Région de Kayes : « Kakoulou 2025 », un modèle de développement communautaire durable

Par Bandé Moussa SISSOKO Kayes, 26 déc (AMAP) Les populations de Kakoulou (maison propre en Soninké), un village de la Commune rurale de Logo, dans le cercle de Kayes (Ouest), ont adopté la règle selon laquelle le développement local nécessite l’implication de tout le monde. Deux jours avant la fête de Noël, sur invitation des populations de ce village à dominante chrétienne, le gouverneur de la Région de Kayes, le général de brigade Moussa Soumaré, a procédé au lancement officiel du Projet Kakoulou 2025. Une initiative communautaire, dont l’objectif est de promouvoir le développement local, et qui est estimée à plus de 200 millions de Fcfa, dont une mobilisation initiale d’environ 70 millions de Fcfa. « Kakoulou 2025 n’est pas seulement un plan de développement, c’est aussi un témoignage de ce qui peut être accompli lorsqu’une communauté s’unit autour d’un objectif commun, ouvrant la voie à un avenir brillant et durable pour les générations à venir », a expliqué Georges Diawara, représentant de la communauté de Kakoulou. « Nous pouvons faire de grandes choses sans attendre l’Etat et ses partenaires. C’est ça le Mali Kura : ne pas croiser les bras et attendre l’Etat, les partenaires », a déclaré le général de brigade Moussa Soumaré, qui félicité les habitants de cette contrée pour leur initiative exemplaire. Kakoulou fait partie du riche patrimoine culturel et historique de la Région de Kayes. Rappelons que le royaume de Logo, dont la capitale est Logo-Sabouciré, fut fondé en 1600 par Dra-Makan Sissoko ou Makan Fatouma Sissoko, un Malinké originaire du Diébé. Le Djébé regroupe essentiellement les Communes de Kassama et Sitakily, relevant toutes du Cercle de Kéniéba. Sabouciré « Sabouya Kagni (une bonne opportunité en Soninké) » constituait pour les Français un « verrou » qu’il fallait faire sauter pour poursuivre la colonisation vers Bafoulabé. Le 22 septembre 1878, le roi Nia Mody Sissoko, chef de canton d’alors, refusant le joug de l’homme blanc qui venait de pénétrer dans son royaume, a été abattu sur le fleuve Sénégal. D’après certains récits, des notabilités lui auraient conseillé de se rendre sur la rive droite du fleuve Sénégal pour échapper à la captivité. Cet assassinat a vu le premier coup de canon tiré au Mali. C’est en mémoire de cette bataille que le défunt président Amadou Toumani Toure (2002-2012) a lancé le mois du Cinquantenaire de l’indépendance du Mali, le 1er septembre 2010 à Sabouciré. Le 14 novembre 2011, le Conseil des ministres a adopté un projet de décret relatif au classement dans le patrimoine culturel national du site historique du champ de bataille de Logo. Plus tard, la Mission catholique s’est installée dans le village voisin de Kakoulou où elle s’est investie dans le domaine de l’éducation, de la santé, parmi tant d’autres. Grâce aux missionnaires chrétiens, beaucoup d’enfants de ce village, parmi tant d’autres, sont devenus des cadres. Avant la création du second Cycle de Kassama, les élèves de l’Ecole catholique de ce village poursuivaient leurs études fondamentales à Kakoulou. L’unique établissement scolaire de Kassama est devenu une école publique vers 1975. Cependant, force est de constater