Accueil des populations de Gao (Nord) à Choguel Kokalla Maiga
Gao, 18 fév (AMAP) Le chef du gouvernement malien, Dr Choguel Kokalla Maiga, a reçu, vendredi, à Gao (Nord), un grand accueil des populations sorties massivement, a constaté l’AMAP sur place. Les abords de la voie principale bitumée de l’aéroport longue de 15 km et qui mène directement au gouvernorat étaient bondés de monde qui scandait : « Assimi Goita ! Assimi Goita ! Choguel ! Choguel !» Après quelques heures de rafraichissements, Dr Choguel Kokalla Maiga et sa délégation se sont dirigés à la Mosquée du Tombeau des Askia pour la grande prière du vendredi. Pour cette journée de vendredi, le Premier ministre a procédé à la remise officielle de vivres aux populations déplacées internes des Cercles de Gao, Ansongo et Bourem, des équipements pour la motoculture aux agriculteurs de la région et des tricycles pour la Fédération régionale des handicapées de Gao à la délégation régionale de l’Office des produits agricoles du Mali (OPAM) en présence des ministres du Développement social, Oumarou Diarra, du Développement rural, Modibo Keita. Ces vivres sont reparties comme suit : 558 tonnes de céréales pour le Cercle de Gao, 20 tonnes des vivres pour le Ccercle d’Ansongo et 22 tonnes pour le Cercle de Bourem. Outre, la remise de vivres, il annoncera la reprise des travaux du barrage de Taoussa, des routes de Gao-Douentza, Gao-Bourem-Taoussa et la réhabilitation de la salle de spectacles de la ville de Gao. Le Dr Choguel Kokalla Maiga visitera, aussi, le site universitaire de Gao, situé à Berra distant de 7km de la ville. Un repas de corps avec les Forces armees maliennes amas et une séance de bénédictions au stade Kassé Keita sont au menu de la visite. Le chef du gouvernement est arrivé vendredi, à bord de l’avion militaire. Il était accompagné de plusieurs membres de son gouvernement. A sa descente de l’avion, il a été accueilli sur le tarmac de l’aéroport international de Gao par le maire de la Commune urbaine de Gao, Boubacar Dacka Traoré, en présence du gouverneur de région, le général de brigade, Moussa Traoré. Après la revue des troupes, le chef de gouvernement et sa délégation gouvernementale ont mis le cap sur le pied-à terre où le Premier ministre a pris ses quartiers. Auparavant, le Premier ministre, Dr Choguel Kokalla Maiga a échangé avec les autorités coutumières de la région sur le motif de sa visite à Gao. Aux responsables de légitimités traditionnelles, il a dit être venu “pour remercier pour (leurs) prières , soutien, courage, résistance », avant d’ajouter qu’il était important de rappeler que ce sont les imams, les notables, les populations, toutes les communautés confondues qui sont restés sur place pendant l’occupation. “Aujourd’hui, j’ai vu des Songhoy, Tamasheq, Peulh,dBambanan, tous unis. Comme pour dire qu’il n’y a aucun problème entre les populations, entre les communautés », a répété, plusieurs fois, le Premier ministre. AT/MD (AMAP)
Le Premier ministre Choguel Maïga est arrivé à Gao, dans le Nord du Mali
Bamako, 18 fév (AMAP) Le Premier ministre malien, Choguel Kokalla Maïga, accompagné de plusieurs membres du gouvernement, est arrivé, vendredi, à Gao (Nord) pour une visite de travail de 72 heures, a constaté l’AMAP. Arrivé à bord d’un avion de l’armée de l’Air, le chef du gouvernement a été accueilli par le gouverneur de Gao, le général Moussa Traoré, en présence des autorités politiques, administratives, coutumières et militaires et des populations de la Cité des Askia sorties massivement. « Je suis venu vous remercier pour vos prières, votre soutien, votre courage, votre résistance », a déclaré le Premier ministre, avant de se soumettre à un véritable devoir de mémoire. « Il est important de rappeler que c’est vous qui êtes restés ici pendant l’occupation. Vous les imams, vous les notabilités, vouss populations, toutes communautés confondues. », a dit le chef du gouvernement. « Aujourd’hui, j’ai vu des Songhoï, des Tamasheq, des Peulhs, des