Le Conseil national de Transition approuve un prêt de 45 milliards de Fcfa pour apurer une partie de la dette d’Energie du Mali (EDM)

Bamako, 12 avr (AMAP)  Le Conseil national de Transition (CNT) a approuvé, mardi, un projet de loi relatif au remboursement partiel de la dette des fournisseurs stratégiques d’Energie du Mali (EDM), la société publique de fourniture d’électricité. « Ce qui fait un montant de 242 milliards de Fcfa », a précisé le ministre des Mines, de l’Energie et de l’Eau, Lamine Seydou Traoré, qui défendait l’accord de prêtdevantcette première séance plénière de la session ordinaire d’avril 2023. Il a ajouté que la totalité de la dette d’EDM-SA, y compris celle fiscale et sociale, tourne autour de 600 milliards de Fcfa. Le ministre des Mines, de l’Énergie et de l’Eau a précisé que les fournisseurs stratégiques sont ceux qui interviennent dans le processus de production de l’électricité, notamment les fournisseurs de carburant, les bailleurs, les concessionnaires. Cet accord de prêt a été signé à Lomé, au Togo, le 30 mars 2023, entre le gouvernement et la Banque ouest africaine de développement (BOAD) pour le financement partiel du programme d’apurement de la dette des fournisseurs stratégiques d’EDM. Le projet de loi, initié par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, a été adopté par le Conseil des ministres le 5 avril dernier. Il était défendu par le ministre des Mines, de l’Energie et de l’Eau, Lamine Seydou Traoré représentant son collègue de l’Economie et des Finances. Selon le rapport de la Commission des finances, de l’économie, du plan, de la promotion du secteur privé, des industries et des mines saisie pour l’étude au fond,  au Mali, la société EDM-SA assure l’essentiel de la distribution de l’énergie électrique. Le renforcement du potentiel de cette société est donc indispensable dans la fourniture régulière d’électricité  malgré le niveau élevé de son  endettement. C’est dans ce cadre que le gouvernement a initié un programme d’apurement de la dette des fournisseurs stratégiques de cette société. L’objectif principal de ce prêt est d’assurer la continuité de la fourniture d’électricité aux populations maliennes et de soutenir le développent économique et social du Mali.  Par cet accord de prêt, la BOAD consent au gouvernement, un montant de 45 milliards de Fcfa reparti en une tranche concessionnelle de 25 milliards de Fcfa et une tranche marchande de 20 milliards de Fcfa. La tranche concessionnelle sera remboursée sur une période de 18 ans y compris un différé de 5 ans. Tandis que la tranche marchande sera remboursée sur une période de 12 ans y compris un différé de 3 ans. Dans son rapport, la Commission des finances, de l’économie, du plan, de la promotion du secteur privé, des industries et des mines du CNT a recommandé de procéder à un audit externe des dettes d’EDM pour s’assurer de leur sincérité et régularité dès l’entrée en vigueur de l’accord de prêt, de veiller à la mise en œuvre rigoureuse des plans de développement concernant le sous-secteur de l’électricité, de promouvoir les énergies renouvelables et la réalisation des barrages hydro-électriques en vue de réduire la dépendance à l’énergie thermique. Le ministre Lamine Seydou Traoré a expliqué qu’en 2020, EDM avait un résultat déficitaire qui avoisinait 80 milliards de Fcfa. C’était à peu près la même chose en 2021 et en 2022, ce résultat tournait autour de 75 milliards de Fcfa. Il a rappelé que l’État est actionnaire unique et il lui revient de proposer des mesures pour assurer la continuité de l’exploitation. Lamine Seydou Traoré a précisé que c’est la marge commerciale de la société qui est déficitaire. Selon le ministre en charge de l’Énergie, le coût de production est largement supérieur au prix de vente. C’est pourquoi, la société a forcément besoin d’un complément du prix de vente autrement dit, une subvention d’exploitation. Car celle qui lui est accordée actuellement est insuffisante. Le ministre Traoré, a expliqué ce prêt que l’État a contracté avec la BOAD va être rétrocédé à EDM. Devant les membres du CNT, Lamine Seydou Traoré a dit que pour redresser cette société, la seule solution, en l’absence de pouvoir augmenter les tarifs de l’électricité, est de jouer sur le coût de production qui demande des investissements structurants. Il a reconnu que ce prêt n’est pas la solution car il va être rétrocédé à une société déficitaire. DD/MD (AMAP) 