que malgré cette richesse culturelle, les habitants de Kakoulou, à l’instar de ceux des autres villages de la Commune rurale de Logo, peinent à disposer de fonds pour des investissements afin d’avoir accès à l’eau potable, à l’électricité et à un système éducatif moderne. Ayant pris conscience de ces insuffisances, la jeunesse de Kakoulou s’est, sous l’égide de Mamady Kanté, organisée pour mener des réflexions sur des voies et moyens pouvant faire sortir son village du gouffre. Kakoulou 2025 a ainsi pris corps à travers l’instauration d’une cotisation mensuelle et volontaire pour tous les habitants, selon leurs moyens. L’approche a permis de réorienter progressivement la dynamique collective vers un développement durable du village, chef-lieu de la Commune rurale de Logo. Après de récents travaux qui ont permis aux habitants d’ériger un mur d’enceinte tour du cimetière commun (musulman et chrétien), les populations se sont engagées à améliorer de manière significative la qualité de vie dans leur village. C’est pour cette raison qu’ils ont initié le projet « Kakoulou 2025 ». Les actions envisagées s’articulent autour de cinq domaines clés. Pour améliorer les infrastructures, la communauté entend construire et équiper trois nouvelles salles de classe pour la nouvelle école de Kakoulou. Elle envisage d’achever la construction de l’école de Ségankané situé sur la rive droite du fleuve. L’éducation étant une des clés du développement durable, ces améliorations visent à créer un environnement propice aux apprentissages, à réduire le taux d’abandon scolaire et à offrir de meilleures opportunités aux enfants et aux adolescents du village. Au chapitre des infrastructures routières, les villageois prévoient la construction de six km de routes et des systèmes de canalisation pour faciliter davantage la mobilité et l’accessibilité, stimuler les activités de l’économie rurale et contribuer à l’amélioration de la santé publique et de l’assainissement à travers une meilleure évacuation des eaux de pluie. Grâce à ce projet, Kakoulou sera aussi doté de cent lampadaires solaires le long des voies qui seront aménagés en vue d’améliorer la sécurité routière et permettre aux gens de mener leurs activités après le coucher du soleil. Il contribuera à réduire les actes de délinquance accentuée d’année en année par la pauvreté. Dans le cadre de l’Approvisionnement en eau potable (AEP), un forage sera entièrement rénové et équipé d’un système de pompage solaire. Trois nouvelles bornes fontaines seront installées à des points stratégiques du village. Un second forage sera destiné à l’école publique, distante du village d’un kilomètre. Ces systèmes d’adduction d’eau auront un impact significatif sur la santé de la population, par la réduction des maladies d’origine hydrique, et améliorera la qualité de vie, en général, dans le village en allégeant le travail domestique des femmes. Le projet prévoit la rénovation du terrain Kalakoto Sissoko, l’organisation de tournois sportifs impliquant les villages, la valorisation de places publiques ou « beras (en langues Malinké et Khassonké », la célébration avec éclat de la traditionnelle « Fête de l’Indépendance » qui sera marquée par l’inauguration des réalisations de « Kakoulou 2025 » et

