San : Lancement du 4ème passage de la campagne de vaccination contre la covid-19
San, 28 novembre (AMAP) La cérémonie de lancement du 4ème passage de la campagne de vaccination contre la covid-19a été présidée lundi dernier à San, par l’adjoint du préfet de cercle, Sékou Konta, a constaté l’AMAP. Selon le médecin chef du District Sanitaire de San, Docteur N’Fa Adama Diallo, 16930 personnes âgées de 12 ans et plus sont concernées par cette campagne sur 31 aires de santé. Ainsi, le District Sanitaire a eu en sa possession 1530 doses de vaccin PFeizer, 2400 doses de Jonhson ans Johnson et 3000 doses de sinovax. Le stock restant des passages précédents a aussi été utilisé lors de cette campagne. Il est à noter que plusieurs personnes ont reçu également leurs doses de vaccins contre la covid-19 lors de la célébration de la journée internationale des droits de l’enfant. Le 18 novembre dernier, poursuit le médecin chef, après la prière du vendredi, à la grande mosquée de San, plusieurs fidèles musulmans ont également reçu leurs doses de vaccins, y compris ceux des pèlerins catholiques au pèlerinage de Kita. NC/KM (AMAP)
Mali : Les acteurs des Transports font le bilan des réalisations
Bamako, 25 nov (AMAP) Les acteurs du secteur des transports au Mali, ont commencé, jeudi, à Bamako, la 19è réunion annuelle des services des Transports sous le thème «Développement des transports de masse», afin de faire le bilan des réalisations de l’année écoulée, a constaté l’AMAP. Cette rencontre de deux jours permet, aussi, de planifier les actions futures et d’engager les débats sur des questions relatives à l’amélioration de la qualité des services rendus aux usagers. Dans son discours d’ouverture, la ministre des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko, a indiqué que « les transports de masse se présentent comme l’une des solutions les plus optimales aux problèmes rencontrés dans le secteur ». Selon elle, « ce thème permettra d’élargir la discussion sur les mécanismes et possibilités de financement du secteur des transports et les modalités de renouvellement du parc automobile commercial du Mali. » Faisant le bilan des activités menées en 2022, Mme Dembélé Madina Sissoko a mis l’accent sur les efforts consentis dans le cadre de l’assainissement de notre environnement. En effet, l’année 2022 a été particulièrement marquée par l’opération spéciale d’immatriculation des engins à deux et trois roues et de délivrance de permis de conduire à leurs conducteurs. Au total, 22.856 engins ont été immatriculés et 11.390 permis délivrés. Le principal acquis engrangé au plan institutionnel est l’érection de la Direction nationale des transports terrestres, maritimes et fluviaux en Direction générale des transports. Autres activités réalisées, c’est l’organisation des élections consulaires et l’installation d’un nouveau bureau au Conseil malien des chargeurs. La ministre a également mentionné la validation en atelier des projets d’arrêtés d’application du Code de la navigation fluviale et la mise en place des Comités de facilitation des transports du Mali et de la Guinée. S’agissant du trafic ferroviaire, Mme Dembélé Madina Sissoko a annoncé que son département « travaille non seulement à la réhabilitation de la ligne ferroviaire Kayes-Koulikoro mais aussi à l’ouverture de la voie ferrée vers d’autres horizons. » Cependant, selon la ministre, le chantier de la relance du trafic ferroviaire est immense. «Il suscite tant d’espoirs que le moindre essai technique signifie pour les populations la reprise définitive du transport ferroviaire. Les actions réalisées à ce jour entretiennent l’espoir de relance imminente du trafic, malgré les multiples contraintes», a-t-elle déclaré. Le Représentant résident de la commission de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA), Moustapha Barro, a relevé que cette réunion se tient un an après la mise en œuvre de l’Accord sur la zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF). Cette zone devrait accroître le commerce intra-africain des services des Transports de près de 50%, selon les dernières estimations de la Commission économique pour l’Afrique (CEA). Moustapha Barro a estimé qu’il s’agit là d’une