La remise de la carte nationale d’identité biométrique a commencé mardi

Bamako, 12 avr (AMAP) Le coup d’envoi de la remise de la Carte nationale d’identité biométrique sécurisée (CNIBS) d’une durée de validité  de 5 ans a été donné, mardi, par le ministre en charge de l’Administration territoriale et son collègue chargé de la Sécurité. Pour connaitre le lieu de retrait de sa carte, les titulaires doivent se rendre sur le site web www.jevalidemonnina.ml ou appeler les numéros verts 80 00 80 80 et 80 00 82 82. Il y a aussi la consultation par SMS au 36223. La remise de la CNIBS se fera sur l’ensemble du territoire national ainsi que dans les représentations diplomatiques et consulaires du Mali. Le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le colonel Abdoulaye Maïga, a donné le coup d’envoi de l’opération sur la Rive gauche de Bamako, à la mairie de la Commune IV. C’était en présence des ministres en charge de la Refondation de l’État, Ibrahim Ikassa Maïga, des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko. Les autorités maliennes ont institué, depuis 2009, à travers le Recensement administratif à vocation d’état civil (RAVEC), une base de données nationales biométriques.L’enrôlement dans cette base donne accès à un Numéro d’identification nationale (NINA) dont la vocation est de garantir l’identité juridique du citoyen. L’arrimage des bases de données sectorielles à celles du RAVEC est un objectif de premier plan pour assurer une cohérence et une interopérabilité entreles sous-systèmes d’identification des citoyens. C’est ainsi que le ministère de la Sécurité et de la Protection civile, avec l’appui du département en charge de l’Administration territoriale, a décidé de partir de la base de données RAVEC pour produire la CNIBS. Ce, afin que chaque citoyen puisse avoir son numéro NINA sur sa carte conformément à la loi n°06-040 du 11 août 2006 portant institution du Numéro d’identification nationale des personnes physiques et morales. ANTI- FRAUDE ÉLECTORALE – Dans la perspective des prochaines élections, les autorités se sont engagées àce que chaque citoyen participe à l’expression du suffrage.Pour atteindre cet objectif, il a été retenu de mettre en place un dispositif sécurisé et moderne reposant surla nouvelle carte d’identité arrimée au Nina. Celle-ci constitue undocument adéquat au regard des garanties d’inviolabilité qu’elle présente. Cet outil est l’unique document d’identification. Il remplace la carte NINA, la carte d’électeur, la carte d’identité classique et la carte consulaire. Il est sécurisé,personnel et incessible. Pour cette première phase, tous les Maliens âgés d’au moins 18 ans recevront leur cartenationale biométrique gracieusement offertes par l’État. Toutefois, a signalé le représentant du ministère en charge de la Sécurité, le colonel Mamadou Sougouna, le renouvellement est payant.L’actuelle carte nationale d’identité reste valide, au maximum une année, après la délivrance des nouvelles cartes biométriques.Ce délai peut être prorogé par un arrêté du ministre chargé de la Sécurité. Les anciennes cartes nationales d’identité et consulaires et la carte NINA sont remises auxautorités compétentes lors de la délivrance de la nouvelle carte biométriquesécurisée. Le ministre en charge de l’Administration territoriale a précisé que la carte nationale d’identité biométrique sécurisée répond à quatre intérêts. Premièrement, grâce aux éléments de sécurité que comporte ce document, il permettra d’éviter la falsification de nos pièces d’identification. « Le deuxième intérêt, a dit le colonel Abdoulaye Maïga, est que cette carte tient lieu de carte d’électeur. » À ce propos, il a indiqué qu’elle permettra de prévenir la fraude électorale. Le ministre a indiqué que le troisième intérêt du document est qu’il permet de réduire substantiellement les dépenses de l’État, conformément aux recommandations des Assises nationales de la refondation (ANR). «Aujourd’hui, avec la carte nationale d’identité biométrique sécurisée, disparaitront la carte Nina et la carte d’électeur, ce qui permettra à l’État de réduire les dépenses», a fait savoir le ministre Maïga qui a ajouté que le quatrième intérêt est très symbolique en ce sens que le Mali rejoint les autres États dans la Région dans l’utilisation de la carte nationale d’identité biométrique sécurisée. Lors du lancement de l’opération, une trentaine d’usagers ont reçu leur carte biométrique des mains des officiels. C’est le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le général Daoud Aly Mohammedine qui a procédé au lancement du retrait de la CNIBS sur la Rive droite de la capitale malienne, au commissariat de police de Sogoniko. «Nous sommes passés par plusieurs processus avant aujourd’hui. Je suis rassuré par ce processus de retrait qui va se poursuivre de façon normale», s’est-il réjoui, souhaitant que chaque citoyen dispose, « dans un avenir très proche », de sa nouvelle carte d’identité nationale. » Le chef du département en charge de la Sécurité a insisté sur la sécurité autour du retrait de la carte qui est individuel. Il a indiqué que le retrait en deux modes : la reconnaissance faciale et l’empreinte. BD/NK/MD (AMAP)