Kangaba : Mission de la chambre régionale pour constater le changement de couleur des eaux du Niger

Kangaba, 26 déc (AMAP) Une mission conduite par le président de la Délégation régionale de la chambre des mines de Koulikoro, Mamadou Touré dit Tabouta, dans la commune rurale de Nouga, Cercle de Kangaba, mardi, a pu constater le changement de la qualité et la couleur de l’eau du fleuve Niger. « Mieux vaut voir une fois que d’entendre plusieurs fois », a affirmé le président de la Délégation régionale des mines, pour qui « il faut agir avant qu’il ne soit trop tard. » « Les dragues ont certes des côtés négatifs. Quant à la rougeur caractéristique de l’eau du fleuve, la cause remonte depuis l’intérieur de la Guinée », a-t-il ajouté. Il en veut pour preuve que la mission n’a « observé aucune présence de dragues sur le fleuve en ces endroits. » La rivière elle-même ne reçoit pas les dragues. Sur des dizaines de mètres, on peut observer nettement le cours d’eau qui présente une différence nette du nord au sud. Le côté sud est clair et le côté nord, où se déversent les eaux des rivières, est totalement rouge. Depuis longtemps, les propriétaires de dragues sont pointés du doigt comme es seuls à polluer les eaux du fleuve. C’est pourquoi, ces derniers, après plusieurs enquêtes disent que les eaux rouges viennent des marigots pour se jeter dans le fleuve. Pour confirmer leurs enquêtes, ils ont demandé à plusieurs reprises l’aide de la Délégation régionale de la chambre des mines de Koulikoro, la structure la mieux indiquée, « pour faire toute la lumière sur cet inquiétant phénomène. » Pour le président national des détenteurs de dragues, Mamadou Kanté, le dragage peut troubler l’eau du fleuve qui se décante peu après. « Quant à la rougeur des eaux, il faut chercher la source », a-il ajouté. La mission régionale a sillonné le long du fleuve jusqu’à la frontière. Elle a constaté que les eaux rouges viennent se déverser dans le fleuve à partir des cours d’eau qui prennent leur source en Guinée voisine. La rivière dénommée ‘Bandon’ qui sert de frontière naturelle en est la preuve tangible. La mission s’est rendue à son embouchure pour contacter et voir les eaux rouges qu’il déverse dans le fleuve. Les responsables villageois de Dioulafoundou sont, également, inquiets car les eaux rouges sont déversées dans les plaines rizicoles causant d’énormes dégâts aux cultures. Selon ces légitimités traditionnelles, les orpailleurs qui travaillent le long des cours d’eau et qui utilisent les engins lourds et le petit matériel « sont les seuls coupables. » Le président de la Délégation régionale de la chambre des mines de Koulikoro, qui était accompagné par ses proches collaborateurs, a assuré les populations riveraines qu’il rendra « fidèlement compte » de sa mission sur le terrain. En quittant les lieux, il a invité les acteurs à « dénoncer sans cesse les activités qui peuvent nuire à la santé des populations à cause de la destruction des eaux du fleuve. » SD/MD (AMAP)

Début de la 2e édition de la Foire artisanale et agricole de Koutiala (Sud)

Koutiala, 24 déc (AMAP) La 2e édition de la Foire agricole, artisanale, commerciale et industrielle de Koutiala, du 19 au 29 décembre 2024, a ouvert ses portes, avec une centaine d’exposants et sous le signe de l’intégration et de la cohésion sociale. Organisée par la direction régionale de l’Artisanat, les Chambres consulaires et les partenaires au développement de la Région de Koutiala, cette édition a pour thème : « Artisanat : défis et perspectives pour le développement de la Région de Koutiala. » Instituée en 2023 par les autorités de la Région, « la foire  » Mamaalaa chiaan n’Tanga  » est devenue une réalité et mérite d’être soutenue par les filles et fils de la région, afin de lui imprimer une image de marque et une portée historique », selon le conseiller aux Affaires économiques er financières, Moussa Guindo, représentant le gouverneur de région. « Face à l’immensité de la situation dont souffre actuellement notre région sur le plan de l’artisanat, cette foire sera un espace idéal d’expression du savoir-faire artisanal mais, aussi, de transformation agricole et contribuera à l’approvisionnement des populations en produits de qualité à des prix promotionnels », a-t-il. Le conseiller au gouverneur a invité l’ensemble des partenaires techniques et financiers de la région « à plus de soutien en vue de favoriser l’émergence des entreprises du secteur de l’artisanat. » Ce secteur est reconnu comme un grand pourvoyeur d’emplois dans la région. Les organisateurs ont salué le général d’armée, Assimi Goita, Ppésident de la Transition, qui a mis à la disposition de la région un titre foncier au quartier Koko pour la construction du village artisanal. ID/MD (AMAP)

Finale du mémorial ATT 4ème édition : Le Centre académie de football Moussa Djénèpo, vainqueur de l’Association sportive de Mopti (AS-Mopti) par 2 à 0