opportunité que le Mali devrait saisir à travers le développement du transport de masse. Le représentant de l’UEMOA s’est également appesanti sur les résultats de recherches qui annoncent, d’ici à 2030, une intensification du trafic à tous les niveaux. Le fret routier devrait passer de 201 à 403 millions de tonnes et nécessitera 1.844.000 camions pour les cargaisons en vrac et 248.000 camions pour le fret de conteneur. La demande de wagon pour le transport ferré est estimée à 97.614 wagons pour les cargaisons de fret en vrac et 20.668 wagons pour le fret conteneur. Le fret maritime passera de 58 millions à plus de 131 millions de tonnes et sollicitera 126 navires pour les cargaisons en vrac et 15 navires pour les conteneurs arrimés. Et la quantité transportée par voie arienne va doubler, passant de 2,3 à 4,5 millions. Ayant bien compris les enjeux, la commission de l’UEMOA a anticipé ces opportunités à travers la mise en œuvre de quatre Programmes dans tous les domaines du secteur des transports, selon son représentant au Mali. AG/MD (AMAP)
Mali : Le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga reçu par le président de la Transition
Bamako, 25 nov (AMAP) Le Premier ministre malien, Choguel Kokalla Maïga, après quatre mois de repos ordonné par son médecin, a été reçu, vendredi, en audience par le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, dans son bureau au Palais de Koulouba, annonce la présidence malienne. A sa sortie d’audience, le locataire de la Primature qui s’est dit bien rétabli a confié à la presse être « venu saluer et remercier le chef de l’État et toute son équipe pour le travail colossal abattu ces quatre derniers mois par les autorités de la Transition dans un contexte extrêmement difficile. » Dr Choguel Kokalla Maïga était surtout venu informer le président Goïta de son état de santé « parfait aujourd’hui. » «Je suis venu informer le président que je suis apte à reprendre le travail et dans quelques jours, le chef de l’État annoncera la date », a déclaré le Premier ministre. Le chef du gouvernement a, aussi ,indiqué que « le peuple malien a besoin d’espérance après les acquis importants engrangés par les autorités de la Transition ». Il a invité le peuple malien « à l’union sacrée » ajoutant que « le Mali est condamné à réussir. » AT/MD (AMAP)
Mali Un atelier de deux jours sur la problématique de l’électrification rurale
Bamako, 25 nov (AMAP) La problématique du développement de l’électrification rurale au Mali est au cœur d’un atelier national de deux jours, ouvert, jeudi, sous l’initiative du Haut conseil des collectivités (HCC) en collaboration avec le ministère des Mines, de l’Energie et de l’Eau, à travers l’Agence malienne pour le développement de l’énergie domestique et de l’électrification rurale (AMADER). Afin de faciliter l’accès à l’électrification à plus de 70% de la population du Mali, le HCC et le ministère en charge de l’Energie à travers l’AMADER ont décidé d’instituer un cadre de collaboration intersectorielle pour assurer une meilleure coordination entre les différents secteurs. Et de renforcer les synergies possibles pour améliorer l’accès aux services énergétiques en milieu rural Durant deux jours, les acteurs proposeront des recommandations concrètes relatives aux enjeux, défis, acquis, perspectives et au mode de financement durable de l’électrification en milieu rural. Le milieu rural a toujours été un vecteur majeur de développement du Mali. Cependant, le sous-secteur de l’électrification rurale est confronté à d’énormes difficultés qui compromettent la pérennisation de ses acquis et son développement. Il s’agit, notamment, des difficultés de planification, d’investissement, d’exploitation des installations et d’évaluation économique, financière et sociale. OBSTACLES – Dans son intervention, le président du HCC, Mamadou Satiqui Diakité, a attiré l’attention sur le fait que « les zones rurales sont au cœur de la bataille de l’accès universel à l’électricité à l’horizon 2030 ». Selon M. Diakité, la majorité de la population privée d’électricité se situera « encore pour longtemps, si rien n’est fait, en zone rurale, où la dispersion des habitats, les faibles revenus de la population et