Décès de Victor Sy : Tiébilé Dramé salue la mémoire du «grand combattant»

Bamako, 23 mar (AMAP) L’ancien ministre, Tiébilé Dramé, dit avoir ressenti un immense choc proportionnel à la qualité et à l’ancienneté de ses relations avec Victor, en apprenant le décès, lundi dernier, de son compagnon de lutte pour la démocratie. Pour le président du Parti pour la renaissance nationale (PARENA), Victor Sy fut un grand homme qui a consacré toute sa vie à lutter d’abord pour l’indépendance et la souveraineté nationale du Mali. Ensuite, quand il y a eu le coup d’Etat de 1968, qui a renversé le régime du président Modibo Keïta, « le défenseur des causes nobles n’a cessé de se battre pour restaurer la démocratie et la liberté, a rappelé le leader politique. «Victor Sy est resté foncièrement un militant de l’Union soudanaise-Rassemblement démocratique africain (US-RDA)», témoigne Tiébilé Dramé, soutenant que ce «Modibiste» s’était fortement opposé au coup de force de 1968. D’où ses multiples arrestations ; la torture, les traitements inhumains et dégradants infligés à lui. «Il a su faire preuve, tout au long de sa vie, d’un extraordinaire don de soi, d’une capacité de résistance et de sacrifice pour défendre sa conviction», relève celui qui a, aussi, combattu le régime de Moussa Traoré. Selon son témoignage, cette conviction était basée sur la démocratie, la liberté et le bien-être du peuple malien. «Victor Sy a payé un très lourd tribut pour son engagement… C’est un homme qui n’a jamais accepté de courber l’échine. Il a connu les pires prisons du Mali, telles le bagne de Taoudénit de sinistre réputation. Il a fait, auparavant ,le Camp para, Kidal et le poste militaire de Boureïssa», témoigne Tiébilé Dramé. Le décès de celui que la presse qualifie de «Combattant suprême », a ému plus d’un. L’illustre homme sera accompagné ce jeudi par ses proches, camarades de lutte, collègues et amis à sa dernière demeure après la messe de requiem à la Cathédrale de Bamako. Né en 1936 à Tombouctou, Victor Borion Sy, muni de son baccalauréat scientifique en 1956, poursuivit ses études supérieures de sciences physiques et de chimie au Sénégal puis en France. Combattant politique, il enseigna au lycée de Badalabougou, à l’Ecole nationale d’ingénieurs (ENI), à l’Ecole militaire inter armes (EMIA) et à l’Ecole secondaire de la santé. Pour mieux connaître le parcours de l’illustre disparu, nous avons approché d’un de ses compagnons de lutte, l’ancien ministre Tiébilé Dramé. En effet après la mort du leader estudiantin Abdoul Karim Camara dit Cabral, le 17 mars 1980 au Camp para de Djicoroni, Tiébilé Dramé et Victor Sy, qui étaient, aussi, en détention, furent transférés le lendemain à Kidal puis à Boureïssa. Libérés en avril 1980, les deux hommes seront arrêtés ,de nouveau, en juillet de la même année pour «opposition à autorité légitime». Les infortunés seront condamnés à trois mois de prison et rejoindront dans les geôles Dioncounda Traoré, ancien président de la Transition du Mali. EXIL – Après sa détention à Ménaka, la résidence surveillée à N’Tilit, Victor Sy, s’est exilé au Niger où il a été accueilli par son professeur, Abdou Moumini Djioffo. « Il s’est exilé parce qu’il était nommé chef d’arrondissement de Razelma, la limite la plus avancée dans le désert du Lac Faguibine, situé dans le Cercle de Goundam (Nord). Il a dit qu’il était formé pour enseigner et non pour faire l’administrateur. Il a été arrêté à Bamako et mis dans un avion pour Gao (Nord) où il est arrivé menottes aux poings pour rejoindre son poste de chef d’arrondissement de Razelma», se souvient l’ancien chef de la diplomatie malienne. Le président du PARENA précise que du Niger, Victor Sy s’est rendu au Sénégal, grâce à son professeur. La gorge nouée par l’émotion, il déplore le fait que son compagnon d’infortune a passé 10 longues années en exil à Dakar. « Victor Sy n’est venu au Mali qu’après le succès de la révolution démocratique de mars 1991. Il a été désigné vice-président de la Conférence nationale souveraine», se souvient Tiébilé Dramé. « Pour Victor Sy, sa personne ne comptait pas, c’était le Mali. Il voulait que notre pays soit sur les rails, qu’il assure à ses fils les meilleures conditions de santé et d’éducation», témoigne le compagnon de lutte du « grand combattant ». NK/MD (AMAP)

