Apiculture : Comment organiser la production du miel au Mali

Par N’Famoro KEITA  Bamako, 27 oct (AMAP) Liquide compact de couleur marron à l’état raffiné, le miel est un produit alimentaire naturel, obtenu à partir du nectar. Le nectar est la matière première indispensable à sa fabrication. Le miel est récolté par les abeilles butineuses aux alentours de la ruche pour le remettre aux abeilles receveuses dans la ruche. Chimiquement, le nectar est composé d’eau et de saccharose. Ce sont ces deux éléments qui vont subir des transformations à travers un processus mystérieux pour donner du miel. Ce «miracle de la nature» est reconnu médicalement comme un régulateur de la glycémie pour les diabétiques. Il réduit le stress métabolique et favorise la récupération du sommeil. Il traite la constipation et améliore la fonction cérébrale. Le miel est employé dans le traitement des acnés et les dermatites (inflammations de la peau). Il panse les blessures, les brûlures, les ulcères et hydrate la peau. Compte tenu de ces multiples vertus thérapeutiques, le miel est une denrée de première consommation au Mali. Au-delà de cette réalité, le marché du miel est toujours informel et mal organisé. Son exploitation et sa commercialisation au Mali demeurent le parent pauvre des activités agricoles. Sur la question, Amadou Diarra, apiculteur à Djoulafoundo, un petit village de la Commune de Nouga dans le Cercle de Kangaba, témoigne. Ce cultivateur de céréales s’est reconverti dans l’exploitation et la vente de miel brut. Il dispose dans son entreprise locale d’une cinquantaine de ruches et récolte entre 40 et 50 litres de miel brut par an. Il revend sa récolte à 2.500 Fcfa le litre. Pour l’instant, il perd au change, en termes de pécules (les céréales lui apportaient un peu plus), mais garde espoir de prospérer un jour s’il arrive à bien organiser son entreprise. Il pense que c’est une activité qui peut bien nourrir son homme. La nécessité d’un accompagnement se fait de plus en plus pressante chez lui. Aujourd’hui, il a besoin de se renforcer en matériels de production pour intensifier sa productivité et d’avoir un marché organisé où, il peut tirer un meilleur profit. «Chaque apiculteur doit avoir sa petite unité de raffinage, ne serait-ce qu’artisanale, pour vendre du miel en l’état. ça apporte de la valeur ajoutée», estime-t-il. Malheureusement, ce rêve qu’il caresse est encore loin d’être une réalité à Djoulafondo. produit d’exportation – L’apiculture offre des opportunités, notamment en termes de créations d’emplois, mais aussi d’amélioration des revenus des ménages et de sécurité alimentaire. Elle représente, selon ceux qui officient dans la production de miel, une activité aux intérêts multiples, notamment économique, écologique, alimentaire et thérapeutique. C’est pourquoi, le gouvernement accorde beaucoup d’importance à cette filière émergente. Lors de la 9è session du Conseil supérieur de l’agriculture, tenue en mars 2019, une attention particulière a été accordée à la filière. Ainsi, il a été décidé de professionnaliser l’apiculture et de mieux l’organiser, afin de créer une plus-value pour conquérir le marché international. En d’autres termes, faire du miel, un des produits d’exportation du Mali. Malgré cette volonté politique affichée, le rêve est loin d’être une réalité pour l’apiculteur de Djoulafondo. Cependant, il garde espoir de le voir se concrétiser, un jour, avec les initiatives et les actions de l’Association pour le développement de l’apiculture moderne (ADAM). L’objectif de cette association, selon son président, Mamadou Ba Keïta dit Mamoutou, est de promouvoir la filière apicole au Mali à travers la formation, l’encadrement et l’équipements des professionnels. Pour asseoir cette dynamique, l’ADAM a installé une unité de raffinage et de transformation des produits dérivés du miel (savon, pommade, bougie, crème de cheveux et cirage). L’Association dispose d’un comptoir de vente de matériels et d’équipements apicoles pour la modernisation de l’activité dans le but d’obtenir une importante production. Quelques difficultés liées l’emploi abusif des pesticides et herbicides dans les champs qui sont des réservoirs de nectar pour les abeilles. Cette situation affecte considérablement les productions, souligne le président de l‘ADAM. Les pouvoirs publics semblent avoir pris bonne note de cette situation. Car, l’une des recommandations de la 9è session du Conseil supérieur de l’agriculture (CSA) est l’inscription de la filière apiculture dans les priorités de valorisation des produits agricoles à valeur ajoutée. Un vaste programme de modernisation des infrastructures et d’équipements sera mis en œuvre. Ceci permettra d’introduire de nouvelles technologies avec l’installation de ruches améliorées, d’enfumoirs et de presses-miel, etc… De grandes zones à forts potentiels de production avec une flore abondante et diversifiée seront créées pour permettre aux abeilles de s’approvisionner en nectar et pollen et de produire un miel de qualité. NK (AMAP)

Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 26 octobre 2022

Le Conseil des ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 26 octobre 2022, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : adopté des projets de texte ; procédé à des nominations ; et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté un projet de loi relatif à l’activité d’affacturage en République du Mali. Le secteur financier a enregistré ces dernières années, sous l’impulsion des Etats, des Autorités monétaires et des Régulateurs, des évolutions importantes pour une meilleure contribution au financement de l’économie. Ces évolutions se sont traduites par la mise en place de dispositifs, de normes, de règlementations et de stratégies qui ont permis d’assurer la stabilité et le renforcement de la résilience du secteur financier, d’améliorer le financement de l’économie et de promouvoir l’inclusion financière des populations. Malgré les efforts déployés, le financement des entreprises n’est pas assuré à hauteur de souhait, notamment celui du cycle d’exploitation des Micros, Petites et Moyennes Entreprises qui éprouvent toujours des difficultés à accéder au financement bancaire en raison de leurs profils de risques. Pour optimiser les outils de financement des Micros, Petites et Moyennes Entreprises, la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest a initié un projet de loi uniforme sur l’affacturage qui régit de façon homogène les opérations d’affacturage effectuées au sein des pays de l’Union Monétaire Ouest Africaine. L’affacturage est une opération par laquelle l’adhérent transfère par une convention écrite avec effet subrogatoire, ses créances commerciales à l’affactureur qui, moyennant rémunération, lui règle par avance tout ou partie du montant des créances transférées, supportant ou non, selon la convention des parties les risques d’insolvabilité sur les créances cédées. Il permet à l’adhérent de se procurer des fonds et constitue un moyen de recouvrement qui présente entre autres les avantages ci-après : l’optimisation de la trésorerie en réduisant l’impact des échéances de paiement ; l’élimination du risque d’impayés. Le projet de loi adopté permettra d’offrir des produits et services financiers variés, abordables, accessibles et adaptés aux besoins des Micros, Petites et Moyennes Entreprises et des Start-ups. des projets de textes relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement de l’Office malien des produits pétroliers. Le Mali est l’un des premiers pays en Afrique subsaharienne à s’engager dans la voie de la libéralisation du sous-secteur des produits pétroliers. Cette libéralisation s’est traduite par le retrait de l’Etat de toute activité à caractère commercial et la limitation de son rôle à la planification, à la règlementation et à la régulation du marché des produits pétroliers. Elle a aussi permis l’émergence d’une classe d’opérateurs nationaux, la réalisation de nombreuses infrastructures de distribution de produits pétroliers et le développement des moyens de transport. Les investissements pour le développement d’infrastructures de stockage d’hydrocarbures liquides et gazeux, afin de fortifier la sécurité du pays en matière d’approvisionnement en produits pétroliers, ont été relégués au second plan au profit d’investissements massifs dans les moyens de transport et le réseau de distribution. Ces facteurs qui ont mis en exergue la précarité du système d’approvisionnement du pays ont été fortement ressentis suite aux crises qui ont secoué la sous-région et le monde ces dernières années. Le Gouvernement est intervenu à plusieurs reprises pour éviter la rupture des approvisionnements et contenir la flambée des prix à la consommation en renonçant à d’importantes ressources fiscales. Pour pallier cette situation et mettre le pays à l’abri des risques de pénurie de produits pétroliers, les projets de texte adoptés créent, sous forme d’établissement public à caractère industriel et commercial, l’Office malien des produits pétroliers en remplacement de l’Office national des produits pétroliers, en vue d’assurer la sécurité et la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DE LA PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE – Secrétaire Exécutif du Haut Conseil national de Lutte contre le SIDA : Monsieur Ichiaka Moumine KONE. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS DE L’HOMME – Au grade d’Inspecteur Général des Services pénitentiaires et de l’Education surveillée : Colonel Diakariaou DOUMBIA. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE ET DE LA PROTECTION CIVILE Conseiller technique : Commissaire Divisionnaire de Police Jean Marie DRABO. Chargés de mission : Commissaire Divisionnaire de Police Hawa COULIBALY ; Commandant Adama DIAKITE. AU TITRE DU MINISTERE DES TRANSPORTS ET DES INFRASTRUCTURES – Chef de Cabinet : Madame DIALLO Mariam TOURE, Ingénieur de l’Information. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES – Membre de la Cellule nationale de Traitement des Informations Financières : Capitaine de la Gendarmerie Fatoumata Lansine Sidy DIAKITE. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE ET DU DEVELOPPEMENT SOCIAL –  Inspecteur à l’Inspection des Affaires sociales : Madame Simone DIARRA, Administrateur de l’Action Sociale. –  Directeur Général de l’Hôpital Nianankoro FOMBA de Ségou : Monsieur Cheick Tidiane SYLLA, Inspecteur des services économiques. –  Directeur Général de l’Hôpital Fousseyni DAOU de Kayes : Monsieur Seydou Alassane COULIBALY, Médecin. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Sur le rapport du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, le Conseil des Ministres a pris acte de la célébration de la Journée nationale des Légitimités traditionnelles, 1ère édition 2022. Le Mali a été le berceau de vastes et puissants empires et de royaumes qui ont fait sa grandeur du passé. La société malienne est une société bien organisée, hiérarchisée et codifiée autour des valeurs ancestrales qui constituent le socle des rapports individuels et collectifs. Les Institutions traditionnelles avaient un rôle de structuration et de régulation de l’ordre social. Elles ont permis de maintenir les liens socioculturels, de prévenir et de gérer les conflits intra et intercommunautaire, d’assurer durablement le vivre-ensemble entre des populations diverses aux coutumes variées et de favoriser l’intégration