Décès à Kati du père du président de la Transition au Mali (Officiel)

Bamako, 09 avr (AMAP) Le capitaine à la retraite Bakary Goïta, père du président de la Transition au Mali, est décédé, dimanche, des suites d’une longue maladie, a annoncé le chef de l’État, le colonel Assimi Goïta, dans un tweet. « Le secrétaire général de la Présidence de la République a la profonde douleur d’annoncer le décès du capitaine à la retraite Bakary Goïta, père de Son Excellence le colonel Assimi Goïta, président de la Transition, chef de l’État, ce jour 09 avril 2023, au Centre hospitalier universitaire (CHU) de Kati, des suites d’une longue maladie », indique un communiqué de la présidence. « En cette douloureuse circonstance, le secrétariat général ainsi que l’ensemble du personnel de la Présidence présentent leurs condoléances les plus attristées à la famille durement explorée et prie Allah le Tout-puissant de lui accorder sa Grâce. » Selon un communiqué du Gouvernorat de Koulikoro, à près de 60 km de Bamako  les obsèques se dérouleront lundi après-midi au Stade de la ville. AT/MD (AMAP)

Cinq morts dans une attaque terroriste à Zambougou, dans la Région de Koulikoro (Ouest) 

Bamako, 8 avr (AMAP)Le nouveau poste de contrôle de Zambougou, dans la Région de Koulikoro, (Ouest du Mali) a été la cible d’une attaque terroriste, jeudi, perpétrée par des individus armés non identifiés, rapportent plusieurs sources locales concordantes. «Le bilan provisoire fait état de cinq morts dont deux gendarmes et un policier ainsi que deux civils », précisent les mêmes sources. Après leur forfait, les assaillants, en grand nombre sur des motos dont des tricycles, se seraient dirigés vers le village de Warala. Selon un récent bilan dressé par la Direction de l’information et des relations publiques des armées (DIRPA), au cours de sa traditionnelle conférence de presse, lundi dernier, les Forces de défense et de sécurité (FDS) ont neutralisé plus de 160 terroristes durant le mois de mars. AT/MD (AMAP)

Kangaba : sensibilisation « Pour Zéro Grossesse en Milieu Scolaire »

