Tominian : Une semaine culturelle dédiée à la paix et au vivre ensemble

Tominian, 22 décembre (AMAP) Une semaine culturelle, organisée par l’ONG Caritas Mali, dédiée à la paix, à la cohésion sociale et  au vivre ensemble, s’est déroulée à Tominian du 15 au 18 décembre derniers, sous la présidence du Préfet de cercle, Moustapha Kanté, en présence de l’Evêque de San Monseigneur, Hassa Florent Koné et de plusieurs autres invités de marque, a constaté l’AMAP. Le Préfet de cercle a saisi l’occasion pour déclarer que les plus hautes autorités du pays attachent une importance toute particulière au renforcement de la cohésion sociale et du vivre ensemble entre les Maliens, héritiers de grands empires ayant donné naissance au Mali actuel, notre chère patrie. Selon lui, la refondation de l’État passe  nécessairement par la refondation de la citoyenneté, en d’autres termes, la refondation du Malien de type nouveau, respectueux de ses valeurs sociétales et républicaines. Le préfet estime que nous devons contribuer à relever les défis de l’heure que sont les changements climatiques, l’éradication de l’extrémisme violent et l’incivisme. Il  a enfin exhorté les partenaires au développement à accompagner et renforcer les capacités des Collectivités Territoriales et des citoyens en vue de la réduction de la pauvreté et de l’atteinte des objectifs de Développement Durable. Le président du conseil de cercle de Tominian Douba Mounkoro a pour sa part affirmé que le cercle de Tominian, conformément aux orientations du Cadre Stratégique de la Refondation de l’État CSRE 2022-2031 et dans le cadre de la mise en œuvre des activités de son Programme de Développement Économique Social et Culturel PDESEC, a organisé cette semaine culturelle avec l’appui de Caritas Mali et du Diocèse de San. L’évêque du diocèse de San aprécisé que cette semaine culturelle, organisée pour la promotion de la paix, la cohésion sociale, la justice, nous donne l’occasion de promouvoir la solidarité et le vivre ensemble.  Par la même occasion, l’évêque a exprimé, au nom de l’Eglise catholique, sa reconnaissance, à tous ceux qui ont pris part à cette semaine culturelle, qui marque la volonté et le désir indéfectible de l’Eglise catholique de bâtir une société solidaire, conviviale et  paisible. Selon le chef de programme de Caritas Mali, Para Yves Koné, Caritas Mali du Diocèse de San, dans le cadre des fonds décentralisés du Ministère Fédéral Allemand de la Coopération Économique et du Développement BMZ à travers la Caritas Allemagne, a proposé un projet dénommé Promotion de résilience aux crises alimentaires et renforcement des mécanismes locaux de la gestion non violente des conflits au Mali, pour une durée de 4 ans 4 mois Les troupes de l’ensemble des 12 communes ont chacune émerveillé le public pendant cette semaine culturelle. A cette 1ère édition, une conférence débat sur la légitimité traditionnelle présentée Mamadou Samaké professeur en droit à l’Université de Bamako, a permis d’éclairer la lanterne des participants à cette conférence. A cette compétition des troupes, celle de Tominian s’est hissée à la première place, suivi de celle de la troupe de Ouan.  ST/KM (AMAP)