Mopti : Restitution régionale de l’avant-projet de constitution.

Mopti, 27 octobre (AMAP) La phase régionale de restitution de l’avant-projet de la loi fondamentale de la République du Mali a regroupé ce mardi 25 octobre à Mopti les représentants de l’Etat, les élus, les représentants des autorités traditionnelles, religieuses et des organisations de la société civile des régions de Tombouctou, Taoudenit, Bandiagara, Douentza et Mopti, a constaté l’AMAP. C’est la salle de conférence du gouvernorat qui a servi de cadre à cette importante session dont les travaux étaient présidés par le gouverneur de la région de Mopti, le Colonel major Abass Dembélé. Pour la circonstance deux experts membres de la commission de rédaction de la nouvelle constitution, le Pr Harouna Diallo et le Dr Bréhima I. Dicko ont fait le déplacement de Mopti pour cet exercice de recevabilité. Dans une présentation succincte du document de 14 titres et 195 articles la mission nationale a mis un accent sur les innovations majeures contenu dans l’avant-projet de constitution et éclairé la lanterne des participants des parties non comprises qui alimentent les débats. Pour le Pr Harouna Diallo, le document dans son préambule prend en charge un certain nombre de valeurs historiques, millénaires qui ont fondé la conviction du peuple malien comme faisant partie de leur vécu quotidien. Sur l’état et la souveraineté il y a un ensemble d’innovation notamment la question du caractère unitaire de l’état qui est consacré dans le nouveau document avec une gestion efficiente de la question de l’esclavage au titre des droits et des libertés a expliqué l’expert. Selon les membres de la commission de rédaction, le renforcement du pouvoir législatif avec la création de 2 chambres ( l’Assemblée nationale et le Haut conseil), la limitation de la taille du gouvernement, la création de l’organe unique de gestion des élections et l’innovation qui porte sur le mandat présidentiel et la limitation de l’âge à 35 ans au moins et 75 au plus sont des dispositions auxquelles s’ajoutent des aspects qui permettent aux justiciables de saisir directement le conseil supérieur de la magistrature ou le juge constitutionnel en exception d’un constitutionnaliste. En plus, pour M. Diallo le fait que le vécu du malien sur le plan institutionnel traditionnel c’est-à-dire les légitimités traditionnelles et la justice alternative consacré par la constitution sont un ensemble d’éléments qui fondent à dire que l’avant-projet de la nouvelle constitution apporte beaucoup de changements. Certains participants pensent que l’avant-projet à l’allure d’une loi organique et que le problème de langue est une préoccupation. Selon les experts ce débat est un faux débat car une constitution est la loi organique de l’état. C’est elle qui organise les rapports, les normes entre les gouvernants et les gouvernés. Sur la question de langue, il faut éviter de tomber dans une lecture biaisé l’alinéa de l’article 31 qui porte sur la langue française comme langue d’expression officielle. Selon les explications il y a d’autres alinéa qui stipulent que dans l’avenir le législateur peut officialiser les 13 langues nationales ou de choisir une langue comme officielle. Pour l’honorable Younouss Mohamed Ibrahim MAIGA, chef de village de Saraféré, commune de Rarhouss cercle de Gourma Rarhouss région de Tombouctou un participant salue l’initiative de rendre compte au peuple les résultats des travaux de l’avant-projet de constitution. Nous sortons de cette session très satisfait des déclarations et exposés faites par les membres de la commission ainsi que les réponses données aux préoccupations soulevées ayant permis aux participants de savoir que les doléances exprimées depuis les consultations préliminaires ont été prises en compte a indiqué le chef de village de Saraféré. Le chef de l’exécutif régional de la région de Mopti, le colonel major Abass Dembélé s’est réjoui du choix de la Venise Malienne pour abriter cet exercice prolifique regroupant les 5 région autour du document de l’avant-projet de la loi fondamentale. Des échanges, il est ressorti des points saillants notamment la satisfaction des participants de voir que leurs préoccupations et suggestions ont été prises en compte après la séance d’écoute, toutes choses qui fait espéré que cet avant-projet de texte fondamental est un condensé des Maliens pour le Mali-Kura dont nous aspirons a -t-il souligné avant d’inviter les participants à un exercice de recevabilité pour expliquer le document à leur communauté de base.  DC/KM (AMAP)