les coûts de raccordement sont autant d’obstacles à la disponibilité d’un service électrique pérenne. » Dans ce contexte, l’électrification rurale s’impose non plus seulement comme une solution, maisaussi comme une nécessité. L’expérience apprise des interventions de l’AMADER démontre que les projets d’électrification rurale sont d’abord ceux de développement. Car, l’arrivée de l’électricité dans une localité rurale entraine un développement économique et social. Ainsi, au cours de cet atelier, il sera discuté des thèmes relatifs aux « enjeux, défis, acquis, perspectives et au mode de financement durable de l’électrification en milieu rural ». L’électricité étant une nécessité absolue au bien-être pour les milieux urbain que rural, le citoyen qui vit en ville et celui qui vit en campagne doivent jouir de l’électricité en commun. L’HORIZON 2030 – À cet effet, le PDG de l’AMADER, Amadou Sidibé, a dit que le Plan directeur d’électrification rural (PDER) de sa structure, en cours d’élaboration, prend en compte la satisfaction des besoins en énergie électrique de qualité à un coût abordable. Ce PDER va, aussi, préserver l’environnement à tous les Maliens quel que soit leur lieu de résidence sur le territoire national et quelle que soit leur classe sociale. « Les infrastructures communautaires comme la santé, l’éducation, les adductions d’eau potable, les unités de production de transformation et de conservation et agricoles sont pris en compte par ce nouveau modèle », a précisé M. Sidibé. Et d’ajouter que 18.000 localités abritant des populations de 100 habitants ou plus ont été répertoriées dans le cadre d’un programme ambitieux d’accès universel d’électricité en milieu rural à l’horizon 2030. Le Premier ministre par intérim, le colonel Abdoulaye Maïga, qui a présidé l’ouverture de la rencontre, a soutenu qu’ « aujourd’hui plus que jamais, la disponibilité de l’électricité en milieu rural contribue à l’amélioration de la productivité en vue de soutenir une dynamique de croissance forte, durable et inclusive permettant de consolider la lutte contre la pauvreté et à l’atteinte des objectifs du développement durable (ODD) . » Il a, dès lors, a rappelé que l’amélioration de la qualité de vie des populations à travers le renforcement de l’accès aux services sociaux de base tels que l’électricité fait partie des objectifs prioritaires de l’action gouvernementale, notamment l’axe 4 du Plan d’action du gouvernement de la Transition. L’accès aux services énergétiques modernes en général et à l’électricité en milieu rural, en particulier, est une composante importante de cette politique qui vise à assurer un développement intégré des zones rurales et urbaines du Mali. Le chef du gouvernement par intérim a assuré que les autorités de la Transition ont engagé la relecture des documents, des stratégies et des textes du secteur de l’énergie ainsi que l’élaboration de divers plans d’investissements. La cérémonie d’ouverture des travaux a eu lieu en présence du ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions, Ibrahim Ikassa Maïga, et des gouverneurs de région. OD/MD (AMAP)
Banane plantain : Un business florissant
Par Kadiatou OUATTARA Bamako, 24 nov (AMAP) Beaucoup de Maliens soutiennent que la banane plantain est une alimentation complémentaire dans notre pays. Parce que notre régime alimentaire de base repose sur les céréales (mil et riz entre autres), ils pensent que sa consommation régulière est exclusivement réservée aux familles nanties. En tout cas, le Malien moyen dont le portefeuille est pressuré par une conjoncture économique à nulle autre pareille ne peut se permettre d’en manger très souvent en famille, surtout élargie. Ceux-ci qui font le commerce de la banane plantain se frottent, quand même, les mains. Ils importent ce fruit comestible de la Côte d’Ivoire et de la Guinée Conakry, parfois avec de nombreux risques liés à la cueillette et au transport. Un tour au marché de Médine ou «Sougouni coura», nous avons rencontré deux points de vente de banane plantain. Ceux-ci sont tenus par les Groupements d’intérêt économique (GIE) «Sababougnouma» et «Benso Angola». Ces marchands reçoivent 5 à 10 chargements de camions en banane plantain, par