Mali-Côte d’Ivoire : La valeur des échanges commerciaux s’élève à plus de 900 milliards de FCFA en 2022

Bamako, 23 mar (AMAP) Les échanges commerciaux entre la Côte d’Ivoire et le Mali, en 2022, se sont élevés à 913,4 milliards de Fcfa avec une hausse de 45% par rapport à 2021, qui sont de 493,8 milliards de Fcfa, a révélé, mecredi, le chef de la délégation ivoirienne, Abdoulaye Kouyaté, lors de l’ouverture, à Bamako, des travaux des experts, prélude à la tenue de la 4è session de la grande commission mixte de coopération. Selon le chef de la délégation ivoirienne, ce bond qualitatif sans précédent fait du Mali, à ce jour, «le premier client mondial de la Côte d’Ivoire avec 909 milliards de Fcfa de marchandises vendues en 2022». Mais également l’un des plus gros fournisseurs de la Côte d’Ivoire au niveau mondial. Abdoulaye Kouyaté a, par ailleurs, encouragé les deux parties « à aller encore plus loin en mettant en œuvre, de façon effective, les mécanismes garantissant la libre circulation des personnes et des biens ainsi que le droit d’établissement. » « Il s’agit, a-t-il expliqué, d’éliminer toute entrave à l’implantation des activités dans les milieux d’affaires nationaux entre les deux pays et de faciliter l’accès mutuel à leur marché respectif. » «Il nous faudra. également envisager de nouveaux axes stratégiques en vue de renforcer notre coopération et insuffler une nouvelle dynamique aux relations entre nos deux pays», a exhorté M. Kouyaté. Cela est d’autant plus important que «dorénavant, cette relation se veut forte et durable pour faire face aux nombreux défis de l’heure que sont l’insécurité à nos frontières, la lutte contre la pauvreté, l’autosuffisance alimentaire…», a-t-il ajouté. Pour sa part, le secrétaire général du département malien en charge des Affaires étrangères, Seydou Coulibaly, a insisté sur la nécessité pour les deux États et pour le bien-être de leurs populations « de promouvoir davantage la coopération en matière de consultations politiques et diplomatiques, d’administration, de défense, de sécurité, d’échanges économiques et commerciaux. » S’y ajoutent la promotion des investissements, les transports et les infrastructures, l’artisanat et le tourisme… Pour M. Coulibaly, la conjoncture difficile liée à la crise économique et sécuritaire doit «nous inciter à davantage de concertations et de conjugaison de nos efforts afin de relever ensemble les défis qui nous assaillent». Il a, ensuite, réaffirmé la volonté politique et la disponibilité des autorités maliennes de faire de la coopération avec la Côte d’Ivoire « une priorité, un partenariat gagnant-gagnant et un modèle de réussite. » Seydou Coulibaly a espéré que des travaux sortiront de pertinentes recommandations pour consolider les acquis et dégager de nouvelles perspectives au profit de la paix, de la sécurité et pour le développement économique, social et culturel de nos deux pays. La rencontre des experts prend fin ce jeudi. Cette rencontre des experts des deux a pour objectifs d’évaluer les conclusions et recommandations de la session précédente, qui s’est tenue en 2004, mesurer les progrès réalisés et les obstacles rencontrés et envisager ensemble de nouvelles perspectives. Elle intervient après 19 ans d’hibernation marquée par de «récents malentendus» relatifs à l’affaire des 49 militaires ivoiriens, la coopération entre le Mali et la Côte d’Ivoire. Cette réunion s’inscrit dans une dynamique de raffermissement et de diversification des relations de coopération qui lient les deux pays. Elle doit permettre aux deux parties de réaffirmer leur engagement et leur volonté de renforcer davantage les relations de coopération bilatérale en leur insufflant une nouvelle dynamique dans l’intérêt réciproque des deux pays. Remerciant les autorités maliennes pour l’accueil «chaleureux» qui a été réservé à sa délégation, Abdoulaye Kouyaté a espéré que « cette rencontre soit l’occasion de tourner définitivement la page de longues pauses dans une relation qui dispose pourtant de tous les leviers pour figurer au nombre des plus dynamiques dans l’histoire de la coopération Sud-Sud sur notre continent. » La grande commission mixte de coopération Mali-Côte d’Ivoire a été créée en 1977 à Abidjan. Elle devrait se réunir tous les deux ans, alternativement entre les deux pays, afin de faire le point de la coopération bilatérale. BD/MD (AMAP)