Bamanans, tous unis. Comme pour dire qu’il n’y a aucun problème entre les populations, entre les communautés » a-t-il ajouté cité par la cellule de communication de la Primature. Le Premier ministre a remercié les autorités et les populations de Gao pour leur accueil et pour les dispositions prises pour garantir le succès de la mission. Il a insisté sur le fait que les priorités exprimées par les populations sont les mêmes que celles identifiées par le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, et le gouvernement. Notamment en ce qui concerne la sécurité et le développement. Le locataire de la Primature a salué les Forces de défense et de sécurité pour leurs efforts remarquables pour la protection des populations. Le Premier ministre a, également, rassuré les populations au sujet de la construction de la route Sévaré-Gao, des tronçons Gao-Bourem-Taoussa ainsi que les travaux du barrage de Taoussa. Autant de chantiers structurants qui, selon lui, « constituent les priorités du Gouvernement, après bien entendu, les questions de sécurité. » Au cours de ce premier déplacement dans le Nord du Mali depuis son arrivée à la tête du gouvernement, Dr Choguel Kokalla Maïga procédera à des remises de vivres aux populations et au lancement de la construction de plusieurs infrastructures routières et de développement. Après son accueil triomphal et une visite de courtoisie aux notabilités de la ville, le Premier à sa délégation ont participé à la prière du vendredi à la grande mosquée de Gao où se trouve le tombeau des Askia. Les imams et l’ensemble des fidèles ont formulé des bénédictions pour la paix et la stabilité au Mali. Il a procédé, dès sa première journée de visite, à la remise de vivres aux familles durement affectées par les différentes crises qui secouent le Mali. AT/MD (AMAP)
Sociétés minières : Vers une amélioration du cadre de collaboration avec les partenaires
Bamako, 17 fév (AMAP) Les sociétés minières organisent, depuis jeudi, a Bamako, la 3è édition de l’atelier de concertation et d’échanges pour l’amélioration du cadre de collaboration entre les mines et leurs partenaires dans l’industrie minière au Mali. Il s’agit de créer un cadre d’échange pour une meilleure collaboration entre les mines et les services techniques de contrôle et de régulation des activités minières au Mali. Selon le directeur général de Barrick Gold Mali, N’Golo Sanogo si cette 3ème édition, tout comme les précédentes, a porté sur le renforcement du cadre d’échanges d’expériences entre les sociétés minières et leurs partenaires dans l’exploitation minière au Mali, « l’introduction du contenu local permettra à l’issue des travaux d’avoir une plus grande visibilité sur les réalisations des sociétés minières en la matière. » Le thème retenu pour cette rencontre de deux jours entre les acteurs du secteur vise à avoir une visibilité sur les projets et les réalisations des sociétés minières en matière de contenu local. L’atelier est une initiative de Barrick Gold. La toute 1ère édition a eu lieu en 2019. Et au fil des ans, elle est acceptée et soutenue par des mines partenaires dont Fekola, Somisy. N’Golo Sanogo a remercié direction de la mine de Fekola et celle de Syama pour leur accompagnement financier tant appréciable dans l’organisation de cet atelier. Pour les participants, il a souhaité que cet atelier soit le lieu d’échanges fructueux sur ce thème qui reste d’actualité. Selon le patron de Barrick Gold Mali, les propositions ou autres recommandations constitueront des contributions significatives dans les débats sur la question. Dans son discours d’ouverture le représentant du ministère des Mines, de l’Energie et de l’Eau, Lassana Guindo, a souligné qu’il est « important que les sociétés minières intensifient les efforts dans les actions s’inscrivant dans le cadre de la Responsabilité sociétale des entreprises (RSE). » «Nous avons encore besoin de plus d’efforts sincères dans la promotion du contenu local par une meilleure implication des sociétés