Mopti : Tenue de la 2ème session ordinaire du CROCSAD

Mopti, 20 décembre (AMAP) Le comité régional d’orientation, de coordination et de suivi des actions de développement (CROCSAD)de Mopti a tenu les 14 et 15 décembre dans la salle de conférence du gouvernorat de Mopti sa 2ème session ordinaire au titre de l’année 2022, a constaté l’AMAP. La session qui était présidée par le directeur de cabinet du gouverneur, Kantara Diawara s’est déroulée en présence des chefs de services régionaux, les élus, les représentants des organisations de la société civile et les partenaires au développement de la région. Le directeur de cabinet du gouverneur  a rappelé que l’organisation des sessions de CROCSAD vise à impulser le développement socio-économique au niveau régional, d’assurer le suivi des activités mises en œuvre et de contrôler le respect des engagements souscrits par les différentes parties impliquées dans le développement de la région. Il a invité les membres du comité à redoubler d’ardeur pour que la région assure un pilotage, une orientation et une coordination efficaces des actions de développement régional et local. Les acteurs du développement de la région ont fait le point des recommandations de la précédente jugée satisfaisante au regard des résultats atteints et la revue des indicateurs du DCPND de l’année2022. Ils ont également examiné la situation de la mobilisation des ressources des collectivités territoriales et le point des conventions de financement du fonds national (FNACCT) annulées des exercices de 2015 à 2019 et le bilan technique et financier des exercices 2020 et 2021. Ils ont enfin analysé plusieurs autres documents de développement dont le nouveau PDSEC (2022 – 2031) et le plan triennal d’investissement (PTI) du conseil régional en charge de la maitrise d’ouvrage régional et l’état de la mise en œuvre du 8ème programme de coopération Mali- UNFPA 2020 – 2024. A la lumière des présentations, les participants ont noté une amélioration significative des indicateurs du DCPND avec le maintien de la diminution des dépenses des collectivités à hauteur de 2 378 F par personne et des dépenses d’investissement à 485 F par habitant. Cependant, il est noté un ratio positif pour les cercles de Djenné (253 F), Tenenkou (33 F) et Youwarou (246 F). Le taux brut de scolarisation des filles dans la région est de 40,70%, tandis que celui de l’accès à un point d’eau potables est de 71,01%. Par rapport aux conventions de financement du fonds national (FNACCT) on note la fermeture de 2 conventions et l’annulation de 35 autres pour une enveloppe de plus de 410 millions de F CFA. Au cours de la session, le comité a validé le nouveau PDSEC (2022 – 2031) et un plan triennal d’investissement (PTI) 2022 – 2026 du conseil régional. Cet outil opérationnel décliné en action qui prend en compte les aspirations de développement de la région dans l’ancienne configuration avec un budget prévisionnel d’environ 121,200 milliards. En plus du capital humain, l’outil met un accent sur le secteur de l’environnement à travers 3 projets majeurs. A l’issue des travaux de cette session ordinaire tenue dans un contexte marqué par l’adoption par le gouvernement de la stratégie de stabilisation du centre et son plan d’actions, les participants ont formulé des recommandations en lien avec le financement pérenne des sessions du CROCSAD, le défi de la mobilisation à bonne date des ressources du FNACT et le faible financement des projets et programmes de développement des Collectivités Territoriales.  DC/KM (AMAP)

Kayes : La procédure d’élaboration du budget des Collectivités au centre d’un atelier

Kayes, 20 décembre (AMAP) Un atelier sur la procédure d’élaboration du budget des Collectivités destiné aux secrétaires généraux, les conseillers communaux et les régisseurs des mairies des communes du Cercle de Kayes a été organisé récemment par le Conseil de Cercle et la direction régionale du Contrôle Financier, a constaté l’AMAP. Cette formation porte essentiellement sur les innovations dans la conception et l’élaboration du budget (mode croisée, par nature et par fonction). Le représentant du préfet de Kayes, Hamadou Kassogué, a déclaré que cet atelier dont le thème est indispensable, vient à point nommé car, notre pays a opté pour la décentralisation qui nécessite une administration performante. « On veut voir une nette amélioration dans l’élaboration et l’exécution de vois politiques pour que vous soyez en phase avec la réalité. Cette procédure budgétaire est un bon document qui cadre avec la bonne gouvernance », a assuré l’adjoint du préfet de cercle. Pour sa part, le président par intérim du Conseil de Cercle de Kayes, Mamadou Bah dit Makambo que cette formation a été initié pour renforcer les capacités des secrétaires généraux, des conseillers des collectivités et des financiers, surtout dans la mobilisation des ressources. « Nous avons initié cette formation. Sans vous, le Conseil ne peut pas exister. Nous faisons des prélèvements sur vos recettes », a expliqué le président par intérim du Conseil de Cercle. « Il y a une réforme majeure dans la gestion du Budget des Collectivités Territoriales marquée par beaucoup d’innovations. Le rôle du Contrôle Financier consiste à appuyer les ordonnateurs des budgets de ces entités », a souligné Abdramane Kansaye, directeur régional du Contrôle Financier de Kayes. Le Conseil de cercle sert d’interface entre les communes et la région, d’où la nécessité pour cette collectivité de travailler en symbiose avec les communes qui doivent penser à l’élaboration de plan d’actions. BMS/KM (AMAP)