Kangaba, 31 mars (AMAP) Une séance de formation et de sensibilisation « Pour Zéro Grossesse en Milieu Scolaire », organisée par l’ONG FANDEEMA à travers le projet « Autonomisation des Femmes et le Dividende Démographique au Sahel » SWEDD, s’est déroulée mardi à Kangaba, a constaté l’AMAP. Cette séance qui a regroupé près de 80 filles toutes du second cycle de l’enseignement fondamental de Kangaba s’est déroulée dans l’enceinte du groupe scolaire Soundiata Kéïta de Kangaba. La conseillère chargée de la scolarisation des filles au CAP de Kangaba, Mme Mariame B. Coulibaly a présenté les thématiques relatives aux grossesses non désirées, aux attitudes des filles pour éviter les maladies sexuellement transmissibles (MST), à l’importance de la santé de la reproduction de la femme et à la réduction des mariages d’enfants et des grossesses précoces. Selon Mme Coulibaly, la compréhension de ces modules vont permettre aux participantes   de poursuivre les études et de décrocher les diplômes pour non seulement travailler pour l’Etat mais aussi travailler à leur propre compte. Le projet « Autonomisation des Femmes et le Dividende Démographique au Sahel » (SWEDD) est une initiative conjointe du Groupe de la Banque Mondiale (BM) et de neuf (09) pays du Sahel (Bénin, Burkina-Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Guinée, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad) qui bénéficient de l’assistance technique du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA), de l’Agence Française de Développement (AFD) et de l’Organisation Ouest Africaine de la Santé (OOAS). Le projet SWEDD vise l’accélération de la transition démographique en vue de la capture du dividende démographique et de la réduction des inégalités entre les sexes tout en améliorant le niveau d’autonomisation des femmes et des adolescentes. La phase 1 du projet qui s’est étalée sur la période 2015- 2020, ayant engrangé des résultats très encourageants, la Banque mondiale et les Gouvernements ont convenu de la prorogation du projet jusqu’au 31 décembre 2024 avec un financement additionnel, incluant l’Agence Française de Développement, dans le cas spécifique du Mali. Le projet finance les interventions structurées autour de 03 composantes et sous composantes. La sous composante Education en rapport avec le renforcement des capacités pour les soins de survie aux victimes des VBG est une réponse aux barrières sociales et économiques qui entravent la scolarisation et le maintien des filles à l’école au Mali. Elle est bâtie autour de 04 stratégies complémentaires dont la quatrième est la réduction des pratiques néfastes au maintien des filles à l’école et l’amélioration des connaissances des filles sur les compétences de vie et la santé de la reproduction. C’est dans le cadre de cette dernière stratégie, que l’ONG FANDEEMA en charge de la mise en œuvre du sous projet dans les régions de Koulikoro, Dioïla et Nara organise en collaboration avec les partenaires de l’éducation (Centre d’Animation Pédagogique et Centre de Santé de Référence) cette campagne d’information et de sensibilisation pour Zéro Grossesse en milieu Scolaire dans les écoles cibles du projet. La présente session de formation des filles du second cycle fondamental de Kangaba pour zéro grossesse en milieu scolaire se situe dans ce cadre. Elle vise entre autres objectifs d’expliquer la problématique liée aux grossesses non désirées en milieu scolaire aux filles, de renforcer les connaissances, les attitudes des filles pour éviter les maladies sexuellement transmissibles, d’améliorer la perception des filles sur l’importance de la santé de la reproduction et de renforcer l’engagement des filles à adhérer et à soutenir la thématique de leur maintien des filles à l’école. Les filles ont, dans l’ensemble, compris et ont souhaité la multiplication de telles séances de formation en vue d’atteindre toutes les filles et même celles du premier cycle de l’enseignement fondamental en l’occurrence celles des classes de 6ème et 5ème année. SD/KM (AMAP)

