Mali : De jeunes déplacés devenus des travailleurs journaliers à Bamako
Par Fadi CISSÉ Bamako, 12 janv (AMAP) Attroupés sous un grand arbre, leur attention se focalise sur la route qui mène de Kalaban Coura à l’Aéroport international président Modibo Keïta de Bamako-Sénou. Ce sont des ouvriers à la recherche d’un travail journalier. La majorité d’entre eux, munis de leurs sacs, sont des déplacés intérieurs des camps ouverts dans la périphérie de Bamako, la capitale malienne. Assis côte à côte, ils donnent l’impression de bien se connaître, mais comme le dit l’adage, «les apparences sont trompeuses». Ils ont fui la violence des conflits dans leurs villages respectifs pour trouver refuge dans la Ville aux trois caïmans. Les épreuves traversées et la rencontre accidentelle dans la capitale ont, presque naturellement, créé entre eux des liens de parenté. Sous l’arbre qui fait office de zone d’attente pour ces déplacés, ils se découvrent aussi consommateurs, car leur présence régulière a attiré des vendeuses de nourritures, de café, de marchands de petites bricoles… Ce petit monde permet aux ouvriers de prendre le petit déjeuner avant d’affronter une longue journée de travail. Si l’occasion se présente… La majorité de ces jeunes, qui espèrent être embauchés par un chef de chantier, est originaire de villages de Mopti, San, Douentza et autres localités des Régions dans le Centre du Mali, en proie à l’insécurité. Ils doivent se réveiller avant l’aurore pour venir faire la queue dans l’espoir de trouver un travail et gagner de l’argent pour se nourrir et faire vivre leur famille. Dans un minibus Sotrama, nous avons croisé Bamoussa Traoré. Le quinquagénaire, vêtu d’un pantalon noir, d’un vieux T-shirt de la même teinte, glisse sous le banc un sac contenant ses outils de travail, puis salue les autres passagers. Il est déjà 8 heures en ce mois de décembre, mais la fraîcheur et le brouillard persistant donnent l’impression qu’il n’est que 6 heures du matin. Un coup d’œil à sa montre et Bamoussa crie au chauffeur d’accélérer pour lui éviter d’être plus en retard au travail. Il doit, en effet, se rendre sur le boulevard de Kalaban Coura pour recruter des jeunes « costaux » capables d’abattre le travail pénible que son âge ne lui permet plus d’exécuter seul. À destination, Bamoussa Traoré est instantanément assailli de sollicitations. «Patron, avez-vous besoin d’un manœuvre ? Je suis là et je suis prêt à accomplir n’importe quelle tâche», entend-on dans le brouhaha. ATTAQUES DE VILLAGE – Le vieux, lui, a pris son temps non pour écouter les jeunes, mais pour repérer celui, plutôt jeune et solide, qui ferait son affaire. Il a choisi Abdoulaye Yalkouyé, 17 ans. Le jeune homme et ce qui restait de sa famille ont quitté Sofara, après que ce village de la Région de Mopti a été attaqué par des terroristes. Actuellement, Abdoulaye a trouvé refuge avec ses deux frères et sa sœur au camp de Sénou, attendant un hypothétique retour au bercail. «Chaque jour, je me réveille tôt le matin pour venir chercher du travail en cet endroit. Quand on a perdu nos parents dans l’attaque, j’ai pris mes frères et j’ai suivi les autres familles à Bamako. J’ai abandonné l’école en classe de 7è année pour m’occuper d’eux», raconte le jeune chef de famille. Pour faire face à des responsabilités qu’il n’aurait jamais dû assumer à son âge, Abdoulaye accepte d’être payé à 3.000 Fcfa pour une dure journée de labeur, nourriture non comprise. «Si je refuse le travail, il y a des gens qui sont prêts à accepter l’offre. Souvent, on reste jusqu’à midi ici sans trouver de travail à faire», regrette le jeune orphelin qui, tout heureux, suit son «patron» du jour. Ceux qui ont de la chance ou ont donné largement satisfaction peuvent être systématiquement contactés par un responsable de chantier qui leur fait désormais confiance. Ils n’ont pas besoin de venir faire le pied de grue à Kalaban Coura. Les plus désespérés choisissent de passer la nuit à la belle étoile dans l’espoir de bénéficier de la première offre du matin. Mais, la chance ne leur sourit pas toujours comme Seïbou Poudiougou qui peut en témoigner amèrement. Le natif de Koro, dans la Région de Bandiagara (Centre), a passé la nuit en plein air, sans couverture pour se protéger du grand vent d’harmattan de décembre. Ce