Banamba : Elaboration du processus d’élaboration du PDESC 2023-2027 du conseil régional de Koulikoro

Banamba, 20 décembre (AMAP) Une mission du conseil régional de Koulikoro en collaboration avec le conseil de cercle de Banamba a organisé le 16 décembre dernier un atelier local du processus d’élaboration du PDESC 2023-2027, a constaté l’AMAP. Les travaux ont eu lieu dans la salle des délibérations de la mairie de Banamba sous la présidence de Birama Sissoko, président du conseil de cercle, en présence du représentant du chef de village de Banamba, Mambé Simpara et du Chef de mission du conseil régional de Koulikoro, M’Bare Dicko Cette rencontre qui a regroupé les acteurs locaux au développement et les membres de la délégation du conseil régional de Koulikoro visait à partager avec ces derniers le plan d’action 2023-2027 du conseil régional de Koulikoro, recenser les besoins du cercle et recueillir les critiques et suggestions des acteurs impliqués en vue de parfaire ledit document. Le présent plan d’action quinquennal englobe 03 régions, notamment Dioïla, Koulikoro et Nara soit 7 cercles. Le contenu de ce document a été largement débattu par les participants d’où la satisfaction de M. M’Baré Dicko, 1er Vice président du conseil régional de Koulikoro pour les résultats obtenus. L’aménagement de la vallée du serpent appelée Korossa, la réalisation d’une nouvelle gare routière, la construction d’un centre de formation multifonctionnelle pour les jeunes et les femmes etc ont été entre autres les préoccupations du cercle de Banamba à prendre en compte dans le PDESC 2023-2027 du conseil régional de Koulikoro. Malgré que les défis à relever soient énormes, le conseil régional de Koulikoro entend s’activer pour la réalisation des préoccupations recensées dans son PDESC 2023-2027 sachant que le développement est une prévision. AT/KM (AMAP)

Kangaba organise la concertation avec les organisations de la profession agricole du Mali

