Douentza: Tenue de la première session extraordinaire du CLOCSAD
Douentza, 25 janvier (AMAP) Le comité local d’orientation, de coordination et de suivi des actions de développement du cercle de Douentza a tenu le 18 janvier dernier dans la salle de conférence de l’hôtel des Falaises sa première session extraordinaire au titre de l’année 2023, a constaté l’AMAP. La rencontre qui était présidée par le préfet du cercle de Douentza, Antoine Berthé avait à son ordre du jour la présentation du projet communautaire de relèvement et de stabilisation du sahel (PCRSS), l’actualisation de la carte sécuritaire du cercle et la validation des activités de la première année du projet. C’était en présence du chef d’antenne régionale du PCRSS de Mopti, Bakary Keïta, des chefs de services et élus locaux, les représentants des organisations de la société civile et les partenaires au développement du cercle. Pour une harmonisation de compréhension et susciter l’engagement citoyen pour la résilience et le relèvement des populations, le chef d’antenne PCRSS de Mopti, Bakary Keïta a succinctement présenté le projet. De la présentation on note que le projet communautaire de relèvement et de stabilisation du sahel, financé par la Banque mondiale est une réponse à l’escalade de la violence et de conflit qui menace de déstabiliser la région du Liptako Gourma qui s’étend sur le Burkina Faso, le Mali et le Niger. Il est doté d’une enveloppe de 100 millions USD (soit 50 millions USD en Don et 50 millions USD en prêt) environ 54,3 milliards FCFA. Le PCRSS entré en vigueur au Mali le 31 mai 2022 pour 5 ans (2022 – 2026), il couvre toutes les communes des régions de Mopti, Bandiagara, Douentza, Gao et Ménaka et du cercle de Gourma Rharous (région de Tombouctou) soit un total de 142 communes avec un potentiel de bénéficiaires estimé à 3 848 000 personnes. Selon le chef d’antenne, le projet est articulé autour de 5 composantes majeures que sont, le volet rrelèvement résilient et inclusif des communautés touchées par les conflits ; l’appui transitoire à la stabilisation et au développement territorial des communautés ; le dialogue régional, coordination et renforcement des données et des capacités ; la gestion de projet et une composante d’intervention d’urgence. Les participants ont aussi été édifiés sur la méthodologie et l’approche d’intervention du PCRSS conditionnée à l’analyse préalable du niveau de sécurité de la zone, qui permet de classer les localités en zones : Noire, Rouge, Orange et Jaune selon le degré de gravité des conflits. Les procédures de validation des activités et du cycle de financement des sous-projets, la sauvegarde environnementale et sociale et l’évaluation du niveau de risque ont été largement expliqué au cours de la session avec un accent sur les violences basées sur le genre (VBG). Car selon les responsables du projet, les activités impliquant l’afflux de travailleurs dans un contexte fragile, peuvent accroître les risques de VBG. A l’ouverture des travaux, le préfet du cercle de Douentza, Antoine Berthé a rappelé l’importance des sessions de comités régionaux, locaux et communaux d’Orientation, de Coordination et de Suivi des Actions de Développement institué au Mali par le décret n° 08 – 095/P-RM du 21 février 2008. Le PCRSS repose sur la participation active et la responsabilisation des collectivités locales et des communautés a ce titre j’invite les maires à s’approprier de cet ambitieux projet de développement a souligné le préfet avant de remercier les partenaires du projet pour leur soutien constants et indéfectibles. En rappel, le projet PCRSS financé par la Banque Mondiale fait partie d’un programme régional plus vaste et d’un engagement à long terme pour soutenir le relèvement et le renforcement de la résilience dans la région des 3 frontières du Liptako-Gourma. Il accorde une attention particulière aux populations vulnérables dans les zones d’intervention sélectionnées, notamment les femmes, les jeunes, les personnes déplacées et les personnes porteuses d’un handicap. DC/KM (AMAP)
Mali : Le comité de pilotage du référendum et des élections à la tâche