minières dans les initiatives portées par l’État malien», a souligné M. Guindo. Selon lui, au-delà de la promotion du contenu local, « un enjeu majeur du secteur est la responsabilité dans la gestion environnementale et sociale. » « Il est fondamental que chaque entreprise veille à l’application des meilleurs standards en termes d’impact environnemental et social », a-t-il fait savoir. Le représentant du ministre en charge des Mines a, par ailleurs, rappelé que le gouvernement de Transition « s’est engagé dans une nouvelle vision de développement dont un axe prioritaire est la mise en place des fondements pour l’accélération du développement économique du Mali dans le cadre d’une gouvernance rénovée. » « Cette gouvernance améliorée, a dit Lassana Guindo, concerne aussi bien le secteur public que le secteur privé. » Selon lui, la contribution des sociétés minières à la réalisation de cette vision est le respect strict de la règlementation en vigueur mais, aussi, une approche beaucoup plus responsable dans la mise en œuvre des activités. «Nous comptons donc sur l’engagement des sociétés minières, sur leur responsabilité, sur leur esprit d’entreprises citoyennes pour qu’elles puissent jouer valablement leur rôle dans cette nouvelle phase de développement du Mali», a confié Lassana Guindo. Il a réitéré la ferme volonté du gouvernement, à travers le département des Mines, de respecter les engagements envers les investisseurs, dans le cadre de la politique d’amélioration du climat des affaires, notamment dans le secteur minier. AG/MD (AMAP)
Le Premier ministre à Gao (Nord) : Coup de pouce au développement régional
Par Oumar DIAKITÉ Envoyé spécial Bamako, 17 fév (AMAP) Le Premier ministre malien, Choguel Kokalla Maïga, est attendu, ce vendredi, à Gao, dans le Nord du Mali, où il mènera, jusqu’au 20 février, plusieurs activités dont la reprise des travaux du barrage de Taoussa, le lancement de la route Gao-Bourem-Taoussa, de la route Gao-Sévaré, l’inauguration de la salle de spectacle de la ville. Le chef du gouvernement aura des échanges avec les autorités régionales et procédera à la remise de vivres et de matériels agricoles aux populations de Gao et des cercles d’Ansongo et de Bourem. Il annoncera, aussi, la reprise des travaux du barrage de Taoussa, des routes de Gao-Douentza, Gao-Bourem-Taoussa et la réhabilitation de la salle de spectacles de la ville de Gao. Dr Choguel Kokalla Maiga visitera également le site universitaire de Gao, situé à Berra à 7 km de la ville de Gao. Dès ce vendredi, Dr Choguel Kokalla Maïga et sa délégation prendront part à la grande prière à la mosquée Tombeau des Askia. Il procédera ensuite à la remise de vivres et matériels agricoles et échangera avec les communautés d’accueil du site de l’université de Gao, précisément à Béra, localité située à 7km de la ville. Le lendemain (samedi), le Premier ministre se rendra à Ansongo, où il remettra des vivres et du matériel agricole aux populations avant de visiter le camp des Forces armées maliennes (FAMa). De retour dans la Cité des Askia, il est prévu un repas de corps avec les FAMa et une séance de bénédictions dans le stade Kassé Kéita. Le dimanche, le Premier ministre procédera à Bourem à la remise de vivres et matériels agricoles et visitera le camp des FAMa. Dr Choguel Kokalla Maïga animera. aussi une conférence des cadres dans la salle du gouvernorat de Gao. ACCORD D’ALGER– Le programme prévoit aussi la reprise des travaux du barrage de Taoussa et de la route Gao-Bourem-Taoussa ainsi que celle de Gao-Sévaré. La réalisation de ces projets sociaux de base appuiera le développement économique régional. En effet, la dégradation de la route Sévaré-Gao a été surtout accélérée après les évènements politico-sécuritaires de mars 2012, qui ont impacté la poursuite des travaux d’entretien. Cette route qui constituait jadis le cordon ombilical entre plusieurs régions de notre pays, est aujourd’hui dans un état de dégradation avancé. Après plus de trente ans