matin, il est déjà 11 heures et aucune offre ne lui a été faite jusque-là. Tout espoir s’est envolé pour le reste de la journée. «Des jours comme ça, lorsque je ne trouve pas de travail, je vais en chercher au marché rail-da. Je transporte les bagages des clients des Sotrama avant de guetter un poste de gardiennage dans un quartier de la zone. Nous sommes deux personnes à nous relayer pour cela, tous venus du même village pour se retrouver au camp de Faladiè», révèle le jeune dogon. Banditisme – Des journaliers viennent 7 jours sur 7 chercher du travail à Kalaban Coura ou sur un autre site très fréquenté à Yirimadio, en Commune VI de Bamako, non loin du rond-point (Wara ka Sirafara) où, de passage on les aperçoit regroupés. Samedi matin, beaucoup d’entre eux sont assis sur des briques, plaisantant en bons copains. Fatigués d’attendre, quelques-uns se sont allongés à même le sol. Arouna Tapily reste debout au bord de la route bitumée dans l’espoir d’être embauché, car il doit impérativement se faire de l’argent pour régler l’ordonnance de sa femme malade. Il est déjà 10 heures et aucun chef de chantier ne s’est présenté. Le natif de Diallassagou sait que ses chances s’amenuisent de ce côté-là et s’apprête à se lancer dans un aléatoire porte-à-porte afin de trouver un petit job qui le dépannera. Il souhaite que la paix revienne vite pour qu’il puisse retourner au bercail avec sa famille, car, dit-il, «Bamako est très dur pour y vivre surtout pour nous les villageois.» Kaniba Koné, elle, ne vient pas sur le site de Yirimadio pour chercher du travail : cet endroit est son lieu de travail. Depuis plusieurs années déjà, elle y a installé un foyer pour faire
L’Armée malienne revendique 31 terroristes tués dans des accrochages dans le Nord
Bamako, 12 janv (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa), ont neutralisé 31 terroristes mardi, suite à de violents combats entre une mission militaire et des Groupes armés terroristes (GAT), a indiqué l’Armée dans un communiqué publié le même jour. « Le bilan cumulé fait état de 14 morts côté FAMa, 11 blessés et 01 véhicule détruit. Côté énnemi : 31 terroristes neutralisés et 01 blessé récupéré. », précise le communiqué. L’Etat-major général des Armées explique que les FAMa « ont vigoureusement réagi à deux attaques complexes aux multiples Engins Explosifs Improvisés (EEl), le mardi 10 janvier 2023, entre Dia et Diafarabé en un premier temps, et entre Koumara et Macina (Centre) en un deuxième temps. « Des renforts terrestres ont été déployés dans la zone, suivis de ratissage avec un bilan de 17 corps de terroristes abandonnés sur les lieux », selon la même source « Au même moment, un regroupement de terroristes enterrant des morts à 3 kms au Nord de l’incident a été observé et traité par les vecteurs aériens y compris les drones puis exploité par les forces spéciales aéroportées avec un bilan de 14 terroristes neutralisés et 01 blessé récupéré. » poursuit l’état-major dans son communiqué. L’armée assure que les renforts terrestres sont arrivés dans la zone de même que la surveillance aérienne. « Le ratissage se poursuit également dans la zone », ajoute le communiqué. AT/MD (AMAP)
Mali : Le poste de la gendarmerie de Sebekoro (Kita) ciblé par une attaque terroriste
Bamako, 09 janv (AMAP) Le poste de la gendarmerie de Sebekoro, dans la Région de Kita (Ouest), sur la route nationale RN24, a été la cible d’une attaque terroriste, dans la nuit du dimanche au lundi, perpétrée par des individus armés non identifiés, rapportent des sources locales. Le bilan provisoire de cette attaque fait état d’un gendarme tué et un autre blessé. Le poste a été totalement saccagé et plusieurs véhicules des gendarmes incendiés, précise la même source. Un renfort militaire est arrivé sur les lieux après le retrait des assaillants. Un peu plutôt dans la même nuit, le poste du bureau des douanes de Didiéni (Ouest) a également été visé par des tirs d’hommes armés non identifiés, indique une source proche de la douane. Le bilan provisoire ne fait pas état de perte en vie humaine. Mais l’on déplore un blessé par balle et la voiture du chef de la Brigade mobile d’intervention (BMI) incendié par les assaillants qui se sont sauvés avant l’arrivée des renforts. Ces deux attaques interviennent quelques jours après celles qui ont visé, lundi 02 janvier 2023, le poste de Secours de la Protection civile de Marka-coungo et celui du péage de Kasséla, à l’entrée de Bamako, ayant fait au moins cinq morts dont deux sapeurs-pompiers. AT/MD (AMAP)