Mopti, 24 dec (AMAP) Les rideaux sont tombés, samedi, à Mopti (Centre) sur la 4ème édition du   Mémorial ATT, avec la finale, au terrain scolaire de Gangal, par la victoire 2 à 0 de l’équipe du Centre académie de football Moussa Djénèpo, sur l’Association sportive de Mopti (AS-Mopti),. Le “Mémorial ATT”, qui s’est déroulé du 14 au 21 décembre 2024 à Mopti, a été une véritable fête du football faisant du terrain scolaire de Gangal le point de ralliement de la jeunesse et des fans du football de la Venise malienne. A chacune des rencontres, la mobilisation était grande. A l’issue des préliminaires, les deux finalistes ont arraché leur qualification après des rencontres âprement disputées. Ainsi, dans le premier demi-finale, l’AS-Mopti est arrivée à bout d’Atlético de Sévaré sur le score sans pitié de 9–0. La seconde demi-finale a opposé Académie Moussa Djénèpo à l’AS-Sabana. Après le score 1-1 durant le temps réglementaire, Académie Moussa Djénèpo remporte aux tirs au but (4-3). De nombreux amis, parents sympathisants de l’illustre disparu et amoureux du ballon rond qui ont pris d’assaut les arènes du « terrain bléni » de Gangal pour être témoin de l’histoire de la 4ème édition du mémorial ATT, En finale, à la 35ème minute de la première période, Seydou Djibo de l’Académie Moussa Djenépo a inscrit le premier but. Pendant la dernière période, le Centre académie Moussa Djenépo accentue la pression et suite à un cafouillage devant les buts, à la suite d’un corner, l’attaquant Ibrahim Koné de l’AS-Mopti réalise un autogoal, synonyme de second but de l’adversaire. Malgré les multiples tentatives, les Rouges de l’AS-Mopti ont, à chaque fois, pêché dans le dernier geste et aucun autre but ne sera marqué jusqu’au coup de sifflet final de l’arbitre central, Soumaila Touré. C’est sur le score de 2-0 que l’Académie de football Moussa Djénépo s’adjuge le trophée de la 4ème édition du mémorial ATT 2024. En marge des compétitions, le Comité nationale d’organisation (CNO) a procédé à la remise de kits scolaires aux élèves des Centres d’animation pédagogique (CAP) de Mopti et Sévaré, don de la marraine, Mme Touré Lobbo Traoré (présidente de la Fondation Amadou Toumani Touré pour l’enfance). Pour Mangal Traoré, président du CNO, représentant la marraine de l’évènement Mme Touré Lobbo Traoré, le Mémorial ATT est conçu pour perpétuer la mémoire du président ATT dans sa ville natale. « Chaque année l’évènement se consolide et il est heureux de constater que la jeunesse s’en approprie », a-t-il indiqué. « Nous ne pouvons rester indifférent à l’organisation d’un tournoi de célébration de la mémoire de notre regretté président, le général Amadou Toumani Touré, qui à tout donné au Mali », a souligné le représentant du gouverneur, Mamadou Seydou Diarra. Selon lui, au-delà du symbole, « la finale a été très plaisante avec un match de belle facture qui aura permis de détecter des jeunes talents pour l’avenir du football malien. » Le trophée de l’édition 2024 du Mémorial ATT a été remis par le directeur de cabinet du gouverneur, Mamadou Seydou Diarra accompagné des officiels. Plusieurs personnalités dont le directeur de cabinet représentant le gouverneur, le président de la commission national d’organisation, , le représentant du maire de la Commune urbaine de Mopti, Baber Guittèye, de l’un des invités d’honneur Siaka Doumbia et des notabilités traditionnelles étaient présents à la finale.   DC/MD (AMAP)