Rencontre internationale à Bamako : Quelles stratégies pour une paix durable au Sahel ?

Bamako, 22 mar (AMAP) Les stratégies pour une paix durable sont au cœur d’un séminaire international organisé, à Bamako, au Mali, par l’École de maintien de la paix Alioune Blondin Beye (EMP-AB) dont l’objectif est d’approfondir les réflexions sur les mécanismes du dialogue interculturel et interreligieux afin d’actionner les leviers à mettre à contribution dans les stratégies et pistes de solution pour une paix durable au Sahel. Le continent africain a toujours été une terre de rencontres, de brassage et d’interpénétration où diverses communautés ethnolinguistiques et religieuses ont vécu dans une symbiose parfaite, partageant un héritage commun. Paradoxalement, depuis des décennies, les pays du Sahel (Burkina Faso, Mali, Niger, Tchad etc.) sont le théâtre d’une crise sans précédent, marquée par des évènements tragiques et funestes qui ont répandent la terreur et sème la psychose. Malgré les efforts des gouvernements respectifs appuyés par la communauté internationale, des conflits intra et intercommunautaires persistent et continuent d’endeuiller les populations, mettant en mal le vivre ensemble dans la région. C’est en réponse à cette situation que l’EMP-ABB organise, depuis mardi, dans ses locaux, un séminaire international de haut niveau, de trois jours, sur le thème : « dialogue interculturel et interreligieux : quelles stratégies pour une paix durable au Sahel ?» Pour le directeur de l’EMP, le colonel Souleymane Sangaré, nos cultures et nos cultes portent les ressorts de la paix. «Ils portent le ferment de l’amour du prochain, les voix de la tolérance et du pardon», a déclaré le colonel Sangaré. Cela est d’autant plus vrai que pendant des siècles et chaque fois que cela est nécessaire, « nous avons su trouver les équilibres pour vivre les uns à côté des autres, en étant riches de nos différences et de notre diversité », a-t-il rappelé. Avant d’inviter les participants à interroger la façon dont ces vertus peuvent être employées pour retrouver la paix dans le Sahel pour nos communautés et nos pays. D’après le directeur de l’EMP, il urge, « en ces moments de crises profondes dans nos différents pays, de recourir aux mécanismes endogènes de pacification. Mais, aussi, aux valeurs qui nous sont chères pour faire face aux nouvelles formes de menace à notre survie. » De son côté, le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Andogoly Guindo, a souligné que nos ancêtres ont mieux réussi le brassage ethnique et le dialogue interculturel qui nous permet, aujourd’hui, de respirer un air sociétal sain. Pour lui, le dialogue interculturel est une arme séculaire de prévention et de résolution des conflits dans notre pays. « Il est, aussi, source d’initiatives pour réconcilier les cœurs, consolider la cohésion sociale, la solidarité et la paix, gage d’un développement harmonieux et durable », a indiqué M. Guindo. Pour sa part, le ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, chargé de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale, le colonel-major, Ismaël Wagué, qui a présidé, il a dit que le but du dialogue interculturel et interreligieux est de détruire les préjugés qui peuvent exister. Il s’agit également d’apprendre à mieux connaitre les personnes ayant des convictions différentes des nôtres pour créer du lien social. « L’objectif final étant de permettre à des personnes de convictions différentes de vivre ensemble dans une même société. Cette démarche est en réalité le complément social indispensable à la laïcité», a estimé le ministre Wagué. Pour lui, toutes les religions et cultures ont un rôle important à jouer pour maintenir la paix et la réconciliation. Plusieurs membres du corps diplomatique étaient présents à l’ouverture des travaux. BD/MD (AMAP)    