Kangaba, 20 décembre (AMAP) Les travaux de l’atelier national de concertation avec les organisations de la profession agricole du Mali ont été présidés vendredi dernier à Kangaba par le Ministre du Développement Rural, Modibo Keïta, a constaté l’AMAP. Ont pris part aux travaux   le président de l’Association des Organisations Paysannes (AOPP), le président de l’Association des Pêcheurs Résidents au Mali (APRAM, le président de la Plateforme Paysanne au Sahel, le président de la Fédération des organisations Productrices de banane (FOPB), le président de la Fédération Nationale de la Filière Bétail et Viande (FEBEVIM)et le président de l’Union Nationale des Coopératives de Planteurs et Maraîchers (UNCPM). Il y avait également le président de l’Association pour la Promotion des Filières Agricoles (APROFA), le président du Collège des Syndicats Paysans, les représentants de la Fédération Nationale des Femmes Rurales (FENAFER) des Jeunes Ruraux (FENAJR) et des Producteurs de Lait (FENALAIT), le président de la Plateforme Nationale des Producteurs de Riz (PNPR), les Coordinateurs AOPP, FEBEVIM, UNCPM, APROFA,FENAFER, FENAJR, FENALAIT et PNPR de Bamako et le secrétaire exécutif du Collège des Syndicats Paysans de Koutiala. Le Ministre a rappelé le contexte et les objectifs de la tenue de ce premier atelier national de concertation avec les organisations professionnelles agricoles du Mali. « En effet, plus de 10 ans l’adoption de la Loi d’Orientation Agricole (LOA), le contexte de développement agricole du Mali a beaucoup changé. Il est marqué par une forte variabilité du climat, des besoins alimentaires de plus en plus croissants, la pauvreté des milieux ruraux et la détérioration des conditions de vie des exploitations familiales, la crise sécuritaire entraînant des déplacements des populations rurales vers les centres urbains, un environnement institutionnel en pleine évolution, le cloisonnement des actions de développement, le bicéphalisme dans la présentation des organisations professionnelles et la lenteur dans la mise en œuvre des décrets d’application de la LOA », a- il -déclaré. Il est à signaler par ailleurs, selon Modibo Keïta, que l’agriculture malienne est confrontée à une forte concurrence des produits importés et une absence d’industries mettant en cause la valorisation, la transformation et la compétitivité des produits agricoles. Pour ce faire les exploitations agricoles familiales doivent être au cœur du projet de modernisation de l’agriculture malienne car ce sont elles qui assurent la production. Pour accélérer la transformation de l’agriculture malienne, le Ministère du Développement Rural se propose d’engager un processus de concertation national pour mettre à contribution l’ensemble des acteurs ruraux afin de concevoir une véritable politique nationale de transformation et de valorisation de l’agriculture. Ce processus permettra, de son avis, aux différents acteurs de se prononcer sur le choix et les options à développer dans le domaine de la modernisation et de la transformation malienne sur les dix prochaines années. C’est ce qui explique l’organisation, signala –t- il de ce premier atelier en vue de donner la parole aux organisations paysannes pour partager et échanger autour des politiques et des stratégies, des visions, des contraintes, des savoirs et des expériences afin d’avoir leur adhésion sur le projet de relance et de modernisation de l’agriculture malienne prenant en compte les évolutions de l’environnement institutionnel et politique mondial. Le Ministre a également rappelé les défis majeurs du secteur agricole et les actions mis en œuvre pour relever ces défis. Au nombre de ces actions il a cité la subvention des intrants et équipements agricoles par l’Etat, la mise en œuvre  de plusieurs programmes et projets de développement agricole, l’organisation de plusieurs filières en Interprofession, l’aménagement hydroagricole  dans le cadre de l’Irrigation de Proximité et des grands aménagements, l’élaboration d’un plan Marshall, l’engament du processus d’élaboration de la loi de programmation des investissements et des dépenses publiques dans le secteur agricole (LPISA) conformément à l’article 195 de la LOA et le démarrage du processus d’élaboration et de mise en place du Système National de Conseil Agricole conforme aux articles 114 et 115 de la LOA . Ces acquis doivent être consolidé dira le Ministre. Par rapport aux objectifs, le Ministre a précisé l’objectif global et les objectifs spécifiques. S’agissant de l’objectif global, il vise à créer un dialogue constructif et une concertation permanente entre le Ministère du Développement Rural et les faitières nationales des organisations paysannes pour mutualiser les initiatives de transformation et de relance de l’agriculture malienne dans le but d’assurer à la fois l’alimentation du pays et créer des revenus décents pour les exploitations familiales paysannes. Quant aux objectifs spécifiques, ils visent à instaurer un dialogue politique et un partenariat constructif autour de l’agriculture malienne, à présenter les initiatives en cours et recueillir les propositions de la profession agricole, à définir une stratégie concertée de relance de l’agriculture malienne pour assurer la sécurité et la souveraineté alimentaire des populations et réduire substantiellement la pauvreté rurale et le rôle des organisations de producteurs dans le processus. Au cours des travaux, les débats ont été orientés vers les initiatives en cours au niveau du Ministère pour relancer l’agriculture malienne. SD/KM (AMAP)