jour. Grossistes et détaillants s’y bousculent pour s’approvisionner. En notre présece, un client passe sa commande. «Yoro prépare moi deux cartons. Je voudrai acheter pour 15 000 Fcfa», invite-t-il ainsi, Soumaïla Diallo, alias Yoro, du GIE Benso Angola. La cinquantaine, ce diplômé en droit, reconverti commerçant de banane plantain, officie dans ce domaine depuis 20 ans. Tous trois jours, il commande un camion en provenance de la Côte d’Ivoire. Il est livré au bout de trois à cinq jours de route. Une fois la cargaison sur place, il procède à un tri (enlevant les déchets), avant de proposer la marchandise à la clientèle. Il en vend plus souvent en gros entre 50 000 à 250 000 Fcfa aux revendeurs. Ceux-ci, aussi, vendent au détail entre 500 et 1 000 Fcfa le tas. Selon Soumaïla, « Il faut avoir des fournisseurs fiables parce que les échanges se font par téléphone pour passer les commandes ». Ensuite il faut louer un camion qui fera l’aller-retour entre le Mali et la Côte d’Ivoire pour apporter la marchandise. En termes de coût, le grossiste estime la location d’un camion à 1 million de Fcfa par voyage. Et il passe généralement une commande de 2 à 3 millions de Fcfa en fonction des fournisseurs. AMENDE OU PRISON – Les sanctions infligées au Mali par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) ont coïncidé avec la saison sèche (une saison morte dans le commerce de la banane plantain). Donc, pour lui, il est clair que l’embargo n’a pas eu d’impact. Il estime que pendant la saison sèche, qui dure 4 mois, ses partenaires vont dans la forêt classée (forêt interdite) cueillir la marchandise. Yoro explique que les commerçants choisissent des personnes appelées : «voyageurs» qui se rendent dans les champs de cacao dans les forêts classées. Il s’empresse de préciser que le bon rendement de la culture du café est lié à la production de la banane plantain. «Dans ce contexte, l’achat se fait avec les producteurs de café, mais clandestinement», déclare-t-il. Seydou Diallo est l’un de ces voyageurs, depuis deux ans. Il explique les risques encourus. « On se retrouve souvent en pleine forêt, sans réseau téléphonique, ni nourriture et eau potable. Nous sommes exposés à des morsures de reptiles géants. Il y a aussi le risque de passer à la trappe avec les agents des Eaux et Forêts». Le voyageur ajoute que cette pratique frauduleuse peut coûter une forte amende ou la prison. Ousmane Doumbo est vendeur de banane plantain à Faladié sur la rive droite du District de Bamako. Il explique évoluer, depuis une dizaine d’années, dans ce business qui lui permet d’exploiter de nombreuses opportunités. Il vit de son commerce qui lui a aussi permis de construire une maison. « En fin d’année, il est difficile de trouver des camions du fait de leur sollicitation. Ce phénomène a un impact sur les frais de location », explique le commerçant. Il ajoute que les pannes de camions entrainent, aussi, des pertes considérables. Selon lui, la banane plantain est très difficile à conserver. Au-delà de cinq jours, elle peut pourrir. Youssouf Sanogo est un chauffeur de camion qui réside à Sikasso. Il avale régulièrement les kilomètres qui séparent Sikasso (Sud) de la Côte d’Ivoire, depuis 30 ans. «Les grands commerçants de Bamako nous sollicitent très souvent par simple coup de fil pour leur approvisionnement», confie-t-il. Pour le conducteur de camion, les multiples barrages et péages sont les premières contraintes sur le tronçon, les frais à payer sont nombreux et coûtent les yeux de la tête. A cela, s’ajoute l’état défectueux des routes. La hausse du prix du carburant est aussi une préoccupation commune de milliers d’acteurs qui interviennent dans le commerce de banane plantain. KO/MD (AMAP)
Ministre du Développement rural/producteurs : Echanges utiles sur la campagne