Macina : Cadre de concertation des Sous –préfets et maires
Macina, 5 janvier 2023 (AMAP) Un cadre de concertation entre les Sous- Préfets et les onze (11) maires du Cercle de Macina a été organisé mercredi, dans les locaux de la Préfecture, sous la présidence du chef de l’exécutif local, Albaraka Ag Amarizag , a constaté l’AMAP. Il s’agissait au cours de cette rencontre de prendre des dispositions idoines, afin de célébrer le 14 janvier prochain institué comme « Journée Nationale de la Souveraineté retrouvée » et cela en souvenir de la grande mobilisation contre les sanctions illégales et inhumaines de la CEDEAO et de l’UEMOA. Le Préfet de Cercle a insisté sur les trois principes définis par le président de la Transition le colonel Assimi GOÏTA conformément à la vision du Peuple Malien à savoir le respect de la Souveraineté du peuple Malien, les choix stratégiques et les partenaires opérés par le Mali ainsi que la défense des intérêts vitaux des populations maliennes dans toutes les décisions prises. Selon les participants à ce cadre de concertation, la commémoration de cette journée a tous son sens d’être tenue pour le souvenir de la mobilisation patriotique pour la Souveraineté nationale. Pour rappel, cette journée a pour objectif de faire graver dans la conscience collective, le sentiment patriotique et la capacité de résilience du peuple Malien pour l’affirmation et la restauration de sa Souveraineté nationale retrouvée. AOK /KM (AMAP)
Mali : Une attaque terroriste fait cinq morts à Marka Coungo (Dioila)
Bamako, 4 janv (AMAP) Une attaque terroriste, dans la nuit du 02 au 03 janvier 2023 aux environs de 21 heures, a fait cinq morts dont deux éléments de la Protection civile et trois civils ainsi qu’un blessé, annonce la direction générale de la Protection civile dans un communiqué publié, mardi. « Le poste de secours routier de la Protection civile de Marka Coungo, sur l’axe Bamako- Ségou, dans la Région de Dioila, a été la cible d’une attaque perpétrée par des individus armés non identifiés », précise le communiqué. Un véhicule d’intervention de la Protection civile aurait été emporté et deux autres incendiés ainsi que le dortoir des sapeurs-pompiers, indique la même source. « En cette douloureuse circonstance, le directeur général de la Protection civile, présente ses condoléances les plus émues aux familles des victimes et souhaite prompt rétablissement au blessé. » Après leur forfait, les assaillants ont disparu. Dès l’annonce de la nouvelle, un renfort a été aussitôt déployé depuis Bamako pour traquer les assaillants qui étaient sur plusieurs motos et se seraient dirigés vers le village de Tenindougou. Au cours de la même nuit, un bus transportant le staff du jeune artiste musicien, M’Bouillé Koïté, a également « été visé par des tirs d’un groupe d’individus armés non identifiés à quelques kilomètres de Kati », a écrit le musicien sur sa page Facebook. « Le chauffeur a été blessé par balle et les passagers du bus ont été dépouillé de leurs biens (argent, téléphones et autres) », a précisé M’Bouillé Koïté sur les réseaux sociaux. Dans le même temps, plusieurs témoignages locaux évoquent une panique générale créée par des hommes armés, dimanche 1er janvier, à Kondou, un village de Filadougou, dans le cercle de Kita (Ouest) frontalier avec le Bélédougou N’tjiba, à moins de 100 km de la ville de Kati. La direction générale de la Protection civile rassure la population que « toutes les dispositions sont prises par les Forces de défense et de sécurité pour rechercher, identifier et interpeller » les auteurs afin qu’ils répondent de leurs actes. Le directeur général de la Protection civile invite la population à plus de collaboration avec les Forces de défense et de sécurité. AT/MD (AMAP)
Mopti organise un Forum sur la tolérance religieuse