d’exploitation, il a été jugé nécessaire de la réhabiliter. La réhabilitation de la route Sévaré-Gao demeure une priorité des autorités, car inscrite dans les différents plans de développement et de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger. L’objectif global du projet est d’assurer le désenclavement intérieur et extérieur en augmentant le niveau de service de la route en vue de contribuer à la croissance économique du pays. L’aménagement de Taoussa est un projet d’envergure de développement rural intégré axé sur la gestion harmonieuse des ressources naturelles du bassin du fleuve du Niger au niveau de sa bouche. Il a été présenté aux acteurs signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger comme la contribution majeure du gouvernement au processus d’inclusion, de retour au vivre ensemble et au développement de nouvelles perspectives pour les régions du nord de notre pays. Ce barrage est fortement attendu par les populations qui y fondent beaucoup d’espoir pour l’amélioration de leur condition de vie. L’objectif consiste à contribuer à l’autosuffisance alimentaire des populations par la diversification et la valorisation des productions agricoles, pastorales et piscicoles. Il s’agit surtout de restaurer les écosystèmes par le maintien d’un débit minimal de 75 m3/s jusqu’à la frontière avec le Niger et de régulariser des crues du fleuve du Niger. Une autre activité majeure de cette visite du Premier ministre portera sur l’inauguration de la salle des spectacles de Gao. Cette infrastructure adéquate permettra à la population locale de s’épanouir sur les plans social, économique, culturel et écologique. OD/MD (AMAP)
Des drones de combat et de surveillance déployés à Gao, dans le Nord du Mali
Bamako, 15 fév (AMAP) Un nouveau lot de drones de type TB2 a été réceptionné, mardi, dans la Région de Gao (Nord) par l’Armée malienne qui renforce son vecteur aérien, a annoncé le ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le colonel Sadio Camara. Ces équipements de combat, pilotés par des soldats maliens sont destinés à faliciter le travail des Forces armées maliennes (FAMa) dans leur mission régalienne. Cette acquisition intervient deux mois après celle des premiers drones à Sévaré, près de Mopti (Centre). Dans une interview accordée à l’Office de Radiodiffusion télévision du Mali (ORTM), le colonel Sadio Camara a indiqué que « les autorités de la Transition ont décidé d’armer les Forces de défense et de sécurité. » Selon lui, les Maliens « l’ont compris et accepté de donner la priorité à l’Armée. » Il ajoute qu’il s’agit d’un processus continue. « Nous avons donné des drones à Sévaré et, aujourd’hu,i c’est Gao. Et dans un futur proche ce sera d’autres régions ou la capitale », a-t-il fait savoir. Il a ajouté : « Nous n’allons jamais oublier l’effort fourni par le peuple malien. Chaque fois que nous y pensons, cela nous motive davantage ». Le colonel Camara a confié avoir rencontré, au cours de la cérémonie de réception, « des hommes et des femmes très engagés qui ont le moral au beau fixe. » « Cela nous rassure. Nous sommes conscients de quelques difficultés au niveau de la Région de Gao dont nous avons pris bonne note », a indiqué le ministre de la Défense. SS/MD (AMAP)
La radio et les jeunes : internet, passage obligé
Par Fadi CISSÉ Bamako, 13 fév (AMAP) Oumar Ballo est un tailleur installé au quartier Samanko II, Commune du Mandé, dans la capitale malienne, Bamako. À fond sur sa machine à coudre, téléphone en main, le jeune homme déroule le fil d’actualités de sa page Facebook. Histoire d’avoir les dernières nouvelles du Mali et d’ailleurs. Ce jeune diplômé qui n’a pas trouvé de travail conforme à ses compétences, est séduit par l’instantanéité des infos sur cette plateforme : «Toutes les informations tombent à chaud sur les réseaux sociaux surtout sur Facebook, même les petites annonces de recrutement », s’émerveille-t-il. Pourquoi ne pas écouter la radio plutôt? «Je n’ai jamais aimé écouter la radio. En