Entretien routier : Les contrats des entreprises défaillantes seront résiliés

Bamako, 28 oct (AMAP) Les autorités maliennes ont décidé que les services techniques vont entreprendre la résiliation des contrats des entreprises dont les défaillances sur les chantiers d’entretien routier ont été dûment constatées, a appris l’AMAP. Le ministère des Transports et des Infrastructures a lancé, en 2022, deux programmes d’entretien routier, à savoir le Programme spécial 2021 des travaux d’entretien routier dans les Régions de Kayes (Ouest), Koulikoro (près de Bamako), Sikasso (Sud), Mopti (Centre) et le District de Bamako (la capitale) pour un montant de 15 milliards de Fcfa, et le Programme des travaux d’entretien des routes d’intérêt national dont le financement s’élève à 20 milliards de Fcfa. Ces travaux consistent à prévenir ou réduire les risques d’inondations dans ces villes et atténuer la souffrance des usagers de la route. Plusieurs mois après l’attribution des marchés et malgré la disponibilité des ressources, l’exécution des deux programmes n’est pas satisfaisante. Aujourd’hui, le constat est alarmant sur certains axes du District de Bamako, avec des routes dégradées et des voies fermées à la circulation. Les usagers subissent des restrictions de circulation parce que les travaux n’avancent plus. À ce jour, l’état d’avancement des travaux est estimé à seulement 10%, pour un délai consommé de 90% pour certaines entreprises engagées sur le Programme spécial. Pourtant, les ordres de démarrage des travaux ont été émis dès le mois de juin 2022. Quant au Programme d’entretien des routes d’intérêt national, il ressort du document d’information qu’au niveau des régions, les remises de site ont débuté fin juillet 2022. Et à la date du 30 septembre 2022, aucune mobilisation d’entreprises n’a été constatée sur le terrain alors que le délai consommé est estimé à 60%. SOUFFRANCE DES POPULATIONS – « C’est dans ce contexte que le département des Transports et des Infrastructures a fait une communication verbale sur la question en Conseil des ministres, le 12 octobre dernier », indique le directeur général des routes, Mamadou Samaké. «C’est compte tenu de l’urgence de terminer ces travaux et d’abréger la souffrance des populations que les services techniques du ministère des Transports et des Infrastructures ont été engagés à appliquer les dispositions coercitives prévues par le Code des marchés publics et des délégations de service public », a-t-il poursuivi.   « Les services techniques vont entreprendre notamment la résiliation des contrats des entreprises dont les défaillances sur les chantiers ont été dûment établies par constat d’huissier», explique M. Samaké.   Selon notre interlocuteur, les dispositions seront prises pour confier d’urgence l’exécution des travaux à d’autres entreprises qui ont montré leurs capacités, conformément aux procédures fixées par le Code des marchés publics et des délégations de service public. En réaction au tollé autour de la communication verbale du département des Infrastructures, le directeur général ajoute : «l’administration n’a fait que rappeler les dispositions coercitives prévues par le Code des marchés publics et de délégations de service public, contre tout prestataire défaillant, en vue de préserver l’intérêt public».   FIN DE LA RECRÉATION – Mamadou Samaké assure que les entreprises chargées d’exécuter les travaux ont été interpellées en réunions de chantier, en réunions techniques, par des lettres de mise en demeure, pour résorber le retard accusé au fur et à mesure que les délais s’écoulaient. Malheureusement, ces interpellations n’ont pas été suivies d’effet. «Des demandes de mise en demeure ont été adressées à certaines entreprises dont les défaillances ont été dûment établies par constat d’huissier. Les bureaux d’ingénieurs recrutés par l’AGEROUTE pour assurer le contrôle et la surveillance des travaux d’entretien routier n’ont pas comblé les attentes», précise Mamadou Samaké. Selon lui, il y a eu des manquements au niveau des bureaux de contrôle. Ces infractions sont, entre autres, le faible niveau et le manque d’expérience du personnel mobilisé sur les chantiers, le laxisme dans l’accomplissement de la mission et l’incapacité à affirmer l’autorité sur les entreprises. «Les vieilles habitudes ont la vie dure, la vraie raison du tapage des entreprises sanctionnées, c’est le fait que les autorités aient sifflé la fin de la récréation, du laisser-aller et du laxisme», martèle le directeur général des routes. Selon Mamadou Samaké, par la faute de certaines entreprises et conformément aux principes de la programmation budgétaire, des milliards mis à disposition devront être retournés au Trésor public par le ministère des Transports et des Infrastructures, alors que le besoin d’entretien routier est réel. «Les entreprises n’ont pas été à la hauteur, un point c’est tout», tranche le directeur général des routes. « Si tel est le cas et conformément aux cahiers de charge, le gouvernement pourrait poursuivre en justice les entreprises défaillantes pour réclamer des dommages et intérêts pour les préjudices subis », rappelle-t-il. BBC/MD (AMAP)