Mopti, 27 décembre (AMAP) L’ouverture du forum sur la tolérance religieuse a été présidée le 21 décembre dernier à Mopti, par le représentant du Gouverneur de région, Issa Pléah, sous le thème « La tolérance religieuse, un facteur de cohésion sociale », a constaté l’AMAP. C’était en présence des élus, du président du haut conseil islamique de Mopti, du chargé de projet JISRA – Teafund Mali, Daniel Coulibaly, des Imams, des Prêcheurs, des Prêtres, des Pasteurs, des représentants des organisations de la société civile, des notabilités et de plusieurs invités. Organisée par Jeunesse en Mission au Mali (JEM) en collaboration avec Tearfund Mali, cette activité inter-religieuse ouverte à toutes les confessions religieuses et inter-catégorielles (hommes, jeunes, femmes) s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Programme JISRA (Initiative Conjointe pour une Action Religieuse Stratégique) soutenu par le Royaume des Pays-Bas. L’objectif de la rencontre était de contribuer à construire des communautés religieuses inclusives, ouvertes et constructives qui interagissent de manière pacifique entre les différentes couches sociales par et pour la promotion des libertés de religion et de croyance au Mali. Le représentant du gouverneur a entretenu l’auditoire sur le sous thème « La laïcité selon les textes légaux » qui a permis à plus d’un de comprendre que notre texte fondamental du 25 février 1992 a proclamé la laïcité en son article 2 complété par l’article 4 qui stipule que toute personne a droit à la liberté de pensé, de conscience, de religion, de culte, d’opinion, d’expression et de création dans le respect de la loi. Le président du haut conseil islamique de Mopti, Yaya Sabata et le représentant de l’Eglise, Abbé Daniel Camille Togo ont, pour ce qui les concerne, parler de la « cohabitation pacifique, approche des écritures coraniques et bibliques ». En rappel, JISRA (Initiative Conjointe pour une Action Religieuse Stratégique) est un programme du consortium international interconfessionnel composé de Mensen met een Missie, Faith to Action Network, Tearfund (Royaume-Uni et Pays-Bas) et Search For Common Ground actives dans la construction de communautés pacifiques et prospères dans sept pays à savoir : Ethiopie, Indonésie, Irak, Kenya, Mali, Nigeria et Ouganda. Mise en œuvre dans les régions de Mopti, Ségou, Gao, Tombouctou et le District de Bamako, JISRA a pour objectif de contribuer à créer des sociétés pacifiques et justes ou tout le monde profite de la liberté de religion et de croyance. DC/KM (AMAP)
Mali : Suspension de la grève transporteurs routiers (Syndicat)
Bamako, 26 dec (AMAP) Les routiers ont suspendu leur grève entamée le 20 décembre dernier et qui avait perturbé plusieurs axes routiers, a annoncé lundi, le secrétaire général du Syndicat national des transporteurs routiers, urbains interurbains et internationaux du Mali (Syntrui-Mali), Siaka Diakité. Joint au téléphone, M. Diakité a confirmé levée du mot d’ordre de grève après un accord avec le gouvernement. Cette suspension de la grève des transporteurs intervient au lendemain de l’annonce par la direction générale de la police nationale de la modification des horaires de circulation des gros porteurs dans les villes. Auparavant autorisés à circuler en ville entre 00 heures et 5 heures, les gros porteurs peuvent circuler désormais en ville à partir de 23 heures jusqu’à 5 heures. L’ajustement des heures de circulation dans les grandes villes faisaient partie des revendications des transporteurs. Certains routiers évoquaient aussi des tracasseries dont ils se disent victimes aux postes de contrôle. « Nous demandons que l’heure de circulation dans les villes soit ramenée à 22h au lieu de 00h. Nous avons aussi d’autres difficultés liées aux tracasseries au niveau des postes de contrôles », a expliqué samedi dernier, Oumar Dembélé, un chauffeur de camion de transport de marchandise, dont le véhicule était stationné depuis cinq jours à Yirimadjo, à la sortie de Bamako. Depuis le déclenchement de la grève, des dizaines de camions à destination de Ségou, Mopti (Centre) ou Gao (Nord) pour certains, ont été bloquées à Yirimadio, le long de la route menant au poste de Niamana. Les syndicats routiers ont assuré que suite à l’accord avec le gouvernement les camions bloqués, ces derniers jours, à l’entrée de certaines grandes villes, à travers le Mali, vont reprendre le trafic. MT/MD (AMAP)
Kangaba : Le 2ème passage de la SIAN-C prévu du 26 au 29 décembre 20022