plus, je n’ai même pas ce temps-là», indique Ballo. Précisant son point de vue, il estime que la radio, «c’est pour les personnes du troisième âge » et, d’ailleurs, selon lui, les stations privées ne diffusent pas l’information en temps réel, préférant la musique toute la journée sur les ondes. «Rien que pour ces raisons, je n’aime pas la radio», conclut le trentenaire. Un ami qui lui tient compagnie, en ce mardi soir du mois de janvier, note que, par contre, dans son village, le seul moyen de s’informer est la radio, surtout lorsque sévissait le Covid-19. «Chez nous à Dala, dans la Région de Ségou (Centre), ce n’est pas tout le monde qui peut s’offrir l’internet ou la télé pour s’informer. En plus, la majorité de la population est analphabète, seule la radio nous fournit l’information en temps réel. Pour en profiter, il suffit juste d’acheter des piles et le tour est joué», dit-il en rigolant. Ces deux témoignages illustrent la divergence croissante entre villes et campagnes dans la manière de s’informer. La radio, médium pratique et bon marché, reste bien présente dans le paysage citadin mais elle perd du terrain auprès des jeunes qui constituent pourtant un de ses cœurs de cible. Il est vrai que la nouvelle génération a adopté d’autres modes de consommation de l’info liés à Internet et aux réseaux sociaux mais les radios sont, elles aussi, présentes sur internet. La désaffection qui les frappe dans la frange jeune est donc aussi imputable à d’autres facteurs, notamment, une offre inadaptée en matière de programmes. Visiblement, de nombreux auditeurs jeunes ne sont pas «accrochés» par la programmation erratique proposée par pas mal de stations. FIDÉLISER – L’enjeu est, pourtant, de taille pour toutes les radios de fidéliser les générations montantes en jouant sur la simplicité d’utilisation et la (presque) gratuité du média et, surtout, en traitant de sujets qui parlent d’elles et qui leur parlent. Par exemple, des émissions de débats et d’actualités à travers une grille de programmes stable. C’est ce que s’efforce de faire Radio Kledu, soutien son directeur général, Abdoulaye Handane Djiteye, qui assure que, depuis 30 ans aujourd’hui, son antenne diffuse un programme riche et varié. «Nous sommes la seule radio qui a une programmation spécifique connue avec de grandes émissions et différentes rubriques. On y trouve les débats politiques, le club de la presse, le reportage et la diffusion de tous les grands évènements sur le plan national et sur le sport. », énumère-t-il. « Pour accrocher plus d’auditeurs, notamment des jeunes, souligne-t-il, Kledu s’adresse à son public en seulement deux langues : le bamanankan qui est la langue la plus parlée dans notre pays et le français. » «Nous avons une programmation en direction des intellectuels, des couches populaires et surtout de la jeunesse. On a créé des émissions thématiques traitant de santé, de politique, d’économie, de questions juridiques. On s’efforce de coller à l’actualité, de susciter l’interactivité des jeunes et de donner la parole aux auditeurs», détaille celui qui est surnommé «koroboro bamanakan fola» («le Sonraï qui parle Bamanan) et qui possède un bel atout radiophonique : une voix forte et séduisante. Soucieux de ses contenus, Klédu l’est tout autant des «astuces» pour rallier un maximum de public. « Ainsi, indique Abdoulaye Handane Djiteye, la radio a investi les plateformes digitales des réseaux sociaux. Elle est présente sur Facebook et YouTube et possède une application Kledu, autant de canaux à travers lesquels l’auditeur retrouve, à sa guise, les émissions les plus écoutées de la radio. » PLATEFORMES DIGITALES – Confronté au même défi, le promoteur de Ouley FM, Lamine Sylla, table sur la création de rendez-vous attractifs. «On invite souvent des chefs de ‘’grin’’ de différents quartiers autour d’une table pour discuter d’éducation et de divers sujets qui peuvent les toucher. On diffuse de la musique de jeunes, surtout du rap, et l’antenne est libre pour eux