Médecins Sans Frontières (MSF) se réjouit de son bilan 2022

Bamako, 22 mar (AMAP) « Médecins Sans Frontières (MSF) a un bilan globalement satisfaisant » au Mali, a déclaré, mardi, à Bamako, le coordinateur médical de MSF au Mali, Dr Jean-Gilbert Ndong. « Nous avons pu atteindre nos objectifs en termes d’accès aux soins de santé pour les populations vulnérable, prendre en charge des enfants et adultes atteints de paludisme », a dit le Dr Ndong, lors d’un Café de presse, une première, organisé par MSF, en collaboration avec le ministère malien de la Santé et du Développement social Lors de cette rencontre avec les médias dont l’objectif était la « présentation du bilan annuel 2022 de Médecins Sans Frontières au Mali », le coordinateur médical de MSF au Mali, a ajouté que dans le cadre de la santé de la reproduction, l’organisation médicale et humanitaire « a pu offrir aux femmes enceintes d’accoucher dans des conditions sécurisées, faciliter la prise en charge des enfants à travers les services de néonatologie et pédiatrie » dans les différents projets de Kidal, Tombouctou, Gao, Ansongo, Niafunké (Nord), Douentza, Mopti, Koro, Niono, Ténenkou (Centre), Bamako et Koutiala (Sud). Pour sa part, le chef de mission adjoint de MSF, Dr Innocent Kunywana, a dit que, malgré les résultats obtenus, l’organisation a fait face à différents défis en 2022. D’abord, il y a l’accès difficile aux populations, voire impossible dans certaines zones dont Mondoro, Ténenkou et Koro (Centre), Ansongo, Niafunké (Nord) « en raison de l’insécurité. » Ce qui a malheureusement entraîné la suspension ou l’arrêt des activités (cliniques mobiles, approvisionnement en intrants de service de santé, ONE SHOT). Ensuite, les pannes répétitives, voire l’arrêt de la seule radiothérapie du pays entrainant une augmentation du nombre de séances de chimiothérapies pour les patientes en traitement de cancer, l’approvisionnement difficile à cause de l’embargo en janvier 2022, le durcissement des mesures administratives et douanières provoquant des ruptures de stocks d’intrants sur les projets. Vu l’accès difficile par la route Bamako-Gao, MSF utilise le transport aérien, très couteux pour l’envoie de cargo. Enfin, « MSF est victime de fausses informations sur internet qui a pour conséquence une sous-information de la population néfaste pour l’accès des populations aux soins. » « Les infrastructures et personnels soignants sont pris pour cible entrainant la fermeture de plusieurs centres de santé. Le coût de ces opérations est de 14 milliards de Fcfa », a indiqué Dr Innocent Kunywana. Pour 2023, MSF prévoit de renforcer sa présence sur le terrain afin que l’accès aux soins de santé soit une réalité pour les populations. Le chef de mission adjoint de MSF, Pr Didier Tshialala, explique : « Il s’agit de consolider l’accès aux soins de santé pour les populations isolées et améliorer la qualité des soins offerts en milieu isolé, poursuivre la mise en œuvre de projets innovant dont E-care, assurer la formation technique continu des staffs MSF-Ministère de la santé et du développement social en dépistage du cancer, premiers soins en santé mentale et en psychiatrie … ». De plus, MSF prévoit de financer la construction d’un nouveau Centre de santé communautaire (CSCOM) avec bloc opératoire pour la chirurgie orthopédique et abdominale à 600 millions Fcfa. « Ceci est vital dans une zone où l’on utilise des armes à feu et blanches. Certaines personnes blessées mortellement ou d’autres, viennent avec leurs viscères dans les mains qu’il faut immédiatement prendre en charge, car le référencement vers d’autres centres est risqué, vu l’insécurité ». Dr Ben Moulaye Haidara, représentant la ministre de la santé et du Développement social s’est félicité des interventions de MSF, malgré les risques sécuritaires. Il a loué les travaux réalisés et assuré de la disponibilité du département à l’accompagner. Médecins Sans Frontières est une organisation médicale et humanitaire internationale qui apporte une assistance médico-humanitaire à des populations dont la vie ou la santé est menacée principalement en cas de conflits armés, mais aussi d’épidémie, de pandémie, de catastrophes naturelles ou encore d’exclusion des soins. Présent au Mali depuis 1985, MSF a intensifié ses interventions avec l’éclatement de la crise sécuritaire de 2012 dans les Régions du Centre et du Nord. OS/MD (AMAP)