Doïla : restitution du contenu de la nouvelle Constitution

Doïla, 30 mars (AMAP) Une journée de restitution du contenu de la nouvelle Constitution du Mali, initiée par le Gouverneur de région, Abdallah Faskoye a regroupé mercredi, les Sous-préfet du Banico, les élus locaux, les directeurs régionaux, les leaders religieux, les légitimités traditionnelles, les représentants des chefs de village, les mouvements de femmes, de jeunes et les représentants des forces de défense et de sécurité, a constaté l’AMAP. Le maire de la commune rurale de kaladougou, Yacouba Dowele Marico, après avoir souhaité la bienvenue aux invités a, au nom de l’ensemble des collectivités, rassuré de leur accompagnement pour que le oui puisse, lors de ces consultations référendaires, remporter. Pour sa part, Gouverneur, a déclaré que cette rencontre est une suite logique de celle tenue le 20 mars 2023 entre le président de la République, les gouverneurs et les légitimités traditionnelles à Koulouba. Il ajoutera que cette nouvelle Constitution du Mali est la concrétisation d’une volonté populaire exprimée lors des assises nationales de la refondation, tenues à travers le pays fin décembre 2022. Le directeur de cabinet du gouverneur, Siriman Kanouté, emboîtant les pas du chef de l’exécutif régional a édifié l’assistance sur les innovations apportées à la nouvelle Constitution. Ils s’agissent notamment des articles notifiant la suppression de la Haute Cour de justice, du Haut conseil des collectivités. La de la cour des comptes, le maintien de la laïcité, la revalorisation des autorités coutumières, le renforcement des pouvoirs du président de la République qui peut mettre fin à la mission du premier ministre, sont entre autres innovations. A signaler que le mandat du président de la République et tout autre élu peut être écourté pour insuffisance de rendement. Les langues nationales sont également valorisées (langues officielles) et le français comme langue de travail. Après les différents exposés, les participants ont eu droit à des séries de questions qui portaient essentiellement la notion de laïcité, le mode d’élection des membres du CNA et l’article sur la fin du nomadisme politique. À ces interrogations, le chef de l’exécutif et la délégation qui lui a accompagné à Koulouba ont apporté des éclairages. Au terme de la journée, les jeunes, les femmes, les élus et représentants des mouvements associatifs se sont dits impatients de connaître la date du référendum pour l’apporter par le oui. DF/KM (AMAP)

8 mars 2023 : Adèle Camara, une battante discrète et active

Mopti, 29 mars (AMAP) Le Mali, à l’instar des autres pays du monde, a célébré le 8 mars, Journée internationale de la femme, a constaté l’AMAP. Outre qu’une simple célébration des droits des femmes, elle est aussi l’occasion de faire le bilan des acquis et de découvrir des histoires de femmes qui se battent au quotidien pour un développement inclusif humain et social durable. A l’occasion, nous avons découvert une femme battante à Mopti (Centre). Cette brave dame, Mme Adèle Camara, est capitaine de l’Armée et Sous-préfet de l’arrondissement de Soufouroulaye, dans le Cercle de Mopti. « La femme artisane de paix et de cohésion sociale, mère et épouse qui donne vie, une sœur et compagnon de l’homme n’a pas besoins de se faire prier pour être au cœur des actions de développement de la communauté. L’être est la plus belle chose du monde de par sa capacité de transformatrice de l’univers ». Telle est la conviction de la capitaine Adèle Camara, représentante de l’Etat dans l’arrondissement de Soufouroulaye, qui se bat au quotidien pour le bien-être de ses administrés. Née le 18 février 1974 à Bamako, après les études fondamentales et secondaire sanctionné par un diplôme de secrétariat de direction en 1992, Adèle Camara a intégré l’armée. Après la formation commune de base, elle commença sa riche carrière professionnelle par être secrétaire dactylo CDT/BA – 100 de l’armée de l’air. De par sa discipline et sa persévérance, elle gravi les échelons et occupe des postes entre autres, comptable matière direction de la sécurité militaire en 1996, chef comptable des moyens administratifs 2009et adjudant de compagnie des moyens administratifs de la Base aérienne 100 en 2016. Diplômée de l’Ecole d’application des Officiers (EAO Kati) à la suite de plusieurs autres dont le certificat interarmes (CIA Markala) en 2009, le brevet d’arme du 2ème degré (BA-2 Aviation Senou et le diplôme d’aguerissement niveau 1 CNEC (Camp para Samanko) en 2017, Adèle Camara touche à tout et sait s’adapter à toutes les situations. Ces qualités associées à ses multiples formations lui ont valu sa nomination au poste de chef du centre de direction des opérations en 2018. La même année, le 24 juillet par décret N° 2018-0586/PRM elle est nommée Sous-préfet de l’arrondissement de Soufouroulaye avec comme mission de représenter l’Etat dans sa plénitude, assurer l’appui conseil nécessaire aux collectivités, veiller à l’application des textes et règlements de la République et coordonner les activités des services techniques. Cette nomination s’inscrit aussi dans le cadre de l’accompagnement de la montée en puissance des Forces armées maliennes (FAMa) et la gestion des besoins humanitaires des déplacées internes. Dans un contexte sécuritaire difficile ou l’arrondissement de Soufouroulaye reste une zone stratégique servant de tampon entre les plaines inondées du Mourrary, sanctuaire des terroristes et le grand Séno des plateaux Dogon en proie aux conflits communautaires exacerbés par les narco-trafiquants et qui abrite des centaines de déplacées, Adèle Camara a toute sa place. Sa fibre patriotique, de générosité  et  sa facilité d’aller vers les gens sont de grands atouts pour elle pour l’atteinte de ses objectifs. Elle a su drainer plus d’une dizaine d’ONG évoluant aux côtés du Commissariat à la sécurité alimentaire et l’aide humanitaire.. Attachée à l’amélioration de l’environnement, elle fait de la réduction de la pauvreté en milieu féminin et la recherche de l’autonomisation des femmes son credo. Pour y parvenir, l’icône de la charité a su s’entourer des élus locaux, des femmes leaders de sa circonscription pour attirer la confiance des partenaires pour créer et soutenir les activités génératrices de revenus au profit des femmes, des filles et des personnes handicapées. Marié et mère de 2 enfants, la capitaine Adèle Camara, outre sa mission de représentante de l’éEat, est sur tous les fronts. Elle s’est dédiée aux populations démunies pour jouer sa partition sur le grand chantier de la refondation du Mali (Sécurité-Paix et Cohésion sociale). Humble et actif, la Sous-préfet ne cesse de multiplier les actions de solidarité et d’entraide en faveur des milliers d’enfants, de femmes et de jeunes des sites de déplacées. Elle fait partie des femmes qui font la fierté de notre armée debout sur les remparts. Elle aime la lecture, le cinéma et le Sport.  DC/KM (AMAP)