Sikasso organise la 5ème édition de sa Foire agricole

Sikasso, 19 décembre (AMAP) La 5ème édition de la foire agricole de Sikasso (FASKO) s’est déroulée du 15 au 18 décembre au Stade Babemba, sous la présidence du Gouverneur de région, Daniel Dembélé, a constaté l’AMAP. C’était en présence du chef de cabinet du ministère de l’entreprenariat national, de l’emploi et de la formation professionnelle Tidiani Youba Diallo, du président de la chambre d’agriculture de Sikasso Abdoulaye Bamba et du représentant du maire de la commune urbaine de Sikasso Abdramane Sidibé. Le thème retenu pour cette édition était : « La problématique de l’insertion socio-économique des femmes et des jeunes dans les filières agricoles dans la région de Sikasso ». La FASKO 2022 entend introduire une culture de business et un système de production compétitif dans le domaine agro-sylvo-pastoral à travers l’accès des opérateurs agricoles aux services financiers et au marché rémunérateur. Elle vise également à donner de la visibilité au potentiel agricole de Sikasso, à renforcer les capacités des opérateurs agricoles du Mali et à nouer des partenariats commerciaux. « Cette foire offre l’occasion pour accroître les échanges commerciaux et crée l’innovation agricole entre producteurs d’intrants et d’équipements agricoles, transformateurs, chercheurs, banques et institutions financières au niveau régional, national et international », a déclaré le gouverneur de la région de Sikasso. Le chef de l’exécutif régional a, par ailleurs, indiqué que l’organisation de cette foire rentre dans le cadre de la promotion des filières porteuses de la région avant de réaffirmer l’accompagnement des autorités administratives de Sikasso pour l’atteinte des objectifs de développement de la région notamment en matière de filières porteuses. Enfin, le gouverneur a invité les exposants à s’enrichir de l’expérience des uns et des autres. Pour sa part, le chef de cabinet du ministère l’entreprenariat national, de l’emploi et de la formation professionnelle Tidiani Youba Diallo a précisé que le thème de la foire revêt d’une importance capitale. « L’insertion socioéconomique des femmes et des jeunes dans les filières agricoles est notre cœur de métier », a-t-il affirmé avant d’ajouter que l’ambition des autorités de la transition est de boucler la transition avec succès. Ce succès passe par la création d’emplois professionnels de qualité. Ce qui permettra l’insertion économique des femmes et des jeunes. Pour le président de l’Association des organisations professionnelles paysannes (AOPP) de Sikasso Bakary Diarra, c’est suite à l’atelier multi-acteurs tenu par l’AOPP régionale en 2012 qu’ils ont décidé de pérenniser la FASKO. Au cours de la foire, poursuivit-il, des conférences ont été animées sur les thématiques comme les jeunes et l’agriculture (principaux enjeux et solutions concrètes), le rôle et la place des interprofessions dans le développement des filières et chaînes de valeurs, les différents types d’appuis conseils pour le développement des filières agricoles et le financement pour l’insertion socio-économique des jeunes. S’y ajoutent, la transformation des produits agricoles, les problématiques du financement des filières agricoles. Bakary Diarra a, enfin, remercié les partenaires techniques et financiers dont le conseil régional, la coopération Suisse, l’ambassade des Pays-Bas au Mali etc. MD/KM (AMAP)     

Niono : La promotion des droits de l’enfant au centre d’un atelier

Niono, 19 décembre (AMAP) L’Association Malienne pour la Promotion du Sahel (AMAPROS)dans le cadre de son projet Promotion et Protection des Droits des Enfants au Mali a organisé vendredi dernier dans la salle des spectacles des jeunes un atelier, a constaté l’AMAP. C’était sous la présidence de Zanke Diarra représentant le président du conseil de cercle en présence des représentants des communes partenaires du projet (Niono, Sirifila Boundi, Seribala), des représentants des services techniques de l’État, de la société civile, des écoles et des ateliers partenaires du projet. L’atelier avait pour objectifs d’identifier les membres du cadre de concertation ; de faire une brève présentation du document du projet aux participants ; de mettre en place un cadre de concertation ; de rappeler les missions assignées aux membres du cadre de concertation ; de solliciter l’adhésion et l’accompagnement des membres du cadre de concertation dans la mise en œuvre du projet. En rappel, le projet Promotion et Protection des Droits des Enfants au Mali (PPDEM) est financé par MUSIC AID à travers l’ONG Suédoise DIAKONIA et mis en œuvre par l’AMAPROS. Le projet opère dans les régions du Koulikoro et Ségou pour une durée de deux ans allant du 1er Juillet 2022 au 30 Juin 2024. MS/KM (AMAP)

Deux casques bleus tués à Tombouctou, dans le Nord du Mali (MINUSMA)