Énergie : Une première centrale électrique à gaz à Diatoula, près de Bamako

Bamako, 21 mar (AMAP) Genesis Energy, une société londonienne de production d’électricité, en collaboration avec l’usine Malian Cashew Corporation Sarl (MACC), a installé à Diatoula (près de Sénou) la première centrale de production d’électricité via le gaz. D’une puissance de production de 80 MW, la centrale fournira à l’usine une énergie moins chère que celle produite par les générateurs au diesel et plus fiable que les panneaux photovoltaïques car plus constante. Cette énergie est, également, beaucoup moins polluante. La cérémonie d’inauguration de cette centrale à gaz a eu le 9 mars dernier, à Diatoula, à l’usine Malian Cashew Corporation Sarl (MACC). Elle était présidée par le directeur général de l’Agence pour la promotion des exportations du Mali (Apex-Mali), Massoudou Cissé, en présence du représentant du directeur général de Genesie Energy, Akinwole Omboriowo, du représentant de Malian Cashew Corporation Sarl, Firoz Kapadia et beaucoup d’autres invités. Selon le directeur régional de Genesis Energy, Henry Dubier, ce projet est une preuve de l’engagement de sa compagnie «à décarboniser l’Afrique en général et le Mali en particulier». Et d’ajouter que l’électricité étant au cœur du développement, les pays doivent être en mesure d’en produire efficacement. «Par cette réalisation qui allie l’expertise de Malian Cashew, l’industrie et l’agriculture du Mali, le savoir-faire panafricain de Genesis, la technologie américaine des turbines Capstone, le gaz importé de la sous-région, nous avons le parfait exemple que la meilleure façon de progresser, c’est de travailler ensemble», a commenté Henry Dubier. Il a ajouté que c’est une meilleure manière de réitérer leur vision qui est d’éclairer l’Afrique, de développer des solutions énergétiques plus pratiques et en phase avec les besoins de notre continent. Le représentant de Malian Cashew Corporation Sarl a soutenu que grâce à la nouvelle centrale électrique, cette usine est économe en énergie, rentable, brûle du gaz moins néfaste sur l’environnement contrairement au diesel. Cette centrale à gaz règle aussi les besoins énergétiques de l’usine. Et Firoz Kapadia de préciser : «Ces micro-turbines sont très efficaces contrairement aux moteurs diesel et peuvent également utiliser la chaleur générée pour produire plus d’électricités». «Grâce à cette technologie, nous sommes en mesure de réduire notre facture énergétique et, plus important encore, nous avons le confort nécessaire que notre usine ne subira aucune panne pendant la haute saison. Notre engagement envers le Mali et l’Afrique de l’Ouest nous a amenés à mettre en place une usine de transformation de noix de cajou de 15 tonnes par jour ici au Mali», a-t-il indiqué. Malian Cashew Corporation Sarl a, aussi, mis en place une usine de traitement de la gomme arabique au Mali et agrandi cette usine pour traiter l’huile de sésame et l’huile d’arachide. L’entreprise emploie actuellement plus de 350 personnes. Au cours des cinq prochaines années, la société prévoit des plans ambitieux pour soutenir la croissance de cette usine et soutenir le gouvernement du Mali dans sa tentative de moderniser ses infrastructures et de créer beaucoup plus d’emplois. Le directeur général de l’Apex-Mali, Massoudou Cissé, a renouvelé l’engagement du Mali à accompagner les entreprises dans le cadre du développement. Selon M. Cissé, le gouvernement est résolument engagé dans un processus de transition énergétique depuis quelques temps « afin de soutenir l’énergie au bénéfice des citoyens. » OD/MD (AMAP)