Bamako, 24 janv (AMAP) Le comité de pilotage du référendum et des élections générales s’est mis à la tâche, depuis lundi, pour réussir sa mission, lors d’une cérémonie d’ouverture de ses travaux au siège de l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE), à Badalabougou. Aux termes des dispositions de la loi électorale, notamment dans ses articles 4 et 5, l’AIGE partage avec le ministère de l’Administration territoriale et de la Décentration d’importantes prérogatives d’appui dans les domaines spécifiques. Il s’agit de l’organisation et de la gestion du référendum et des élections générales. En clair, cette rencontre s’inscrit dans le cadre des préparatifs et la bonne tenue des différents scrutins. Le colonel Abdoulaye Maïga a salué le triumvirat (ministère en charge de l’Administration territoriale, celui de la Refondation de l’Etat et ministère délégué auprès du Premier ministre, chargé des Réformes politiques et institutionnelles) pour les efforts louables et les sacrifices consentis tout au long du processus de mise en place de l’AIGE. Le comité de pilotage contribue, aussi, à la conception, le suivi et la mise en œuvre des actions de formation destinée aux autorités administratives et aux agents électoraux. « Notre objectif, en instaurant ce comité de pilotage, est qu’il puisse être le cadre de coordination des actions des départements ministériels concernés par les élections et des partenaires techniques et financiers», a expliqué le colonel Maïga, affirmant qu’il ne s’agit nullement de faire reprendre au collège les opérations référendaires et électorales. Le ministre Maïga a précisé que le gouvernement ne vient qu’en appui. Selon lui, pour avoir une vision claire des prochaines étapes à venir, le département de tutelle, en collaboration avec les ministères concernés, a présenté au Conseil des ministres du 29 juin 2022 le chronogramme du référendum et des élections générales. Pour lui, cela est intervenu après les échanges avec les partis politiques et la société civile. PARTENARIAT FRANC – En s’adressant aux administrateurs du comité, Abdoulaye Maïga a déclaré que cette réunion du comité pose « les jalons d’un partenariat franc, de mutualisation des efforts et des compétences afin de parvenir à l’organisation d’élections justes, crédibles et transparentes. » Abondant dans le même sens, le président de l’AIGE, Moustapha Cissé, a fait savoir que la tenue de ce comité dans son service, est la preuve de la volonté commune d’agir ensemble. Me Cissé a laissé entendre que chacun est dans son rôle pour la réussite du pari de la bonne organisation d’élections transparentes. Ainsi, a-t-il fait remarquer, « la finalité est d’offrir au peuple malien un cadre institutionnel normal dans un contexte de paix et de sécurité. » Le président Cissé a assuré que l’Autorité continue de réceptionner les tableaux rectificatifs issus de la révision des listes électorales de 2022. C’est pourquoi, il entend mettre en place des cadres de concertation permanents avec l’administration, les formations politiques et la société civile pour répondre les préoccupations en lien avec les élections. Il n’a pas manqué d’évoquer les défis de l’heure, tels la carte d’identité biométrique, le vote des Forces de défense et de sécurité et celui des déplacés. NK/MD (AMAP)
Gao : Le directeur général de la gendarmerie nationale en visite d’inspection
Gao, 24 janv (AMAP) Le directeur général de la Gendarmerie nationale, le général de brigade Samou Minkoro Diakité, a effectué le 19 janvier 2023 une visite d’inspection inopinée à la 8è région de la Gendarmerie de Gao (Nord), annonce un communiqué de la Direction des relations publiques des armées (DIRPA). Le directeur général de la Gendarmerie nationale, porteur d’un message du chef d’état-major général des Armées (CEMGA), est venu s’imprégner « des conditions de vie et de travail des gendarmes, remercier les Forces armées maliennes (FAMa) et leur faire part des encouragements des autorités nationales » indique le communiqué. Le général Diakité est, également, venu pour encourager les gendarmes à persévérer et à rester sereins et professionnels. Il a prodigué des conseils à l’ensemble des gendarmes de la 8è région pour le respect des us et costumes du terroir et le respect des droits de l’Homme. Le directeur général de la Gendarmerie nationale a demandé l’application de la loi et l’esprit de la loi car tout acte posé par les gendarmes doit l’être dans le sens de la cohésion sociale, du vivre ensemble et de la consolidation de la confiance entre la population et son armée. Il a appelé les gendarmes à travailler en synergie avec la population, les autorités traditionnelles pour faire régner la quiétude. Le haut gradé a rappelé aussi que toutes les Forces de défense et de sécurité (FDS) sont aux ordres du commandant du PCIAT-EST que « la discipline ne doit jamais faillir » et que «la solidarité reste la force des frères d’armes. » À cet effet, le général Diakité