Salon du livre de Ségou : Inciter les jeunes à lire

Ségou, 23 déc (AMAP) La 5ème édition du Salon du livre de Ségou (SALISE), s’est tenue du 19 au 22 décembre, à l’Université de la ville avec comme thème : « Investir dans les métiers du livre au Mali », a constaté l’AMAP sur place. ‎Ce salon avait pour objectifs de mettre en lumière les professionnels du livre tels que l’éditeur, le bibliothécaire, le libraire, l’écrivain, le documentaliste, l’archiviste, et l’imprimeur, d’inviter les uns et les autres à investir dans ce secteur, de créer le goût de la lecture chez les Maliens, d’inciter les élèves et étudiants à lire et de faire connaître la culture du Mali ainsi que ses valeurs sociétales. ‎Justifiant l’organisation de ce salon, le commissaire général du SALISE, Mamadou Macalou, a déclaré que l’évènement est né du constat que « dans nos milieux scolaires et universitaires, le goût de la lecture a tendance à disparaître, surtout avec l’invasion des nouvelles technologies de l’information et de la communication. » ‎Pour M. Macalou, le fait que les élèves et les étudiants ne lisent pas assez, est une grosse lacune qu’il faut résoudre par le biais de la lecture et de la recherche. « Nous voulons à travers ce salon non seulement pousser les Maliens à la lecture mais, aussi, les inciter à investir dans ce secteur. C’est un créneau porteur de richesse et créateur d’emploi », a-t-il indiqué. ‎De son côté, le représentant du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’industrie hôtelière et du Tourisme, Adama Koné, qui a présidé la cérémonie de lancement, s’est apesanti ‎sur le thème de cette année, qui est non seulement pertinent, mais aussi porteur d’espoir pour un secteur clé de notre développement. «Il nous invite à réfléchir sur les nombreux défis auxquels fait face notre chaîne du livre, tout en explorant les opportunités qu’elle recèle pour notre développement culturel, social et économique», a souligné M. Koné. ‎Les conférences thématiques, au menu du programme, ont porté, notamment, sur « L’industrie du livre au Mali : enjeux et perspectives » et « Comment valoriser les métiers du livre au Mali ». D’après le représentant du ministre de la Culture, elles ont permis d’échanger des idées novatrices et de tracer les contours d’un avenir prometteur pour le secteur du livre. ‎Pour sa part, le recteur de l’Université de Ségou, Dr Esaii Daou, a dit que les organisateurs ont fait le bon choix du site, « parce que Ségou est une ville de tradition orale par excellence et l’Université un lieu de formation et d’apprentissage. » ‎Partant du principe que la lecture est la base de tout apprentissage et l’éducation, le socle de tout développement, Dr Daou a invité les enseignants et, surtout, les étudiants « à trouver du temps pour la lecture, » en complément des modules développés et enseignés à l’Université. ‎MS/MD (AMAP)‎

Littérature : « Mariage à distance », une histoire émouvante et captivante de l’écrivaine Aoua Sylla