Bamako, 24 nov (AMAP) Le ministre du Développement rural, Modibo Keita, et les producteurs ont eu, mardi, des discussions sur la disponibilité des engrais et les difficultés rencontrées au cours de la campagne agricole qui s’achève, a constaté l’AMAP. «Aujourd’hui, je suis très heureux parce que la campagne 2022 vient de prendre fin. Les exploitants agricoles sont venus m’exprimer leur satisfaction par rapport à tout ce qui a été fait pour qu’ils aient accès à l’engrais malgré les difficultés que nous avons connues», a déclaré Modibo Keita à la fin d’une rencontre, tenue dernier dans les locaux de son département, avec les exploitants agricoles, en marge de la signature du protocole d’accord avec le Comité international de la croix rouge au Mali Le ministre a saisi l’opportunité pour rappeler sa volonté de faire respecter les principes de la concurrence dans le cadre de l’approvisionnement en intrants. La rencontre a permis, également, d’évoqué le faible rendement de la culture du riz, dû à la surabondance des pluies. À ce sujet, les producteurs ont souhaité utiliser le reliquat de la subvention qui leur a été octroyée afin d’acheter des engrais pour la culture de contre-saison. Ils ont estimé que cela pourrait augmenter l’offre de riz sur le marché national. Les producteurs ont, aussi, rappelé que les deux sacs d’engrais qu’ils ont reçus par hectare à titre de subvention ne sont pas venus à temps et que cette quantité n’était pas assez importante. En réponse, le ministre Modibo Keïta a expliqué que l’État avait décidé de prendre en charge une part substantielle des dépenses d’engrais pour les producteurs à cause de la hausse excessive du prix de ce produit. Pour ce faire, la subvention a été portée à 17 milliards de Fcfa, contre 15,6 milliards pour la campagne précédente. Malheureusement, à cause de l’augmentation des prix sur le marché international, cette subvention n’a pas permis d’avoir la quantité espérée. Pour remédier au retard dans la disponibilité des engrais, le ministre du Développement rural a suggéré aux importateurs de faire venir l’engrais à tout moment et à le positionner dans les bassins de production. «On ne doit pas attendre la mise en place de l’enveloppe de subvention pour importer l’engrais», a-t-il insisté. Et d’annoncer que son département est en train de mettre tout en œuvre pour que la loi sur la concurrence puisse être appliquée afin de mettre fin aux questions d’oligopole. Au nom du Syndicat des exploitants agricoles de l’Office du Niger (Sexagon), Abdoulaye Daou a félicité le ministre Modibo Keïta pour avoir accepté leur demande de changer l’engrais organique en engrais chimique au début de la campagne. «Nous avons appris toutes sortes d’amalgames sur le problème d’engrais entre l’État et les opérateurs économiques. En réalité, nous savons comment les fournisseurs se comportent. L’Etat donne deux sacs d’engrais subventionné à l’hectare au prix de 12.500 Fcfa et nous achetons le reste à nos propres frais à plus de 35.000 Fcfa par sac sur le marché», a déploré le syndicaliste qui en déduit un refus des fournisseurs nationaux d’accompagner les exploitants agricoles. Pour lui, les opérateurs économiques doivent prendre l’exemple sur l’Etat. MS/MD (AMAP)
L ‘insécurité affecte certaines foires de la région de Gao (Nord du Mali)
Par Abdourhamane TOURE Bamako, 23 nov (AMAP) L’insécurité et l’état de l’axe Gao-Sévaré freinent l’acheminement des produits locaux vers les régions, dans le Nord du Mali. En effet, c’est à partir de la Région de Gao que les autres (Ménaka et Kidal) se ravitaillent en produits locaux venant du sud du Mali, pour ensuite fournir les autres localités de leurs circonscriptions. Dès que la Région de Gao n’est pas approvisionnée, les autres régions en subissent les contrecoups. Le marché à bétail de Wabaria, qui accueille des forains de 13 villages, en plus de ceux de la Commune urbaine de Gao et ses communes rurales, se tient chaque mardi. C’est une foire à bétail distante de 15 km de la ville de Gao. Il est fréquenté par les acheteurs et vendeurs d’animaux de toutes les autres communes de la région ainsi que ceux de Bamako, du Niger, du Burkina Faso et d’Algérie. « Même si ce marché hebdomadaire n’a jamais été la cible d’attaque, l’insécurité et l’état de la route de Gao-Sévaré découragent les acheteurs potentiels à s’y rendre, par peur d’être spolié ou enlevé par des bandits armés qui sévissent dans la zone », a dit le maire de la Commune rurale de Gounzourèye, Abdoul Kader Maiga, La Commune rurale d’Inchawadji est distante de 70 km de la Commune rurale de Gao. Elle a deux foires hebdomadaires. La