a demandé aux gendarmes de redoubler d’ardeur et de courage. Il était accompagné par l’inspecteur en chef de la Gendarmerie nationale, le colonel Seydou Mariko. Le général de brigade a été reçu à sa descente d’avion par le commandant théâtre du PCIAT-EST de l’opération Maliko, le colonel Makan Alassane Diarra, accompagné du commandant de la région militaire n° 1, le colonel Issa Bagayoko. Après le piqué d’honneur, la délégation s’est réunie à huis clos avec le commandement de l’opération Maliko dans le poste de commandement. Auparavant, le général de brigade Samou Minkoro Diakité avait rendu une visite de courtoisie au gouverneur de la Région de Gao, le général de brigade Moussa Traoré et a visité l’escadron de la Gendarmerie et la légion, sous la direction du légionnaire colonel Bassekou Berthé. Il a constaté l’état des infrastructures des locaux de la Gendarmerie et promis des solutions aux sollicitations exprimées. MD (AMAP)
Postes de péage et de pesage routiers : La nécessaire optimisation
Par Kadiatou OUATTARA Bamako, 19 janv (AMAP) L’État malien a initié, au début des années 2010, la création des postes de péage et de péage/pesage sur les grands axes routiers interurbains et internationaux du Mali, emboîtant le pas à beaucoup de ses voisins. C’est un dispositif composé d’une barrière métallique, généralement entre deux loges qui servent de guichet de paiement, d’un bureau du chef de poste, d’un hangar ou un abri pour les éléments de la gendarmerie qui assurent la sécurité des lieux. Pour règlementer la gestion de ces infrastructures, un arrêté interministériel du 07 mai 2021, portant création des postes de péage et de pesage routiers, fixe dans son article 3, les tarifs de leur franchissement. Les tricycles sont taxés à 250 Fcfa par passage, les véhicules particuliers, les taxis, les minibus de transport public de moins de 25 personnes, les camions de transport de matériaux de construction à 250 Fcfa par essieu et par passage. Les bus et autocars de transport public de plus de 25 personnes, ainsi que les poids lourds et autres gros porteurs sont taxés à 300 Fcfa par essieu et par passage. Le poste de péage de Samanko II, est situé sur la sortie de Bamako, sur la Route nationale (RN5) qui mène à la frontière avec la Guinée. Le trafic y est intense compte tenu de la fréquence des gros porteurs qui assurent le transport international des marchandises, des bus et taxis pour le transport des voyageurs et des véhicules de particuliers qui se rendent régulièrement dans les villes et villages situés le long de la route. Nombreux sont les usagers qui se plaignent de «paiements interminables aux postes et de la non informatisation du système.» Moussa Maïga est chauffeur de transport en commun depuis 11 ans. Il est quotidiennement sur la ligne Bamako-Kourémale. Il se plaint des frais supplémentaires incessibles donnés aux agents et évoque, également, l’état déplorable des routes. «On contribue pour avoir des bonnes routes mais avec tous ces paiements-là, le bitume est dégradé. Même sur les routes en mauvais état, nous devons payer», déplore le conducteur. Karim Keïta, un résident du village de Siby (Commune rurale du Mandé), situé à 45 kilomètres de Bamako, est du même avis. En service dans la capitale, il fait chaque jour un aller-retour pour se rendre à son travail. « Auparavant, confie-t-il, il payait une seule fois le tarif de 500 Fcfa pour ce trajet. » La validité du ticket de passage était de 24 heures. Pour rendre la charge plus supportable à ces usagers particuliers, une carte riveraine a été mise à leur disposition contre un paiement annuel de la somme de 12.500 Fcfa. Il y a un an, ce tarif a évolué à 18.000 Fcfa, au grand dam des bénéficiaires. Mais c’est depuis l’entrée en vigueur en 2021 de cet arrêté interministériel qui fixe les tarifs à 250 F CFA par passage, que l’incompréhension a grandi au sein des usagers. UNIFORMISATION – Du côté des autorités compétentes, on avance le souci d’uniformisation avec les dispositions de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) en la matière. Pour les usagers, c’est une mesure qui vise à renflouer les caisses du Fond d’entretien routier (FER-Mali) uniquement. En plus de la tarification, Karim Keïta dénonce le manque de courtoisie des agents sur place. «La dernière fois, a un agent qui s’est plaint de moi parce qu’il n’arrivait pas à déchiffrer les lettres de ma carte. Ensuite, il a fini par me crier dessus en me demandant de plastifier ma carte», raconte-t-il. Selon les statistiques de la direction générale