Kayes, 22 déc (AMAP) Dans son roman, « Mariage à distance », notre consœur Aoua Sylla raconte la vie tourmentée de Aïcha qui vivait loin de Seydou, un Soninké vivant en France. Ne pouvant plus supporter les complots ourdis par certains membres de sa belle-famille, l’héroïne du livre a refait sa vie au moment même où son ex-époux s’est suicidé, après son rapatriement. Edité en Novembre 2024 par Prostyle Editions, une maison d’édition basée à Bamako, ce livre de 86 pages est un mélange d’œuvres littéraire et journalistique.  Aoua Sylla use de ses qualités de journaliste bien inspirée pour nous faire visiter l’univers des migrants, en racontant la vie tourmentée de Aïcha, une femme sonrhaï, dont le mari Seydou, de l’ethnie soninké, a décidé de migrer en France, quelques semaines après la célébration de leur mariage. Dans ce roman à la fois fictif et réel qui a été préfacé par le correspondant de l’AMAP a Kayes, Bandé Moussa Sissoko, Aoua décrit avec humour et franchise l’histoire d’une jeune fille qui s’était mariée à un émigré résidant en France. Après le départ de celui-ci pour l’Hexagone qui, comme tant d’autres pays, est perçu comme l’eldorado pour les membres de l’ethnie Soninké, l’héroïne du roman a vécu une vie de couple à distance, marquée par des soubresauts. Avant de s’engager dans cette union sacrée, Aïcha pouvait penser à tout sauf à une rupture brutale et tragique de leur union sacrée, compte tenu de ses rapports intimes avec son mari. Mais, c’était sans compter avec les multiples complots et coups bas qui lui ont contraint à quitter son foyer. L’ex-épouse de Seydou méditera longtemps sur la méchanceté de sa belle-mère, le cynisme et la jalousie de sa belle-sœur. Le couple a divorcé lorsque la belle-sœur a annoncé aux membres de leur famille qu’elle a surpris Aicha, dans un hôtel de Kayes, en train de faire des jeux d’amour avec son ami d’enfance. Lors de la cérémonie de présentation, le 15 décembre 2024, dans la salle de conférence du gouvernorat de Kayes, la journaliste écrivaine a sollicité le soutien des pouvoirs publics et des projets ou ONG pour la réalisation d’un film tiré de son roman. Certains intervenants ont même suggéré la réalisation d’une pièce de théâtre en langue officielle bamanan afin que le maximum de gens puisse découvrir le livre. Une semaine avant cette cérémonie de lancement, la commission d’organisation avait même organisé une conférence de presse pour présenter le livre aux médias. Toujours dans le cadre de la vulgarisation du roman « Mariage à distance », l’ Association des jeunes pour la citoyenneté active et la démocrati (AJCAD) a organisé le 21 décembre 2024 l’AGORA scientifique pour permettre à l’écrivaine d’expliquer le contenu de son œuvre. Cela a été, aussi, une occasion pour l’assistance de poser des questions sur les sujets (migration, culture, mœurs et tradition des ethnies Soninké et Sonrhaï) et de faire de contributions et observations. BMS/MD (AMAP)  

Mali : L’Armée met hors de combat des terroristes dans la Région de Bandiagara (Centre)

Bandiagara, 23 déc (AMAP)  Les  Forces armées maliennes (FAMa) ont mis, vendredi, hors d’état de nuire une douzaine de terroristes et détruit du matériel logistique dans plusieurs localités de la Région de Bandiagara (Centre), a annoncé, samedi, la Direction de l’information et des relations publiques des armées (Dirpa), sur ses plateformes digitales. «Le chef d’état-major général des Armées informe l’opinion nationale que dans l’après-midi du 20 décembre 2024, les FAMa ont infligé de lourdes pertes à des GAT (Ndlr, Groupes armés terroristes) qui s’étaient attaqués à de paisibles populations dans les villages de Banguel Toupé et de Iriguli, à environ 35 km au Nord-Ouest de Badiangara », précise le communiqué. La même source ajoute que c’est « au cours de leur retraite que ces groupes ont été surpris par l’aviation qui a effectué des frappes de haute précision ayant mis l’ennemi en déroute », ajoutant que le bilan est « d’une douzaine de terroristes neutralisés et six motos brûlées», signale la DIRPA, dans son communiqué. Le jeudi 19 décembre, les FAMa ont neutralisé deux terroristes et saisi deux pistolets mitrailleurs, une moto et une radio TYT dans le Cercle de Léré (Nord). En outre, dans la Région de Bandiagara, un guetteur a été interpellé et du matériel roulant et militaire ont été trouvés sur des éléments terroristes. Le matériel comprend des maillons garnis et un sac contenant des téléphones portables appartenant à des terroristes en fuite. À Gao (Nord), les militaires ont eu aussi des échanges de tirs avec des braqueurs sur la Route nationale (RN 16), Sevaré-Gao. « Le bilan est de deux braqueurs interpellés et mis à la disposition de la prévôté, une moto, un Pistolet mitrailleur (PM), deux chargeurs et des cartouches récupérés», a précisé la DIRPA dans son communiqué. AT/MD (AMAP)

Diéma : Plus de 60 000 enfants, de 6 à 59 mois, concernés par la campagne SIAN.