Bamako, 16 dec (AMAP) Deux casques bleus de la Mission multidimensionnelle intégrée pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) dont une femme ont été tués et quatre autres blessés, dont un grièvement dans une attaque terroriste, vendredi, à Tombouctou (Nord), a annoncé le même jour un communiqué de la Mission onusienne. « L’attaque a fait deux morts parmi les casques bleus dont une femme. Quatre autres casques bleus ont été blessés, dont un grièvement », quand des hommes armés non identifiés ont ouvert le feu sur une patrouille de la Police des Nations unies (UNPOL) à Tombouctou, précise le communiqué. Les blessés « reçoivent présentement les soins appropriés à l’hôpital militaire de la MINUSMA à Tombouctou. » Un assaillant a été neutralisé et du matériel récupéré, poursuit le texte qui annonce qu’une force de réaction rapide de la Mission a été immédiatement dépêchée sur les lieux pour sécuriser la zone. Le chef de la MINUSMA, El-Ghassim Wane, s’est dit « profondément choqué » par cet acte odieux qu’il a fermement condamné. Il présente ses condoléances « les plus attristées au gouvernement des défunts casques bleus, ainsi qu’à leurs familles et frères d’armes », et souhaite un prompt rétablissement aux quatre autres casques bleus blessés. « Malgré un environnement opérationnel difficile, la MINUSMA ne ménagera aucun effort pour mener à bien son mandat », affirme M. Wane. Et de souligner « la nécessité de tout faire pour identifier les auteurs de cet acte et les traduire en justice », rappelant que « les attaques contre les casques bleus peuvent constituer des crimes de guerre au regard du droit international. » SS/MD (AMAP)

Aboubacar Touré : L’artiste qui pense bogolan

Par Fadi CISSE Bamako, 14 dec (AMAP) Depuis son enfance, Aboubacar Touré rêvait de devenir entrepreneur. Aujourd’hui, c’est fait ! Le jeune artiste trentenaire veut communiquer sa passion pour le bogolan, bien au-delà de Ségou (Centre) où il travaille. Devant son atelier est affiché le sigle de Consommer africain (CA) comme un slogan, dessiné sur le mur en motif bogolan. Sous un hangar, avant d’accéder à sa boutique, pagnes et chemises en bogolan sont étendus sur une tôle. Aboubacar Touré, dans un tee-shirt blanc, assorti d’un pantalon jeans, tient un bidon de teinture. Pas besoin d’engager la discussion avec le natif de Gao (Nord) pour comprendre qu’il vit et pense bogolan depuis toujours. Le bogolan, c’est sa passion, c’est l’air qu’il respire… Tout a commencé au Centre de recherche et de formation pour l’industrie textile (CERFITEX) de Ségou. Licence en technologie textile en poche, il enchaine les stages dans plusieurs structures dans le domaine du tissage. Avant de créer en 2017 sa propre entreprise. Toutefois, l’essor entrepreneurial est venu en 2021 avec le soutien du Fonds d’appui à la création d’entreprises par les jeunes (FACEJ). «A partir de là, je suis entré dans la danse de l’entreprenariat. Je suis obligé de travailler dur pour rembourser mes dettes et aller de l’avant», souligne l’artiste qui emploie aujourd’hui neuf autres personnes dont trois hommes. C’est à souligner, car à l’en croire, beaucoup de gens considèrent que c’est un travail pour les femmes. Deux types de tissus sont employés pour ses bogolans : les tissus traditionnels et ceux importés. Ensuite, le textile est imprégné de n’galama, une matière produite avec des feuilles d’arbres. «C’est le produit de base, avant de faire n’importe quel dessin sur le tissu», explique l’artiste, tout en traçant avec attention, tête baissée, son motif. Ses apprentis, de l’autre côté de l’atelier, trempent les pagnes trois fois dans le n’galama de couleur verte, avant le dessin qui intervient après séchage. Ce motif est repris jusqu’à trois fois, pour donner plus d’éclat au tissu et renforcer sa couleur avant de l’étaler sous le soleil. Le séchage est une opération-clé ; « le jour où il n’y a pas de soleil, pas de travail. » Selon Aboubacar Touré, c’est le bon séchage qui donne au bogolan toute sa qualité. Chaque motif nécessite un temps particulier de réalisation et certains dessins, faits sur commande, peuvent prendre une semaine. «Avant, on travaillait avec une idée de stock zéro. Avec l’évolution de l’entreprise, j’ai commencé à en faire à l’avance pour pouvoir les présenter lors des foires», précise le jeune créateur. Aussi bien dans le pays qu’au-delà de nos frontières, le talent de Aboubacar séduit de nombreux stylistes qui lui font des commandes. Mais l’exigence de plus grande production, qui prend dès lors du temps, suscite des difficultés économiques spécifiques, car le retour sur investissement est moins rapide. Surtout lorsque les clients considèrent que le prix de cette production de qualité est trop élevé. Et il y a les mentalités. Une croyance soutient que le travail du bogolan relève du fétichisme. «Dans la société, on pense encore que la personne qui fait ce métier est un féticheur. Des gens me disent : on ne peut pas prier avec du bogolan, c’est un habit pour les féticheurs», explique l’artiste qui pense qu’il est temps de mieux valoriser nos tissus traditionnels, au lieu d’importer des textiles d’ailleurs. Pas de quoi décourager l’entrepreneur, qui avec cette activité subvient à ses besoins et ceux de sa famille. Dans sa boutique, toutes sortes d’articles s’entassent: pagnes tissés, chemises, sacs, jetés de tables, couvre-lits, etc… Aboubacar Touré assure également la décoration en bogolan des séminaires et autres cérémonies, notamment les mariages. S’il réside à Ségou, la majeure partie de sa clientèle se trouve à Bamako et à l’étranger, grâce aux plateformes de vente. Les réseaux sociaux l’ont beaucoup aidé à se faire connaitre et il est suivi aujourd’hui par des milliers de followers. Chaque jour, il livre des articles à Bamako. Sa cliente du jour est Hawa Dembélé, venue en compagnie de sa grande sœur résidant à Ségou. Elle l’a connu à travers le bouche à oreille. Hawa témoigne : « le jour où, j’ai porté un habit d’Aboubacar, toutes mes amies m’ont dit que j’étais splendide. Je suis devenue ensuite accro au bogolan. Et fidèle à un artiste qui «fait de belles choses, en plus d‘être  compréhensif et abordable». FC/MD (AMAP)