du FER-Mali, les ressources générées par un poste sont estimées entre 15.000 et 1.800.000 Fcfa par jour, en moyenne. Cette manne financière, est destinée à la constitution du Fond d’entretien routier. Cependant, de l’avis de beaucoup d’usagers, l’impact de ce Fonds n’est pas visible sur les routes. C’est le constat de Chaka Diakité, vice-président du Syndicat national des transporteurs routiers urbains, interurbains et internationaux du Mali (SYNTRUI-Mali) et secrétaire chargé du district de Bamako. À titre d’illustration, il pointe du doigt le niveau de dégradation sans précédent de nos routes. «Si ce Fonds est réellement destiné à l’entretien du réseau routier, nous les transporteurs devrions être contents de payer cette taxe », regrette l’ancien routier. « Mais au regard de ce qui prévaut, aucun usager aujourd’hui n’est satisfait des résultats de la constitution de ce Fonds», soutient-il. Le syndicaliste rappelle que le montant à payer pour les camions est de 300 Fcfa par essieu. «Un essieu, c’est une paire de roues ou pneus. Donc, un camion qui a 6 essieux, vous multipliez 300 Fcfa par 6. Un camion peut avoir 8 essieux soit 16 roues ou pneus et même au-delà pour les camions remorques. Ce sont les essieux qui sont taxés par l’État parce qu’ils roulent sur les routes», explique-t-il. Il soutient qu’en plus des pièces administratives à jour et les frais des postes de péage, les chauffeurs sont contraints de payer des faux frais aux postes et sans reçu justificatif. « Pour ces faux frais, affirme-t-il, les véhicules sont souvent confisqués pendant 3 à 4 heures de temps.» À en croire de nombreux usagers, les postes de péage et de péage/pesage ne sont ni plus ni moins, qu’une source de revenu pour quelques individus. C’est-à-dire les agents qui y travaillent et leurs tutelles. Ils arguent que la gestion rudimentaire des paiements (des tickets imprimés avec ou sans sticker) peut prêter à toute sorte de détournement des fonds. « Il n’y a aucune fiabilité dans ces tickets qui peuvent être facilement falsifiés », selon un interlocuteur qui est chauffeur de transport public sur l’axe. « D’où la possibilité pour les agents de détenir des tickets parallèles », soupçonne-t-il. AUDITER LE FONDS – Bablen Traoré, enseignant et usager de la RN 5 enfonce le clou qualifiant cette gestion de « douteuse » et s’interrogeant sur l’audit de ces postes. « En plus de 10 ans d’existence, on n’a pas entendu une seule fois qu’il y a eu l’audit du FER-Mali », s’étonne l’instituteur. Selon lui, la population doit être informée
Festival : Ségou’Art 2023 retrouve son format habituel
Bamako, 18 janv (AMAP) La 19è édition de Ségou’Art, Festival sur le Niger, qui se déroulera du 31 janvier au 5 février 2023, à Ségou (Centre), sous le thème : «Patrimoine et créativité», sera marquée par le retour des concerts sur la berge du fleuve Niger, a annoncé son coordinateur, Ataher Maïga, samedi, au cours d’une conférence de presse au siège de la Fondation qui porte le nom de l’évènement. En outre, pour l’édition de cette année, placée sous la présidence du président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, l’entrée sera payante pour les deux grands spectacles de vendredi et samedi avec les deux têtes d’affiche Abdoulaye Diabaté et Salif Keïta. Le colloque de Ségou, un espace international d’échanges autour des grands thèmes et enjeux de notre société, fera aussi son retour sous format ancien. Il accueillera des chercheurs, créateurs, professionnels de l’art et décideurs de pays 30 pays d’Afrique et du monde. L’innovation de cette année réside dans l’initiation d’une plateforme créative d’échanges et de partage d’expériences qui consiste à organiser des séries de conversations avec des personnes ressources et des tables rondes sur différentes thématiques. Pour l’édition 2023, les conversations et les tables rondes s’articuleront autour du thème : «Arts, culture et changements climatiques : enjeux et perspectives et la circulation des œuvres et la mobilité des artistes, quelles stratégies pour mettre en réseau les opérateurs d’Afrique de l’Ouest ?» Il y aura aussi le Korê Fab Lab, conçu comme un espace de promotion et de collaboration créative pour les jeunes entrepreneurs, porteurs de projets, qui sont dans le domaine de l’innovation technologique, le design, les industries culturelles et créatives… Il occupera une place importante dans les activités. LA CRÉATIVITÉ EN LUMIÈRE – La rencontre se veut aussi un espace de promotion de l’art contemporain africain. Cette année, plusieurs activités ont