afin qu’ils puissent s’exprimer. Toutes ces émissions sont diffusées à des heures bien spécifiées. Le programme est établi de tel sorte qu’on est à cheval pour faire plaisir à tout le monde», raconte le fondateur de la radio Ouley qui a vu le jour voilà juste deux ans. Face au même enjeu, chacun à sa recette qui est visiblement fonction de ses moyens. Acteur impliqué, Bandiougou Dante, le président de l’Union des radiodiffusions et télévisions libres du Mali (URTEL), et, aussi, de la Maison de la presse, a son analyse d’un problème qui concerne tous ses mandants. «Aujourd’hui, les jeunes sont plus intéressés par l’image. La radio classique doit donc aller à leur recherche sur les plateformes digitales. Elle a longtemps résisté aux évolutions mais, aujourd’hui, elle doit obligatoirement s’adapter pour ne pas disparaître », dit M. Danté. « Cette adaptation est particulièrement cruciale à Bamako, zone de forte concentration de radios », souligne Bandiougou Dante. En effet, si on dénombre au Mali près de 500 radios dont une trentaine à Bamako, la réalité radiophonique de la capitale est très éloignée des données officielles, selon le président de l’URTEL qui estime à «près d’une centaine», les radios opérant à «Bamako et alentours». Selon ses explications, de nombreuses stations ne respectant pas leur zone d’implantation, leur rayon de diffusion et même la fréquence qui leur est attribuée, les ondes bamakoises sont victimes d’un embouteillage permanent. Ces difficultés existentielles pourraient facilement faire oublier à nos radios
Bankass : L’ONG World Vision remet des équipements médicaux au CSCOM de Diallassagou
Bankass, 13 février (AMAP) L’ONG World Vision a procédé le lundi 06 février 2023 à la remise officielle des équipements médicaux au CSCOM de Diallassagou à travers le Centre de santé de référence (CSREF) de Bankass, a constaté l’AMAP. La cérémonie était placée sous la présidence du préfet de cercle, Aly Sidibé en présence du 1er vice-président du Conseil de cercle, Kaneb Tessougué, du 1er adjoint au maire, Daouda Togo, du médecin chef du CSREF de Bankass, Aly Tembely et du manager Zonal de l’ONG World Vision Adama Keïta. Les équipements dont le montant est estimé à plus d’1.600.000 francs CFA sont composés entre autres de tables d’accouchement, de kits de pansement, de tension mètres, de chariot médical, de kits d’épisiomie et de valves. Plusieurs interventions ont marqué la cérémonie. Il s’agit de celles du 1er adjoint au maire de Diallassagou, du 1er vice-président du Conseil de cercle et du médecin chef du CSREF de Bankass, , Le manager Zonal de l’ONG World Vision Adama Keïta qui a saisi l’occasion pour affirmer que son organisation contribue au bien-être de la population surtout les enfants, avant de déclarer que World Vision a fait plusieurs donations dans le cercle et dans plusieurs autres localités. Le préfet de cercle Aly Sidibé n’a pas manqué de dire que l’ONG World est un partenaire privilégié de l’État avant de déclarer qu’elle a toujours soutenu les communautés. Cette donation est une pratique quotidienne de World Vision. Le Chef de l’exécutif local a félicité et remercié World Vision pour ce geste qui va contribuer à la prise en charge des adolescentes mariées ou non de la commune de Diallassagou. Enfin la remise officielle des équipements médicaux par le manger Zonal au préfet de Bankass qui a son tour a remis les équipements au médecin chef du CSREF de Bankass. Abdoul Kader Guindo, AMAP Bankass
Comatex-SA : Bientôt la reprise, selon le ministre en charge de l’Industrie