Le HCR se réjouit de l’engagement du Mali pour la participation des réfugiés aux élections

Bamako, 26 oct (AMAP) Le représentant résident du Haut-commissariat des Nations unies  pour les réfugiés (HCR) au Mali, Mohamed Askia Touré, a salué, mardi, l’engagement pris par le gouvernement malien de permettre aux réfugiés de participer aux futures échéances électorales. «Nous sommes venus encourager le Premier ministre par intérim pour les efforts qu’il consent à permettre à toutes ces personnes d’être inclues dans ces échéances électorales», a déclaré le représentant résident du HCR. A la sortie d’une audience avec le Premier ministre par intérim, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le colonel Abdoulaye Maïga, M. Touré a dit qu’ « il est important que ces personnes puissent participer aux prochaines électorales générales ». Il a ajouté que ce même effort sera garanti « pour les personnes déplacées internes (PDI) qui se trouvent dans des lieux souvent loin des centres administratifs ». Par ailleurs, il a précisé que plus de 180 000 Maliens sont réfugiés en Mauritanie, au Niger et au Burkina Faso. Le diplomate onusien a, aussi, remercié les autorités et le peuple maliens pour l’accueil et l’hospitalité accordés aux réfugiés sur le territoire malien, notamment ceux de la Mauritanie qui vivent dans la Région de Kayes depuis 1989. Selon lui, cet exemple doit être multiplié à travers le monde. Mohamed Askia Touré a assuré que le HCR va continuer à assister les réfugiés et les personnes déplacées internes à travers son assistance multiforme notamment en termes d’abri. Il a rappelé que depuis au moins une vingtaine d’années, son organisation est aussi responsable de la protection des personnes déplacées internes. Juste après, le Premier ministre par intérim a reçu la présidente du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), Mirjana Spoljaric Egger, qui séjourne au Mali. Les échanges entre les deux personnalités ont porté sur la situation humanitaire au Mali, en particulier dans la Région de Gao (Nord), où la présidente du CICR et sa délégation se sont rendues. À ce propos, Mme Egger a relevé que la situation humanitaire est sérieuse dans cette région. «Je me suis entretenue avec des femmes et des hommes qui ont été déplacés et qui se trouvent dans les besoins : accès à l’eau et à la nourriture », a-t-elle indiqué. MDD/BD/MD (AMAP)

Kangaba organise un atelier de formation des agents vaccinateurs

Kangaba, 25 octobre (AMAP) La salle de réunion du Centre de Santé de Référence ( CSRéf) de Kangaba a abrité du 18 au 22 octobre 2022, les travaux de l’atelier de formation des agents vaccinateurs de 17 aires de santé du district sanitaire de Kangaba sur la  gestion efficace des vaccins, a constaté l’AMAP. Organisé par la Direction Régionale de la Santé de Koulikoro en partenariat avec l’UNICEF, cet atelier de renforcement des compétences des vaccinateurs en gestion efficace des vaccins vise plusieurs objectifs. En effet, au sortir de cet atelier, les agents vaccinateurs doivent connaitre non seulement les températures de conservation des vaccins et utiliser correctement les outils de contrôle de la température mais également les bonnes pratiques pour éviter la congélation des vaccins sensibles et pratiquer correctement le test d’agitation. Ils doivent aussi connaître la politique des flacons entamés et les outils de gestion des stocks y compris la distribution et savoir comment monitorer les taux de pertes des vaccins et les utiliser à des fins de décision. Enfin les vaccinateurs doivent à la fin des travaux savoir estimer les volumes et les capacités de stockage, développer un plan d’urgence et savoir prioriser les activités logistiques en utilisant les méthodes appropriées. Toutes les présentations faites durant les travaux concourent à l’atteinte de ces objectifs. Des exercices pratiques sur les calculs des besoins de commande mensuel et sur le facteur de perte pour tous les antigènes ont également été faits toujours pour atteindre les objectifs visés par l’atelier. Pour parfaire les connaissances acquises, les vaccinateurs ont posé plusieurs questions en rapport avec le calcul des données mensuelles de la température, le calcul des besoins de commande mensuel, le facteur de perte pour tous les antigènes, comment allumé le frid-tage2, l’utilisation des flacons entamés, le respect des mesures d’asepsie lors de la stratégie avancée entre autres. Les questions de compréhension ont porté aussi sur la différence entre vaccin congelé et non congelé, la prévention des erreurs sur l’utilisation des diluants, le remplissage des différents supports de la PEV, le temps pour transférer les vaccins en cas de panne, l’écart entre le stock théorique et physique lors de l’inventaire et l’insuffisance des fiches échéancier dans les CSCOM. A la fin des travaux, les participants ont formulé entre autres recommandations, l’adoption des bonnes pratiques lors de la vaccination, la dotation des CSCOM en porte vaccin et des caisses isothermes, la dotation des nouveaux CSCOM en moyen de déplacement, le remplissage correcte et complète des différents supports du PEV et la dotation des CSCOM en fiche échéancier. SD/ KM (AMAP)