Kangaba, 23 décembre (AMAP) Le deuxième passage 2022 de la Semaine d’Intensification des Activités Nutritionnelles Communautaires (SIAN-C) couplée au dépistage de la Malnutrition est prévue du 26 au 29 décembre 2022 dans le district sanitaire de Kangaba, a appris l’AMAP de source officielle. Pour une bonne réussite de cette campagne, le comité de pilotage s’est réunie le mardi 20 décembre 2022 dans la salle de réunion du cercle sous la présidence de l’adjoint du préfet, Moussa Sagara. Le représentant du chef de l’exécutif local a, après avoir souhaité la bienvenue aux membres du comité et salué la présence effective de tous, donné la parole au responsable chargé de la nutrition au centre de santé de référence de Kangaba Docteur Boubacar Konaté. Ce dernier a fait une projection au cours de laquelle il a expliqué le contexte et les objectifs de la SIAN-C, l’importance de la supplémentation en vitamine A en Albendazole, les cibles, la stratégie, les ressources et les signes conventionnels de la SIAN-C. Docteur Konaté s’est appesanti sur les objectifs de la SIAN-C et l’importance de la supplémentation en vitamine A et ne Albendazole comme il l’a fait au premier passage. Il s’agira spécifiquement durant ce second passage, de supplémenter au moins 90% des enfants de 6 à 59 mois, de déparasiter au moins 90% des enfants de 12 à 59 mois et les FPPI à l’Albendazole, de dépister systématiquement tous les enfants de 6 à 59 mois à l’aide de bande Sharir et le orienter vers les sites de prise en charge, de mener des séances de communication pour le changement social de comportement et sur l’importance de la supplémentation en vitamine A et le déparasitage à l’Albendazole chez les cibles. D’autres objectifs non moins importants de cette SIAN-C vise à rechercher les cas de cécité crépusculaire chez les enfants de 6 à 59 ans et les femmes en âge de procréer, à mettre en place un mécanisme d’appropriation des interventions par la communauté et les autorités locales ainsi que la pérennisation des interventions, et de faire le ciblage des communes vulnérables et des couches les plus pauvres de la communauté et l’extension progressive des interventions. Par rapport à l’importance de la SIAN-C, docteur KONATE a précisé l’importance de la supplémentation en vitamine A et en Albendazole. Selon lui les helminthiases jouent un rôle dans la carence en vitamine A, le déparasitage fait régresser l’anémie qui est liée à l’accroissement de l’avitaminose A, les helminthiases, comme la carence en vitamine A, ont de graves conséquences pour la santé de l’enfant en développement et doivent donc constituer des priorités dans les pays d’endémie et les problèmes de santé publique posés par les helminthiases et l’avitaminose A concernent les mêmes zones géographiques. Le responsable chargé de la nutrition au CSREF de Kangaba a précisé également que la distribution de vitamine A et le déparasitage visent des groupes cibles très similaire. Apprendre à administrer des médicaments antiparasitaires (antihelminthiques) est très simple et c’est une formation qu’il est facile d’intégrer à l’apprentissage de la distribution de vitamine A a ajouté Dr. KONATE. Aussi, ajouter le déparasitage à la distribution de vitamine A ne perturbe en rien ce programme et Il s’avère même que cette adjonction augmente l’assiduité aux séances de distribution car le déparasitage est très apprécié des enfants et des parents. Le comité de pilotage a été informé aussi de la population cible des résultats du premier passage, des ressources humaines et de la stratégie. Au premier passage, sur 4449 enfants de 6 à 59 mois, 5352 ont reçu la vitamine A soit 120% ; sur 40038 enfants de 12 à 59 mois, 40947 ont reçu la vitamine A soit 102% Pour le déparasitage en Albendazole, sur 7785 enfants de 12 à 3 mois, 9055 ont reçu leur dose soit 116% ; et sur 32253 enfants de 24 à 59 mois 31899 ont reçu leur dose soit 99%. Quant aux femmes en Post Partum Immédiat (FPPI), sur 837 concernées, 765 ont été traitées soit 91%. Comme au premier passage, la stratégie porte à porte sera utilisée. 114 distributeurs, 4 superviseurs niveau district et 36 superviseurs niveau aire de santé ont été mobilisés pour réussir ce second passage. A la fin de la présentation, le premier adjoint au préfet a invité les membres du comité de pilotage à s’impliquer fortement pour corriger les insuffisances du passé en vue d’atteindre les objectifs assignés dans les 22 aires de santé du district sanitaire de Kangaba. La SIAN-C vise à contribuer à la réduction de la mortalité et la morbidité liées à la carence en vitamine A et les parasitoses chez les enfants de moins de 5 ans de même que chez les Femmes en Post partum Immédiat (FPPI). SD/KM (AMAP)