été programmées. Il s’agit, entre autres, de l’exposition «Bi Mali» (le Mali contemporain) avec des artistes émergents du pays, l’exposition internationale des artistes confirmés d’Afrique et d’ailleurs et d’autres en off, à travers la ville de Ségou et un atelier d’art plastique pour les enfants avec Souleymane Ouologuem. Au menu, il y aura aussi l’exposition des galeries d’art du Mali, le mur de marionnettes de Yaya Coulibaly et la foire internationale. L’équipe d’organisation a décidé d’initier à partir de cette édition, la Foire de l’art contemporain (FLAC) afin de mettre la lumière sur la créativité des artistes maliens et leur permettre de vendre leurs œuvres. En effet, la FLAC, selon les organisateurs est une occasion pour les créateurs de rencontrer des collectionneurs, amateurs et des articles locaux. Pour ce qui concerne l’exposition «Bi Mali», c’est un espace de visibilité et de promotion pour la génération montante des artistes visuels du Mali. «Cette exposition est exclusivement dédiée aux artistes maliens pour montrer leur savoir-faire», indique le communiqué de presse qui annonce l’évènement. Cette édition de Ségou’Art, Festival sur le Niger sera l’occasion pour le « maaya bulon », le nom donné à une pièce spécifique de l’architecture malienne, un espace multifonctionnel qui est le siège du pouvoir familial, clanique ou villageois, de la tradition d’hospitalité, lieu de conservation d’objets protecteurs, des esprits. «Lieu des grandes décisions du pouvoir collectivement exercé en prenant à témoin les forces ancestrales et les divinités pour que la maisonnée, la communauté villageoise, continue de garder son unité, sa cohésion, mais surtout fonctionner et prospérer», développe le communiqué. Le présente « maaya bulon » est présenté comme un lieu où se pratique l’hospitalité (accueil, discussions, échanges avec l’hôte), une notion centrale dans la culture malienne. Ségou’Art, Festival sur le Niger, c’est aussi la caravane culturelle pour la paix, un projet Sahélo-transsaharien créatif et conscient soutenant la paix, la tolérance et la solidarité au Sahara et dans la Région du Sahel. YD/MD (AMAP)
Production d’aliments bétail : Une usine d’une capacité de 60.000 tonnes par an à Ségou (Centre)
Envoyé spécial Namory KOUYATE Bamako, 17 janv (AMAP) Le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, a visité, le weekend dernier, le complexe agro-industriel «Printemps en Afrique de l’Ouest S.A», situé dans la Zone industrielle de Ségou, pour encourager la création de richesses et de valeur ajoutée au Mali. Cette unité industrielle, qui a une capacité de production de 60.000 tonnes par an, met à la disposition du monde rural de l’aliment-bétail pour augmenter la production en lait et en viande. Actuellement, ses domaines de prédilection sont la production laitière, l’embouche bovine et le petit ruminant. En perspective, l’entreprise compte fabriquer de l’aliment-volaille. Fruit d’un partenariat sino-malien, cette usine est l’œuvre de Zhang Jian et de Cheikna Sylla. Le premier en est le directeur général et le second est un opérateur économique malien . C’est pourquoi, le premier responsable de l’usine s’est réjoui de la présence du Premier ministre dans ses installations. Dans le cadre de la responsabilité sociétale d’entreprise, Zhang Jian a soutenu qu’il travaillera dans le sens du développement du Mali. Un objectif qui mérite, selon lui, l’appui du gouvernement de la Transition. Quant à Cheikna Sylla, il a dit toute sa fierté de recevoir Dr Choguel Kokalla Maïga. «Nous sommes en train de monter des projets pour le bonheur du monde agricole », a-t-il ajouté, avant de remercier les autorités pour cette marque de considération et d’encouragement. Après avoir fait le tour des installations, le chef du gouvernement a félicité les ministres du Développement rural, Modibo Keita, de l’Industrie et du Commerce, Mahmoud Ould Mohamed, et celui délégué auprès du ministre du Développement rural, chargé de l’Élevage et de la Pêche, Youba Bah. Le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga a remercié les promoteurs de cette usine et les autorités de la Région. «Lorsque j’ai appris qu’il y a des Maliens qui s’associent à des Chinois pour faire une entreprise locale avec les matières locales et produire pour les animaux locaux afin de bien nourrir la population, je ne pouvais rester indifférent», a indiqué le Premier ministre, Il a fait remarquer qu’en plus de la défense militaire, le peuple doit avoir aussi l’autonomie alimentaire. Insistant sur la souveraineté alimentaire, le chef du gouvernement a déclaré que cette initiative participe à l’atteinte des objectifs du gouvernement. Lors de cette visite, en marge de la célébration de la Journée de la souveraineté retrouvée, le chef du gouvernement était accompagné des autorités administratives et politiques de la ville. NK/MD (AMAP)