Surpopulation carcérale : Un défi pour l’administration pénitentiaire

Par Aminata Dindi SISSOKO Ségou, 13 dec (AMAP)  «La surpopulation qui constitue incontestablement une des plaies de notre système carcérale s’explique par notre système judiciaire caractérisée par la lourdeur, la lenteur et une certaine inefficacité», a dit le ministre malien de la Justice et des Droits de l’homme, Garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué, pour dépeindre les conditions de vie dans nos prisons. Le ministre Kassogué intervenait à l’ouverture de la 6ème édition de la conférence annuelle de l’Administration pénitentiaire et de l’éducation surveillée, tenue le mois dernier, dans la Région de Ségou (Centre). Au Mali, les Maisons d’arrêt concernées par cette surpopulation sont notamment celles de Bamako, la capitale,  Kayes (Ouest) et Sikasso (Sud). La Région de Ségou est, également, confrontée à cette situation. La surpopulation carcérale est une réalité dans les Maisons d’arrêt de Ségou (environ 240 km de la capitale malienne) et de Niono. Celle de Ségou, qui nous intéresse ici, a été construite pour une capacité d’accueil de 100 détenus. Elle compte actuellement 220 détenus, soit un taux d’occupation de 220%, et un surplus de 120 détenus, selon la Direction régionale de l’administration pénitentiaire et de l’éducation surveillée. Pour s’en convaincre, notre équipe de reportage s’y est rendue. Construite par les colons français pour mieux assoir leur autorité, la Maison d’arrêt et de correction de Ségou est située dans le Camp de la Garde nationale. En cette matinée de mardi, c’est le calme à l’extérieur. Le personnel pénitentiaire est en poste. Pour avoir accès aux lieux de détention, les visiteurs, sans exception, se prêtent à une fouille minutieuse. Sacs et autres matériels tels que le téléphone y sont interdits. La vieille bâtisse résiste aux aléas du temps. Deux portes s’ouvrent pour permettre l’accès. La Maison d’arrêt de Ségou compte trois quartiers : un pour Hommes, un pour Mineurs et un pour Femmes. Au quartier des hommes, où nous entamons notre visite, sous un vaste hangar, des pensionnaires jouent à la belotte, aux dames, tissent des panier et des éventails. Certains font du rafistolage ou fabriquent des sacs. Depuis des chambres, d’autres observent curieusement les visiteurs à travers les grilles. Entre peur et souci de mener à bien notre mission, nous franchissons le seuil d’une des cellules. Certains détenus sont condamnés, d’autres des prévenus. Chacun dispose d’un matelas. Quelques-uns font la grasse matinée, d’autres devisent tranquillement. Ventilateurs et humidificateurs rivalisent pour rafraîchir les lieux. Dans cette cellule de 16,86 m sur 4,94 m, on peut voir aussi des bouteilles d’eau et de quoi brancher les appareils électroménagers comme les téléviseurs. Sans compter des effets personnels comme des couvertures, des draps, des moustiquaires… dans un état de propreté plus ou moins acceptable. Le chef de chambre H.B précise qu’ils sont au nombre de 41 pensionnaires. RÉDUIRE LE NOMBRE – « La cellule d’en face accueille 35 personnes », répond S.C, condamné pour escroquerie. Il y séjourne depuis 6 mois et doit purger une peine de 5 ans. «Nous sommes nombreux au point qu’on se couche les uns sur les autres en plein sommeil. Il est vrai que