Des drônes de surveillance et de combat pour les Forces armées maliennes (FAMa)
Bamako, 22 dec (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa) ont acquis des drones de surveillance et de combat de dernière génération de type TB2 que le chef d’état-major de l’armée de l’Air, le général de Brigade Alou Boï Diarra, a présenté, mercredi, au ministre de la Défense et des anciens Combattants, le colonel Sadio Camara. Lors d’une visite dans la Région de Mopti, (Centre, le colonel Sadio Camara et sa délégation ont assisté sur place à des vols de reconnaissance effectués par les nouveaux drones. Ces équipements, qui viennent ainsi renforcer le vecteur aérien malien, sont le fruit du partenariat stratégique entre le Mali et la Turquie. AT/MD (AMAP)
Tominian : Une semaine culturelle dédiée à la paix et au vivre ensemble
Tominian, 22 décembre (AMAP) Une semaine culturelle, organisée par l’ONG Caritas Mali, dédiée à la paix, à la cohésion sociale et au vivre ensemble, s’est déroulée à Tominian du 15 au 18 décembre derniers, sous la présidence du Préfet de cercle, Moustapha Kanté, en présence de l’Evêque de San Monseigneur, Hassa Florent Koné et de plusieurs autres invités de marque, a constaté l’AMAP. Le Préfet de cercle a saisi l’occasion pour déclarer que les plus hautes autorités du pays attachent une importance toute particulière au renforcement de la cohésion sociale et du vivre ensemble entre les Maliens, héritiers de grands empires ayant donné naissance au Mali actuel, notre chère patrie. Selon lui, la refondation de l’État passe nécessairement par la refondation de la citoyenneté, en d’autres termes, la refondation du Malien de type nouveau, respectueux de ses valeurs sociétales et républicaines. Le préfet estime que nous devons contribuer à relever les défis de l’heure que sont les changements climatiques, l’éradication de l’extrémisme violent et l’incivisme. Il a enfin exhorté les partenaires au développement à accompagner et renforcer les capacités des Collectivités Territoriales et des citoyens en vue de la réduction de la pauvreté et de l’atteinte des objectifs de Développement Durable. Le président du conseil de cercle de Tominian Douba Mounkoro a pour sa part affirmé que le cercle de Tominian, conformément aux orientations du Cadre Stratégique de la Refondation de l’État CSRE 2022-2031 et dans le cadre de la mise en œuvre des activités de son Programme de Développement Économique Social et Culturel PDESEC, a organisé cette semaine culturelle avec l’appui de Caritas Mali et du Diocèse de San. L’évêque du diocèse de San aprécisé que cette semaine culturelle, organisée pour la promotion de la paix, la cohésion sociale, la justice, nous donne l’occasion de promouvoir la solidarité et le vivre ensemble. Par la même occasion, l’évêque a exprimé, au nom de l’Eglise catholique, sa reconnaissance, à tous ceux qui ont pris part à cette semaine culturelle, qui marque la volonté et le désir indéfectible de l’Eglise catholique de bâtir une société solidaire, conviviale et paisible. Selon le chef de programme de Caritas Mali, Para Yves Koné, Caritas Mali du Diocèse de San, dans le cadre des fonds décentralisés du Ministère Fédéral Allemand de la Coopération Économique et du Développement BMZ à travers la Caritas Allemagne, a proposé un projet dénommé Promotion de résilience aux crises alimentaires et renforcement des mécanismes locaux de la gestion non violente des conflits au Mali, pour une durée de 4 ans 4 mois Les troupes de l’ensemble des 12 communes ont chacune émerveillé le public pendant cette semaine culturelle. A cette 1ère édition, une conférence débat sur la légitimité traditionnelle présentée Mamadou Samaké professeur en droit à l’Université de Bamako, a permis d’éclairer la lanterne des participants à cette conférence. A cette compétition des troupes, celle de Tominian s’est hissée à la première place, suivi de celle de la troupe de Ouan. ST/KM (AMAP)