Diéma, 21 déc (AMAP) La campagne de la Semaine d’intensification des activités nutritionnelles (SIAN), 2e passage 2024, lancée vendredi, concernera précisément 66 761 enfants de 6 à 59 mois qui recevront leur dose de vitamine A, à travers la stratégie de porte à porte, dans les 24 aires de santé du District sanitaire de Diéma (Ouest). La cérémonie de lancement, qui s’est déroulée, comme à l’accoutumée au domicile du chef de village de Diéma dont le représentant, Fousseiny Sissoko, a accueilli la foule de femmes et d’enfants. La représentante de la Coordination des associations et organisations féminines (CAFO), Kamissoko Kadiatou Sy, a fait savoir que ces nombreuses Journées nationales de vaccination (JNV) que l’Etat et ses partenaires organisent périodiquement, « ne sont jamais de trop, puisqu’elles visent le bien-être des populations, particulièrement les enfants. » Kadiatou SY d’ajouter : « Celui qui vous aide à prévenir votre enfant contre les maladies vous veut du bien, car il contribue à alléger vos dépenses. » Elle a invité les femmes à une implication sans réserve pour la réussite de la campagne. Abondant dans le même sens, la représentante de la Direction régionale de la santé de Kayes, Dr SIDIBE Mariam Keita, a demandé aux femmes, de laisser de côté leurs occupations, pour participer à la campagne, afin que leurs enfants « qui sont concernés puissent recevoir leur dose de vitamine A. » Elle a adressé des remerciements aux autorités locales pour leur implication, ce qui, selon elle, dénote leur attachement à la santé des communautés. Elle a salué l’ONG HKI pour son soutien à l’organisation de cette importante campagne. Elle a mis un accent particulier sur le Programme élargi de vaccination (PEV) de routine qui joue un rôle déterminant dans la prévention des maladies, tout en insistant sur le dépistage des cas de malnutrition chez les enfants. Pour sa part, le premier adjoint au maire de la Commune rurale de Diéma, Abdoulaye Touré, a félicité les relais communautaires pour leurs efforts lors des campagnes et sans l’apport desquels, « il serait difficile d’obtenir des résultats. » Le deuxième adjoint au préfet, Attayoub Ould Mohamed, s’est réjoui de la générosité du partenaire HKI. Pour la réussite de cette activité médicale préventive, il a invité les parents à maintenir dans les maisons leurs enfants, afin que tous reçoivent leur dose de Vitamine A. En administrant, par la bouche, le contenu de la capsule de Vitamine A à l’enfant Mahamadou Sissoko, âgé d’un an, le deuxième adjoint au préfet Attayoub Ould Mohamed,  a donné le coup d’envoi de la campagne SIAN,  dans le District sanitaire de Diéma. OB/MD (AMAP)

Rue marchande de Kati : La 8ème édition lancée samedi

Kati, 21 déc (AMAP) L’édition 2024 de la traditionnelle rue  marchande de Kati a été ouverte, samedi après-midi, dans la ville de Kati sous la présidence du premier adjoint au préfet du Cercle de Kati, M. Issa Pléa accompagné du 2e adjoint au Préfet, M. Arouna Berthé et du parrain de l’événement, M. Gadiaba Cissé. Cet évènement dénommé, cette année, Foire Alliance des Etats du Sahel (AES), est né de la volonté des autorités communales de pérenniser l’activité pour favoriser ainsi les échanges entre les différentes couches socio-économiques de la Commune urbaine de Kati. Elle est organisée chaque année par la Mairie de la Commune urbaine de Kati en relation avec l’Association des commerçants détaillants de Bamako et de Kati. Selon les autorités communales, les éditions antérieures ont, chacune, contribué fortement à développer une somme d’expériences dans l’organisation et la gestion de cette activité à vocation commerciale. Cette 8e édition dont la particularité est l’implication des deux autres pays de l’AES offre l’opportunité aux opérateurs économiques de Kati, du Burkina Faso et du Niger habitant dans la commune d’échanger, de communiquer et de commercer avec leurs homologues de Bamako, des autres localités du Cercle de Kati et du Mali. Cette ouverture a été marquée par plusieurs interventions, des prestations d’artistes et la visite des stands. La foire continue jusqu’au 2 janvier 2025 AK/MD (AMAP)  