nous ne pouvons pas vivre comme si nous étions chez nous mais nous invitons les autorités à faire des efforts pour réduire le nombre dans les chambres», plaide le trentenaire, avant d’expliquer les désagréments liés à ce facteur. «Quand vous êtes nombreux, souvent il y a des disputes. Certains te provoquent même si tu te retiens, dès fois tu es obligé de répliquer. En dehors de cela, ton intimité n’est pas respectée. Souvent, en tant qu’adulte, tu t’habilles devant tes petits frères. Ce n’est pas tellement commode», se plaint ce père de deux enfants. Il invite la justice à accélérer les procédures : «Beaucoup parmi nous ne sont pas encore jugés. Si certains sont jugés et innocentés cela pourra réduire le nombre». Au quartier pour mineurs, un garçon de 14 ans en détention pour vol, exprime sa frustration. «Comme vous pouvez le constater, nous sommes six dans la chambre entre trois lits superposés. Je trouve que ce nombre est trop élevé. Il y a beaucoup de désagréments. Quand certains tombent malades, tu peux passer une nuit blanche à cause de leurs complaintes», confie l’ancien apprenti carreleur. Des constats que partage le directeur régional de l’Administration pénitentiaire et de l’éducation surveillée, l’inspecteur principal Abdoulaye Séméga. «Nous avons un effectif de 220 détenus dont 46 prévenus, 80 inculpés dont 2 femmes, 8 garçons mineurs et une fille mineure, 94 condamnés dont 17 étrangers», explique Abdoulaye Séméga. Et de préciser que 126 détenus sont en attente de jugement. Les raisons sont multiples, selon lui. « La ville se développe, sa population aussi tandis que la capacité d’accueil est restée intacte car il n’y eu aucune construction de cellules ou de quartiers », souligne Abdoulaye Séméga. S’y ajoute, selon lui, la lenteur dans la procédure judiciaire, le nombre limité de magistrats, la non application des mesures alternatives à l’emprisonnement comme le Travail d’intérêt général (TIG), la médiation pénale, l’insécurité généralisée dans la région, l’insuffisance des sessions d’Assises et l’augmentation de la délinquance. Cette situation contribue, estime l’inspecteur principal, à la dégradation générale des conditions de détention (hygiène, santé, alimentation des personnes détenues). « La surpopulation carcérale augmente le stress, provoque l’insomnie chez le personnel pénitentiaire, rend difficile le respect des droits des personnes détenues et leur réinsertion socio-professionnelle », développe le directeur régional de l’Administration pénitentiaire et de l’éducation surveillée. RÉINSERTION SOCIALE – Pour y faire face, l’inspecteur principal Séméga prône la construction d’une nouvelle Maison d’arrêt sur un grand espace qui respecte les normes de détention en lien avec le respect des Droits de l’Homme en milieu carcéral et la réinsertion sociale. Il propose des mesures comme les peines alternatives à l’emprisonnement, l’application stricte du Code pénal et le code de procédure pénale (CPP), la diminution des renvois, l’institution de juges d’application de peines, la promotion des pénitenciers agricoles et la multiplication des grâces présidentielles… Il préconise également la visite permanente des centres de détention par les magistrats du parquet et les juges d’instruction. La recherche des solutions à la surpopulation a conduit le