Par Mamadou SY Ségou, 13 fév (AMAP) «Au plus tard, au mois d’avril, il faut que la Compagnie malienne des textiles (COMATEX-SA) commence à produire ses fibres et tissus», après trois années de fermeture, a déclaré le ministre de l’Industrie et du Commerce, Mahmoud Ould Mohamed lors d’une visite de travail qu’il a effectuée dans la Région de Ségou (Centre). Il a assuré que la reprise des activités de la COMATEX-SA, qui compte 1 300 travailleurs, permettra le maintien des emplois existants et même la création d’autres. Au cours de son séjour dans la capitale des Balanzans, le ministre Mahmoud Ould Mohamed a rencontré de nombreux interlocuteurs qu’il a informés des dispositions prises par le gouvernement et celles en cours pour la relance de cette unité industrielle. Ces mesures ont trait à l’élaboration d’un contrat de performance, à la relecture du statut de l’entreprise, à la désignation d’un syndic par le Tribunal de commerce, au paiement d’arriérés de salaire et à la mise en place d’un comité de suivi. Le ministre Mahmoud Ould Mohamed a, par exemple, fait savoir qu’après le procès devant le Tribunal de commerce, l’État détient désormais 100% des actions de l’entreprise, c’est-à-dire qu’elle redevient une société étatique. Première usine textile du Mali inaugurée en 1968, la COMATEX était une entreprise d’État, avant d’être transformée en entreprise privée avec une participation majoritaire chinoise. Sa relance et celle de l’Usine malienne de produits pharmaceutiques (UMPP) «sont des programmes spéciaux du président de la Transition, le colonel Assimi Goïta qui y tient fortement. La COMATEX participe à la valorisation de la production nationale de coton fibre dans le cadre de la mise en œuvre de la politique de développement industriel par la création de valeur ajoutée et des emplois», souligne le communiqué du Conseil des ministres du mercredi 23 novembre 2022. Lors de ce Conseil des ministres, le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, a informé le Conseil du plan de relance de la COMATEX qui est confrontée actuellement à des difficultés de divers ordres. Pour l’aider à sortir de cette mauvaise passe, le gouvernement a peaufiné un plan de relance qui nécessite un apport financier de l’État d’environ 6 milliards de Fcfa. Le Mali et son partenaire chinois ont signé, le 21 novembre 2022, un protocole d’accord pour l’installation de deux unités de filature de coton, soit trois jours avant l’adoption de ce plan de relance en Conseil des ministres. Ces unités seront implantées à Bamako et à Koutiala. La réalisation de ce projet, confiée à la société chinoise «Qingdao», nécessite un investissement de 300 millions de dollars, soit environ 180 milliards de Fcfa. Elle permettra la création de 5 000 emplois directs et 50 000 autres indirects. Dénommée Société malienne de filature (SOMAFIL), son capital est détenu à 85% par l’État du Mali à travers la Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT) et à 15% par le partenaire chinois. L’unité de Koutiala aura une capacité de 20.000 tonnes de coton fibre par an à transformer en filet. Celle de Bamako va, annuellement, transformer environ 25.000 tonnes de coton fibre. L’objectif étant d’amener le taux de transformation du coton de 2% aujourd’hui à près de 10% et la valorisation du «Made in Mali». Au sortir de la campagne cotonnière 2021-2022, le Mali a enregistré une production record de 795.000 tonnes de coton. «La suite était de transformer ce coton ici chez nous et de capter les 30% de la valeur ajoutée qui nous échappait», déclarait le ministre en charge des Finances, lors d’une interview sur les antennes de la télévision nationale. Dans ce processus, le Centre de recherche et de formation pour l’industrie textile (CERFITEX) est «un outil indispensable et constitue le bras technique du ministre de l’Industrie et du Commerce pour la réalisation effective, le suivi de ces projets et la mise à disposition de ressources humaines qualifiées». Cette structure d’excellence deviendra bientôt Centre de recherche et de formation pour les industries légères et textiles (CERFILTEX), destiné à former davantage de ressources humaines qualifiées pour adosser à la production du coton des unités de transformation dynamiques afin d’exploiter toutes les opportunités de croissance. Les textes nécessaires à cet effet ont été adoptés lors du Conseil des ministres du 28 décembre 2022. C’est en septembre dernier que le président de la Transition, dans son discours à la nation, avait annoncé la reprise en main de beaucoup de sociétés. La relance de la COMATEX s’inscrit dans ce cadre. Cette Compagnie a cessé de produire du fait de difficultés de trésorerie et d’approvisionnement en matières premières. Les équipements de production aussi sont obsolètes. MS/MD (AMAP)