Mopti : Commémoration de la journée mondiale de l’eau

Mopti, 27 mars (AMAP) La Venise Malienne, à l’instar des autres localités du pays, a célébré le 22 mars dernier, la journée mondiale de l’eau, édition 2023 dans l’enceinte de la direction régionale de l’hydraulique à Mopti, a constaté l’AMAP. La cérémonie de cet évènement riche en couleurs a été présidée par le Conseiller aux affaires économiques et financières du gouverneur, Ousmane Diallo, en présence de l’ensemble des membres du cluster Wash de Mopti, des autorités administratives et politiques, des représentants de la société civile et les légitimités traditionnelles. Célébrée cette année sous le thème « Accélérer le changement pour l’atteinte de l’objectif du développement durable lié à l’eau et l’assainissement », cette journée avait pour objectif de sensibiliser les décideurs, responsables communaux et usagers de l’eau , les opérateurs privés associatifs, la société civile à l’utilisation rationnelle de l’eau souterraine, de l’importance l’eau dans la cohésion sociale et  une meilleure gestion durable des ressources en eau ainsi que le niveau d’atteinte des ODD. Le représentant du gouverneur de la région, Ousmane Diallo a, au nom des plus hautes autorités, rendu hommage à l’ensemble des partenaires techniques et financiers (PTF) du secteur de l’eau et l’assainissement et les ONG partenaires pour leur accompagnement constant dans la réalisation des objectifs du gouvernement du Mali pour l’amélioration des conditions d’accès à l’eau potable et assainissement afin de garantir le bien-être de nos populations. Selon le directeur régional de l’hydraulique de Mopti, Pierre Kassogué, malgré la réalisation de 444 EPEM (Equivalent Point d’Eau Moderne) et la réhabilitation de 55 EEPM soit 499 équivalents point d’eau moderne par l’ensemble des acteurs intervenants dans la région en 2022, Mopti reste encore loin du taux d’accès à l’eau potable moyen à l’échelle avec 57,74% contre un taux d’accès national de 70,9% dont 66,8% en milieu rural et 81,1% en milieu semi urbain. Pour lever ce gap les autorités régionales fondent beaucoup d’espoir sur l’accompagnement des partenaires et du secteur privé pour la réalisation de 733 ouvrages d’alimentation en eau potable dont 27 PMH, 268 SHVA et 438 AEP/AES avec 3921 BF dans 733 villages les plus déficitaires en point d’eau moderne. Au nom des partenaires techniques et financiers, Ramatoulaye Guèye a rassuré que les partenaires resteront mobilisé aux côtés de la région pour l’atteinte de l’axe n 6 des ODD à l’horizon 2030. Les différentes interventions ont été suivies d’un sketch pour attirer l’attention des décideurs et du public sur la problématique de l’eau. DC/KM (AMAP)