Kangaba : La gendarmerie visite les quatre sociétés minières détentrices de permis d’exploitation

Kangaba, 24 octobre (AMAP) Une mission régionale conduite par le Colonel Yacoub Ag Sidi, Commandant de Région Gendarmerie de Koulikoro, a effectué le jeudi 20 octobre 2022, une visite de terrain dans les quatre sociétés minières détentrices de permis d’exploitation dans le cercle de Kangaba, a constaté l’AMAP. Il était accompagné du préfet du cercle de Kangaba, du président de Conseil de Cercle, le Commandant de Brigade de la Gendarmerie et le chef du Peloton Directeur Régional de la Police, Commissaire Divisionnaire Idrissa Sangaré et du Groupeur de la Garde Nationale Commandant, Gaoussou Sanogo. La visite a concerné Bagama Mining dans la commune rurale de Nouga, de Yi Yan mines et Golend Beach Mali Sarl dans la commune rurale de Naréna et BFED Mali Sarl dans la commune rurale de Balan-Bakama. Si l’exploitation de l’or a commencé dans les trois premières sociétés, rien n’a commencé chez BFED Mali Sarl. Toutes ces sociétés ont demandé l’accompagnement de l’Etat pour sécuriser leurs sites et ont fait la demande auprès du Gouverneur de la région de Koulikoro. Cette mission qu’on peut qualifier de sécuritaire se situe dans ce cadre. La mission s’est rendue d’abord sur le site mis en défens suite au différent qui a opposé récemment les villages de Danga et Tombola. Les éléments de la Gendarmerie et de la Garde Nationale venus en renfort sur demande des autorités locales sont bien positionnés sur place et veillent au respect strict de la décision de mise en défens afin d’empêcher tous les mouvements sur le site. La mission a invité le maire de la commune et les chefs coutumiers à coopérer franchement avec les forces de l’ordre présentes sur le terrain. Après ce site litigieux, la mission s’est rendue successivement sur les sites de Bagama Mining, de Yi Yan mines, de Golend Beach Mali Sarl et de BFED Mali Sarl ou elle a rencontré les différents responsables en vue d’évaluer leurs besoins en matière de sécurité. Le premier constat de la mission est qu’aucune société n’a clôturé son périmètre. Deuxièmement, les sites sont envahis à tout moment par les orpailleurs. Pour ce faire, les trois premières sociétés ont demandé des éléments des forces de sécurité pour protéger les usines, les bases vie et les fausses. S’agissant de la société BFED Mali Sarl, les populations s’opposent farouchement à l’installation de ses machines sur son site. A la question de savoir si la société dispose réellement des documents valables, le sous-préfet de Naréna a certifié que la société a tous les documents légaux pour travailler. Selon le coordinateur de la petite mine BFED Mali Sarl, la GNGM a fait plusieurs missions de sensibilisation pour calmer les populations en vain. Il faut que force reste à la loi pour éviter que les populations s’y opposent chaque fois a ajouté le coordinateur. A la fin de la journée de travail, le chef de la mission a saisi l’occasion pour déclarer  qu’il faut des grands moyens pour sécuriser ces quatre mines qui doivent l’être pour les intérêts des sociétés minières, des populations et de l’Etat. Ils sont retournés satisfait d’avoir fait le tour des sociétés en question et d’avoir pris bonne note des préoccupations des uns et des autres. Il faut signaler que la société Bagama Mining couvre une superficie de 40 kilomètres carrés, la société Yi Yan mines 33 kilomètres carrés, la société Golend Beach Mali Sarl 100 kilomètres carrés e la société BFED Mali Sarl 20 kilomètres carrés. SD/KM (AMAP)                                                                                              