La CMDT Holding préconise les semis précoces contre les jassides à Koutiala (Sud) et Kita (Ouest)

Envoyée Spéciale Fadi CISSÉ Kita, 21 mar (AMAP) Une mission de la compagnie malienne pour le développement du textile (Holding-CMDT) a sillonné, du 16 au 18 mars, les zones de Koutiala (Sud) et Kita (Ouest) pour donner des conseils aux producteurs de coton afin de leur permettre de réussir la prochaine campagne agricole. Après l’étape de Kadiolo, le directeur des producteurs agricoles de la CMDT, Moro Diakité, s’est rendu dans les Régions de Koutiala et de Kita où il s’agissait d’informer les producteurs de coton sur l’utilité du flonicamide dans la lutte contre les jassides. Il s’agissait, également, pour M. Diakité et la forte délégation qui l’accompagnait, d’informer ces producteurs sur les dispositions prises par la CMDT pour résoudre définitivement la problématique des intrants agricoles avant la campagne prochaine. «Au Mali, nous avons la solution aux jassides et tout le monde peut faire son plan de campagne à hauteur de souhait. La problématique des jassides est derrière nous », a dit le directeur des productions agricoles. Selon lui, «iIl s’agit juste d’approvisionner correctement les producteurs pour que le produit soit disponible à tous les niveaux et c’est le cheval de bataille de la direction de la CMDT » À en croire Moro Diakité, la compagnie a anticipé sur la gestion de la problématique des engrais cette année. Sur une commande de 120.000 tonnes de complexe coton correspondant à 800.000 ha, le Mali est à plus de 50% de réception et environ 50% des engrais sont déjà livrés pour que chaque producteur puisse avoir son engrais avant le 30 mai. Concernant la problématique des jassides, le chef de mission a prodigué des conseils aux coton-culteurs. Il a recommandé le semis précoce, qui «constitue une solution aux jassides». « Les producteurs doivent respecter l’itinéraire technique qui rend le coton vigoureux contre les jassides », a-t-il conseillé. À Koutiala, l’administrateur général de la filiale Nord-Est, Ibrahima Sissoko, a dit qu’aujourd’hui, après le bilan de la campagne écoulée, cette filiale s’est engagée à relancer la culture du coton pour encore réussir la grande production cotonnière. Pour y arriver, la filiale fait en sorte que les intrants soient en place dès maintenant. «Par exemple, nous sommes à plus de 55% de réception du complexe coton et céréale contre à peu près 0% l’année dernière. Pour l’urée, nous sommes à plus de 70% de réception, ce qui rassure les producteurs», a détaillé M. Sissoko. La délégation s’est rendue dans les villages de Deresso et de Niéssoumana, pour s’assurer que les fournisseurs ont effectivement déjà commencé à livrer les intrants aux producteurs. La mission a aussi sensibilisé les paysans sur le flonicamide. À Deresso, Kadiomo Coulibaly, délégué à la production de ce village, a assuré que le magasin est fin prêt pour la campagne à venir. Selon lui, les quantités demandées (300 sacs en complexe coton et 200 sacs de complexe céréale) sont sur place. Il ne manque que les 250 sacs d’urée. «L’essentiel est fait. Et des dispositions sont déjà en cours pour faciliter l’acquisition du flonicamide afin de vaincre les jassides», s’est-t-il réjoui. À Niessoumana, les producteurs se sont, également, réjouis de la solution trouvée pour neutraliser les jassides. Ils affirment avoir réceptionné tous les engrais pour la campagne et attendent avec impatience les premières pluies pour commencer leurs activités, tout en respectant les consignes qui leur ont été données par la Holding CMDT. Après l’étape de Koutiala, la délégation a mis le cap sur le village de Founia Doumba dans la Région de Kita (Ouest). Là, également, plusieurs périmètres maraîchers ont été abandonnés à cause des jassides. Les producteurs de cette zone, qui pensaient que les jassides étaient un mal incurable, ont salué la mise à disposition du flonicamide. Ils ont souhaité que le produit leur soit vendu à un prix abordable. Auparavant, les visiteurs s’étaient rendus dans le périmètre maraîcher de Seyba Cissé qui a vu son jardin se régénérer grâce au flonicamide. Il a invité tous les producteurs de coton et exploitants de périmètres maraîchers à utiliser ce produit très efficace contre les jassides. FC/MD (AMAP)  