Marché des oignons : Une baisse des prix bienvenu chez négociants et consommateurs

Par Korotoumou TOGOLA   Bamako, 24 mar (AMAP) Malgré les nombreuses contraintes qui ont impacté la production d’oignons, on assiste à une baisse drastique des prix de cette denrée de première nécessité, au grand bonheur des ménages en ce début du mois de Ramadan. Ainsi, le kilogramme d’oignon qui, au mois de décembre, était vendu entre 600 et 750 Fcfa, est maintenant cédé entre 200 et 250 Fcfa. La gare routière «Niono place», située au Grand marché de Bamako, est la plaque tournante du marché de l’oignon dans la capitale malienne, Bamako. En se rendant là-bas, notre équipe est tombée dans un tohu-bohu indescriptible, rythmé par les mouvements des camions qui déchargent des sacs d’oignons, les négociants et les revendeurs discutant la marchandise. Le ballet incessant des «pousse-pousse» et tricycles remplis du légume garnit le décor. À cet endroit, on trouve de toutes les qualités, déversées à même le sol, en tas ou des stocks de sacs superposés auprès de leurs propriétaires et dans les magasins. Ousmane Sangaré nous accueille agréablement. Chez lui, le kilo est vendu à 225 Fcfa et le sac est cédé entre 10 500 à 12 000 Fcfa. Avec une vente journalière estimée, en moyenne, à 100 sacs d’oignons de 50 kg, Ousmane se frotte les mains. Il confirme que le marché est très florissant en ce moment. À sa gauche, se trouve Amadou Touré, vendeur de gros oignon. Chez lui, le sac est vendu entre 8 000 et 9 000 Fcfa. À quelques pas de ces derniers, Abou Traoré. Il est marchant d’oignon depuis 12 ans. Dans son magasin, il dispose de plusieurs variétés. Et, les prix varient en fonction de la qualité, la variété et la taille du légume. Le prix du kilogramme du petit oignon par exemple, varie entre 175 et 200 Fcfa, et le gros oignon, entre 200 et 250 Fcfa. Une cliente, Assétou Diallo, vient d’acheter 7 kg de gros oignon au prix de 275 Fcfa le kilo. Elle se réjouit de cette baisse du pr,ix, car elle aura besoin de cette denrée pendant tout le mois du Ramadan, pendant lequel la consommation devient forte chez elle. Il y a juste un mois, le kilogramme du même oignon qu’elle vient d’acheter, coûtait 400 Fcfa. Une véritable aubaine pour les consommateurs. Au Mali, l’oignon est généralement produit en contre saison, c’est-à-dire entre les mois de novembre et mars. Les meilleurs rendements sont obtenus par ceux qui parviennent à semer pendant les mois de novembre et décembre, explique Amadou Koné, chargé de statistique suivie et évaluation à la Direction nationale de l’Agriculture (DNA). Le rendement dépend aussi du niveau de fertilité des sols. « Les producteurs qui apportent plus de fumiers organiques associés à un peu d’engrais chimiques, parviennent à faire de bonnes productions », assure M. Koné, qui estime que dans certaines localités, les producteurs peuvent faire un rendement de 30 à 35 tonnes par hectare. L’oignon est cultivé dans la plupart des localités du Mali, avec de grands bassins de production comme Kayes (Ouest), Koulikoro (Centre ouest), Mopti, Ségou (Centre) et Sikasso (Sud). L’oignon, qui est utilisé dans presque toutes les cuisines du monde comme aromate universel, est un légume à part entière. Il est riche en composés antioxydants. Lorsqu’il est consommé régulièrement et en quantité suffisante, ces composés peuvent aider à protéger l’homme contre des maladies chroniques telles que le cancer et le diabète. Parmi ses multiples propriétés, l’oignon a des vertus antiseptiques et antibactériennes. Le Mali est l’un des plus grands producteurs d’oignons de la sous-région. Selon les statistiques de la DNA, le pays a produit 844. 621 tonnes d’oignons en 2021, contre 610 575 tonnes l’année dernière. « Cette chute de production de la campagne 2022 est due à plusieurs facteurs », souligne Amadou Koné. Parmi ceux-ci, il y a la hausse des prix des intrants et des semences auxquels s’ajoutent des problèmes techniques d’aménagement, tel que le système d’irrigation. « Le conflit entre la Russie et l’Ukraine qui a exacerbé la crise économique mondiale avec la flambée du prix du carburant, n’est pas en reste », analyse le technicien. KT/MD (AMAP)