Mali : Plusieurs terroristes neutralisés dans différentes zones (Etat-major général des Armées)
Bamako, 12 fév (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa) ont neutralisé plus de 80 terroristes et interpelé plus de 35 suspects, à l’issue de onze opérations aéroportées et seize missions de reconnaissance offensive dans différentes zones, a annoncé, vendredi, l’état-major général des Armées. Selon cette source militaire, le bilan cumulé de ces actions est de 10 sanctuaires terroristes détruits notamment dans les secteurs de Douentza, Boni, Bandiagara, Sofara et Bapho (Centre). « 82 terroristes ont été neutralisés dans les différentes zones ; 35 suspects interpelés dans les secteurs de Bapho, Sofara et Bandiagara. » Et d’annoncer la récupération de 48 armes de guerre, 20 fusils de chasse, des chargeurs, une importante quantité de munitions, des matériels de fabrication d’ Engins Explosifs Improvisés (EEI), des moyens de communication, divers matériels y compris des uniformes militaires. « 15 motos détruites ; 08 (EEI) neutralisés ; 05 véhicules détruits. » La seule opération de Korientzé (Centre), du 06 au 07 février 2023, aurait permis de neutraliser 37 terroristes, 33 armes de guerre, 02 bidons d’EEI, beaucoup de munitions et de gilets pare-balles ont été récupérés. Des radios Motorola, des chargeurs également. Les opérations aéroportées ont été menées sur les localités du Centre à Kamiti (Bapho), Sangolola, (Niono) et dans les secteurs de Oro-Oro (Bandiagara), Sébéré (Koro), Tagatéléman (Sofara), Sagala, Diabali (Niono), Ouéta (Bapho), Ngorodia et Koriéntzé (Konna), toujours dans le Centre du Mali. Les missions de reconnaissances offensives ont été faites dans les secteurs de Sofara, Bandiagara, Konna, Douentza, Boni, Bapho, Niono (Centre), Ansongo, Ménaka (Nord). Neuf frappes aériennes avec MI24, L39 et Super Tucano, six frappes de drone dans les secteurs de Boni, Mondoro (Centre) et la frontière Mali-Burkina Faso, trois frappes d’artillerie et d’obus dans les secteurs de Sofara et Bandiagara, (Centre) ont été menées. Par ailleurs, « une opération terrestre de grande envergure est en cours depuis le 09 février 2023 dans le Centre (pour)un bilan provisoire de 04 ennemis neutralisés en plus des armes et plusieurs motos récupérées et un véhicule de marque Jeep détruit par des frappes aériennes. SS/MD (AMAP)
Un peu plus de 4 000 000 de Fcfa pour faire le pèlerinage 2023 (Maison du Hadj)
Bamako, 12 fév (AMAP) Le coût du hadj, tout frais compris, aux lieux Saints de l’Islam, pour le pèlerinage 2023, est fixé à 4 166 425 Fcfa pour la filière gouvernementale et celle privée à 4 675 000, a annoncé, jeudi, le directeur général de la Maison du Hadj, Dr Abdoul Fath Cissé. Dans un communiqué publié, le même jour, indiquant les frais du pèlerinage 2023 et le quota de pèlerins accordé par le royaume d’Arabie saoudite au Mali, M. Cissé annonce que « le quota accordé au Mali est de 13 323 ». Et que les formalités et la formation continue des pèlerins se font au guichet unique de la Maison du Hadj. La même source rappelle que les mesures barrières relatives au corona virus sont levées et le test PCR n’est plus exigé. « Les vaccinations usuelles sont, néanmoins, maintenues. La limitation d’âge est annulée », ajoute le texte. Il est demandé « aux candidats pèlerins ayant un acompte de bien vouloir régulariser leurs inscriptions dans les meilleurs délais en payant la différence. » Le directeur général de la Maison du Hadj exhorte la communauté musulmane à effectuer les formalités « avec célérité pour permettre de leur assurer une formation de très bonne qualité aux rites du hadj. » SS/MD (AMAP)