L’armée malienne neutralise 15 terroristes sur l’axe Kwala-Mourdiah (Nara, Ouest)
Bamako, 15 janv (AMAP) Une attaque terroriste contre les Forces armées maliennes (FAMa) en mission de sécurisation de la route Kwala-Mourdiah, dans l’Ouest du Mali, s’est soldée par cinq assaillants abattus et deux véhicules détruits, a annoncé, dimanche soir, un communiqué de la Direction de l’information et des relations publiques des armées (DIRPA). Selon le bilan provisoire des combats, l’on déplore, côté ami, cinq morts (quatre militaires et un civil), trois blessés et 02 véhicules endommagés. Cet accrochage meurtrier est survenu le même jour aux environs de 09h sur l’axe Gomitra-Kwala, dans le Cercle de Nara (Région de Koulikoro), précise la DIRPA. Selon la même source, « des unités terrestres et l’aviation ont été vite engagées dans la zone pour des ratissages et des interventions aériennes », qui ont causé d’importantes pertes dans le rang des terroristes. AT/MD (AMAP)
Bankass : remise de kits scolaires aux meilleurs élèves de l’établissement Joseph Yaro
Bankass, 13 Janvier 2023 (AMAP) La journée du meilleur élève initiée par le Sous – préfet central du cercle de Bankass, Oumar Hamadoun Touré, s’est déroulée le jeudi 12 janvier 2023 dans la cour de l’établissement scolaire Joseph Yaro, a constaté l’AMAP. Le but de cette initiative appuyée par les ONG World-Vision et Save The Children à travers YA-G-TU était d’encourager les élèves et les inviter à prendre conscience de la valeur et de l’importance de l’école dans un monde où l’ignorant et le passable n’ont pas de place. Le premier et le deuxième de chacune des classes des six écoles du groupe scolaire Joseph Yaro ont reçu des cadeaux composés de cahiers, de bics, de livres et de sacs d’écolier. Le préfet adjoint Abou Diarra, le représentant du président du conseil de cercle, Kalef Tessougué, le premier adjoint au maire, Hama Sy, le directeur du cap Ansèlme Kamaté, le président de la coordination des comités de gestion scolaire Younoussa L Maiga ont, tour à tour, remercié et félicité le sous-préfet central pour sa belle initiative, ils ont salué l’ensemble des invités, ils ont également remercié et félicité les donateurs ainsi que les récipiendaires. Vivement la prochaine édition. Les deux représentants de l’ONG World-Vision, le manager André Yebedié et de Save The Children à travers YA-G-TU Monsieur Bamodi Diakité n’ont pas manqué de remercier le Sous-Préfet Central Oumar Hamadoun Touré pour cette belle initiative. Il faut noter que le sous-préfet central a bénéficié de l’appui de l’ONG WORLD VISION Et de l’ONG Save The Children à travers YA-G-TU. Une prestation musicale, la remise des kits scolaire aux meilleurs élèves ont été les temps forts de cette cérémonie. Tous les intervenants ont souligné la pérennisation de cette cérémonie car l’école demeure incontournable et le pilier du développement d’une nation. World Vision Mali qui intervient depuis plusieurs années dans notre pays est une organisation internationale Chrétienne d’aide, de développement et de défense des droits qui travaille avec les enfants, leurs familles et leurs communautés en vue de mettre fin à la pauvreté et rechercher la justice. Abdoul Kader Guindo (AMAP Bankass)
Décharge finale de Noumoubougou : Le ministre de l’Administration territoriale fait le suivi des efforts d’amélioration en cours
Bamako, 12 janv (AMAP) Le ministre d’État, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le colonel Abdoulaye Maïga, s’est rendu, mardi dernier, à la décharge finale de Noumoubougou (Région de Koulikoro) afin de constater l’exécution, par la mairie du District de Bamako, de sa décision de mettre de l’ordre sur ce site. Sur place, le ministre Maïga, accompagné de la ministre des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko, a pu constater que les ordures qui débordaient, ont été évacuées vers la cellule (lieu de dépôt des ordures) de la décharge. Cependant, la délégation a remarqué qu’une partie de la décharge est en train de brûler, dégageant de la fumée toxique qui dérange beaucoup la population riveraine. Le ministre a invité à poursuivre « les efforts afin de soulager les habitants de la localité », conformément à ce qu’il avait