Gouvernance locale à Bougouni : Les acteurs du contrôle financier se renforcent sur les instruments budgétaires

Bougouni, 21 déc (AMAP) La Direction régionale du contrôle financier de Bougouni a organisé un atelier de formation sur les instruments budgétaires et comptables, du 2 au 6 décembre 2024 dans le cadre du renforcement des capacités des acteurs du contrôle financier et des collectivités pour une gouvernance locale plus inclusive et responsable, Le Gouverneur de la Région de Bougouni, le général de Brigade Ousmane Wélé, qui a présidé l’ouverture de cette session de formation, a mis l’accent sur la réforme des finances publiques engagée dans l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) qui concerne non seulement les finances des Etats mais, également, celles des collectivités territoriales. En présence du Préfet du Cercle de Bougouni, M. Hamadoun Tamboura, des membres de son cabinet, du représentant du maire de la Commune urbaine de Bougouni, M. Bani Touré ,et des responsables de la Direction régionale du contrôle financier DNCF et de certaines collectivités territoriales, le gouverneur a rappelé que la directive communautaire vise, d’une part, à harmoniser la préparation et le contrôle du budget des collectivités de l’espace UEMOA, et, d’autre part, de faciliter l’analyse des informations budgétaires et financières de ces collectivités. « Afin d’atteindre l’objectif majeur de renforcement de capacités sur la réforme des finances publiques et l’harmonisation des pratiques budgétaires d’une collectivité à une autre, le Projet de déploiement des ressources de l’Etat et décentralisation pour l’amélioration des services (PDREAS), partenaire clé de la décentralisation au Mali, a initié cette session de formation en s’appuyant sur la Direction nationale du contrôle financier (DNCF) qui joue un rôle incontournable grâce à sa mission de contrôle des budgets et son niveau poussé de déconcentration », selon le Gouverneur Wélé Dans leurs différentes interventions, le représentant du Maire, M. Bani Touré, celui du coordinateur du PDREAS, M. Salif Traore, et le Directeur régional du contrôle financier de Bougouni, M. N’Tio Keita, ont tous mis l’accent sur le renforcement des capacités des acteurs du contrôle financier et des collectivités sur la gouvernance locale plus inclusive et responsable. Toute chose qui leur a permis d’émettre leurs préoccupations, d’exprimer des inquiétudes et de soumettre leurs recommandations au cours de cette session de formation pendant les différents modules qui ont été présentés durant les cinq jours de formation. Le gouverneur a, ensuite, exhorté les participants « à être assidu et à profiter au maximum de l’expérience et des connaissances des différents intervenants » en espérant qu’ils seront suffisamment outillés pour l’accomplissement de leurs mission respectives. » A la clôture de la session, présidée au nom du gouverneur de la Région de Bougouni par le Directeur de cabinet, ce dernier a félicité les participants pour leur assiduité et les expériences acquises tout en félicitant la Direction régionale du contrôle financier et son partenaire, le PDREAS, ainsi que les collectivités territoriales pour l’organisation de cette session de formation. Il les a assurés de l’accompagnement de l’administration régionale pour la pérennisation des leçons apprises et les recommandations fortes de cet atelier. La cérémonie a été couronnée par la remise d’attestations aux participants. BHT/MD (AMAP)