foire du village d’Emnagul et celle de Djabock. Le maire de la localité, Rhissa Ag Mohamed, nous a dit que malgré l’insécurité, les deux foires hebdomadaires d’Inchawadji se tiennent régulièrement. Selon lui, ces marchés sont toujours approvisionnés par les forains de la Commune urbaine de Gao. Ces commerçants viennent écouler leurs produits (l’huile, le lait et les condiments venants des Régions dans le Sud du Mali). « Mais, certains aussi fréquentent ces foires pour acheter les petits ruminants, du charbon de bois et du beurre des vaches qu’ils revendent sur les marchés de l’Algérie, de Gao et du Niger » a fait remarquer le maire de la localité. Il a ajouté que, « souvent, des hommes armés font irruption sur les sites des foires soit pour collecter la zakat ou pour enlever des personnes ». « Ces actes barbares ont beaucoup effrayé certains commerçants, surtout ceux en possession de fortes sommes d’argent. Cela a suffisamment réduit la fréquentation des foires de notre commune », a poursuivi l’édile. Il regrette qu’avec l’absence de l’Etat dans ces localités, la commune ne puisse pas collecter les taxes. Samedi est jour de foire de la commune rurale de Sonni Ali Ber. Ce marché est fréquenté par commerçants des Cercles de Gao et de Bourem. Selon l’édile de la Commune rurale, Abdoul Razack Maiga , « à cause de l’insécurité, la fréquentation a diminué ». « Tous ces commerçants viennent à la foire pour acheter du paddy ou des animaux. Evidemment, certains aussi approvisionnent le marché avec les condiments et des légumes », dit M. Maiga. « Depuis la crise de 2012, l’incivisme a gagné du terrain. Aujourd’hui, dans nos communes, les citoyens ne paient plus les impôts. Et ceux qui avaient l’habitude de payer leurs taxes ont épousé le comportement des récalcitrants. Pratiquement, aucun Groupement d’intérêt économiques (GIE) de la commune n’est pas à jour », a révélé le maire, Abdoul Razack Maiga. PERTE – Avec la dégradation de l’axe Gao-Sévaré et l’insécurité, tous les produits qui quittent le Sud du Mali pourrissent avant même d’arriver à Gao. Il s’agit des légumes et des tubercules (pomme terre, igname, oignon, gingembre, tomates, choux, banane plantain). « Avec l’état actuel de la route Gao-Sévaré, nous nous sommes rabattus sur les produits qui viennent de l’Algérie et du Niger. Et, c’est la raison pour laquelle tous les produits sont chers sur le marché », a confirmé Boubacar Traoré, ressortissant de Sikasso (Sud) et vendeur de condiments sur le marché de Gao. « Tous les produits qui partent de Sikasso pour Gao se décomposent avant même d’arriver à destination. Cela constitue une grande perte pour nous les revendeurs. Tant que cette route de Gao-Sévaré n’est pas réparée, aucun produit en provenance des régions du Sud du Mali, ne pourra arriver à Gao dans un état de consommation », se plaint notre interlocuteur. « Avec l’insécurité certains transporteurs ont cessé de pratiquer cet axe. Cinq camions-remorques de ma belle-sœur ont été calcinés sur l’axe Gao-Douentza », a-t-il rappelé. Hamidou Traoré est revendeur de beurre de karité à la Place de Sikasso à Gao. Il partage le même avis que son prédécesseur. Pour lui, l’état de la route et l’insécurité défavorisent le ravitaillement du marché de la Cité des Askia en produits locaux originaires du Sud du Mali. Seul point de satisfaction, pour le commerçant, en cette période de froid, son beurre de karité « arrive sans fondre ». S’il arrive… AT/MD (AMAP)
Le Mali interdit le financement des ONG par la France (Communiqué)
Bamako, 22 Nov (AMAP) Le gouvernement malien a décidé d’interdire, « avec effet immédiat, toutes les activités menées par les ONG opérant au Mali sur financement ou avec l’appui matériel ou technique de la France, y compris dans le domaine humanitaire », selon un communiqué officiel publié lundi. Cette décision fait suite à l’annonce par la France, mercredi dernier, « de certaines mesures relatives à l’aide publique au développement à destination de notre pays », explique la source. Le gouvernement malien, qui juge «fallacieux» les motifs avancés par Paris , «réaffirme que ces allégations fantaisistes sont sans aucun fondement». Il considère l’annonce du gouvernement français comme « non évènement » et estime qu’elle « n’est qu’un subterfuge destiné à tromper et manipuler l’opinion publique nationale et internationale aux fins de déstabilisation et d’isolement du Mali ». Le communiqué du gouvernement signale que la France a notifié « par voie diplomatique, depuis février 2022, la suspension de sa coopération au développement en faveur du Mali ». Pour Bamako, cette décision « qui ne suscite aucun regret » de son côté, contribue, « au contraire, à la restauration de notre dignité bafouée par une junte française spécialisée d’une part dans l’octroi d’aide déshumanisante pour notre peuple et utilisée comme moyen de chantage des gouvernants et, d’autre part, dans le soutien actif aux groupes terroristes opérant sur le territoire malien». MD (AMAP)
Opération coup de poing dans un repaire de bandits à Gao (Nord)
Gao, 17 nov (AMAP) Une opération de contrôle appelé «Dugu Basigui», dans la nuit du 9 au 10 novembre 2022, au quatrième quartier (Aljanabandja), pour lutter contre l’insécurité qui sévit dans la ville de Gao (Nord), a permis un grand coup de filet, dans ce quartier réputé être le nid de bandits et de trafiquants, a appris l’AMAP de source militaire. Elle a permis de mettre la main sur 8 suspects, 2 véhicules, 4 motos, une arme de guerre et une importante quantité de drogues composée de 218 briques de cannabis (chanvres indiens), 17 cartons d’emballages pour rouler les joints et 67 cartons de comprimés de diazépam, tafranking et tramaking. Toutes les saisies et les personnes interpellées ont été remises à la direction régionale de la police de Gao. Cette descente musclée des forces de défense et de sécurité, sous la conduite du commandant du théâtre-est de l’opération « Maliko », le colonel Famouké Camara, accompagné par le commandant de la zone de défense n° 1 de Gao, le colonel Issa Bagayoko, a mobilisé 177 éléments avec un équipement mobile de 20 véhicules et 2 blindés. Le gouverneur de la Région de Gao, le général de brigade Moussa Traoré a salué cette action des forces de défense et de sécurité. Le chef de l’exécutif régional a sollicité la continuité de la bonne collaboration des populations de la région avec les forces de défense et de sécurité. AT/MD (AMAP)
Cercle d’Ansongo (Nord) : Les patrouilles de la MINUSMA rassurent les populations
Par Abdourhamane TOURÉ Gao, 17 nov (AMAP) La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) a dépêché une mission, du 6 au 7 novembre 2022, dans les villages de Tacharane, Kobé, Gargouna, Bara, Tabango, dans le Cercle d’Ansongo (Nord) et dans la Commune rurale d’Ansongo. L’objectif était d’échanger avec les communautés, les autorités locales et communales sur le rôle de la Mission onusienne dans le processus de paix, les activités des casques bleus en appui aux forces de défense et de sécurité maliennes (FDS) dans le cadre de la protection des civils. Cette mission conduite par l’assistant aux affaires civiles de la MINUSMA, Badarou Maïga, comprenait des responsables de la section Démobilisation, Désarmement et Réinsertion (DDR), de la justice correctionnelle, de l’information publique et celle des droits de l’Homme. La sécurisation de la mission était assurée par le contingent suédois de la MINUSMA. L’insécurité est devenue un problème récurrent dans la Région de Gao (Nord). En attestent les derniers événements malheureux, d’il y a quelques jours, sur le tronçon Gao-Ansongo et qui ont causé de nombreux morts et blessés graves. À Tacharane, le chef de village, Mohomodou Maïga, a expliqué à ses hôtes que sans la paix et la sécurité, personne ne peut penser au développement. Tacharane est certes épargné par l’insécurité, mais toutefois, il enregistre un afflux massif de personnes déplacées internes (environ 350 ménages) qui ont fui leurs localités. Tacharane est une zone de pâturage et de transhumance par excellence. L’année dernière, les éleveurs ont été victimes d’enlèvement de milliers de têtes de bovins et de petits ruminants. La majorité des habitants du village sont des éleveurs, des pêcheurs et des cultivateurs. C’est pourquoi, le chef de village a jugé utile de solliciter de la MINUSMA pour l’aménagement des mares et des périmètres irrigués sur 70 hectares afin