Kayes : Le trafic routier perturbé

Kayes, 21 mar (AMAP) Le transport a été perturbé, lundi, sur les principaux axes routiers de la Région de Kayes, dans l’Ouest du Mali, vers la frontière sénégalaise, a constaté l’AMAP sur place. Le mouvement de protestation, «Je suis les routes de Kayes», a initié ce blocus de 24 heures. Il réclame la rénovation et la reconstruction des axes routiers (Kayes-Diéma-Bamako, Kayes-Sadiola-Kéniéba, Kayes-Aourou-Kiffa, Kéniéba-Kita-Bamako). Lundi matin, seuls les taxis, les voitures de service et les particuliers, les engins à deux ou les tricycles circulaient dans la ville de Kayes. Beaucoup de gros porteurs étaient garés dans les parkings de stations. La route de Sadiola avait été, aussi, bloquée depuis minuit. Le rassemblement, qui était prévu à la Tribune de l’indépendance, a été annulé vers 23 heures par les responsables du mouvement. Un dispositif de sécurité avait été mis en place pour contenir tout débordement. BMS/MD (AMAP)

Grande commission mixte de coopération Mali-Côte d’Ivoire : Les experts débutent ce mercredi

Bamako, 21 mar (AMAP) La réunion des experts de la 4è session de la Grande commission mixte de coopération Mali-Côte d’Ivoire se tiendra du 22 au 24 mars 2023, annonce l’ambassade de Côte d’Ivoire au Mali, dans une correspondance, en date du 16 mars dernier, adressée au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale. L’objectif étant de préparer la réunion ministérielle dont la date sera fixée de commun accord par les deux parties, ces échanges entre techniciens maliens et ivoiriens seront mis à profit pour faire le point de la coopération bilatérale en vue de sa redynamisation. Les domaines de coopération prioritaires retenus pour la réunion des experts sont : sécurité et défense, mines et énergie, commerce, transport, équipements et entretien routier, justice, ressources animales et halieutiques, et santé. Le Mali et la Côte d’Ivoire entretiennent des relations multiformes car unis par l’histoire et la géographie. Les deux pays appartiennent aux mêmes ensembles sous-régionaux et régionaux tels que l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), l’Union africaine (UA), les Nations unies, etc. Ils ont signé, le 17 février 1977 à Abidjan, un accord portant création d’une Grande commission mixte de coopération, qui devrait se réunir tous les deux ans. alternativement entre les deux pays. Ce, afin de faire le point de la coopération bilatérale. Malheureusement, relève un document du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale (MAECI), publié le 16 mars courant, faisant le point de la coopération Mali-Côte d’Ivoire, « ce cadre de concertation ne fonctionne pas à souhait. » De 1978, date de la tenue de la première session à nos jours, seules trois réunions de la Grande commission mixte de coopération ont pu se tenir avec un écart de plus de 20 ans entre la première et la deuxième session (tenue en 1999). «Toutes les sessions ont également eu lieu à Bamako», précise la note du ministère, soulignant que malgré cet état de fait, les départements techniques des deux pays ont poursuivi les concertations bilatérales et tenaient régulièrement des réunions techniques et des visites de travail de part et d’autre. Selon la même source, plusieurs initiatives sont prises en vue de la redynamisation de la coopération transfrontalière dans le cadre de l’initiative Sikasso-Korhogo-Bobo Dioulasso (SKBO). Le document rappelle que la ville de Sikasso avait abrité, les 15, 16 et 17 janvier 2012. une rencontre tripartite Mali-Burkina Faso-Côte d’Ivoire, à l’issue de laquelle une feuille de route a été élaborée et un Protocole d’accord conclu. Le département des Affaires étrangères souligne également que la troisième session de la Grande commission mixte, tenue les 24 et 25 juillet 2004 à Bamako, a permis aux deux parties d’examiner les différents points de coopération et d’envisager des perspectives. En somme, pour le MAECI, sur l’exécution des recommandations de la troisième session de la Grande commission mixte de coopération Mali-Côte d’Ivoire, «le constat s’impose qu’il n’y a pas eu d’avancées significatives dans leur mise en œuvre». Le ministère souligne que le temps relativement long entre la tenue des différentes sessions explique en partie cette situation. Selon le département, il paraît judicieux de respecter la périodicité des réunions de la Grande commission mixte de coopération, ainsi que la rotation entre les pays. La coopération entre le Mali et la Côte d’Ivoire s’articule autour de plusieurs domaines : administration territoriale, équipements et transports, énergie et eau, économie et finances, sécurité et défense, postes et nouvelles technologies, intégration africaine. S’y ajoutent la santé, l’éducation, la sécurité sociale, la promotion de la jeunesse et du sport, l’agriculture, l’environnement, l’artisanat et le tourisme, la culture, l’élevage et la pêche. Sans oublier la promotion de la femme et de l’enfant, le commerce et l’industrie, la géologie et les mines ainsi que l’urbanisme. SS/MD (AMAP)  