ordonné lors de sa dernière visite sur la décharge de Noumoubougou, le 19 décembre dernier. D’après le colonel Abdoulaye Maïga, « la question de la salubrité de Bamako ne doit pas se résoudre au détriment de celle de Noumoubougou. » Pour lui, ce site doit être mieux géré pour le bonheur de la population riveraine mais aussi pour éviter des cas d’encombrement d’ordures dans notre capitale. «Tant que cette décharge n’est pas bien gérée, malheureusement, on observera toujours des difficultés à Bamako», a-t-il déclaré. Le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a, par ailleurs, fait savoir que la question de l’assainissement, qui est éminemment politique, est suivie de très près par les autorités, au premier chef, le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta. C’est pourquoi, une commission interministérielle a été mise en place. Au-delà des ministres concernés, cette commission regroupe l’ensemble des acteurs impliqués dans la gestion de l’assainissement. De son côté, la Ministre des Transports et des Infrastructures a proposé de mener une étude pour pouvoir déterminer la fonctionnalité de la cellule. «Ce que nous sommes en train de faire, c’est pour résoudre un problème immédiat. Mais pour que le problème soit résolu définitivement, il faut une vraie étude et voir comment on doit mettre en œuvre les recommandations de cette étude», a expliqué Mme Dembélé Madina Sissoko. Elle a également invité à prendre, très rapidement, les dispositions afin de minimiser la fumée qui se dégage de la décharge. UNE SECONDE DÉCHARGE – Cette visite intervient dans un contexte marqué par la résiliation du contrat del ’État avec la société Ozone. En lieu et place, la voirie de la mairie du District a été remise sur pied. Par le truchement de l’Agence nationale d’investissement des collectivités territoriales (ANICT), cette voirie a été dotée d’équipements notamment des camions à hauteur de 780 millions de Fcfa. Le ministère de l’Économie et des Finances a, aussi, pu acquérir un financement auprès de la Banque mondiale à hauteur de 168 milliards de Fcfa pour terminer les travaux de la décharge finale de Noumoubougou et construire une seconde décharge à Moutougoula (Cercle de Kati). Ce financement vise également à effectuer d’autres travaux d’investissement dans le cadre de l’assainissement. Située à 35 km de Bamako, dans la Commune de Tienfala, dans la Région de Koulikoro, la décharge finale de Noumoubougou est construite sur une superficie de 51 hectares. Elle reçoit des ordures en provenance de Koulikoro, de Bamako et ses environs. Il est prévu de réaliser sur ce site trois cellules dont l’une est déjà effectuée avec une capacité de 440 000 m3. Un bâtiment administratif, un forage équipé de château d’eau et des lampadaires sont aussi prevus. S’y ajoute le bassin de stockage et de traitement des eaux en provenance de la cellule. Après la décharge finale de Noumoubougou, le ministre d’Etat et sa délégation se sont rendus sur le site du nouveau dépôt de transit à Médina Coura, en Commune II du District de Bamako où les travaux ont beaucoup avancé. BD/MD (AMAP)
Mali : De jeunes déplacés devenus des travailleurs journaliers à Bamako
Par Fadi CISSÉ Bamako, 12 janv (AMAP) Attroupés sous un grand arbre, leur attention se focalise sur la route qui mène de Kalaban Coura à l’Aéroport international président Modibo Keïta de Bamako-Sénou. Ce sont des ouvriers à la recherche d’un travail journalier. La majorité d’entre eux, munis de leurs sacs, sont des déplacés intérieurs des camps ouverts dans la périphérie de Bamako, la capitale malienne. Assis côte à côte, ils donnent l’impression de bien se connaître, mais comme le dit l’adage, «les apparences sont trompeuses». Ils ont fui la violence des conflits dans leurs villages respectifs pour trouver refuge dans la Ville aux trois caïmans. Les épreuves traversées et la rencontre accidentelle dans la capitale ont, presque naturellement, créé entre eux des liens de parenté. Sous l’arbre qui fait office de zone d’attente pour ces déplacés, ils se découvrent aussi consommateurs, car leur présence régulière a attiré des vendeuses de nourritures, de café, de marchands de petites bricoles… Ce petit monde permet aux ouvriers de prendre le petit déjeuner avant d’affronter une longue journée de travail. Si l’occasion se présente… La majorité de ces jeunes, qui espèrent être embauchés par un chef de chantier, est originaire de villages de Mopti, San, Douentza et autres localités des Régions dans le Centre du Mali, en proie à l’insécurité. Ils