que les populations puissent assurer leur sécurité alimentaire. Il a, aussi, sollicité l’appui de la MINUSMA pour la réalisation des forages, ce qui évitera aux habitants de se ravitailler en eau à partir du fleuve Niger qui passe par là. Mohomodou Maïga a également expliqué que le village dispose de six classes du premier cycle, 2 classes de second cycle, 6 medersas. À cause de l’insécurité, toutes ses classes sont confrontées à un manque d’enseignants. Il a souhaité l’appui de la MINUSMA. De Tacharane, la délégation a mis le cap sur Kobé. Il faut rappeler que ce village a subi, le mois dernier, « des assassinats ciblés et les enlèvements de personnes et de bétail en plein jour, à trois reprises, par des individus armés sans foi ni loi », a expliqué le fils du chef de village, Abdoulaye, le seul que la délégation a trouvé sur place, à part les enfants et les femmes. Selon lui, tous les autres habitants ont trouvé refuge derrière le fleuve. À Gargouna, la situation sécuritaire n’est guère reluisante. Les visiteurs s’en sont rendus compte avec les explications données par le chef de village, Mohamed Asaliha. « Ici, plus de 2 000 têtes de bétail ont été emportés », a-t-il dit. La majeure partie du bétail que les terroristes ont emporté représente les vaches qui ont laissé des veaux derrière elles. Cet acte de banditisme a laissé les ménages sans source de protéine que constituait le lait des vaches. « Le village a besoin d’appui de toutes natures, mais sans la sécurité aucune activité de développement ne peut se réaliser, aussi nous souhaitons que la MINUSMA organise des patrouilles souvent par là, car leur présence peut dissuader les bandits armés », a dit le chef de village Mohamed Asaliha. À son arrivée dans le village de Tabango, la mission n’a trouvé que les femmes et les enfants qui puisaient de l’eau dans un puits à grand diamètre. À la question de savoir où sont passés les hommes ? Elles ont répondu que ces derniers sont au champ. Est-ce que vous savez que l’eau du puits n’est pas potable ? Les dames ont répondu qu’elles le savent très bien, mais elles n’ont pas le choix puisqu’elles ne disposent pas d’autre source d’eau potable, elles sont obligées de s’accommoder avec ce qu’elles ont. Après les entretiens sommaires dans les différents villages visités, le préfet du Cercle d’Ansongo, Ahmed Ag Akilini, a salué la MINUSMA pour cette initiative. Il a renouvelé ses remerciements à l’endroit de la Mission onusienne pour son appui en équipements, en infrastructures. Dans le seul Cercle d’Ansongo, plus de 2 milliards de Fcfa ont été investis dans le cadre des services sociaux de base, dans les projets de communautés ainsi que dans les infrastructures étatiques. Le capitaine du contingent suédois, Sante Nathanson, a expliqué que les missions de terrain de la MINUSMA sont toujours appréciées par les populations. «Nous leur fournissons un niveau de sécurité plus rassurant et nous savons aussi que ces populations locales sont meurtries dans leur âme à cause des groupes terroristes. Chaque semaine, nous tenons des réunions de coordination avec les forces de défense et de sécurité maliennes pour mener des opérations dans les mêmes zones et dans des zones différentes sans s’interposer. Nous sommes très fiers de servir le Mali et nous soutenons les populations et les autorités maliennes pour la promotion de la paix», a souligné le casque bleu suédois. Badarou Maïga a relevé que les populations attendent de la MINUSMA des patrouilles de longue portée en appui aux forces de défense et de sécurité, en vue d’assurer la libre circulation des personnes et de leurs biens. À ce titre, elles souhaitent aussi le renforcement des communautés à la base. Dans le secteur de l’éducation, les points focaux ont souhaité que les forces de défense et de sécurité multiplient les patrouilles pour que les écoles soient fonctionnelles. Les enseignants ont souhaité des garanties sécuritaires pour revenir en classe. Dans le secteur de la santé, les points focaux ont réclamé des appuis en équipements sanitaires et en intrants en vue de faire face au traitement des maladies les plus courantes à savoir le paludisme, les maladies respiratoires et les malnutritions sévères.