Mali : Deux membres du personnel du Comité international de la Croix-Rouge libérés

Bamako, 20 mar( AMAP) Deux membres du personnel du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), enlevés le 04 mars dernier, sur la route entre Gao et Kidal, dans le Nord du Mali, ont été libérés « sans conditions » dimanche 19 mars 202é, a annonce le CICR, lundi, par un communiqué. Le CICR, dans son communiqué soulignant « qu’il ne divulguera ni les noms ni les nationalités des deux membres de son personnel qui ont été libérés, afin de protéger leur vie privée. » « Nous ne sommes pas en mesure de fournir des détails sur l’enlèvement, la captivité ou la libération de notre personnel », précise le Comité international. Le chef de la délégation du CICR au Mali, Antoine Grand, a, de son côté, déclaré qu’ils sont soulagés « de retrouver leurs collègues sains et saufs, ajoutant que les ex otages seront réunis avec leurs familles dès que possible. » ] « Nous remercions toutes les personnes qui ont travaillé sans relâche depuis le début de l’incident afin d’assurer leur libération rapide et inconditionnelle », s’est-il réjoui. Le CICR est une organisation exclusivement humanitaire et strictement neutre, indépendante et impartiale. Selon le Comité international, ses équipes doivent être respectées et protégées. « De tels actes mettent en danger toutes les interventions humanitaires sur le terrain et peuvent avoir un impact significatif sur les services humanitaires fournis aux populations les plus vulnérables affectées par le conflit », signale le CICR. « Nous tenons à poursuivre nos activités humanitaires au plus près des populations affectées par la violence et le conflit au Mali tout en préservant la sécurité de notre personnel dans une région où les besoins humanitaires sont très importants », a expliqué le directeur régional du CICR pour l’Afrique, Patrick Youssef. Présent au Mali depuis 32 ans, le CICR opère dans ce pays à travers sa délégation à Bamako, ses sous-délégations de Mopti (Centre), Tombouctou, Kidal et Gao (Nord), ainsi qu’un bureau de Ménaka(Nord). SS/MD (AMAP)

Mali: Deux policiers blessés dans l’attaque du poste de contrôle de Dioba (Kati)

Bamako, 18 mar (AMAP) Deux policiers ont été blessés dans l’attaque du poste de contrôle de Dioba, dans le Cercle Kati, près de Bmnako), par des individus armés non identifiés, vendredi, aux environs de 3 heures du matin, rapportent plusieurs sources locales. Selon, les mêmes sources concordantes, il n’y a pas eu de perte en vie humaine mais le bilan fait état de trois véhicules personnels calcinés, le château d’eau endommagé et deux autres véhicules criblés de balles. Après leur forfait, les assaillants ont disparu dans la nature. La situation est désormais sous le contrôle des forces de défense et sécurité qui ont déployé des renforts, afin de ratisser les lieux. Cette nouvelle attaque intervient deux jours après une autre moins spectaculaire en terme de dégâts matériels, perpétrée contre le Commissariat de police du 2ème arrondissement de Ségou (Centre), qui a fait trois blessés légers parmi les policiers. Les agents de police ont arrêté un assaillant, Ses complices se sont évaporés dans la nature. AT/MD (AMAP)