doivent se réveiller avant l’aurore pour venir faire la queue dans l’espoir de trouver un travail et gagner de l’argent pour se nourrir et faire vivre leur famille. Dans un minibus Sotrama, nous avons croisé Bamoussa Traoré. Le quinquagénaire, vêtu d’un pantalon noir, d’un vieux T-shirt de la même teinte, glisse sous le banc un sac contenant ses outils de travail, puis salue les autres passagers. Il est déjà 8 heures en ce mois de décembre, mais la fraîcheur et le brouillard persistant donnent l’impression qu’il n’est que 6 heures du matin. Un coup d’œil à sa montre et Bamoussa crie au chauffeur d’accélérer pour lui éviter d’être plus en retard au travail. Il doit, en effet, se rendre sur le boulevard de Kalaban Coura pour recruter des jeunes « costaux » capables d’abattre le travail pénible que son âge ne lui permet plus d’exécuter seul. À destination, Bamoussa Traoré est instantanément assailli de sollicitations. «Patron, avez-vous besoin d’un manœuvre ? Je suis là et je suis prêt à accomplir n’importe quelle tâche», entend-on dans le brouhaha. ATTAQUES DE VILLAGE – Le vieux, lui, a pris son temps non pour écouter les jeunes, mais pour repérer celui, plutôt jeune et solide, qui ferait son affaire. Il a choisi Abdoulaye Yalkouyé, 17 ans. Le jeune homme et ce qui restait de sa famille ont quitté Sofara, après que ce village de la Région de Mopti a été attaqué par des terroristes. Actuellement, Abdoulaye a trouvé refuge avec ses deux frères et sa sœur au camp de Sénou, attendant un hypothétique retour au bercail. «Chaque jour, je me réveille tôt le matin pour venir chercher du travail en cet endroit. Quand on a perdu nos parents dans l’attaque, j’ai pris mes frères et j’ai suivi les autres familles à Bamako. J’ai abandonné l’école en classe de 7è année pour m’occuper d’eux», raconte le jeune chef de famille. Pour faire face à des responsabilités qu’il n’aurait jamais dû assumer à son âge, Abdoulaye accepte d’être payé à 3.000 Fcfa pour une dure journée de labeur, nourriture non comprise. «Si je refuse le travail, il y a des gens qui sont prêts à accepter l’offre. Souvent, on reste jusqu’à midi ici sans trouver de travail à faire», regrette le jeune orphelin qui, tout heureux, suit son «patron» du jour. Ceux qui ont de la chance ou ont donné largement satisfaction peuvent être systématiquement contactés par un responsable de chantier qui leur fait désormais confiance. Ils n’ont pas besoin de venir faire le pied de grue à Kalaban Coura. Les plus désespérés choisissent de passer la nuit à la belle étoile dans l’espoir de bénéficier de la première offre du matin. Mais, la chance ne leur sourit pas toujours comme Seïbou Poudiougou qui peut en témoigner amèrement. Le natif de Koro, dans la Région de Bandiagara (Centre), a passé la nuit en plein air, sans couverture pour se protéger du grand vent d’harmattan de décembre. Ce matin, il est déjà 11 heures et aucune offre ne lui a été faite jusque-là. Tout espoir s’est envolé pour le reste de la journée. «Des jours comme ça, lorsque je ne trouve pas de travail, je vais en chercher au marché rail-da. Je transporte les bagages des clients des Sotrama avant de guetter un poste de gardiennage dans un quartier de la zone. Nous sommes deux personnes à nous relayer pour cela, tous venus du même village pour se retrouver au camp de Faladiè», révèle le jeune dogon. Banditisme – Des journaliers viennent 7 jours sur 7 chercher du travail à Kalaban Coura ou sur un autre site très fréquenté à Yirimadio, en Commune VI de Bamako, non loin du rond-point (Wara ka Sirafara) où, de passage on les aperçoit regroupés. Samedi matin, beaucoup d’entre eux sont assis sur des briques, plaisantant en bons copains. Fatigués d’attendre, quelques-uns se sont allongés à même le sol. Arouna Tapily reste debout au bord de la route bitumée dans l’espoir d’être embauché, car il doit impérativement se faire de l’argent pour régler l’ordonnance de sa femme malade. Il est déjà 10 heures et aucun chef de chantier ne s’est présenté. Le natif de Diallassagou sait que ses chances s’amenuisent de ce côté-là et s’apprête à se lancer dans un aléatoire porte-à-porte afin de trouver un petit job qui le dépannera. Il souhaite que la paix revienne vite pour qu’il puisse retourner au bercail avec sa famille, car, dit-il, «Bamako est très dur pour y vivre surtout pour nous les villageois.» Kaniba Koné, elle, ne vient pas sur le site de Yirimadio pour chercher du travail : cet endroit est son lieu de travail. Depuis plusieurs années déjà, elle y a installé un foyer pour faire