Mopti organise un atelier de formation sur le système de santé décentralisé

Mopti, 24 octobre (AMAP) Au Mali, malgré le nombre élevé de centre de santé communautaire les objectifs sont loin d’être atteint pour des raisons entre autres, la faiblesse de la gouvernance locale, la non maitrise par les acteurs impliqués dans la mise en œuvre de la santé de leurs rôles et responsabilités, la faible analyse et utilisation du système local d’information sanitaire pour les prises de décisions et la faiblesse dans l’offre de soins de santé en termes de qualité, a appris l’AMAP de source officielle. Pour renverser cette tendance, la Cellule d’Appui à la Décentralisation et à la Déconcentration (CADD) du ministère de la Santé a organisée au centre Jean Bosco de Sévaré du 19 au 21 octobre à l’attention des acteurs des régions de Mopti et Bandiagara   un atelier de formation sur le système de santé décentralisé et gouvernance dans le cadre du financement basé sur les résultats. Cette session qui a mobilisée plus de 200 participants (autorités administratives, élus, agents socio sanitaires, membres des FERASCOM, FELASCOM, ASACO) des districts sanitaires de Bankass, Bandiagara et Mopti s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du projet « Accéléré les Progrès vers la Couverture Universelle » (PACSU) financé par l’association Internationale de Développement (IDA), du GFF et des Pays-Bas. Cet atelier dont la cérémonie d’ouverture était présidée par le conseiller à la sécurité du gouverneur de la région de Mopti, le lieutenant-colonel Mamadou Sidiki Konaté s’est déroulé en présence de Dr Félix Diarra assurant l’intérim du directeur régional de la santé et la délégation nationale de la CADD-Santé conduite par Dr Marguerite Dembélé. Il avait pour objectif global de renforcer les capacités des acteurs impliqués dans le processus de mise en œuvre de la décentralisation sur les outils de gestion et de gouvernance en matière de santé afin d’améliorer leur performance. Il visait entre autres objectifs spécifiques de présenter et échanger sur le Projet PACSU ; présenter discuter les résultats de l’étude relatif au transfert des compétences et des ressources de l’Etat aux CT ; expliquer et commenter : La stratégie de transfert des ressources financières aux CT dans le contexte de la gestion axée sur le résultat (GAR) ; les Ressources transférées aux CT et le Guide d’opérationnalisation du décret n°02-314 du 02 juin 2002 et le guide du contrôle de l’exercice de légalité et de l’appui conseil. Durant les trois jours de formation, les participants ont eu droit à la présentation de plusieurs documents notamment, La stratégie et le Guide d’opérationnalisation du décret n°02-314 du 02 juin 2002 relatif au transfert des ressources financières aux CT dans le contexte de la gestion axée sur le résultat (GAR) et l’arrêté interministériel n°2019-3342/MSAS-MEF-MATD-SG du 02octobre 2019 relatifs à la maitrise de leurs rôles et responsabilités dans l’amélioration des qualités de soins des populations et une appropriation des stratégies sectorielles de santé au Mali dans un contexte de financement basé sur le résultat. L’expérience du district sanitaire de Bankass dans le cadre du transfert des compétences et des ressources aux collectivités au compte du CSRef, des CSCom, le paiement de la cote part de la référence évacuation, la gestion des fonds et les difficultés ont été présenté comme une référence dans les 2 régions. A l’issue des travaux les participants ont formulé plusieurs recommandations entre autres, étendre la formation des agents de santé à l’administration générale et communale, créer un mécanisme d’information des ASACO et des représentants de l’état par rapport aux fonds transférés. Ils ont aussi souhaité que les fonds alloués aux ASACO soient utilisé conformément au cahier de charge. A la fin des travaux, Dr Marguerite Dembélé s’est réjoui de la qualité des débats et de l’assiduité des participants qui dénote de leur intérêt pour l’amélioration de la santé des populations condition indispensable du développement. DC/KM (AMAP)

L’Armée malienne neutralise une trentaine de terroristes (état-major)

Bamako, 22 oct (AMAP)  Les Forces armées maliennes (FAMa) ont neutralisé une trentaine de terroristes, entre le 11 et le 21 octobre courant, dont le nommé Malick Ba alias Abou Malick, chef des opérations de la Katiba du Macina en charge des secteurs de Dioungani-peulh dans le Séno, de Dioura et Nampala (Centre), a annoncé, samedi, l’état-major général des Armées dans un communiqué. Plusieurs suspects ont été, également, interpellés et mis à la disposition de la gendarmerie, selon la même source qui ajoute que les FAMa, ont, « au cours d’une reconnaissance offensive, le 11 octobre dernier, accroché dans la zone de Wataye, à 10 km de Gomitra, un Groupe armé terroriste (GAT) auteur de multiples embuscades sur la route Kayes-Bamako. » « Le bilan, précise l’Armée, est de 05 terroristes neutralisés, 03 suspects interpellés, 02 PM et plusieurs chargeurs, 05 motos et divers matériels récupérés. Avant de déplorer 01 blessé du côté FAMa. » Le 17 octobre, indique l’Armée, les FAMa ont procédé à la destruction de 02 bases de la Katiba Macina dans les localités de Mafouné et Diarakoungo, cercle de Tominian, Région de San. Le bilan fait état de 02 présumés terroristes interpellés, 01 véhicule calciné. Ainsi que plusieurs armes de différents de calibre, des munitions, des chargeurs motos, des moyens de communications et divers matériels y compris des cartes d’identité et des cartes Nina. Selon la source militaire, le 21 octobre dernier, « les FAMa, prises à partie par des terroristes entre Mourdiah et Kwala, y ont promptement réagi avec un bilan côté ennemi de 04 terroristes neutralisés, 01 PKM, 01 PM, des munitions en vrac et une radio récupérés ». Les FAMa « ne déplorent aucune perte en vie humaine ni en matériels. »   Sur le théâtre est de l’opération Maliko, le 12 octobre, des frappes aériennes ont ciblé un regroupement terroriste dans le secteur de Haroun à 10 Km au sud de Tessit (Nord). Le bilan est « de 11 morts y compris le nommé Aly Issiaka, 03 véhicules plus 10 motos calcinés », revèle l’état-major général des Armées.   La source militaire explique aussi que le 19 octobre les FAMa ont, au cours d’une reconnaissance offensive dans la localité de Serma, située à 24km au Sud-Ouest de Boni (Centre), interpellé 20 suspects terroristes dont un guetteur et récupéré plusieurs médicaments et 05 fûts d’essences.   Le 20 octobre, la précision des renseignements a permis de localiser et neutraliser le nommé Malick Ba alias Abou Malick, chef des opérations de la Katiba du Macina en charge des secteurs de Dioungani-peulh dans le Séno, de Dioura et Nampala « avec la saisine de précieux documents y compris des identités, des plans et des refuges. »   Également, une reconnaissance offensive dans la zone de N’dila, commune de Toridagago a fait un bilan de 10 terroristes neutralisés, 08 PM, 04 PKM et divers matériels récupérés. Par la suite, les FAMa ont mené une reconnaissance offensive dans la localité de Kéréna, située à 28km à l’Est de Konna (Centre). « 01 terroriste neutralisé, 2 fusils de chasse, 01 Ak-47, 01 chargeur, 33 téléphones, 6 batteries, des composantes EEI et des objets divers récupérés », indique l’état-major général des Armées. SS/MD (AMAP)