Banamba : l’ANICT dévoile sa vision aux Collectivités territoriales

Banamba, 24 mars (AMAP) Un atelier régional organisé par l’Agence nationale d’investissement des collectivités territoriales (ANICT) s’est tenu le 21 mars dernier à Banamba, sous la présidence du Sous-préfet central, Yassi Diaby, a constaté l’AMAP. La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence du directeur régional de l’ANICT, Youba Touré, du maire de la commune de Banamba, Ousmane Baye Simpara, du Chef de mission régionale de Koulikoro, Youba Touré et du représentant du directeur des marchés publics, Souleymane Samaké. Cette rencontre a regroupé tous les acteurs qui interviennent dans le processus de la mobilisation des ressources du Fonds national d’Appui aux Collectivités Territoriales (FNACT) dont la gestion est assurée par l’ANICT, partenaire financier de plus de 763 collectivités territoriales du Mali dont celle de Banamba. L’objectif de la réunion était d’échanger avec les différents acteurs sur la vision de l’Agence nationale d’investissement des Collectivités territoriales (ANICT), partenaire financier des Collectivités territoriales. Les activités de la journée ont porté sur, entre autres, la communication sur la vision de l’ANICT et des difficultés rencontrées dans la mobilisation, l’intervention du représentant du directeur des marchés publics, les échanges sur le mode opératoire et Les échanges ont concerné également l’instruction 001/ANICT/DGB/DNTCP du 12 mai 2020 relative au mode opératoire de suivi des ressources du budget national avec remise d’exemplaires physiques, l’état des projets en retard, recueil des difficultés des acteurs et propositions de solutions de solutions, Enfin les participants ont eu des discussions sur les rôles et les responsabilités des différents acteurs dans le processus de mobilisation des ressources du FNACT d’une part et d’autre part sur le processus de mobilisation des droits de tirage. Selon le Responsable régional de l’ANICT, avec plus de 20 ans d’exercice, l’ANICT s’est imposée comme le bras financier des Collectivités territoriales mais reste toujours confrontée à un certain nombre de difficultés qui jouent négativement sur ses performances et l’atteinte de ses résultats, notamment la faiblesse de la maitrise d’ouvrage des collectivités, la lenteur des paiements au niveau des comptables publics et la non maitrise des dispositions de l’instruction 001/ANICT/DGB/DNTCP du 12 mai 2020, relative au mode opératoire pour le suivi des ressources du budget national. Les différents échanges ont permis aux participants d’être davantage édifiés sur la vision et les missions de l’Agence nationale d’investissement des Collectivités territoriales (ANICT). AT/KM (AMAP