de l’État, ce jour 09 avril 2023, au Centre hospitalier universitaire (CHU) de Kati, des suites d’une longue maladie », indique un communiqué de la présidence. « En cette douloureuse circonstance, le secrétariat général ainsi que l’ensemble du personnel de la Présidence présentent leurs condoléances les plus attristées à la famille durement explorée et prie Allah le Tout-puissant de lui accorder sa Grâce. » Selon un communiqué du Gouvernorat de Koulikoro, à près de 60 km de Bamako les obsèques se dérouleront lundi après-midi au Stade de la ville. AT/MD (AMAP)
Cinq morts dans une attaque terroriste à Zambougou, dans la Région de Koulikoro (Ouest)
Bamako, 8 avr (AMAP)Le nouveau poste de contrôle de Zambougou, dans la Région de Koulikoro, (Ouest du Mali) a été la cible d’une attaque terroriste, jeudi, perpétrée par des individus armés non identifiés, rapportent plusieurs sources locales concordantes. «Le bilan provisoire fait état de cinq morts dont deux gendarmes et un policier ainsi que deux civils », précisent les mêmes sources. Après leur forfait, les assaillants, en grand nombre sur des motos dont des tricycles, se seraient dirigés vers le village de Warala. Selon un récent bilan dressé par la Direction de l’information et des relations publiques des armées (DIRPA), au cours de sa traditionnelle conférence de presse, lundi dernier, les Forces de défense et de sécurité (FDS) ont neutralisé plus de 160 terroristes durant le mois de mars. AT/MD (AMAP)
Kangaba : sensibilisation « Pour Zéro Grossesse en Milieu Scolaire »
Kangaba, 31 mars (AMAP) Une séance de formation et de sensibilisation « Pour Zéro Grossesse en Milieu Scolaire », organisée par l’ONG FANDEEMA à travers le projet « Autonomisation des Femmes et le Dividende Démographique au Sahel » SWEDD, s’est déroulée mardi à Kangaba, a constaté l’AMAP. Cette séance qui a regroupé près de 80 filles toutes du second cycle de l’enseignement fondamental de Kangaba s’est déroulée dans l’enceinte du groupe scolaire Soundiata Kéïta de Kangaba. La conseillère chargée de la scolarisation des filles au CAP de Kangaba, Mme Mariame B. Coulibaly a présenté les thématiques relatives aux grossesses non désirées, aux attitudes des filles pour éviter les maladies sexuellement transmissibles (MST), à l’importance de la santé de la reproduction de la femme et à la réduction des mariages d’enfants et des grossesses précoces. Selon Mme Coulibaly, la compréhension de ces modules vont permettre aux participantes de poursuivre les études et de décrocher les diplômes pour non seulement travailler pour l’Etat mais aussi travailler à leur propre compte. Le projet « Autonomisation des Femmes et le Dividende Démographique au Sahel » (SWEDD) est une initiative conjointe du Groupe de la Banque Mondiale (BM) et de neuf (09) pays du Sahel (Bénin, Burkina-Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Guinée, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad) qui bénéficient de l’assistance technique du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA), de l’Agence Française de Développement (AFD) et de l’Organisation Ouest Africaine de la Santé (OOAS). Le projet SWEDD vise l’accélération de la transition démographique en vue de la capture du dividende démographique et de la réduction des inégalités entre les sexes tout en améliorant le niveau d’autonomisation des femmes et des adolescentes. La phase 1 du projet qui s’est étalée sur la période 2015- 2020, ayant engrangé des résultats très encourageants, la Banque mondiale et les Gouvernements ont convenu de la prorogation du projet jusqu’au 31 décembre 2024 avec un financement additionnel, incluant l’Agence Française de Développement, dans le cas spécifique du Mali. Le projet finance les interventions structurées autour de 03 composantes et sous composantes. La sous composante Education en rapport avec le renforcement des capacités pour les soins de survie aux victimes des VBG est une réponse aux barrières sociales et économiques qui entravent la scolarisation et le maintien des filles à l’école au Mali. Elle est bâtie autour de 04 stratégies complémentaires dont la quatrième est la réduction des pratiques néfastes au maintien des filles à l’école et l’amélioration des connaissances des filles sur les compétences de vie et la santé de la reproduction. C’est dans le cadre de cette dernière stratégie, que l’ONG FANDEEMA en charge de la mise en œuvre du sous projet dans les régions de Koulikoro, Dioïla et Nara organise en collaboration avec les partenaires de l’éducation (Centre d’Animation Pédagogique et Centre de Santé de Référence) cette campagne d’information et de sensibilisation pour Zéro Grossesse en milieu Scolaire dans les écoles cibles du projet. La présente session de formation des filles du second cycle fondamental de Kangaba pour zéro grossesse en milieu scolaire se situe dans ce cadre. Elle vise entre autres objectifs d’expliquer la problématique liée aux grossesses non désirées en milieu scolaire aux filles, de renforcer les connaissances, les attitudes des filles pour éviter les maladies sexuellement transmissibles, d’améliorer la perception des filles sur l’importance de la santé de la reproduction et de renforcer l’engagement des filles à adhérer et à soutenir la thématique de leur maintien des filles à l’école. Les filles ont, dans l’ensemble, compris et ont souhaité la multiplication de telles séances de formation en vue d’atteindre toutes les filles et même celles du premier cycle de l’enseignement fondamental en l’occurrence celles des classes de 6ème et 5ème année. SD/KM (AMAP)