Festival de la culture traditionnelle : A la découverte du riche patrimoine malien

Bamako, 20 oct (AMAP) C’est dans une ambiance de kermesse que la 4è édition du Festival de la culture traditionnelle du Mali s’est déroulée du 15 au 17 octobre derniers, à la Maison des jeunes de Bamako, sous le thème : «Jeunesse et culture traditionnelle». Peuls, bambaras, bozos, dogons, maures, tamasheks ont répondu présents à ce rendez-vous culturel pour magnifier la diversité culturelle du Mali et exprimer leur engagement à œuvrer pour la promotion de cette culture. Pendant trois jours, la Maison des jeunes de Bamako a été transformée en un véritable creuset culturel où toutes les disciplines artistiques et culturelles ou presque de notre société étaient représentées. Des artistes au talent exceptionnel comme Mariam Bakayoko, Abdramane Maïga mais, aussi, la troupe de Gao (Nord) ont émerveillé le grand public par des prestations haut de gamme. La rencontre se voulait, aussi,  un espace d’échanges, de recréation, de vente de produits de transformation. La particularité de ce festival est son caractère pluridisciplinaire. Le directeur national de la jeunesse, Mahmoud  Baby  Arby, a exprimé, au nom du parrain, le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, Mossa Ag Attaher, l’engagement de ce ce département dans la promotion des jeunes à travers la culture. Il a salué cette belle initiative de l’ancien animateur de la radio nationale, promoteur du Festival, Ibrahim Dionkoloni Coulibaly, pour avoir donné l’opportunité à plus de 30 jeunes de travailler au niveau de sa station radio privée. Selon lui, « il est clair que cet événement est un signe  fort de cohésion sociale, car il regroupe l’ensemble de la communauté malienne autour de notre  culture ». Ibrahim Dionkoloni Coulibaly s’est dit satisfait de l’accompagnement des autorités, à travers le ministère de la Jeunesse. « C’est également le lieu de remercier la direction de la Maison des jeunes de Bamako qui a gracieusement offert  son espace pour la tenue de cette rencontre culturelle », a-t-il dit. Ces trois jours ont été rythmés, par des soirées culturelles, conférences-débats, rencontres culturelles, concerts, stands et manifestations folkloriques ou de marionnettes des différentes localités du Mali. Les festivaliers ont  revisité la culture du pays. Pour Amadou Guindo dit « Petit dogon », ce festival est une opportunité pour les vendeurs d’objets culturels. « Nous avons pu écouler nos produit », s’est-il réjoui.  «Je lance un appel aux initiateurs à revoir la durée de ce rendez-vous culturel, mais, aussi, la période de lancement que je trouve trop juste», a-t-il conclu. La boucle a été bouclée par la prestation des troupes musicales de Tombouctou, Kidal (Nord), Bamako, la capitale mais, aussi, de la diva Mariam Bagayoko et sa troupe. Il y avait aussi les marionnettes. Les cérémonies officielles d’ouverture et de clôture étaient dirigées par le directeur national de la jeunesse, Mahmoud  Baby  Arby, représentant le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne Mossa Ag Attaher, parrain de l’événement. C’était en présence du promoteur du Festival, Ibrahim Dionkoloni Coulibaly, et des représentants des communautés venues de différentes régions du Mali. AS/MD (AMAP)